Mathieu Klein

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Mathieu Klein
Illustration.
Mathieu Klein en 2019.
Fonctions
Maire de Nancy
En fonction depuis le
(3 jours)
Élection
Prédécesseur Laurent Hénart
Conseiller municipal de Nancy
En fonction depuis le
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
Président du conseil général puis départemental de Meurthe-et-Moselle
En fonction depuis le
(6 ans, 2 mois et 16 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Michel Dinet
Successeur Valérie Beausert-Leick (désignée)
Conseiller général puis conseiller départemental de Meurthe-et-Moselle
En fonction depuis le
(16 ans, 3 mois et 10 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 27 mars 2011
29 mars 2015
Circonscription Canton de Nancy-Nord (2004-2015)
Canton de Nancy-2 (depuis 2015)
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Phalsbourg (Moselle)
Nationalité Française
Parti politique PS (depuis 1992)

Mathieu Klein
Maire de Nancy

Mathieu Klein, né le à Phalsbourg (Moselle), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste (PS), il est président du conseil général puis départemental de Meurthe-et-Moselle de 2014 à 2020. À la suite des élections municipales de 2020 et après une première tentative en 2014, il devient maire de Nancy, faisant basculer la majorité municipale à gauche pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Mathieu Klein naît dans une famille d'instituteurs à Phalsbourg en Moselle[1]. Avec ses deux frères, il grandit dans le même département à Holving, près de Sarralbe, avant d'être lycéen à Sarreguemines et de venir à Nancy en 1993 pour suivre des études d'histoire puis de sociologie en 1994[2],[3]. Il poursuit ses études universitaires à Paris.

Il a d'abord songé à devenir prêtre avant de se lancer en politique[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Mathieu Klein est membre du Parti socialiste depuis 1992, année où il s’engage en faveur du « oui » au référendum sur le traité de Maastricht[2] alors qu'il est encore lycéen à Sarreguemines[5]. Il devient ensuite syndicaliste étudiant au sein de l’UNEF-ID à Nancy puis à Paris; il est bientôt responsable des questions de santé du bureau national[6].

Il fonde en 1994 à Nancy et préside l'association Homonyme Nancy Jeunes Gays, militant pour l’égalité et contre le sida et l'homophobie. L'association organise à Nancy une Marche pour l'égalité des droits des homosexuels et des lesbiennes le 25 février 1995. Il préside ensuite en 1996 AIDES Lorraine Sud, organisant le troisième carnaval gay de Nancy en avril 1996, avec des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence pour lutter contre le sida, « battre en brèche l'ordre moral » et « dénoncer fermement les positions de l'Église » sur l'homosexualité et le sida[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13]. Il adhère au mouvement Homosexualités et socialisme (HES)[14].

Il est ensuite président départemental des jeunes socialistes, secrétaire de la section de Nancy du PS puis premier secrétaire de Meurthe-et-Moselle en 2008 et membre du bureau national du PS[15],[16].

Il rejoint en 2000 le cabinet du président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle[17],[18], le socialiste Michel Dinet, dont il devient le « fils spirituel »[19]. Après une brève installation en 2003 à Paris où il est responsable de l'association Sida Info Service[20], il est élu conseiller général de Meurthe-et-Moselle en 2004, dans le canton de Nancy-Nord, battant au second tour le sénateur UMP Philippe Nachbar. Il est réélu en 2011.

Au lendemain de l'élection présidentielle de 2002, il rejoint un temps le Nouveau Parti socialiste avant d'intégrer en 2009 le cabinet de Martine Aubry, alors première secrétaire du PS[21]. Il fait partie de son équipe pendant la primaire citoyenne de 2011.

Jusqu'aux élections municipales de 2014, il occupe à temps partiel un poste à la Mutualité française lorraine[22],[23].

Candidat à 29 ans à une élection législative partielle à Nancy en 2005 contre Laurent Hénart, il est battu au second tour de 399 voix[24]. Il est à nouveau candidat contre ce-dernier lors des élections législatives de 2007 dans la première circonscription de Meurthe-et-Moselle et à nouveau battu, obtenant néanmoins 49,2 % des voix au second tour[25],[26]. Aux élections municipales de 2014 à Nancy, la liste qu'il conduit est défaite au second tour par celle de Laurent Hénart (UDI)[27],[28],[29],[30].

Le , à la suite de la mort accidentelle de son mentor Michel Dinet, alors qu’il était jusque-là vice-président délégué à l’éducation et à l’innovation citoyenne au conseil général de Meurthe-et-Moselle, il est élu président de l’assemblée départementale par 34 voix sur 44[31],[32],[33],[34]. Il est alors un des plus jeunes présidents de conseil départemental et le seul à être ouvertement homosexuel[35]. Il est élu conseiller départemental dans le canton de Nancy-2 (nouveau découpage) le , en binôme avec Véronique Billot, recueillant 56,7 % des suffrages[36]. Il est élu président du conseil départemental le [35].

Nationalement, il s'exprime en faveur d'une prise en charge du financement du revenu de solidarité active par l’État[37] et à l’expérimentation d’un « revenu de base » contre la pauvreté[38]. En 2016, il soutient Manuel Valls et devient l'un de ses huit porte-parole de campagne pour la primaire citoyenne de 2017[39].

À partir de , il co-préside[40] un groupe de travail sur la gouvernance des politiques de lutte contre la pauvreté dans les territoires[41]. En , à la suite d'une proposition du Premier ministre, il est chargé, avec Claire Pitollat, de conduire une mission sur l’insertion des bénéficiaires du RSA[42]. En , il refuse un poste de ministre dans le gouvernement Édouard Philippe[43],[44].

Candidat aux élections municipales de 2020 à Nancy, il arrive en tête du premier tour, le , avec 37,9 % des voix, mettant Laurent Hénart en ballotage défavorable[45]. Au second tour, le , sa liste « Nancy en grand », fusionnée avec celle de Laurent Watrin (EELV), l’emporte avec 54,5 % des voix sur celle du maire sortant. Il est élu maire de Nancy le , par 43 voix, devenant ainsi la première personnalité de gauche à exercer ce mandat depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il est secondé par vingt adjoints[46].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Engagé au sein d'associations de lutte contre l'homophobie, il fait partie des élus français qui se déclarent homosexuels[7],[47]. Il est marié avec un médecin généraliste et le couple a trois enfants[48].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le président - Département de Meurthe-et-Moselle », sur www.meurthe-et-moselle.fr (consulté le 9 décembre 2015).
  2. a et b « Mathieu Klein » [vidéo], sur MIRABELLE TV, (consulté le 9 décembre 2015).
  3. lasemaine.fr, 14 juin 2013, "Mathieu Klein : il est prêt"
  4. lasemaine.fr, 14 juin 2013, "Mathieu Klein : il est prêt"
  5. lemonde.fr, 2 juillet 2020, "Delafosse, Hanotin, Klein : les « trois M », ou la nouvelle génération du Parti socialiste"
  6. epoint.fr, 9 février 2025, "Départementales 2015 - Meurthe-et-Moselle : Mathieu Klein, l'espoir socialiste"
  7. a et b « Nancy: le maire répond aux associations, Mathieu Klein devient président du Conseil général », sur Yagg.com, (consulté le 9 décembre 2015).
  8. Mathieu Klein, Hexagone Gay
  9. lorrainegay.com, Fiche de l'association Homonyme
  10. .youtube.com, "Trois reportages, de RTL 9 et France 3, sur la première manif gay à Nancy en 1995" (avec une interview de M. Klein dans le premier reportage)
  11. vidéo de France 3 Grand Est, "Le parcours de Mathieu Klein, le nouveau maire de Nancy", sur youtube, 1er juillet 2020
  12. youtube.com, Reportage RTL9 13 avril 1996,Carnaval gay de Nancy Aides Lorraine Sud, avec une interview de M. Klein en studio
  13. lepoint.fr, 9 février 2025, "Départementales 2015 - Meurthe-et-Moselle : Mathieu Klein, l'espoir socialiste"
  14. Les élus meurthe-et-mosellans et l’homosexualité, lorrainegay.com, octobre 2005
  15. france3-regions.francetvinfo.fr, 29 juin 2020, "PORTRAIT Municipales 2020 : Mathieu Klein entre dans l'histoire, il fait basculer Nancy à gauche"
  16. « Mille jours pour rassembler la gauche, par Gwenegan Bui, Mathieu Klein et Marylise Lebranchu », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 22 décembre 2015).
  17. lasemaine.fr, 14 juin 2013, "Mathieu Klein : il est prêt"
  18. lesechos.fr, 15 septembre 2004, mis à jour en 2019, "Portrait : Mathieu Klein"
  19. « Meurthe-et-Moselle : Mathieu Klein élu président du conseil général », sur www.estrepublicain.fr, (consulté le 9 décembre 2015).
  20. lasemaine.fr, 14 juin 2013, "Mathieu Klein : il est prêt"
  21. « Départementales 2015 - Meurthe-et-Moselle : Mathieu Klein, l'espoir socialiste », sur Le Point.
  22. « Départementales 2015 - Meurthe-et-Moselle : Mathieu Klein, l'espoir socialiste », sur Le Point.
  23. lasemaine.fr, 14 juin 2013, "Mathieu Klein : il est prêt"
  24. lemonde.fr, 5 septembre 2005, "Législative partielle : second tour pour M. Hénart (UMP)", Ibid., 12 septembre 2005
  25. « A Nancy, Klein l'amant idéal contre Hénart le gendre idéal », sur Rue89, (consulté le 31 décembre 2015).
  26. « Article de presse »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  27. « Hénart - Klein : premières salves », sur Le Point, (consulté le 2 janvier 2016).
  28. Sondage Municipales 2014 : Klein, l'homme qui pourrait faire basculer Nancy à gauche, La Chaîne Info, 16 mars 2014.
  29. « Mathieu Klein s'installe rue Stanislas », sur Lasemaine.fr, (consulté le 22 décembre 2015).
  30. Résultats municipales 2014 à Nancy : Laurent Hénart (UDI) l'emporte face à Mathieu Klein (PS), RTL, 30 mars 2014
  31. « 54: Mathieu Klein nouveau président du CG », sur Le Figaro, (consulté le 9 décembre 2015).
  32. L'Est-Républicain
  33. Mathieu Klein élu président du conseil général de Meurthe-et-Moselle, France 3, 22 avril 2014
  34. « Mathieu Klein succède à Michel Dinet à la tête du département Meurthe-et-Moselle », sur BFMTV, (consulté le 9 décembre 2015).
  35. a et b « Mathieu Klein élu président du Conseil départemental de Meurthe et Moselle », sur Yagg.com, (consulté le 9 décembre 2015).
  36. « Résultats des cantons de Nancy (élection départementale 2015) ».
  37. Mathieu Klein, « Le financement du RSA ne peut reposer sur la fiscalité locale », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 7 mai 2016).
  38. « Dix-neuf présidents socialistes de départements réclament un «revenu de base» universel », sur leparisien.fr, (consulté le 16 mai 2020)
  39. « Primaire à gauche : Valls présente son QG et son état-major de campagne », lesechos.fr, 14 décembre 2016.
  40. Avec Joëlle Martinaux, présidente de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale.
  41. « Le Département de Meurthe-et-Moselle en mission pour lutter contre la pauvreté », sur meurthe-et-moselle.fr (consulté le 24 juillet 2018)
  42. « Edouard Philippe missionne une députée et un président de conseil départemental pour repenser le RSA », sur www.caissedesdepotsdesterritoires.fr (consulté le 24 juillet 2018)
  43. « Mathieu Klein refuse un poste de ministre », sur www.estrepublicain.fr (consulté le 17 janvier 2020)
  44. BFMTV, « Le remaniement se fera sans démission du gouvernement », sur BFMTV (consulté le 27 novembre 2019)
  45. Ministère de l’Intérieur, « Élections municipales et communautaires 2020, résultats par communes, Nancy »
  46. « Mathieu Klein a été élu maire de Nancy ce dimanche matin », estrepublicain.fr, 5 juillet 2020.
  47. « Départementales 2015 - Meurthe-et-Moselle : Mathieu Klein, l'espoir socialiste », sur Le Point.
  48. mathieuklein.fr/me-connaitre/
  49. Décret du 2 mai 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]