David Rachline

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David Rachline
David Rachline en 2015 à Hénin-Beaumont.
David Rachline en 2015 à Hénin-Beaumont.
Fonctions
Sénateur du Var
En fonction depuis le
Élection 28 septembre 2014
Maire de Fréjus
En fonction depuis le
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Élie Brun
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Élection 21 mars 2010
Biographie
Date de naissance (28 ans)
Lieu de naissance Saint-Raphaël (Var)
Nationalité Française
Parti politique FN (depuis 2002)
Profession Sans profession
Site web davidrachline.fr

David Rachline, né le à Saint-Raphaël, est un homme politique français.

Membre du Front national depuis ses 15 ans, il est élu en 2014, à 26 ans, maire de Fréjus, puis sénateur du Var. Il devient le benjamin du Sénat et une figure symbolique de la percée du FN aux élections municipales et sénatoriales de 2014.

Famille et situation personnelle[modifier | modifier le code]

David Rachline est le fils du militant socialiste Serge Rachline[1], dont les parents juifs ont migré en France depuis l'Ukraine[2], et de Dominique Vandra[3]. Toutefois David Rachline revendique sa non-judéité « selon les codes », affirmant ne pas être circoncis, ne pas avoir eu de Bar Mitzvah et que seul son père serait « juif non pratiquant »[1]. Il se définit comme un « agnostique qui cherche »[4].

Il n'a pas de profession[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Adhérent du Front national depuis ses quinze ans, il abandonne ses études[Lesquelles ?] à dix-huit ans pour se consacrer au parti[6]. Il explique s'être « intéress[é] de près à l'action politique et militante », puis avoir adhéré au FN après avoir été « scandalisé [des] persécutions politiques, judiciaires et financières » ayant touché Catherine Mégret lorsqu'elle mit en place, en tant que maire de Vitrolles, une allocation de naissance d'un montant de 5 000 F (762 €) pour les enfants de parents français ou ressortissants de l'Union européenne, mesure qu'il soutenait en 2008[7]. Membre du Front national de la jeunesse (FNJ) dans le Var, il participe activement à la dernière campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen en 2007. Un an après, il prend la tête du FNJ au niveau national, puis devient le conseiller Web de Marine Le Pen[6]. De sensibilité nationaliste révolutionnaire et très influencé par l'extrême droite italienne, il fait également un passage à Égalité et réconciliation, le mouvement fondé et présidé par Alain Soral[8], qu'il invite d'ailleurs à le soutenir lors des élections cantonales de 2008 à Fréjus et à y tenir une conférence. En 2014, il indique à ce sujet : « Je n’ai strictement aucun rapport avec Alain Soral depuis qu’il a quitté le FN. J’étais proche de lui parce qu’il était membre du Front national. Mon unique corpus est celui du parti »[9].

En 2008, il est élu conseiller municipal de Fréjus[10]. Deux ans plus tard, il devient conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, élu sur la liste conduite par Jean-Marie Le Pen. En 2011, il est battu de peu dans le canton de Fréjus, mais réalise l'un des meilleurs scores du parti au niveau national : 48,50 % des voix contre le candidat UMP Élie Brun[11].

Maire de Fréjus[modifier | modifier le code]

En 2014, David Rachline est tête de liste Front national lors des élections municipales à Fréjus. Au premier tour, il remporte 40,30 % des voix devant les listes de droite de Philippe Mougin (18,85 %) et d'Élie Brun (17,60 %), ainsi que devant la liste socialiste d'Elsa Di Meo (15,58 %). La liste de David Rachline remporte les élections avec 45,55 % des suffrages, devant celles de Philippe Mougin (30,43 %) et d'Élie Brun (24,01 %). Sa mère est aussi conseillère municipale de Fréjus[3]. Fréjus devient alors la ville la plus peuplée dirigée par un membre du FN[12].

Après s'être opposé au projet de mosquée de Fréjus lorsqu'il était dans l'opposition au conseil municipal, et avoir fait de ce dossier l'un de ses principaux thèmes de campagne, il prend un arrêté suspendant le chantier une fois élu[13]. Cet arrêté est suspendu en urgence par le tribunal administratif[13]. Les travaux sont achevés en juin 2015[13]. Malgré l'avis favorable de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité, David Rachline refuse de donner l’autorisation d’ouvrir le bâtiment[13]. Le 17 septembre 2015, le tribunal administratif de Toulon ordonne l'ouverture exceptionnelle du bâtiment pour l'Aïd al-Adha[13]. David Rachline organise alors un rassemblement « contre la mosquée illégale » et « une justice à double vitesse », ainsi qu'un référendum sur la question : « Voulez-vous d'une mosquée à Fréjus ? »[13]. Selon lui, cette mosquée serait entachée d'« illégalités en matière d'urbanisme et de sécurité »[13]. Il réfute toute « provocation » et stigmatisation des musulmans[13]. Le 9 novembre 2015, le juge des référés du Conseil d'État estime que le refus d'autoriser l'ouverture du bâtiment constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte et à la liberté d’expression[14]. Le 3 décembre 2015, la municipalité est condamnée à verser 6 500 euros à l’association El-Fath, gestionnaire du projet, qui n’a toujours pas pu ouvrir sa salle de prière[15]. Le 19 janvier 2016, le Conseil d'État ordonne au préfet du Var d'autoriser l’ouverture de la mosquée alors que ce dernier l'avait refusée après une demande de l'association El-Fath[15].

Sénateur du Var[modifier | modifier le code]

À 26 ans, élu dans le Var à l'occasion des élections sénatoriales de 2014, il devient le plus jeune sénateur de l'histoire de la Cinquième République et l'un des deux premiers sénateurs FN[16]. Dans la foulée, il renonce à ses fonctions de conseiller régional[17].

Dans le cadre des débats au Sénat sur le projet de loi travail, en juin 2016, il dépose des amendements jugés trop libéraux et favorables aux entreprises par Marine Le Pen, qui lui demande de les retirer[18].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans la bande-dessinée d'anticipation de François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2017, David Rachline devient ministre de la Santé et des Sports[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nolwenn Le Blevennec, « David Rachline du FN : « Je ne suis pas juif selon les codes », sur Le Nouvel Observateur,‎ (consulté le 29 septembre 2014).
  2. « David Rachline, un jeune loup du FN au discours policé », france3-regions.francetvinfo.fr, 30 mars 2014.
  3. a et b Nicolas Barriquand, « Fréjus : Rachline, grand manitou du laboratoire FN », sur lexpress.fr,‎ .
  4. Charlotte Rotman, « David Rachline, graine de FN », sur www.liberation.fr,‎ (consulté le 28 septembre 2015)
  5. « Fréjus », sur amf83.fr.
  6. a et b « David Rachline, le jeune qui monte au Front », europe1.fr, 30 mars 2014.
  7. Nicolas Barriquand, « Municipales à Fréjus : quand le FN Rachline prônait la prime de naissance des Mégret », L'Express, 27 mars 2014.
  8. Abel Mestre et Caroline Monnot, « Qui va diriger le FNJ ? », Droite(s) extrême(s), 19 janvier 2011.
  9. Nolwenn Le Blevennec, « Municipales : un ancien proche d’Alain Soral peut remporter Fréjus », Rue89, 24 février 2014.
  10. Résultats des élections municipales 2008
  11. Résultats des élections cantonales 2011
  12. Marine Turchi, « Dans les villes FN, les relations tumultueuses avec la presse locale », sur Mediapart,‎ (consulté le 16 juin 2016).
  13. a, b, c, d, e, f, g et h Marine Turchi, « En pleine fête de l'Aïd, des maires FN multiplient les provocations », sur www.mediapart.fr, Mediapart,‎ (consulté le 25 septembre 2015)
  14. Louise Fessard, « A Draguignan, le procureur requiert la démolition de la mosquée de Fréjus », sur Mediapart,‎ (consulté le 27 novembre 2015).
  15. a et b « Le préfet du Var sommé d’ouvrir la mosquée de Fréjus malgré l’opposition du maire FN », sur www.lemonde.fr,‎ (consulté le 19 janvier 2016).
  16. « David Rachline (FN), plus jeune sénateur de la Ve République », France 3 Côte d'Azur, 28 septembre 2014.
  17. Abel Mestre, « Sénatoriales : le FN a ratissé bien au-delà de ses grands électeurs », Le Monde, 29 septembre 2014.
  18. http://www.marianne.net/loi-travail-marine-pen-bannit-les-amendements-trop-liberaux-marion-marechal-100243847.html
  19. François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, Les Arènes, 2015, page 55.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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