Sonia Krimi

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Sonia Krimi
Illustration.
Sonia Krimi en 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(2 ans, 4 mois et 23 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 4e de la Manche
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Bernard Cazeneuve
Biographie
Date de naissance (36 ans)
Lieu de naissance Tunis (Tunisie)
Nationalité française
tunisienne
Parti politique SE
Diplômée de Université de Toulon
Profession Cadre supérieure

Sonia Krimi, née le à Tunis, est une femme politique française.

Elle est élue députée dans la 4e circonscription de la Manche lors des élections législatives de 2017. Membre de La République en marche (LREM), elle est l'une des figures de l'aile gauche du groupe LREM à l'Assemblée nationale.

Famille, formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Elle est née à Tunis en 1982, aînée d'une fratrie de cinq filles, d'un père ouvrier chez Peugeot à Tunis et d'une mère au foyer.

Elle a suivi des études de commerce en Tunisie, qu'elle a poursuivies, en France, par une double maîtrise en commerce international et en management et contrôle stratégique et par un doctorat à Toulon. Elle obtient de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur une bourse pour mener à bien une thèse en sciences économiques sur la Contribution à l’amélioration de l’apprentissage organisationnel dans les pôles de compétitivité : Le cas du Pôle Mer PACA[1]. Elle détient par ailleurs un master spécialisé en management de l'EDHEC Business School[2].

Elle devient ensuite enseignante en management, comptabilité et stratégie d’entreprise à l'université Panthéon-Assas de 2010 à 2012[réf. nécessaire].

Elle demande la nationalité française, et l'obtient en 2012, tout en conservant sa nationalité tunisienne.

De 2013 à son élection comme députée, elle est consultante senior en performance industrielle chez Efeso Consulting, spécialisée notamment dans l’industrie du nucléaire[2].

Députée de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]

Elle s'intéresse au mouvement En marche lorsque celui-ci émerge. Travaillant principalement dans le Nord Cotentin, elle rejoint le comité local à la fin de l'année 2016 et s'y engage activement[réf. nécessaire].

Alors que La République en marche choisit d'investir Blaise Mistler, issu des comités de soutien d'Alain Juppé pour les élections législatives, Sonia Krimi se présente en tant que candidate dissidente dans la 4e circonscription de la Manche, celle où était élu Bernard Cazeneuve, avec le soutien de nombreux militants macronistes[3]. À l'issue du premier tour, Sonia Krimi obtient 16,89 % des suffrages exprimés et se place en deuxième position derrière Blaise Mistler (23,76 %). Au second tour, elle est élue députée de la 4e circonscription de la Manche, en obtenant 60,93 % des suffrages exprimés[4],[5].

Activité législative[modifier | modifier le code]

À la suite de son élection, Sonia Krimi intègre la Commission des affaires étrangères. Dans ce cadre, elle est nommée co-rapporteuse, avec Valérie Boyer, de la Mission d'information sur la lutte contre le financement du terrorisme[réf. nécessaire].

Prises de position sur l'immigration[modifier | modifier le code]

Elle s’oppose ouvertement au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb pour sa proposition du durcissement de la politique migratoire[6]. En décembre 2017, sur les bancs de l'Assemblée nationale, au cours des questions au gouvernement, elle pose une question considérée par certains observateurs comme « incisive » à son encontre, concernant l'équilibre politique de son projet de loi sur le droit d'asile et l'immigration maîtrisée et rappelant le discours d'Emmanuel Macron à Orléans demandant « plus d'humanité et de dignité » sur l'accueil des étrangers[7],[8]. Dans sa réponse, Gérard Collomb souligne son « très beau parcours », précisant notamment : « j’aimerais que beaucoup de jeunes, demain, aient le même »[3]. Elle s'abstient lors du vote en première lecture sur l'ensemble du projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, le 22 avril 2018[9]. En 2019, elle met en cause l'« inefficacité » de la loi[10].

En juillet 2018, elle prend position pour l'accueil de l'Aquarius et milite pour l'accueil des 629 passagers secourus par l'ONG SOS Méditerranée[réf. nécessaire].

En septembre 2019, avec d'autres députés de l'aile gauche du groupe LREM, elle signe une tribune appelant à répartir les migrants dans les zones rurales en pénurie de main-d'œuvre[10]. Dans le même temps, elle se dit en désaccord « total » avec le discours prononcé sur l'immigration par Emmanuel Macron devant les parlementaires de la majorité, et déclare que ses propos « créent la confusion entre les demandeurs d’asile et les millions de Français issus de l’immigration »[11]. En novembre 2019, elle co-signe une tribune avec dix autres députés LREM pour s’opposer aux mesures prévues par le gouvernement sur l’immigration concernant la santé et notamment l’aide médicale d’État (AME), plaidant pour ne pas céder « à l’urgence et à la facilité »[12].

Positionnement au sein du groupe LREM[modifier | modifier le code]

En septembre 2018, après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle soutient la candidature de Barbara Pompili à la présidence de l'Assemblée nationale[13]. Peu après, elle prend les rênes du « pôle social », un groupe informel d'une trentaine de députés LREM initialement constitué autour de Brigitte Bourguignon, qui apparaît comme l'aile gauche du groupe LREM[14]. Tentée de rejoindre le nouveau groupe Libertés et territoires, elle y renonce, jugeant qu'il penche trop à droite[15]. Elle est membre du « Collectif social-démocrate », groupe d'une vingtaine de députés de l'aile gauche du groupe LREM, constitué en juin 2019[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Contribution à l’amélioration de l’apprentissage organisationnel dans les pôles de compétitivité : Le cas du Pôle Mer PACA », sur www.theses.fr (consulté le 14 août 2018)
  2. a et b Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  3. a et b Manon Rescan, « Sonia Krimi, la députée LRM qui a défié Gérard Collomb », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. « Résultats de la circonscription au 2d tour », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 20 février 2018).
  5. « Législatives. Manche. 4e circonscription : Sonia Krimi, l’inconnue devenue députée », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  6. La rédaction, « Immigration : qui est Sonia Krimi, la députée qui dit non à Gérard Collomb ? », sur LeMuslimPost, (consulté le 4 juillet 2019)
  7. « Tous les étrangers de France ne sont pas des terroristes, lance la députée Sonia Krimi », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. « Migrants : la question incisive de Sonia Krimi (LREM) au gouvernement », Le Point,‎ (lire en ligne).
  9. Assemblée Nationale, « Analyse du scrutin n° 578 - Deuxième séance du 22/04/2018 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 avril 2018)
  10. a et b Jules Pecnard, « En durcissant le ton sur l'immigration, Macron sème le trouble au sein de La République en marche », sur bfmtv.com, (consulté le 18 septembre 2019).
  11. Astrid de Villaines, « Immigration: Emmanuel Macron contredit par l'aile gauche de LREM », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 18 septembre 2019).
  12. Hortense de Montalivet, « Immigration: ces députées LREM révoltées par le plan du gouvernement », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 10 novembre 2019).
  13. Julie Cloris, « Duel Ferrand-Pompili pour présider l’Assemblée : qui soutient qui ? », sur leparisien.fr, (consulté le 10 septembre 2018).
  14. « La députée LRM Sonia Krimi reprend le « pôle social » de Brigitte Bourguignon », sur contexte.com, (consulté le 4 octobre 2018).
  15. « Trois députés En marche ! arrière vers Libertés et territoires », sur La Lettre A.fr, (consulté le 25 novembre 2018).
  16. Manuel Jardinaud, « Un «Collectif social-démocrate» se crée au sein du groupe LREM à l’Assemblée », sur Mediapart, (consulté le 25 juillet 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]