Vaccin contre la Covid-19

Cette page est semi-protégée.
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Un vaccin contre la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) entraîne et prépare le système immunitaire à reconnaître et à combattre le coronavirus SARS-CoV-2, ce qui permet de prévenir cette maladie.

Pour développer rapidement une gamme de vaccins contre la Covid-19, une collaboration inédite naît en 2020 entre l'industrie pharmaceutique multinationale, différents organismes gouvernementaux et des fondations philanthropiques. La mise au point d'un vaccin capable de protéger durablement contre le SARS-CoV-2 s'avère un défi technologique. Avant la pandémie de Covid-19, aucun vaccin contre une maladie infectieuse n'a été développé en moins d'un an et aucun vaccin n'existait pour lutter contre un coronavirus humain. Il préexistait toutefois une base de connaissances sur la structure et la fonction des coronavirus, causant des maladies comme le SRAS ou le syndrome respiratoire du Moyen-Orient.

Différentes approches technologiques ont été explorées. Certains vaccins ont été jugés prioritaires et ont été soutenus financièrement et institutionnellement. Des technologies dites de nouvelle génération, comme les vaccins à ARN ou les vaccins à vecteur viral, ont ainsi été favorisées. Des technologies plus traditionnelles comme les vaccins à virus inactivé ou de sous-unité protéique ont également été retenues. En revanche en 2021, aucun vaccin à virus vivant atténué n'est encore disponible. Les choix technologiques et la commercialisation des premiers vaccins contre la Covid-19 sont ceux effectués par l'Initiative ACT-A et l'Opération Warp Speed lancée le par le président américain Donald Trump.

En , selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il y aurait 88 vaccins contre le coronavirus SARS-CoV-2 autorisés ou en phase d'étude clinique, ainsi que 184 vaccins potentiels à l'étude. Plusieurs vaccins étudiés lors d'essais cliniques de phase III ont montré une efficacité allant jusqu'à 95 %. En juillet 2021, vingt-un vaccins sont approuvés par au moins une autorité nationale pour administration au public :

A l'exception des vaccins à virus inactivé qui permettent à l'organisme de se familiariser avec l'ensemble des protéines virales du SARS-CoV-2, la plupart des vaccins développés incorporent la protéine S de la souche de Wuhan (D614), reproduite à l'identique ou avec la mutation dite « 2P ». Quelques vaccins ciblent uniquement un fragment de la protéine S, appelé RBD.

Plusieurs pays ont mis sur pied des campagnes de vaccination priorisant les groupes plus à risque, comme les personnes âgées ou à haut risque d'exposition. Fin , 4 milliards de doses de vaccin anti-Covid ont été administrées dans le monde.

Historique

En 2020, une pandémie se propage dans le monde et provoque un choc systémique sanitaire, sociétal et économique. L'agent infectieux en cause est un coronavirus, le SARS-CoV-2. Pour sortir de cette crise, des investissements considérables et le monde de la recherche sont mobilisés au niveau international pour développer des vaccins contre ce virus[1].

Expériences antérieures

Avant la Covid-19, aucun vaccin contre une maladie infectieuse n'avait été développé en moins d'un an et aucun vaccin n'existait pour lutter contre un coronavirus humain[2]. Des projets antérieurs avaient tenté, sans grand succès, de développer des vaccins contre les coronavirus humains du SARS-CoV-1 et du MERS-CoV. Ces vaccins anti-SARS-CoV-1 et anti-MERS avaient été testés sur des animaux non humains, comme les singes[3],[4],[5].

Des vaccins ont été développés contre plusieurs coronavirus affectant les animaux. Un vaccin contre le coronavirus de la diarrhée épidémique porcine est disponible commercialement[6]. D'autres ont été développés avec plus ou moins de succès contre le virus de la bronchite infectieuse chez les oiseaux, le coronavirus canin et le coronavirus félin (FCoV)[7]. Les vaccins développés contre le FCoV ciblaient la protéine S. En présence d’anticorps ciblant directement la protéine S, ce coronavirus mute et les anticorps deviennent non neutralisants et facilitent l'infection des globules blancs. En détournant les anticorps à son profit, le virus développe un tropisme pour des globules blancs (les macrophages) où il se réplique activement. Ce qui dégénère en péritonite infectieuse féline (PIF)[8].

2020 : premiers vaccins

En 2020, des dizaines de milliards de dollars ont été investis par des entreprises, des gouvernements, des organisations internationales de santé et des groupes de recherche universitaires pour développer des dizaines de vaccins candidats et se préparer à des programmes mondiaux de vaccination pour immuniser la population contre la Covid-19[9],[10],[11],[12]. En , l'OMS déclare ne pas s'attendre à avoir un vaccin disponible contre la Covid-19, avant 18 mois (horizon automne 2021)[13]. Fin , l'Initiative ACT-A est mise en place par le G20, l’OMS et la Fondation Bill-et-Melinda-Gates dans le but de coordonner et accélérer au niveau mondial, la mise au point et la production de produits de diagnostic, de traitements et de vaccins contre la Covid-19[14]. Dans les faits, les choix technologiques et la commercialisation des premiers vaccins contre la covid ont été orientés par l'Initiative ACT-A ainsi que par l'Opération Warp Speed lancée le par le président américain Donald Trump[15].

Dès , plusieurs vaccins ont commencé à être élaborés en Russie[16],[17] ainsi qu'en Occident par la firme pharmaceutique Johnson & Johnson[18] ou à l'université d'Oxford[19]. En Allemagne, le Pr Uğur Şahin, patron de BioNTech, conçoit un vaccin à base d'ARN en l'espace d'un week-end[20]. En , une équipe de recherche de l'Imperial College de Londres affiche sa volonté de réduire le temps de développement normal du vaccin « de deux à trois ans à seulement quatorze jours »[21],[22], l'équipe de l'Imperial College étant alors au stade de test du vaccin sur les animaux[21]. En , au moins 35 entreprises et établissements universitaires développent chacun leur vaccin[23]. Quelques 300 études cliniques sont alors en cours[24]. Le , l'OMS recense 168 vaccins à l'étude dans le monde : 28 auraient déjà été évalués dans des essais cliniques sur l'homme, et six seraient en phase III des essais cliniques, avant l'homologation[25]. A la mi-octobre, ce nombre était de 193, dont 10 en phase III[26].

Le , la Haute Autorité de santé indique qu'il n'est actuellement pas nécessaire de vacciner systématiquement les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de la Covid-19. Elle précise que le recul actuel de 3 mois environ montre qu’il n’y a pas d’effet indésirable grave particulier lorsqu’une personne ayant déjà eu la Covid-19 se fait vacciner mais qu'il est cependant préférable de respecter un délai minimal de 3 mois à partir du début des symptômes[27]. Des études montrent qu'une personne contaminée pourrait être immunisée de 6 mois à plusieurs années, ce qui suggère qu’une campagne de vaccination serait efficace sans forcément avoir recours à des injections fréquentes[28].

Développement

Défis

La mise au point d’un vaccin approprié capable de protéger durablement contre le SARS-CoV-2 s'avère être un défi technologique. Une étude suggère que l'immunité acquise avec quatre types de coronavirus de rhumes saisonniers ne dépasse pas un an[29],[30], ce qui laisserait présager qu'une réinfection est possible. Toutefois il est avéré qu'il existe chez les humains une immunité cellulaire de long terme contre différents coronavirus (HCoV-229E, HCoV-NL63, HCoV-OC43) provoquant un simple rhume[31],[32]. La question est de savoir si cette réinfection est asymptomatique, symptomatique ou aggravée.

Certaines séquences de la protéine S des coronavirus ont été identifiées comme activant les anticorps facilitants. Dans le cas du SARS-CoV-1, il s’agissait de la séquence d’acides aminés LYQDVNC située aux codons 597-603.

Des virus tels que les coronavirus utilisent les récepteurs Fc pour infecter les globules blancs, par un mécanisme connu sous le nom de facilitation dépendante des anticorps[33]. Dans le cas du SARS-CoV-1, ce risque est constaté et a été bien documenté chez l'animal de laboratoire avec des vaccins inactivés et des vaccins exprimant la protéine S en entier[34],[35],[36]. Dans le cas du vaccin contre la COVID-19, ce risque est pris en compte par les agences de régulation et intégré dans les prérequis à une commercialisation[37],[38].

Outre le risque de la facilitation de l'infection par des anticorps, un autre risque théorique est le phénomène de « péché originel antigénique », appelé également « effet Hoskins »[39]. Selon un consensus d'experts tenu en , ces risques n'empêchent pas la recherche vaccinale, mais doivent être surveillés[40].

L'urgence de créer un vaccin contre la Covid-19 a conduit à raccourcir à quelques mois un processus qui nécessite généralement plusieurs années[41]. Depuis le début du XXIe siècle, la fusion de nouvelles techniques telles que les biotechnologies et la bio-informatique permet d'accélérer la vitesse de fabrication des vaccins. Par exemple, l'utilisation de ces outils permet de[42] :

  • séquencer rapidement et massivement les génomes complets des microorganismes en suivant leur variété et évolution, et de les intégrer dans des bases de données ;
  • identifier les structures moléculaires d'un microorganisme, susceptibles d'être à l'origine d'une réponse immunitaire.

L'ensemble de ces données est traité par une grande variété de logiciels qui permettent par exemple de classer les séquences génétiques, de donner la structure 3D d'une protéine virale, de comparer les épitopes, et de déterminer dans le cas du SARS-CoV-2 la glycoprotéine S (spike ou spicule) du virus, comme la cible à privilégier pour une réponse immunitaire[42].

Dans le futur, d'autres vaccins pourraient cibler d'autres protéines virales, comme la protéine N du virus. Le meilleur scénario serait la production d'un vaccin universel contre les coronavirus[43].

Initiative ACT-A

Afin de coordonner la réponse mondiale à la pandémie de Covid-19, en est mise en place par le G20 et l'OMS l'Initiative ACT-A. Elle réunit des gouvernements, des scientifiques, des entreprises, la société civile, des organismes philanthropiques et des organisations mondiales telles que la Fondation Bill-et-Melinda-Gates, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), la Fondation pour de nouveaux outils diagnostiques novateurs (FIND), Gavi L'Alliance du Vaccin, le Fonds mondial, Unitaid, Wellcome, et la Banque mondiale[14].

L'Initiative ACT-A est organisée en quatre piliers : (1) les vaccins (également appelés « COVAX »), (2) les diagnostics, (3) la thérapeutique et (4) une coordination des systèmes de santé[44]. Le dispositif COVAX (COVID-19 Vaccines Global Access) est co-dirigé par l'OMS, la CEPI et l'alliance Gavi. Son objectif est d’accélérer la mise au point de vaccins contre la Covid-19 et d'« en assurer un accès juste et équitable », à l’échelle mondiale[45]. L'OMS prévoit dès l'origine des essais cliniques internationaux, randomisés, de grande envergure et sur de multiples sites, pour permettre l'évaluation simultanée des avantages et des risques de chaque vaccin candidat dans un délai de 3 – 6 mois[46].

Certains vaccins ont été jugés prioritaires et ont été soutenus financièrement et institutionnellement par la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) : le vaccin à vecteur développé par Oxford pour AstraZeneca, ceux à ARNm de CureVac et Moderna, celui à ADN d'Inovio Pharmaceuticals, celui à protéines recombinantes de Novavax et celui de l'université du Queensland[47]. Le vaccin développé par l'université du Queensland est le V451 (en). Il incorporait des anticorps contre le VIH (anti-gp41 (en)), et a du être abandonné en décembre 2020 après que les essais aient produit des faux positifs au VIH chez les personnes vaccinées[48].

Différents pays ont ainsi été incités à passer des commandes auprès de ces industriels, sous réserve que l'efficacité et l'innocuité des vaccins soient démontrées. Au , le budget consacré à ces pré-commandes est de 12 milliards de dollars aux États-Unis et de 2,3 milliards d'euros en Europe[49].

Essai clinique

Le processus d'élaboration et d'évaluation de vaccins est un équilibre entre[50],[2] :

  • le niveau de toxicité acceptable du vaccin (sa sécurité) ;
  • le bénéfice-risque pour les populations vulnérables ;
  • l'efficacité des vaccins ;
  • la durée de la protection vaccinale ;
  • des modes d'administration spéciaux (tels que par voie orale ou nasale, plutôt que par injection) (
  • le schéma posologique ;
  • les caractéristiques de stabilité et de stockage ;
  • l'autorisation d'utilisation d'urgence avant l'autorisation formelle ;
  • la fabrication optimale pour passer à des milliards de doses ;
  • l'homologation des vaccins.

Après des essais concluants sur modèle animal[51],[52], les essais de phase I testent principalement l'innocuité et le dosage préliminaire chez quelques dizaines de sujets sains, tandis que les essais de phase II - après le succès de la phase I - évaluent l'immunogénicité, les niveaux de dose (efficacité basée sur les biomarqueurs) et les effets indésirables du vaccin candidat, généralement sur des centaines des personnes. Un essai de phase I-II est généralement randomisé et contrôlé par placebo. Les essais de phase III impliquent généralement plus de participants sur plusieurs sites, incluent un groupe témoin et testent l'efficacité du vaccin pour prévenir la maladie (un essai «interventionnel» ou «pivot»), tout en surveillant les effets indésirables à la dose optimale. La définition de l'innocuité, de l'efficacité et des paramètres cliniques d'un vaccin dans un essai de phase III peut varier entre les essais de différentes sociétés, comme la définition du degré d'effets secondaires, de l'infection ou de la quantité de transmission, et si le vaccin prévient la Covid modérée ou sévère[53],[54].

Types de vaccins

En , il existe au moins neuf technologies différentes ayant été mobilisées pour créer un vaccin contre la Covid-19. Ces approches vaccinales se focalisent sur la protéine S du SARS-CoV-2 de la souche d'origine de Wuhan (D614). Les vaccins à ARNm et les vaccins à vecteur sont des technologies dites de nouvelle génération. D'autres technologies ciblent un plus large panel de protéines du SARS-CoV-2, et ne se limitent pas à la seule protéine S, comme les vaccins à virus inactivés ou ceux à virus vivants atténués.

Les vaccins ciblant uniquement la protéine S et ceux à virus inactivés offrent une protection d'au moins six à huit mois, mais de durée réelle encore inconnue[55]. Malgré les mutations du SARS-CoV-2, certains vaccins sont susceptibles d'offrir une protection à vie ou du moins à long terme (10 ans), dont des vaccins traditionnels à virus vivants atténués ou des technologies de nouvelle génération, basées sur l'immunité cellulaire, et qui offrent une protection sans générer d'anticorps.

Vaccins actuellement disponibles

Vaccins ciblant la protéine S

Chez la plupart des humains, il existe déjà un « répertoire antigénique » contre différentes protéines de coronavirus (HCoV-229E, HCoV-NL63, HCoV-OC43) provoquant un simple rhume. Dans le cas d’une infection au SARS-CoV-2, une immunité cellulaire croisée est généralement mobilisée pour lutter contre l’infection[31],[32]. Les vaccins contre le SARS-CoV-2 vont compléter cette immunité préexistante en ciblant généralement une seule protéine du virus : la protéine S. La protéine S va devenir une cible prioritaire pour les lymphocytes T et plus encore pour les lymphocytes B qui vont produire des anticorps pour la neutraliser.

Pour cibler la protéine S du SARS-CoV-2, différentes technologies ont été mobilisées : les vaccins à ARN messagers ou à ADN, les vaccins à vecteurs viraux non réplicatifs ou encore des vaccins à protéines recombinantes.

Mutation 2P
La protéine S du SARS-CoV-2 peut être dans un état « visible » (up), ou de préfusion « masqué » (down)

Plusieurs vaccins utilisent une « mutation 2P » pour verrouiller la protéine S dans sa configuration de pré-fusion (c'est-à-dire dans un état de conformation « masqué »), stimulant une réponse immunitaire au virus avant qu'il ne s'attache à une cellule humaine[56]. Concrètement une « mutation 2P » consiste en l’ajout de deux prolines (substitution d'acides aminés sur la protéine S aux codons K986P et V987P[57]) entre le heptad repeat 1 (HR1) et le central helix (CH) de la protéine S du SARS-CoV-2[58],[59].

Vaccins à ARNm
Au centre de vaccination de Bastia, toute personne majeure peut se faire vacciner au Pfizer-BioNTech depuis le [60] (photo prise le 2 mai 2021).

Les vaccins à ARNm sont des technologies dites de nouvelle génération. La biochimiste Katalin Karikó est à l'origine de la technologie des ARN messagers, et en 1997 elle rencontre l’immunologiste Drew Weissman avec lequel elle perfectionne sa technologie[61]. Les ARN messagers permettent aux cellules du muscle dans lesquelles ils sont injectés de synthétiser la protéine S du SARS-CoV-2. Des cellules se transforment ainsi en usine à produire des protéines S. Les cellules exposent les protéines S produites à leur surface, ce qui permet à des globules blancs de se familiariser avec la protéine S, de la reconnaître et de produire des anticorps contre celle-ci. L'ARN messager délivré par le vaccin est encapsulé dans des nanoparticules de lipide. Ces nanoparticules contiennent du polyéthylène glycol 2000[62]. Cette technologie est utilisée par les Américains Pfizer et Moderna, l’Allemand CureVac/Bayer, et est en projet pour le Français Sanofi-Pasteur[31].

Le vaccin Pfizer-BioNtech a été conçu à la fin par le cofondateur de BioNTech, Uğur Şahin[63],[64]. Le , Pfizer annonce un partenariat avec BioNTech[65] et les sociétés développent deux formules, le « BTN162b1 » et le « BTN162b2 ». Le BNT162b1 ne fait produire par les cellules qu'un fragment de la protéine S, appelé RBD[66]. Le BNT162b2 fait produire par les cellules la protéine S de la souche d'origine (celle de Wuhan) dans son intégralité, avec comme seule modification la mutation 2P[67]. Finalement, seul le BTN162b2 est commercialisé, rebaptisé Tozinaméran.

Le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) des États-Unis a collaboré avec Moderna pour développer un vaccin à ARN[68] dont le nom de code est « mRNA-1273 ». Cet ARN messager est encapsulé dans des nanoparticules lipidiques avec comme seule modification la mutation 2P[69]. Comme le vaccin de Pfizer commercialisé (BTN162b2), c'est l'ensemble de la protéine S de la souche d'origine qui est synthétisée par des cellules et qui devient la cible d'anticorps[70].

Le vaccin Zorecimeran du laboratoire allemand CureVac/Bayer, tout comme le vaccin MRT5500 du laboratoire français Sanofi-Pasteur, qui devraient tous les deux être commercialisés d'ici la fin 2021, intègrent également une protéine S de la souche d'origine avec la mutation 2P[71],[72].

Vaccins à vecteurs

Les vaccins à vecteur utilisent un virus modifié dont une partie du génome a été remplacée par une séquence permettant de synthétiser la protéine S du SARS-CoV-2. Le vecteur utilisé peut être un adénovirus, le virus de la rougeole ou d'autres[36]. Des cellules de la personne vaccinée vont être infectées par ce vecteur, et vont se mettre à produire des protéines S comme dans le cas des vaccins à ARN.

Cinq vaccins à vecteur contre la Covid-19 ont été mis sur le marché :

  • le vaccin Covishield / Vaxzevria du laboratoire britannique AstraZeneca, le vaccin Spoutnik V (2 doses) ou Spoutnik Light (unidose) [73] de l’Institut russe Gamaleïa et le vaccin Convidicea du laboratoire chinois CanSino ont en commun qu’ils présentent une protéine S entière de la souche d'origine (celle de Wuhan) sans aucune mutation[74] ;
  • le vaccin Ad26.COV2.S du laboratoire américain Johnson & Johnson (Janssen) présente une protéine S entière de la souche d'origine avec la mutation 2P[74].

Le vaccin d'AstraZeneca-Oxford contre la Covid-19 est basé sur un vecteur adénoviral simien (chimpanzé) génétiquement modifié pour contenir la protéine S[75],[76]. Le vaccin Spoutnik V et le vaccin Convidicea utilisent comme vecteur un adénovirus de type 5 (Ad5), et le vaccin Janssen un adénovirus de type 26 (Ad26). L'Université de Hong Kong essaye de développer un vaccin avec un virus atténué de la grippe comme vecteur et n'incorpore qu'un fragment de la protéine S, appelé RBD[77]. L'Institut Pasteur qui utilisait un vecteur du virus de la rougeole a abandonné ses recherches sur ce type de vaccin[78].

Vaccins sous-unitaires

Les vaccins sous-unitaires présentent directement un ou plusieurs antigènes de la protéine S sans les faire produire par des cellules de la personne vaccinée comme dans le cas des vaccins à ARN ou des vaccins à vecteur. Dans le cas des vaccins à protéines recombinantes (en), des protéines S du SARS-CoV-2 sont produites en laboratoire par un virus qui n’est pas le SARS-CoV-2, en l'occurrence un baculovirus. Ces protéines S sont ensuite purifiées et injectées. Un adjuvant est ajouté pour booster la réponse immunitaire.

Cinq vaccins sous-unitaires contre la Covid19 ont déjà été mis sur le marché :

  • le vaccin Abdala développé par le Centre Cubain pour l'Ingénierie Génétique et la Biotechnologie, le vaccin SOBERANA 02 développé par BioCubaFarma, et le vaccin ZF2001 du laboratoire chinois Anhui Zhifei Longcom, ont en commun qu’ils n’incorporent qu’un fragment de la protéine S, appelé RBD [79] ;
  • le vaccin EpiVacCorona développé par l’Institut russe VEKTOR, incorpore des fragments peptidiques de la protéine S : une fraction du RBD (codons 454 à 477) et une fraction du HR2 (codons 1179 à 1209).[80],[81]
  • le vaccin MVC-COV1901 du laboratoire taiwanais Medigen, incorpore une protéine S entière de la souche d’origine, avec la mutation 2P. [82]

D’ici la fin 2021, deux vaccins sous-unitaires contre la Covid19 pourraient être autorisés en Occident :

  • Le vaccin NVX-CoV2373 développé par l’Américain Novavax incorpore une protéine S entière de la souche d’origine, avec la mutation 2P et une autre mutation appelée « 3Q » sur le site dit de la furine (mutations aux codons R682Q, R683Q et R685Q). [83]
  • Le vaccin VAT00008 développé en commun par les laboratoires français Sanofi-Pasteur et britannique GSK proposera soit un vaccin sous-unitaire avec une protéine S entière de la souche d'origine de Wuhan avec la mutation 2P, soit un vaccin sous-unitaire composé de deux protéines S entières combinant la souche d’origine (D614) avec le variant bêta (dit sud-africain) avec les mutations 2P. [84]

Vaccins inactivés

Parmi les vaccins contre le SARS-CoV-2 qui sont déjà sur le marché, une seule technologie cible un plus large panel de protéines virales du SARS-CoV-2 que la seule protéine S. Il s’agit des vaccins inactivés, qui utilisent des virus qui ont perdu tout pouvoir infectant par procédé physico-chimique. Plusieurs injections, par voie intramusculaire ou sous-cutanée, sont souvent nécessaires pour obtenir une immunisation suffisante. Neuf vaccins inactivés contre la Covid-19 ont déjà été mis sur le marché[85] :

  • les vaccins BBIBP-CorV et WIBP-CorV du laboratoire chinois Sinopharm ;
  • le vaccin CoronaVac du laboratoire chinois Sinovac ;
  • le vaccin Covidful développé par l’Académie chinoise des sciences médicales ;
  • le vaccin KCONVAC du laboratoire chinois Minhai Biotechnology ;
  • le vaccin Covaxin du laboratoire indien Bharat ;
  • le vaccin CoviVac du laboratoire russe Chumakov ;
  • le vaccin COVIran Barakat du laboratoire iranien Shifa Pharmed Industrial Group ;
  • le vaccin QazCovid-in développé par l'Institut de recherche sur les problèmes de sécurité biologique du Kazakhstan.

Un vaccin inactivé a également été développé par le laboratoire français Valvena. Ce vaccin est en juillet 2021 en phase III, et il est prévu qu’une demande de mise sur le marché soit lancée au cours de l'automne 2021[86].

Vaccins en cours de développement

Vaccins atténués

Les vaccins à virus vivant entier et atténué comptent parmi les plus anciennes technologies vaccinales disponibles. Atténué signifie «affaibli». Affaiblir un virus vivant implique généralement de réduire sa virulence ou sa capacité à se répliquer. Le virus infecte toujours les cellules et provoque des symptômes bénins. L'utilisation d'un virus vivant atténué présente un avantage: la vaccination ressemble à une infection naturelle, ce qui conduit généralement à des réponses immunitaires robustes et à une mémoire des antigènes du virus qui peut durer de nombreuses années[87],[31].

Des inquiétudes ont été exprimées sur le fait qu’avec une telle technologie, il existe un risque théorique de mutation et de recombinaison avec un coronavirus sauvage pour recréer une souche sauvage. La HAS ajoute que « Ces vaccins posent également des problèmes de sécurité évidents lorsque l’on s’adresse à des infections potentiellement graves nécessitant de s’assurer de leur parfaite atténuation »[31],[87].

Un vaccin à virus vivant atténué peut facilement être produit à grande échelle et être distribué à bas prix. Au moins quatre vaccins vivants atténués contre la Covid-19 sont actuellement développés respectivement par les laboratoires américains Codagenix[88] et Meissa[89] ainsi que par le Serum Institute of India[87].

Vaccins ciblant les épitopes de lymphocytes T

De nouvelles biotechnologies utilisant des méthodes « immuno-informatiques » permettent de sélectionner des épitopes (déterminants antigéniques) à partir de sérum de convalescents. Ces épitopes sont choisis dans des zones des protéines du virus qui mutent très peu. Il s'agit de peptides servant de base à des vaccins susceptibles de stimuler préférentiellement les lymphocytes T[90].

Cette approche aurait l'avantage d'apporter une protection au niveau des muqueuses respiratoires, avec une immunité plus étendue et plus durable, par rapport aux vaccins basés sur la production d'anticorps ciblant la seule protéine S, et dont l'efficacité peut être réduite par l'apparition de nouveaux variants[91]. La mise au point de vaccins à lymphocytes T est un moyen d'éviter tout risque de facilitation de l'infection par des anticorps à la suite d'une vaccination[92]. Cependant cette technologie vaccinale doit encore faire ses preuves mais elle ouvre de nouvelles pistes[90].

Ces recherches vaccinales sont au stade de phase 1[93]. Elles sont effectuées, entre autres, par le laboratoire américain EpiVax Therapeutics[90], ou le laboratoire français Ose Immunotherapeutics[94],[95]. Dans le cas du vaccin CoVepiT développé par Ose, les 55 épitopes sélectionnés se trouvent sur 11 protéines du SARS-CoV-2 dont la protéine S et la protéine N[95].

Vaccin BCG

Les scientifiques ont cherché à savoir si les vaccins existants contre des affections non liées pouvaient stimuler le système immunitaire et réduire la gravité de l'infection au Covid-19. Il existe des preuves expérimentales que le vaccin BCG contre la tuberculose a des effets non spécifiques sur le système immunitaire. Fin , des essais cliniques sont effectués dans divers pays (France, Allemagne, Pays-Bas, Australie) dans le but de tester les propriétés immunologiques du BCG, vaccin antituberculeux[96]. « Deux études menées chez les adultes montrent une réduction de 70 % des infections respiratoires grâce au BCG », indique au Figaro Mihai Netea, spécialiste des maladies infectieuses au Centre médical de l’université Radboud de Nimègue aux Pays-Bas[97].

Une étude a démontré, sur une cohorte de 6 000 professionnels de santé, que le vaccin BCG protège de la Covid-19. Les professionnels de santé qui se sont fait re-vacciner avec le BCG sont moins susceptibles d’être testés positifs pour les anticorps anti-SARS-CoV-2, ce qui démontre que leur réponse immunitaire innée ou cellulaire est efficace contre le virus. Une vingtaine d’essais cliniques randomisés sont en cours pour vérifier si l'administration d'un rappel du BCG peut induire un effet protecteur contre l'infection par le SARS-CoV-2[98].

Vaccins administrés en Europe

Principales caractéristiques des vaccins
précommandés en Europe[99]
Mode d'action Date de disponibilité Conservation Efficacité Principaux effets secondaires Contre-indications
Pfizer
BioNTech
Tozinaméran
ARN messager −70 °C
−20 °C pendant 15 jours ou bien 2 à °C pendant 5 jours
82 % avec 1 dose
après 12 jours
95 % avec 2 doses

100 % pour les 12 à 15 ans[100]

Fatigue (63 %)
Maux de tête (55 %)
Douleurs musculaires (38 %)
Frissons (31 %), douleurs articulaires (23 %)
Fièvre (14 %)[101]
Fortes allergies[102]
Moderna
mRNA-1273
ARN messager 1er trimestre 2021 −20 °C
1 semaine à °C
94,1 % avec 2 doses Fatigue (68 %)
Maux de tête (63 %)
Douleurs musculaires (59 %)
Douleurs articulaires (45 %)
Frissons (43 %)[103]
Johnson & Johnson (Janssen)
Ad26.COV2.S
Vecteur viral 1er trimestre 2021 °C Moyennes avec 1 dose : Monde : 66 %
États-Unis : 72 %
Formes graves : 85 %
Amérique latine : 66 %
Afrique du Sud : 57 %[104],[105]

85 % contre formes graves[100]

Fièvre (9 %)[104] Interdit dans certains pays pour les patients jeunes (moins de 55 ans en France)
AstraZeneca
Univ. Oxford
AZD1222, alias Vaxzevria ou Covishield
Vecteur viral mi- °C 62 % à 90 %
selon dosage et âge[106]
70 % après une dose
80 % après la 2e dose injectée 12 semaines plus tard[107]
22 % contre variant sud-africain[108]
80 % pour les 65 ans et plus

100 % contre formes graves hospitalisables[100]

Dans plus de 10 % des cas :
Gonflement des ganglions lymphatiques, céphalées, nausées, douleurs musculaires et articulaires, douleur ou ecchymose au site d'injection, fatigue, malaise, état fiévreux, frissons[109]
Faibles pour la 2e dose
Faibles pour les personnes âgées[110]
Maladie fébrile aiguë grave, infection aiguë[109]
Séropositivité[110]

Interdit dans certains pays pour les patients jeunes (moins de 55 ans en France)[111]

CureVac
CVnCoV alias Zorecimeran
ARN messager 2e trimestre 2021 °C 47 %[112]
Sanofi Pasteur
GSK
Protéine recombinante Fin 2021[113] ou début 2022
(nécessite nouvelle conception)[114]
°C Faible chez les plus de 50 ans
Novavax
NVX-CoV2373
Protéine recombinante °C 89 % en moyenne
95 % contre la souche historique
85 % contre le variant britannique
60 % contre le variant sud-africain[115]

Efficacité et limites

L'efficacité d'un nouveau vaccin est définie par son efficacité lors des essais cliniques. Dans le cas de la Covid-19, l'efficacité est évaluée au regard du risque de contracter une forme modérée ou sévère chez les participants vaccinés dans l'essai, comparé au risque de contracter la maladie chez les participants non vaccinés[116].

Sans vaccin, la réponse immunitaire face au SARS-CoV-2 diffère d'un patient à l'autre : 40 % sont asymptomatiques[117], 40 % sont symptomatiques légers type grippe, 15 % développent une forme modérée pouvant conduire à un Covid long[118], et 5 % risquent une forme sévère pouvant nécessiter des soins de réanimation[119].

Pour un vaccin contre la Covid-19, une efficacité de 0 % signifie que le vaccin ne protège pas plus qu'un placebo. Une efficacité de 50 % signifie qu'il y a deux fois moins de cas de forme modérée ou sévère que chez les individus non vaccinés. L'efficacité d'un vaccin anti-Covid reflète la prévention de la maladie mais n'empêche pas d'être infecté par le virus : les personnes vaccinées peuvent être asymptomatiques et contagieuses. Les vaccins semblent toutefois réduire la transmission de la maladie[120]. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis et l'Agence européenne des médicaments (AEM) ont fixé un seuil de 50 % comme efficacité requise pour approuver un vaccin Covid-19[121],[122].

Les vaccins anti-Covid actuellement sur le marché ont une durée de protection inconnue. Ces vaccins ont été développés à partir de la souche initiale du virus. Et certains ont déjà une efficacité moindre pour certains variants apparus dès  :

  • le vaccin Oxford-AstraZeneca était initialement efficace de 71 à 91 % sur les souches d'origine. Face au variant Alpha (dit anglais) son efficacité varie de 42 à 89 %[123]. Face au variant Bêta (dit sud-africain), son efficacité n'offre qu'une «protection minimale»[124]. Le , le ministre de la Santé de l'Afrique du Sud a suspendu le déploiement prévu d'environ 1 million de doses de vaccin[125],[126] ;
  • les vaccins à ARN Pfizer et Moderna restent efficace contre le variant Alpha[127],[128]. Il est même suggéré une diminution de 89,4 % du risque d'infections asymptomatiques sept jours après la deuxième dose du vaccin, ce qui suppose alors que la majorité des personnes vaccinées ne seraient à terme pas contagieuses[129]. En revanche contre le variant Bêta, leur activité de neutralisation est réduite pour certains de deux tiers[130], pour d'autres de seulement quelques pourcent[131]. Le variant Gamma (dit brésilien) semble d'après certains échapper partiellement à la vaccination avec le vaccin Pfizer / BioNtech[132], mais pas pour d'autres études[133]. Le , le laboratoire Pfizer annonce que son vaccin est 100 % efficace face au variant Bêta, lors d'une étude portant sur 800 personnes[134]. Selon le ministère israélien de la Santé en , face au variant Delta (dit indien), le vaccin protège dans 93 % des cas des formes sévères, en revanche en ce qui concerne la contamination et le développement de symptômes, le vaccin n'est efficace qu'à 64 %[135],[136] ;
  • le vaccin Johnson & Johnson a signalé que son niveau de protection contre l'infection modérée à sévère par la Covid-19 était de 72 % aux États-Unis et de 57 % en Afrique du Sud[137] ;
  • le vaccin Novavax est efficace à ~ 96 % contre la souche d'origine, ~ 86 % contre le variant Alpha et ~ 60 % contre le variant Bêta[138].

En , la FDA des États-Unis estime que tous les vaccins autorisés par la FDA restent en l'état efficaces pour se protéger contre les souches circulantes du SARS-CoV-2[139]. Aux États-Unis, en , sur 853 000 personnes hospitalisées pour cause de Covid-19, la quasi totalité était non vaccinée, moins de 1 200 étant complètement vaccinées, soit environ 0,1 %[140], tandis que concernant les nouveaux variants, ce taux serait, début juillet au Royaume uni (où des vaccins sont assez différents), proche de 10 %[141].

Une analyse scientifique publiée fin juillet 2021 révèle que les trois quarts des personnes infectées lors d'une épidémie explosive de COVID-19 alimentée par la variante delta étaient entièrement vaccinées. Le rapport sur les cas à Provincetown dans le Massachusetts des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), offre des preuves clés renforçant l'hypothèse selon laquelle les personnes vaccinées peuvent propager la variante la plus transmissible et peuvent être un facteur de la flambée des infections. Ces données, détaillées dans le rapport hebdomadaire du CDC sur la morbidité et la mortalité, ont aidé à convaincre les scientifiques de l'agence d'inverser les recommandations sur le port du masque et de conseiller aux personnes vaccinées de porter des masques dans les lieux publics intérieurs dans certaines circonstances. L'étude indique que les individus vaccinés portaient autant de virus dans le nez que les individus non vaccinés, ce qui suggère fortement que les personnes vaccinées pourraient se transmettre le virus. Cette étude et d'autres données récentes semblent montrer que les vaccins offrent une protection significative contre une maladie grave ou critique, mais n'offrent pas de protection globale contre tout risque d'infection[142].

Effets indésirables

Allergies et cas graves

En France, le , alors que plus de 500 000 personnes ont reçu une première injection, l'Agence nationale de sécurité du médicament relève une centaine de cas « non graves », une vingtaine de cas « graves » et cinq décès. Les liens de causalité restent à établir[143].

Le , les autorités danoises suspendent provisoirement et pour une période minimale de deux semaines l'utilisation du vaccin AstraZeneca. La suspension de ce vaccin a été décidée « après des rapports de cas graves de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées », a expliqué l'Agence nationale danoise de la santé[144].

Le rapport de l'ANSM de pointe des risques de thrombose liés aux vaccin d'AstraZeneca. Il considère cependant que la balance bénéfice-risque reste favorable pour les personnes de plus de 55 ans, mais déconseille son utilisation pour les personnes plus jeunes[145].

L’Agence européenne des médicaments classe le syndrome de Guillain-Barré comme effet secondaire « très rare » du vaccin contre la Covid-19 du laboratoire américain Johnson & Johnson, Janssen[146].

Adjuvants

En , onze des vaccins candidats en développement clinique utilisent des adjuvants pour améliorer l'immunogénicité. Un adjuvant immunologique est une substance formulée avec un vaccin pour booster la réponse immunitaire à un antigène. Les adjuvants utilisés dans la formulation de vaccin anti-covid sont souvent nécessaires pour des vaccins à virus inactivé, des vaccins à base de protéines ou des vaccins à vecteurs recombinants. Les sels d'aluminium, appelés « alun », ont été le premier adjuvant utilisé pour les vaccins homologués et restent l'adjuvant de choix dans environ 80 % des vaccins avec adjuvant. L'adjuvant d'alun initie divers mécanismes moléculaires et cellulaires pour améliorer l'immunogénicité, y compris la libération de cytokines pro-inflammatoires[147],[148].

Les adjuvants des vaccins anti-covid qui sont impliqués dans des effets secondaires sont : le polyéthylène glycol (PEG 2000) des vaccins à ARN messager et le polysorbate 80 des autres vaccins. Les effets croisés éventuels entre les différents adjuvants sont surveillés[149].

Les adjuvants peuvent induire des effets indésirables, classées en 4 niveaux de gravité : bénin, modéré, sévère, et grave « niveau 4 ». Ces niveaux sont prédéfinis pour chaque type de réaction. De façon générale, le niveau 1 est celui des réactions qui ne gênent pas l'activité quotidienne, le 2 qui la perturbent, le 3 qui l'empêchent, et le 4 qui nécessitent une hospitalisation, ou qui entraînent une gêne permanente. Généralement il s'agit de réactions locales (rougeur, gonflement, douleur) et réactions systémiques (fièvre, fatigue, maux de tête…)[150].

La surveillance des effets à plus long terme s'effectue par des études de suivi épidémiologique (avec par exemple des enquêtes de cohorte).

Responsabilité civile

Les industriels qui fabriquent, distribuent, administrent ou utilisent des produits médicaux (y compris les vaccins) contre la Covid-19 bénéficient d'une immunité juridique dans différents pays, dont les États-Unis, afin d'échapper à des poursuites judiciaires en cas d'effets secondaires, à l'exclusion des « fautes volontaires »[151],[152]. Le , le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux des États-Unis Alex Azar fait adopter une réglementation excluant toute poursuite d'un industriel en cas de négligence concernant les vaccins anti-Covid. Cette disposition réglementaire devrait rester en vigueur aux États-Unis jusqu'au [153].

Dans l'Union européenne, les vaccins contre la Covid-19 sont homologués en vertu d'une autorisation de mise sur le marché conditionnelle qui n'exempte pas les fabricants de poursuites en responsabilité civile et administrative[154]. Bien que les contrats d'achat avec les fabricants de vaccins restent secrets, ils ne contiennent aucune exonération de responsabilité, même pour des effets secondaires inconnus au moment de l'homologation[155]. Dans l'Union européenne, des clauses prévoient que, dans certains cas, les États pourront prendre à leur charge les indemnités qui seraient demandées aux entreprises pharmaceutiques en cas d'effets secondaires imprévus[156],[157],[158]. Ces programmes de compensation existent dans de nombreux pays développés pour la vaccination. La France et l'Allemagne disposent de programmes de ce type depuis les années 1960[159]. En France, les victimes d'effets secondaires sont considérées comme des victimes « d'accidents médicaux », lesquelles sont indemnisées par l'État via l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (l'Oniam). Dans le cas des vaccins, cela ne concerne que les vaccins obligatoires[160].

Enfin, Pfizer a exigé des exonérations de responsabilité de grande envergure et d'autres garanties de la part de pays comme l'Argentine et le Brésil[161],[162].

Avancement de la vaccination

Centre de vaccination contre la COVID-19 sur la place de l'Hôtel-de-Ville à Paris.

En France, en comparaison avec d'autres pays (Portugal, Espagne où les prises de rendez-vous sont systématiques[163]), on constate en , un taux plus faible de vaccination chez les plus de 70 ans[164]. Ce taux plus faible dans cette classe d'âge laisse envisager une prochaine hausse de la mortalité due à la reprise de l'épidémie[165] par les nouveaux variants (delta, epsilon)[166], alors que 93% des personnes décédées avaient plus de 65 ans [167]. Cette hausse peut s'extrapoler des nouvelles augmentations du taux d'incidence observée depuis début aux Pays-Bas, en Espagne[168] ou au Royaume-Uni[169]. En France, les taux de vaccination semblent en particulier plus faibles pour les populations ayant le plus faible niveau de vie[170],[171], tandis que début juillet, 15 % des résidents d'Ehpad n'étaient pas vaccinés[172].

Fin juillet 2021, avec 102,66 doses par 100 habitants en moyenne, l'Union européenne dépasse les États-Unis où le taux de vaccination n'est que de 102,44 doses par 100 habitants[173].

Rumeurs et théories du complot

Différentes publications sur les réseaux sociaux ont promu une théorie du complot affirmant que le virus provoquant la Covid-19 était connu et qu'un vaccin était déjà disponible. Les brevets cités par divers articles de médias sociaux font référence à des brevets existants pour des séquences génétiques et des vaccins pour d'autres souches de coronavirus comme le coronavirus du SRAS[174],[175].

La généticienne Alexandra Henrion-Caude, spécialiste des micro-ARN et une des personnes interrogées par le documentaire conspirationniste Hold-up, indique qu'on ne connaît pas les effets secondaires d'un vaccin développé aussi rapidement et qu'il peut être dangereux de se faire vacciner si on a déjà eu la Covid-19. Elle émet notamment l'hypothèse que les vaccins à ARN pourraient jouer un rôle dans l'apparition de nouveaux variants, dans un entretien accordé à la chaine identitaire TV Libertés. L'hypothèse est jugée sans fondement par d'autres spécialistes[176]. L'Inserm, où elle a travaillé jusqu'en 2018, s'est désolidarisée des propos tenus par son ancienne chercheuse[177].

En France, la controverse et l'opposition aux vaccins anti-covid sont menées depuis le printemps 2020 par différents youtubeurs tels Silvano Trotta et Thierry Casasnovas qui reprennent à leur compte la rhétorique complotiste pro-Trump de la mouvance QAnon[178],[179]. D'une manière générale, la majeure partie de la désinformation sur les vaccins à l'échelle mondiale est issue d'une douzaine de personnes[180].

Notes et références

  1. Gates, « Responding to Covid-19 — A Once-in-a-Century Pandemic? », New England Journal of Medicine,‎ (ISSN 0028-4793, PMID 32109012, DOI 10.1056/nejmp2003762).
  2. a et b Gates B, « The vaccine race explained: What you need to know about the COVID-19 vaccine » [archive du ], The Gates Notes, (consulté le 2 mai 2020)
  3. Jiang, Lu et Du, « Development of SARS vaccines and therapeutics is still needed », Future Virology, vol. 8, no 1,‎ , p. 1–2 (DOI 10.2217/fvl.12.126).
  4. « SARS (severe acute respiratory syndrome) » [archive du ], National Health Service, (consulté le 31 janvier 2020).
  5. (en) Mahmoud M. Shehata, Mokhtar R. Gomaa, Mohamed A. Ali et Ghazi Kayali, « Middle East respiratory syndrome coronavirus : a comprehensive review », Frontiers of Medicine, vol. 10, no 2,‎ , p. 120–136 (ISSN 2095-0217, DOI 10.1007/s11684-016-0430-6).
  6. (en) « Porcine Epidemic Diarrhea Vaccine », sur zoetisus.com (consulté le 3 avril 2020).
  7. Cavanagh, « Severe acute respiratory syndrome vaccine development : Experiences of vaccination against avian infectious bronchitis coronavirus », Avian Pathology, vol. 32, no 6,‎ , p. 567–582 (PMID 14676007, DOI 10.1080/03079450310001621198).
  8. (en) Niels C. Pedersen, « An update on feline infectious peritonitis: Virology and immunopathogenesis », The Veterinary Journal,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mars 2021).
  9. Gates B, « Responding to Covid-19: A once-in-a-century pandemic? », The New England Journal of Medicine, vol. 382, no 18,‎ , p. 1677–79 (PMID 32109012, DOI 10.1056/nejmp2003762)
  10. Rebecca Weintraub, Prashant Yadav et Seth Berkley, « A COVID-19 vaccine will need equitable, global distribution », Harvard Business Review,‎ (ISSN 0017-8012, lire en ligne[archive du ], consulté le 9 juin 2020)
  11. « COVID-19 pandemic reveals the risks of relying on private sector for life-saving vaccines, says expert », CBC Radio,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 8 juin 2020)
  12. Darius D. Ahmed, « Oxford, AstraZeneca COVID-19 deal reinforces 'vaccine sovereignty' » [archive du ], sur Stat, (consulté le 8 juin 2020)
  13. Rob Grenfell et Trevor Drew, « Here's why the WHO says a coronavirus vaccine is 18 months away », sur Business Insider, (consulté le 11 novembre 2020)
  14. a et b « Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 », sur www.who.int (consulté le 13 décembre 2020).
  15. Corentin Pennarguear, « Vaccination contre le Covid-19 : les secrets de la spectaculaire réussite américaine », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 21 avril 2021).
  16. « Coronavirus: un vaccin en cours d'élaboration en Russie », sur Le Figaro.fr, (consulté le 22 janvier 2020).
  17. (en) « Coronavirus 'may become global emergency' as 18 deaths confirmed », sur Sky News (consulté le 23 janvier 2020).
  18. (en) Haroon Siddique, Ben Quinn, Stephanie Convery et Libby Brooks, « China coronavirus: 14 test negative in UK as military doctors sent to Wuhan – as it happened », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 25 janvier 2020).
  19. (en) James Gallagher, « Oxford vaccine: How did they make it so quickly? », BBC News,‎ (lire en ligne).
  20. « Covid-19 : comment le cofondateur de BioNTech a conçu un vaccin en quelques heures », Le Point,‎ (lire en ligne).
  21. a et b (en) « Coronavirus: 'Significant breakthrough' in race for vaccine made by UK scientists », sur Sky News (consulté le 6 février 2020).
  22. (en) « Imperial researchers in race to develop a coronavirus vaccine », sur Imperial News (consulté le 6 février 2020).
  23. (en) Laura Spinney, « When will a coronavirus vaccine be ready? », sur theguardian.com, The Guardian, (consulté en mars 2020).
  24. (en-GB) Hannah Devlin et Ian Sample, « Hopes rise over experimental drug's effectiveness against coronavirus », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 1er mai 2020).
  25. Agence France-Presse, « Vaccin russe annoncé : l'OMS rappelle la nécessité de procédures « rigoureuses » », Sciences et Avenir, (consulté le 6 septembre 2020) : « Selon l'OMS, un total de 168 candidats vaccins sont en cours de développement dans le monde, dont 28 sont au stade des essais cliniques sur des humains. Parmi ceux-ci, six sont en phase 3, la plus avancée. ».
  26. Caroline Robin, « Covid-19 : où en sont les vaccins ? », Capital,‎ (lire en ligne)
  27. Vaccination contre la Covid-19 : la HAS précise ses recommandations sur la priorisation des publics cibles https://www.has-sante.fr/jcms/p_3225633/fr/vaccination-contre-la-covid-19-la-has-precise-ses-recommandations-sur-la-priorisation-des-publics-cibles
  28. Covid-19. Les anciens malades immunisés « pendant plusieurs années », selon une étude https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/covid-19-l-immunite-des-personnes-contaminees-pourrait-etre-durable-selon-une-etude-7057181
  29. « Covid-19 - Une étude menée pendant 35 ans sur les coronavirus ne démontre l'acquisition d'aucune immunité de long terme », sur lindependant.fr (consulté le 28 décembre 2020).
  30. (en) Arthur W. D. Edridge, Joanna Kaczorowska, Alexis C. R. Hoste et Margreet Bakker, « Seasonal coronavirus protective immunity is short-lasting », Nature Medicine, vol. 26, no 11,‎ , p. 1691–1693 (ISSN 1546-170X, DOI 10.1038/s41591-020-1083-1, lire en ligne, consulté le 28 décembre 2020).
  31. a b c d et e Jean-Daniel Lelièvre, « Aspects immunologiques et virologiques de l’infection par le SARS-CoV-2 », Haute Autorité de Santé (HAS) de la République française,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mars 2021).
  32. a et b Pascal Meylan, « Immunité cellulaire contre SARS-CoV-2 : substrat de l’immunité croisée entre coronavirus saisonniers et SARS-CoV-2 ? », Rev Med Suisse,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mars 2021).
  33. (en) « Antibody-dependent enhancement of coronavirus », International Journal of Infectious Diseases, vol. 100,‎ , p. 483–489 (ISSN 1201-9712, DOI 10.1016/j.ijid.2020.09.015, lire en ligne, consulté le 2 mai 2021)
  34. (en) Qidi Wang, « Immunodominant SARS Coronavirus Epitopes in Humans Elicited both Enhancing and Neutralizing Effects on Infection in Non-human Primates », ACS Infect Dis.,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juillet 2021).
  35. (en) Jiong Wang, « The potential for antibody-dependent enhancement of SARS-CoV-2 infection: Translational implications for vaccine development », J Clin Transl Sci.,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2021).
  36. a et b (en) T. A. Zaichuk, « The Challenges of Vaccine Development against Betacoronaviruses: Antibody Dependent Enhancement and Sendai Virus as a Possible Vaccine Vector », Molecular Biology,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juillet 2021).
  37. Ann M. Arvin, Katja Fink, Michael A. Schmid et Andrea Cathcart, « A perspective on potential antibody-dependent enhancement of SARS-CoV-2 », Nature, vol. 584, no 7821,‎ , p. 353–363 (ISSN 1476-4687, PMID 32659783, DOI 10.1038/s41586-020-2538-8, lire en ligne, consulté le 14 décembre 2020).
  38. « Vaccins contre la COVID19 : doit-on s'inquiéter du risque de maladie aggravée chez les personnes vaccinées ? », sur VIDAL (consulté le 2 mai 2021)
  39. Walter Fierz et Brigitte Walz, « Antibody Dependent Enhancement Due to Original Antigenic Sin and the Development of SARS », Frontiers in Immunology, vol. 11,‎ (ISSN 1664-3224, PMID 32582200, PMCID 7291596, DOI 10.3389/fimmu.2020.01120, lire en ligne, consulté le 14 décembre 2020)
  40. Paul-Henri Lambert, Donna M. Ambrosino, Svein R. Andersen et Ralph S. Baric, « Consensus summary report for CEPI/BC March 12–13, 2020 meeting : Assessment of risk of disease enhancement with COVID-19 vaccines », Vaccine,‎ (ISSN 0264-410X, PMID 32507409, PMCID 7247514, DOI 10.1016/j.vaccine.2020.05.064, lire en ligne, consulté le 14 décembre 2020).
  41. Sanger DE, Kirkpatrick DD, Zimmer C, Thomas K, Wee SL, « With Pressure Growing, Global Race for a Vaccine Intensifies », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne[archive du ], consulté le 2 mai 2020)
  42. a et b Kajal Rawat, Puja Kumari et Lekha Saha, « COVID-19 vaccine : A recent update in pipeline vaccines, their design and development strategies », European Journal of Pharmacology,‎ (ISSN 0014-2999, PMID 33245898, PMCID 7685956, DOI 10.1016/j.ejphar.2020.173751, lire en ligne, consulté le 13 décembre 2020)
  43. Haque 2020, p. section 6.
  44. « The ACT-Accelerator: frequently asked questions (FAQ) », World Health Organization (WHO), (consulté le 16 décembre 2020)
  45. (en) « COVAX », sur www.who.int, (consulté le 13 décembre 2020).
  46. « Update on WHO Solidarity Trial – Accelerating a safe and effective COVID-19 vaccine » [archive du ], World Health Organization (WHO), (consulté le 2 mai 2020) : « It is vital that we evaluate as many vaccines as possible as we cannot predict how many will turn out to be viable. To increase the chances of success (given the high level of attrition during vaccine development), we must test all candidate vaccines until they fail. [The] WHO is working to ensure that all of them have the chance of being tested at the initial stage of development. The results for the efficacy of each vaccine are expected within three to six months and this evidence, combined with data on safety, will inform decisions about whether it can be used on a wider scale. »
  47. (en) « CEPI partners with University of Hong Kong to develop COVID-19 vaccine », CEPI,‎ (lire en ligne, consulté le 21 avril 2021).
  48. « Australie: un vaccin anti-Covid stoppé suite à un faux dépistage de VIH », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 1er avril 2021).
  49. Étienne Grass, « Opinion : Vaccins contre le Covid : serons-nous prêts quand il sera prêt ? », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le 17 octobre 2020).
  50. Simpson S, Kaufmann MC, Glozman V, Chakrabarti A, « Disease X: accelerating the development of medical countermeasures for the next pandemic », The Lancet. Infectious Diseases, vol. 20, no 5,‎ , e108–e115 (PMID 32197097, PMCID 7158580, DOI 10.1016/S1473-3099(20)30123-7)
  51. (en) « Pfizer, BioNTech report 'strong' immune response in animals to COVID-19 mRNA vaccine candidate », sur FierceBiotech (consulté le 18 mai 2021)
  52. (en) « J&J COVID-19 vaccine candidate protects monkeys after single dose », sur FierceBiotech (consulté le 18 mai 2021)
  53. « Vaccine Safety – Vaccines » [archive du ], sur vaccines.gov, US Department of Health and Human Services (consulté le 13 avril 2020)
  54. « The drug development process » [archive du ], U.S. Food and Drug Administration (FDA), (consulté le 12 avril 2020)
  55. (en-US) Lindsey Bever, « How long will the coronavirus vaccines protect you? Experts weigh in. », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le 25 avril 2021)
  56. Ryan Cross, « The tiny tweak behind COVID-19 vaccines », Chemical & Engineering News, vol. 98, no 38,‎ (lire en ligne)
  57. (en) Imre Berger, « The SARS-CoV-2 spike protein: balancing stability and infectivity », Cell Research,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2021).
  58. Jillian Kramer, « Sans ces chercheurs, les premiers vaccins contre la COVID-19 n'existeraient pas », National Geographic,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2021).
  59. (en) Jesper Pallesen, « Immunogenicity and structures of a rationally designed prefusion MERS-CoV spike antigen », PNAS,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2021).
  60. « Covid-19 : en Corse, Bastia et Porticcio ouvrent la vaccination aux plus de 18 ans », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  61. Katalin Karikó, la chercheuse hongroise derrière la technologie de l'ARN messager, Euronews, 22 mai 2021
  62. « Vaccin Covid-19 à ARN messager tozinaméran (Comirnaty° des firmes Pfizer et BioNtech) et les personnes âgées : quelques données, beaucoup d'incertitudes », Prescrire, 23 décembre 2020 (lire en ligne).
  63. (en) Susie Neilson, « The co-founder of BioNTech designed the coronavirus vaccine it made with Pfizer in just a few hours over a single day », sur BusinessInsider.fr, (consulté le 14 décembre 2020).
  64. (en) Podcast, « The Creator of the Record-Setting Covid Vaccine », sur The Journal, (consulté le 15 décembre 2020).
  65. « Pfizer and BioNTech announce joint development of a potential COVID-19 vaccine », TechCrunch,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mars 2020).
  66. (en) Ugur Sahin, « COVID-19 vaccine BNT162b1 elicits human antibody and TH1 T cell responses », Nature,‎ (lire en ligne, consulté le 21 avril 2021).
  67. Philippe COSENTINO, « Comprendre le vaccin à ARN BNT162B2 (contre le SARS CoV 2) à l’aide de Geniegen 2 », Académie de Nice,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juillet 2021).
  68. (en) « Moderna Inc. and the US National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) has initiated clinical trial with an experimental vaccine for COVID19 », Euretina, (consulté le 7 juin 2020).
  69. Mark J. Mulligan, Kirsten E. Lyke, Nicholas Kitchin, Judith Absalon, Alejandra Gurtman, Stephen P. Lockhart, Kathleen Neuzil, Vanessa Raabe, Ruth Bailey, Kena A. Swanson, Ping Li, Kenneth Koury, Warren Kalina, David Cooper, Camila Fonter-Garfias, Pei-Yong Shi, Ozlem Tuereci, Kristin R. Tompkins, Edward E. Walsh, Robert Frenck, Ann R. Falsey, Philip R. Dormitzer, William C. Gruber, Ugur Sahin et Kathrin U. Jansen, « Phase 1/2 Study to Describe the Safety and Immunogenicity of a COVID-19 RNA Vaccine Candidate (BNT162b1) in Adults 18 to 55 Years of Age: Interim Report », medrxiv,‎ (DOI 10.1101/2020.06.30.20142570).
  70. Kajal Rawat, Puja Kumari et Lekha Saha, « COVID-19 vaccine : A recent update in pipeline vaccines, their design and development strategies », European Journal of Pharmacology,‎ (ISSN 0014-2999, PMID 33245898, PMCID 7685956, DOI 10.1016/j.ejphar.2020.173751, lire en ligne, consulté le 13 décembre 2020).
  71. (en) Rogier W. Sanders, « Virus vaccines: proteins prefer prolines », Cell Host Microbe.,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juillet 2021).
  72. (en) Kirill V. Kalnin, « Immunogenicity and efficacy of mRNA COVID-19 vaccine MRT5500 in preclinical animal models », npj Vaccines,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juillet 2021).
  73. (en) « Sputnik V vs Sputnik Light, comparing the two Russian Covid-19 vaccines », India Today,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juillet 2021).
  74. a et b (en) Satoshi Ikegame, « Qualitatively distinct modes of Sputnik V vaccine-neutralization escape by SARS-CoV-2 Spike variants », medRxiv,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juillet 2021).
  75. « Novel Coronavirus vaccine manufacturing contract signed ».
  76. Joe Shute, « The vaccine hunters racing to save the world from the coronavirus pandemic », The Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mars 2020).
  77. « A Study to Evaluate Safety and Immunogenicity of DelNS1-nCoV-RBD LAIV for COVID-19 », sur clinicaltrials.gov, United States National Library of Medicine (consulté le 3 avril 2021)
  78. « Pourquoi l'Institut Pasteur abandonne son vaccin contre le Covid-19 ? », sur Sciences et Avenir (consulté le 26 avril 2021)
  79. (en) Boris Lacarra, « VACCINES : Scientific update on COVID-19 », COREB-ANRS,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2021)
  80. « Study of the Safety, Reactogenicity and Immunogenicity of "EpiVacCorona" Vaccine for the Prevention of COVID-19 (EpiVacCorona) », sur ClinicalTrials.gov, United States National Library of Medicine, (consulté le 16 novembre 2020)
  81. (ru) Olga Matveeva, « EpiVacCorona : ce que nous savons et ce que nous ne savons pas », trv-science.ru,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2021)
  82. (en) Szu-Min Hsieh, « Safety and immunogenicity of a Recombinant Stabilized Prefusion SARS-CoV-2 Spike Protein Vaccine (MVC COV1901) Adjuvanted with CpG 1018 and Aluminum Hydroxide in healthy adults: A Phase 1, dose-escalation study », EClinicalMedicine,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2021)
  83. (en) Jing-Hui Tian, « SARS-CoV-2 spike glycoprotein vaccine candidate NVX-CoV2373 immunogenicity in baboons and protection in mice », Nature Communications,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2021)
  84. (en) « VAT00008 », Sanofi Pasteur,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2021)
  85. « Approved Vaccines », COVID 19 Vaccine Tracker, McGill University,
  86. NICOLAS VIUDEZ, « Covid-19 : Valneva va-t-il finalement parvenir à un accord avec l’Europe pour son vaccin ? », Industrie Pharma,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juillet 2021).
  87. a b et c (en) JV Chamary, « What’s The Difference Between Covid-19 Coronavirus Vaccines? », Forbes,‎ (lire en ligne, consulté le 21 avril 2021).
  88. (en) Michael Gibney, « First in Human: Rising to COVID-19, Codagenix accelerates early-stage vaccine », S&P Global,‎ .
  89. (en) Chelsea Weidman Burke, « Another COVID-19 Vaccine Joins the Race – This Time, it’s a Live, Weakened Virus », Biospace,‎ (lire en ligne, consulté le 21 avril 2021).
  90. a b et c (en) Lauren M. Meyers, « Highly conserved, non-human-like, and cross-reactive SARS-CoV-2 T cell epitopes for COVID-19 vaccine design and validation », NPJ Vaccines.,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2021).
  91. Julie Kern, « Covid-19 : les variants ne semblent pas échapper aux lymphocytes T cytotoxiques », Futura Santé,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2021).
  92. (en) Darrell O. Ricke, « Two Different Antibody-Dependent Enhancement (ADE) Risks for SARS-CoV-2 Antibodies », Front Immunol.,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juillet 2021).
  93. « OSE Immunotherapeutics est autorisé à lancer un essai clinique de Phase 1 avec CoVepiT en Belgique », Orange Actualités,‎ (lire en ligne, consulté le 27 avril 2021).
  94. Christophe Turgis, « Covid-19 : CoVepiT, mis au point à Nantes par Ose Immunotherapeutics sera-t-il le vaccin définitif ? », France3 Pays de la Loire,‎ (lire en ligne, consulté le 14 avril 2021).
  95. a et b (en) V. Gauttier, A. Morello, I. Girault et C. Mary, « Tissue-resident memory CD8 T-cell responses elicited by a single injection of a multi-target COVID-19 vaccine », bioRxiv,‎ , p. 2020.08.14.240093 (DOI 10.1101/2020.08.14.240093, lire en ligne, consulté le 20 juillet 2021)
  96. « Coronavirus : des expérimentations en cours pour déterminer si le vaccin BCG peut prévenir du Covid-19 », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 2 mai 2020).
  97. BFM TV, « Coronavirus: le BCG, vaccin contre la tuberculose, est-il une piste prometteuse contre la pandémie ? », sur BFM TV (consulté le 30 mars 2020).
  98. « COVID-19 : Oui le BCG protège aussi », Santé Log,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2021).
  99. Bénédicte Alaniou (avec Erwan Benezet), « Une vaccination tout au long de 2021 », Le Parisien, no 23716,‎ , p. 2 et 3.
  100. a b et c Cassandre Jeannin, « Coronavirus : Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson... Quelle efficacité ? », RTL,‎ (lire en ligne)
  101. « Efficacité, effets secondaires : ce que révèle le rapport de l'Agence américaine des médicaments sur le vaccin de Pfizer/BioNTech », .
  102. « Covid-19 : le vaccin Pfizer-BioNTech déconseillé au Royaume-Uni en cas d’importantes allergies », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  103. (en) Andrew Dunn, « Here are the common side effects you should expect if you get Moderna's coronavirus shot », Business Insider,‎ (lire en ligne).
  104. a et b Maggie Fox, Amanda Sealy et Michael Nedelman, « Johnson & Johnson Covid-19 vaccine is 66% effective in global trial, but 85% effective against severe disease, company says », CNN Health,‎ (lire en ligne).
  105. Nicolas Berrod, « Covid-19 : ce qu’il faut savoir du vaccin Johnson & Johnson, autorisé aux Etats-Unis et bientôt en Europe », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  106. « Vaccin d'AstraZeneca contre le Covid-19 : ce qu'il faut retenir de la première publication scientifique », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne).
  107. « Covid-19 : pourquoi le vaccin d’Oxford-AstraZeneca pourrait devenir incontournable », Futura Santé,‎ (lire en ligne).
  108. Mathilde Boussion, « Covid-19 : l’Afrique du Sud suspend son programme de vaccination avec AstraZeneca », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  109. a et b « COVID-19 Vaccine AstraZeneca ».
  110. a et b (en) « Safety and efficacy of the ChAdOx1 nCoV-19 vaccine (AZD1222) against SARS-CoV-2: an interim analysis of four randomised controlled trials in Brazil, South Africa, and the UK », sur The Lancet, .
  111. « Les 65-75 ans avec comorbidités "peuvent se faire vacciner" avec AstraZeneca, annonce Olivier Véran », .
  112. « Covid-19 : Premiers résultats décevants pour le candidat vaccin de CureVac sur lequel l’UE misait », 20 Minutes,‎ (lire en ligne)
  113. « Covid-19 : Sanofi France promet un vaccin pour le mois de décembre », sur francetvinfo.fr, (consulté le 5 juillet 2021)
  114. Julien Cottineau, « Pourquoi le retard de son vaccin anti-Covid est un contretemps certain pour Sanofi, pas forcément un échec », Usine Nouvelle,‎ (lire en ligne).
  115. « Novavax COVID-19 Vaccine Demonstrates 89.3% Efficacy in UK Phase 3 Trial », .
  116. (en) Zimmer C, « 2 Companies Say Their Vaccines Are 95% Effective. What Does That Mean? You might assume that 95 out of every 100 people vaccinated will be protected from Covid-19. But that's not how the math works. », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2020)
  117. (en) Daniel P. Oran, « Prevalence of Asymptomatic SARS-CoV-2 Infection », Annals of Internal Medicine,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2021).
  118. Ferney, « Les mystères du Covid long », lacroix.fr, (consulté le 4 mars 2021).
  119. (en) Aaron J. Wilk, « A single-cell atlas of the peripheral immune response in patients with severe COVID-19 », Nat Med.,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2021).
  120. « Freiner la transmission: de bonnes nouvelles pour les vaccins anti-COVID », sur Le Soleil, (consulté le 27 avril 2021)
  121. « The FDA's cutoff for Covid-19 vaccine effectiveness is 50 percent. What does that mean? », NBC News (consulté le 8 janvier 2021)
  122. « EMA sets 50% efficacy goal – with flexibility – for COVID vaccines », sur raps.org (consulté le 8 janvier 2021)
  123. Modèle:Cite ssrn
  124. « South Africa halts AstraZeneca jab over new strain », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2021)
  125. Booth W, Johnson CY, « South Africa suspends Oxford-AstraZeneca vaccine rollout after researchers report 'minimal' protection against coronavirus variant », The Washington Post, London,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2021) :

    « South Africa will suspend use of the coronavirus vaccine being developed by Oxford University and AstraZeneca after researchers found it provided "minimal protection" against mild to moderate coronavirus infections caused by the new variant first detected in that country. »

  126. « Covid: South Africa halts AstraZeneca vaccine rollout over new variant », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 12 février 2021)
  127. Muik A, Wallisch AK, Sänger B, Swanson KA, Mühl J, Chen W, Cai H, Maurus D, Sarkar R, Türeci Ö, Dormitzer PR, Şahin U, « Neutralization of SARS-CoV-2 lineage B.1.1.7 pseudovirus by BNT162b2 vaccine-elicited human sera », Science, vol. 371, no 6534,‎ , p. 1152–1153 (PMID 33514629, PMCID 7971771, DOI 10.1126/science.abg6105)
  128. Wang P, Nair MS, Liu L, Iketani S, Luo Y, Guo Y, Wang M, Yu J, Zhang B, Kwong PD, Graham BS, Mascola JR, Chang JY, Yin MT, Sobieszczyk M, Kyratsous CA, Shapiro L, Sheng Z, Huang Y, Ho DD, « Antibody Resistance of SARS-CoV-2 Variants B.1.351 and B.1.1.7 », Nature,‎ (PMID 33684923, DOI 10.1038/s41586-021-03398-2)
  129. Hugo Jalinière, « Covid-19 : les vaccins empêchent-ils la transmission du virus ? », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2021).
  130. Liu Y, Liu J, Xia H, Zhang X, Fontes-Garfias CR, Swanson KA, Cai H, Sarkar R, Chen W, Cutler M, Cooper D, Weaver SC, Muik A, Sahin U, Jansen KU, Xie X, Dormitzer PR, Shi PY, « Neutralizing Activity of BNT162b2-Elicited Serum - Preliminary Report », The New England Journal of Medicine,‎ (PMID 33596352, DOI 10.1056/nejmc2102017)
  131. « Étude ComCor : Analyse de l’efficacité des vaccins à ARN messager sur les variants alpha et bêta du SARS-CoV-2 en France », sur www.santepubliquefrance.fr (consulté le 21 juillet 2021)
  132. Hoffmann M, Arora P, Gross R, Seidel A, Hoernich BF, Hahn AS, Krueger N, Graichen L, Hofmann-Winkler H, Kempf A, Winkler MS, Schulz S, Jaeck HM, Jahrsdoerfer B, Schrezenmeier H, Mueller M, Kleger A, Muench J, Poehlmann S, « 1 SARS-CoV-2 variants B.1.351 and P.1 escape from neutralizing antibodies », Cell,‎ (PMID 33794143, DOI 10.1016/j.cell.2021.03.036)
  133. « Variants de SARSCoV2 : quelle efficacité pour les vaccins en vie réelle ? », sur VIDAL (consulté le 21 juillet 2021)
  134. « Pfizer and BioNTech Confirm High Efficacy and No Serious Safety Concerns Through Up to Six Months Following Second Dose in Updated Topline Analysis of Landmark COVID-19 Vaccine Study », Pfizer, (consulté le 2 avril 2021)
  135. « Coronavirus: le vaccin Pfizer efficace contre les formes graves mais n'empêche pas la propagation du variant Delta (étude) », i24news,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juillet 2021)
  136. « Vaccins: en Israël, crainte d'une efficacité moindre face au variant Delta (expert) », L'Orient Le Jour,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juillet 2021)
  137. « Johnson & Johnson Announces Single-Shot Janssen COVID-19 Vaccine Candidate Met Primary Endpoints in Interim Analysis of its Phase 3 ENSEMBLE Trial », Johnson & Johnson, (consulté le 29 janvier 2021)
  138. Mahase E, « Covid-19: Novavax vaccine efficacy is 86% against UK variant and 60% against South African variant », BMJ, vol. 372,‎ , n296 (PMID 33526412, DOI 10.1136/bmj.n296, S2CID 231730012)
  139. Office of the Commissioner, « Coronavirus (COVID-19) Update: FDA Issues Policies to Guide Medical Product Developers Addressing Virus Variants », sur FDA, (consulté le 7 mars 2021)
  140. « Presque tous les décès liés au Covid-19 aux États-Unis touchent des personnes non vaccinées », sur fr.news.yahoo.com (consulté le 9 juillet 2021)
  141. « On va (enfin) savoir combien de personnes vaccinées sont hospitalisées », sur 20minutes.fr (consulté le 9 juillet 2021)
  142. (en) Joel Achenbach, Carolyn Y. Johnson and Yasmeen Abutaleb, Mass. COVID-19 outbreak mostly infected the vaccinated, CDC finds; few needed hospitalization, seattletimes.com, 30juillet 2021
  143. Célia Cuordifede, « Allergies, maladies auto-immunes... Quels sont les effets indésirables du vaccin Covid-19 ? », sur marianne.net, (consulté le 23 janvier 2021).
  144. source AFP, « La pandémie a un an, le Danemark suspend le vaccin AstraZeneca », sur lalibre.be, (consulté le 11 mars 2021).
  145. Vaccins COVID-19 : l’ANSM publie les synthèses du comité d’experts sur les effets thrombotiques
  146. « Covid-19. Le syndrome de Guillain-Barré, effet secondaire « très rare » du vaccin Johnson & Johnson », sur ouest-france.fr, (consulté le 22 juillet 2021).
  147. Wang J, Peng Y, Xu H, Cui Z, Williams RO, « The COVID-19 Vaccine Race: Challenges and Opportunities in Vaccine Formulation », AAPS PharmSciTech, vol. 21, no 6,‎ , p. 225 (PMID 32761294, PMCID 7405756, DOI 10.1208/s12249-020-01744-7)
  148. Tregoning JS, Russell RF, Kinnear E, « Adjuvanted influenza vaccines », Human Vaccines & Immunotherapeutics, vol. 14, no 3,‎ , p. 550–564 (PMID 29232151, PMCID 5861793, DOI 10.1080/21645515.2017.1415684)
  149. (en) Mariana C. Castells et Elizabeth J. Phillips, « Maintaining Safety with SARS-CoV-2 Vaccines », New England Journal of Medicine, vol. 384, no 7,‎ , p. 643–649 (ISSN 0028-4793 et 1533-4406, PMID 33378605, PMCID PMC7787218, DOI 10.1056/NEJMra2035343, lire en ligne, consulté le 6 mars 2021).
  150. (en-US) « Local Reactions, Systemic Reactions, Adverse Events, and Serious Adverse Events : Pfizer-BioNTech COVID-19 Vaccine », sur www.cdc.gov, (consulté le 20 décembre 2020).
  151. (en) « Notice of Declaration under the Public Readiness and Emergency Preparedness Act for medical countermeasures against COVID-19 », sur phe.gov (consulté le 17 septembre 2020).
  152. (en) Ludwig Burger, Pushkala Aripaka, « AstraZeneca to be exempt from coronavirus vaccine liability claims in most countries », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2020).
  153. Azar A, « Notice of Declaration under the Public Readiness and Emergency Preparedness Act for medical countermeasures against COVID-19 » [archive du ], (consulté le 22 avril 2020)
  154. « Questions and Answers: Conditional Marketing Authorisation of COVID-19 Vaccines in the EU », European Commission, (consulté le 29 décembre 2020), Question: What is the difference in liability between EU Conditional Marketing Authorisation vs Emergency Use Authorisations?
  155. Haahr T, « COVID-19: MEPs want safe vaccines, full transparency and liability for companies », sur European Parliament, (consulté le 29 décembre 2020), p. Ms. Gallina stressed negotiations with companies had been difficult but underlined that those companies developing and manufacturing COVID-19 vaccines would indeed be liable according to current laws and if something goes wrong they could be taken to court. This also goes for compensation for hidden defects.
  156. « La course aux vaccins contre le coronavirus s'intensifie, où en est-on ? », sur RTBF Info, (consulté le 16 décembre 2020).
  157. « Vaccins contre le Covid-19 : les labos déchargés de toute responsabilité en cas d'effets secondaires, vraiment ? », sur LCI (consulté le 16 décembre 2020).
  158. Lorraine Fournier, « Vaccins contre la Covid : l’UE indemnisera les laboratoires en cas d’effets secondaires inattendus », sur Capital.fr, (consulté le 16 décembre 2020).
  159. Clare Looker et Heath Kelly, « No-fault compensation following adverse events attributed to vaccination: a review of international programmes », Bulletin of the World Health Organization, vol. 89,‎ , p. 371-378 (DOI 10.2471/BLT.10.081901, lire en ligne).
  160. « Accidents vaccinations obligatoires », sur oniam.fr (consulté le 13 juillet 2021).
  161. (en) « How Pfizer tried to bully Argentina and Brazil in exchange for vaccines », sur WIONews.com, New Delhi, (consulté le 13 juillet 2021)
  162. (en) Madlen Davies, Ivan Ruiz, Jill Langlois, et Rosa Furneaux, « 'Held to ransom': Pfizer plays hardball in Covid-19 vaccine negotiations with Latin American countries », sur STATnews.com, (consulté le 13 juillet 2021)
  163. « Covid-19 : en Espagne, presque 100 % de vaccinés chez les plus de 70 ans », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juillet 2021)
  164. « Vaccination Covid : la France dans le top 10 de l'Union européenne », sur Les Echos, (consulté le 9 juillet 2021)
  165. « Coronavirus en Occitanie : En un mois, multiplication par dix des nouvelles hospitalisations », sur fr.news.yahoo.com (consulté le 1er août 2021)
  166. Santé publique France, « COVID-19 : point épidémiologique du 16 juillet 2021 », sur Santé publique France, (consulté le 15 juillet 2021)
  167. « Victimes du Covid en France : nombre, âge, profil, personnalités », sur sante.journaldesfemmes.fr (consulté le 19 juillet 2021)
  168. « Pays-Bas: Les derniers chiffres, graphiques et cartes sur l’évolution du coronavirus », sur graphics.reuters.com (consulté le 15 juillet 2021)
  169. « Covid-19 : l’Angleterre lève les dernières restrictions malgré la flambée de l’épidémie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juillet 2021)
  170. Michèle Feuillet, « Dans les quartiers populaires, la vaccination des plus de 75 ans à la traîne », sur Expressions, (consulté le 9 juillet 2021)
  171. « Pour briser le plafond de verre vaccinal, Macron préfère convaincre que contraindre mais... », sur Le HuffPost, (consulté le 9 juillet 2021)
  172. « Bulletin hebdomadaire », Santé publique France,‎ , p30/36 (lire en ligne).
  173. (en-US) Elian Peltier, « The European Union pulls ahead of the United States in vaccinations. », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 29 juillet 2021)
  174. Kertscher, « No, there is no vaccine for the Wuhan coronavirus » [archive du ], Politifact, Poynter Institute, (consulté le 7 février 2020).
  175. McDonald, « Social Media Posts Spread Bogus Coronavirus Conspiracy Theory » [archive du ], FactCheck.org, Annenberg Public Policy Center, (consulté le 8 février 2020).
  176. Felicia Sideris, « Covid-19 : l'explosion des variants est-elle provoquée par le vaccin Pfizer ? », sur LCI, .
  177. Thomas Deszpot, « Virus manipulé par l'Homme, danger des masques… l'Inserm se désolidarise d'une de ses ex-chercheuses », sur LCI, .
  178. Claire Hache, « « Le vaccin va vous tuer » : l'offensive numérique des antivax à l'heure du Covid-19 », L'Express,‎ (lire en ligne).
  179. William Audureau, « Silvano Trotta, un de ces théoriciens du complot à « l’arrogance déstabilisante » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2021).
  180. « La majorité des désinformations sur le Covid proviennent de 12 personnes seulement », sur Heidi.news, .

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Émissions de radio

Vidéos