Olivier Faure (homme politique)

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Olivier Faure
Illustration.
Olivier Faure en 2012.
Fonctions
Premier secrétaire du Parti socialiste
En fonction depuis le
(6 mois et 10 jours)
Élection
Prédécesseur Rachid Temal (intérim)[N 2]
Jean-Christophe Cambadélis
Député français
En fonction depuis le
(6 ans, 3 mois et 27 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 11e de Seine-et-Marne
Législature XIVe et XVe
Groupe politique SRC (2012-2016)
SER (2016-2017)
NG (2017-2018)
SOC (depuis 2018)
Prédécesseur Circonscription créée
Président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale[N 1]

(1 an, 3 mois et 29 jours)
Élection
Réélection
Vice-président Delphine Batho
Législature XIVe et XVe
Prédécesseur Seybah Dagoma (intérim)
Bruno Le Roux
Successeur Valérie Rabault
Porte-parole du Parti socialiste

(2 ans, 3 mois et 21 jours)
Avec Corinne Narassiguin
Juliette Méadel[N 3]
Successeur Karim Bouamrane
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance La Tronche (Isère)
Nationalité française
Parti politique PS
Conjoint Soria Blatmann
Diplômé de Université d'Orléans
Université Panthéon-Sorbonne
Profession Juriste

Olivier Faure, né le à La Tronche (Isère), est un homme politique français, membre du Parti socialiste.

Il est élu en 2012 député dans la onzième circonscription de Seine-et-Marne et devient en 2016 président du groupe socialiste, écologiste et républicain (SER) à l'Assemblée nationale.

En 2018, lors du congrès d'Aubervilliers, il devient premier secrétaire du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Il naît en 1968 à La Tronche d'un père français agent des impôts et d'une mère vietnamienne qui exerce la profession d'infirmière[1]. Après une enfance débutée à l'île de la Réunion, il grandit en métropole où il poursuit ses études. Ancien élève du lycée Pothier d'Orléans, il est titulaire d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en droit économique obtenu à l'université d'Orléans et d'un autre DEA en sciences politiques obtenu à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[2].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

À 16 ans, il adhère au Parti socialiste, militant également à l'Union nationale des étudiants de France (UNEF). Au PS, il fait la connaissance de Benoît Hamon, avec lequel il se met en colocation[3]. En 1991, à 23 ans, il devient secrétaire général des jeunes rocardiens où il succède à Manuel Valls[1].

Après avoir été, de 1991 à 1993, collaborateur du président de la commission des lois à l’Assemblée nationale française, Gérard Gouzes, il rejoint en 1993 le secteur privé et devient cadre dirigeant d'une PME de 150 salariés. Il est ensuite successivement conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi de 1997 à 2000, puis directeur adjoint du cabinet de François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste, de 2000 à 2007. En octobre 2007, il rejoint Jean-Marc Ayrault et devient secrétaire général du groupe socialiste à l'Assemblée nationale[3].

Candidat aux élections législatives de 2007 dans la 8e circonscription de Seine-et-Marne, il est battu par Chantal Brunel (UMP).

Député[modifier | modifier le code]

Pendant la campagne de la primaire présidentielle socialiste de 2011, il est chargé de la communication de François Hollande[4], puis pendant la campagne présidentielle de 2012, il est l'expert « opinion » auprès du candidat socialiste[5]. Il devient, après la victoire du 6 mai 2012, le conseiller spécial du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Il démissionne de cette fonction sitôt élu.

Le 17 juin, il est élu député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne avec 63,22 %. Il devance la candidate UMP Cathy Bissonnier qui a recueilli 36,78 % des suffrages[6]. Il est alors nommé troisième vice-président du groupe socialiste, républicain et citoyen.

Le 18 juillet 2012, il intègre la direction du PS à la fonction de secrétaire national à la communication[7].

Début juillet 2013, à l'occasion de l'entrée de Philippe Martin au gouvernement, il devient le 2e vice-président du Groupe SRC à l'Assemblée nationale, chargé des relations avec les partenaires[8].

Le 15 avril 2014, à l'occasion du conseil national du Parti socialiste, il en devient l'un des porte-paroles[9].

En juin 2014, il dépose un amendement ajoutant une taxe additionnelle en Île-de-France de 2  par personne par nuit de séjour « pour financer les transports franciliens »[10]. Il est durant toute la législature rapporteur spécial du budget infrastructures de transports collectifs et ferroviaires. En décembre 2014, il fait adopter un amendement au projet de loi de finances permettant la mise en place du passe Navigo à tarif unique, engagement de la majorité de gauche du conseil régional.

Le , il succède à Bruno Le Roux à la tête du groupe socialiste, écologiste et républicain de l'Assemblée nationale, après sa nomination au gouvernement[11]. Son élection par 137 voix contre 120 à Guillaume Bachelay est interprétée comme un revers pour Manuel Valls. En effet, ce dernier avait refusé l'examen d'un amendement de compromis porté par Olivier Faure sur l'article 2 du projet de loi Travail en juillet 2016 au profit d'une nouvelle utilisation de l'article 49-3[12]. À son poste, Olivier Faure tente de trouver un compromis sur le texte concernant la déchéance de la nationalité puis sur la loi travail[3].

Candidat à sa réélection lors des élections législatives de 2017, il l'emporte en tandem avec son suppléant écologiste, Paulin Roy, avec 61,1 % des voix face à Amandine Rubinelli candidate de LREM[13],[14]. Le 22 juin 2017, il est réélu à la présidence du groupe parlementaire socialiste de l'Assemblée nationale, par 28 voix contre 3 à Delphine Batho.

Il s'abstient en juillet 2017 lors du vote sur la confiance au gouvernement d'Édouard Philippe[15] et est intervenu notamment sur les ordonnances de la loi Travail ainsi que le contre-budget au projet de loi de finances[16]. En avril 2018, Les Jours relève qu'« avec 27,2 % de votes en accord avec En marche, Olivier Faure ne fait pas partie des députés les plus hostiles à la politique de la majorité »[17].

En juillet 2017, il intègre la direction collégiale du PS[18]. Après son élection comme premier secrétaire du PS en mars 2018, Valérie Rabault le remplace à la présidence du groupe Nouvelle Gauche.

Premier secrétaire du Parti socialiste[modifier | modifier le code]

En janvier 2018, il annonce être candidat à la tête du Parti socialiste en vue du congrès d'Aubervilliers. Premier signataire de la motion « Socialistes, le chemin de la renaissance », il est notamment soutenu par Martine Aubry, maire de Lille, et Carole Delga, présidente de la région Occitanie.

Un sondage réalisé par Harris Interactive auprès des sympathisants socialistes le place en deuxième position, loin derrière l'ancien Stéphane Le Foll, qui bénéficie d'une notoriété plus importante en raison de ses responsabilités gouvernementales sous la présidence Hollande[19].

Olivier Faure arrive largement en tête du premier tour du vote des adhérents, le 15 mars 2018 : sa motion recueille 48,37 % contre 26,45 % pour celle de Stéphane Le Foll[20]. Ce dernier se retire de la course, assurant ainsi à Olivier Faure de devenir le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste à l'issue du congrès d'Aubervilliers[21]. Seul en lice, il est élu le 29 mars 2018 avec 86 %[22],[23]. Il est proclamé et investi premier secrétaire lors du congrès d'Aubervilliers, le 7 avril suivant[24],[25].

Le 15 avril, il propose et fait adopter une nouvelle direction par le conseil national du parti avec Corinne Narassiguin comme nouvelle « secrétaire nationale à la coordination et aux moyens », Boris Vallaud et Gabrielle Siry devenant quant à eux les nouveaux porte-paroles[26].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est l'époux de Soria Blatmann, membre du cabinet présidentiel d'Emmanuel Macron chargée des droits de l'homme jusqu'en février 2018, date à laquelle elle rejoint la nouvelle directrice générale de l'Unesco, Audrey Azoulay[27].

Prises de position[modifier | modifier le code]

En tant que député, il s'est distingué par son opposition au projet gouvernemental de révision constitutionnelle d'extension de la déchéance de nationalité[28] et par la recherche (infructueuse) d'un compromis dans le cadre de la loi travail, par la cosignature d'un amendement sur la rémunération des heures supplémentaires[29],[30]. Opposé aux frondeurs du PS, il a soutenu l'adoption de la loi travail sans recours à l'article 49-3, en tentant de rassembler son groupe politique autour du projet de loi travail[31].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Président du groupe socialiste, écologiste et républicain jusqu'au .
  2. Successeur juridique en vertu des statuts du parti, la direction collégiale assume l'essentiel des attributs du premier secrétaire.
  3. Jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lilian Alemagna, « Cinq choses à savoir sur Olivier Faure, nouveau patron des députés PS  » sur Libération, 13 décembre 2016
  2. Aurore Malval, « Olivier Faure a fait ses premières armes dans l’agglo », sur La République du Centre, (consulté le 13 décembre 2016).
  3. a, b et c Tristan Quinault-Maupoil, « Faure, un apparatchik discret pour ressusciter le parti », Le Figaro, samedi 7 / dimanche 8 avril 2018, p. 6.
  4. Les inconnus de l'équipe de François Hollande : Olivier Faure sur Le JDD, 16 novembre 2011.
  5. Jean-Laurent Cassely, Emmanuel Daniel, Grégoire Fleurot et Jean-Marie Pottier, « Les hommes (et les femmes) du président : Portrait de vingt proches de François Hollande qui devraient occuper une bonne partie des postes-clés du prochain quinquennat », Slate,‎ (lire en ligne) « Ancien directeur adjoint du cabinet de François Hollande à Solférino, devenu ensuite le secrétaire général du groupe socialiste à l’Assemblée nationale auprès de Jean-Marc Ayrault, il a fait office d’expert sondages auprès du candidat pendant la campagne présidentiell ».
  6. AFP, « Olivier Faure, le conseiller spécial d'Ayrault élu #circo7711 » sur maville.com, 17 juin 2012.
  7. Matthieu Deprieck, « Le PS renouvelle ses équipes » sur L'Express, 19 juillet 2012.
  8. Organigramme sur lessocialistes.fr, consulté le 15 décembre 2016.
  9. « Le député Olivier Faure devient porte-parole du Parti socialiste », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  10. Masson Marine, « Hôtels : la taxe de séjour passe de 1,50 à 8 euros » sur Le Figaro, 27 juin 2014.
  11. Sébastien Tronche, « Olivier Faure élu président du groupe socialiste à l’Assemblée en remplacement de Bruno Le Roux », Le Lab (Europe 1),‎ (lire en ligne).
  12. Pierre Lepelletier, « Olivier Faure, un anti-Valls à la tête des députés PS », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  13. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  14. Marine Legrand, « Législatives 2017. Olivier Faure (PS) réélu député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne : Voici les résultats officiels du second tour des élections législatives 2017 dans la 11e circonscription de Seine-et-Marne », Le Parisien, éditions législatives,‎ (lire en ligne) « Olivier Faure, député PS sortant de la 11e circonscription (...) a obtenu 61,1 % des voix après avoir été en ballottage défavorable au premier tour face à une candidate inconnue. Amandine Rubinelli (LREM) était arrivée en tête au premier tour mais ce dimanche soir, elle recueille 38,9 % ».
  15. Loris Boichot, « Ces députés d'opposition qui ont voté la confiance au gouvernement : 16 députés de l'opposition ont accordé ce mardi la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe. La grande majorité d'entre eux font partie du groupe des Républicains «constructifs» », Le Figaro,‎ (lire en ligne) « le président du groupe, Olivier Faure, se refuse à toute logique de « caporalisation ». 5 députés PS ont ainsi voté contre la confiance, 23 ont choisi l'abstention et 3 trois élus ont choisi de soutenir le gouvernement ».
  16. Marine Legrand, « Députés en Seine-et-Marne : Olivier Faure n’a « jamais autant travaillé » : L’élu PS de la 11e circonscription, devenu patron du PS, est 7e du classement de l’activité des députés du 77 », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  17. Wedodata, « La gauche, contre Macron ou tout contre ? », sur Les Jours, (consulté le 29 juillet 2018).
  18. « Le Parti socialiste a désigné sa direction collégiale provisoire : La nouvelle équipe dirigeante compte une vingtaine de membres, autour d’un noyau de seize personnalités. Après un imbroglio, un proche de Benoît Hamon y a été intégré », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  19. « Sondage : Stéphane Le Foll, fidèle de François Hollande, plébiscité », sur Le Figaro, 2018-03-06.
  20. https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/olivier-faure-elu-prevu-premier-secretaire-du-parti-socialiste-1454615.html
  21. « Stéphane Le Foll se retire, Olivier Faure devient patron du Parti socialiste », huffingtonpost.fr,‎ (lire en ligne)
  22. https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/03/30/parti-socialiste-olivier-faure-officiellement-elu-premier-secretaire_5278338_823448.html.
  23. https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/04/07/olivier-faure-officiellement-investi-a-la-tete-du-parti-socialiste_5282185_823448.html.
  24. http://www.europe1.fr/politique/olivier-faure-proclame-premier-secretaire-du-parti-socialiste-3620561
  25. https://www.francebleu.fr/infos/politique/parti-socialiste-olivier-faure-officiellement-elu-premier-secretaire-1523102434.
  26. « Olivier Faure présente le « gouvernement » du Parti socialiste », sur Le Monde.fr (consulté le 16 avril 2018)
  27. Aziz Zemouri, « Conseillère de Macron, l'épouse d'Olivier Faure quitte l'Élysée », lepoint.fr, (consulté le 12 février 2018).
  28. Amandine Réaux, « L'argumentaire en cinq points d'Olivier Faure, porte-parole du PS, contre la déchéance de nationalité » sur Le Lab (Europe 1), 30 décembre 2015.
  29. « Amendement n°1142 de l'article 2 "loi travail" », sur http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3909/AN/1142.asp, (consulté le 8 avril 2018)
  30. « Olivier Faure. « Un accord était possible sur la loi travail, mais le gouvernement en a décidé autrement » », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  31. Éric Hacquemand, « Olivier Faure : "Un congrès à ciel ouvert serait une erreur tragique" », parismatch.com, 20 décembre 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]