Olivier Serva

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Olivier Serva
Illustration.
Olivier Serva en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 12 jours)
Élection 17 juin 2017
Circonscription 1re de la Guadeloupe
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Éric Jalton
Conseiller régional de la Guadeloupe
En fonction depuis le
(4 ans, 11 mois et 15 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Ary Chalus
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)
Nationalité Française
Parti politique GUSR
LREM
Profession Expert-comptable
Site web olivierserva.fr

Olivier Serva, né le à Pointe-à-Pitre, est un homme politique français.

Membre de Guadeloupe unie, solidaire et responsable, nommé vice-président de la région Guadeloupe en 2015, il est élu député de la Guadeloupe en 2017, sous l'étiquette de La République en marche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un professeur de mathématiques et d’une secrétaire comptable, Olivier Serva est né le 21 juin 1974 à Pointe-à-Pitre, et a grandi dans la commune des Abymes, principale commune de la communauté d’agglomération Cap Excellence (Pointe-à-Pitre). Ses quatre grands-parents étaient agriculteurs aux Abymes[1].

Olivier Serva est le sujet d’un livre de Rudy Albina, Olivier Serva, la nouvelle génération d’acteurs guadeloupéens (Éditions Nestor)[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 2003, Olivier Serva passe le Diplôme d’expertise comptable, devient commissaire aux comptes et fonde son cabinet d’expertise comptable, Olivier Serva Expertises (OSE), installé dans la zone industrielle de Jarry, à Baie-Mahault, dans l’agglomération de Pointe-à-Pitre[3].

Il enseigne l’expertise comptable au lycée de Baimbridge[4].

Élu local de Guadeloupe[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2014, Olivier Serva présente prend la tête d’une liste soutenue par Eko Zabym, qui obtient 33,5 % des voix au premier tour. Les 8 élus deviennent la première force d’opposition au député-maire PS Éric Jalton[5], et quatre d’entre eux entrent également au conseil de la communauté d’agglomération Cap Excellence.

Aux élections régionales de décembre 2015, Olivier Serva rallie la liste Changez d’Avenir constituée par Ary Chalus, de Guadeloupe unie, solidaire et responsable (GUSR)[6], avec qui il avait travaillé à la mairie de Baie-Mahault[7]. Leur liste remporte l’élection avec 57,4 % des voix au second tour face à celle du président sortant et ancien ministre, Victorin Lurel. Olivier Serva est nommé 3e vice-président de la région Guadeloupe, chargé du développement économique[8]. Il dénonce le désintérêt de l’État français pour l’Outre-mer, et milite pour le « consommer local » et l’économie verte et bleue (écologie et mer)[9].

En septembre 2016, il a signé pour la région une Charte qui doit permettre la remise en culture de terres agricoles laissées en friche ou sous exploitées en Guadeloupe[10].

En application de la loi sur le cumul des mandats, il démissionne de ses fonctions de conseiller municipal des Abymes le 5 juillet 2017[11].

Député[modifier | modifier le code]

Le 1er novembre 2016, Olivier Serva déclare dans une interview n’avoir plus confiance dans le président de la République François Hollande, être intéressé par la candidature d’Emmanuel Macron et penser à se présenter aux élections législatives[12].

En décembre 2016, Olivier Serva accueille Emmanuel Macron alors en campagne, lors d’une soirée où le candidat à l’élection présidentielle est filmé dansant le zouk[13].

Le 12 mars 2017, le GUSR annonce qu’il soutient Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle, et le 19 mars, Olivier Serva annonce sa candidature aux élections législatives. Il est investi par La République en marche (LREM) pour être candidat dans la première circonscription de la Guadeloupe.

Le 11 juin 2017, Olivier Serva arrive en tête du premier tour avec 43,7 % des voix. Le 18 juin, il remporte le second tour en battant Rosan Rauzduel avec 61,7 % des suffrages[14].

Inscrit au groupe La République en marche de l’Assemblée nationale, Olivier Serva siège à la commission des Finances[15].

Le 18 juillet, il est élu président de la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale, face à la députée PS de La Réunion et ancienne ministre Ericka Bareigts[16].

À la suite de la nomination de Jean Castex comme Premier ministre, il figure parmi les personnalités pressenties au ministère des Outre-mer[17]. En , il est le seul membre du groupe LREM à s’abstenir lors du vote de confiance au nouveau gouvernement[18],[19].

Le 24 novembre 2020, il fait partie des 10 députés LREM à voter contre la loi Sécurité globale[20].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Groupe ultramarin[modifier | modifier le code]

Au lendemain du second tour des élections législatives de 2017, Olivier Serva appelle à la constitution d’un groupe parlementaire de l’outre-mer à l’Assemblée nationale, afin de « défendre la diversité, l’écologie, les territoires », et d’« influer sur l’ordre du jour de la discussion des textes ». N’étant pas parvenu à rallier les quatorze autres députés requis pour constituer ce groupe avec lui, son initiative n’a pas abouti[21].

Algues sargasses[modifier | modifier le code]

En août 2017, par une question écrite au gouvernement, Olivier Serva saisit le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, du problème des algues sargasses qui s’échouent en masse sur les rives des Antilles, et demande que l’État reconnaisse le phénomène comme une « catastrophe naturelle », après qu’une étude a estimé le préjudice subi par les marins-pêcheurs et les restaurateurs à 4,9 millions d’euros de chiffre d’affaires perdu, au premier semestre 2015[22].

Communauté LGBT[modifier | modifier le code]

Durant la campagne des élections législatives de 2017, le site StreetPress ressort un débat télévisé d'octobre 2012, où Olivier Serva avait qualifié le mariage homosexuel de « péché » et l'homosexualité d'« abomination », en citant la Bible[23]. Confronté à une forte polémique, il s'excuse et déclare « respecter le mariage pour tous »[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Législatives 2017: Olivier Serva présente sa candidature aux Guadeloupéens de l’Hexagone », sur outremers360.com (consulté le 10 octobre 2017).
  2. Rudy Albina, Olivier Serva : la nouvelle génération d'acteurs guadeloupéens, Gourbeyre/Corbeil-Essonnes, Editions Nestor, , 177 p. (ISBN 978-2-36597-094-5 et 2-36597-094-X, OCLC 904949985).
  3. « Serva Olivier », sur jarrypro.com, (consulté le 10 octobre 2017).
  4. « Comptable (DCG - DSCG) - lgt baimbridge », sur www.lgtbaimbridge.fr (consulté le 10 octobre 2017).
  5. « Olivier Serva, candidat aux municipales : « En 2020, nous serons plus aguerris pour mener bataille » - Elections municipales 2014 en Guadeloupe », sur guadeloupe.franceantilles.fr, (consulté le 10 octobre 2017).
  6. « Régionales: ce que révèlent les listes », sur lecourrierdeguadeloupe.fr/, 13-19 novembre 2015 (consulté le 10 octobre 2017).
  7. « OLIVIER SERVA : « Chalus a fait dans sa commune ce qui aurait dû être fait partout en Guadeloupe » - Toute la politique en Guadeloupe », sur www.guadeloupe.franceantilles.mobi (consulté le 10 octobre 2017).
  8. « Région Guadeloupe-Fiche élu », sur www.regionguadeloupe.fr (consulté le 10 octobre 2017).
  9. Karen Brun, « La Guadeloupe à l’heure des choix », sur nouvellessemaine.fr (consulté le 10 octobre 2017).
  10. « Signature d’une charte pour la valorisation de terres disponibles en Guadeloupe », sur 97land.com, (consulté le 10 octobre 2017).
  11. « Olivier Serva démissionne du Conseil municipal des Abymes », sur Caraibcreolenews, (consulté le 5 juillet 2017).
  12. « Législatives: dans la 1ere Olivier Serva y va (sans doute), mais à son rythme », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 10 octobre 2017).
  13. « Macron se la joue Francky Vincent et danse un zouk en Guadeloupe », sur La Libre Belgique, (consulté le 10 octobre 2017).
  14. « Olivier Serva élu député de la 1ère circonscription », .
  15. « M. Olivier Serva - Guadeloupe (1re circonscription) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 10 octobre 2017).
  16. « Olivier Serva (Guadeloupe, REM), élu président de la délégation Outre-mer - outre-mer 1ère », la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 10 octobre 2017).
  17. « Qui pourrait être nommé au ministère de l’Outre-mer ? », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 15 juillet 2020).
  18. Valérie Peiffer, « Castex : les députés LREM veulent plus qu'un discours », sur lepoint.fr, (consulté le 4 août 2020).
  19. « Panorama du vote de confiance pour Jean Castex », sur lentreprise.lexpress.fr, (consulté le 4 août 2020).
  20. « Analyse du scrutin n° 3254 - Deuxième séance du 24/11/2020 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 25 novembre 2020)
  21. « Assemblée : les députés ultramarins ne formeront pas leur propre groupe », sur Le JDD, (consulté le 10 octobre 2017).
  22. « Sargasses : Un préjudice estimé à 5 millions d’euros pour les professionnels en Guadeloupe », sur outremers360.com (consulté le 10 octobre 2017).
  23. Toma Statius, « Olivier Serva, ce candidat En Marche ! pour qui l’homosexualité est une « abomination » », .
  24. Louis Nadau, « Législatives: après avoir qualifié en l'homosexualité d'"abomination", un candidat "LREM" s'excuse », .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]