Claude Roger-Marx

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Claude Roger-Marx

Activités Écrivain, essayiste, journaliste, collectionneur
Naissance 12 novembre 1888
Paris
Décès 17 mai 1977 (à 88 ans)
Paris
Langue d'écriture Français
Genres Poésie, roman, nouvelle, théâtre, critique d’art, histoire de l’art
Distinctions Commandeur de la Légion d’honneur

Œuvres principales

Simili, comédie (1930)
Dimanche, comédie (1934)
La Gravure originale en France (1939)
Avant la destruction d’un monde (1947)
Maîtres du XIXe siècle et du XXe (1954)
Les Impressionnistes (1956)
Rembrandt (1960)
Daumier : Peintures (1961)
L'Univers de Delacroix (1970)
Etc.

Claude Roger-Marx (1888-1977) est un écrivain, critique et historien d’art français.

Notice biographique[modifier | modifier le code]

Claude Roger-Marx (Jules Anne Claude Marx pour l'état civil), fils de Roger Marx[1], est né à Paris le 12 novembre 1888[2]. En 1906, titulaire du baccalauréat, il s'inscrit à la faculté de droit et de lettres. L'année précédente, à dix-sept ans, il a publié ses premiers poèmes[3]. Avant de se consacrer au théâtre, il fait encore paraître deux nouvelles. En 1912, il épouse Florestine Caroline Nathan dont il aura deux enfants, Paulette et Denis. Sa carrière d'écrivain et de critique ne commence vraiment qu'après la Première Guerre mondiale. Entre les deux guerres, il publie deux recueils de poèmes [4], deux romans[5] et de nombreuses nouvelles, et il se fait connaître par ses comédies[6], créées au théâtre des Arts, au Vieux-Colombier, au studio des Champs-Élysées, à la Comédie-Française, et dont plusieurs font l'objet d'adaptations anglaises ou radiophoniques. En 1927, il est fait chevalier de la Légion d’honneur et, en 1937, il est nommé inspecteur principal de l’enseignement artistique.

Roger-Marx, en tant que Juif, se réfugie d’abord à Marseille en 1941, puis dans l’Isère en 1943. En février 1944, il perd son fils Denis, exécuté par la Gestapo. Après la Seconde Guerre mondiale, il se voue entièrement à la critique et à l'histoire de l'art. Daumier, Dunoyer de Segonzac, Redon, Bonnard, Delacroix, Jongkind, Toulouse-Lautrec, sont parmi les plus importants des nombreux artistes auxquels il consacre sa plume, celle de « l’un des fédérateurs de ce que nous pourrions appeler le pôle conservateur de la critique d’art[7] ». Il devient chroniqueur attitré du Figaro, et plus spécialement du Figaro littéraire, ainsi que de la Revue de Paris. En 1956, il est fait commandeur de la Légion d’honneur.

Collectionneur et mécène généreux, ayant fait au musée du Louvre, en 1974, une très importante donation que sa fille complètera en 1978, Claude Roger-Marx meurt à Paris, le 17 mai 1977. Il repose au cimetière du Grand Sablon à Grenoble.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • 1920 : Adieu à l’adolescence.
  • 1926 : Vits imaginaires.

Roman[modifier | modifier le code]

  • 1921 : Les Deux Amis, roman, Albin Michel.
  • 1922 : La Tragédie légère, roman, Albin Michel.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1930 : Simili, comédie en trois actes, Stock.
  • 1934 : Dimanche, comédie en un acte, Andrieu frères.
  • 1936 : La Pensionnaire, comédie en trois actes, Lejeune.
  • 1936 : 80 printemps, ou les Ardeurs de l’hiver, comédie en un acte, Lejeune.
  • 1937 : Nino, comédie en un acte, Les Annales.
  • 1938 : Marie ou la Manière douce, comédie en trois actes, Denoël.

Critique et histoire de l'art[modifier | modifier le code]

  • 1927 : Boudin, Georges Crès et Cie.
  • 1931 : Seurat, Georges Crès et Cie.
  • 1933 : Renoir, Floury.
  • 1936 : Les Tentations de saint Antoine, La Renaissance.
  • 1939 : La Gravure originale en France, de Manet à nos jours, Hypérion.
  • 1947 : Avant la destruction d’un monde, Éditions d’histoire et d’art.
  • 1949 : Constantin Guys : 1802-1892, Braun et Cie.
  • 1950 : Raoul Dufy, Fernand Hazan.
  • 1950 : Bonnard, Fernand Hazan.
  • 1952 : Les Lithographies de Toulouse-Lautrec, Fernand Hazan.
  • 1953 : Maurice Utrillo, Flammarion.
  • 1954 : Maîtres du XIXe siècle et du XXe, Genève, Pierre Cailler, coll. « Les Problèmes de l'art ».
  • 1956 : Les Impressionnistes, Hachette.
  • 1960 : Rembrandt, Pierre Tisne.
  • 1961 : Daumier : Peintures, Fernand Hazan.
  • 1970 : L’Univers de Delacroix, Henri Scrépel.
  • 1972 : L’Univers de Daumier, album de fac-similés, Henri Scrépel, collection « Les Carnets de dessins », no 10, exclusivité Weber.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix Thorlet, de l'Académie des sciences morales et politiques, 1952.
  • Prix Hélène-Vacaresco, 1957.
  • Prix du jury des Peintres témoins de leur temps, 1962.

Sociétés et associations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denise Bourdet, « Claude Roger-Marx », La Revue de Paris, no 8,‎ août-septembre 1964, p. 141.
  • Georges Fréchet et Catherine Méneux, « Le Point sur un outil, un fonds, une recherche : Fonds Roger Marx », Les Nouvelles de l’INHA,‎ juillet 2005, p. 14-18 (lire en ligne).
  • Georges Fréchet, Catherine Méneux, Simon André-Deconchat et Nathalie Muller, Critiques d’art et collectionneurs : Roger Marx et Claude Roger-Marx 1859-1977, INHA,‎ 2006, 58 p. (ISBN 2-9519307-4-7).
  • Jean-David Jumeau-Lafond, « Roger Marx : Un critique aux côtés de Gallé, Monet, Rodin, Gauguin… », La Tribune de l'art,‎ samedi 24 juin 2006 (lire en ligne)
  • Catherine Méneux (dir.), Roger Marx : Un critique aux côtés de Gallé, Monet, Rodin, Gauguin…, Artlys,‎ 2006, 320 p. (ISBN 2-85495-272-3).
  • Catherine Méneux, Claire Tissot et Georges Fréchet, Inventaire du fonds d'archives de Claude Roger-Marx (1888-1977), vol. 1, Institut national d'histoire de l'art,‎ 2005 (lire en ligne).
  • Donations Claude Roger-Marx 1980 : Musée du Louvre, cabinet des dessins, pavillon de Flore, 27 novembre 1980-19 avril 1981 (préf. Maurice Sérullaz, catalogue d'exposition), éditions de la Réunion des musées nationaux,‎ 1er janvier 1980, 111 p..

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Également historien et critique d'art.
  2. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 9/1974/1888, avec mention marginale du décès (consulté le 7 novembre 2012)
  3. L'Anneau de Florylis (1905).
  4. Adieu à l’adolescence (1920) et, sous le pseudonyme de « Claudinet », Vits imaginaires (1926).
  5. Les Deux Amis (1921) et La Tragédie légère (1922).
  6. Les plus célèbres sont Simili (1930) et Dimanche (1934).
  7. Fréchet et Méneux, 2005, p. 18.