Persquen

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Persquen
Persquen
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Communauté de communes Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Myriam Chenais
2020-2026
Code postal 56160
Code commune 56156
Démographie
Gentilé Persquennois, Persquennoise
Population
municipale
351 hab. (2018 en augmentation de 6,69 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Population
agglomération
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 50″ nord, 3° 11′ 43″ ouest
Altitude 140 m
Min. 107 m
Max. 173 m
Superficie 19,96 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gourin
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Persquen

Persquen [pɛʁskɛn] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Persquen est arrosée par le Scorff, dont le cours matérialise la frontière avec Lignol et par les ruisseaux de Saint Vincent et du Chapelain, affluents du Scorff.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Persquen et ses communes limitrophes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Persquen
Lignol Locmalo
Persquen
Inguiniel Bubry


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Persquen est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Persquen est, semble-t-il, issu d’un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plousquen[réf. souhaitée] (aujourd'hui disparue) à 1 500 m à l'ouest du bourg. Le lieu-dit Plousquen témoigne probablement d'un déplacement du bourg concomitant à ce démembrement lié à l'érection en paroisse de Locmalo, sinon l'ancien bourg aurait abandonné son nom au nouveau et serait devenu Koh-Plousken. Persquen est citée comme paroisse en 1387 et est placée sous le titre de Saint Adrien[6].

Le manoir de Penvern fut vendu, l'an 1370, par Jean sire de Longueval et Jeanne de Beaumetz, son épouse, à Jean, vicomte de Rohan. Cette terre est une juveignerie de la principauté de Guémené. Elle a haute, moyenne et basse justice. En 1430, on voyait aussi les maisons nobles de Kergueson et Boteren à Alain Le Picot, le manoir de Hoarivoa à Charles Le Pervez, le manoir de Sullaido à Charles Le Guellec, et celui de Kerveno à Hervé Coëteven[7]..

À l’époque féodale et sous l'Ancien Régime, la paroisse de Persquen relève de la seigneurie de Guémené (ou Kemenet-Guegant), érigée en principauté en par le roi Charles IX, et de la sénéchaussée d'Hennebont.

Le géographe Jean-Baptiste Ogée écrit au sujet de la paroisse de Persquen à la fin du XVIIIe siècle : Cette paroisse ressortit à Hennebont et compte 900 communiants. La cure est à l'alternative. Ce territoire est un pays couvert, plein de coteaux, de vallons et coupé de ruisseaux qui arrosent des prairies et vont se jeter dans les rivières de Blavet et du Scorff. Les terres produisent du grain et du cidre, mais elles ne sont pas exactement cultivées car on y voit des landes très étendues.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom breton est Perken, prononcé [pɛʁˈcən].

Attestations anciennes[8].


  • Perzken en 1377 ;
  • Perzquen en 1387 ;
  • Perzequen en 1481 ;
  • Persquen en 1516.

L'étymologie du toponyme Persquen est discutée (grammatici certant). Il pourrait venir du vieux breton « perth ken » (belle haie) ou du breton « perchen » pouvant signifier perche, voire du breton « perzh », part, partie, suivi de Sken, un hagionyme[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2018, la commune comptait 351 habitants[Note 2], en augmentation de 6,69 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9969558809831 0281 0749631 0601 038
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0021 0281 0469249661 0099671 016982
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9671 0301 010918905817835837683
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
619623544531399352335332329
2013 2018 - - - - - - -
329351-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1978
(décès)
Joseph Jan    
novembre 1978 mars 1983[réf. nécessaire] Joseph Rio    
mars 1983 mars 2001 Raymond Rivallain    
mars 2001 avril 2014 Robert Le Fourner   Retraité de la gendarmerie
avril 2014 3 juillet 2020 Michel Le Gallo    
3 juillet 2020 En cours Myriam Chenais[14]    
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Adrien.

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Adrien (XVe, XVIIe et XIXe siècles), restaurée aux XVIIe et XIXe siècles. L'église a été reconstruite en grande partie au commencement du XVIe siècle, sur l'emplacement et les ruines d'un édifice roman.

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

  • Le château de Kerohel (XVe-XVIe, XVIIIe-XIXe siècles) : la seigneurie de Kerohel ou Ker-Hoël appartenait à Jeanne Huby en 1633. Il semble que ce château ait remplacé un manoir du XIe siècle. Le duc Hoël III, qui régnait en Bretagne de 1066 à 1084, serait venu en 1080 rendre visite au seigneur du lieu, lequel aurait par la suite baptisé le lieu du nom du duc. La fameuse Marion du Faouët s'y serait réfugiée vers 1735-1740. Le château actuel est édifié au XVIIIe siècle et au XIXe siècle (la tour carrée est achevée en 1902) reconstruit au milieu du XVIIIe siècle à l'emplacement d’un édifice primitif du XIVe siècle. L'édifice primitif est vendu en 1377 par Jehan, sire de Longueval, au vicomte de Rohan.
  • Le château de Penvern

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Voir Transports à Roi Morvan Communauté

Économie[modifier | modifier le code]

Voir Économie à Roi Morvan Communauté

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté

Santé[modifier | modifier le code]

Voir Santé à Roi Morvan Communauté

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 31 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  6. Erwan Vallerie, Communes bretonnes et paroisses d'Armorique, Beltan, , p. 38.
  7. Continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, tome 2, page 269
  8. « Résultats concernant « Locmalo » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 25 septembre 2017).
  9. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 58.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. « Persquen. Myriam Chenais, première femme élue maire », sur Maville.com, (consulté le 7 juillet 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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