Olivier Henno

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Olivier Henno
Illustration.
Fonctions
Sénateur du Nord
En fonction depuis le
(10 mois et 18 jours)
Élection 24 septembre 2017
Groupe politique UC
Vice-président du Conseil départemental du Nord
chargé de l’Insertion
En fonction depuis le
(3 ans, 4 mois et 17 jours)
Conseiller départemental du Nord
élu dans le canton de Lille-1
En fonction depuis le
(3 ans, 4 mois et 17 jours)
Avec Marguerite Chassaing
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Canton créé
Maire de Saint-André-lez-Lille
[1]
(16 ans, 9 mois et 10 jours)
Prédécesseur Paul Lauérière (PS)
Successeur Élisabeth Masse (UDI)
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Roubaix (Nord)
Nationalité Française
Parti politique UDI
Diplômé de ESC Lille

Olivier Henno
Maires de Saint-André-lez-Lille

Olivier Henno (né le à Roubaix) est un homme politique français, Conseiller départemental du Nord, vice-président de la Métropole Européenne de Lille (chargé de la Culture et du Tourisme), membre du conseil d’administration de l’Association des maires de France, et sénateur du Nord[2].

Homme politique du centre, il fut membre de CDS, de l'UDF, puis du Mouvement démocrate[3] où il occupait des responsabilités au sein de l’exécutif, responsable des questions relatives à la décentralisation et à la sécurité au sein du Shadow Cabinet du parti[4]. Il fut aussi président du Mouvement démocrate du Nord jusqu'à sa démission en 2012.

Il est actuellement membre de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) , dont il est secrétaire général adjoint (chargé des élus locaux[5]).

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'École supérieure de commerce de Lille, Olivier Henno adhère pour la première fois en 1982 au Centre des Démocrates Sociaux (CDS) et devient président des Jeunes Démocrates Sociaux en 1986[6]. Il a exercé divers mandats internes au sein de l'UDF notamment au sein des Jeunes UDF.

En 1995, il se présente pour la première fois aux élections municipales de Saint-André-lez-Lille.

Lors des élections régionales de 1998. Il fait partie des candidats proposés par Jean-Louis Borloo qui grâce à son excellent résultat au sein d'une liste distincte de celle du RPR (près de 19 %) lui permet d'entrer au sein de l'assemblée régionale[7].

Pour sa deuxième tentative, en 2001, il est élu maire de Saint-André-lez-Lille (11 000 hab.) dès le 1er tour avec près de 52 % des suffrages. Il met fin à 12 ans de mandat du Parti Socialiste dans cette commune de la banlieue lilloise.

Il est élu conseiller général du canton de Lille-Ouest en même temps qu'il accède à la mairie. Ce canton était alors détenu par Jean Talman (UDF) auquel il succède. Il siège alors dans l'opposition à la majorité de gauche PS-PCF, dans le groupe de l'Union Pour le Nord.

La présidentielle de 2002 et la fidélité à l'UDF[modifier | modifier le code]

Il soutient la candidature de François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2002 et commence à prendre ses distances avec la droite et une partie du centre qui ont rejoint l'UMP . C'est à cette époque que ses relations avec Marc-Philippe Daubresse qui fut membre de l'UDF jusqu'à cette date se détériorent.

Il participe aux élections régionales de 2004 sur la liste UDF menée par Valérie Létard symboliquement à la fin et il n'est donc pas élu[8].

En 2005, Olivier Henno crée la surprise dans une élection législative partielle où il met justement en ballottage le député UMP et ancien ministre Marc-Philippe Daubresse, dont il fut proche collaborateur et directeur de cabinet. Il est finalement battu au second tour, recueillant 46,8 % des suffrages exprimés.

À la suite de cet excellent score, Olivier Henno décide avec quatre autres conseillers généraux de quitter le groupe UPN et de créer un rassemblement autour de l'UDF marquant ainsi une rupture avec le passé qui liait le parti centriste à l'UMP.

La présidentielle de 2007 et la création du Mouvement Démocrate (MoDem)[modifier | modifier le code]

Il soutient de nouveau la candidature de François Bayrou pour l'élection présidentielle de 2007. Au second tour il ne donne pas de consigne de vote officielle, en droite ligne du positionnement de son candidat de ne pas choisir entre les deux finalistes restants. Il fait partie des cadres et des élus qui sont restés fidèles au candidat béarnais malgré le départ de plusieurs d'entre eux emmenés notamment par Hervé Morin, Maurice Leroy, François Sauvadet, et Valérie Létard, partis fonder le Nouveau Centre et soutenir le candidat UMP Nicolas Sarkozy. Il fustigera publiquement cette attitude qu'il qualifiera de trahison, osant une comparaison avec la chanson de Georges Brassens "Les Copains d'abord" rebaptisée selon ses termes "Les Coquins d'abord"[9].

Il fait donc partie des candidats UDF associés au nouveau label créé par François Bayrou, le Mouvement Démocrate, pour les élections législatives.

Il arrive en troisième position au soir du premier tour avec 18,09 %, derrière la candidate socialiste (21,49 %) et loin derrière Marc-Philippe Daubresse (46,77 %). Il ne peut donc se maintenir comme au scrutin partiel de 2005 et doit se retirer sans donner de consignes particulières. Marc-Philippe Daubresse est réélu au second tour.

À l'automne 2007, l'un des membres du groupe UDF/MoDem au conseil général du Nord, René Locoche, décide de revenir siéger avec le groupe UPN. Comme il est nécessaire d'avoir cinq élus pour former un groupe au sein du Conseil Général du Nord et qu'il n'en reste plus que quatre, Olivier Henno et ses trois autres collègues sont obligés de devenir non-inscrits et perdre ainsi toute représentativité officielle afférente aux formations constituées [10].

Il est réélu maire de Saint-André-lez-Lille en 2008 avec plus de 65 % des suffrages dès le premier tour, face à deux autres listes (PS et UMP), et devient un des premiers vice-présidents de la nouvelle direction de Lille Métropole Communauté urbaine.

Il repart également pour un nouveau mandat de conseiller général dans la foulée de sa réélection en tant que maire. Ne pouvant former un groupe, il reste non-inscrit mais soutient la candidature du socialiste Bernard Derosier au poste de président du Conseil Général du Nord, avec l'autre élu proche du Mouvement Démocrate, Dany Wattebled, du canton de Seclin-Nord.

Lors des élections européennes du 7 juin 2009, il est second sur la liste MoDem pour la région Nord-Ouest, menée par Corinne Lepage ; elle obtient à peine plus de 8 %[11]. Le parti n’obtient qu’un seul siège de député européen.

Pour les élections régionales de 2010, il dirige la liste du MoDem de la région Nord-Pas-de-Calais en tant que chef de file du département du Nord, Frédéric Leturque celui du Pas-de-Calais. Ses deux slogans pour cette campagne sont « Votez juste » et « Au centre ». À l’image des résultats nationaux obtenus par le Modem, sa liste n’obtient que 3,93 % des suffrages, soit moins que les 5 % nécessaires au remboursement des frais de campagnes et à une éventuelle fusion pour le second tour. En dépit de ce score décevant, Olivier Henno se résout à appeler au vote de la liste PS-PCF/FdG-Verts menée par Daniel Percheron[12]. À l’issue de ces élections, le MoDem perd toute représentation dans l’hémicycle régional.

À la suite du renouvellement cantonal de 2011, il continue d'apporter sa voix pour l'élection du nouveau président socialiste Patrick Kanner qui remplace désormais Bernard Derosier. Il reste toujours parmi les conseillers non-inscrits[13].

La présidentielle de 2012 et la création de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI)[modifier | modifier le code]

Il soutient François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2012, puis au second tour, comme le président du Modem, le candidat socialiste François Hollande, insistant pour que le Modem soit partie prenante de la majorité présidentielle qui allait se dessiner à la suite de la victoire du représentant du P.S[14].

Olivier Henno entama ensuite des négociations avec le Parti Socialiste en vue des élections législatives se déroulant quelques semaines après la présidentielle, afin que cette formation ne présente pas de candidat dans sa circonscription. Son objectif était alors d'affronter le député sortant UMP Marc-Philippe Daubresse avec le soutien du P.S.

Devant le refus de la direction du Parti Socialiste de faire alliance avec le Centre, Olivier Henno renonça à sa propre candidature dans la quatrième circonscription du Nord[15].

C'est alors qu'il décide de devenir membre fondateur de l'Union des démocrates et indépendants lors de sa création en septembre 2012. Il profita également de cette fondation d'un nouveau mouvement politique pour quitter les bancs des non-inscrits au Conseil Général du Nord et retourner dans le groupe UPN (Centre-droit et droite) avec l'autre élu apparenté MoDem, Dany Wattebled[16]. Cette situation le mettant désormais en porte-à-faux avec l'appareil du Parti Socialiste, il décide de quitter ses fonctions de vice-président de Lille Métropole Communauté urbaine[17].

Depuis 2013, Olivier Henno s'est donc éloigné du Parti Socialiste en se positionner pour un rassemblement et un soutien mutuel entre le centre-droit et la droite contre la gauche socialiste et non socialiste. Sa réconciliation avec Marc-Philippe Daubresse en mai de la même année en est le témoignage concret[18].

Le 7 février 2014, il annonce sa candidature pour un 3e mandat à la mairie de Saint-André-lez-Lille[19] . Le 23 mars 2014, avec 67,56 % des voix, il est réélu maire dès le 1er tour[20]

Suite à la loi de cumul des mandats, il démissionne de son poste de maire le 21 décembre 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]