Éric Piolle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Éric Piolle
Éric Piolle, en 2013.
Éric Piolle, en 2013.
Fonctions
Maire de Grenoble
En fonction depuis le
(3 ans, 8 mois et 10 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Michel Destot
Conseiller régional de Rhône-Alpes

(4 ans et 22 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Jean-Jack Queyranne
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Pau (Pyrénées-Atlantiques)
Nationalité Française
Parti politique EÉLV
Diplômé de École nationale supérieure de génie industriel de Grenoble
Profession Cadre dirigeant

Éric Piolle, né le à Pau (Pyrénées-Atlantiques), est un ingénieur et homme politique français, membre d'Europe Écologie Les Verts.

Conseiller régional de Rhône-Alpes de mars 2010 à avril 2014, il est élu maire de Grenoble lors des élections municipales de 2014.

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Né le 6 janvier 1973, d'une famille installée à Pau, dans le département des Pyrénées-Atlantique, Éric Piolle a suivi toutes ses études secondaires dans cette même ville, notamment au Lycée Louis-Barthou, le même établissement que fréquenta l'ancien maire de Grenoble durant les années 1970, Hubert Dubedout, ce qui entraînera ultérieurement certaines comparaisons[1].

Éric Piolle, à la suite d'un déménagement, poursuit des études supérieures à l'École nationale supérieure de génie industriel de Grenoble. Marié et père de famille, il se dit issu d'un courant « catho-humaniste ». Il a milité au sein d'associations de soutien scolaire et de défense des enfants de familles sans papiers, ainsi qu'auprès de Pierre Larrouturou, cofondateur du collectif Roosevelt.

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Il rejoint le groupe informatique Hewlett-Packard en 2001[2],[3] et il devient un cadre dirigeant sur le site de Grenoble (directeur des services logistiques de la chaîne d’approvisionnement pour la zone Europe, Afrique et Moyen-Orient)[4]. En , il aurait été licencié pour avoir refusé de mettre en place un plan de délocalisation[5], mais certaines investigations menées par un journal local remettent en cause la réalité de cette version quelque peu enjolivée pour ajouter « une ligne supplémentaire sur son CV, idéale pour une candidature aux municipales »[6].

Chef d'entreprise[modifier | modifier le code]

En 2001, il a co-fondé l'entreprise Raise Partners avec François Oustry[7][8], une société spécialisée en gestion de risques financiers[9],[10].

Le site de Millenium Gobal, société d'investissement[11], précise que Raise Partner est une société de Technologie financière qui propose des solutions d'analyse de risque et d'optimisation de portefeuille, type Gestion alternative pour des investisseurs et des banques privées dans le monde entier.

La société Raise Partners, basée à Grenoble, dispose de filiales situées à Londres et à Singapour. Les opposants à Éric Piolle lui reprochent d’avoir accepté des clients recourant aux paradis fiscaux. À l'occasion d'une interview, celui-ci indique avoir conservé uniquement 0,5 % du capital[12] . Selon l'information publié par site efinancialcareers publiée en janvier 2016, la société Raise Partner, dirigée désormais par Sophie Echenim, compte toujours comme directrice de la recherche et du conseil, madame Piolle[13].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Éric Piolle est marié avec Véronique et il est père de quatre enfants. Celui-ci a encore des attaches familiales dans le Béarn, sa région d'origine[14]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts politiques[modifier | modifier le code]

Il se lance très tôt dans la politique, puisqu'en 1997, à 24 ans, il est candidat divers gauche aux élections législatives de la 8e circonscription de l'Isère, où il obtient 1,3 % des suffrages exprimés[15]. Il se présente ensuite comme suppléant aux élections législatives de 2002 dans la 1re circonscription de l'Isère.

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

En , il est élu conseiller régional Europe Écologie en 9e position sur la liste d'Union de la gauche en Isère lors des élections régionales[16].

En juin 2012, il est candidat aux élections législatives dans la 1re circonscription de l'Isère sous la bannière EÉLV. Il obtient 7,7 % des suffrages exprimés, avec 9,5 % sur la partie grenobloise de la circonscription[17].

Candidat "idéal"[modifier | modifier le code]

En 2010, Maryline Boileau, nouvelle élue du Groupe Europe Écologie Les Verts au Conseil régional de Rhône-Alpes et conseillère municipale, opposante à la liste PS-MoDem du maire sortant Michel Destot, et dont la liste s'était maintenue au second tour de l'élection municipale grenobloise de 2008 pour battre sans succès le maire sortant, se rend compte qu'une liste écologique peut avoir sa chance à la prochaine élection municipale de 2014 et finit par comprendre que son collègue Éric Piolle peut être l'homme de la situation[18].

Maire de Grenoble[modifier | modifier le code]

Candidature et élection[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Grenoble

Conseillé, puis soutenu par les Verts, Éric Piolle se porte donc candidat à la mairie de Grenoble en vue des élections municipales en devenant la tête de liste la liste « Grenoble, Une Ville pour Tous »[19],[20] soutenue par le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes, alliance regroupant EÉLV, le Parti de gauche, Les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste et deux associations locales, l'ADES et le Réseau citoyen. On peut decouvrir parmi ses colistiers, Élisa Martin, conseillère régionale Front de Gauche, Olivier Bertrand, conseiller général EÉLV et Maryvonne Boileau, ancienne tête de liste durant l'élection municipale précédente[21].

Cette liste arrive en tête au premier tour avec plus de 29 % des suffrages exprimés[22],[23], contredisant les sondages des 6 et 18 mars le plaçant en seconde position. Après quelques discussions, le candidat du Parti socialiste, Jérôme Safar, refuse de fusionner sa liste avec la sienne et se maintient au second tour, au terme duquel la liste d'Éric Piolle arrive à nouveau en tête avec 40 % des suffrages exprimés et 42 élus sur 59, devant les listes conduites par Jérôme Safar (27,4 %), Mathieu Chamussy (UMP-UDI, 24,0 %) et Mireille D'Ornano (FN, 8,5 %). Il s'agit du premier candidat écologiste à remporter une élection dans une ville française de près de 160 000 habitants[24]. Il a été élu maire dans la séance du 4 avril 2014 par 50 voix sur les 59 conseillers municipaux, les huit élus issus de la liste conduite par Jérôme Safar préférant se rallier à son nom[25].

Ne souhaitant pas cumuler plusieurs mandats, il renonce à briguer la présidence de Grenoble-Alpes Métropole, devenue métropole au 1er janvier 2015, et démissionne de son mandat de conseiller régional[26].

Réalisations et controverses[modifier | modifier le code]

Prises de position[modifier | modifier le code]

En décembre 2015, Éric Piolle dénonce les incohérences du gouvernement à l'heure de la COP 21 en qualifiant le projet d'élargissement de l'A480 de « mégalo et anachronique »[27],[28]. Il dépose un recours gracieux auprès du Premier ministre afin de demander l'annulation de ce projet annoncé par décret le 21 août[29], provoquant une vive réaction de certains chefs d'entreprise de l'agglomération[30],[31] et d'opposants politiques[32]. En décembre 2015, la question est posée auprès d'automobilistes par l'association 40 millions d'automobilistes[33], partisan du projet d'élargissement.

En avril 2016, Éric Piolle et sa première adjointe, apportent leur soutien au rassemblement Nuit debout installé devant la MC2, et rendent visite aux occupants dès le lendemain de leur installation[34],[35].

Le 18 avril 2016, Éric Piolle fait voter le désengagement financier de Grenoble dans le projet de la liaison ferroviaire transalpine Lyon - Turin[36]. De son côté, l'Association pour le développement des transports en commun estime qu'en se retirant, « la ville de Grenoble va à l'encontre des besoins des usagers »[37] dans un projet qui permettrait selon elle de dé-saturer les lignes ferroviaires existantes[38]. Christophe Ferrari (PS), président de la métropole de Grenoble, annonce ne pas être favorable à prendre une décision identique[39].

Lors d'une interview diffusée, le 28 août 2017 sur l'antenne de France Bleu Isère, Éric Piolle réclame un débat national sur la légalisation du cannabis[40].

Politique de sécurité publique[modifier | modifier le code]

Éric Piolle avait déjà affirmé, avant d'être élu le 4 avril 2014, qu'il n'était pas favorable au maintien des caméras de surveillance de la ville[41] préférant favoriser la présence humaine plutôt que la multiplication des caméras[42]. Cette volonté soulève cependant le mécontentement d'une partie des policiers municipaux en décembre 2014 ; un représentant syndical dénonce : « Nous sommes aujourd’hui 97 agents pour plus de 157 000 habitants. On est loin du compte »[43]. En avril 2015, à la suite de l'incendie du théâtre Prémol, la président de l'union de quartier Village Olympique, proche des élus d'opposition du parti socialiste, regrette également ce retrait de la vidéo surveillance[44].

En outre, les caméras installées dans la ville ne bénéficiant plus de contrat d'entretien, celle-ci ne sont plus réparées, ou remplacées lorsqu'elles tombent en panne, et le projet d'octroi d'armes à feu létales à la police municipale, porté par l'ancienne municipalité socialiste, est abandonné[43]. Les opposants à la municipalité profitent souvent de l'irruption de faits divers pour relancer le débat sur l'utilité ou non de la vidéosurveillance[45],[46],[47],[48].

En juin 2015, à la suite de deux fusillades se déroulant à une semaine d'intervalle place Saint Bruno, des habitants interpellent le maire et son adjointe à la tranquillité publique[49].

Jeudi , quelques jours après les attentats de Paris, Élisa Martin, première adjointe de d'Éric Piolle réaffirme son opposition aux caméras de surveillance et à l'armement des policiers municipaux[50] malgré la proposition du gouvernement de financer ce dernier équipement pour les mairies qui le souhaitent[51].

Le , au lendemain d'une fusillade qui fait deux morts et un blessé grave devant une école du quartier Teisseire[52], Éric Piolle dénonce l'échec en matière de santé publique et de sécurité des politiques de prévention et de répression des consommateurs de cannabis. Il souhaite mettre en débat public la légalisation du cannabis[53].

Le , à la suite d'un article publié dans le Dauphiné libéré relatant une nouvelle fusillade survenue quelques jours auparavant[54], le député grenoblois LRM, Olivier Véran, s'adresse au maire Éric Piolle en s'engageant à interpeller les ministres de l'intérieur et de la justice sur ce sujet[55].

Selon des professionnels de l'immobilier, la criminalité serait une explication à la baisse des achats immobiliers dans un contexte de baisse des prix[56].

Politique sportive[modifier | modifier le code]

Rompant avec une longue tradition de Grenoble, ville étape du Tour de France (la première fois en 1905)[57], Olivier Bertrand, conseiller municipal délégué aux animations affirme le 12 juin 2014, que Grenoble ne recevra une étape du Tour de France qu'à la condition que les autres communes du sud Isère en partagent la facture[58]. Le lendemain, le directeur du Tour de France Christian Prudhomme, de passage dans la région grenobloise à l'occasion du Critérium du Dauphiné, se refuse à polémiquer avec le maire de Grenoble, rappelant que chaque année 250 villes françaises présentent une candidature comme ville étape[59]. Concernant les années 2015, 2016 et 2017, Grenoble n'est pas une ville-étape du critérium du dauphiné alors que celle-ci avait toujours été, sans discontinuer, depuis 1996.

Éric Piolle met fin à la compétition des six jours de Grenoble pour des raisons économiques

Le , Éric Piolle annonce que le palais des sports de Grenoble doit retrouver des activités purement sportives et qu'il ne renouvellerait pas la convention entre l'association fortement déficitaire qui le gère et la ville[60]. Des manifestations comme le Festival international du cirque de Grenoble, les Six jours de Grenoble[61] ou le Supercross[62]disparaîtront en 2015, tandis que d'autres sont encouragées, comme le festival Cabaret frappé et L'été Oh! parc, ou seront créées, comme la commémoration annuelle de la Journée des Tuiles[63]. Guy Chanal, organisateur du Festival international du cirque annonce le 21 novembre 2014 que ce festival se déroulerait dorénavant à Voiron au domaine de la Brunerie, sous un chapiteau de 4 000 m2[64],[65].

En juillet 2014, Éric Piolle et le président de la communauté d'agglomération, Christophe Ferrari, annoncent que le stade des Alpes, construit pour le Grenoble foot 38 à l'époque où il évoluait en ligue 2 et fortement décrié pour son coût excessif pour la collectivité, accueillera dorénavant le FC Grenoble rugby (Top 14) comme club résidant et le Grenoble foot 38 (CFA) comme club invité. Cet accord permet une économie d'argent public de 500 000 et évite une couteuse rénovation du stade Lesdiguières[66],[67], qui aurait été à la charge du FCG au travers d'un bail emphytéotique[68]. La date du premier match à domicile du GF 38 le 30 août 2014 coïncide avec un match du FCG. L'équipe de rugby du FCG (Top14) étant prioritaire, le GF38 doit jouer son match de CFA dans une autre ville[69],[70], qui sera finalement Sassenage dans la banlieue grenobloise[71]. L'année suivante, le problème de l'utilisation du stade des Alpes se pose à nouveau, entrainant cette fois une délocalisation en dehors du département de l'Isère de certains matchs du Grenoble Foot 38[72]. Face à cette situation complexe, un porte-parole du Red Kaos 94, groupe de supporters du Grenoble Foot 38, organise le 9 octobre 2015 une conférence de presse devant des journalistes du Dauphiné libéré, de France Bleu Isère et du site internet Métro sports afin d'éclaircir la situation entre les deux clubs sportifs[73]. Bien qu'un autre stade situé à Grenoble, le stade Lesdiguières, ait été homologué pour le football, le fait qu'il soit aux couleurs du club de rugby gène le club de football[74], qui préfère jouer un match à domicile à une soixantaine de kilomètres, à Chambéry[75], et des joueurs estiment que l'absence de stade dédié à leur activité est susceptible de mettre en cause la survie de leur club[74].

En mai 2015, la mairie de Grenoble décide la fermeture de la piscine des Iris, située dans le quartier de la Villeneuve, en raison de sa vétusté et de ses coûts de fonctionnement trop importants[76].

Politique urbaine[modifier | modifier le code]

La foire des Rameaux reste sur l'esplanade à la demande d' Éric Piolle.

Le conseil municipal du relance l'urbanisation du quartier de l'Esplanade, précédemment bloquée par la suspension par le tribunal administratif de Grenoble de la révision simplifiée du plan local d’urbanisme effectuée par la précédente municipalité. Ce nouveau projet s'inspire des propositions du collectif des habitants de l’Esplanade et prévoit un quartier aussi dense que celui de l'ancienne municipalité mais sur une surface moins importante (la Grande Esplanade n'étant plus urbanisée). Le nouveau projet conserve le périmètre de la Grande Esplanade comme lieu d'accueil de la foire et des cirques (le parking étant supprimé), et prévoit la construction de 650 à 960 logements (1 000 logements pour la dernière version du précédent projet), dont la moitié de logements sociaux (40 % en location et 10 % en accession), taux supérieur à celui du projet de la précédente municipalité (30 % en location et 10 % en accession). La surface du parc de 6 hectares prévu dans l'ancien projet est également réduite (entre 2,5 hectares et 4 hectares suivant les scénarios)[77]. Cette même assemblée décide également de limiter sur toute la ville les hauteurs de construction à un maximum de 33 mètres, soit l'équivalent d'une dizaine d'étages[78]. Fin avril 2016, la ville met en place sur le site une maison du projet Esplanade afin de recueillir au cours de l'année, l'opinion des habitants sur ce projet[79].

Fin novembre 2014, la municipalité annonce qu'elle ne reconduira pas son contrat avec la société JCDecaux, ce qui entraînera un démontage de tous les panneaux publicitaires implantés par cette société excepté ceux des arrêts de transports en commun qui relèvent d'un contrat distinct. Ceci permettra de libérer de l’espace public et de développer des panneaux d’expression citoyenne, culturelle, et associative. La mairie prévoit de multiplier par deux les supports d'affichage libre, conformément aux engagements pris durant la campagne des élections municipales[80],[81],[82]. Ce renoncement à des recettes annuelles chiffrées par la municipalité à 150 000 , et par JCDecaux à 600 000 [83], et que la majorité entend compenser avec une importante baisse du budget « protocole » de la mairie, entraîne une vive protestation de l'opposition de droite, qui y voit un refus de travailler avec des acteurs économiques privés et un signal négatif pour l'économie grenobloise[84]. Le publicitaire Jacques Séguéla va jusqu'à voir dans cette suppression la fin des commerces du centre-ville qui peuvent selon lui, lorsqu'ils sont franchisés, bénéficier de la publicité de ces supports[85]. L'adjointe au maire chargée des espaces publics, Lucile Lheureux, assure au contraire que cette mesure va favoriser la visibilité des petits commerces indépendants de proximité, qui ne pouvaient bénéficier de ces outils onéreux[86].

Éric Piolle en septembre 2014 lors du premier match de la saison des Brûleurs de Loups à la patinoire Polesud.

Politique énergétique[modifier | modifier le code]

Par une procédure d'appel d'offres démarrée en 2012 par l'ancienne municipalité, la gestion de l'éclairage public de la ville de Grenoble aurait dû être transférée au plus tard le 1er janvier 2015 au groupement Vinci-Bouygues, qui a remporté cet appel d'offre. L'éclairage public était jusqu'alors géré par Gaz Électricité de Grenoble, une société d'économie mixte dont la ville détient la moitié des actions (l'essentiel du reste du capital est détenu par GDF Suez). Face à des mouvements sociaux[87] des salariés de GEG, Éric Piolle a réaffirmé son souhait de faire rentrer de nouveau GEG dans un giron 100 % public[88],[89]. Il obtient par la suite un délai de 9 mois auprès du préfet de l'Isère pour étudier la possibilité de mettre en place une régie publique pour la gestion de l'éclairage public, afin de permettre aux salariés de GEG jusqu'ici affectés à cette tâche de rester en poste[90],[91].

En avril 2015 la municipalité prend la décision de confier cette gestion au groupe privé ayant remporté l'appel d'offre, du fait du refus des salariés de GEG jusqu'ici affectés à l'éclairage public d'être transférés à une régie municipale, et afin de respecter la procédure du marché public. Elle décide néanmoins, dans le même temps, de créer une régie municipale chargé de veiller à ce que le contrat passé soit bien respecté. La ville s'est par ailleurs engagée à préserver les 21 emplois du service de l'éclairage public[92].

Politique économique[modifier | modifier le code]

Lors des « assises du commerce » créées au début de l'année 2015 par la municipalité afin de dresser un état des lieux des problématiques du commerce de la ville, les commerçants, la Chambre de commerce et la Chambre de métiers et de l'artisanat rompent le dialogue avec la municipalité[93],[94]. Ils dénoncent un manque d'action concernant la sécurité et la propreté du centre-ville, ainsi qu'un manque de concertation lors de la prise de décisions concernant une nouvelle politique des prix du stationnement et le projet de construction de ce que la presse dénomme des « autoroutes » à vélo sur certains axes menant au centre-ville. Cependant, cette dernière n'est pas une décision de la municipalité, mais de la métropole[95] ou la ville de Grenoble dispose d'un quart des sièges avec 31 élus sur 124[96].

En mai 2015, l'économiste Jean Peyrelevade critique l'idéologie déployée selon lui en matière économique par le maire de Grenoble, à la suite de la décision de la municipalité de baisser significativement la dotation du plan de développement des nanotechnologies, de 25 à 10 millions d'euros[97], affectant notamment le Clinatec[98], un institut de recherche qualifié de technolibéral (en) par ses détracteurs[98],[97], dont le manque de transparence et de contrôle éthique de ses activités sont critiqués[99],[100]. Clinatec suscite chez ses défenseurs l'espoir de découverte de traitements pour des maladies actuellement incurables[101], notamment pour les personnes tétraplégiques[102].

En novembre 2015, Le Journal des entreprises pose la question d'une supposée perte d'attractivité de Grenoble au profit de Chambéry. Affirmée par le maire LR de celle-ci et par la section iséroise du Medef, à la suite de l'implantation de trois grandes entreprises dans cette ville, elle est démentie par plusieurs personnalités socialistes qui rappellent les investissements récents de nombreuses autres grandes et moyennes entreprises à Grenoble[103].

Politique budgétaire[modifier | modifier le code]

La ville de Grenoble voit sa dotation globale de fonctionnement (DGF), l’enveloppe annuelle allouée par l’État aux collectivités locales, augmenter de 3,92 % entre 2015 et 2016, passant de 36 746 165 à 38 186 168 d'euros. Ces chiffres ne concernent que la DGF « brute », hors contribution au redressement des finances publiques (CRFP) décidée par le gouvernement, et donc ne constitue pas la DGF « nette », qui est en baisse[104].

De son côté, La Tribune relaye le message choc d'Éric Piolle affirmant « Si nous n'agissons pas, Grenoble sera la première grande ville de France à passer sous tutelle »[105]. Trois jours plus tard, le maire lance un message de détresse sur les ondes de RTL affirmant que Grenoble « va vers la faillite dans moins d'un an » si rien n'est fait[106]. Son adjoint aux finances, Hakim Sabri, précisant « D'ici 2017, ce seront 20 millions d'euros qui seront amputés au budget de la ville. Cela représente la totalité des subventions de la ville, ou 80 % des subventions au Centre communal d'action sociale ».

Le maire annonce pour le 25 novembre 2015, une « journée de promotion des services publics » qui seront fermés ce jour là[107]. « Nous allons fermer nos services publics pour montrer le désastre financier qui s'annonce » déclare sa première adjointe Élisa Martin[108].

Le , une manifestation composée de militants syndicaux, d'employés municipaux et de militants politiques envahit le conseil municipal pour contester la mise en œuvre du plan de sauvegarde de la mairie, qui, afin de répondre à l'obligation de présenter un budget en équilibre tout en honorant l'engagement de ne pas augmenter les impôts locaux, prévoit notamment la fermeture de trois bibliothèques, la baisse des moyens alloués au financement de postes d'assistantes sociales et le non-remplacement d'une centaine de départs à la retraite d'agents de la mairie (sur 4 000)[109],[110]. La municipalité se justifie en mettant en avant la baisse des dotations de l’État, de l'ordre de 17 millions d'euros entre 2013 et 2017, et renvoie la responsabilité à son prédécesseur socialiste qu'il accuse d'avoir laisser augmenter massivement la masse salariale à la fin de son dernier mandat, alors que la ville avait déjà des impôts et une dette parmi les plus élevés de France[109].

Politique culturelle[modifier | modifier le code]

Entrée du théâtre municipal de Grenoble.

Le 27 novembre 2014, Le Dauphiné libéré annonce que la nouvelle municipalité d'Éric Piolle demande un nouveau projet d'établissement pour le théâtre municipal de Grenoble, invoquant « un coût aujourd’hui trop important au regard des contraintes budgétaires et des orientations politiques de la nouvelle équipe municipale », et annonce sa volonté de faire en sorte que ce théâtre profite aux compagnies théâtrales locales, sans pour autant en fermer les portes au théâtre privé parisien. Cette annonce suscite les critiques du comédien parisien Martin Lamotte[111].

Le 6 décembre 2014, la municipalité d'Éric Piolle annonce la remise en cause de sa subvention annuelle de 438 000 aux Musiciens du Louvre Grenoble, ce qui pourrait provoquer un coup fatal à cet orchestre dès 2016 selon son président (et ancien directeur général de l'OMC), Pascal Lamy[112]. Elle évoque cependant une aide à l'orchestre en « optimisant son budget » ou en lui trouvant une autre ville pour l'accueillir[113]. Dès le 13 décembre, une pétition lancée par l'orchestre obtenait plusieurs milliers de signatures[114]. Cette subvention de 438 000 est à ramener au budget total de cette formation musicale de 3,7 millions €, dont 877 000 de subventions de la Direction régionale des Affaires culturelles, de la région Rhône-Alpes et du conseil général de l'Isère, et à un fonds de réserve de l'orchestre d'environ 400 000 . La réaction de Pascal Lamy a heurté d'autres associations culturelles de Grenoble qui n'ont pas des budgets de plusieurs millions et dont l'enracinement grenoblois est beaucoup plus net[115]. Le maire, Éric Piolle, a de son côté expliqué ses choix : « Nous préférons ne pas arroser les oasis déjà bien vertes, mais multiplier les oasis »[116],[115]. L'économiste libéral-conservateur[117] et ancien cadre du FN Philippe Herlin y voit une façon habile de faire partir cet orchestre de Grenoble[118]. En juillet 2015, Marc Minkowski, fondateur des Musiciens du Louvre Grenoble, est nommé directeur de l'Opéra national de Bordeaux et laisse entendre qu'il pourrait laisser la direction de l'orchestre grenoblois à un autre chef[119].

Confrontée à une baisse des dotations de l’État[réf. nécessaire], la municipalité grenobloise est contrainte à des rééquilibrages au sein de son budget. Si certaines structures continuent d'être soutenues, d'autres voient leurs aides financières baisser[120]. Ainsi, en avril 2015, les associations Retour de Scène – Dynamusic et Contratak Prod annoncent l'annulation du festival "Vous êtes bien urbain"[121]. Le festival de fanfare Fort en Son voit également sa subvention annulée et doit faire appel au financement participatif pour maintenir son édition 2015[122]. En juin 2015, l'association Sasfé annule son festival Quartiers libres, du fait d'une baisse de subventions provenant de l'Union européenne, du conseil régional et du conseil général, quand les subventions provenant de la ville de Grenoble et de la Métropole se sont maintenues[123]. Sasfé profitera d'une aide exceptionnelle de 5 000 euros de la part de la ville de Grenoble, ce qui lui permet d'écarter momentanément une dissolution[124].

En octobre 2015, la ville annonce vouloir reprendre en direct la gestion du Théâtre 145 et du théâtre de poche, gérés depuis 2011 par le collectif Tricycle[125]. Le Syndicat national des arts vivants (Synavi) publie un communiqué de soutien au collectif Tricycle[126]. Le Synavi est, par la suite, informé qu'il ne siégera plus aux comités d'avis sur la culture de Grenoble[127]. Le 17 novembre 2015, le collectif Tricycle publie un nouveau communiqué de protestation[128].

Les rencontres du cinéma de Montagne, créées en 1999 et portées par Grenoble Montagne le service Montagne de la ville de Grenoble, voient l'entrée devenir payante pour l'édition de novembre 2015[129].

En 2016, la municipalité d'Éric Piolle décide de baisser la subvention de la MC2 d'un montant de 106 000 euros. Cette baisse cumulée avec celle de la Région (30 000 euros) ne rassure pas son directeur Jean-Paul Angot pour qui programmation et personnels devraient baisser à partir de 2017[130].

Engagements locaux et nationaux[modifier | modifier le code]

Interrogé sur le projet de Center Parcs dans la forêt de Chambaran, à Roybon, à une soixantaine de kilomètres de Grenoble, Éric Piolle qualifie le projet de « préhistorique ». Répondant aux critiques concernant l'impact sur les emplois induits par le projet, il ajoute qu'il est « important de porter des projets bons pour de suite et pour l'avenir [...] Nous avons des enjeux extraordinaires en Isère et dans les Alpes pour accueillir un tourisme toute saison qui créera de l'emploi et de l'emploi pérenne[131]. »

En février 2016, Éric Piolle participe à une lecture à trois voix de l’encyclique sur l’écologie du pape François Laudato si’ avec le cardinal Philippe Barbarin et le député de l’Ain Xavier Breton[132].

Le 29 février 2016, Éric Piolle met en place un dispositif d'interpellation citoyenne prévoyant de soumettre des pétitions ayant recueilli au moins 2 000 signatures, au vote d'un conseil municipal ou à celui des grenoblois[133].

Soutiens politiques[modifier | modifier le code]

Après avoir déclaré le n'apporter aucun soutien aux candidats de l'élection présidentielle de 2017[134], Eric Piolle annonce le qu'il votera pour Jean-Luc Mélenchon en dépit du ralliement d'EELV à la candidature de Benoît Hamon, « pour encourager le rassemblement de la gauche, des citoyens et des écologistes », affirmant que « Jean-Luc Mélenchon n’est plus le candidat d’un camp : il devient le candidat de cette majorité culturelle qui veut le changement »[135]. Cependant, Jean-Luc Mélenchon, à l'instar des autres candidats de cette présidentielle, ne se déplace pas à Grenoble, relayant simplement l'un de ses meeting par son hologramme projeté à Alpexpo[136].

Lors des élections législatives de 2017, il soutient deux candidats de gauche rassemblés autour des valeurs de l'écologie, de la solidarité et de la démocratie citoyenne et qui se présentent sous l'étiquette « Ensemble pour gagner » sur la première et la troisième circonscription de l'Isère [137]. Il fustige par la même occasion la « politique de terre brûlée » menée par Jean-Luc Mélenchon, comparant le fondateur de la France insoumise à un « caporal de forteresse » et qui est, selon Éric Piolle, une occasion manquée de pouvoir « amener des députés humanistes et citoyens de la gauche écologiste à l’Assemblée nationale[138] ».

Inaugurations[modifier | modifier le code]

La ligne E du tramway[modifier | modifier le code]

Trois mois après son élection, Éric Piolle inaugure le en compagnie de Yann Mongaburu, président du SMTC, le premier grand équipement mis en service sous son mandat, la ligne E du tramway de Grenoble.
Article connexe : Tramway de Grenoble.

La Belle électrique[modifier | modifier le code]

Le 10 janvier 2015, il inaugure la salle de musique de 900 places La Belle électrique[139].

Créations et innovations[modifier | modifier le code]

Première fête des tuiles en 2014

La « fête des tuiles »[modifier | modifier le code]

Afin de commémorer la Journée des Tuiles de 1788, mouvement insurrectionnel grenoblois qui précéda la Révolution française, Éric Piolle et sa majorité municipale décide d'organiser, dés le mois juin 2015, une première journée festive dénommée « fête des tuiles » ou de nombreux exposants associatifs sportifs et culturels locaux s'installent le long du cours Jean-Jaurès, grande avenue qui traverse la ville du nord au sud. Un défilé de type carnavalesque et de nombreuses autres animations de nature culturelle et ludique, notamment des concerts y sont organisés[140].

Malgré quelques critiques au niveau local, notamment en raison de certaines contraintes budgétaires imposées par la municpalité qui ne semblent pas concorder avec une nouvelle manifestation entièrement prise en charge par la collectivité[141], cette manifestation, considérée comme un succès par la municipalité, au vu du public nombreux qui s'y déplace, est renouvelée les années suivantes[142] sous la même forme, le premier samedi du mois de juin.

Piétonnisation du centre-ville[modifier | modifier le code]

Suite à une décision du conseil municipal de Grenoble qu'Éric Piolle résume sous cette forme : « Nous sommes au début d’une nouvelle page de notre Histoire. »[143], le , un changement du plan de circulation du centre-ville de Grenoble lance une piétonnisation graduelle de la zone commerçante dénommé projet « CVCM » (Cœur de Ville, Cœur de Métropole). Parallèlement à ces fermetures à la circulation automobile, la municipalité a repensé à un aménagement de l'espace urbain déjà été lancé, après l'élection de 2014 avec la disparition de certains mobiliers publicitaires jugés envahissants[144].

Certaines oppositions, souvent organisées à un niveau politique, se sont mises en place face à cette innovation, notamment au niveau du quartier Championnet qui s'oppose à la piétonnisation de la rue Lakanal[145]. Un collectif de commerçants grenoblois dénommé « Grenoble à Cœur » dépose un recours au tribunal administratif le 7 avril 2017, mais celui-ci est rejeté par cette même instance, le 21 avril[146]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de 20 minutes, page "Éric Piolle est il le nouveau Hubert Dubedout?"
  2. « Éric Piolle, l’écolo qui peut devenir maire de Grenoble », sur Politis.fr,
  3. « HP : les faits d'armes du manager Piolle », sur Placegrenet.fr,
  4. Site Linkedin, page sur Éric Piolle
  5. « À Grenoble, l'écologiste Éric Piolle arrache la ville au PS », sur LeMonde.fr,
  6. Site Le Postillon article : "Éric Piolle, le vert à moitié plein"
  7. Site société.com, page sur Raise Partners
  8. Site viadeo.com, page sur François Oustry
  9. Thibaut Pézerat, « Éric Piolle, maire EELV de Grenoble et fondateur-actionnaire d'une société spécialisée en gestion des risques financiers aux clients basés dans des paradis fiscaux », sur Lelab.europe1.fr,
  10. « Raise Partner : Eric Piolle attaqué par l'opposition », sur Placegrenet.fr,
  11. Site de Millenium global, page sur François Oustry
  12. Site rue89, eric piolle et Raise Partners
  13. site efinancialcareers, page sur les 10 femmes les plus influentes de la fintech en France
  14. Site de la république des Pyrénées, page sur Arette et le maire de Grenoble
  15. « Résultats des élections de la XIe législature dans le département de l'Isère », sur Assemblee-nationale.fr (consulté le 24 juin 2014)
  16. « Résultats des élections régionales 2010 - Élus de la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes », sur Interieur.gouv.fr,
  17. « Résultats des élections législatives 2012, 1re circonscription de l'Isère », sur interieur.gouv.fr (consulté le 12 décembre 2015)
  18. Site de rue59 Lyon, page sur Éric Piolle et Maryvonne Boileau
  19. Site du Rassemblement Grenoble, Une Ville pour Tous
  20. Une ville pour tous au programme d'E. Piolle Place Gre'net, 22 février 2014
  21. Site une ville pour tous, liste des colistiers
  22. Municipales 2014, second tour - Les écologistes prennent Grenoble, Le Point, 28 mars 2014.
  23. Résultats municipales : les écolos gagnent à Grenoble, Le Figaro, 30 mars 2014.
  24. Raz de marée écologiste à Grenoble Place Gre'net, 31 mars 2014
  25. Le figaro du 4 avril 2014.
  26. « Piolle (EELV) remplacé par Grasset (GE) à la région. »,
  27. france3-regions.francetvinfo.fr du 1er décembre 2015, Projet de l'A480: Eric Piolle dénonce les "incohérences" du gouvernement à l'heure de la Cop21.
  28. leparisien.fr du 1er décembre 2015, COP21: le maire (EELV) de Grenoble dénonce les "incohérences" du gouvernement.
  29. up-inspirer.fr du 2 novembre 2015, COP21: le maire (EELV) de Grenoble dénonce les "incohérences" du gouvernement.
  30. Des chefs d'entreprise militent pour "des aménagements routiers qui permettent de désengorger" l'agglomération de Grenoble.
  31. lejournaldesentreprises.com du 10 décembre 2015, Grenoble. Le coup de gueule de 50 entreprises de l'agglomération.
  32. Barbier à Piolle : "On n'a pas tous la chance d'habiter Grenoble et de circuler à vélo...", sur le site ledauphine.com du 8 décembre 2015.
  33. lessor.fr du 18 décembre 2015, Automobiles à Grenoble : ils veulent faire infléchir la mairie.
  34. ledauphine.com du 11 avril 2016, Éric Piolle présent pour la seconde "Nuit debout".
  35. placegrenet.fr du 20 avril 2016, Nuit debout: Les réactions politiques fusent à Grenoble.
  36. lesechos.fr du 19 avril 2016, Grenoble ne veut plus financer la LGV Lyon-Turin.
  37. batiweb.com du 19 avril 2016, Grenoble ne financera pas le projet de LGV Lyon-Turin.
  38. liberation.fr du 18 avril 2016, Transport ferroviaire: Grenoble ne souhaite plus financer la ligne Lyon-Turin.
  39. francebleu.fr du 19 avril 2016, Lyon-Turin : "Moi je ne fais pas la chaise vide sur le sujet" C. Ferrari, président de la Métropole de Grenoble.
  40. Site Francebleu, page sur l'interview du 28/08/2017
  41. « Nous avons fait ce nous avions annoncé », placegrenet.fr, 20 avril 2014.
  42. « Grenoble: Eric Piolle à l'épreuve du réel », Sylvain Rolland pour L'Express, 16 juin 2014.
  43. a et b http://www.rue89lyon.fr/2014/12/24/prives-armes-a-feu-bientot-cameras-policiers-municipaux-grenoble-mecontents/ Propos de M. Brouillet CFDT.
  44. Place Grenet du 24 avril 2015.
  45. « Grenoble : des enfants trouvent une arme et font feu pour la tester », sur 20minutes.fr,
  46. « Grenoble: fusillade place Bir-Hakeim », sur www.ledauphine.com,
  47. « Agressions à Saint-Bruno: la sécurité à Grenoble en question. », sur placegrenet.fr, (consulté le 26 juin 2015)
  48. «Grenoble, c'est exactement comme dans la série Gomorra», sur lefigaro.fr,
  49. ledauphine.com du 22 juin 2015, à bout, une habitante crie sa colère face au maire Éric Piolle.
  50. France bleu du 19 novembre 2015.
  51. Paris Match le 19 novembre 2015.
  52. liberation.fr du 25 avril 2016, Deux morts et un blessé grave dans une fusillade à Grenoble.
  53. franceinfo.fr du 26 avril 2016, Règlement de comptes à Grenoble : "Il faut mettre le débat public sur la légalisation du cannabis" (Eric Piolle, maire EELV).
  54. Site le Dauphiné , article du 24/07/2017
  55. Site le Dauphiné, article du 29/07/2017
  56. 20minutes.fr du 6 novembre 2017, Immobilier à Grenoble: Les prix baissent mais plus personne ne veut acheter.
  57. La première arrivée du Tour de France à Grenoble remonte à 1905, le premier maillot jaune de l'histoire a été remis le 19 juillet 1919 à Grenoble, depuis 1947, Grenoble a accueilli 15 fois le Tour comme ville départ et 12 fois comme ville d'arrivée. La 20e étape du Tour de France 2011 s'y est déroulée.
  58. France 3 Alpes du 12 juin 2014.
  59. Interview de Christian Prudhomme sur France bleu Isère.
  60. France 3 Alpes du 16 juin 2014.
  61. « », Le Dauphiné libéré, 23 octobre 2014
  62. Dauphiné libéré du 8 avril 2015.
  63. « Olivier Bertrand, les intermittents du spectacle et l'avenir du Cabaret Frappé », Le Dauphiné libéré, 19 juillet 2014
  64. Journal France 3 Alpes du 21 novembre 2014.
  65. Dauphiné libéré du 21 novembre 2014.
  66. « Sport : le FCG et le GF38 joueront au stade des Alpes », lametro.fr, 4 juillet 2014
  67. « [Grenoble : le FCG et le GF 38 joueront au Stade des Alpes] », Le Dauphiné libéré, 4 juillet 2014
  68. « Du nouveau sur l’agrandissement du stade Lesdiguières à Grenoble », France Bleu Isère, 20 décembre 2012
  69. Site de Métro sports.
  70. Site de foot national.
  71. centre presse Aveyron.
  72. metro-sports.fr du 7 octobre 2015, Doublons au Stade des Alpes : le GF38 "tire" le premier (communiqué officiel).
  73. metro-sports.fr du 9 octobre 2015, Cohabitation GF38 – FCG au Stade des Alpes : « Lancer une dynamique de contestation, de mobilisation ».
  74. a et b france3-regions.francetvinfo.fr du 22 octobre 2015, Pour les footballeurs de Grenoble, "le principe d'un stade pour deux clubs met désormais en danger l'avenir du GF38".
  75. gf38.fr du 22 octobre 2015, Communiqué officiel : le match GF38 – AJ Auxerre B délocalisé.
  76. Le crieur de la Villeneuve 9 juin 2015.
  77. placegrenet.fr du 05 octobre 2016, Futur quartier de l'Esplanade: trois scénarios qui ne manquent pas de faire réagir
  78. L'Essor du 7 juillet 2014, Grenoble : Majorité affirmée au conseil municipal.
  79. placegrenet.fr du 19 avril 2016, Grenoble: bientôt une maison du projet re-co-construire l'Esplanade
  80. Le Dauphiné libéré du 21 novembre 2014.
  81. Le Figaro du 23 novembre 2014.
  82. Boursorama le 23 novembre 2014.
  83. « Grenoble commence à bannir la publicité de ses rues », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  84. Récap info du 22 novembre 2014 sur téléGrenoble Isère (39'20/52'37)
  85. « Méfions-nous des castrateurs d'imaginaire ! », sur http://www.placegrenet.fr, (consulté le 26 novembre 2014)
  86. « Lucile Lheureux : « À Grenoble, nous voulons exprimer le caractère citoyen de la ville » », sur Regards.fr,
  87. « Les salariés de GEG coupent l'électricité et font annuler le conseil municipal », sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/, (consulté le 27 octobre 2014)
  88. « Éclairage Public à Grenoble », sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/, (consulté le 27 octobre 2014)
  89. Ville - GEG : il y a du gaz dans l'air Place Gre'net, 1er juillet 2014
  90. « Éclairage public : le maire demande au préfet « un délai de neuf mois » pour étudier l’option “régie” », Le Dauphiné libéré, 15 novembre 2014
  91. Éclairage public : Éric Piolle demande 9 mois au préfet Place Gre'net, 13 novembre 2014
  92. « Grenoble - GEG: la municipalité attribue le marché de l'éclairage public au privé Citéos », sur ledauphine.com,
  93. ledauphine.com du 9 octobre 2015, Les commerçants rompent le dialogue avec la municipalité.
  94. acteursdeleconomie.latribune.fr du 28 octobre 2015, Grenoble : clash entre les commerçants et la mairie.
  95. « A Grenoble, commerçants et municipalité s'affrontent au sujet des autoroutes à vélos », sur france3-regions.francetvinfo.fr,
  96. Portail de la métro.
  97. a et b « Les décisions d'Éric Piolle menacent l'avenir de Grenoble », sur acteursdeleconomie.latribune.fr,
  98. a et b « Les Verts et le progrès », sur lesechos.fr,
  99. « Clinatec : circulez, y a rien à penser », sur lepostillon.org,
  100. « Clinatec : cette discrète clinique où l’on implante des nanos dans le cerveau », sur bastamag.net,
  101. France 3 Alpes du 4 juillet 2012.
  102. lepoint.fr du 7 mars 2016, Clinatec : "Les malades n'ont pas le temps d'être patients".
  103. « Attractivité. Grenoble perd-elle du terrain au profit de Chambéry ? », sur lejournaldesentreprises.com,
  104. // Le Monde.fr du 2 novembre 2015.
  105. latribune.fr du 10 novembre 2015, Grenoble, prochaine ville sous tutelle ?
  106. RTL du 13 novembre 2015, "Grenoble va vers la faillite", s'alarme son maire Éric Piolle.
  107. Lyon89 le 10 novembre 2015, À Grenoble, Eric Piolle ferme les services publics « pour les défendre ».
  108. lefigaro.fr du 10 novembre 2015, Grenoble ferme ses services publics le 25/11.
  109. a et b « Grenoble: le tournant de la rigueur passe mal à la mairie écologiste » (consulté le 14 juillet 2016)
  110. lessor.fr, « Conseil municipal : les Grenoblois prennent le pouvoir » (consulté le 14 juillet 2016)
  111. Dauphiné libéré du 27 novembre 2014.
  112. Le Parisien du 6 décembre 2014.
  113. Journal de France 3 Alpes du 6 décembre 2014.
  114. Le Dauphiné libéré
  115. a et b François Carrel, « Sans le sou, Grenoble joue le choc des cultures », Libération,‎ (lire en ligne)
  116. Place Grenet, premiers balbutiements chantier des cultures.
  117. http://philippeherlin.blogspot.fr
  118. Philippe Herlin, « Comment on tue la France qui gagne : l'exemple des Musiciens du Louvre Grenoble », sur Economiematin.fr,
  119. Le Monde du 7 juillet 2015.
  120. « Sans le sou, Grenoble joue le choc des cultures » François Carrel pour Libération, 12 décembre 2014
  121. Placegrenet du 9 avril 2015.
  122. Site de KissKissBankBank.
  123. Le crieur de la Villeneuve du 15 mai 2015.
  124. Le crieur de la Villeneuve du 28 octobre 2015.
  125. france3-regions.francetvinfo.fr du 9 octobre 2015, La ville de Grenoble reprend la gestion du théâtre 145 et du théâtre de Poche.
  126. Site du Synavi le 12 octobre 2015.
  127. Site du Synavi
  128. Collectif Tricycle le 17 novembre 2015.
  129. Le Dauphiné du 13 octobre 2015.
  130. francebleu.fr du 5 mai 2016, MC2 : le directeur dénonce "un plan social artistique".
  131. « Chantier du Center Parcs suspendu en Isère : «Un projet du passé» selon Placé (EELV) », sur Le Parisien,
  132. Diocèse de Lyon http://lyon.catholique.fr/?Les-elus-chretiens-et-l-ecologie
  133. bfmtv.fr du 1er mars 2016, Grenoble met en place un dispositif d’interpellation citoyenne.
  134. Pourquoi Éric Piolle n'apporte-t-il aucun soutien aux candidats à l'élection présidentielle ?
  135. « Eric Piolle : « Je voterai Mélenchon pour encourager le rassemblement de la gauche » », Alain Beuve-Méry pour Le Monde, 14 avril 2017
  136. « Grenoble : succès manifeste considérable du meeting de Jean Luc Mélenchon », sur exprimeo.fr, (consulté le 21 juillet 2017)
  137. Législatives: les dissidents socialistes exclus du parti pendant deux ans
  138. Éric Piolle dénonce « la politique de la terre brûlée » menée par Mélenchon
  139. Le petit bulletin du 26 septembre 2014, La Belle électrique sera (enfin) inaugurée le samedi 10 janvier.
  140. Site de la ville de Grenoble, page sur la fête des tuiles
  141. Site le postillon, page "une grosse tuile et les déceptions
  142. Site du dauphiné, page "carton plein pour la fête des tuiles"
  143. Place Gre'net Article Piétonnisation et changements de circulation en centre-ville de Grenoble dès le 18 avril
  144. Site une ville pour tous, page "Grenoble libère la ville de la pub"
  145. Site Grenoble le changement, page sur la piétonnisation de la rue lakanal
  146. Site de "Grenoble à cœur"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]