Danielle Simonnet

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Danielle Simonnet
Illustration.
Danielle Simonnet en 2013.
Fonctions
Conseillère de Paris
En fonction depuis le
(10 ans, 6 mois et 1 jour)
Élection 18 mars 2008
Réélection 13 avril 2014
Groupe politique Non-inscrits
Conseillère municipale du 20e arrondissement de Paris
Adjointe au maire de 2001 à 2008
En fonction depuis le
(17 ans, 6 mois et 2 jours)
Élection 18 mars 2001
Oratrice nationale de La France insoumise
En fonction depuis le
(2 ans, 7 mois et 10 jours)
Co-coordinatrice du Parti de gauche
En fonction depuis le
(3 ans, 2 mois et 15 jours)
Avec Éric Coquerel
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste (1989-2008)
Parti de gauche (depuis 2008)
La France insoumise (depuis 2016)
Diplômée de Université Paris X – Nanterre
Profession Conseillère d’orientation psychologue

Danielle Simonnet, née le à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), est une femme politique française, coordinatrice du Parti de gauche[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de parents sculpteurs habitant le 20e arrondissement de Paris[2], elle s’engage contre la loi Devaquet durant son année de première au lycée, puis dans le syndicalisme étudiant et dans le Manifeste contre le Front National au cours de ses années d’études de psychologie à Nanterre (où elle intègre l’Union nationale des étudiants de France – Indépendante et démocratique[3]), où elle participe notamment au mouvement contre le contrat d'insertion professionnelle. Elle rejoint en 1989 le Parti socialiste, poussée par Jean-Christophe Cambadélis[3], mais elle se détache de celui-ci au moment de la guerre du Golfe et rejoint le courant Gauche socialiste (GS)[3].

Elle devient par la suite conseillère d’orientation psychologue en Seine-Saint-Denis[2].

En 2000, elle intègre le cabinet du ministre délégué à l’enseignement professionnel, Jean-Luc Mélenchon, et est élue lors des élections municipales de 2001 conseillère du 20e arrondissement de Paris, et devient adjointe au maire[2].

En 2005, elle s’engage pour le « non » lors du référendum sur la constitution européenne[2]. En 2006, elle est à l’initiative des premiers parrainages des jeunes lycéens sans papiers[4].

En 2008, après avoir terminé deuxième à la primaire interne au PS pour la mairie du 20e, elle devient conseillère de Paris pour cet arrondissement[2].

Après le congrès de Reims, elle quitte le PS à la suite de Jean-Luc Mélenchon pour rejoindre le Parti de gauche[5], dont elle devient secrétaire nationale, et met en place de nouvelles méthodes de militantisme (criées dans le métro[6], jeux et spectacles de rues, one-woman-show[7],[8]) pour ce parti.

Elle est candidate pour le Front de gauche sur la liste parisienne lors des élections régionales de 2010, puis s’est impliquée dans la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2012, avant d’être candidate aux élections législatives dans la sixième circonscription de Paris nouvellement créée[9], où elle recueille 16,29 % et arrive à la 3e place, derrière Cécile Duflot et le candidat de l’UMP[10], tout en réalisant le meilleur score du Front de gauche à Paris.

En mai 2013, Danielle Simonnet est désignée cheffe de file du Parti de gauche à Paris, en vue des élections municipales de 2014 à Paris, qui appelle à constituer des listes du Front de gauche autonomes du PS à Paris[11]. À ce titre, elle publie en septembre 2013 un livre présentant ses principales orientations programmatiques pour la ville de Paris[12]. Le , elle est désignée candidate du Front de gauche à Paris (liste « À Paris, place au peuple ! »)[13] mais une partie du Front de gauche, dont le PCF, s’allie dès le premier tour aux listes du PS, tandis que d’autres partagent la position du PG[14]. Elle est la seule à dépasser les 10 % (5 692 voix), dans le 20e arrondissement. Les autres listes soutenant sa candidature dépassent les 5 % dans sept autres arrondissements. Faute de fusion, elle est la seule à se maintenir et enregistre 7 732 voix (13,66 %) au second tour, obtenant ainsi trois sièges au conseil d’arrondissement et un siège au Conseil de Paris, où elle siège comme non-inscrite.

Le , lors de son quatrième congrès, elle est élue coordinatrice du PG avec Éric Coquerel[15].

Fin 2016, elle donne trois représentations au Théâtre Clavel de son spectacle politique — qu'elle place en opposition à la « politique spectacle » — intitulé Uber, les salauds et mes ovaires, où elle résume ses combats : la dérégulation du travail, l’oppression capitaliste, et l’inégalité des sexes[7],[8],[16].

Elle est candidate aux élections législatives de 2017 dans la sixième circonscription de Paris pour La France insoumise[17]. Elle est en ballotage au premier tour avec 18,8 % des voix, en 2e position derrière le candidat LREM Pierre Person (39,4 %) et devant la député sortante Cécile Duflot (14,7 %). Elle est battue au 2e tour avec 49 % des voix[18].

Depuis 2003, Danielle Simonnet bénéficie avec son conjoint, selon Le Parisien (articles de 2014[19] et de 2017[20]), d'un logement sous loyer libre[21] appartenant à la régie immobilière de la ville de Paris de 83 m2 avec balcon dans le 20e arrondissement (quartier Saint-Fargeau) de Paris pour 1 300  par mois soit, selon Le Parisien, 30 à 40 % en-dessous des prix du marché[20]. Elle se justifie en déclarant à ce quotidien qu'elle ne veut pas se loger dans le privé pour ne pas « enrichir un propriétaire privé et participer à la spéculation immobilière[20] ». Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français, demande le départ de Danielle Simonnet de ce logement[22]. Toutefois, selon le journal Libération, Danielle Simonnet ne bénéficierait pas d'un « privilège » car le logement qu'elle occupe ne fait pas partie de la catégorie des habitations à loyer modéré (HLM) et peut être attribué sans plafond de ressources[21].

Danielle Simonnet est placée en garde à vue par les autorités turques en juin 2018, avec les autres membres de la délégation du Parti de gauche venue observer le déroulement des élections générales[23].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • AFP, « 2 conseillers PS de Paris avec Mélenchon », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • AFP, « Paris 2014 : Danielle Simonnet « regrette » l’alliance du PCF avec le PS », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Dominique Albertini, « Danielle Simonnet. Bonne camarade », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Stéphane Alliès, « Danielle Simonnet tête de file du PG à Paris », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  • Lilian Alemagna, « À Paris, Danielle Simonnet (PG) face à l’alliance PCF-PS », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Raphaëlle Besse Desmoulières, « Le Parti de gauche place ses cadres aux législatives », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Raphaëlle Besse Desmoulières, « « Danette » Simonnet, fidèle de Mélenchon et reine de l’agit-prop », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Gaspard Dhellemmes, « Simonnet : “Nous serons la surprise du scrutin” », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)
  • Karma Duquesne, « Le Front de gauche rame dans le métro », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Marie-Anne Gairaud, « Danielle Simonnet, la marathonienne du conseil de Paris », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  • Christine Henry, « Je veux faire de Paris la capitale de la résistance à l’austérité », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  • Kim Hullot-Guiot, « Danielle Simonnet : « L’austérité coûte cher aux citoyens » », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Kim Hullot-Guiot, « Danielle Simonnet, en verve et contre tout », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Pierre Jacquemain, « Danielle Simonnet : « Maintenant, notre objectif, c’est la conquête du pouvoir » », Regards,‎ (lire en ligne)
  • Philippe de Poulpiquet, « Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de gauche, va brûler les planches », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  • Sophie de Ravinel, « Le Parti de gauche monte sa liste contre Hidalgo », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • Ali Sayad, « Le Conseil de Paris demande au président de la république, la reconnaissance des massacres du 8 mai 1945 perpétrés par la France en Algérie », Alger républicain,‎ (lire en ligne)
  • Elena Scappaticci, « Danielle Simonnet, l'élue parie sur le one-woman-show », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • Danielle Simonnet, À Paris, place au peuple !, Paris, Bruno Leprince, coll. « Politique à gauche », , 176 p. (ISBN 978-2-36488-067-2)
  • Ludovic Tomas, « Les jeunes du 20e défendent l’honneur de la République », L’Humanité,‎ (lire en ligne)
  • Ghislain de Violet, « Danielle Simonnet : métro, boulot, promo ! », Paris Match,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Parti de Gauche » Le Secrétariat exécutif national du PG.
  2. a, b, c, d et e Simonnet 2013, p. 168-172.
  3. a, b et c Albertini 2014.
  4. Tomas 2006.
  5. AFP 2008.
  6. Duquesne 2010.
  7. a et b Scappaticci 2016.
  8. a et b de Poulpiquet 2016.
  9. Besse Desmoulières 2011.
  10. « Résultats des élections législatives 2012 », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 27 mars 2018)
  11. de Ravinel 2013.
  12. Hullot-Guiot 2013.
  13. Alemagna 2013.
  14. AFP 2013.
  15. Besse Desmoulières 2015.
  16. « Uber, les Salauds et mes Ovaires », sur LaTéléLibre,
  17. Guillaume Erner, « Matinale politique avec Danielle Simonnet, soutien de Jean-Luc Mélenchon », sur France Culture,
  18. « Élections législatives 2017 », sur Ministère de l'Intérieur
  19. « Encore une vingtaine d'élus parisiens dans des HLM », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  20. a, b et c Céline Carez, « Paris : après le HLM d’Alexis Corbière, l’appartement RIVP de Danielle Simonnet », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  21. a et b Cédric Mathiot, « L'élue insoumise Danielle Simonnet bénéficie-t-elle, avec son logement, d'un «privilège»? », Libération,‎ (lire en ligne)
  22. « Logement en loyer libre de Danielle Simonnet : "Il faut partir ! ", exige le PCF », sur Orange,
  23. « Élections en Turquie : trois membres du PCF, dont une sénatrice, arrêtés quelques heures », France 24,‎ (lire en ligne)