Pierre Hurmic

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Pierre Hurmic
Illustration.
Pierre Hurmic en 2018.
Fonctions
Maire de Bordeaux
En fonction depuis le
(4 mois et 20 jours)
Élection 3 juillet 2020
Coalition Bordeaux respire
(EELV - PS - PCF - PRG - G·s - ND - PP)
Prédécesseur Nicolas Florian
Conseiller municipal de Bordeaux
En fonction depuis le
(25 ans, 5 mois et 4 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection 18 mars 2001
16 mars 2008

23 mars 2014
15 mars 2020
Maire Alain Juppé
Hugues Martin
Alain Juppé
Nicolas Florian
Lui-même
Conseiller métropolitain de la communauté urbaine de Bordeaux puis de Bordeaux Métropole
En fonction depuis le
(25 ans, 5 mois et 5 jours)
Président Alain Juppé
Alain Rousset
Vincent Feltesse
Patrick Bobet
Alain Anziani
Conseiller régional d'Aquitaine
Président du groupe égologiste

(12 ans et 1 jour)
Élection 22 mars 1992
Réélection 15 mars 1998
Président Jacques Valade
Alain Rousset
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques, France)
Nationalité Française
Parti politique (1990-1994)
Les Verts (1998-2010)
EELV (depuis 2010)
Syndicat SAF
Diplômé de Sciences Po Bordeaux
Profession Avocat

Pierre Hurmic
Maires de Bordeaux

Pierre Hurmic, né le à Saint-Palais dans les Basses-Pyrénées (actuelles Pyrénées-Atlantiques), est un avocat et homme politique français, membre d'Europe Écologie Les Verts.

Après vingt-cinq ans passés dans l'opposition face à Alain Juppé puis Nicolas Florian, il est élu maire de Bordeaux à la suite des élections municipales de 2020, faisant basculer la ville, bastion historique de la droite depuis 73 ans, dans le camp des écologistes et de la gauche.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Natif de Saint-Palais au Pays basque, Pierre Hurmic est le fils d'un chirurgien[1] et d'une infirmière. Ses parents sont tous les deux catholiques pratiquants, sa mère par son milieu familial. Son père s'est converti au catholicisme quand il était jeune adulte[2].

Il quitte Saint-Palais à l'âge de onze ans en 1966 pour suivre ses études dans un collège et au lycée Saint Louis de Gonzague[2], en pension à Bayonne[3]. Il déclare à ce sujet : "C'était entre le monastère et la caserne". A cette époque, il lit les œuvres de Victor Hugo et de Charles Péguy, avec un intérêt particulier pour ce dernier[2].

Il arrive à Bordeaux en 1973 pour poursuivre ses études supérieures de droit et de sciences politiques. Plus tard, en parallèle de ses études, il est embauché par Roger Galy (1923-2012), rédacteur en chef de l'hebdomadaire La Vie de Bordeaux[4],[5].

À l'Institut d'études politiques de Bordeaux (promotion 1979)[6], il suit les cours du professeur Jacques Ellul qui vont influencer son engagement politique[7], bien que Jacques Ellul ait toujours affirmé sa méfiance envers la politique en général et l'écologie politique en particulier.

Pierre Hurmic est marié et père de deux enfants. Il habite dans le quartier Saint-Genès à Bordeaux, et son cabinet d'avocat est situé face au nouveau palais de justice de Bordeaux, rue des Frères-Bonie[8].

L'un de ses premiers procès est la défense de Noël Mamère dans le litige qui l'oppose à Simone Rossignol, ancienne maire de Bègles de 1971 à 1984, qui l'accuse de diffamation. Mamère a déclaré après sa victoire en 1989 que la maire de Bègles était une caisse de financement déguisée du Parti communiste français. Hurmic accompagne le maire de Bègles à Toulouse où le procès se déroule, et dans la voiture sur le trajet, Mamère lui propose d'adhérer à Génération Écologie[9].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Après des engagements associatifs (militant actif de l'ONG « Action contre la faim » et de l'association locale « Trans'CUB ») et syndicaux (président départemental du Syndicat des avocats de France et membre du conseil national), il débute en politique en 1990. Il participe à la création de « Génération écologie » avant de rejoindre « Les Verts » en 1998[5].

Conseiller régional à partir de 1992 sous l'étiquette Génération écologie, il quitte le groupe en en exprimant ses désaccords avec son président Brice Lalonde[10].

Président du groupe écologiste au conseil régional depuis 1992, il est réélu en 1998. En 2004, il renonce à se représenter[11].

Ville de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Élections municipales de 1995[modifier | modifier le code]

Pierre Hurmic commence sa campagne pour les élections municipales 1995 en créant l'association « Bordeaux Grandeur Nature ». Il présente alors une « Charte Grandeur Nature », autour de trois axes : citoyenneté active, développement des solidarités et embellissement de la ville. Il se prononce contre le cumul des mandats de maire dans le temps (deux mandats consécutifs maximum), ainsi que contre le cumul de la fonction de maire et d'un autre mandat électif[12].

Le , Pierre Hurmic et François-Xavier Bordeaux (ancien membre du Parti socialiste) annoncent qu'ils feront liste commune[13].

Les élections ont lieu le , et c'est Alain Juppé qui est élu, avec 50,28 % des voix. La liste « Trois Bordelais, le réveil » de F.-X. Bordeaux, avec Pierre Hurmic et Denis Teisseire, est troisième, avec 15,8 % des voix.

Pierre Hurmic devient alors conseiller municipal et communautaire.

Élections municipales de 2001[modifier | modifier le code]

Alain Juppé remporte les élections avec 50,96 % des voix. La liste de Pierre Hurmic recueille 9,59 % des voix, et se voit alors attribuer 3 sièges au conseil municipal.

Élections municipales de 2006[modifier | modifier le code]

En 2006 ont lieu des élections municipales anticipées. En effet, la période d'inéligibilité d'Alain Juppé après l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris prend fin, et le conseil municipal démissionne.

Fin , Pierre Hurmic présente une liste pour l'élection municipale[14],[15].

C'est finalement la liste d'Alain Juppé qui remporte le scrutin, avec 56,2 % des voix. La liste de Pierre Hurmic récolte 10,3 % des voix, et 3 élus intègrent le conseil municipal : Pierre Hurmic, Marie-Claude Noël et Patrick Papadato.

Élections municipales de 2008[modifier | modifier le code]

En , Pierre Hurmic met fin à une rumeur le faisant figurer sur une liste d'ouverture avec Alain Juppé. C'est notamment sa présence aux côtés du Maire pour présenter le « Code de la rue » sur lequel ils ont travaillé ensemble qui alimentait la rumeur et les commentaires. En avril, Pierre Hurmic déclare : « C'est archi-faux. Nous n'avons pas du tout la même vision de l'écologie, nous sommes à des années-lumière. Je suis ferme sur mes convictions et je ne suis pas UMP »[16].

Les Verts participent aux dix-huit groupes de travail organisés par l'équipe du socialiste Alain Rousset[17]. Ils intègrent alors sa liste, Pierre Hurmic étant le numéro 3 de la liste.[18],[19] C'est tout de même Alain Juppé qui remporte l'élection dès le 1er tour, avec 56,62 % des voix. Alain Rousset récolte 34,14 % des suffrages et 11 sièges.

Pierre Hurmic rentre donc à nouveau dans l'opposition au conseil municipal, tout en prônant une « conflictualité apaisée » avec le maire[20].

Il refuse le poste d'adjoint proposé par Alain Juppé à l'été 2008[20].

Élections municipales de 2014[modifier | modifier le code]

En , Pierre Hurmic est désigné par la section bordelaise EELV comme tête de liste pour les élections municipales[21].

Le , il tient une conférence de presse pour présenter un ensemble de 66 propositions, élaborées par les militants écologistes. À cette occasion, suite aux sollicitations de Vincent Feltesse, il exige au candidat PS de reprendre l'intégralité des propositions de son parti pour envisager une liste d'union[22]. Cela se concrétise : Hurmic et Vincent Feltesse signent le un socle programmatique commun[23].

Le résultat de l'élection du donne Alain Juppé vainqueur avec 60,95 % des voix, contre 22,58 % pour Vincent Feltesse.

Deux écologistes sont élus : Pierre Hurmic et Delphine Jamet. Par la suite, ils s'éloigneront du socialiste[24].

Élections municipales de 2020[modifier | modifier le code]

En , Pierre Hurmic lance l'appel des écologistes de Bordeaux intitulé « Bordeaux pour le climat, l'écologie, les solidarités »[25]. En , il se déclare officiellement candidat à la mairie de Bordeaux et annonce les premières bases de son programme[26],[27]. Il est soutenu par le Parti socialiste, le Parti communiste français, le Parti radical de gauche, Génération.s, Nouvelle Donne et Place publique[28].

Lors du premier tour, en mars 2020, sa liste arrive en seconde position avec environ 34 % des suffrages exprimés et n'est devancée que d'une centaine de voix par celle du maire sortant Nicolas Florian. Ce résultat contraint pour la première fois depuis 1947, le candidat de la droite à la mairie de Bordeaux à un second tour[29]. En raison de la crise du coronavirus, ce second vote est reporté au mois de juin 2020. Il prend la forme d'une triangulaire dans laquelle la liste Hurmic se retrouve en compétition avec une coalition de droite du maire sortant et d'En Marche, et avec la liste « Bordeaux en lutte » de la gauche anticapitaliste.

Sa liste se place en tête au second tour avec 46,5 % des suffrages, devant celle du maire sortant Nicolas Florian (44,1 %) et celle de Philippe Poutou (NPA et LFI, 9,4 %)[30]. Cette victoire permet à sa liste d'obtenir 48 sièges de conseillers municipaux ; la liste de droite en obtient 14 et la liste d'extrême gauche trois. Pierre Hurmic est ainsi élu maire de Bordeaux lors du conseil municipal du 3 juillet suivant[31].

Campagnes nationales[modifier | modifier le code]

Élections législative de 1993[modifier | modifier le code]

Au premier tour des élections législatives dans la deuxième circonscription de la Gironde (Bordeaux Centre), c'est Jacques Chaban-Delmas, pour le RPR, qui arrive en tête, avec 41,66 % des voix. Pierre Hurmic est quatrième de cette élection, en récoltant 10,64 % des suffrages, ce qui le porte à 700 voix du second tour[32].

Élection législative partielle de 2004[modifier | modifier le code]

Pierre Hurmic est le candidat des Verts pour les législatives partielles de 2004, dans la 2e circonscription de la Gironde, laissée vacante par Alain Juppé.

C'est sa colistière au conseil municipal, Marie-Claude Noël qui est sa suppléante, et Hervé Dugény, connu pour ses activités associatives en faveur du vélo ou du covoiturage, dirige la campagne[33].

Face à lui, c'est Hugues Martin qui est le candidat de l'UMP, et successeur désigné d'Alain Juppé.

Après une élection qui connaît une faible participation, il recueille 11,22 % des voix, ce qui fait de son parti la troisième force politique de la ville[34].

Au lendemain des résultats du premier tour, Pierre Hurmic ne donne pas de consigne de vote, mais soutient la candidate socialiste pour le second tour[35]. Par la suite, les Verts s'investissent dans la campagne de la candidate PS dans l'entre-deux-tours, en échange d'un certain nombre de concessions de la part de Michèle Delaunay. Ainsi, elle accepte la réouverture d'un débat sur la nécessité du grand contournement autoroutier. Elle s'est aussi déclarée hostile aux expérimentations plein champ des OGM et elle a affirmé sa solidarité avec les faucheurs volontaire poursuivis par la justice[35].

Élections législative de 2007[modifier | modifier le code]

Pierre Hurmic obtient 6,83 % des suffrages au premier tour.

Élections législative de 2017[modifier | modifier le code]

Pierre Hurmic commence sa campagne sur la deuxième circonscription de la Gironde (Bordeaux centre) en avril, à Darwin, « un lieu riche en symbole, modèle d'économie frugale, résiliente et coopérative »[36]. Il se présente entre autres face à Michèle Delaunay (PS), Anne Walrick (LR-UDI) et Catherine Fabre (LREM).

Ses thèmes essentiels de campagne sont : la transition énergétique, la lutte contre les perturbateurs endocriniens et contre la pollution de l'air, le mandat unique, la limitation du cumul dans le temps, l'abolition de l'immunité parlementaire, la suppression du Sénat et de la Cour de justice de la République. Enfin, il veut mettre en place un outil numérique participatif pour un travail législatif « plus collectif »[36].

Il récolte 8 % des voix, et décide de ne pas donner de consigne de vote au second tour opposant les candidates LR et LREM.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Le Grand stade[modifier | modifier le code]

Pierre Hurmic a toujours été opposé au projet de Grand Stade à Bordeaux, qu'il qualifie « d'hérésie politique et économique »[37]. Il dénonce régulièrement les dérives du foot business, et estime que l'investissement n'est pas durable[38]. En effet, il explique que le stade de Bordeaux était aux normes de l'UEFA pour les Coupes du monde 1998 et 2006, qu'il ne convenait plus pour l'Euro 2016, et que « demain, de nouvelles normes naîtront et on nous demandera une nouvelle fois de nous y adapter »[37]. Selon lui l'argent public n'a rien à faire dans le football professionnel. Il n'est pas par principe hostile à un stade entièrement financé par des fonds privés, et s'appuie notamment sur les propos Philippe Séguin, ancien premier président de la Cour des Comptes qui présidait la commission Grands Stades, dans son rapport de [39],[37].

Lors du conseil municipal du , Pierre Hurmic qualifie le Grand Stade de Bordeaux de « stade le plus ringard sur le terrain de l'écologie », notamment en comparaison des 3 autres villes qui ont fait le choix de construire un stade pour accueillir l'Euro 2016, à savoir Lyon, Lille et Nice[40]. En effet le Grand Stade de Bordeaux est moins ambitieux en matière écologique que les stades des autres villes (récupération des eaux de pluie, panneaux photovoltaïques, géothermie)[41].

Le code de la rue[modifier | modifier le code]

À l'occasion d'un arrêté municipal de de la Mairie de Bordeaux concernant l'interdiction de l'usage du skateboard sur les espaces piétons, les élus Verts se sont inquiétés d'une interdiction qui pourrait concerner par la suite les rollers par exemple. À cette occasion, Pierre Hurmic propose que Bordeaux devienne un pilote pour la rédaction d'un Code de la rue, équivalent urbain du Code de la route. Il reçoit notamment le soutien d'Alain Juppé pour cette proposition[42]. Une première réunion a eu lieu en , ou un certain nombre d'élus, et d'associations d'usagers ont fait part de leurs idées en vue de la rédaction de ce code de la rue. À cette occasion, des actions sont annoncées, comme par exemple les doubles sens cyclables dans le centre-ville, les flèches clignotantes pour les cyclistes aux feux tricolores. D'autres expérimentations sont aussi prévues, telle que la circulation sur les voies de bus pour les rollers[43].

En est annoncée la mise en place de ce code de la rue pour septembre de la même année, à l'occasion de la semaine de la mobilité[44].

Et effectivement, le , Alain Juppé et Pierre Hurmic présentent ensemble le « Code de la rue ». À cette occasion, Alain Juppé annonce qu'il réfléchit à la mise en place d'un vélo en libre service, à l'image du Vélib' à Paris[45].

Mariage pour tous[modifier | modifier le code]

Juriste de profession, Pierre Hurmic marque sa désapprobation au mariage entre deux hommes que Noël Mamère célèbre très médiatiquement à Bègles le [46] rappelant que celui-ci est illégal. La cour de cassation annule d'ailleurs ce mariage par un arrêt du [47].

Défenseur de la liberté de conscience, il est l'un des défenseurs de l'ancien premier adjoint Hugues Martin qui, en [48], fait valoir sa clause de conscience pour ne pas célébrer le mariage de personnes de même sexe devenu légal par la loi du 17 mai 2013, estimant que « défendre la liberté d'expression, c'est défendre la liberté de ceux qui ne pensent pas comme nous »[49].

Pierre Hurmic a célébré le deuxième mariage de personnes de même sexe ayant eu lieu à Bordeaux[49].

Autres[modifier | modifier le code]

En septembre 2020, son annonce de vouloir supprimer l'arbre de Noël à Bordeaux suscite, selon Le Monde « un tollé »[50], des critiques sur la « twittosphère » et les commentaires des médias sur la nouvelle municipalité bordelaise[51]. Alors qu’une pétition recueille 12 000 signatures pour réclamer le maintien du sapin de Noël pour les fêtes de fin d’année, Pierre Hurmic confirme sa décision[52]. Selon un sondage Ifop, la décision de Pierre Hurmic suscite même un rejet à 55 % chez les électeurs qui se déclarent politiquement proches d'EÉLV[53].

Actions judiciaires[modifier | modifier le code]

Pierre Hurmic prête serment d'avocat au barreau de Bordeaux le 7 janvier 1981[54] et exerce à la Cour d'appel de Bordeaux.

Les affaires particulièrement médiatiques qu'il a traitées sont celles de la défense de Bertrand Cantat jugé à Vilnius en 2004 pour la mort de Marie Trintignant, de la plainte d'associations et de communes contre le projet de prolongation de la LGV vers Toulouse et l'Espagne, et de la lutte judiciaire contre les compteurs électriques communicant Linky[55].

Avec ses nouvelles fonctions de maire, il suspend son activité d'avocat[56].

Lignes à grande vitesse[modifier | modifier le code]

Pierre Hurmic a déposé le , en sa qualité d'avocat d'associations environnementales mais aussi d'une quinzaine de communes du Sud Gironde, un recours en annulation de la déclaration d'utilité publique des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, signée en juin 2016 par Alain Vidalies, alors secrétaire d'État chargé des Transports, qui engendrent, notamment, un « massacre environnemental »[57].

« Cet impact n'est pas soutenable et il est contradictoire avec les engagements écologiques pris par la région et la métropole. Il montre l'égoïsme des élus métropolitains, prêts à détruire 4800 hectares de nature pour gagner 1/2 heure sur un trajet de train. Gilles Savary (ex député PS de la Gironde, NDLR) l'a bien dit, Rousset ne pense qu'à la LGV et Juppé qu'à Bordeaux ». Et la LGV est à Rousset ce que le métro était à Chaban-Delmas »[58].

Pierre Hurmic s'est insurgé contre des dépenses de « sommes extravagantes pour des infrastructures qui ne supportent que 1 % des déplacements. C'est un transport de niche et de riches qui ne profite qu'aux métropoles »[58].

Ce recours a été rejeté par le Conseil d'État dans un arrêt du . Pierre Hurmic y voit « une décision, décevante, bâclée et d'une pauvreté juridique [...], avant tout politique ». Il décide alors, en concertation avec les associations engagées dans ce combat, d'étudier la possibilité de saisine des juridictions européennes : la saisine de la CEDH (Cour Européenne des Droits de l'Homme), ou de la Commission européenne en vue de la saisine de la CJUE (Cour de Justice de l'Union Européenne)[59],[60].

Linky[modifier | modifier le code]

En , près de 200 personnes annoncent vouloir saisir en référé le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux, afin de demander le retrait ou la suspension de la pose des compteurs électrique Linky à leurs domiciles au nom du « principe de précaution » et du « respect de la vie privée »[61]. C'est Pierre Hurmic qui défendra les requérants devant le TGI bordelais. Deux motifs sont invoqués : « le déploiement de compteurs communiquant notamment par courant porteur en ligne (CPL) augmente les expositions chroniques aux champs électromagnétiques », alors que la loi du vise à réduire celles-ci. Et « le fournisseur ou distributeur d’électricité impose l’installation des compteurs dits « Linky » sans le consentement des personnes, voire dans certains cas en cas de violation d’un refus dûment notifié »[61],[62],[63],[64].

Littérature[modifier | modifier le code]

En 2015, Pierre Hurmic écrit son premier roman intitulé Les Pilleurs de glace. Il y met en scène un « Esquimau » sans papiers et un employé de banque accusé de délinquance écologique, pour évoquer les dangers climatiques menaçant le Groenland et le peuple Inuit.

Ce territoire le fascine depuis son enfance, et la fonte des glaces, induite par le réchauffement climatique, ne fait que renforcer ses convictions.

Par ce livre, Pierre Hurmic alerte ses lecteurs sur la crise climatique, conséquence de la démesure des activités humaines.

Il y décrit aussi le fonctionnement d'une instruction et d'un procès pour « non assistance à planète en danger »[65].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. a b et c Jefferson Desport Xavier Sota, Bordeaux : la Chute de la maison Juppé, Bordeaux, Le Bord de l'eau, , 167 p., p. 69
  3. « Portrait de Pierre Hurmic », sur bordeauxrespire.fr, (consulté le 2 juillet 2020)
  4. Xavier Dorsemaine, « Pierre Hurmic, élu et avocat au barreau de Bordeaux », Sud Ouest,‎
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  6. « Le Réseau de Sciences Po Bordeaux », sur reseau.sciencespobordeaux.fr (consulté le 4 juillet 2020)
  7. « Pierre Hurmic, un Vert sans concessions », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Laurie Bosdecher, « Pierre Hurmic : cinq choses à savoir sur l’écologiste, futur maire de Bordeaux », sur sudouest.fr, (consulté le 2 juillet 2020)
  9. Jefferson Desport Xavier Sota, Bordeaux : la Chute de la maison Juppé, Bordeaux, Le bord de l'eau, , 167 p., p. 70/71
  10. « Telex record d'audience », Sud Ouest,‎
  11. « Notice sur Pierre Hurmic », sur bordeauxmetropole.eelv.fr (consulté le 2 juillet 2020)
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  13. Benoît Lasserre, « F.-X. B. et Hurmic fusionnent », Sud Ouest,‎
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  63. Le Point, magazine, « La résistance anti-Linky saisit une vingtaine de tribunaux en France », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mai 2018)
  64. « La résistance anti-Linky saisit une vingtaine de tribunaux en France », Europe 1,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mai 2018)
  65. Benoît Lasserre, « Un polar pour sauver la banquise », Sud Ouest Lot et Garonne,‎