Bourg-de-Péage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bourg-de-Péage
La mairie.
La mairie.
Blason de Bourg-de-Péage
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Bourg-de-Péage
Intercommunalité CA de Valence-Romans Sud Rhône-Alpes
Maire
Mandat
Nathalie Nieson
2014-2020
Code postal 26300
Code commune 26057
Démographie
Gentilé péagois et péagoise
Population
municipale
10 169 hab. (2012)
Densité 742 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 19″ N 5° 03′ 03″ E / 45.0386111111, 5.0508333333345° 02′ 19″ Nord 5° 03′ 03″ Est / 45.0386111111, 5.05083333333
Altitude Min. 155 m – Max. 200 m
Superficie 13,71 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme (département)

Voir sur la carte administrative de la Drôme
City locator 14.svg
Bourg-de-Péage

Géolocalisation sur la carte : Drôme (département)

Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
Bourg-de-Péage

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bourg-de-Péage

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bourg-de-Péage
Liens
Site web http://www.bourgdepeage.com/

Bourg-de-Péage est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Péageois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bourg-de-Péage est située à 20 km de Valence, préfecture de la Drôme, à 82 km de Lyon, à 195 km de Marseille et à 473 km de Paris.

Communes et villes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bourg-de-Péage
Romans-sur-Isère
Châteauneuf-sur-Isère Bourg-de-Péage Chatuzange-le-Goubet
Alixan Alixan Chatuzange-le-Goubet

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Monts du Matin

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bourg-de-Péage est séparée de sa ville sœur Romans-sur-Isère par la rivière Isère.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Bourg-de-Péage est accessible par deux autoroutes : autoroute A7, sortie n° 14 et sortie n° 15 ; autoroute A49, sortie  n°6 « Crest-Chabeuil », ainsi que par plusieurs routes secondaires : N532/E713 en direction de Grenoble - sortie n° 6, Romans-ouest/Bourg-de-Péage, D538 en direction de Bourg-de-Péage.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par deux gares : celle de Gare de Romans - Bourg-de-Péage, ainsi que par la Gare de Valence-Rhône-Alpes-Sud TGV.

En avion[modifier | modifier le code]

Les trois aéroports les plus proche sont : l'Aéroport international de Lyon-Saint-Exupéry (1h20 en voiture), l'Aéroport de Grenoble-Isère (55 min en voiture), Aéroport de Valence-Chabeuil : (15 min en voiture).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune de Bourg-de-Péage est desservie par le réseau de bus Citéa.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le développement de la ville est dû à la présence d'un pont, permettant de traverser l'Isère, construit par les moines de l'abbaye Saint Barnard de Romans, dès 1033. Ils percevaient un droit de passage de ce pont. Si les habitants du ressort de l’actuel canton en étaient dispensés, à l’exception des jours de grandes foires, les étrangers se voyaient en revanche surtaxés. De la même façon, les bateliers de l’Isère devaient s’acquitter du tribut de leurs rames. Cette activité ne tarda pas à fixer l’habitat, et le hameau de Pizançon (commune de Chatuzange-le-Goubet), qui à l’origine se trouvait au débouché du pont, vit sa population s’accroître rapidement[1].

Dès le Moyen Âge, le pont de pierre était jalonné de trois constructions : au sud s’élevait une tour percée à sa base d’une porte, près de laquelle se tenait la maison du pontonnier ; au nord une chapelle, connue sous le vocable de Notre-Dame-du-Pont, ainsi qu’un petit hôpital se faisaient face de chaque côté du tablier. Le pont fut maintes fois endommagé par les crues violentes de l’Isère. La tour, qui arborait fièrement les armes de la ville de Romans puis du Dauphiné, disparut au XVIIe siècle. À plusieurs reprises, des arches écroulées furent remplacées par un tablier de bois. Au XVIIIe siècle fut entreprise la reconstruction de l’ouvrage, complétée au siècle suivant par son élargissement. Mais le pont devait endurer encore de nouvelles blessures car à trois reprises (en 1814, 1940 et 1944) sa seconde arche fut détruite. La paix revenue, il en conserve toujours la cicatrice.

Si Romans a acquis une belle renommée avec la chaussure de luxe, Bourg-de-Péage doit la sienne à la chapellerie de feutre. Succédant à une solide tradition de bonneterie sous l’Ancien Régime, fabrication des dessous des dames principalement, la chapellerie de feutre est introduite vers 1810 par des ouvriers venus de Cognin dans l’Isère. En 1811, trois ateliers sont signalés, et un demi siècle plus tard, cette activité occupe plus de quatre cents ouvriers répartis en seize ateliers.

Le feutre est obtenu à partir de poils de lapin domestique, qui font l’objet de nombreuses opérations, réalisées par les ouvriers dans des conditions pénibles d’humidité, comme le soufflage ou le foulage. Dans les campagnes alentour, les « raseuses » de lapins étaient nombreuses, et leur activité s’est parfois perpétuée dans le nom de lieux-dits. Mais l’installation de la ligne de chemin de fer à Romans en 1864 mit un terme à l’origine locale de la matière première, puisqu’on préféra alors le poil de lapins australiens, moins coûteux.

Ces importations firent ainsi perdre des centaines d'emplois dans les campagnes.

En 1883 survint une crise chapelière sans précédent, du fait de l’attitude protectionniste de certains pays où s’écoulait la production. Les difficultés surmontées, l’activité s’amplifia encore jusqu’en 1929 où elle connut son apogée. À cette époque, l’entreprise Mossant, qui avait été la pionnière de la chapellerie péageoise, employait plus de mille deux cents ouvriers, et bien d’autres ateliers produisaient à ses côtés des couvre-chefs de qualité.

Mais à partir de 1930, la mode des « nue têtes » et l'insuffisance des exportations provoquèrent un rapide déclin de la chapellerie, dont certains ateliers continuèrent cependant de fonctionner jusqu’en 1985.

Trompe-l'œil en hommage à Charles Mossant.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1857 1870 André Dubouchet    
mai 1871   Etienne Charbonnel    
1896 1919 Louis Pirraud    
1919 1929 Charles Ducros    
mai 1929 1944 François Eynard   Médecin, conseiller général, sénateur
1944 1949 Charles Combe SFIO Conseiller général
1949 1953 Henri Mazade    
1953 1995 Henri Durand DVD Conseiller général
mars 1995 avril 2004 Didier Guillaume PS Président du Conseil général, sénateur
avril 2004 mars 2008 Jean-Félix Pupel DVG  
mars 2008 en cours Nathalie Nieson[2] PS Conseillère régionale, députée
Réélue en 2014

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 10 169 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 278 2 339 2 566 2 664 3 577 3 604 3 858 3 888 4 258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 454 4 624 4 517 4 920 4 830 4 806 4 869 5 022 4 982
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 958 5 537 5 797 5 830 6 271 6 435 6 301 6 633 7 151
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
7 804 8 597 8 626 8 413 9 248 9 752 10 022 9 944 10 147
2012 - - - - - - - -
10 169 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Bourg de Péage dépend de l'académie de Grenoble. La commune comptent plusieurs écoles : trois écoles maternelles et quatre écoles primaires, dont une privée[5] ; deux collèges, dont un privé[6]. Une ligne de transport scolaire a été mise en place par la municipalité, réservée au écoliers de la commune[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse Sainte Claire en Dauphiné regroupe les communautés catholiques de Romans-sur-Isère, Bourg-de-Péage, Pizançon et Granges-lès-Beaumont[8].

Sports[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Bourg-de-Péage dispose de nombreuses salles de spectacles et d'expositions (salle Jean Cocteau, espace Francois Mitterand, Parc Mossant)
  • Festival Musique au Parc : deux jours de concerts et d'animations.
  • Bourg-de-Péage, ville départ du Tour de France 2013 et 2015.
Les rendez-vous de la magie.

Animations de rues, ateliers d’initiation, concours amateur de magie, animations dans les écoles et les lieux publics, etc. : pendant une semaine, c’est toute la ville qui vit au rythme de la magie. Le festival se clôt en beauté avec l’organisation de trois soirées, animées par des magiciens professionnels d’envergure internationale, qui rassemblent plus de 1 500 spectateurs[10].

Le salon des picturales

Les Picturales rassemblent environ 130 artistes peintres ou amateurs enthousiastes. Ils peuvent ainsi échanger leurs expériences et leurs acquis sans arrière-pensées. Ici, pas de compétition, ni de sélection ou de récompense : telle est la ligne directrice souhaitée par son initiateur, le peintre Pierre Palué. Depuis 1975, les Picturales constituent un rendez-vous toujours très attendu par les amateurs d’art. Ce salon péageois représente une occasion unique de découvrir ou de redécouvrir les talents artistiques que recèle notre territoire. Ainsi, chaque mois d'octobre, pendant les 10 jours des Picturales, ce sont plus de 1500 visiteurs qui viennent admirer les œuvres exposées[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La boulangerie Pascalis est la plus ancienne boulangerie de Bourg-de-Péage et date du XIXe siècle. Sa spécialité est la fameuse pogne de Romans[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Spécialité[modifier | modifier le code]

Pogne

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Jacquot, Romans - Traces d'Histoire, coll. Les Patrimoines, ed. Dauphiné Libéré, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]