Michèle Crouzet

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Michèle Crouzet
Illustration.
Michèle Crouzet en 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(2 ans, 3 mois et 25 jours)
Élection
Circonscription 3e de l'Yonne
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Marie-Louise Fort
Conseillère départementale de l'Yonne
En fonction depuis le
(4 ans, 6 mois et 14 jours)
Avec Alexandre Bouchier
Circonscription Canton de Thorigny-sur-Oreuse
Coalition Union de la droite
Conseillère municipale d'Évry
Adjointe au maire
En fonction depuis
(5 ans et 6 mois)
Maire Jean-Claude Gonnet
Biographie
Lieu de naissance Lormes
Parti politique UDI (jusqu'en 2017)
LREM (2017-2019)
Diplômée de Université de Bourgogne
Profession Cheffe d'entreprise

Michèle Crouzet, née le à Lormes, est une femme politique française.

Membre de l'Union des démocrates et indépendants puis, à partir de 2017, de La République en marche (LREM), elle est élue députée dans la troisième circonscription de l'Yonne lors des élections législatives de 2017. Elle quitte LREM en 2019 après avoir choisi de se présenter comme tête de liste aux élections municipales de 2020 à Sens sans avoir obtenu l'investiture du parti.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michèle Crouzet passe ses études à l'université de Bourgogne[1]. Employée pendant six ans à la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne, elle reprend en 2015 avec son époux[2] une très petite entreprise[3] spécialisée dans la finance d'entreprise[4] (construction-vente)[2], qu'elle co-gère[3]. Après avoir été élue députée en 2019, elle met en pause cette activité[5].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

En 2014, elle est élue conseillère municipale à Évry, une petite commune icaunaise, et nommée adjointe au maire. L'année suivante, elle est élue vice-présidente du conseil départemental de l'Yonne par le canton de Thorigny-sur-Oreuse sous l'étiquette Union des démocrates et indépendants (UDI). Au conseil, elle préside également la commission agriculture, environnement[3] et ingénierie des territoires[6].

Elle quitte l'UDI[7] et rejoint En marche durant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017, où Emmanuel Macron, fondateur du parti, est élu[4]. Aux élections législatives de 2017, grâce à l'influence du sénateur François Patriat[8], Crouzet est investie dans la troisième circonscription par En marche, devenu La République en marche (LREM). Le maire de La Celle-Saint-Cyr Yannick Villain est son suppléant[3]. Elle réunit 28 % des votes au premier tour[7]. Au second, elle affronte Julien Odoul, candidat du Front national. Elle l'emporte avec 55,59 %[3] et plus de 4 000 voix d'avance. Elle est l'unique candidate LREM élue dans son département[9].

Députée[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale, Michèle Crouzet intègre le groupe La République en marche et la commission des Affaires économiques[2]. Quelques mois après son entrée en fonction, elle se fait remarquer pour ses désaccords avec la ligne politique du parti. Elle signe notamment une motion de soutien du conseil départemental icaunais aux bailleurs sociaux du département, qui s'opposent à la baisse de l'aide au logement voulue par le Gouvernement[8]. Début 2019, avec une vingtaine d'autres députés de LREM, elle exprime son souhait de rétablir un impôt sur la fortune, qui avait été supprimé l'année précédente[10].

Elle est discrète dans l'hémicycle : en , elle n'avait encore déposé aucun amendement et n'était que très peu intervenue dans les débats. Après un « déclic », elle met en place le même mois une stratégie de communication plus intensive, et annonce à L'Yonne républicaine sa volonté de se « montrer davantage »[5]. En octobre, elle est la rapporteure d'une commission d'enquête parlementaire sur l'alimentation industrielle, qui vise à « inciter le secteur de l'agroalimentaire à utiliser moins de sel, moins de gras, moins de sucre et d'additifs dans ses produits » et à éduquer les enfants sur les dangers de la malbouffe[11].

Elle annonce quitter LREM en septembre 2019, en désaccord notamment sur le choix des candidats pour les élections municipales. Son entourage indique : « On a prévenu les instances de LaREM maintes fois, ils sont à des années-lumières d'imaginer ce qu'il se passe sur le terrain. Les parlementaires en ont ras le cul, il y a un gros souci d'écoute. C'est un pool de 3-4 personnes qui décident de tout, chez En Marche. Les députés sont devenus des députés jetables[12]. »

Candidate aux élections municipales sénonaises[modifier | modifier le code]

Michèle Crouzet annonce, à la mi-, sa volonté de se présenter aux élections municipales à Sens en 2020, sous l'étiquette de La République en marche. Mais son parti investit une autre candidate, Claude Vivier-Le Got, déjà candidate en 2014 pour le Parti radical[13].

Après avoir fait part de son désir de rester candidate[14], elle est menacée d'exclusion de la part du référent départemental de LREM. Le , Crouzet annonce quitter LREM et conserver sa candidature à Sens. Elle met en cause le choix de Vivier-Le Got en rappelant sa condamnation à un an d'inéligibilité en 2014 après le rejet de son compte de campagne[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Qui est mon député ? Notre moteur de recherche pour mieux connaître votre représentant à l’Assemblée nationale », sur Le Monde, (consulté le 1er juillet 2017).
  2. a b et c Romain Blanc, « Le premier mois à l'Assemblée de la députée LREM Michèle Crouzet », sur L'Yonne républicaine, (consulté le 3 août 2019).
  3. a b c d et e « 3e circonscription de l'Yonne : un mandat de député pour la chef d’entreprise Michèle Crouzet », sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté, (consulté le 3 août 2019).
  4. a et b Virginie Salanson, « Législatives : qui est Michèle Crouzet, la nouvelle députée (REM) de la 3e circonscription de l'Yonne ? », sur France Bleu, (consulté le 3 août 2019).
  5. a et b Stéphane Vergeade, « Michèle Crouzet, députée de la 3e circonscription : « Maintenant, je vais me montrer davantage » », sur L'Yonne républicaine, (consulté le 3 août 2019).
  6. Olivier Richard, « Michèle Crouzet pour La République en marche : son défi, le très haut débit », sur L'Yonne républicaine, (consulté le 3 août 2019).
  7. a et b Renaud Candelier, « Législatives : Michèle Crouzet (REM) et Julien Odoul (FN) en débat sur France Bleu Auxerre », sur France Bleu, (consulté le 3 août 2019).
  8. a et b Ludovic Berger, « Michèle Crouzet, l'élue LREM qui désoriente », sur L'Yonne républicaine, (consulté le 3 août 2019).
  9. Cécile Carton, « Michèle Crouzet : « Je regrette d'être la seule députée LREM de l'Yonne » », sur L'Yonne républicaine, (consulté le 3 août 2019).
  10. Grégoire Molle, « Dans l'Yonne, les LREM toujours en phase avec leur parti, malgré des divergences au sein du groupe parlementaire », sur L'Yonne républicaine, (consulté le 3 août 2019).
  11. Franck Morales, « Michèle Crouzet (LREM) : « Les produits industriels ultra-transformés contiennent trop de sel, de gras, de sucre et d'additifs » », sur L'Yonne républicaine, (consulté le 3 août 2019).
  12. « Au lendemain de son université d'été, LaREM perd deux membres de son groupe à l'Assemblée nationale », sur BFMTV, (consulté le 15 octobre 2019)
  13. a et b Antoine Compigne, « Candidate aux municipales à Sens en 2020, la députée Michèle Crouzet quitte La République en marche », sur L'Yonne républicaine, (consulté le 3 août 2019).
  14. Franck Morales, « Municipales 2020 - Michèle Crouzet (LREM) : « Je suis et resterai candidate à Sens » », sur L'Yonne républicaine, (consulté le 3 août 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]