Jacques Bompard

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Jacques Bompard
Jacques Bompard en 2015.
Jacques Bompard en 2015.
Fonctions
Maire d'Orange
En fonction depuis le
(2 mois et 24 jours)
Prédécesseur lui-même

(21 ans, 11 mois et 25 jours)
Réélection mars 2001
mars 2008
mars 2014
Prédécesseur Alain Labé
Successeur lui-même
Conseiller général de Vaucluse

(9 ans, 6 mois et 27 jours)
Circonscription canton d'Orange-Ouest
Prédécesseur Paul Durieu
Successeur Marie Brun
Député français

(5 ans, 2 mois et 1 jour)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 4e de Vaucluse
Législature XIVe et XVe
Groupe politique NI
Prédécesseur Paul Durieu
Successeur Marie-France Lorho

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Circonscription Vaucluse
Législature VIIIe
Groupe politique FN-RN
Conseiller régional de
Provence-Alpes-Côte d'Azur

(16 ans, 8 mois et 8 jours)
Élection 16 mars 1986
Groupe politique FN
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Montpellier
Nationalité Française
Parti politique FN (1972-2005)
MPF (2005-2010)
LS (depuis 2010)
Conjoint Marie-Claude Bompard
Diplômé de Université Montpellier 1
Profession Chirurgien-dentiste
Religion Christianisme
Site web jacquesbompard.fr

Jacques Bompard est un homme politique français, né le à Montpellier.

Affichant des positions libérales-conservatrices, il est membre fondateur du Front national (FN), qu'il quitte en 2005 pour rejoindre le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers. En 2010, il rompt avec le MPF pour fonder et présider la Ligue du Sud, parti classé à l'extrême droite et très implanté dans la partie nord du département de Vaucluse.

En 1995, il est élu maire d'Orange, faisant partie des trois seuls membres du Front national à emporter une commune aux élections municipales françaises de 1995 ; il est constamment réélu à la tête de la municipalité depuis. Il a également été conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, conseiller général de Vaucluse, et a siégé comme député à l'Assemblée nationale de 1986 à 1988 et de 2012 à 2017.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Origines et vie familiale[modifier | modifier le code]

Fils d'un résistant officier de l'armée française, petit-fils d'agriculteurs, il est issu d'une famille provençale. Durant son enfance, il passe ses vacances dans la propriété familiale, à Buis-les-Baronnies (Drôme).

Il épouse en secondes noces Marie-Claude Bompard, qui partage son militantisme politique. Celle-ci est conseillère générale, puis départementale de Vaucluse depuis 2004 et maire de Bollène depuis 2008.

Jacques Bompard est père de cinq enfants, dont Guillaume, qui a été son assistant parlementaire et conseiller municipal délégué à la communication de la ville d'Orange, et Yann, qui a aussi été son assistant parlementaire, ainsi que conseiller départemental de Vaucluse[1].

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Jacques Bompard suit des études d'odontologie à l'université Montpellier 1 afin de devenir docteur en chirurgie dentaire et en sciences odontologiques. Il exerce d'abord la profession d'enseignant de physique-chimie à Nîmes, Avignon et à L'Isle-sur-la-Sorgue, de 1964 à 1970, puis est chirurgien-dentiste à Orange, de 1975 à 1986. Parallèlement, il est assistant en odontologie conservatrice à l'université Montpellier-I, de 1981 à 1986.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Après avoir milité en faveur du retour au pouvoir de Charles de Gaulle en 1958, il se détourne du gaullisme en raison de la guerre d'Algérie, au début des années 1960[2].

À la faculté des sciences de Montpellier, il préside, de 1962 à 1965, la Fédération nationale des étudiants de France (FNEF), une organisation étudiante ayant fait scission de l'UNEF[3]. À cette époque, il crée OAS Cambronne, un réseau de soutien à l'OAS à Montpellier[4]. Il rejoint par la suite les rangs du mouvement étudiant d'extrême droite Occident, dont il intègre le secrétariat national[4],[5].

Par la suite, il adhère aux comités Tixier-Vignancour (« comités TV »), candidat à l'élection présidentielle de 1965 face au général de Gaulle. Il rejoint Ordre nouveau après la dissolution d'Occident, en 1968[4].

Il est également le fondateur de l'association politique L'Esprit public, dont le nom est inspiré de la revue éponyme.

Parcours partisan[modifier | modifier le code]

Front national[modifier | modifier le code]

Cofondateur du Front national en octobre 1972, il lance, avec Alain Jamet, en 1975, la fédération de l'Hérault, l'une des premières de France[6]. Il est membre du bureau politique du FN de sa fondation à son départ du parti, en 2005.

Sa démission du FN fait suite à son exclusion du bureau politique, en septembre 2005. Selon les uns, cette exclusion est la conséquence de critiques contre le supposé népotisme présent au sein du parti qu'il aurait tenu lors de l'université d'été de son association, L'Esprit public — indépendante du FN —, à Orange, en 2004 (avec Marie-France Stirbois, sa femme Marie-Claude Bompard, Bernard Antony, Guillaume Luyt, Christian Baeckeroot et Miguel de Peyrecave). Selon d'autres, il aurait violemment attaqué son parti à de nombreuses reprises, assisté à seulement neuf des 66 dernières réunions du bureau politique et voulu prendre la présidence du Front national[7], ce qu'il a récusé.

Jacques Bompard reproche à Jean-Marie Le Pen son autoritarisme et son désintérêt pour les questions locales, à Marine Le Pen, sa ligne étatiste et sa tiédeur sur les sujets sociétaux.

Passage au Mouvement pour la France[modifier | modifier le code]

En décembre 2005, il adhère au Mouvement pour la France (MPF), présidé par Philippe de Villiers[8],[9]. Il devient alors président de la fédération du MPF en Vaucluse.

Il quitte le MPF en 2010, l'estimant trop lié à l'UMP[10]. Il refuse d'apporter son soutien à la liste conduite par Thierry Mariani, que Philippe de Villiers avait annoncé soutenir lors des élections régionales de 2010 en Provence-Alpes-Côte d'Azur[11].

Fondation de la Ligue du Sud[modifier | modifier le code]

Les thématiques principales de la Ligue du Sud sont la sécurité, le combat contre la mondialisation, la revendication du patriotisme, la défense de la famille et des valeurs chrétiennes.

En vue des élections régionales de 2010 en PACA, il s'associe au Bloc identitaire, au Parti de la France et au MNR pour conduire la liste « Ligue du Sud »[12], qui se constitue plus tard en parti politique, dont il devient le président. Plusieurs cadres du Front national apportent leur soutien à sa candidature : l'ensemble des cadres de la circonscription d'Hyères rallient Dominique Michel, tête de liste Ligue du Sud dans le Var ; Jean-Pierre Godin, responsable de la circonscription de Toulon, fait de même[13]. La liste qu'il conduit obtient 2,7 % des voix au premier tour et atteint 8,4 % en Vaucluse[14].

Entre les deux tours des élections départementales de 2015, après que la Ligue du Sud a obtenu quatre élus, dont son fils Yann et sa femme, Jacques Bompard appelle à l'« union de toutes les droites » (Ligue du Sud, Front national et UMP) et annonce sa volonté de voter avec la droite et le FN pour désigner un président de département qui fasse consensus face à la gauche[1].

Implantation dans le Vaucluse[modifier | modifier le code]

Maire d'Orange[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville d'Orange.
Élections[modifier | modifier le code]

Il devient conseiller municipal d'Orange (Vaucluse) à la suite de l'élection municipale de 1989, lors de laquelle la liste FN qu'il conduit obtient près de 18 % des voix.

Aux élections municipales de 1995, sa liste arrive en tête de la triangulaire du second tour avec 36 % des suffrages exprimés et 87 voix d'avance sur la liste suivante[15],[16], ce qui lui permet de succéder au socialiste Alain Labé le . Il fait ainsi partie des trois candidats FN élus maires lors de ce scrutin[17].

En 2001 et 2008, il est réélu, sa liste recueillant respectivement 59,97 % et 60,97 % des suffrages exprimés dès le premier tour[18],[19],[6]. Aux élections municipales de mars 2014, il se représente en renouvelant un tiers de sa liste et fait entrer dans sa nouvelle équipe deux membres de l'UMP, ainsi qu'une membre historique du Parti socialiste à Orange[20]. La liste comprend également son fils, Guillaume, en 27e position, qui deviendra conseiller municipal délégué à la communication[21]. Sa liste l'emporte dès le premier tour avec 59,82 % des voix[22].

Réélu député le 18 juin 2017, Jacques Bompard annonce son intention de « contourner » la nouvelle législation sur le cumul des mandats, qui lui interdit d'être à la fois d'être député et maire[23]. Alors que la loi précise que c'est le dernier mandat obtenu (dans son cas, celui de député) qui doit être conservé, Jacques Bompard souhaite rester maire d'Orange tout en laissant son siège de député à sa suppléante, Marie-France Lorho, sans provoquer d'élection législative partielle[24]. Ainsi, fin juin 2017, il démissionne de son mandat de maire, se fait réélire par le conseil municipal de la ville le 25 juillet, et démissionne dans le même temps de l'Assemblée nationale[25]. Alors que la légalité de sa décision était mise en cause par plusieurs juristes et par son opposition municipale, il obtient gain de cause en restant à la tête de la municipalité d'Orange, tandis que sa suppléante lui succède comme députée : il peut ainsi, selon ses propres termes, continuer à « travailler à l'Assemblée nationale par personne interposée », Marie-France Lorho étant totalement acquise à sa cause[26],[27].

Gestion municipale[modifier | modifier le code]

Marine Le Pen et de nombreux responsables FN prennent en exemple la gestion municipale de la ville pour prouver que les gestions frontistes ont été bonnes[28]. Malgré des rapports houleux avec lui, le FN lui apporte d'ailleurs son soutien aux élections municipales de 2014[29]. Sa gestion, ayant pour priorités la proximité, la sécurité et l'embellissement du centre-ville selon l'universitaire Christèle Marchand-Lagier, fait office de modèle pour les maires FN élus en PACA lors des élections municipales de 2014[30].

Politique économique[modifier | modifier le code]

Sous ses mandats, la dette de la ville baisse de façon continue. En 2013, elle est quasiment nulle (44 € par habitant)[31].

D'après un rapport d'observation de la chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur étudiant la gestion de la commune d'Orange de 2001 à 2010, « la situation financière de la commune d'Orange est bonne, notamment au regard de son faible endettement, de la maîtrise de ses charges et de l’importance de son fonds de roulement » et « la commune s’est nettement désendettée »[32]. Toujours selon ce rapport, « l'endettement est même à un niveau exceptionnellement faible par rapport aux communes comparables : il est passé de 1 415 € à 183 par habitant entre le 1er janvier 2001 et le 1er janvier 2010 pour une moyenne nationale au 1er janvier 2010 de 1 082 € par habitant »[33]. La dette de la ville, en 2011, est à 86 /hab, soit 92,31 % de moins que pour des communes similaires[34]. À Orange, la dette par habitant a donc baissé de 93,92 % entre 2000 et 2011. Sur la même période, les communes françaises similaires à Orange ont vu leur dette par habitant augmenter de 6,17 % en moyenne.

En décembre 2013, le conseil municipal d'Orange vote la suppression d'une subvention exceptionnelle de 1 000 € aux Restos du cœur, l'association ne contrôlant pas les revenus de ses bénéficiaires ; la subvention est accordée à trois autres associations caritatives d'Orange[35].

Questions identitaires[modifier | modifier le code]

En décembre 2009, il fait voter par le conseil municipal de la ville un arrêté interdisant d'arborer des drapeaux étrangers « dans les locaux de la mairie » et « à ses abords immédiats » lors des mariages[36],[37].

En pleine recrudescence de la crise migratoire en Europe, en septembre 2015, il fait connaitre son refus d'accueillir des migrants dans sa ville[38].

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Il est mis en examen pour prise illégale d'intérêts le [39]. La chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur, le , pointe des irrégularités dans sa gestion municipale à Orange[40]. Le tribunal de grande instance d’Avignon signe le 8 octobre 2013 une ordonnance de renvoi en correctionnelle « pour deux prises illégales d'intérêt commises au cours des années 2004 et 2005 »[41] [42].

Autres mandats locaux[modifier | modifier le code]

Affiches électorales à Saint-Didier, lors de la campagne des élections régionales de 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Jacques Bompard est élu, en novembre 2002, conseiller général de Vaucluse dans le canton d'Orange-Ouest, avec 54,36 % des voix au premier tour, après l'annulation de l'élection de 2001, où il avait obtenu trois voix de moins que le RPR Paul Durieu[43]. Pour se conformer à la loi sur la limitation du cumul des mandats, il démissionne de son mandat de conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, auquel il avait été élu pour la première fois en 1986, année où, à la suite d'un accord de cogestion avec la droite, il était devenu, avec Gabriel Domenech, l'un des deux vice-présidents FN de la région. Réélu conseiller général de Vaucluse aux cantonales de 2008, il démissionne de ce mandat après son élection à l'Assemblée nationale, en juin 2012.

Après une période de bonnes relations avec Marion Maréchal-Le Pen, qui a pris pour suppléant aux élection législatives de 2012 Hervé de Lépinau, vice-président de la Ligue du Sud, Jacques Bompard se montre critique à son égard[44],[45]. Aux élections régionales de 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, il présente des listes face à celles du Front national, menées par Marion Maréchal-Le Pen au niveau régional[46],[47]. À l'issue du premier tour, les listes de Jacques Bompard obtiennent seulement 1,1 % des voix au niveau régional et 4,2 % dans le Vaucluse, soit deux fois moins qu'en 2010[48].

Député[modifier | modifier le code]

La liste Front national ayant recueilli 18,1 % des voix dans le département de Vaucluse aux élections législatives de 1986, Jacques Bompard est élu député. Cette élection est facilitée par le passage au scrutin proportionnel, promesse de campagne de François Mitterrand permettant d'atténuer une défaite programmée des socialistes[49]. Il siège au sein du groupe Front national, qui compte 35 députés, jusqu'à la dissolution de l'Assemblée nationale à la suite de la réélection de François Mitterrand, en mai 1988[50].

Il se présente sans succès dans la première circonscription de Vaucluse en 1993[51], puis dans la quatrième circonscription entre 1997 et 2007[52],[53],[54].

Candidat aux élections législatives de 2012 dans la quatrième circonscription de Vaucluse[55], il arrive en tête du premier tour, se qualifiant pour le second face au candidat socialiste, Pierre Meffre. Jacques Bompard l'emporte au second tour, avec 58,77 % des suffrages exprimés[56]. Il siège en tant que député non-inscrit[57], et est membre de la commission des Lois.

Lors d'une séance de questions au gouvernement, en septembre 2012, il interpelle le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, sur le racisme antiblanc, non reconnu selon lui par l'État[58].

En septembre 2012, il réclame l'instauration d'une « clause de conscience » permettant aux maires de ne pas célébrer des mariages homosexuels[59]. Lors de l'examen du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de personnes de même sexe, il dépose plusieurs amendements provocateurs destinés d'après lui à contester les incohérences du texte et montrer où mènent celles-ci[60]. Ainsi, l'un de ses amendements propose de « supprimer toute condition restrictive au mariage » (lien de parenté, âge, nombre) et un autre entend supprimer le titre V du Code civil consacré au mariage car « le mariage est une affaire privée [qui] ne concerne pas l'État »[60],[61].

Il dépose, le 15 septembre 2015, une proposition de loi visant à supprimer les enseignements de langue et de culture d’origine (ELCO)[62]. En 2016, il présente une proposition de loi relative à la lutte contre toutes les violences faites aux femmes[63].

En vue du second tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016, il annonce son intention de voter en faveur de François Fillon[64]. Pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017, il appelle à voter pour Marine Le Pen[65].

À l'issue du premier tour des élections législatives de juin 2017, il apparaît en difficulté dans sa circonscription, devançant de justesse la candidate du Front national et accusant un net retard sur la candidate La République en marche ![66]. Dans l'entre-deux-tours, il appelle à l'« union des droites » afin de conserver son siège[67]. Il est finalement réélu avec 50,37 % des suffrages exprimés[68]. Après des années de tensions avec le Front national, il se dit alors prêt à faire partie d'un groupe parlementaire commun avec les députés FN[23], mais il continue à siéger chez les non-inscrits en raison de l'échec de cette initiative[69].

Peu après sa réélection, Jacques Bompard annonce sa démission de son mandat de député afin de rester maire d'Orange, la nouvelle législation sur le cumul des mandats lui interdisant d'être à la fois député et maire[24]. Sa démission est effective le 21 août et sa suppléante, Marie-France Lorho, lui succède le lendemain[24].

Identité politique[modifier | modifier le code]

Idéologie[modifier | modifier le code]

Jacques Bompard se définit comme étant de droite et défend l'union des droites, en réaction à l'union des gauches[70]. Il se réfère au concept du Grand Remplacement et déclare que « la submersion migratoire du peuple français n’est ni une chance, ni un espoir pour le futur de notre pays »[62].

Entourage[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 2012, il réunit autour de son nom plusieurs soutiens venant de toute la droite : son suppléant, maire UMP de Piolenc, Louis Driey, le président du Nouveau Centre vauclusien, Christophe Lombard, le conseiller général Front national élu dans le canton de Carpentras-Nord, Patrick Bassot[71]. En juin 2013, aux universités d'été de la Ligue du Sud, plusieurs personnalités de droite sont présentes, notamment Robert Ménard, Jean-Yves Le Gallou, Jean-Claude Martinez, Christian Vanneste, Xavier Lemoine[72],[73].

Il entretient de bonnes relations avec le parti souverainiste Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan, auquel il se rattache financièrement à l'Assemblée nationale en 2014, son parti n'ayant pas réalisé 1 % des suffrages exprimés dans 50 circonscriptions aux élections législatives de 2012[74],[75],[76]. Nicolas Dupont-Aignan déclare à son sujet : « Bompard n’est pas d'extrême droite ; il est de droite »[77]. Lors des élections départementales de 2015, Debout la France et la Ligue du Sud présentent plusieurs binômes communs dans le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence[78].

Ancrage en Nord-Vaucluse[modifier | modifier le code]

Il utilise souvent comme slogan « défendre les gens d'ici », en opposition au jacobinisme traditionnel[79] et à l'esprit des partis politiques parachutant des candidats pour les intérêts des partis au détriment de ceux des populations locales.

La Ligue du Sud enregistre plusieurs succès importants en Nord-Vaucluse[80]. Depuis 2008, sa femme, Marie-Claude, est maire de Bollène[81]. À l'issue des élections municipales de 2014, deux autres communes, Piolenc et Camaret-sur-Aigues, élisent un maire issu de la Ligue du Sud[1]. Aux élections départementales de 2015, le parti fait concurrence au Front national et l'emporte dans deux cantons : celui d'Orange, où Yann Bompard est élu, et celui de Bollène, notamment remporté par Marie-Claude Bompard[82].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'Arme alimentaire - Réponse à l'assassinat prémédité du monde rural (avec Marie-Claude Bompard), éditions du Cerce ;
  • France, ton agriculture doit vivre, éditions du Cerce, 1987 ;
  • Main basse sur l'agriculture, éditions du Cerce, 1989 ;
  • Voyage autour de la femme, d'Eve à Benazir (avec Marie-Claude Bompard), Barthélémy, 1991 ;
  • Un maire au créneau. Orange, une ville gérée autrement, éditions Nationales, 1997 ;
  • Les Chemins de la victoire (avec Philippe Randa), Déterna, 2002 ;
  • Le Pen contre le Front national, 2005 [PDF] [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/decryptages/2015/03/30/25003-20150330ARTFIG00328-la-famille-bompard-durcit-son-emprise-sur-le-vaucluse.php
  2. Clément Chassot, « Législatives: à Orange, Bompard a recomposé la droite à son profit », sur www.slate.fr, Slate, (consulté le 28 septembre 2012)
  3. Cahiers de Chiré, 1990.
  4. a, b et c Abel Mestre, « L'ex-FN Jacques Bompard retrouve l'Assemblée nationale », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Libération, .
  6. a et b Romain Rosso, « Le système Bompard », L'Express,‎ (lire en ligne)
  7. Jean-Marie Le Pen, dans un entretien au journal La Provence, .
  8. « Bompard ravi de son idylle avec Villiers » (consulté le 18 mai 2015)
  9. « Bompard veut se recycler chez Villiers » (consulté le 18 mai 2015)
  10. Le maire d'Orange Jacques Bompard quitte le MPF, AFP, 29 janvier 2010
  11. «Ne jamais se laisser gagner par le doute face au cancer», sur Le Figaro (consulté le 18 mai 2015)
  12. « Le Bloc identitaire veut s'inscrire dans la durée », interview de Jean-Yves Camus à L'Express, 29 janvier 2010
  13. « Jacques Bompard quitte le MPF de Philippe de Villiers », sur Le Figaro (consulté le 18 mai 2015)
  14. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales_2010/(path)/regionales_2010/093/084/084.html
  15. http://www.liberation.fr/evenement/1995/06/22/c-est-embetant-cette-polemique-a-orange-ou-toulon-des-habitants-s-interrogent_137524
  16. http://www.liberation.fr/evenement/1995/06/20/le-parti-de-jean-marie-le-pen-soutenait-25000-candidatsavec-environ-2000-elus-le-fn-double-le-nombre_137507
  17. http://fresques.ina.fr/reperes-mediterraneens/fiche-media/Repmed00251/elections-municipales-de-1995-victoire-du-fn-a-orange-marignane-et-toulon.html
  18. Résultats des élections municipales 2001 sur le site du ministère de l'Intérieur [lire en ligne]
  19. « Résultats des élections municipales 2008 - Orange », sur www.lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 28 septembre 2012)
  20. « A Orange, la socialiste Marcelle Arsac rejoint l'ancien FN Jacques Bompard - Le Lab Europe 1 » (consulté le 18 mai 2015)
  21. http://www.laprovence.com/article/edition-haut-vaucluse/2765118/bompard-de-nouveaux-visages.html
  22. « Résultats municipales 2014 à Orange : Jacques Bompard réélu dès le 1er tour face à Anne-Marie Hautant (DVG) » (consulté le 18 mai 2015)
  23. a et b http://lelab.europe1.fr/le-plan-machiavelique-du-depute-dextreme-droite-jacques-bompard-pour-contourner-le-non-cumul-des-mandats-3367148
  24. a, b et c http://www.lefigaro.fr/politique/2017/07/25/01002-20170725ARTFIG00168-jacques-bompard-va-quitter-l-assemblee-nationale.php
  25. https://www.ouest-france.fr/politique/jacques-bompard-reelu-maire-d-orange-abandonnera-son-mandat-de-depute-5154578
  26. Olfa Ayed, « Les petits arrangements de Jacques Bompard », sur humanite.fr, 25 juillet 2017 [1]
  27. http://www.ledauphine.com/vaucluse/2017/07/03/pas-de-recours-depose-par-lrem
  28. http://www.lindependant.fr/2014/03/24/la-douloureuse-experience-du-fn-municipal-dans-les-annees-1990,1863247.php
  29. Le magazine, « Le FN "va gagner des villes dans le Vaucluse" prédit Marine Le Pen » (consulté le 2 juin 2015)
  30. Jean-François Poupelin, « Les mairies « bleu Marine » virent Orange », sur Le Ravi.org, (consulté le 13 août 2017).
  31. « Dette d'Orange (84100) en 2013 », sur www.journaldunet.com (consulté le 5 juin 2015)
  32. RAPPORT D'OBSERVATIONS DÉFINITIVES sur la gestion de la commune d’Orange, CHAMBRE RÉGIONALE DES COMPTES DE PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR, 3 février 2011, p. 3
  33. RAPPORT D'OBSERVATIONS DÉFINITIVES sur la gestion de la commune d’Orange, CHAMBRE RÉGIONALE DES COMPTES DE PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR, 3 février 2011, p. 8
  34. http://www.journaldunet.com/business/budget-ville/orange/ville-84087/2011
  35. http://lelab.europe1.fr/jacques-bompart-retire-une-subvention-aux-restos-du-coeur-a-orange-12176
  36. AFP, « Le maire d'Orange interdit les drapeaux étrangers lors des mariages », sur www.google.com, Google, (consulté le 29 septembre 2012)
  37. Valentine Pasquesoone, « Mariages "bruyants" : des réalités locales politisées », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  38. « Le maire d'Orange refuse d'accueillir des réfugiés » (consulté le 12 septembre 2015)
  39. "Le Figaro", 14 décembre 2010
  40. http://www.francesoir.fr/actualite/politique/marine-pen-annule-son-rendez-vous-avec-jacques-bompard-suite-un-rapport-chambre-regionale-des-comptes-148406
  41. http://www.liberation.fr/politiques/2013/10/15/le-maire-d-orange-jacques-bompard-renvoye-en-correctionnelle_939854
  42. Décision de pourvoi en cassation contre l'arrêt de la Cour d'appel de Nîmes du 3 février 2017 confirmant le renvoi de J. Bompard devant le tribunal correctionnel d'Avignon [2]
  43. http://www.liberation.fr/politiques/2002/11/25/cantonale-bompard-fn-elu-a-orange_422579
  44. « Vaucluse : le FN se heurte à Bompard » (consulté le 2 juin 2015)
  45. http://www.ledauphine.com/vaucluse/2015/03/26/orange-rencontre-tendue-entre-marion-marechal-le-pen-et-yann-bompard
  46. lefigaro.fr, « Régionales : en «guerre» contre Le Pen, Bompard se présente en Paca » (consulté le 28 septembre 2015)
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