Éric Piolle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Éric Piolle
Éric Piolle en 2013.
Éric Piolle en 2013.
Fonctions
Maire de Grenoble
En fonction depuis le
(4 ans et 22 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Michel Destot
Conseiller régional de Rhône-Alpes

(4 ans et 22 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Jean-Jack Queyranne
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Pau (Pyrénées-Atlantiques)
Nationalité Française
Parti politique EÉLV
Diplômé de École nationale supérieure de génie industriel de Grenoble
Profession Cadre dirigeant

Éric Piolle, né le à Pau (Pyrénées-Atlantiques), est un ingénieur et homme politique français, membre d'Europe Écologie Les Verts.

Conseiller régional de Rhône-Alpes de mars 2010 à avril 2014, il est élu maire de Grenoble lors des élections municipales de 2014.

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Né le 6 janvier 1973, d'une famille installée à Pau, dans le département des Pyrénées-Atlantique, Éric Piolle a suivi toutes ses études secondaires dans cette même ville, notamment au Lycée Louis-Barthou, le même établissement que fréquenta l'ancien maire de Grenoble durant les années 1970, Hubert Dubedout, ce qui entraînera ultérieurement certaines comparaisons[1].

Éric Piolle, à la suite d'un déménagement, poursuit des études supérieures à l'École nationale supérieure de génie industriel de Grenoble. Marié et père de famille, il se dit issu d'un courant « catho-humaniste ». Il a milité au sein d'associations de soutien scolaire et de défense des enfants de familles sans papiers, ainsi qu'auprès de Pierre Larrouturou, cofondateur du collectif Roosevelt.

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Il rejoint le groupe informatique Hewlett-Packard en 2001[2],[3] et il devient un cadre dirigeant sur le site de Grenoble (directeur des services logistiques de la chaîne d’approvisionnement pour la zone Europe, Afrique et Moyen-Orient)[4]. En , il aurait été licencié pour avoir refusé de mettre en place un plan de délocalisation[5], mais certaines investigations menées par un journal local remettent en cause la réalité de cette version quelque peu enjolivée pour ajouter « une ligne supplémentaire sur son CV, idéale pour une candidature aux municipales »[6].

Chef d'entreprise[modifier | modifier le code]

En 2001, il a co-fondé l'entreprise Raise Partners avec François Oustry[7][8], une société spécialisée en gestion de risques financiers[9],[10].

Le site de Millenium Gobal, société d'investissement[11], précise que Raise Partner est une société de Technologie financière qui propose des solutions d'analyse de risque et d'optimisation de portefeuille, type Gestion alternative pour des investisseurs et des banques privées dans le monde entier.

La société Raise Partners, basée à Grenoble, dispose de filiales situées à Londres et à Singapour. Les opposants à Éric Piolle lui reprochent d’avoir accepté des clients recourant aux paradis fiscaux. À l'occasion d'une interview, celui-ci indique avoir conservé uniquement 0,5 % du capital[12] . Selon l'information publiée par le site efinancialcareers publiée en janvier 2016, la société Raise Partner, dirigée désormais par Sophie Echenim, compte toujours comme directrice de la recherche et du conseil, madame Piolle[13].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Éric Piolle est marié et père de quatre enfants. Celui-ci a encore des attaches familiales dans le Béarn, sa région d'origine[14]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts politiques[modifier | modifier le code]

En 1997, à 24 ans, il est candidat divers gauche aux élections législatives de la 8e circonscription de l'Isère, où il obtient 1,3 % des suffrages exprimés[15]. Il se présente ensuite comme suppléant aux élections législatives de 2002 dans la 1re circonscription de l'Isère.

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

En , il est élu conseiller régional Europe Écologie en 9e position sur la liste d'Union de la gauche en Isère lors des élections régionales[16].

En juin 2012, il est candidat aux élections législatives dans la 1re circonscription de l'Isère sous la bannière EÉLV. Il obtient 7,7 % des suffrages exprimés, avec 9,5 % sur la partie grenobloise de la circonscription[17].

Maire de Grenoble[modifier | modifier le code]

Candidature et élection[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Grenoble

En 2010, Maryline Boileau, nouvelle élue du Groupe Europe Écologie Les Verts au Conseil régional de Rhône-Alpes et conseillère municipale, opposante à la liste PS-MoDem du maire sortant Michel Destot, et dont la liste s'était maintenue au second tour de l'élection municipale grenobloise de 2008 pour battre sans succès le maire sortant, pense qu'une liste écologique peut avoir sa chance à la prochaine élection municipale de 2014 et pense qu'Éric Piolle est le mieux placé pour mener cette liste[18]. C'est donc avec le soutien des Verts qu' Éric Piolle se porte candidat à la mairie de Grenoble en vue des élections municipales en devenant la tête de liste de la liste « Grenoble, Une Ville pour Tous »[19],[20] soutenue par le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes, alliance regroupant EÉLV, le Parti de gauche, Les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste et deux associations locales, l'ADES et le Réseau citoyen. On peut découvrir parmi ses colistiers, Élisa Martin, conseillère régionale Front de Gauche, Olivier Bertrand, conseiller général EÉLV et Maryvonne Boileau, ancienne tête de liste durant l'élection municipale précédente[21].

Cette liste arrive en tête au premier tour avec plus de 29 % des suffrages exprimés[22],[23], contredisant les sondages des 6 et 18 mars le plaçant en seconde position. Après quelques discussions, le candidat du Parti socialiste, Jérôme Safar, refuse de fusionner sa liste avec la sienne et se maintient au second tour, au terme duquel la liste d'Éric Piolle arrive à nouveau en tête avec 40 % des suffrages exprimés et 42 élus sur 59, devant les listes conduites par Jérôme Safar (27,4 %), Mathieu Chamussy (UMP-UDI, 24,0 %) et Mireille d'Ornano (FN, 8,5 %). Il s'agit du premier candidat écologiste à remporter une élection dans une ville française de près de 160 000 habitants[24]. Il a été élu maire dans la séance du 4 avril 2014 par 50 voix sur les 59 conseillers municipaux, les huit élus issus de la liste conduite par Jérôme Safar préférant se rallier à son nom[25].

Ne souhaitant pas cumuler plusieurs mandats, il renonce à briguer la présidence de Grenoble-Alpes Métropole, devenue métropole au 1er janvier 2015, et démissionne de son mandat de conseiller régional[26].

Réalisations et controverses[modifier | modifier le code]

Wikitext.svg
La mise en forme de cette section ne suit pas les recommandations concernant la typographie, les liens internes, etc. (janvier 2018). Découvrez comment la « wikifier ».

Prises de position[modifier | modifier le code]

En décembre 2015, Éric Piolle dénonce les incohérences du gouvernement à l'heure de la COP 21 en qualifiant le projet d'élargissement de l'A480 de « mégalo et anachronique »[27],[28]. Il dépose un recours gracieux auprès du Premier ministre afin de demander l'annulation de ce projet annoncé par décret le 21 août[29], provoquant une vive réaction de certains chefs d'entreprise de l'agglomération[30],[31] et d'opposants politiques[32]. En décembre 2015, la question est posée auprès d'automobilistes par l'association 40 millions d'automobilistes[33], partisan du projet d'élargissement.

En avril 2016, Éric Piolle et sa première adjointe, apportent leur soutien au rassemblement Nuit debout installé devant la MC2, et rendent visite aux occupants dès le lendemain de leur installation[34],[35].

Le 18 avril 2016, Éric Piolle fait voter le désengagement financier de Grenoble dans le projet de la liaison ferroviaire transalpine Lyon - Turin[36]. De son côté, l'Association pour le développement des transports en commun estime qu'en se retirant, « la ville de Grenoble va à l'encontre des besoins des usagers »[37] dans un projet qui permettrait selon elle de dé-saturer les lignes ferroviaires existantes[38]. Christophe Ferrari (PS), président de la métropole de Grenoble, annonce ne pas être favorable à prendre une décision identique[39].

Lors d'une interview diffusée, le 28 août 2017 sur l'antenne de France Bleu Isère, Éric Piolle réclame un débat national sur la légalisation du cannabis[40].

Eric Piolle signe en décembre 2017 une tribune dans Le Monde avec les maires de Lille, Strasbourg, Rennes, Toulouse et Bordeaux, pour un accueil digne des migrants. Ils interpellent l’État et demandent plus de moyens, pour sortir de l’urgence sociale et sanitaire[41]

À l’occasion de la 15e Conférence des Villes en septembre 2015 à Paris, Eric Piolle a plaidé pour un "Green New Deal", qui inciterait les communes à réaliser des investissements écologiques. Il propose de ne plus les comptabiliser dans la dette publique, puisque ils seront remboursés par les économies réalisées et l'énergie produite, ce qui favoriserait ainsi les emprunts consacrés à la transition énergétique[42].

Politique des solidarités[modifier | modifier le code]

Eric Piolle, en écho avec la mobilisation immédiate des citoyens, a, dès septembre 2015, participé au mouvement d’accueil des réfugiés en ouvrant une plateforme de coordination pour recueillir les propositions d’accueil et d’aide des habitants, des associations et des œuvres de charité[43].

Eric Piolle expérimente aussi à Grenoble l’occupation gratuite et temporaire de SDF dans des logements vides promis à la démolition (pour construire de futurs biens immobiliers)[44].

Politique de sécurité publique[modifier | modifier le code]

Alors que Grenoble enregistre une « envolée de la délinquance », Eric Piolle demande en septembre 2017 à Gérard Colomb, Ministre de l'Intérieur et Ministre d'État, d’expérimenter dans les meilleurs délais la « police de sécurité du quotidien » à Grenoble[45].

Il avait déjà affirmé, avant d'être élu le 4 avril 2014, qu'il n'était pas favorable au maintien des caméras de surveillance de la ville[46] préférant favoriser la présence humaine plutôt que la multiplication des caméras[47]. Cette volonté soulève cependant le mécontentement d'une partie des policiers municipaux en décembre 2014 ; un représentant syndical dénonce : « Nous sommes aujourd’hui 97 agents pour plus de 157 000 habitants. On est loin du compte »[48]. En avril 2015, à la suite de l'incendie du théâtre Prémol, la président de l'union de quartier Village Olympique, proche des élus d'opposition du Parti socialiste, regrette également ce retrait de la vidéo surveillance[49].

Le , au lendemain d'une fusillade qui fait deux morts et un blessé grave devant une école du quartier Teisseire[50], il dénonce l'échec en matière de santé publique et de sécurité des politiques de prévention et de répression des consommateurs de cannabis. Il souhaite mettre en débat public la légalisation du cannabis[51].

Le , après un article publié dans le Dauphiné libéré relatant une nouvelle fusillade survenue quelques jours auparavant[52], le député grenoblois LRM, Olivier Véran, s'adresse au maire Éric Piolle en s'engageant à interpeller les ministres de l'intérieur et de la justice sur ce sujet[53].

Politique sportive[modifier | modifier le code]

Éric Piolle met fin à la compétition des six jours de Grenoble pour des raisons économiques

Le , Éric Piolle annonce que le palais des sports de Grenoble doit retrouver des activités purement sportives et qu'il ne renouvellerait pas la convention entre l'association fortement déficitaire qui le gère et la ville[54]. Des manifestations comme le Festival international du cirque de Grenoble, les Six jours de Grenoble[55] ou le Supercross[56]disparaîtront en 2015, tandis que d'autres sont encouragées, comme le festival Cabaret frappé et L'été Oh! parc, ou seront créées, comme la commémoration annuelle de la Journée des Tuiles[57]. Guy Chanal, organisateur du Festival international du cirque annonce le 21 novembre 2014 que ce festival se déroulerait dorénavant à Voiron au domaine de la Brunerie, sous un chapiteau de 4 000 m2[58],[59].

En juillet 2014, Éric Piolle et le président de la communauté d'agglomération, Christophe Ferrari, annoncent que le stade des Alpes, construit pour le Grenoble foot 38 à l'époque où il évoluait en ligue 2 et fortement décrié pour son coût excessif pour la collectivité, accueillera dorénavant le FC Grenoble rugby (Top 14) comme club résidant et le Grenoble foot 38 (CFA) comme club invité. Cet accord permet une économie d'argent public de 500 000 et évite une couteuse rénovation du stade Lesdiguières[60],[61], qui aurait été à la charge du FCG au travers d'un bail emphytéotique[62].

La foire des Rameaux reste sur l'esplanade à la demande d' Éric Piolle.
Éric Piolle en septembre 2014 lors du premier match de la saison des Brûleurs de Loups à la patinoire Polesud.

Politique énergétique[modifier | modifier le code]

Par une procédure d'appel d'offres démarrée en 2012 par l'ancienne municipalité, la gestion de l'éclairage public de la ville de Grenoble aurait dû être transférée au plus tard le 1er janvier 2015 au groupement Vinci-Bouygues, qui a remporté cet appel d'offre. L'éclairage public était jusqu'alors géré par Gaz Électricité de Grenoble, une société d'économie mixte dont la ville détient la moitié des actions (l'essentiel du reste du capital est détenu par GDF Suez). Face à des mouvements sociaux[63] des salariés de GEG, Éric Piolle a réaffirmé son souhait de faire rentrer de nouveau GEG dans un giron 100 % public[64],[65]. Il obtient par la suite un délai de 9 mois auprès du préfet de l'Isère pour étudier la possibilité de mettre en place une régie publique pour la gestion de l'éclairage public, afin de permettre aux salariés de GEG jusqu'ici affectés à cette tâche de rester en poste[66],[67].

En avril 2015 la municipalité prend la décision de confier cette gestion au groupe privé ayant remporté l'appel d'offre, du fait du refus des salariés de GEG jusqu'ici affectés à l'éclairage public d'être transférés à une régie municipale, et afin de respecter la procédure du marché public. Elle décide néanmoins, dans le même temps, de créer une régie municipale chargé de veiller à ce que le contrat passé soit bien respecté. La ville s'est par ailleurs engagée à préserver les 21 emplois du service de l'éclairage public[68].

Politique budgétaire[modifier | modifier le code]

La ville de Grenoble voit sa dotation globale de fonctionnement (DGF), l’enveloppe annuelle allouée par l’État aux collectivités locales, augmenter de 3,92 % entre 2015 et 2016, passant de 36 746 165 à 38 186 168 d'euros[69].

De son côté, La Tribune relaye le message choc d'Éric Piolle affirmant « Si nous n'agissons pas, Grenoble sera la première grande ville de France à passer sous tutelle »[70]. Trois jours plus tard, le maire lance un message de détresse sur les ondes de RTL affirmant que Grenoble « va vers la faillite dans moins d'un an » si rien n'est fait[71]. Son adjoint aux finances, Hakim Sabri, précisant « D'ici 2017, ce seront 20 millions d'euros qui seront amputés au budget de la ville. Cela représente la totalité des subventions de la ville, ou 80 % des subventions au Centre communal d'action sociale ».

Le maire annonce pour le 25 novembre 2015, une « journée de promotion des services publics » qui seront fermés ce jour là[72]. « Nous allons fermer nos services publics pour montrer le désastre financier qui s'annonce » déclare sa première adjointe Élisa Martin[73].

Le , une manifestation composée de militants syndicaux, d'employés municipaux et de militants politiques envahit le conseil municipal pour contester la mise en œuvre du plan de sauvegarde de la mairie, qui, afin de répondre à l'obligation de présenter un budget en équilibre tout en honorant l'engagement de ne pas augmenter les impôts locaux, prévoit notamment la fermeture de trois bibliothèques, la baisse des moyens alloués au financement de postes d'assistantes sociales et le non-remplacement d'une centaine de départs à la retraite d'agents de la mairie (sur 4 000)[74],[75]. La municipalité se justifie en mettant en avant la baisse des dotations de l’État, de l'ordre de 17 millions d'euros entre 2013 et 2017, et renvoie la responsabilité à son prédécesseur socialiste qu'il accuse d'avoir laisser augmenter massivement la masse salariale à la fin de son dernier mandat, alors que la ville avait déjà des impôts et une dette parmi les plus élevés de France[74].

Politique culturelle[modifier | modifier le code]

Entrée du théâtre municipal de Grenoble.

Le 27 novembre 2014, Le Dauphiné libéré annonce que la nouvelle municipalité d'Éric Piolle demande un nouveau projet d'établissement pour le théâtre municipal de Grenoble, invoquant « un coût aujourd’hui trop important au regard des contraintes budgétaires et des orientations politiques de la nouvelle équipe municipale », et annonce sa volonté de faire en sorte que ce théâtre profite aux compagnies théâtrales locales, sans pour autant en fermer les portes au théâtre privé parisien. Cette annonce suscite les critiques du comédien parisien Martin Lamotte[76].

Le 6 décembre 2014, la municipalité d'Éric Piolle annonce la remise en cause de sa subvention annuelle de 438 000 aux Musiciens du Louvre Grenoble, ce qui pourrait provoquer un coup fatal à cet orchestre dès 2016 selon son président (et ancien directeur général de l'OMC), Pascal Lamy[77]. Elle évoque cependant une aide à l'orchestre en « optimisant son budget » ou en lui trouvant une autre ville pour l'accueillir[78]. Dès le 13 décembre, une pétition lancée par l'orchestre obtenait plusieurs milliers de signatures[79]. Cette subvention de 438 000 est à ramener au budget total de cette formation musicale de 3,7 millions €, dont 877 000 de subventions de la Direction régionale des Affaires culturelles, de la région Rhône-Alpes et du conseil général de l'Isère, et à un fonds de réserve de l'orchestre d'environ 400 000 . La réaction de Pascal Lamy a heurté d'autres associations culturelles de Grenoble qui n'ont pas des budgets de plusieurs millions et dont l'enracinement grenoblois est beaucoup plus net[80]. Le maire, Éric Piolle, a de son côté expliqué ses choix : « Nous préférons ne pas arroser les oasis déjà bien vertes, mais multiplier les oasis »[81],[80]. L'économiste libéral-conservateur[82] et ancien cadre du FN Philippe Herlin y voit une façon habile de faire partir cet orchestre de Grenoble[83]. En juillet 2015, Marc Minkowski, fondateur des Musiciens du Louvre Grenoble, est nommé directeur de l'Opéra national de Bordeaux et laisse entendre qu'il pourrait laisser la direction de l'orchestre grenoblois à un autre chef[84].

Engagements locaux et nationaux[modifier | modifier le code]

Interrogé sur le projet de Center Parcs dans la forêt de Chambaran, à Roybon, à une soixantaine de kilomètres de Grenoble, Éric Piolle qualifie le projet de « préhistorique ». Répondant aux critiques concernant l'impact sur les emplois induits par le projet, il ajoute qu'il est « important de porter des projets bons pour de suite et pour l'avenir [...] Nous avons des enjeux extraordinaires en Isère et dans les Alpes pour accueillir un tourisme toute saison qui créera de l'emploi et de l'emploi pérenne[85]. »

En février 2016, Éric Piolle participe à une lecture à trois voix de l’encyclique sur l’écologie du pape François Laudato si’ avec le cardinal Philippe Barbarin et le député de l’Ain Xavier Breton[86].

Le 29 février 2016, Éric Piolle met en place un dispositif d'interpellation citoyenne prévoyant de soumettre des pétitions ayant recueilli au moins 2 000 signatures, au vote d'un conseil municipal ou à celui des grenoblois[87].

Soutiens politiques[modifier | modifier le code]

Après avoir déclaré le n'apporter aucun soutien aux candidats de l'élection présidentielle de 2017[88], Eric Piolle annonce le qu'il votera pour Jean-Luc Mélenchon en dépit du ralliement d'EELV à la candidature de Benoît Hamon, « pour encourager le rassemblement de la gauche, des citoyens et des écologistes », affirmant que « Jean-Luc Mélenchon n’est plus le candidat d’un camp : il devient le candidat de cette majorité culturelle qui veut le changement »[89]. Cependant, Jean-Luc Mélenchon, à l'instar des autres candidats de cette présidentielle, ne se déplace pas à Grenoble, relayant simplement l'un de ses meeting par son hologramme projeté à Alpexpo[90].

Lors des élections législatives de 2017, il soutient deux candidats de gauche rassemblés autour des valeurs de l'écologie, de la solidarité et de la démocratie citoyenne et qui se présentent sous l'étiquette « Ensemble pour gagner » sur la première et la troisième circonscription de l'Isère [91]. Il fustige par la même occasion la « politique de terre brûlée » menée par Jean-Luc Mélenchon, comparant le fondateur de la France insoumise à un « caporal de forteresse » et qui est, selon Éric Piolle, une occasion manquée de pouvoir « amener des députés humanistes et citoyens de la gauche écologiste à l’Assemblée nationale[92] ».

Créations et innovations[modifier | modifier le code]

Première fête des tuiles en 2014

La « fête des tuiles »[modifier | modifier le code]

Afin de commémorer la Journée des Tuiles de 1788, mouvement insurrectionnel grenoblois qui précéda la Révolution française, Éric Piolle et sa majorité municipale décide d'organiser, dés le mois juin 2015, une première journée festive dénommée « fête des tuiles » ou de nombreux exposants associatifs sportifs et culturels locaux s'installent le long du cours Jean-Jaurès, grande avenue qui traverse la ville du nord au sud. Un défilé de type carnavalesque et de nombreuses autres animations de nature culturelle et ludique, notamment des concerts y sont organisés[93].

Malgré quelques critiques au niveau local, notamment en raison de certaines contraintes budgétaires imposées par la municipalité qui ne semblent pas concorder avec une nouvelle manifestation entièrement prise en charge par la collectivité[94], cette manifestation, considérée comme un succès par la municipalité, au vu du public nombreux qui s'y déplace : + de 100 000 Métropolitains[95], est renouvelée les années suivantes[96] sous la même forme, le premier samedi du mois de juin.

Piétonnisation du centre-ville[modifier | modifier le code]

Suite à une décision du conseil municipal de Grenoble qu'Éric Piolle résume sous cette forme : « Nous sommes au début d’une nouvelle page de notre Histoire. »[97], le , un changement du plan de circulation du centre-ville de Grenoble lance une piétonnisation graduelle de la zone commerçante dénommé projet « CVCM » (Cœur de Ville, Cœur de Métropole). Parallèlement à ces fermetures à la circulation automobile, la municipalité a repensé à un aménagement de l'espace urbain déjà été lancé, après l'élection de 2014 avec la disparition de certains mobiliers publicitaires jugés envahissants[98].

Certaines oppositions, souvent organisées à un niveau politique, se sont mises en place face à cette innovation, notamment au niveau du quartier Championnet qui s'oppose à la piétonnisation de la rue Lakanal[99]. Un collectif de commerçants grenoblois dénommé « Grenoble à Cœur » dépose un recours au tribunal administratif le 7 avril 2017, mais celui-ci est rejeté par cette même instance, le 21 avril[100]

Label Ville d'art et d'histoire[modifier | modifier le code]

Le Ministère de la Culture a annoncé, en juillet 2017, l’obtention par Grenoble du Label Ville d’Art et d’Histoire[101]. Ce label est une reconnaissance des richesses patrimoniales, environnementales, urbaines et culturelles du territoire. Bientôt, ce label va permettre de recruter un animateur du patrimoine (février 2018), de lancer le site grenoble-patrimoine.fr, et de créer des parcours « art dans la ville » (mars 2018). D’autres actions seront développées dans les mois et années à venir à travers ce projet culturel de territoire

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de 20 minutes, page "Éric Piolle est il le nouveau Hubert Dubedout?"
  2. « Éric Piolle, l’écolo qui peut devenir maire de Grenoble », sur Politis.fr,
  3. « HP : les faits d'armes du manager Piolle », sur Placegrenet.fr,
  4. Site Linkedin, page sur Éric Piolle
  5. « À Grenoble, l'écologiste Éric Piolle arrache la ville au PS », sur LeMonde.fr,
  6. Site Le Postillon article : "Éric Piolle, le vert à moitié plein"
  7. Site société.com, page sur Raise Partners
  8. Site viadeo.com, page sur François Oustry
  9. Thibaut Pézerat, « Éric Piolle, maire EELV de Grenoble et fondateur-actionnaire d'une société spécialisée en gestion des risques financiers aux clients basés dans des paradis fiscaux », sur Lelab.europe1.fr,
  10. « Raise Partner : Eric Piolle attaqué par l'opposition », sur Placegrenet.fr,
  11. Site de Millenium global, page sur François Oustry
  12. Site rue89, eric piolle et Raise Partners
  13. site efinancialcareers, page sur les 10 femmes les plus influentes de la fintech en France
  14. Site de la république des Pyrénées, page sur Arette et le maire de Grenoble
  15. « Résultats des élections de la XIe législature dans le département de l'Isère », sur Assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale (consulté le 24 juin 2014)
  16. « Résultats des élections régionales 2010 - Élus de la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes », sur Interieur.gouv.fr,
  17. « Résultats des élections législatives 2012, 1re circonscription de l'Isère », sur interieur.gouv.fr (consulté le 12 décembre 2015)
  18. Site de rue59 Lyon, page sur Éric Piolle et Maryvonne Boileau
  19. Site du Rassemblement Grenoble, Une Ville pour Tous
  20. Une ville pour tous au programme d'E. Piolle Place Gre'net, 22 février 2014
  21. Site une ville pour tous, liste des colistiers
  22. Municipales 2014, second tour - Les écologistes prennent Grenoble, Le Point, 28 mars 2014.
  23. Résultats municipales : les écolos gagnent à Grenoble, Le Figaro, 30 mars 2014.
  24. Raz de marée écologiste à Grenoble Place Gre'net, 31 mars 2014
  25. Le figaro du 4 avril 2014.
  26. « Piolle (EELV) remplacé par Grasset (GE) à la région. »,
  27. france3-regions.francetvinfo.fr du 1er décembre 2015, Projet de l'A480: Eric Piolle dénonce les "incohérences" du gouvernement à l'heure de la Cop21.
  28. leparisien.fr du 1er décembre 2015, COP21: le maire (EELV) de Grenoble dénonce les "incohérences" du gouvernement.
  29. up-inspirer.fr du 2 novembre 2015, COP21: le maire (EELV) de Grenoble dénonce les "incohérences" du gouvernement.
  30. Des chefs d'entreprise militent pour "des aménagements routiers qui permettent de désengorger" l'agglomération de Grenoble.
  31. lejournaldesentreprises.com du 10 décembre 2015, Grenoble. Le coup de gueule de 50 entreprises de l'agglomération.
  32. Barbier à Piolle : "On n'a pas tous la chance d'habiter Grenoble et de circuler à vélo...", sur le site ledauphine.com du 8 décembre 2015.
  33. lessor.fr du 18 décembre 2015, Automobiles à Grenoble : ils veulent faire infléchir la mairie.
  34. ledauphine.com du 11 avril 2016, Éric Piolle présent pour la seconde "Nuit debout".
  35. placegrenet.fr du 20 avril 2016, Nuit debout: Les réactions politiques fusent à Grenoble.
  36. lesechos.fr du 19 avril 2016, Grenoble ne veut plus financer la LGV Lyon-Turin.
  37. batiweb.com du 19 avril 2016, Grenoble ne financera pas le projet de LGV Lyon-Turin.
  38. liberation.fr du 18 avril 2016, Transport ferroviaire: Grenoble ne souhaite plus financer la ligne Lyon-Turin.
  39. francebleu.fr du 19 avril 2016, Lyon-Turin : "Moi je ne fais pas la chaise vide sur le sujet" C. Ferrari, président de la Métropole de Grenoble.
  40. Site Francebleu, page sur l'interview du 28/08/2017
  41. « Face aux flux migratoires, nous, les maires, sommes au pied du mur », sur Le Monde.fr (consulté le 26 janvier 2018)
  42. « A la Conférence des Villes, Eric Piolle propose un "Green New Deal" », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  43. « Plateforme des migrants », sur www.solidarites-grenoble.fr (consulté le 30 janvier 2018)
  44. « Grenoble : des logements abandonnés mis à disposition pour les SDF », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  45. « Police de sécurité du quotidien : de nouveaux effectifs et... le retour de la vidéo-surveillance ? | Place Gre'net », Place Gre'net,‎ (lire en ligne)
  46. « Nous avons fait ce nous avions annoncé », placegrenet.fr, 20 avril 2014.
  47. « Grenoble: Eric Piolle à l'épreuve du réel », Sylvain Rolland pour L'Express, 16 juin 2014.
  48. http://www.rue89lyon.fr/2014/12/24/prives-armes-a-feu-bientot-cameras-policiers-municipaux-grenoble-mecontents/ Propos de M. Brouillet CFDT.
  49. Place Grenet du 24 avril 2015.
  50. liberation.fr du 25 avril 2016, Deux morts et un blessé grave dans une fusillade à Grenoble.
  51. franceinfo.fr du 26 avril 2016, Règlement de comptes à Grenoble : "Il faut mettre le débat public sur la légalisation du cannabis" (Eric Piolle, maire EELV).
  52. Site le Dauphiné , article du 24/07/2017
  53. Site le Dauphiné, article du 29/07/2017
  54. France 3 Alpes du 16 juin 2014.
  55. « », Le Dauphiné libéré, 23 octobre 2014
  56. Dauphiné libéré du 8 avril 2015.
  57. « Olivier Bertrand, les intermittents du spectacle et l'avenir du Cabaret Frappé », Le Dauphiné libéré, 19 juillet 2014
  58. Journal France 3 Alpes du 21 novembre 2014.
  59. Dauphiné libéré du 21 novembre 2014.
  60. « Sport : le FCG et le GF38 joueront au stade des Alpes », lametro.fr, 4 juillet 2014
  61. « [Grenoble : le FCG et le GF 38 joueront au Stade des Alpes] », Le Dauphiné libéré, 4 juillet 2014
  62. « Du nouveau sur l’agrandissement du stade Lesdiguières à Grenoble », France Bleu Isère, 20 décembre 2012
  63. « Les salariés de GEG coupent l'électricité et font annuler le conseil municipal », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/, (consulté le 27 octobre 2014)
  64. « Éclairage Public à Grenoble », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/, (consulté le 27 octobre 2014)
  65. Ville - GEG : il y a du gaz dans l'air Place Gre'net, 1er juillet 2014
  66. « Éclairage public : le maire demande au préfet « un délai de neuf mois » pour étudier l’option “régie” », Le Dauphiné libéré, 15 novembre 2014
  67. Éclairage public : Éric Piolle demande 9 mois au préfet Place Gre'net, 13 novembre 2014
  68. « Grenoble - GEG: la municipalité attribue le marché de l'éclairage public au privé Citéos », sur ledauphine.com,
  69. // Le Monde.fr du 2 novembre 2015.
  70. latribune.fr du 10 novembre 2015, Grenoble, prochaine ville sous tutelle ?
  71. RTL du 13 novembre 2015, "Grenoble va vers la faillite", s'alarme son maire Éric Piolle.
  72. Lyon89 le 10 novembre 2015, À Grenoble, Eric Piolle ferme les services publics « pour les défendre ».
  73. lefigaro.fr du 10 novembre 2015, Grenoble ferme ses services publics le 25/11.
  74. a et b « Grenoble: le tournant de la rigueur passe mal à la mairie écologiste » (consulté le 14 juillet 2016)
  75. lessor.fr, « Conseil municipal : les Grenoblois prennent le pouvoir » (consulté le 14 juillet 2016)
  76. Dauphiné libéré du 27 novembre 2014.
  77. Le Parisien du 6 décembre 2014.
  78. Journal de France 3 Alpes du 6 décembre 2014.
  79. Le Dauphiné libéré
  80. a et b François Carrel, « Sans le sou, Grenoble joue le choc des cultures », Libération,‎ (lire en ligne)
  81. Place Grenet, premiers balbutiements chantier des cultures.
  82. http://philippeherlin.blogspot.fr
  83. Philippe Herlin, « Comment on tue la France qui gagne : l'exemple des Musiciens du Louvre Grenoble », sur Economiematin.fr,
  84. Le Monde du 7 juillet 2015.
  85. « Chantier du Center Parcs suspendu en Isère : «Un projet du passé» selon Placé (EELV) », sur Le Parisien,
  86. Diocèse de Lyon http://lyon.catholique.fr/?Les-elus-chretiens-et-l-ecologie
  87. bfmtv.fr du 1er mars 2016, Grenoble met en place un dispositif d’interpellation citoyenne.
  88. Pourquoi Éric Piolle n'apporte-t-il aucun soutien aux candidats à l'élection présidentielle ?
  89. « Eric Piolle : « Je voterai Mélenchon pour encourager le rassemblement de la gauche » », Alain Beuve-Méry pour Le Monde, 14 avril 2017
  90. « Grenoble : succès manifeste considérable du meeting de Jean Luc Mélenchon », sur exprimeo.fr, (consulté le 21 juillet 2017)
  91. Législatives: les dissidents socialistes exclus du parti pendant deux ans
  92. Éric Piolle dénonce « la politique de la terre brûlée » menée par Mélenchon
  93. Site de la ville de Grenoble, page sur la fête des tuiles
  94. Site le postillon, page "une grosse tuile et les déceptions
  95. « Une belle réussite pour la troisième édition de la Fête des Tuiles – Rassemblement Citoyen Solidaire Ecologiste (RCSE) à Grenoble-Alpes Métropole », sur rcse.fr (consulté le 27 mars 2018)
  96. Site du dauphiné, page "carton plein pour la fête des tuiles"
  97. Place Gre'net Article Piétonnisation et changements de circulation en centre-ville de Grenoble dès le 18 avril
  98. Site une ville pour tous, page "Grenoble libère la ville de la pub"
  99. Site Grenoble le changement, page sur la piétonnisation de la rue lakanal
  100. Site de "Grenoble à cœur"
  101. Ville de Grenoble, « Grenoble labelisée "Ville d'Art et d'Histoire" - Ville émancipatrice », sur www.grenoble.fr (consulté le 26 janvier 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]