Gérard Collomb

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 Ne doit pas être confondu avec Francisque Collomb, maire de Lyon de 1976 à 1989.
Gérard Collomb
Gérard Collomb à La Confluence (Lyon) en 2013.
Gérard Collomb à La Confluence (Lyon) en 2013.
Fonctions
Président de la Métropole de Lyon
En fonction depuis le
(2 ans et 15 jours)
Prédécesseur Poste créé
34e maire de Lyon
En fonction depuis le
(15 ans 9 mois et 22 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 09 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Raymond Barre
Sénateur du Rhône
En fonction depuis le
(17 ans 2 mois et 14 jours)
Réélection 26 septembre 2004
28 septembre 2014
Groupe politique SOC
Prédécesseur Franck Sérusclat
Maire du 9e arrondissement de Lyon

(5 ans et 9 mois)
Élection 18 juin 1995
Prédécesseur Michèle Mollard
Successeur Pierrette Augier
Député de la 2e circonscription du Rhône

(6 ans 10 mois et 23 jours)
Élection 21 juin 1981
Réélection 16 mars 1986
Législature VIIe législature
VIIIe législature
Groupe politique SOC
Prédécesseur Roger Fenech
Successeur Michel Noir
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Chalon-sur-Saône
(Saône-et-Loire)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Père Marc Collomb
Mère Marcelle Cuissard
Diplômé de Lycée du Parc
Faculté des lettres de Lyon
Profession Professeur agrégé
de lettres classiques

Gérard Collomb
Maires de Lyon
Président de la Métropole de Lyon

Gérard Collomb, né le à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), est un homme politique français.

Il est membre du Parti socialiste. Il est sénateur du Rhône depuis 1999, maire de Lyon depuis 2001 et président de la métropole de Lyon depuis 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Gérard Collomb[1] est le fils de Marc Collomb (1906-2004) ouvrier-métallurgiste et de Marcelle Cuissard, femme de ménage, ses parents sont originaires de la région lyonnaise[2].

Après une khâgne au lycée du Parc, puis des études supérieures à la Faculté des lettres de Lyon, Gérard Collomb devient professeur agrégé de lettres classiques en 1970. Il enseigne dans plusieurs lycées de la région, notamment au lycée Jean-Perrin, dans le 9e arrondissement de Lyon et plusieurs années au lycée René-Cassin de Tarare. Passionné de philosophies grecque et latine, ses références philosophiques sont Saint-Simon et Jean Lacroix[3].

Franc-maçon depuis 1989 et membre du Grand Orient de France, il ne cache pas son appartenance à la franc-maçonnerie[4],[5].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Gérard Collomb ressent très tôt un attrait pour le débat d’idées et la politique. Dès la fin des années 1960, il participe à la refondation du Parti socialiste dans le Rhône. Il entre au conseil municipal de Lyon en 1977, puis est élu député de la 2e circonscription du Rhône le 21 juin 1981, à l'âge de 34 ans en battant le sortant Roger Fenech (UDF), il est réélu en 16 mars 1986 à l'occasion du scrutin proportionnel.

Il est nommé responsable au sein du Parti socialiste des relations avec les autres mouvements politiques et les syndicats, puis devient secrétaire national en 1986. Leader de l'opposition au sein du conseil municipal de Lyon, c'est lui qui mène l'opposition à Michel Noir quand celui-ci est élu maire en 1989. Nommé secrétaire national du Parti socialiste, délégué aux relations extérieures puis aux pays en voie de développement, Gérard Collomb participe à la création de la Fondation Jean-Jaurès, dont il devient secrétaire général dès sa création en 1992. Il sera aussi membre du Conseil économique et social de 1994 à 1999 et conseiller régional de la région Rhône-Alpes de 1992 à 1999.

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Depuis juillet 2016, il soutient ouvertement le mouvement En marche ! créé par Emmanuel Macron, ministre de l'Économie de 2014 à 2016[6],[7].

En 2016, ses indemnités de sénateur sont plafonnés à 4 000 euros par mois du fait de son absentéisme au Sénat, une baisse de revenu qu'il décrit comme « un vrai cauchemar »[8], rémunération pourtant bien au-dessus du revenu médian des français de 1 700 euros.

Mandats[modifier | modifier le code]

Gérard Collomb assume le cumul de ses mandats, et s'oppose au projet de restrictions supplémentaires du cumul des mandats mais s'abstient de voter au Sénat[9].

Maire de Lyon et président de la Métropole de Lyon[modifier | modifier le code]

Initiateur de la gauche plurielle, sa liste remporte trois arrondissements aux élections municipales de 1995. Élu maire du 9e arrondissement de Lyon, il intègre l'exécutif du Grand Lyon présidé par Raymond Barre.

En 1997, il est candidat aux élections législatives dans la 1re circonscription du Rhône face à la députée sortante Bernadette Isaac-Sibille (UDF). Il est battu au second tour avec 48,69 % des voix.

Il devient sénateur du Rhône en 1999 à la suite de la démission du sénateur Franck Sérusclat. Deux ans plus tard, alors qu'il est sénateur-maire du 9e arrondissement de Lyon, il remporte les élections municipales de 2001 contre Charles Millon (UDF) et Jean-Michel Dubernard (RPR), avec 10 000 voix de moins qu'eux. Il devient maire le 25 mars et président du Grand Lyon.

Au cours de son mandat, il aménage les berges du Rhône, dote l'agglomération lyonnaise d'un système de location de vélos en libre-service : Vélo'v et entame l'aménagement du quartier de La Confluence (2e arrondissement de Lyon) sur lequel des berges sont créées fin 2009, le long de la Saône, du confluent jusqu'au bassin nautique relié à la Saône (inauguré en juin 2010). Il a aussi lancé plusieurs projets de tour dans le quartier de La Part-Dieu (3e arrondissement de Lyon) notamment la tour Oxygène et la tour Incity.

En mai 2003, il est désigné président du conseil national du Parti socialiste. Le 26 septembre 2004, il est réélu sénateur du Rhône. Élu en juin 2005, président de la Commission coopération décentralisée du réseau mondial CGLU, puis président de l'Agence mondiale de solidarité numérique en juillet 2005, il préside également la Commission des affaires européennes et internationales au sein de l'AMGVF. Élu en octobre 2006 à la présidence de l'Association des communautés urbaines de France, Gérard Collomb, préside également de novembre 2006 à novembre 2008 Eurocities, réseau qui fédère les 130 métropoles les plus importantes d'Europe.

Pragmatique[réf. nécessaire] et social-démocrate Gérard Collomb a été au sein du Parti socialiste dans la mouvance de Dominique Strauss-Kahn avant de soutenir Ségolène Royal lors de la campagne de l'élection présidentielle de 2007.

Le 9 mars 2008, il est réélu maire de Lyon dès le premier tour en gagnant 6 arrondissements et en laissant son adversaire Dominique Perben (UMP), ancien ministre, avec 30 % des voix.

Au congrès de Reims, qui s'est tenu du 14 au 16 novembre 2008, il mène, en tant que premier signataire et animateur de la motion E : « L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes » .

Candidat putatif à la primaire socialiste de 2011, il a publié un essai politique en mars 2011 : Et si la France s'éveillait… (publié aux éditions Plon)[10]. Finalement non-candidat, il soutient dans un premier temps Dominique Strauss-Kahn[11], puis apporte son soutien à la candidature de François Hollande en vue de l'élection présidentielle de 2012[12], et fait partie de son équipe de campagne en tant que responsable pour les relations avec les entreprises et les grandes villes[13].

En dépit d'un contexte national particulièrement difficile[14], Gérard Collomb est réélu maire de Lyon le 30 mars 2014 avec près de 16 points d'avance sur son adversaire Michel Havard (UMP), battu dans son propre arrondissement. C'est à ce titre la plus large victoire[15] d'un candidat socialiste dans les grandes villes de France pour ces élections municipales de 2014. Le 16 avril 2014, il est largement réélu président du Grand Lyon et de la future métropole de Lyon dès le premier tour, avec 92 voix, contre 58 pour son adversaire François-Noël Buffet (UMP)[16]. Le 28 septembre 2014, il est réélu sénateur du Rhône.

Le 1er janvier 2015, il devient le premier président de la nouvelle métropole de Lyon, collectivité de plein exercice qui fusionne la communauté urbaine du Grand Lyon et le conseil général du Rhône sur le territoire du Grand Lyon.

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Autre mandat[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Décoration officielle[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications sur Gérard Collomb[modifier | modifier le code]

Publications de Gérard Collomb[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gérard Collomb », sur roglo.eu (consulté le 15 septembre 2016)
  2. Catherine Lagrange, « Gérard Collomb : socialiste et barriste », Le Point, 11 août 2000.
  3. « Ceux que collomb ecoute vraiment - politique - Tribune de Lyon », sur Tribune de Lyon (consulté le 16 septembre 2016)
  4. Bertrand Olivier, « Le système Collomb à Lyon Un franc-maçon bien vu par les cathos... », sur L'Express.fr,‎ (consulté le 6 juin 2009).
  5. Catherine Lagrange, « De solides réseaux », sur Le Point,‎ (consulté le 15 septembre 2016)
  6. Nathalie Raulin, « Gérard Collomb : «Macron doit se remettre en marche» », sur Libération (consulté le 16 septembre 2016)
  7. Justin Boche, « À Lyon, Gérard Collomb mobilise ses réseaux pour Macron », sur Lyon Capitale (consulté le 16 septembre 2016)
  8. Gérard Collomb furieux d'avoir vu ses revenus tomber "à 4.000 euros par mois" à cause de son absentéisme au Sénat, europe1.fr, 9 janvier 2017
  9. Geoffrey Bonnefoy, « Gérard Collomb opposé au non-cumul des mandats voulu par Hollande - Le Lab Europe 1 », sur Le Lab Europe 1 (consulté le 16 septembre 2016)
  10. « Gérard Collomb publie un livre programme "Et si la France s'éveillait..." », sur Le Parisien,‎ (consulté le 4 novembre 2012).
  11. Charlotte Chaffanjon, « Interview - Gérard Collomb : "La page DSK est largement tournée" », Le Point, 7 juillet 2011.
  12. « Primaire PS : Gérard Collomb annonce son ralliement à François Hollande », Le Point, 29 juin 2011.
  13. Mathieu Deslandes, « Six équipes en campagne : le Who's Who de la primaire », Rue89, 29 juillet 2011.
  14. « Le PS défait par la vague bleue et la montée du FN », sur Le Monde,‎ (consulté le 29 avril 2014).
  15. « Gérard Collomb rejoue l’ouverture pour garder la métropole lyonnaise », sur Le Monde,‎ (consulté le 29 avril 2014).
  16. « Gérard Collomb gagne la présidence du Grand Lyon », sur Le Monde,‎ (consulté le 29 avril 2014).
  17. (fr) « Gérard Collomb égal de Céline Dion », Lyon People,‎ (lire en ligne)
  18. « Gérard Collomb reçoit la plus haute distinction du Québec », sur LyonMag (consulté le 6 novembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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