Élections européennes de 2019

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Élections européennes de 2019
du 23 au 26 mai 2019[1]
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PPE
PPE
Sièges sortants 219
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S&D
PSE
Sièges sortants 189
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CRE
Sièges sortants 71
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ADLE
Sièges sortants 68
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Verts/ALE
Sièges sortants 52
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GUE/NGL
Sièges sortants 51
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ELDD
ADDE
Sièges sortants 44
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ENL
MENL
Sièges sortants 36
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Non-inscrits
Sièges sortants 20

Les élections européennes de 2019 auront eu lieu en mai 2019 afin d'élire les députés européens représentant les 27 États membres de l'Union européenne, si le départ du Royaume-Uni est acté, au sein du Parlement européen pour un mandat de 5 ans. Il s'agit des neuvièmes élections européennes depuis le premier vote au suffrage universel direct en 1979. Le scrutin est obligatoirement proportionnel dans chacun des États.

Contexte[modifier | modifier le code]

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Calendrier[modifier | modifier le code]

Les élections devraient se tenir du 23 au 26 mai 2019. Ces dates, arrêtées en conférence des présidents du Parlement européen, vont désormais être transmises au Conseil de l'Union européenne pour approbation[2].

Répartition des sièges[modifier | modifier le code]

Les décisions relatives à la répartition des sièges au Parlement sont régies par l'article 9A du traité de Lisbonne. Cet article stipule que « le Parlement européen est composé de représentants des citoyens de l’Union. Leur nombre ne dépasse pas sept cent cinquante, plus le président. La représentation des citoyens est assurée de façon dégressivement proportionnelle, avec un seuil minimum de six membres par Etat membre. Aucun État membre ne se voit attribuer plus de quatre-vingt seize sièges »[9].

En raison du processus du Brexit, les soixante-treize sièges attribués au Royaume-Uni devraient être retirés quelques mois avant les élections de 2019. En avril 2017, un groupe de législateurs européens a discuté de ce qui devrait être fait au sujet des sièges vacants. Un plan, soutenu par Gianni Pittella et Emmanuel Macron, propose de remplacer les soixante-treize sièges par une liste transnationales. Les autres options envisagées comprennent la suppression des sièges britanniques sans remplacement ou encore la réaffectation d'une partie ou de la totalité des sièges pour d'autres pays afin de réduire l'inégalité de représentation[4].

Une nouvelle hypothèse, approuvée par la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, propose de réduire le nombre de sièges à 732 (contre 751 à l'issue de la XVIIIe législature) en octroyant, après avoir retiré les soixante-treize sièges du Royaume-Uni, vingt-sept sièges à quatorze États membres : cinq pour la France, cinq pour l'Espagne, trois pour les Pays-Bas, trois pour l’Italie, deux pour l’Irlande, un pour l’Estonie, un pour la Croatie, un pour la Finlande, un pour le Danemark, un pour la Suède, un pour l’Autriche, un pour la Pologne, un pour la Roumanie et un pour la Slovaquie[10].

Seraient également réservés vingt-sept sièges à des députés transnationaux. Toutefois, l'idée de créer une circonscription paneuropéenne ne bénéficie pas d'une majorité confortable. Au Parlement européen, le projet est soutenu par les groupes parlementaires de gauche (S&D, GUE/NGL et Verts/ALE) et du centre (ADLE) tandis que s'y opposent la droite et les eurosceptiques (PPE en grande partie, CRE, ELDD et ENL) qui y voient une atteinte à la souveraineté des États et un projet qui couperait les élus issus de ces listes des citoyens. La défiance du Parlement européen est confirmée par un vote consultatif, organisé en février 2018, au cours duquel les parlementaires européens rejettent à 368 voix contre 274 le principe de réserver une trentaine de sièges dans le prochain hémicycle strasbourgeois à des candidats issus de toute l’Union, choisis indépendamment de leur nationalité par les différents partis politiques européens[11]. Aussi, tous les États membres ne semblent pas soutenir le projet : si la France, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, la Bulgarie, ainsi que la Belgique et l’Irlande semblent d'accord, l'Allemagne ne s'est pas exprimée, alors que la Hongrie et la Pologne semblent opposées. À noter qu'une décision à l'unanimité serait nécessaire pour l'adoption de cette proposition[10].

Enfin, le projet ne semble pas disposer, pour le moment, de base juridique assez solide[12]. À ce sujet, le député européen Jérôme Lavrilleux, favorable au projet, a dit, lors de la commission suscitée : « quand un candidat d’une liste transnationale fera campagne dans un pays, qui prendra en charge ses dépenses ? Quelle autorité pourra les contrôler ? [...] Le rapport du Parlement européen n’évoque pas ces questions, et il faudra bien adapter les législations nationales. Le délai semble un peu court »[10].

En 2019 également, la France devrait revenir à un système à une circonscription nationale unique au lieu des circonscriptions régionales.

Candidats à la présidence de la Commission européenne[modifier | modifier le code]

Depuis 2014, en accord avec les traités et malgré quelques réticences au Conseil européen, le président de la Commission européenne est élu au suffrage universel indirect. Le Parlement européen en a codifié la procédure et les partis politiques européens désigneront sans doute leurs candidats à la présidence de la Commission comme ils le firent à la précédente échéance électorale[13]. Le , la commission des Affaires constitutionnelles adopta une résolution proclamant que l'élection au suffrage universel indirect ne saurait être contournée et que le Parlement rejettera tout candidat qui n'aurait pas été présenté comme tel durant la campagne électorale[14].

Parti populaire européen[modifier | modifier le code]

Le président (PPE) sortant de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a confirmé en février 2017 qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession[15]. Le Français Michel Barnier, qui devrait avoir achevé les négociations de sécession britannique de l'Union, en tant que chef négociateur (ci-devant commissaire européen au marché intérieur et ministre français des Finances), est évoqué étant l'un des probables impétrants à l'investiture du Parti populaire européen[16],[17], face au Finlandais Jyrki Katainen, commissaire à l'Emploi, la Croissance, l'Investissement et la Compétitivité (ci-devant commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires et Premier ministre finlandais)[16].

Parti socialiste européen[modifier | modifier le code]

Le précédent candidat socialiste à la présidence de la Commission, l'Allemand Martin Schulz, quitta le Parlement européen pour prendre la tête du Parti social-démocrate d'Allemagne. Le Français Pierre Moscovici, commissaire aux Affaires économiques et financières (ci-devant ministre français des Finances) a fait part de son ambition[18],[19], ambition qu'il partagerait avec le Néerlandais Frans Timmermans, Premier vice-président de la Commission (ci-devant ministre néerlandais des Affaires étrangères)[16],[17]. Sont également évoquées l'Italienne Federica Mogherini, haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères (ci-devant ministre italienne des Affaires étrangères)[17] et la Danoise Helle Thorning-Schmidt, ancienne Première ministre du Danemark[16].

Alliance des démocrates et libéraux pour l'Europe[modifier | modifier le code]

Sont évoquées : la Française Sylvie Goulard, second sous-gouverneur à la Banque de France, ancienne ministre française des Armées[16] ; la Danoise Margrethe Vestager, commissaire à la Compétition (ci-devant ministre danoise à l’Économie et à l'Intérieur)[16],[20],[17] et la Suédoise Cecilia Malmström, commissaire au Commerce (ci-devant commissaire européen aux Affaires intérieures et ministre suédoise aux Affaires européennes)[16].

Groupes parlementaires européens[modifier | modifier le code]

Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE)[modifier | modifier le code]

La montée des partis centristes comme Ciudadanos en Espagne ou Nowoczesna en Pologne pourrait booster les performances des centristes et libéraux de l'ADLE. L'un des plus grand espoir pour les libéraux serait que le parti présidentiel français, La République en marche rejoigne le groupe parlementaire. [réf. nécessaire]

Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD)[modifier | modifier le code]

Le groupe des eurosceptiques de droite EFDD pourrait être menacé par le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne. En effet, sur les 44 députés européens du groupe, 20 d'entre eux sont membres de UKIP, parti eurosceptique et conservateur britannique. De même, 3 des membres du groupe sont d'anciens membre du Front national français qui ont rejoint le parti Les Patriotes présidé par Florian Philippot. La survie du groupe parlementaire n'est donc pas totalement assurée au vu les conditions de formation d'un groupe au Parlement européen.

Europe des nations et des libertés (ENL)[modifier | modifier le code]

Le groupe nationaliste, eurosceptique et anti-immigration de la droite à l'extrême-droite du parti MENL pourrait se voir grandir avec les montées des scores des nationalistes dans plusieurs pays d'Europe.

Prévisions[modifier | modifier le code]

Date Source GUE/NGL Verts/ALE S&D ADLE PPE CRE EFDD ENF NI Autres
5 avril 2018 Eu.Föderalist 58 33 137 104 180 41 23 44 12 46
5 février 2018 Eu.Föderalist 65 33 142 102 179 47 42 41 11 16
15 décembre 2017 Eu.Föderalist 56 30 142 109 196 45 37 36 9 18
16 octobre 2017 Eu.Föderalist 55 28 150 106 192 45 38 37 12 15
23 août 2017 Eu.Föderalist 57 24 149 108 196 42 29 44 12 17
28 juin 2017 Eu.Föderalist 55 23 155 109 201 38 28 42 11 16
4 mai 2017 Eu.Föderalist 46 28 170 82 198 35 27 59 12 21
Composition au 1 juillet 2014 52 50 191 67 221 70 48 37 15
Sondages ne prenant pas en compte le Brexit
Date Source GUE/NGL Verts/ALE S&D ADLE PPE CRE EFDD ENF NI Autres
14 juin 2017 Europeanmeter 61 29 189 102 199 71 29 44 27
4 mai 2017 Eu.Föderalist 47 35 186 88 198 68 36 59 13 21
29 mars 2017 Europeanmeter 58 29 188 75 188 74 40 48 51
6 mars 2017 Eu.Föderalist 50 35 182 80 191 69 48 60 14 22
1er mars 2017 Europeanmeter 54 31 185 85 174 81 42 51 48
17 janvier 2017 Eu.Föderalist 48 40 180 82 191 63 48 68 14 17
7 janvier 2017 Europeanmeter[21] 63 28 170 82 189 71 38 60 49
1er décembre 2016 Europeanmeter[22] 57 35 176 81 195 72 38 57 42
16 novembre 2016 Eu.Föderalist[23] 48 38 182 91 194 65 47 61 13 12
31 octobre 2016 Europeanmeter[24] 71 30 171 75 191 73 41 61 38
1er octobre 2016 Europeanmeter[25] 57 31 179 82 194 71 42 64 31
13 septembre 2016 Eu.Föderalist[26] 47 38 181 91 189 62 53 63 14 13
1er septembre 2016 Europeanmeter[27] 59 32 176 86 189 74 40 54 32
15 août 2016 Europeanmeter[28] 58 32 184 86 191 72 40 60 21
28 juillet 2016 Eu.Föderalist[29] 48 39 185 90 192 59 54 61 13 10
13 juillet 2016 Europeanmeter[30] 57 31 187 92 202 67 36 58 21
23 juin 2016 Europeanmeter[31] 61 32 179 88 183 74 46 61 27
1er juin 2016 Europeanmeter[32] 59 35 177 83 186 76 63 45 27
26 mai 2016 Eu.Föderalist[33] 55 40 174 85 187 63 51 70 14 12
1er mai 2016 Europeanmeter[34] 66 27 178 89 187 69 56 49 23
6 avril 2016 Eu.Föderalist[35] 52 37 179 85 192 72 50 53 15 16
2 avril 2016 Europeanmeter[36] 58 30 177 87 205 84 37 48 25
1er mars 2016 Europeanmeter[37] 65 27 183 99 186 81 37 48 25
1er février 2016 Eu.Föderalist[38] 51 34 183 82 196 70 51 55 12 17
1er décembre 2016 Europeanmeter[39] 69 27 186 79 191 86 39 51 23
4 janvier 2016 Europeanmeter[40] 66 28 187 95 194 76 37 48 20
16 décembre 2015 Eu.Föderalist[41] 52 33 185 87 192 68 52 53 12 17
2 décembre 2015 Europeanmeter[42] 61 33 186 82 197 91 37 47 17
30 octobre 2015 Europeanmeter[43] 61 31 203 75 197 88 42 42 12
17 octobre 2015 Eu.Föderalist 51 33 193 75 204 66 51 54 12 12
21.08.2015 Eu.Föderalist 56 35 190 74 204 70 47 49 11 15
30 juin 2015 Eu.Föderalist 61 34 188 73 205 69 43 47 11 20
3 mai 2015 Eu.Föderalist 60 32 193 80 205 62 44 51 15 09
10 mars 2015 Eu.Föderalist 60 31 196 77 216 60 43 49 12 07
12 janvier 2015 Eu.Föderalist 65 40 190 70 212 59 47 43 17 08
18 novembre 2014 Eu.Föderalist 60 42 195 69 212 59 47 43 16 08
23 septembre 2014 Eu.Föderalist 53 39 196 67 223 61 47 40 15 10
28 juillet 2014 Eu.Föderalist 56 47 191 75 215 66 44 40 13 04
Composition au 1er juillet 2014 52 50 191 67 221 70 48 37 15

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dates souhaitées par le Parlement européen
  2. « Les élections européennes se tiendront du 23 au 26 mai 2019 », sur Le Vif, (consulté le 24 janvier 2018).
  3. DÉCISION DU CONSEIL EUROPÉEN relative à l'examen, par une conférence des représentants des gouvernements des États membres, des modifications des traités proposées par le gouvernement espagnol en ce qui concerne la composition du Parlement européen, sans convocation d'une Convention ratifiée le 1er décembre 2011, selon le Parlement européen Parlement: le processus de ratification de dix-huit députés supplémentaires prend fin, 1er décembre 2011
  4. a et b (en) Maïa de La Baume, « MEPs debate who inherits British seats : One (utopian) idea is the creation of a pan-European list » [« Les députés européens débattent de l'attribution des sièges britanniques : une idée (utopique) serait de créer une liste pan-européenne »], sur Politico, politico.eu, (consulté le 12 avril 2017)
  5. http://bruegel.org/wp-content/uploads/2017/01/PC-2017_02-Euro-Parl-310117.pdf
  6. http://www.europarl.europa.eu/resources/library/media/20180123RES92302/20180123RES92302.pdf
  7. (en) Maïa de La Baume, « Parliament votes down plan for pan-European MEPs : The European Parliament did vote to reduce its size post-Brexit from 751 to 705 members. » [« Le Parlement vote contre le plan pour une députation pan-européenne : le Parlement européen a voté la réduction de ses effectifs post-Brexit de sept cent cinquante et un à sept cent cinq membres »], sur Politico, politico.eu, (consulté le 7 février 2018)
  8. http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/28/comment-seront-elus-les-eurodeputes-en-2019_5248344_4355770.html
  9. « Article 14 », sur Traité de Lisbonne (consulté le 24 janvier 2018).
  10. a, b et c « Listes transnationales, ce n’est pas encore gagné pour Emmanuel Macron », sur Contexte, (consulté le 24 janvier 2018).
  11. « Le Parlement européen rejette le principe des listes transnationales pour les européennes », sur Le Monde, (consulté le 11 février 2018).
  12. (en) « MEPs vote to shrink European Parliament after Brexit », sur POLITICO, (consulté le 24 janvier 2018).
  13. Wieland: ‘Spitzenkandidat genie is well and truly out of the bottle’, Euractiv 11 May 2016
  14. Spitzenkandidat system here to stay, MEPs warn capitals, EU Observer 23 January 2018
  15. « Commission Européenne : Jean-Claude Juncker ne sera pas candidat à sa propre succession », France Inter, (consulté le 17 janvier 2018)
  16. a, b, c, d, e, f et g Race is on for Commission president in 2019, Politico 13 February 2017
  17. a, b, c et d The race to succeed Juncker begins, Euractiv 17 January 2018
  18. « Pierre Moscovici se dit «intéressé» par la présidence de la Commission européenne », leparisien.fr,‎ 2017-07-02cest21:08:54+02:00 (lire en ligne)
  19. Replacing Juncker: A centre-left struggle
  20. « Emmanuel Macron pousse pour que la femme qui recadre les géants de la tech obtienne encore plus de pouvoir en Europe en 2019 », Business Insider France,‎ (lire en ligne)
  21. http://www.treffpunkteuropa.de/umfragen-le-pen-allianz-enf-startet-stark-ins-superwahljahr
  22. http://www.treffpunkteuropa.de/umfragen-der-anti-trump-effekt
  23. http://www.foederalist.eu/2016/11/europawahl-umfragen-november-2016.html
  24. http://www.treffpunkteuropa.de/muskelschwund-der-volksparteien-in-der-eu
  25. http://www.treffpunkteuropa.de/umfragen-20-der-europaer-wurden-rechts-wahlen
  26. http://www.foederalist.eu/2016/09/europawahl-umfragen-september-2016.html
  27. http://www.treffpunkteuropa.de/umfrage-rechtspopulisten-in-eu-grunderstaaten-stark
  28. http://www.treffpunkteuropa.de/terror-verandert-wahlabsicht-der-europaer-kaum
  29. http://www.foederalist.eu/2016/07/europawahl-umfragen-juli-2016.html
  30. http://www.treffpunkteuropa.de/umfragen-brexit-befugelt-eu-befurworter
  31. https://www.treffpunkteuropa.de/live-ticker-brexit-referendum-britischer-eu-kommissar-tritt
  32. http://www.treffpunkteuropa.de/umfragen-favoriten-fur-die-spitzenkandidatenposition
  33. http://www.foederalist.eu/2016/05/europawahl-umfragen-mai-2016.html
  34. http://www.treffpunkteuropa.de/8161
  35. http://www.foederalist.eu/2016/04/europawahl-umfragen-april-2016.html
  36. http://www.treffpunkteuropa.de/8102
  37. http://www.treffpunkteuropa.de/umfrage-pro-europaische-verhofstadt-allianz-auf-rekordjagd
  38. http://www.foederalist.eu/2016/02/europawahl-umfragen-februar-2016.html
  39. http://www.treffpunkteuropa.de/7933
  40. http://www.treffpunkteuropa.de/7902
  41. http://www.foederalist.eu/2015/12/europawahl-umfragen-dezember-2015.html
  42. http://www.treffpunkteuropa.de/7810
  43. http://www.treffpunkteuropa.de/7727

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]