Yéyé

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Le yéyé est une expression usitée en France et au Québec au milieu des années 1960, qui visait à désigner une musique ou une chanson adaptée d'un succès américain, alors très prisée par la jeunesse. Elle désignait aussi bien le public amateur de ses airs que leurs interprètes (les yéyés), la connotation était le plus souvent péjorative et railleuse.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'interjection yéyé est, au départ, la transcription française du yeah, une déformation de « yes », qui ponctue les chansons de rock et de twist américaines. Les paroliers ont préféré « yé » à une traduction plus littérale en ouais. De là , « yéyé » désigna le courant musical[réf. nécessaire].

Le 22 juin 1963, entre 150 000 et 200 000 jeunes se retrouvent place de la Nation à Paris, pour fêter le premier anniversaire du magazine Salut les copains. À l'exception de Johnny Hallyday, aucune idole ne va pouvoir atteindre le podium. Il y a trop de monde et la sécurité n'est pas garantie. Quelques jours plus tard, dans une chronique publiée dans le journal Le Monde, le sociologue Edgar Morin baptise ces jeunes les yéyé[1]. Par extension yéyé désigne donc aussi un phénomène de mode des années 1960, caractérisé par les pantalons serrés et les blazers cintrés.

Les artistes de la pop française de la fin des années 1960, venant principalement du rock, rompent avec les chansons yéyés.

Artistes du courant Yéyé[modifier | modifier le code]

Michel Laurent

Postérité[modifier | modifier le code]

En novembre 2013, revenant sur sa carrière, Françoise Hardy déclare : « Je n'ai pas honte du tout d'avoir appartenu à ce mouvement. Au moins, ces chanteurs qualifiés de yéyé avaient le sens de la mélodie. Ce qui se perd de nos jours »[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lesinfluences.fr/Il-a-ete-le-premier-des-yeyes.html
  2. Françoise Hardy, interviewée par Oivier Nuc, « François et ses copains d'avant », in Le Figaro, encart « Culture », samedi 16 / dimanche 17 novembre 2013, page 28.