Vernois-sur-Mance

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Vernois-sur-Mance
Vue hivernale.
Vue hivernale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Arrondissement de Vesoul
Canton Jussey
Intercommunalité CC des Hauts du val de Saône
Maire
Mandat
Pascal Rodrigues
2014-2020
Code postal 70500
Code commune 70548
Démographie
Population
municipale
149 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 50″ nord, 5° 47′ 06″ est
Altitude Min. 222 m – Max. 374 m
Superficie 8,03 km2
Localisation

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Vernois-sur-Mance

Vernois-sur-Mance est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé à l'est de la France, dans le département de la Haute-Saône et la région de la Franche-Comté, Vernois-sur-Mance appartient à l'arrondissement de Vesoul et au canton de Vitrey-sur-Mance.

L'altitude de Vernois-sur-mance est comprise entre 222 m et 374 m (229 m à la mairie) pour une superficie de 803 hectares (latitude : 47.846 degrés nord, longitude : 5.786 degrés est. Les coordonnées géographiques en degré minute seconde calculées dans le système géodésique WGS84 sont 47° 50' 47 de latitude nord et 05° 47' 03 de longitude est.

Les villes et villages proches de Vernois-sur-Mance sont :

  • Rosières-sur-Mance (70) à 1,20 km,
  • Neuvelle-lès-Voisey (52) à 2,38 km,
  • Betoncourt-sur-Mance (70) à 2,83 km,
  • Saint-Marcel (70) à 3,63 km,
  • Pisseloup (52) à 3,82 km.

(Distances calculées à vol d'oiseau).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vaux-la-Douce (Haute-Marne) Neuvelle-lès-Voisey (Haute-Marne) Rose des vents
Betoncourt-sur-Mance N Barges
O    Vernois-sur-Mance    E
S
Vitrey-sur-Mance Rosières-sur-Mance

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Le nom de ce village viendrait de Vernoy (Vernoie) qui désigne des lieux au sol humide où poussent les aunes aussi appelé vernes.

On a alors une origine celte pour ce mot qui veut dire marais en breton.

Le sens de l'eau parait être le premier. Il donnera ensuite son nom à l’arbre lequel servira ensuite à désigner le lieu lui-même. Le verne, très serré et mouillé, constituait autrefois l'aliment idéal des fours de boulangers, de plâtriers et de briquetiers qui l'appelaient le bois de boulange.

Histoire[modifier | modifier le code]

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De toute origine connue, ce village tenu par le sire de la Rochelle, est en fief du comté de Bourgogne.

En 1149, les frères Francus et Lambert Odon, vassaux du sire de la Rochelle, font une donation à l’abbaye de Cherlieu et lui donnent tout ce qu'ils possèdent sur le territoire de "Bugescort" qui devient "la Grange de Bichecourt". À cette même époque que fut créée "La Grange de Gircourt". Ces deux granges font partie des dix-huit que possède alors l’abbaye de Cherlieu.

Principalement occupées par des frères convers, elles ne devaient pas être éloignées de plus d’une journée de marche de l’abbaye afin que les frères puissent aller à la messe du dimanche. Dans ces granges on cultive des céréales et de la vigne et on y élève principalement des moutons et des porcs.

Plus tard, les abbés acceptent les dons d’hommes mainmortables, les dîmes, les moulins, les fours banaux et les biens de petits seigneurs locaux. À la fin du XIIIe siècle, l’abbé de Cherlieu est seigneur de plusieurs villages. C'est ainsi qu'au XIVe siècle, Vernoy sera soustrait à la suzeraineté du sire de la Rochelle pour appartenir à l’abbaye de Cherlieu jusqu'en 1789.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

Vernois-sur-Mance faisait partie depuis 1801du canton de Vitrey-sur-Mance. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Jussey.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes du Pays jusséen, intercommunalité créée au et qui regroupait environ 4 300 hanitants en 2009.

L'article 35 de la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010[1] « de réforme des collectivités territoriales » prévoyait d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre, dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants.

Dans ce cadre, le schéma départemental de coopération intercommunale a prévu la fusion cette intercommunalité avec d'autres, et l'intégration à la nouvelle structure de communes restées jusqu'alors isolées[2]. Cette fusion, effective le , a permis la création de la communauté de communes des Hauts du val de Saône, à laquelle la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Serge Dormoy    
mars 2008 en cours
(au 24 mars 2015)
Pascal Rodrigues   Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 149 habitants, en diminution de -12,87 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587 587 601 642 686 683 666 666 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
564 607 604 574 543 592 572 512 501
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
478 478 425 375 417 436 416 369 359
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
324 266 221 199 180 166 180 171 149
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Élevage et vente d'escargots : SCEA Escargonia, qui tient également depuis 2016 un commerce de produits régionaux, Escabar [8],[9].

Après la fermeture en 2014 de l'unique café-épicerie des environs, la commune a racheté le bâtiment, ce qui a permis au commerce de rouvrir en 2016[10],[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
L’église

Construite en 1733, elle est placée sous le patronage de la Nativité de Notre Dame.

Comme 276 autres églises de Haute-Saône, elle possède un clocher à l'impériale (655 en Franche-Comté). Ces dômes à l'impériale, en courbe et contre-courbe, ont toujours la même structure qui s’étire, s’écrase ou s'arrondit pour donner à chacun sa singularité. À l’origine ils étaient couverts de fer blanc. Ce matériau a peu à peu été remplacé par les tuiles plates vernissées ou par des tuiles colorées qui, judicieusement placées, forment des bandes horizontales, des chevrons, des losanges ou tout autre moucheté qui va différencier chaque clocher. Traditionnellement ils sont toujours couronnés du globe, de la croix et du coq. Le clocher de Vernois abrite deux cloches qui furent baptisées en 1836. L'horloge actuelle fut installée au XIXe siècle par la société Odobey Cadet de Morez dans le Jura.

L'édifice est orienté et possède un clocher-porche. La nef est d’arc en plein cintre et de voûtes d’arêtes. Étant de construction récente, cette église ne compte pas d’éléments de mobiliers antérieurs au XVIIIe siècle.

Croix de chemin
  • Au vieux cimetière, une croix de pierre porte en son centre d’un côté un cœur et les trois clous et de l’autre une couronne d’épines.
  • Une autre croix sans inscription se trouve à côté de l’église.
  • L'une d'entre elles à la particularité d’avoir une inscription incomplète : « à la devotion de Anne Dormoy decedee au Vernois le 13 fevier 1852 agee de 60 ans priez pour elle requiescat un pace et de »
  • « à la dévotion de Agathe Logerot veuve de F Dapret 1757 »
  • A la "Croix des larrons" l’inscription « A l d d J BERMOT 1785 »
  • « La dévotion de Jn Dormoy de Vernois décédé 11 mars 1850 a l'âge de 64 ans et de F Bornet son épouse décédée le 19 mars 1848 à l âge de … ans et de J C Dormoy décédé le 19 mars 1850 a l'âge de 37 ans »
La maison commune

La maison commune fut construite en 1849-1850. Son rôle, comme il était fréquent à cette époque, était multiple. Au rez-de-chaussée on trouvait la salle de réunion pour le conseil municipal, l’école et la prison et à l’étage se trouvait de logement de l’instituteur.

Fontaines

Le village compte plusieurs fontaines. Le plus souvent, il s'agit de fontaines-abreuvoirs qui se composent d’une borne où les villageois venaient prendre l’eau et d’un abreuvoir pour le bétail.

Près de l’église on trouve une fontaine circulaire datant de la fin du XVIIIe siècle.

Sur la place, la fontaine-lavoir. Ce lieu de sociabilité féminine prend à Vernois, comme souvent à cette époque en Haute-Saône, une allure monumentale avec son puisoir surmonté d’un édifice en pierre à fronton triangulaire. Sur d’anciennes cartes postales, on retrouve le lavoir avec sa charpente circulaire et son toit en zinc. Aujourd’hui, ce toit n’existe plus.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
  2. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le 12 août 2016), p. 5.
  3. « Liste des maires de la Haute-Saône » [PDF], Liste des maires de la Haute-Saône et des présidents de communautés de communes, Préfecture de la Haute-Saône, (consulté le 9 septembre 2016).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Inauguration d’Escabar », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  9. « Ouverture d’un commerce de produits régionaux », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  10. « L’unique commerce du village et des environs a fermé ses portes », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  11. « Réouverture de l’épicerie », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  12. « Robert Gouby », Compagnons, Ordre de la Libération (consulté le 12 septembre 2016).