Gaël Perdriau

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Gaël Perdriau
Illustration.
Gaël Perdriau en 2013.
Fonctions
Président de Saint-Étienne Métropole
En fonction depuis le
(8 ans et 26 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Maurice Vincent
Maire de Saint-Étienne
En fonction depuis le
(8 ans, 1 mois et 16 jours)
Élection
Réélection
Coalition UMP/LR-UDI-MoDem
(depuis 2014)
Prédécesseur Maurice Vincent
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Cholet (Maine-et-Loire)
Nationalité Drapeau de la France française
Parti politique UDF-PR (1996-1997)
DL (1997-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Diplômé de ESC Saint-Etienne

Gaël Perdriau
Maires de Saint-Étienne

Gaël Perdriau, né le à Cholet (Maine-et-Loire), est un homme politique français.

Membre des Républicains, il est président du groupe municipal d'opposition « Union pour l'avenir des Stéphanois UDI-UMP-Non inscrits » à la mairie de Saint-Étienne (Loire) avant d'en être élu maire, ainsi que président de Saint-Étienne Métropole, après les élections municipales de 2014. Il est réélu pour un second mandat en 2020.

Biographie

Formation et parcours professionnel

Diplômé de l’École supérieure de commerce (ESC) de Saint-Étienne, Gaël Perdriau a toujours mené en parallèle activité professionnelle et fonctions politiques. Il occupe en 2013 un poste d’encadrement dans le secteur de l’énergie au sein d'ERDF à Saint-Étienne.

Avant de s'engager dans la vie politique, Gaël Perdriau s’est investi dans la vie associative stéphanoise. Il devient en 1997 président de l’association d’insertion par l’emploi « Tremplin 42 » jusqu'en 2003. Parallèlement, il s’implique dans les travaux de l’association « Handicaps et Société » pour une meilleure prise en compte des personnes handicapées. Il crée à Saint-Étienne les « cafés-philo », lieu d'échange d'idées et de débats, dans le but d'apprendre des autres et d'enrichir sa propre réflexion.

Parcours politique

Gaël Perdriau se présente en 1995 aux élections municipales de Saint-Étienne sur la liste du maire sortant Michel Thiollière. Il est élu[1], puis réélu en 2001.

Membre du Parti républicain depuis 1996, il adhère à l’UMP dès sa création, en 2002.

Élu sans discontinuer au conseil municipal de la ville de Saint-Étienne depuis 1995, Gaël Perdriau a été successivement en fonction de 1995 à 2001 et de 2001 à 2008.

Président du conseil de quartier de Tarentaize-Beaubrun, il contribue à la rénovation urbaine de ces quartiers en grande difficulté aidés par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

Gaël Perdriau occupe la 3e place sur la liste de rassemblement conduite par le maire sortant Michel Thiollière aux élections municipales de 2008. Michel Thiollière est battu dans une triangulaire par le socialiste Maurice Vincent. Gaël Perdriau devient conseiller municipal d'opposition, se présente aux élections cantonales de Saint-Étienne-Sud-Ouest-1 en 2011, et échoue au 2d tour[2]. Il préside dès lors le groupe d’opposition municipale « Union pour l’avenir des Stéphanois »[3] qui regroupe les représentants de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), de l’UMP et de la société civile[4].

Gaël Perdriau est nommé en 2012 chargé de mission au sein de la fédération UMP de la Loire.

Le , la Commission nationale d’investiture (CNI) de l’UMP, coprésidée par Jean-François Copé et François Fillon, accorde à l’unanimité l’investiture à Gaël Perdriau[5] pour être la tête de liste sur la ville de Saint-Étienne aux élections municipales de 2014. La liste qu’il conduit l’emporte au second tour de ces élections avec 47,7 % des voix, contre la liste du maire sortant, Maurice Vincent, qui recueille 40,5 % des voix, et celle du FN (11,8 %)[6]. Gaël Perdriau est élu maire par le conseil municipal le et président de la communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole le [7].

Après son élection, Gaël Perdriau critique la gestion du maire précédent, notamment concernant l’Opéra-théâtre de la ville et accuse la direction de l'établissement d'avoir fait courir des risques aux personnels et spectateurs du théâtre municipal[8]. Depuis, la justice a donné tort à la ville et a obligé à la réintégration des membres de l'Opéra théâtre comme, entre autres, son chef d'orchestre en poste depuis 10 ans et son directeur[9],[10].

Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. En , il est nommé directeur de campagne régional pour l'Auvergne-Rhône-Alpes[11]. Le , dans le cadre de l'affaire Fillon et après le départ de Bruno Le Maire de l'équipe de campagne de François Fillon, il renonce à son tour à soutenir le candidat Les Républicains à la présidentielle[12].

Laurent Wauquiez ayant donné Saint-Étienne pour un exemple de « quartier perdu de la République », Gaël Perdriau lui retire son soutien pour les élections à la tête des Républicains[13].

Fin , le journal La Tribune Le Progrès publie une enquête intitulée « La grande valse des cadres »[14]. Depuis son élection à la mairie et sa prise de fonction à la présidence de la Métropole, Gaël Perdriau a vu 45 cadres des deux collectivités présenter leur démission, soit plus de sept départs par an. Le dernier départ en date est celui de Caroline Tisserand, directrice de la Cité du Design, partie avant la fin de sa période d'essai. Selon Le Progrès, c'est le cabinet du maire qui centraliserait le pouvoir au détriment des différents services.

En , la Commission nationale de l'informatique et des libertés adresse un avertissement à la municipalité de Saint-Etienne, dont les politiques sécuritaires sont « susceptibles de violer les textes relatifs à la protection des données à caractère personnel ». Gaël Perdriau avait fait installer une cinquantaine de micros sur la voie publique, un projet expérimenté sur les habitants du quartier populaire de Tarentaize-Beaubrun-Couriot. Parce qu’il est capable d’enregistrer les voix et les conversations des personnes se situant autour de lui, « le dispositif envisagé a nécessairement pour effet d’intervenir dans le champ d’autres droits fondamentaux des citoyens, et plus particulièrement dans celui de l’exercice de leurs libertés d’expression, de réunion, de manifestation, d’association et d’aller et venir », souligne la commission[15].

Il est nommé vice-président des Républicains le [16]. Le 7 décembre 2021, il est démis de sa fonction par le président du parti, Christian Jacob, pour avoir dénoncé à nouveau la « droitisation » de son parti, et notamment le positionnement de la candidate Valérie Pécresse « qui envisage de gouverner avec Eric Ciotti », après l’élection présidentielle de 2022[17],[18]. Il souhaite également une rupture avec le sarkozysme[19].

Détail des fonctions et mandats

Notes et références

Notes

  1. Le Monde, le , citant Gaël Perdriau en tant que président de Saint-Étienne 2014 et conseiller municipal : M. Estrosi a raison, la lutte contre la délinquance est l'affaire de tous.

Références

  1. « Municipales 2014: Perdriau a conquis Saint-Etienne », sur www.20minutes.fr (consulté le )
  2. Le Monde - Résultats des élections cantonales de 2011 « https://www.lemonde.fr/elections/cantonales/loire/saint-etienne-sud-ouest-1,38.html »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. « Gaël Perdriau préside le groupe Union pour l’avenir des Stéphanois », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
  4. « Groupe d’opposition : changement d’appellation pour montrer sa diversité », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
  5. La Gazette de la Loire, le 16/05/2013 - UMP : La commission nationale d’investiture choisit Gaël Perdriau à Saint-Étienne « http://www.lagazettedelaloire.fr/fil-info/UMP-La-commission-nationale-d-investiture-choisit-Gael-Perdriau-a-Saint-Etienne-100711 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  6. « Municipales : nette victoire de la droite dans la reconquête de Saint-Etienne », sur lesechos.fr,
  7. « Saint-Étienne Métropole : Gaël Perdriau élu président et ses 15 vice-présidents »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Mathieu Ozanam, L'Essor, 25 avril 2014
  8. Catherine Coroller, « Saint-Etienne, ennuis à l’Opéra », sur Libération, (consulté le )
  9. « La justice réintégre le directeur de l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne », sur France Info, (consulté le )
  10. « Le licenciement du directeur de l'Opéra de Saint-Etienne annulé par la justice », sur Radio France - France Musique, (consulté le )
  11. « Équipe politique autour de Bruno Le Maire »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), brunolemaire.fr, consulté le 19 septembre 2016.
  12. « Gaël Perdriau : "François Fillon doit se retirer au nom d’une éthique" », lemonde.fr, 1er mars 2017.
  13. « Wauquiez voit le "grand remplacement" à Saint-Etienne : polémique en 3 actes », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. La grande valse des cadres
  15. « Des micros dans la rue : la CNIL tire les oreilles (intelligentes) de Saint-Etienne », Télérama,‎ (lire en ligne)
  16. « L'équipe Jacob nommée, LR en ordre de marche », sur Libération.fr, (consulté le )
  17. Marion Mourgue, « Après le congrès, Jacob fait le tri dans les instances des Républicains, Peltier et Perdriau démis de leurs fonctions », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  18. « Gaël Perdriau, écarté de la vice-présidence du parti LR, dénonce à nouveau la « droitisation » de sa famille politique », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  19. « A ce rythme, LR sera bientôt le parti le plus anti-sarkozyste de France », sur Libération,
  20. « M. Estrosi a raison, la lutte contre la délinquance est l'affaire de tous », sur lemonde.fr,
  21. Lucie Romano, « Gaël Perdriau quitte la présidence du Cerema pour s’opposer aux baisses de crédits et réductions d’effectifs - Collectivités territoriales », Le Moniteur,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Articles connexes

Liens externes