Olivier Faure (homme politique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Olivier Faure et Faure.
Olivier Faure
Olivier Faure en février 2012.
Olivier Faure en février 2012.
Fonctions
Président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale[N 1]
En fonction depuis le
(11 mois et 9 jours)
Élection
Réélection
Vice-président Delphine Batho
Prédécesseur Seybah Dagoma (intérim)
Bruno Le Roux
Porte-parole du Parti socialiste
En fonction depuis le
(3 ans, 2 mois et 26 jours)
Avec Corinne Narassiguin
Juliette Méadel[N 2]
Député de la Seine-et-Marne
Élu dans la 11e circonscription
En fonction depuis le
(5 ans, 5 mois et 1 jour)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Législature XIVe, XVe législature
(Cinquième République)
Groupe politique SRC (2012-2016)
SER (2016-2017)
NG (2017-)
Prédécesseur Circonscription créée
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance La Tronche (Isère)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université d'Orléans
Université Panthéon-Sorbonne
Profession Juriste

Olivier Faure, né le à La Tronche (Isère), est un juriste et homme politique français membre du Parti socialiste. Il est élu député le dans la onzième circonscription de Seine-et-Marne et devient le président du groupe socialiste, écologiste et républicain à l'Assemblée nationale, réélu le 22 juin 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Il naît en 1968 à La Tronche d'un père français agent des impôts et d'une mère vietnamienne qui exerce la profession d'infirmière[1]. Après une enfance débutée à l'île de la Réunion, il grandit en métropole où il poursuit ses études. Ancien élève du lycée Pothier d'Orléans, il est titulaire d'un DEA en droit économique obtenu à l'Université d'Orléans et d'un DEA en sciences politiques obtenu à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[2].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

À 16 ans, il adhère au Parti socialiste. Il devient à 23 ans secrétaire général des jeunes rocardiens où il succède à Manuel Valls[1].

Après avoir été, de 1991 à 1993, collaborateur du président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, Gérard Gouzes, il rejoint en 1993 le secteur privé et devient cadre dirigeant d'une PME de 150 salariés. Il est ensuite successivement conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi de 1997 à 2000, puis directeur adjoint du cabinet de François Hollande, alors Premier secrétaire du Parti socialiste, de 2000 à 2007. En octobre 2007, il rejoint Jean-Marc Ayrault et devient secrétaire général du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Candidat aux élections législatives de 2007 dans la 8e circonscription de Seine-et-Marne, il est battu par Chantal Brunel (UMP).

Pendant la campagne de la primaire présidentielle socialiste de 2011, il est chargé de la communication de François Hollande[3], puis pendant la campagne présidentielle de 2012, il est l'expert "opinion" auprès du candidat socialiste[4]. Il devient, après la victoire du 6 mai 2012, le conseiller spécial du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Il démissionne de cette fonction sitôt élu.

Le 17 juin, il est élu député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne avec 63,22 %. Il devance la candidate UMP Cathy Bissonnier qui a recueilli 36,78 % des suffrages[5]. Il est alors nommé troisième vice-président du groupe socialiste, républicain et citoyen.

Le 18 juillet 2012, il intègre la direction du PS à la fonction de Secrétaire national à la communication[6].

Début juillet 2013, à l'occasion de l'entrée de Philippe Martin au gouvernement, il devient le 2e vice-président du Groupe SRC à l'Assemblée nationale, chargé des relations avec les partenaires[7].

Le 15 avril 2014, à l'occasion du Conseil national du Parti socialiste, il en devient l'un des porte-parole[8].

En juin 2014, il dépose un amendement ajoutant une taxe additionnelle en Île-de-France de 2 euros par personne par nuit de séjour « pour financer les transports franciliens »[9].

Il est durant toute la législature rapporteur spécial du budget infrastructures de transports collectifs et ferroviaires. En décembre 2014, il fait adopter un amendement au projet de loi de finances permettant la mise en place du pass Navigo à tarif unique, engagement de la majorité de gauche du Conseil régional.

Le , il succède à Bruno Le Roux à la tête du groupe socialiste, écologiste et républicain de l'Assemblée nationale, après sa nomination au gouvernement[10]. Son élection par 137 voix contre 120 à Guillaume Bachelay est interprétée comme un revers pour Manuel Valls. En effet, ce dernier avait refusé l'examen d'un amendement de compromis porté par Olivier Faure sur l'article 2 du projet de loi Travail en juillet 2016 au profit d'une nouvelle utilisation de l'article 49-3[11].

Candidat à sa réélection lors des élections législatives de 2017, il l'emporte. Le 22 juin 2017, il est réélu à la présidence du groupe parlementaire socialiste de l'Assemblée nationale, par 28 voix contre 3 à Delphine Batho.

En juillet 2017, il intègre la direction collégiale du PS[12].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Il est Président de l'Association nationale des Groupements de Créateurs[13]. La finalité des Groupements de Créateurs est l’insertion socio-professionnelle des bénéficiaires, en s’appuyant sur leur envie d’entreprendre. Il est également Président du haut comité de la qualité des services dans les transports[14]. Ce comité a pour mission d'émettre des avis et de formuler des recommandations sur toute question relative à la qualité du service et aux relations entre les opérateurs et les voyageurs.

Prises de position[modifier | modifier le code]

En tant que député, il s'est distingué par son opposition au projet gouvernemental de révision constitutionnelle d'extension de la déchéance de nationalité[15] et par la recherche (infructueuse) d'un compromis dans le cadre de la loi travail[16].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Président du groupe socialiste, écologiste et républicain jusqu'au .
  2. Jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lilian Alemagna, « Cinq choses à savoir sur Olivier Faure, nouveau patron des députés PS  » sur Libération, 13 décembre 2016
  2. Aurore Malval, « Olivier Faure a fait ses premières armes dans l’agglo », sur La République du Centre, (consulté le 13 décembre 2016)
  3. Les inconnus de l'équipe de François Hollande : Olivier Faure sur Le JDD, 16 novembre 2011
  4. Les hommes (et les femmes) du président sur Slate, 15 mai 2012
  5. AFP, « Olivier Faure, le conseiller spécial d'Ayrault élu #circo7711 » sur maville.com, 17 juin 2012
  6. Matthieu Deprieck, « Le PS renouvelle ses équipes » sur L'Express, 19 juillet 2012
  7. Organigramme sur lessocialistes.fr, consulté le 15 décembre 2016
  8. Le député Olivier Faure devient porte-parole du Parti socialiste sur Le Parisien, 16 avril 2014
  9. Masson Marine, « Hôtels : la taxe de séjour passe de 1,50 à 8 euros » sur Le Figaro, 27 juin 2014
  10. Sébastien Tronche, « Olivier Faure élu président du groupe socialiste à l’Assemblée en remplacement de Bruno Le Roux », Le Lab (Europe 1),‎ (lire en ligne)
  11. Pierre Lepelletier, « Olivier Faure, un anti-Valls à la tête des députés PS », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  12. « Le Parti socialiste a désigné sa direction collégiale provisoire », lemonde.fr, 8 juillet 2017.
  13. « L'Association Nationale des Groupements de Créateurs (ANGC) », sur www.groupement-de-createurs.fr (consulté le 12 juillet 2016)
  14. Autorité de la qualité de service dans les transports : Présentation et fonctionnement sur qualitetransports.gouv.fr, consulté le 15 décembre 2016
  15. Amandine Réaux, « L'argumentaire en cinq points d'Olivier Faure, porte-parole du PS, contre la déchéance de nationalité » sur Le Lab (Europe 1), 30 décembre 2015
  16. « Olivier Faure. « Un accord était possible sur la loi travail, mais le gouvernement en a décidé autrement » », L'Humanité,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]