Patrick Vignal

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Patrick Vignal
Illustration.
À l'Assemblée nationale, juin 2017.
Fonctions
Député de la 9e circonscription de l'Hérault
En fonction depuis le
(6 ans, 1 mois et 19 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Législature XIVe
Groupe politique SRC (2012-2016)
SER (2016-2017)
REM (depuis 2017)
Prédécesseur Siège créé
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Montpellier (Hérault)
Nationalité française
Parti politique PS (jusqu'en 2017)
REM (depuis 2017)

Patrick Vignal, né le à Montpellier (Hérault), est un homme politique français actuellement député de l'Hérault et conseiller municipal de Montpellier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'ouvrier[1], Patrick Vignal a acquis un CAP de vente, puis a enrichi son cursus avec une maîtrise de gestion et d'administration des entreprises sportives pour devenir Maître de conférence à la faculté des sports (UFR STAPS)[2]. Il a passé avec succès les diplômes d'état pour être professeur de judo, de natation et préparateur physique[3].

De 2001 à 2014, il a été 12e adjoint auprès du maire de Montpellier en qualité de délégué aux sports, à la démocratie participative et à la cohésion sociale, puis de 2008 à 2011, il officie aux même fonctions auprès du conseil général de l’Hérault.

Dans le département de l'Hérault, il est élu député lors des élections législatives de 2012 dans la 9e circonscription. Quelques jours après son investiture, il est victime d'un malaise vagal dans l'hémicycle de l'assemblée nationale[4] durant le discours de Jean-Marc Ayrault[5],[6]. Durant cette legislature il fait partie des 60 députés les moins présents à l'assemblée nationale (en comptant les députés ayant été absents pour prendre des postes ministériels)[7].

Sur la commune de Montpellier, il est conseiller général du 4e canton et municipal de l'opposition auprès de la mairie[8]. À ce dernier titre, il fait partie des 46 titulaires représentants de la ville adhérant à la commission d'évaluation des transferts de charges de Montpellier Méditerranée Métropole[9] en tant qu'établissement public de coopération intercommunale (EPCI).

À la suite de son élection comme député, il démissionne de ses deux autres mandats pour se conformer au règlement du non cumul des mandats du Parti socialiste, mais reste conseiller spécial aux sports auprès du maire de la ville[10]. Dans le cadre des déclarations d'intérêts des députés français[11], les données accessibles auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique[12],[13] (HATVP) et du Projet Arcadie[14] mettent en exergue une intégrité du député et d'en noter les services d'attachée parlementaire auprès de sa fille, Maryll Vignal[15].

Il a été directeur de campagne[1] du candidat Jean-Pierre Moure aux élections municipales de 2014.

Durant les élections présidentielles de l'année 2017, il parraine le futur président Emmanuel Macron et fait partie des 14 296 signataires publiés[16]. Tout en ayant changé de parti politique, il est le seul député sortant qualifié pendant les élections législatives de 2017 du département de l'Hérault[17]. Son directeur de campagne le définit comme : « il est un peu comme l’anguille » pour valider ses changements et convictions dans sa volonté de « rester un homme de gauche »[18].

Dans son nouveau mandat, la commission permanente[19] du député Patrick Vignal porte sur « les affaires culturelles et l'éducation » au sein de l'Assemblée Nationale et les centres d'intérêts dont il a la gestion portent sur[14]: l'aménagement du territoire, les collectivités territoriales, l'environnement, le logement et l'urbanisme, la société et les transports. Un bilan des dernières années d'activités de Patrick Vignal concernant le vote des subventions d’État ou réserve parlementaire, représente un montant de 130 000,00  / an[20] dont les cinq premières thématiques sont : les concours spécifiques et d'administration, le sport, la jeunesse et la vie associative, l'accès et le retour à l’emploi et la transmission des savoirs et la démocratisation de la culture.

En juillet 2017, alors qu'il fait partie des députés pointés du doigt pour leur absentéisme à l'Assemblée, il se justifie en évoquant « la maladie et la fatigue », assurant toutefois qu'il serait « tout neuf » très vite, et se dit « fatigué par les frondeurs lors du précédent quinquennat »[21]. Après un an de législature, il est le deuxième député du groupe LREM le moins présent aux votes de l'Assemblée (6 % en moyenne)[22].

Selon le site StreetPress, il compte parmi les députés à contourner la loi sur la moralisation de la vie publique en faisant embaucher sa fille par Bertrand Sorre, également député En marche[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'homme de l'ombre de Jean-Pierre Moure, publié le 13 mars 2014, sur le site 20 minutes (consulté le 2 juillet 2017)
  2. UFR STAPS, UFR Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives de Montpellier (consulté le 2 juillet 2017)
  3. « Le gros bras de la République », publié le 19 septembre 2016 par Pascal Delhoume, sur le site Futurelab (consulté le 2 juillet 2017)
  4. Description de la fiche personnelle, sur le site de l'Assemblée nationale (consulté le 2 juillet 2017)
  5. « Le nouveau député PS de l'Hérault a eu un malaise », publié le 3 juillet 2012 par Fabrice Dubault sur le site de France3 Occitanie (consulté le 3 juillet 2017)
  6. Déclaration : « Je dois me reposer », publié le 4 juillet 2012 par Laurence Creusot sur le site de France3 Occitanie (consulté le 3 juillet 2017)
  7. « NosDéputés.fr - Regards Citoyens », sur NosDéputés.fr (consulté le 21 juillet 2017)
  8. Conseiller municipal de l'opposition, sur le site de la mairie de Montpellier (consulté le 2 juillet 2017)
  9. Commission interne à l'Agglomération, sur le site de la mairie de Montpellier (consulté le 2 juillet 2017)
  10. Démission du poste d’adjoint aux sports, publié le 27 septembre 2012, sur le site du Midi libre (consulté le 2 juillet 2017)
  11. « Au Parlement, on n'est jamais mieux servi que par sa famille », publié le 30 septembre 2014 par Matthieu Deprieck, sur le site de lexpress.fr (consulté le 2 juillet 2017)
  12. Député de l'Hérault, sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (consulté le 2 juillet 2017)
  13. [PDF] « Déclaration d'intérêts et d'activités », sur le site de la HATVP (consulté le 2 juillet 2017)
  14. a et b Fiche du Député de l'Hérault, sur le site du Projet Arcadie (consulté le 2 juillet 2017)
  15. « Assistants parlementaires. Ces députés qui travaillent en famille », publié le 23 février 2017 sur le site de ouest-france.fr (consulté le 2 juillet 2017)
  16. Total des parrainages validés, sur le site de l'Élection présidentielle 2017 (consulté le 2 juillet 2017)
  17. Seul député sortant qualifié dans la 9e Circo de l'Hérault, publié le 13 juin 2017 par Marine Desseigne, sur le site de la Marseillaise.fr (consulté le 2 juillet 2017)
  18. « L'anguille Vignal prête pour un deuxième mandat », publié le 18 mai 2017 par Jean Baptiste Decroix, sur le site de la gazette de Montpellier (consulté le 2 juillet 2017)
  19. « NosDéputés.fr - Regards Citoyens », sur NosDéputés.fr (consulté le 22 juillet 2017)
  20. Répartition par programme budgétaire, sur le site du politologue.com (consulté le 3 juillet 2017)
  21. « Fatigué par les frondeurs du précédent quinquennat : comment le député Patrick Vignal (REM) justifie son absentéisme », publié le 26 juillet 2017 sur le site LCI (consulté le 9 septembre 2017)
  22. Wedodata, « Les députés En marche traînent les pieds », sur Les Jours, (consulté le 29 juillet 2018).
  23. « La petite combine des députés En Marche pour embaucher leurs enfants », https://www.streetpress.com,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]