Saint-Georges-de-la-Couée

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Saint-Georges-de-la-Couée
Saint-Georges-de-la-Couée
L'église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Château-du-Loir
Intercommunalité communauté de communes Loir-Lucé-Bercé
Maire
Mandat
Céline Auriau
2014-2020
Code postal 72150
Code commune 72279
Démographie
Population
municipale
158 hab. (2016 en diminution de 5,39 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 29″ nord, 0° 34′ 59″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 151 m
Superficie 11,68 km2
Localisation

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Saint-Georges-de-la-Couée est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 158 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Georges-de-la-Couée est un village sarthois situé à 40 km au sud-est du Mans, dans le canton du Grand-Lucé.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Georges-de-la-Couée
Montreuil-le-Henri Sainte-Osmane
Courdemanche Saint-Georges-de-la-Couée Ruillé-sur-Loir
Ruillé-sur-Loir

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Les textes anciens permettent de tracer l’histoire de Saint-Georges-de-la-Couée depuis l’époque de l’antique villa mérovingienne Sabonarias sise au pays du Mans, dans la région du Labricin (Lavardin)[Note 2].

Pour autant, des traces de civilisations plus anciennes attestent de la présence humaine du temps des Celtes et à l’époque gallo-romaine[1] : présence d’une voie romaine au nord de la commune, appelée via Saturniacensis[2] ou chemin ferré, de fondations d’une villa gallo-romaine près d’une fontaine d’eau vive, des restes d’une forge près de la voie romaine et découverte en 1832 de nombreuses pièces aux effigies des empereurs gaulois du IIIe siècle, Gallien, Posthume, Tetricus, etc. Ce trésor, qui était enfoui sous terre à la Davillière dans le bourg de Saint-Georges, contenait plus de 13 000 de ces médailles enfermées dans des pots en terre[3].

Des textes permettent de remonter l’histoire de la commune depuis le IVe siècle :

  • Saint-Liboire, évêque du Mans de 348 à 397, consacra une église sur le territoire de la villa Sabonarias : elle pourrait avoir eu rang d’église paroissiale et elle était taxée de deux livres d’huile et une de cire[4] ;
  •  Saint-Bertrand, évêque de 587 à 623, céda par testament en 616 les bénéfices des terres de la Villa Sabonarias à l'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul du Mans, en particulier des vignes qu’il possédait en ce lieu[5] ;
  • Atiglibert, évêque du Mans de 670 à 705, donne à l'abbaye de Saint-Calais créée par les Cénobites, une partie des terres de la villa Sabonarias[6] ;
  •   C’est sur ces terres que saint Siviard, abbé de Saint-Calais, créa au VIIe siècle un petit monastère ou prieuré[6] ; une chapelle, localisée non loin de l’actuelle chapelle Saint-Fraimbault, fut construite par les moines de l’abbaye de Saint-Calais pour abriter les reliques de saint Siviard[7] ;
  •  Mérolle, évêque du Mans de 772 à 785, fait un échange de terres avec l’abbaye de Saint-Calais ; le prieuré de Saint-Siviard devient pleine propriété de l'abbaye de Saint-Calais, acte officialisé par un édit de Charlemagne de 774[8] ;
  • Saint-Aldric, évêque du Mans de 832 à 856, encouragea les colons à venir s’installer dans le Maine. Dans ce cadre, il créa une mansion[Note 3] à la villa Sabonarias, construisit des maisons et des étables, fit don de troupeaux et légua par testament en 832 des ressources au monastère de Saint-Siviard[9].

Sabonarias vient du latin sapo (savon) et signifie "lieux où l'on fabrique le savon", traduit en français par Savonnières. On retrouve le nom de cette villa sous la forme de Sabonarensae en 616, Savonerolas ou Savonariis au IXe siècle. Cette fabrique de savon était installée au bord du ruisseau la Savonnière, sur l’actuel hameau de Saint-Fraimbault, dans la vallée des Gabrones (du breton ancien gabr et du celte gabras, qui veulent dire chèvre). Le savon, une invention des celtes, était principalement fabriqué avec du bois de hêtre et du suif de chèvre.

À la fin du première millénaire, les Normands et les Bretons ravagèrent le pays et ruinèrent tous les édifices.

Quand l’heure de la reconstruction sonna au début du XIe siècle, les terres de la villa Sabonarias furent petit à petit divisées en de nombreux fiefs dont :

  • Saint-Georges-de-la-Couée qui relevait de Château-du-Loir ;
  • Saint-Sénard (nom dérivé de Saint-Siviard), fief situé sur le territoire de l’actuel hameau de Saint-Fraimbault et dépendant du comté de Vendôme ;
  • Saint-Siviard, ses dépendances et au moins une métairie qui appartenaient à l’abbaye de Saint-Calais ;
  • plusieurs autres fiefs ou parties de fief comme Aigrefin qui relevait du Mans, la Richardière qui dépendait de Montreuil-le-Henri, la Guinandière, la Verronière, le Peray…

Toponymie[modifier | modifier le code]

On retrouve dans les textes anciens plusieurs déclinaisons du nom de Saint-Georges-de-la-Couée : Sanctus Georgius a Laqueo Caudato, Sancti-Georgii de Lacu, Sanctus Georgius ab aquis, qui ont donné au cours du temps et des déformations du langage parlé : Saint-Georges-de-Lacq-Couée, Saint-Georges-de-Lacoué, Saint-Georges-de-Laquoué…

Plusieurs théories ont été émises sur l’origine du nom de Saint-Georges-de-la-Couée. Il est possible que le nom primitif de Sanctus Georgius a Laqueo Caudato fasse référence à un document officiel très ancien (diplôme, charte…) authentifié par des sceaux accrochés à des lacs ou lacets (Laqueo) et des bandes de parchemin qu’on appelaient des queues (Caudato). La queue, tout comme Laqueo, a pu au cours des temps se transformer dans le patois local en « la Couée ».

Les autres déclinaisons trouvées dans les documents anciens font référence à « l’eau » (Lacu, Aquis…), justifiée par la présence de nombreuses sources et fontaines sur la commune. À noter que l’on trouve également le nom de Saint-Georges-de-Clermont au XVIe siècle, du nom des seigneurs des lieux (Sanctus Georgius à Clarmontano), mais ce nom n’a pas perduré.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 1038, Gervais, seigneur de Château-du-Loir et évêque du Mans, crée à des fins défensives le castrum Luciaci, qui deviendra Lucé[10]. Le fief de Saint-Georges est alors administré par le délégué de Gervais à Lucé, le chevalier Hubaud de Lucé. Vers 1100, son fils, Thibaud de Lucé, fit don à l’église de la dîme tirée d’une terre nommée « Mons Boeria », probablement le lieu appelé « la Boirie » situé sur les hauteurs du bourg de Saint-Georges-de-la-Couée[11].

En 1386, Louis de Clermont, seigneur de Gallerande, fait aveu et hommage simple au seigneur de Lucé, Brisegaud de Coësmes, pour le fief de Saint-Georges[12]. Jeanne de Boirot[13], son épouse, lui a amené en dot le fief de Saint-Georges, fief qui sera administré par la famille de Clermont jusqu’en 1650. Au tout début du XVe siècle, les seigneurs de Saint-Georges font construire un manoir sur les hauts du village, actuellement la Davilière, qui deviendra leur centre administratif (recette, justice…).

En 1539, la seigneurie de Lucé est érigée en baronnie par François Ier. C’est à la même période que René de Clermont, baron de Rupt, second fils de René Ier, devient le premier d’une lignée des seigneurs de Saint-Georges. Son frère aîné Louis, sera à l’origine de la lignée des Clermont d’Amboise[14]. Entre-temps, René Ier a fait ériger un nouveau manoir au nord de l’église. Il est  constituée d’une maison à quatre pièces, d’une boulangerie avec four banal et de deux écuries. En outre, les seigneurs de Saint-Georges possèdent un moulin banal sur la rivière de l’Etangsort, un pressoir et une meule à pommes à la Boirie et touchent les revenues de six métairies et de diverses pièces de terre, verger et vignes[Note 4].

Les seigneurs de Saint-Georges-de-la-Couée issus de la famille de Clermont Gallerande furent successivement[14] :

  • René de Clermont, seigneur de Saint-Georges (? - 1540), marié à Philiberte de Goux qui amena en dot la baronnie de Rupt et les terres de Delain en Franche-Comté ;
  • Thomas de Clermont, seigneur de Saint-Georges (1517 - 1595), marié en 1581 à Jeanne de Périers ;
  • Hardouin de Clermont, seigneur de Saint-Georges (? - 1633), marié en 1598 à Jeanne de Harlay qui amena en dot le marquisat de Montglas en Seine-et-Marne ;
  • Victor de Clermont seigneur de Saint-Georges (? - 1655), non marié et sans descendant.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, de 1540 à 1576, de grands travaux sont réalisés à l’église avec la construction d’une chapelle à deux travées de style Renaissance. Si chaque paroissien participa financièrement à cette construction, le seigneur de Saint-Georges et sa famille furent les plus grands donateurs tant en argent qu’en bois de chêne pour les charpentes[1].

Pendant les troubles des guerres de religion, Thomas de Clermont dû donner de sa personne pour sauvegarder le village des exactions de bandes armées. Alors que le village s’était déclaré contre la ligue et pour le roi Henri IV, le 15 novembre 1590 il fut mis à rançon par le capitaine André détaché avec sa compagnie du corps d’armée que commandait sous les murs de Lavardin le prince de Conti. Le seigneur de Saint-Georges alla à la rencontre du prince pour le supplier d’épargner le village. Conti donna l’ordre au capitaine André de quitter la paroisse, comme « n’étant pas de bonne prise ». Pour autant, fidèle à ses méthodes, le capitaine força les habitants à lui fournir des vivres avant son départ[1].

Victor, le dernier Clermont seigneur de Saint-Georges n’ayant pas de descendant, le fief est vendu vers 1650 à Gilles le Forestier de Bonpart, seigneur de la Chesnuère, château situé près de Ruillé-sur-Loir. La Chesnuère faisait aveu directement au comte de Vendôme mais pour autant, il semble que le fief de Saint-Georges ait continué de relever de la coutume du Maine au moins jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. En 1675, François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, époux de Jeanne Souvré qui lui a apporté en dot le marquisat de Courtanvaux, achète le château de la Chesnuère pour 88 000 livres[15]. Le dernier seigneur de Saint-Georges sera Pierre de Montesquiou Fezensac, époux de Louise-Charlotte-Françoise le Tellier.

Chapelle de Saint-Siviard, monastère et métairie[modifier | modifier le code]

C’est sur les terres de la villa Sabonarias données par l’évêque du Mans Atiglibert à l’abbaye de Saint-Calais, que Saint-Siviard construisit un petit monastère au VIIe siècle[1]. Pour autant, la possession de ces terres sera contestée par les successeurs de l’évêque et il faut un édit de Charlemagne en 774 pour que le monastère et des fermes situées à proximité entrent définitivement dans les biens de l’abbaye de Saint-Calais[10]. L’abbaye perçoit une partie de la dîme rattachée à la chapelle et prélève sa part sur les cinq fêtes principales de l’année. Un document atteste qu’en 1398, l’abbaye avait le droit de simple justice sur Saint-Siviard[1].

À la fin du XVIIe siècle, les religieux se désintéressèrent de Saint-Siviard et l’ensemble tombe peu à peu en ruine. Pour autant, l’abbaye continua de toucher les revenus d’une métairie proche inscrite au rôle de leur mense curiale (au lieu-dit actuel « la Métairie aux Moines » à Saint-Fraimbault), et ceci apparemment jusqu’à la Révolution[1].

Fief de Saint-Sénard [modifier | modifier le code]

Le fief de Saint-Sénard, créé sur les terres données par l’évêque du Mans à l’abbaye de Saint-Calais au VIIIe siècle, a apparemment toujours fait partie du comté de Vendôme. En 1297, le seigneur de Saint-Sénard était un certain Philippe de Pioys[10].

Au XVIe siècle, le fief appartenait à la famille de Maillé, seigneurs de Ruillé ; les armes de la famille de Maillé sont sculptées sur le fronton du porche d’entrée de la chapelle de Saint-Fraimbault. Puis différents propriétaires vassaux de Ruillé se succèdent : Jean Richer, François le Texier et Philippe de la Folie[1]. La famille de Berziau, propriétaire du petit Bénéhart et seigneurs de la Chesnuère, achète le fief de Saint-Sénard en 1605. En 1643, Gilles le Forestier de Bonpart rachète de château de la Chesnuère et devient propriétaire du fief de Saint-Sénard[15].

En 1675 le marquis de Louvois achète le château de la Chesnuère et le fief de Saint-Sénard entre dans les possessions du marquisat de Courtanvaux dont le château est situé à Bessé-sur-Braye[15].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la Révolution, les fiefs de Saint-Georges et de Saint-Fraimbault (anciennement Saint-Sénart), les terres de Saint-Siviard et quelques fiefs alentour ou parties de fiefs, comme une partie d’Aigrefin et de la Guinandière, sont réunis pour former la commune de Saint-Georges-de-la-Couée. Le 7 février 1790 a lieu dans église une assemblée qui va élire le premier maire de la commune[Note 5]. Après avoir suivi la grand messe, les citoyens « actifs », seuls autorisés à participer à l’élection, choisissent Michel David comme maire, assisté des officiers municipaux Boulay, Delafresnaye, Loyzeau, Chevereau et Pasquier. Viendront deux jours après, l’élection du procureur de la commune, Jacques Goullet, et des 12 notables qui formeront le conseil municipal.

En 1871, des combats ont lieu sur la route allant de Vancé à Montreuil-le-Henri, sur les hauteurs de Saint-Georges, entre des unités de l’armée de la Loire et les Prussiens. Le comte Frédéric Édouard de Roquefeuil, capitaine au 4e régiment de dragons de marche, périra lors des affrontements. Ses obsèques ont eu lieu dans l’église paroissiale du village[Note 6].

La Première Guerre mondiale verra vingt-huit enfants de la commune tomber au champ d’honneur. La Seconde Guerre mondiale causera la mort de cinq habitants du village. Certains villageois se battirent au sein des maquis de Bercé et de la Chesnuère[16].

Le 3 février 2003, Yad Vashem a décerné à Lucie et Georges Hertaux, de Saint-Fraimbault, le titre de Juste des Nations pour avoir accueilli et protégé une famille juive pendant la guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
7 février 1790 1790 Michel David    
1790 1792 Jacques de la Fresnaie    
1792 An III (1795) Julien Joubert    
An III (1795) An IV (1796) Michel David    
An IV An VIII Néant[Note 7]    
An VIII (1798) 1815 Louis Vallin    
1815 1830 Mathurin Morineau    
1830 1857 Johachim Haudebourg    
1857 1862 Isidore Doron[Note 8]    
1862 1865 François Courteville    
1865 1878 Jacques Mary    
1878 1885 Joseph Corneille    
1885 1888 Henri Duthier    
1888 1890 René Ogé[Note 8]    
1890 1900 Louis Roncière    
1900 1900 Elie Boursier    
1900 1908 Alphonse Roncière    
1908 1915 Armand Breton[Note 9]    
1915 1919 Poste vacant    
1919 1939 Gustave Dubreil[Note 9]    
1939 1971 Lucien Opéron    
1971 1981 Octave Girard[Note 9]    
1981 1983 Raymond Rivière    
1983 1993 Suzanne Girard[Note 10]    
1993 1997 Gilbert Roncière[Note 8]    
1997 2014 Michel Duru    
2014 En cours Céline Auriau[17] SE Secrétaire comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2016, la commune comptait 158 habitants[Note 11], en diminution de 5,39 % par rapport à 2011 (Sarthe : +0,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8309071 0059849509529621 006981
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
938740735658697653611628595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
558576572513460464458438427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
401358304247198195184182162
2016 - - - - - - - -
158--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Georges-de-la-Couée n’accueille aucune industrie. L’économie locale repose essentiellement sur une dizaine d’entreprises qui pratiquent l’agriculture et l’élevage de vaches laitières, vaches à viande, cochons et chèvres. Quelques activités artisanales (fabrication et la vente de fromages de chèvre, maréchal-ferrant, coiffeuse à domicile, entretien et réparation de véhicules) et deux PME (élagage et maçonnerie) participent également à l’économie de la commune. 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Église Saint-Georges : église romane des XIeXIIe siècles, agrandie au XVIe siècle par l’adjonction d’une chapelle à double travée de style Renaissance. Renferme des chapiteaux sculptés du XIIe siècle, une Vierge à l’enfant en bois du XIIIeXIVe siècles et un ensemble en terre cuite de saint Georges terrassant le dragon de 1597 réalisé par les ateliers Dyonise du Mans. On trouve dans cette église les armoiries de la famille Clermont Gallerande, les armes des seigneurs de Saint-Georges et celles de la famille des Clermont d’Amboise. Cette église est classée monument historique depuis 1968 et a été sauvée de la ruine grâce à des travaux d’importance réalisés entre 1972 et 1980 sous l’égide des Bâtiments de France. Visite guidée sur demande.
  • Logis seigneurial : manoir du XVe siècle. Maison des Clermont, seigneurs de Saint-Georges, qui était composée de deux pièces avec cheminée au rez-de-chaussée, une cuisine et une salle basse, et deux chambres avec cheminée au premier étage avec un cabinet et une garde-robe. À côté se situaient une boulangerie avec un four banal et une écurie. Propriété privée, ne se visite pas.
  • Moulin seigneurial : édifice du XIVeXVe siècle. Moulin banal des seigneurs de Saint-Georges qui comprend le bâtiment accueillant la meule et une maison d’habitation, le tout en pierre de tuffeau. À côté de ce moulin était localisé le colombier seigneurial aujourd’hui disparu. Modernisé au début du XXe siècle par la mise en place d’une turbine, en remplacement de l’antique roue à aubes, et le rehaussement de sa structure, le moulin cessa son activité à la fin des années 1970. Propriété privée, ne se visite pas.
  • Manoir de la Davilière : dit la Grande Maison, fin du XIVe - début du XVe siècle. Probablement l’ancien manoir seigneurial des Clermont Gallerande avant la construction du nouveau logis au centre du village. Ce manoir resta dans le domaine des seigneurs de Saint-Georges et servait d’hôtel de justice au XVIIIe siècle. Une fontaine d’eau vive, qui alimente le lavoir municipal construit en 1901, est située en contrebas de l’habitation. Dans la ferme attenante au manoir fut retrouvé au XIXe siècle enfoui sous terre un trésor de plus de 13 000 médailles datant des empereurs gaulois du IIIe siècle. Propriété privée, ne se visite pas.
  • La Boirie : probablement la première maison seigneuriale habitée avant le milieu du XIVe siècle par la famille de Boirot. Les fondations sont particulièrement anciennes, mais le bâtiment principal daterait de la fin du XVIe siècle. Fin XVIIIe – début XIXe siècle, un pavillon a été ajouté au bâtiment. Ancienne métairie des seigneurs de Saint-Georges où étaient pressés le vin et le cidre. Entièrement restauré au début du XXIe siècle. Propriété privée, ne se visite pas.
  • Chapelle Saint-Fraimbault : des XIeXIIe siècle, partiellement reconstruite au XVIIe siècle. Renferme des fresques du XVe siècle et une statue en terre cuite de saint Fraimbault du début du XVIIe. On peut voir dans l’abside l’emplacement d’un sarcophage mérovingien qui, selon la tradition locale, aurait accueilli le corps du saint ermite. Blason de la famille de Maillé, seigneurs de Ruillé-sur-Loir, au-dessus du porche d’entrée. Visite guidée sur demande.
  • Lavoirs : la commune recèle de nombreux lavoirs, dont une partie sur des propriétés privées. Le lavoir public en haut du bourg, qui date de 1901, et celui de la Fontaine-Marie à Saint-Fraimbault sont alimentés par des fontaines d’eau vive.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Un édit de Charlemagne de 774 cite en ces termes : villa illa quae vocature Sabonarias in pago Cenomannico in condita Labrosinensae. Cartulaire de l’abbaye de Saint-Calais, publié par l’abbé L.Froger en 1888 (pages 16 et 17).
  3. Relais de poste et asile pour les nécessiteux
  4. Informations tirées des parchemins originaux des aveux de Thomas de Clermont en 1581 (pièce 11 J 31) et de Jeanne de Harlay en 1641 (pièce 1 E 855) aux archives départementales de la Sarthe.
  5. Informations tirées des registres de délibération du conseil municipal.
  6. Informations tirées des registres paroissiaux de la commune.
  7. De l'an IV à l'an VIII, il n'y a plus de maire dans la commune conformément à la constitution du 22 août 1795. La mairie est gérée par des officiers municipaux (Vallin, Courteville, Joubert, Maris...). Un agent municipal est élu au sein de chaque commune pour siéger au district (à l’époque, St-Georges faisait partie du district de Bessé-sur-Braye). René Boullay fut le premier agent municipal de St-Georges à être nommé le 20 brumaire de l'an III. Son adjoint était Jacques de la Fresnaie. La constitution du 13 décembre 1799 ré instaura des maires dans chaque commune.
  8. a b et c Démission en cours de mandat
  9. a b et c Décédé en cours de mandat
  10. Décédée en cours de mandat
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[22].
  1. a b c d e f et g Robert Charles, Essai archéologique et historique sur Saint-Georges de Lacoué et St Fraimbault de Gabrone, , p. Chapitre sixième
  2. Revue historique et archéologique du Maine Tome septième, , page 37
  3. F.Etoc Demain, Notice sur les médailles romaines et autres objets d’antiquité découverts à St-Georges de la Couée, Archives départementales de la Sarthe - pièce BIB AA 534
  4. Jean Mabillon, Vectera Analecta, , Page 243
  5. A.Voisin, La vie de Saint-Julien et des autres confesseurs pontifes, , Retranscription de testament de Saint-Bertrand page 337
  6. a et b Robert Charles, Essai archéologique et historique sur Saint-Georges de Lacoué et St Fraimbault de Gabrone, , p. Chapitre premier
  7. J. Chappée, Fouilles dans le pré de St-Siviard à St-Fraimbault, , Province du Maine tome XVI
  8. L. Froger, Cartulaire de l’abbaye de Saint-Calais, , Pages 16 et 17
  9. Th. Cauvin, Géographie ancienne du diocèse du Mans, , Page LVIII
  10. a b et c Victor Allouis, Lucé et ses environs jusqu’au milieu du XIVe siècle, , Revue historique et archéologique du Maine Tome neuvième page 324
  11. R. Charles, Cartulaire de l’abbaye de Saint Vincent du Mans, , Page 164
  12. Les Coesmes, seigneurs de Lucé et de Pruillé, , p. La revue historique et archéologique du Maine tome douzième page 77
  13. Chartrier de Clermont-Galerande : acte de fondation de la chapelle du château de Galerande, , Archives départementales de la Sarthe - pièce 60 J 4
  14. a et b Léon Marlet, Généalogie de la maison de Clermont Gallerande, , p. La revue historique et archéologique du Maine, tome 40
  15. a b et c Paul Cordonnier-Détrie, Au pays de Gabrone et du Lorrouer,
  16. « Accueil - Mémoire et Espoirs de la Résistance », sur Mémoire et Espoirs de la Résistance (consulté le 11 novembre 2015)
  17. « Les nouveaux maires et adjoints élus ce week-end », Le Maine libre, (consulté le 31 mars 2014).
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  22. Site de l'IGN.

Liens externes[modifier | modifier le code]