Arnaud Robinet

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Arnaud Robinet
Illustration.
Arnaud Robinet en 2017.
Fonctions
Maire de Reims
En fonction depuis le
(7 ans et 7 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Adeline Hazan
Député français

(8 ans, 6 mois et 5 jours)
Élection
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 1re de la Marne
Législature XIIIe et XIVe
Groupe politique UMP (2008-2015)
LR (2015-2017)
Prédécesseur Renaud Dutreil
Successeur Valérie Beauvais
Conseiller général de la Marne

(3 ans et 27 jours)
Circonscription Canton de Reims-6
Prédécesseur Francis Hénon
Successeur Valérie Beauvais
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Reims
Nationalité française
Parti politique DL (1998-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Profession Maître de conférences des
universités – Praticien
hospitalier
Religion Catholicisme

Arnaud Robinet
Maire de Reims

Arnaud Robinet, né le à Reims, est un homme politique français, membre des Républicains, maire de Reims depuis 2014 et ancien député de la Marne.

Famille, études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Né de parents commerçants, Arnaud Robinet a un frère et une sœur. Du coté paternel, sa grand-mère est oranaise de confession juive et son grand-père originaire de Verzy, un village de la montagne de Reims, est catholique. Du coté maternel, son grand-père est kabyle[1].

Il fréquente les écoles primaires Voltaire et Saint-Joseph, le collège Jeanne-d'Arc puis le lycée Saint-Joseph de Reims où il obtient son baccalauréat. Avec trois échecs au concours de première année de médecine, il ne parvient pas à accéder à la formation de médecin[1]. Il se réoriente et finit par obtenir un doctorat de recherche en biochimie et biologie moléculaire à la faculté de médecine de Reims en 2003[2]. En 2007, il devient maître de conférences - praticien hospitalier en pharmacologie à l'université de Reims Champagne-Ardenne et au CHU de Reims[1] dont il est également président du conseil de surveillance.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Il adhère à Démocratie libérale en 1998. Il devient conseiller municipal de Reims, où il siège dans la majorité de Jean-Louis Schneiter, lors des élections de 2001. Il se présente sans succès aux régionales de 2004 sur la liste UMP de Jean-Claude Étienne et aux municipales de 2008 à Reims sur la liste divers droite de Catherine Vautrin[1].

Arnaud Robinet se présente aux élections cantonales de 2011 dans le sixième canton de Reims pour « renforcer [son] ancrage local »[3]. Le conseiller général socialiste sortant, Francis Hénon, qui avait été élu lors d'une triangulaire en 2004 dans ce canton de droite, ne se représente pas. Il reçoit, outre l'investiture UMP, le soutien du Nouveau Centre et de l'Alliance centriste[4]. Après être arrivé en tête du premier tour avec près de 40 % des voix, il est élu au second tour face à Zara Amarouche-Pince, réunissant 56,13 % des suffrages[5], reprenant ainsi le canton à la gauche.

Début 2014, il se présente comme tête de liste lors des élections municipales à Reims et le 30 mars, à l'issue du second tour, sa liste remporte la victoire avec 46,19 % des voix, devant celle menée par la maire socialiste sortante Adeline Hazan, qui totalise 42,75 %. Le 4 avril suivant, il est élu maire par le conseil municipal

Il est réélu au premier tour lors des élections municipales de 2020 par 19,93% des inscrits, élections marquées à Reims (69%) comme au niveau national par une très forte abstention due à la pandémie de Covid 19.

Au niveau national[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission de Renaud Dutreil de son mandat de député de la première circonscription de la Marne, Arnaud Robinet est choisi comme candidat de l'UMP pour lui succéder. Il arrive en tête du premier tour de l'élection législative partielle avec 28,64 % des voix devant le socialiste et premier adjoint à la maire de Reims, Éric Quénard (28,05 %) et l'ancien député divers droite Francis Falala (20,94 %). Le 14 décembre 2008, il est élu député avec 52,49 % des suffrages exprimés (dans un contexte de faible participation, à 24,16 %) face à Éric Quénard, malgré la large défaite de la droite aux élections municipales du printemps[6].À 33 ans, il devient le plus jeune des députés UMP[7].

En raison de son activité professionnelle, Arnaud Robinet devient membre de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale lors des XIIIe et XIVe législatures[8],[9]. Il est également le secrétaire national de l'UMP chargé des retraites et membre de la mission d'information sur le Médiator[10].

Aux élections législatives de 2012, il se place en tête lors du premier tour avec 38,54 % des suffrages devant Sabrina Ghallal (PS) à 34,62 % et Thierry Besson (FN) à 14,82 %. Il est réélu au second tour avec 52,77 % des voix, dans une première circonscription remodelée, qui avait voté à 51,92 % pour Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle[11]. Dans la ville de Reims, il obtient 50,65 % des voix[12].

Il soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme secrétaire national de l'UMP chargé de la santé[13].

Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[14]. En septembre 2016, il est nommé avec plusieurs autres personnalités politiques conseiller politique de la campagne[15].

Le 13 septembre 2016, il apparaît dans le magazine d'investigation de France 2 Cash Investigation - « Industries agro-alimentaires : business contre santé », qui concerne le puissant lobby de l'agro-alimentaire, l’ANIA[16].[évasif]

Le 1er mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon et après le départ de Bruno Le Maire de l'équipe de campagne de François Fillon, il renonce à son tour à soutenir le candidat LR à la présidentielle[17]. Finalement, comme de nombreux élus de son camp, il apporte à nouveau son soutien à François Fillon sans s'engager pleinement dans la campagne du candidat.

Pour respecter la loi sur le cumul des mandats, il renonce à se présenter aux élections législatives de 2017[18].

Après sa réélection à la mairie de Reims, il adresse le 11 septembre 2020 une lettre au Premier Ministre, Jean Castex, afin de proposer une expérimentation sur la légalisation du cannabis dans sa ville[19]. Le 26 septembre, avec les maires Les Républicains de Chateauroux, Gil Avérous, et de Charleville-Mézières, Boris Ravignon, il signe une tribune dans le Journal du dimanche pour la légalisation de la consommation de cannabis, qu'il estiment être « le meilleur moyen d’en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants »[20].

Dans un questionnaire adressé à tous les candidats avant l'élection municipale de 2020 par le journal local L'Union, il indique regretter avoir voté contre le mariage pour tous par discipline de groupe parlementaire et contre ses convictions[21].

Fin décembre 2020, il suscite des critiques en demandant la mise en place d'un troisième confinement en janvier 2021.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Bruno Testa, « Arnaud Robinet : L'art de bâtir son nid... », L'Union,‎ (lire en ligne)
  2. « Régulation de l'expression et/ou de l'activation de la Gélatinase A par deux peptides issus de la thrombospodine et de l'élastine : Implication dans l'invasion tumorale et angiogénèse », sur theses.fr, (consulté le 24 mars 2014)
  3. « Mais que diable va-t-il faire dans cette galère ? », L'hebdo du vendredi,‎ (lire en ligne)
  4. « Le bon karma d'Arnaud Robinet et Jérôme Mat », L'Union,‎ (lire en ligne)
  5. « Résultats des cantonales de 2011, canton de Reims-6 », sur Ministère de l'intérieur (consulté le 1er juillet 2012)
  6. Grégoire Amir-Tahmasseb, « Election législative partielle : la droite conserve la première circonscription », L'Union,‎ (lire en ligne)
  7. « J’aimerais vous y voir... : Arnaud Robinet devient aide médico-psychologique », sur LCP, (consulté le 1er juillet 2012)
  8. « Composition de la commission des affaires sociales (XIIIe législature) », sur Assemblée nationale (consulté le 1er juillet 2012)
  9. « Composition de la commission des affaires sociales (XIVe législature) », sur Assemblée nationale (consulté le 1er juillet 2012)
  10. « « L'industrie pharmaceutique est un lobby puissant mais nous lui imposerons la transparence » », Atlantico.fr,‎ (lire en ligne)
  11. « Résultats des élections législatives 2012 Marne - 1ère circonscription », sur L'Express (consulté le 1er juillet 2012)
  12. Remi Wafflart, « Législatives 51 : La droite rafle toutes les circonscriptions », L'Union,‎ (lire en ligne)
  13. « Nominations », u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  14. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  15. « Équipe politique autour de Bruno Le Maire », brunolemaire.fr, consulté le 19 septembre 2016.
  16. Cash Investigation, « Cash investigation - Industrie agro-alimentaire : business contre santé / intégrale plage - 1 h 42 min 08 s à 1 h 45 min 30 s », (consulté le 20 septembre 2016)
  17. Aurélie Marcireau, « Affaire Fillon : Bruno Le Maire dénonce le non-respect "de la parole donnée" et démissionne de l'équipe de campagne », lelab.europe1.fr, 1er mars 2017.
  18. « Ces barons locaux qui renoncent au Palais-Bourbon », lexpress.fr, 28 avril 2017.
  19. « Le maire LR de Reims veut tester la légalisation du cannabis », sur ouest-france.fr, (consulté le 11 septembre 2020)
  20. "TRIBUNE. L'appel de trois maires LR pour "légaliser la consommation de cannabis", Le Journal du Dimanche, 26 septembre 2020.
  21. Aurélie Beaussart, « Municipales à Reims. Portrait de candidat, série 9/10. Arnaud Robinet : «J’aurais dû voter pour le mariage pour tous» », sur lunion.fr,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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