Julien Bayou

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Julien Bayou
Julien Bayou lors d'une manifestation contre les conflits d'intérêts à l'Assemblée nationale, en 2010.
Julien Bayou lors d'une manifestation contre les conflits d'intérêts à l'Assemblée nationale, en 2010.
Fonctions
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Porte-parole national d'Europe Écologie Les Verts
En fonction depuis le
Avec Sandrine Rousseau (2013-2016)
Sandra Regol (depuis 2016)
Prédécesseur Éric Loiselet
Biographie
Date de naissance (36 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau : France Française
Parti politique Europe Écologie Les Verts
Diplômé de IEP de Strasbourg
Sciences Po Paris
Profession Économiste

Julien Bayou né le à Paris est un militant associatif et homme politique français, conseiller régional d'Île-de-France et porte-parole du parti Europe Écologie Les Verts.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de sensibilité de gauche, son père fut architecte avant de devenir guérisseur à Béziers, et sa mère enseignante d’économie et social, « une vraie maoïste »[1]. Sa grand-mère est l'ancienne maire de Saint-Chinian et son grand-père est l'ancien député-maire socialiste de Cessenon-sur-Orb, Raoul Bayou.

Julien Bayou étudie au lycée Turgot, avant de rentrer à l'Institut d'études politiques de Strasbourg puis à Institut d'études politiques de Paris. Il obtient un DEA en économie internationale, effectué en partie lors d'un stage au sein de la rédaction d'Alternatives économiques, dressant un état des lieux des stages en entreprise en France. En 2011, il obtient une licence de droit par correspondance.

Après ses études, il travaille au ministère de l'Éducation nationale et en tant que consultant pour l'Unesco. De 2005 à 2008, il est chargé de mission Afrique au sein de Coordination SUD, la coordination française des ONG de solidarité internationale. En 2008, il quitte l'ONG pour monter une coopérative de « conseil en communication et mobilisation » avec son ami et associé Lionel Primault.

En 2013, il est chargé de campagnes[2] pour Avaaz, ONG qui se mobilise sur diverses questions internationales, comme le changement climatique, les droits de l'homme, la corruption ou la pauvreté. C'est notamment dans ce cadre qu'il participe à la campagne de libération de la jeune Sevil Sevimli, étudiante franco-turque emprisonnée en Turquie pour avoir participé à un concert[3].

Militant[modifier | modifier le code]

En 2005, il est appelé comme expert technique et participe à la fondation de Génération précaire, collectif dénonçant la condition des stagiaires via des actions très médiatisées[4]. Le message porte avant tout parce que le collectif a su introduire les problèmes par l'humour et créer des images marquantes : flash mobs, manifestations masquées, etc.

Le groupe retiendra ces notions d'agitprop et créera le collectif Jeudi Noir, combattant par l'humour la crise du logement, dont Julien Bayou devient rapidement l'une des figures connues[5]. Le marketing viral fonctionne et Jeudi Noir acquiert une notoriété qui ne se dément pas.

Il participera ensuite à la fondation d'autres mouvements tels La France qui se lève tôt, répondant par l'absurde aux promesses de campagnes du candidat Sarkozy[6].

Il est aussi l'un des fondateurs du syndicat ASSO - Action des salariés du secteur associatif, créé en 2010[7].

Début 2010, il apparaît très fréquemment dans les médias pour dénoncer la condamnation des « squatteurs de la Marquise » et interpelle les politiques à ce sujet[8]. Le squat reçoit ainsi le soutien de personnalités aussi diverses que Jack Lang, Anne Hidalgo, Cécile Duflot ou Étienne Pinte.

En février 2011, choqué par la décision de la Ville de Paris de ne plus poursuivre l'ancien président Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs, il demande au tribunal administratif de Paris l'autorisation de plaider à la place de la municipalité puis il se porte partie civile au procès[9]

En 2011, il fait partie de la deuxième flottille pacifique qui vise à briser symboliquement le blocus de Gaza. Les bateaux sont bloqués à Athènes avant qu'un bateau ne puisse s'échapper. Pendant une semaine Julien Bayou rend compte de cet épisode sur le site du Nouvel Observateur[10].

Fin 2012, il fait partie de l'équipe qui occupe le bâtiment du 2 rue Valenciennes pour y loger des habitants soutenus par le collectif Jeudi-Noir et le DAL[11].

En juin 2013, il s'engage aux côtés de Jérôme Kerviel et interpelle le ministère de l'économie sur les conditions du remboursement par l'État de 1,7 milliard d'euros à la banque Société générale[12],[13]. À la suite d'une lettre ouverte sans réponse, Julien Bayou saisit le tribunal administratif pour obtenir communication d'un document interne au ministère des Finances portant sur le bien-fondé de la ristourne fiscale accordée à la banque[14].

En avril 2015, il saisit la justice pour obtenir la liste des entreprises sanctionnées pour non-respect de la loi sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes[15].

En juillet de la même année, il dépose deux recours, un devant le Conseil d’État et un devant le tribunal administratif pour s'opposer à la restriction de l'encadrement des loyers à la seule ville de Paris alors que 29 zones « tendues » devaient à l'origine être concernées[16].

En septembre, il lance le site « Aiderlesrefugies.fr »[17] avec Anne-Cécile Mailfert afin de « lister toutes les initiatives pour faciliter l’aide en faveur des réfugiés ».

Début 2016, il participe au mouvement Nuit debout et fait partie des quelques personnalités politiques admise place de la République. Il y traduit l'intervention de l'ancien ministre grec des Finances Yánis Varoufákis[18]. Il rejoint également le Mouvement pour la démocratie en Europe : DiEM 25[19].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En avril 2009, il participe à la création de Sauvons les riches[20], qui s'inscrit dans la campagne d'Europe Écologie pour les élections européennes de 2009. Il s'investit fortement dans ce mouvement aux côtés de Karima Delli, autre militante de Jeudi Noir qui sera élue députée européenne.

Convaincu par le discours d'Europe Écologie, il s'engage au côté des écologistes lors des élections régionales de 2010. Situé en quatrième position sur la liste menée par Safia Lebdi dans le département du Val-d'Oise, il est élu au conseil régional d'Île-de-France le 21 mars 2010 sur la liste de fusion PS-Europe Écologie-Front de gauche. Il s'investit au sein des commissions "logement" et "développement économique, tourisme, NTIC et innovation" et devient le président du Centre Francilien pour l'Innovation (soutien aux PME innovantes).

Il écrit fréquemment des articles et tribunes en ligne, que ce soit sur Rue89 avec un listing détaillé de ses revenus et indemnités[21], dans Le Huffington Post[22] ou dans Le Plus du Nouvel Obs.

En décembre 2010, la revue Technikart lui décerne la première classe dans son Top 100 des moins de 40 ans qui font bouger la France.

Dans la cadre de la primaire écologiste de 2011 il prend fait et cause pour Eva Joly dont il devient le directeur de la mobilisation.

En décembre 2013, il est officiellement élu, avec Sandrine Rousseau, porte-parole d'Europe Écologie les Verts[23]. Pendant l'été 2015 et le départ de plusieurs personnalités d'EELV dont les parlementaires Jean-Vincent Placé et François de Rugy, il cristallise contre lui des critiques l'accusant d'être responsable d'une « dérive gauchiste » du parti[24].

En tant que porte-parole national d'EELV il participe à deux missions d'observations électorales au Kurdistan Turc en mars 2014[25] puis en Ukraine en octobre de la même année[26]. Il se rend également en Écosse en soutien à l'indépendance à l'occasion du référendum de septembre 2014[27] ainsi qu'en Grèce pour soutenir le mouvement Syriza en janvier 2015 dans le cadre d'une délégation de militants de gauche et d'écologistes.

En 2015, pour les élections régionales, alors qu'il se représente en Île-de-France, il est tête de liste à Paris derrière Emmanuelle Cosse[28]. Les listes franciliennes fusionnent avec celles du PS et du FG entre les deux tours mais sont battues par celles de Valérie Pécresse. Julien Bayou est néanmoins réélu conseiller régional.

En décembre 2015, il est présenté par le Huffington Post comme une des dix "révélations politiques" de l'année 2016[29].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Petit Livre noir du Logement, collectif, éditions La Découverte, 2009.
  • Dix Bonnes raisons d’aimer (ou pas) l’éducation populaire, I love educ pop, collectif sous la direction de Damien Cerqueus et Mikaël Garnier-Lavalley, éditions de l'Atelier, 2010.
  • Finance éthique : le grand malentendu, Gaëtan Mortier, postface par Julien Bayou, Fyp éditions, 2013.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Génération Stagiaire, documentaire d'Antoine Gallien sur la mobilisation de Génération-Précaire en novembre 2005.
  • Génération-Précaire, derrière les masques, documentaire de Ruxanda Medrea, 2006. Documentaire qui "analyse cette mobilisation et leur engagement qui a su interpeller parents, politiques et syndicats sur des dérives en cours de normalisation".
  • Les Nouveaux Contestataires, documentaire de Delphine Vailly et Alexis Marrant qui suit les mobilisations de différents collectifs dont Génération-Précaire, Sauvons les riches ou Jeudi-Noir[30].
  • Ainsi squattent-ils, documentaire de Marie Maffre (2013). Ainsi squattent-ils suit le collectif Jeudi Noir à travers son combat pour le logement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans l’écolosystème, Liberation.fr, 10 mai 2011
  2. d'après cet article du Monde.fr http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/26/mobilisation-pour-l-amazonie-equatorienne-dechiree-entre-petrole-et-biodiversite_1838756_3244.html
  3. « Turquie : Le retour de Sevil Sevimli, une victoire de ses proches et d'un élan de solidarité via Internet - Turquie Européenne », sur turquieeuropeenne.eu (consulté le 18 octobre 2015)
  4. http://www.interdependances.org/article/719/Julien_Bayou_Generation_precaire_et_Jeudi_Noir_Agitateur_en_serie
  5. Article du JDD
  6. « Les nouveaux agitateurs sociaux » France info le 8 juillet 2009
  7. Son blog www.onfaitcommeonadit.com
  8. «On continue notre occupation militante » — Julien Bayou dans les Grandes Gueules sur RMC le 19 janvier 2010
  9. Article du Nouvel Obs http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110305.OBS9173/un-particulier-veut-representer-la-ville-de-paris-au-proces-chirac.html
    .
  10. 1er billet http://leplus.nouvelobs.com/contribution/143880-je-pars-a-gaza-pour-briser-le-blocus.html, 2e billet http://leplus.nouvelobs.com/contribution/151558-flottille-pour-gaza-2eme-episode-conge-force-a-athenes.html 3e billet http://leplus.nouvelobs.com/contribution/163902-flottille-pour-gaza-le-blocus-delocalise-a-athenes.html
  11. Le Parisien Les mal logés ont une nouvelle adresse
  12. Libération 21 juin 2013 Julien Bayou : «Lever les zones d'ombres sur l'affaire Kerviel»www.liberation.fr
  13. Lettre ouverte à Pierre Moscovici au sujet des 1,7 milliard reversés à la Société générale, Huffington Post 3 octobre 2013 www.huffingtonpost.fr
  14. « Société générale : Julien Bayou veut «récupérer l'argent des contribuables» », sur Libération.fr (consulté le 20 octobre 2015)
  15. (fr) « Egalité salariale : un élu EELV veut les noms des entreprises sanctionnées », sur Le Monde.fr (consulté le 20 octobre 2015)
  16. (fr) « Encadrement des loyers: Bayou dépose un recours contre Valls », sur BFMTV (consulté le 20 octobre 2015)
  17. (en) « A propos », sur Aider les refugies (consulté le 11 janvier 2016)
  18. « Varoufakis invité de Nuit debout : à côté de Julien Bayou », sur Le Point,‎ (consulté le 17 avril 2016)
  19. DiEM25: membres
  20. Site officiel
  21. http://eco.rue89.com/2010/05/03/alors-combien-tu-touches-julien-bayou-2-200-euros-net-150039
  22. http://www.huffingtonpost.fr/julien-bayou/
  23. Raphaëlle Besse Desmoulières À peine élue, la nouvelle patronne des écologistes voit sa majorité s’effilocher, lemonde.fr, 16 décembre 2013, consulté le 23 septembre 2015.
  24. Albert Zennou, « Les Verts s'installent un peu plus dans la crise », Le Figaro, samedi 29 / dimanche 30 août 2015, page 4.
  25. « onfaitcommeonadit.com elections turques - Recherche Google », sur www.google.fr (consulté le 18 octobre 2015)
  26. (fr) « J'ai assisté aux élections en Ukraine », sur Le Huffington Post (consulté le 18 octobre 2015)
  27. (fr) « Le référendum en Ecosse: "We vote Oui", une belle journée pour la démocratie », sur Le Huffington Post (consulté le 18 octobre 2015)
  28. « Régionales: en Ile-de-France, les écologistes jouent la carte verte au 1er tour », sur Le Figaro (consulté le 20 octobre 2015)
  29. http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/26/qui-sont-revelations-politiques-2015_n_8836956.html
  30. (fr) « Les nouveaux contestataires », sur Le Monde.fr (consulté le 18 octobre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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