Arnaud Robinet

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Arnaud Robinet
Arnaud Robinet en avril 2015.
Arnaud Robinet en avril 2015.
Fonctions
Maire de Reims
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 18 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Adeline Hazan
Député de la 1re circonscription de la Marne

(8 ans, 6 mois et 5 jours)
Élection
Législature XIIIe, XIVe
Prédécesseur Renaud Dutreil
Successeur Valérie Beauvais
Conseiller général de la Marne
élu dans le canton de Reims-6

(3 ans et 27 jours)
Prédécesseur Francis Hénon
Successeur Valérie Beauvais
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Reims
Nationalité Française
Parti politique DL, UMP, Les Républicains
Profession Maître de conférences des universités–Praticien hospitalier

Arnaud Robinet, né le à Reims, est un homme politique français, actuellement maire de Reims et ancien député de la Marne.

Famille, études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Ses parents sont commerçants. Arnaud Robinet a un frère et une sœur. Sa grand-mère paternelle est oranaise de confession juive et son grand-père originaire de Verzy est catholique. Son grand-père maternel est kabyle[1].

Il fréquente les écoles primaires Voltaire et Saint-Joseph, le collège Jeanne-d'Arc puis le lycée Saint-Joseph où il obtient son baccalauréat. Avec trois échecs en première année de médecine, il ne parvient pas à accéder à la formation de médecin[1]. Il se réoriente et finit par obtenir un doctorat de recherche en biochimie et biologie moléculaire à la faculté de médecine de Reims en 2003 [2]. En 2007, il devient maître de conférences - praticien hospitalier en pharmacologie à l'Université et au CHU de Reims[1] dont il est également président du conseil de surveillance.

Politique[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Il adhère à DL en 1998. Il devient conseiller municipal de Reims, où il siège dans la majorité de Jean-Louis Schneiter, lors des élections de 2001. Il se présente sans succès aux régionales de 2004 sur la liste UMP de Jean-Claude Étienne et aux municipales de 2008 à Reims sur la liste divers droite de Catherine Vautrin[1].

Arnaud Robinet se présente aux élections cantonales de 2011 dans le sixième canton de Reims pour « renforcer [son] ancrage local »[3] . Le conseiller général socialiste sortant, Francis Hénon, qui avait été élu lors d'une triangulaire en 2004 dans ce canton de droite, ne se représente pas. Il reçoit, outre l'investiture UMP, le soutien du Nouveau Centre et de l'Alliance centriste[4]. Après être arrivé en tête du premier tour avec près de 40 % des voix, il est élu au second tour face à Zara Amarouche-Pince, réunissant 56,13 % des suffrages[5], reprenant ainsi le canton à la gauche. Le 30 mars 2014, à l'issue du second tour des élections municipales, sa liste remporte la victoire avec 46,19 % des voix, devant celle menée par la maire socialiste sortante Adeline Hazan, qui totalise 42,75 %. Le 4 avril suivant, il est élu maire par le conseil municipal

Au niveau national[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission de Renaud Dutreil de son mandat de député de la première circonscription de la Marne, Arnaud Robinet est choisi comme candidat de l'UMP pour lui succéder. Il arrive en tête du premier tour de l'élection législative partielle avec 28,64 % des voix devant le socialiste Éric Quénard (28,05 %) et l'ancien député divers droite Francis Falala (20,94 %). Le 14 décembre 2008, il est élu député avec 52,49 % des suffrages exprimés (dans un contexte de faible participation, à 24,16 %) face au premier adjoint Éric Quénard, malgré la large défaite de la droite aux élections municipales du printemps[6]. À 33 ans, il devient le plus jeune des députés UMP[7].

En raison de son activité professionnelle, Arnaud Robinet membre de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale lors des XIIIe et XIVe législatures[8],[9]. Il est également le secrétaire national de l'UMP chargé des retraites et membre de la mission d'information sur le Médiator[10].

Aux élections législatives de 2012, il se place en tête lors du premier tour avec 38,54 % des suffrages devant Sabrina Ghallal (PS) à 34,62 % et Thierry Besson (FN) à 14,82 %. Il est réélu au second tour avec 52,77 % des voix, dans une première circonscription remodelée, qui avait voté à 51,92 % pour Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle[11]. Dans la ville de Reims, il obtient 50,65 % des voix[12].

Il soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme secrétaire national de l'UMP chargé de la santé[13].

Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[14]. En septembre 2016, il est nommé avec plusieurs autres personnalités politiques conseiller politique de la campagne[15].

Le 13 septembre 2016, il apparaît dans le magazine d'investigation de France 2 Cash Investigation - « Industries agro-alimentaires : business contre santé », qui concerne le puissant lobby de l'agro-alimentaire, l’ANIA[16].

Le 1er mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon et après le départ de Bruno Le Maire de l'équipe de campagne de François Fillon, il renonce à son tour à soutenir le candidat LR à la présidentielle[17]. Finalement, comme de nombreux élus de son camp, il apporte à nouveau son soutien à François Fillon sans s'engager pleinement dans la campagne du candidat.

Pour respecter la loi sur le cumul des mandats, il renonce à se présenter aux élections législatives de 2017[18].

Mandats[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

  • 19/03/2001 - 16/03/2008 : membre du conseil municipal de Reims (Marne)
  • 01/03/2001 - 01/03/2008 : membre de la communauté d'agglomération de Reims Métropole
  • 2011-23/04/2014 : conseiller général de la Marne (élu dans le canton de Reims-6)
  • 2008-2017 : député de la première circonscription de la Marne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Bruno Testa, « Arnaud Robinet : L'art de bâtir son nid... », L'Union,‎ (lire en ligne)
  2. « Régulation de l'expression et/ou de l'activation de la Gélatinase A par deux peptides issus de la thrombospodine et de l'élastine : Implication dans l'invasion tumorale et angiogénèse », sur theses.fr, (consulté le 24 mars 2014)
  3. « Mais que diable va-t-il faire dans cette galère ? », L'hebdo du vendredi,‎ (lire en ligne)
  4. « Le bon karma d'Arnaud Robinet et Jérôme Mat », L'Union,‎ (lire en ligne)
  5. « Résultats des cantonales de 2011, canton de Reims-6 », sur Ministère de l'intérieur (consulté le 1er juillet 2012)
  6. Grégoire Amir-Tahmasseb, « Election législative partielle : la droite conserve la première circonscription », L'Union,‎ (lire en ligne)
  7. « J’aimerais vous y voir... : Arnaud Robinet devient aide médico-psychologique », sur LCP, (consulté le 1er juillet 2012)
  8. « Composition de la commission des affaires sociales (XIIIe législature) », sur Assemblée nationale (consulté le 1er juillet 2012)
  9. « Composition de la commission des affaires sociales (XIVe législature) », sur Assemblée nationale (consulté le 1er juillet 2012)
  10. « « L'industrie pharmaceutique est un lobby puissant mais nous lui imposerons la transparence » », Atlantico.fr,‎ (lire en ligne)
  11. « Résultats des élections législatives 2012 Marne - 1ère circonscription », sur L'Express (consulté le 1er juillet 2012)
  12. Remi Wafflart, « Législatives 51 : La droite rafle toutes les circonscriptions », L'Union,‎ (lire en ligne)
  13. « Nominations », u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  14. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  15. « Équipe politique autour de Bruno Le Maire », brunolemaire.fr, consulté le 19 septembre 2016.
  16. Cash Investigation, « Cash investigation - Industrie agro-alimentaire : business contre santé / intégrale plage - 1 h 42 min 08 s à 1 h 45 min 30 s », (consulté le 20 septembre 2016)
  17. Aurélie Marcireau, « Affaire Fillon : Bruno Le Maire dénonce le non-respect "de la parole donnée" et démissionne de l'équipe de campagne », lelab.europe1.fr, 1er mars 2017.
  18. « Ces barons locaux qui renoncent au Palais-Bourbon », lexpress.fr, 28 avril 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]