Didier Raoult

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Didier Raoult
Didier Raoult.png
Portrait de Didier Raoult.
Fonctions
Directeur général
IHU Méditerranée Infection
depuis
Directeur
Unité de Recherche sur les Maladies Infectieuses et Tropicales Emergentes (d)
-
Philippe Parola (d)
Président d'université
Université de la Méditerranée - Aix-Marseille II
-
Claude Mercier (d)
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Naissance
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Didier Raoult, né le , à Dakar au Sénégal, est un spécialiste français des maladies infectieuses, professeur de microbiologie à la faculté des sciences médicales et paramédicales de Marseille et à l'institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU).

Lauréat du grand prix de l'Inserm en 2010, il décrit, avec son équipe marseillaise, des virus complexes. Il est co-auteur de milliers de publications scientifiques.

Connu pour son franc-parler et ses prises de position parfois iconoclastes , il acquiert une certaine popularité et une notoriété médiatique internationale en 2020 quand, avec son équipe, il propose un traitement présentant, selon lui, une efficacité satisfaisante dans le contexte de crise sanitaire généralisée contre la maladie à coronavirus 2019 à base d'hydroxychloroquine et d'azithromycine ; cela provoque un débat qui déborde rapidement du monde scientifique et médical. Dans un contexte très polémique, il est soutenu par une partie du grand public mais un an plus tard, l'hydroxychloroquine a échoué à démontrer une efficacité dans de grandes études randomisées controlées.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marseille, ville de résidence et de travail de l'infectiologue
Marseille, ville de résidence et de travail du microbiologiste, éponyme du Marseillevirus, genre de girus découvert en 2009 par Raoult et son équipe[1].

Didier Raoult naît le à Dakar, au Sénégal. Il gardera un lien affectif avec ce pays et le continent africain[a]. Il est le fils unique d'André Raoult (1909-1978)[b],[3], un médecin militaire originaire de Bretagne, fondateur de l'Organisme de recherches sur l’alimentation et la nutrition africaines (Orana)[4],[5], et de Francine Le Gendre (1912-2009) une infirmière née à Marseille, fille d'un infectiologue renommé[3],[6].

La famille s'installe à Marseille en 1961[7].

Il effectue une partie de sa scolarité dans un lycée de Nice, puis dans un internat à Briançon[8]. Mauvais élève[5],[9], Didier Raoult part travailler à 17 ans[9], pendant deux ans, sur des bateaux (paquebot[9] et navire de la marine marchande[10]). L'éducation stricte de son militaire de père explique ainsi sa révolte adolescente et son échec scolaire[6].

Marié en 1982 avec Natacha Caïn, psychiatre issue d'une famille juive lituanienne de Vilnus et du comtat venaissin[11],[12],[13], il est père de trois enfants[14] : Sacha (maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à Marseille), Lola Raoult-Cohen (médecin psychiatre à Marseille) et une fille Magali née en 1977, d'une précédente union[3].

Formation médicale et en biologie[modifier | modifier le code]

En 1972, il passe un baccalauréat littéraire en candidat libre puis, alors qu'il n'a aucune vocation dans ce domaine[6], il s'inscrit à la faculté de médecine de Marseille[15] car « c’étaient les seules études que son père acceptait de financer »[5]. Il réussit l'internat et souhaite devenir obstétricien, mais son classement à l'internat ne le lui permet pas. Il devient donc infectiologue comme son arrière-grand-père, Paul Le Gendre[16].

Cursus en médecine[modifier | modifier le code]

Cursus en biologie humaine[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

Didier Raoult découvre un moyen de cultiver les rickettsies[5], ce qui lui permet de les étudier[22] et en 1983, il crée l'Unité des rickettsies[9]. Devenu professeur, il dirige des thèses sur les maladies infectieuses à la faculté des sciences médicales et paramédicales de Marseille[23] : de 1988 à 2018, il fait soutenir quatre-vingt-neuf thèses[24]. Il est président de l'université de la Méditerranée Aix-Marseille II de 1994 (où il est élu face à Michel Fougereau)[25] à 1999[26],[27].

Rapport sur les risques épidémiologiques[modifier | modifier le code]

En 2003, à la demande de Jean-François Mattéi, alors ministre de la Santé, il rédige durant l'épidémie de SRAS de 2002-2004 un rapport sur le bioterrorisme et les risques épidémiologiques et note que " le risque actuel d’apparition de mutants de virus respiratoires, en particulier de la grippe, est le phénomène le plus redoutable"[28]. Il pointe également l'impréparation du système de santé français en cas de pandémie. Il recommande un grand discours fondateur d'une nouvelle politique de santé qui serait capable de mieux anticiper les risques épidémiologiques, dont il voit qu'ils deviendront un des enjeux forts d'un monde interconnecté. Il met en garde contre les risques de débordement des services de santé français et recommande de doter les hôpitaux d'infectiopôles, notamment d'unités de fabrication de tests, afin de repérer le plus vite possible, et le plus tôt possible, les premiers malades[29].

De 2008 à 2017, il dirige l'Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes (Urmite) à Marseille et à Dakar au sein du campus de Hann, de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l'université Cheikh-Anta-Diop (UCAD)[30]. En 2008, 10 % seulement de ses financements sont récurrents et il se procure le reste auprès des industriels et des collectivités territoriales. Il critique le système « égalitariste » français et demande des évaluations individuelles, afin que les chercheurs les plus compétents soient mieux financés[31].

Le , il reçoit le grand prix Inserm 2010 pour l’ensemble de sa carrière[32],[33].

L'IHU Méditerranée Infection[modifier | modifier le code]

Grâce à la subvention la plus élevée accordée en France pour la recherche médicale (72,3 millions d’euros portés par l’ANR[34] dans le cadre du Programme investissements d'avenir (PIA)[35],[36]), Didier Raoult fait construire un nouveau bâtiment pour accueillir l'IHU Méditerranée Infection, inauguré en 2018[37]. Cet institut est dédié au diagnostic, à la prise en charge et à l’étude des maladies infectieuses y compris les soins, la recherche et l’enseignement[38]. L'IHU Méditerranée Infection a pour membres fondateurs : université d'Aix-Marseille, Assistance publique - Hôpitaux de Marseille, BioMérieux, l'Établissement français du sang, l'IRD, le Service de santé des armées[39]. Il bénéficie de l'aide de l'Union européenne et du Fonds européen de développement régional ainsi que de nombreux partenariats[40]. L'IHU est incubateur de start-up qui, en retour, réservent 5 % de leur capital à l'IHU. Didier Raoult possède 23 % de Techno-Jouvence, qui étudie les planaires pour régénérer les cellules souches[41].

Notoriété[modifier | modifier le code]

Biologiste reconnu[modifier | modifier le code]

Coronavirus SARS-CoV-2 (microbiologie).
La microbiologie, domaine de compétence du professeur Raoult.
Bactérie Raoultella planticola
Bactérie Raoultella planticola dans un tube à essai.

Il est d'abord reconnu pour ses contributions à la recherche sur le mimivirus, qui ont ouvert un champ complètement inexploré[33], celui des girus. Les nombreuses récompenses qu'il accumule, notamment le prestigieux Grand Prix Inserm en 2010[32], décerné pour l'ensemble de ses travaux sur les agents pathogènes et sa co-découverte des virus géants, et le prix de la fondation Louis D. (Institut de France) en 2015 pour son étude sur le répertoire des microbes du tube digestif et l'évolution de son activité antibiotique[42],[43], contribuent à mettre en valeur ses découvertes scientifiques.

Chercheur iconoclaste et prolifique[31], il fait partie, en 2015, des chercheurs français les plus cités dans la communauté scientifique internationale, selon la Highly Cited Researcher list de Clarivate Analytics[44],[45].

« L'un des meilleurs infectiologues de la planète », selon Le Point[46], « ponte de la recherche »[47], Raoult est connu pour avoir fait évoluer, en collaboration avec son équipe, via leurs nombreux essais cliniques et leurs brevets[48], la science des bactéries de manière significative[49]. Le site américain Expertscape spécialisé dans le référencement de médecins experts[50] le classe 1er au monde pour les maladies transmissibles en 2020[51],[52].

Didier Raoult est reconnu comme un spécialiste en matière de maladies infectieuses et tropicales[53].

Hommage scientifique, le genre de protéobactéries Raoultella, de la famille des entérobactéries, a été nommé par ses équipes en référence au chercheur, éponyme[54],[55].

Selon un article de Mediapart d'avril 2020, l'Inserm et le CNRS affirment qu'il manque, avec ses équipes, « d’expertise dans des domaines clefs », en particulier « en épidémiologie ». Ses organismes de tutelle lui reprochent aussi sa grande prolixité et regrettent, lors d'une évaluation en 2018, que la priorité soit donnée au « volume de publications plutôt qu’à leur qualité », qu'une compilation de nouvelles bactéries - comme « on collectionne les timbres » - ne procure aucune avancée pour la recherche scientifique et médicale, et jugent « désespérée » la création de la revue New Microbes and New Infections destinée à publier des articles refusés par les autres revues[56].

Médiatisation[modifier | modifier le code]

Avec ses prises de position sur la pandémie de Covid-19, critiquées par une partie de la communauté scientifique, mais soutenues par une autre, Didier Raoult devient, en 2020, l'une des personnalités les plus suivies par les médias grand public et les réseaux sociaux en France. En , il apparaît en deuxième place du baromètre Odoxa des personnalités préférées des Français[57]. Sa chaîne YouTube de l'IHU de Marseille totalise des millions de vues ; son compte Twitter personnel atteint 100 000 abonnés trois jours après sa création[58] et approche les 600 000 en juin 2020. Il est soutenu par des personnalités (Jean-Marie Bigard[59], Jair Bolsonaro[60],[61], Valérie Boyer, Christian Estrosi, Éric Cantona, Gilbert Collard, Dieudonné[58], Laeticia Hallyday[59], Elon Musk[46][source insuffisante], Michel Onfray[62]…), certains médecins (Violaine Guérin, Philippe Douste-Blazy, Christian Perronne, Michèle Barzach, Marc Gentilini, Patrick Pelloux, Paul Trouillas, Martine Wonner[63]… alors que d'autres témoignent de leur opposition[64]), et des groupes de citoyens sur les réseaux sociaux[65],[66] — entre autres des Gilets Jaunes[58]. Le groupe Facebook « Didier Raoult Vs Coronavirus », créé le , réunit en quelques jours 370 000 membres ; selon l'analyse de la Revue des médias de l'INA, le contenu de ce qui y est publié s'apparente à une communication institutionnelle de l'IHU de Marseille, ce qui limite la portée de la comparaison avec les « gilets jaunes »[65]. Selon certains médias, il acquiert un statut de « lanceur d'alerte »[67] et de « figure centrale »[68] dans les milieux complotistes. Cette période apporte à Didier Raoult une importante notoriété médiatique[59].

D’après le chercheur Antoine Bristielle, les soutiens de Raoult sur les réseaux sociaux seraient avant tout des personnes manifestant une défiance envers les institutions et les médias, « éduquées et plutôt à droite »[69],[70].

En France, un sondage réalisé par l’IFOP le 6 avril, peu avant la troisième étude de Didier Raoult, indique que 59 % des Français croient que le protocole à base de chloroquine est efficace contre la Covid-19, contre 20 % qui sont d'un avis inverse[71],[72]. Pour le journal Science « le plébiscite populaire dont bénéficie l’hydroxychloroquine contraste fortement avec des données très peu convaincantes »[73]. Le Figaro décrie aussi les résultats annoncés au président en les qualifiant de « peu convaincants » pour un « remède miraculeux »[74]. De son côté, Le Monde indique que l'étude « ne permet toujours pas de conclure que l’association permet de guérir plus vite que l’évolution spontanée » et que 54 cas de troubles cardiaques, dont quatre mortels, ont été reportés depuis le au centre de pharmaco-vigilance chez des malades prenant de l'hydroxychloroquine associée ou non à de l'azithromycine[75].

Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, estime que la démarche « subversive et atypique » de Didier Raoult a fonctionné : « il a fait à sa manière de la controverse académique un fait de société total » et a fait « apparaître par contraste ce qui à terme risque d’être perçu comme les limites de la technostructure de la recherche »[76]. Selon Arnaud Benedetti, la visite rendue par le président Emmanuel Macron à Didier Raoult le 9 avril montre que le président ne ferme aucune porte ; elle envoie un signal à ceux qui parmi les élus ont pris fait et cause pour le professeur marseillais[77].

Une enquête réalisée par YouGov les 27 et , peu après l'abrogation du décret autorisant l'usage de l'hydroxychloroquine pour traiter la Covid-19, indique que les Français font plus confiance à Didier Raoult qu'au ministre de la Santé, Olivier Véran[78].

Champs de recherches[modifier | modifier le code]

Microbiologie clinique[modifier | modifier le code]

Didier Raoult s'est investi dans la microbiologie clinique[79],[80]. Son équipe utilise un séquenceur d'ADN pour obtenir le séquençage de l'ARN ribosomique 16S afin d’identifier les bactéries[81], puis recourt au MALDI-TOF pour l’identification des bactéries en routine[82]. Par la suite, Didier Raoult intègre un centre de soins dans son laboratoire de recherche[83],[84].

L’équipe de Didier Raoult rapporte des cas d'endocardites à hémoculture négative et détermine les étiologies de bactéries fastidieuses ou détruites par les antibiotiques[85]. Elle propose un traitement spécifique des endocardites à hémocultures négatives[86] ainsi que dans la prise en charge des endocardites[87]. Concernant les péricardites, son équipe rapporte des séries de péricardites permettant le diagnostic étiologique de ces infections et la découverte de virus associés[88].

Depuis 1984, cette équipe travaille également sur les maladies transmises par les tiques et produit un grand nombre de publications sur les domaines concernant les rickettsioses, les borrélioses et les bartonelloses.

Virus géants[modifier | modifier le code]

Virus Spoutnik (virologie)
Virus Spoutnik.

Concernant les virus géants, Raoult a identifié, avec Bernard La Scola, mimivirus, un virus géant d’amibe[89]. Depuis, les recherches sur mimivirus se poursuivent avec la publication de son génome[90], la découverte de Spoutnik le premier virophage, c'est-à-dire un virus capable d'infecter un autre virus pour se reproduire[91],[92],[93] ; la mise en évidence dans mimivirus d'un mécanisme de défense empêchant l’implantation du virophage dans l’usine à virus (MIMIVIRE)[94],[95] ; et enfin la mise en évidence que ce virophage pouvait s’intégrer aux cellules sous forme de pro-virophage et qu’il pouvait être associé à des transposon-like structures appelées transpovirons (en)[96].

Par ailleurs, son équipe a découvert les Marseillevirus[97],[1] et les Faustovirus (en)[98],[99]. Sa co-découverte (avec l'équipe de Jean-Michel Claverie et Chantal Abergel[100],[101]) des virus géants remet selon eux profondément en cause la classification des virus. Didier Raoult a plusieurs fois rapporté qu'il considérait que les virus géants sont d’une nature différente des autres virus et qu'ils constituent un quatrième domaine du vivant, les « mégavirales », aux côtés des eucaryotes, bactéries et archées. Cette idée étant controversée[102], il propose brièvement en remplacement l'acronyme de TRUC pour Things Resisting Uncompleted Classifications soit en français « choses résistantes aux classifications incomplètes »[102] avant de revenir à l'appellation de megavirales[103], idée toujours controversée en 2017[104].

En 2018, l'équipe en collaboration avec des chercheurs français, brésiliens et suédois, découvre deux souches de nouveaux virus géants, les Tupanvirus, les virus les plus longs de la virosphère actuellement connue, et qui présentent une nouvelle étape vers la compréhension du monde des virus géants[105].

Bactéries nouvelles[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, il a identifié et décrit avec son équipe une centaine de nouvelles bactéries pathogènes[106]. Deux bactéries ont reçu son nom : Raoultella planticola (en) et Rickettsia raoultii (en)[107].

Rickettsies, bartonella, fièvre Q[modifier | modifier le code]

Avec son équipe, il a identifié dix nouvelles espèces de Rickettsies pathogènes pour l'homme. Il est cosignataire de deux articles[108],[109] où en particulier il est montré qu’à côté de la transmission par les poux, les puces et les tiques, une rickettsie est aussi susceptible d’être transmise par les moustiques ; c'est le cas de Rickettsia felis (en) qui est l'espèce la plus commune sous les tropiques[110].

Pour les Bartonellas, l'équipe a été la première à identifier leur rôle dans les endocardites[111].

Pour la fièvre Q, maladie transmise par l'agent bactérien Coxiella burnetii, il a été amené à en redéfinir les critères de diagnostic, à décrire tous les aspects de la maladie et à mettre en évidence le rôle de la bactérie dans la genèse des lymphomes non hodgkiniens[112].

Il a mis en évidence, avec son équipe, le rôle des anticorps anti-phospholipide dans les endocardites à Coxiella burnetii[113] et dans les thromboses. Il a récemment décrit les endocardites aiguës[114] et redéfini les endocardites persistantes. Il a mis au point les stratégies thérapeutiques actuellement utilisées par le monde médical (doxycycline et hydroxychloroquine) en utilisant pour la première fois le plaquenil pour alcaliniser la vacuole acide dans laquelle vivent les bactéries afin de permettre l’activité des antibiotiques inhibés par cette acidité[115].

Maladie de Whipple[modifier | modifier le code]

Maladie de Whipple : infiltrat de macrophages mousseux dans la lamina propria.
La maladie de Whipple est une maladie rare et mortelle due à la bactérie Tropheryma whipplei.

Tropheryma whipplei, l'agent causal de la maladie de Whipple, décrite en 1907 par le docteur Georges Hoyt Whipple, a été isolée pour la première fois dans le laboratoire de Didier Raoult[116]. Son équipe est l'une des deux mondiales à avoir séquencé le génome de la bactérie[117]. La découverte de Tropheryma whipplei a montré que la bactérie est relativement commune dans l'environnement ou sur les muqueuses des patients, sans nécessairement être associée à la pathologie[118].

Pour la maladie de Whipple, il a mis en place un traitement par doxycycline et hydroxychloroquine[119] et décrit les formes aiguës de la maladie qui incluent les pneumopathies[120], les traitements de référence n'utilisant toutefois pas l'hydroxychloroquine[121].

Paléomicrobiologie[modifier | modifier le code]

En collaborant avec des équipes d'anthropologues, Didier Raoult, Michel Drancourt et Gérard Aboudharam utilisent la technique connue d'extraction d'ADN de la pulpe dentaire, et établissent un diagnostic rétrospectif de la peste du Moyen Âge, dont une résurgence a eu lieu à Marseille au début du XVIIIe siècle[122], puis la confirmation, sur des prélèvements de la peste du XIVe siècle, que Yersinia pestis est l'agent causal de la peste noire[123]. Ce travail a été contesté par Marcus Thomas Pius Gilbert (en)[124].

L’équipe de Didier Raoult a également postulé que la transmission extrêmement rapide de Yersinia pestis était due à l’infection du pou qui a probablement joué le rôle de relais dans l'épidémie de peste justinienne[125].

Ces techniques ont également mis en évidence selon leur analyse la cause de la mort d'une partie des soldats de l'armée de Napoléon Ier au cours de la retraite de Russie, à partir des fosses communes découvertes à Vilnius[126]. En 2018, des équipes universitaires italiennes ainsi que l'équipe de l'IHU Infection participent à la recherche des causes possibles de la mort du peintre italien le Caravage. Celui-ci aurait succombé à une infection due au staphylocoque doré[127],[128],[129].[pertinence contestée]

Microbiogénomique[modifier | modifier le code]

En 1999, Didier Raoult décide de démarrer un nouveau programme de génomique et de l'appliquer à la microbiologie et aux maladies infectieuses.[réf. nécessaire] L'équipe a commencé avec Rickettsia conorii[130].

Analyse du microbiote humain[modifier | modifier le code]

L'analyse du microbiote humain, ou « culturomique microbienne » pour reprendre le néologisme inventé par les équipes de Didier Raoult (à ne pas confondre avec « Culturomics (en) », analyse quantitative de textes étudiant les liens entre culture et comportement humain), a donné lieu à des publications dont la première recensée (J. C. Lagier et al.) date de 2012, et est considérée comme appartenant aux 1 000 premières cultures de microbiotes connues[131]. Ces recherches ont été menées pour exprimer la multiplication des techniques de culture, identification par MALDI-TOF et confirmation par séquençage de l'ARN ribosomique 16S. L'équipe du professeur Raoult, l'a décrite dans un encart de la revue Science de mars 2018[132].

Cette nouvelle approche technique donne lieu à l'analyse de près de 1 000 échantillons provenant du tube digestif humain (selles, estomac, intestin grêle et colon), et à la mise en culture de 1 170 bactéries différentes présentes dans le tube digestif, dont 247 espèces de bactéries entièrement nouvelles. Par ailleurs, ont été isolées pour la première fois chez l'homme 269 bactéries qui étaient connues uniquement dans l’environnement et 250 bactéries qui avaient déjà été isolées chez l’homme, mais jamais dans le tube digestif. L’ensemble de ces nouvelles espèces de bactéries sont disponibles dans des collections de souches internationales (Collection de Souches de l’Unité des Rickettsies, et Deutsche Sammlung von Mikroorganismen und Zellkulturen) de la biodiversité est appliquée aux microbiotes humains. Ainsi dans l'étude décrite dans la revue Nature Microbiology (en) en 2016[133].

Après un travail réalisé par le laboratoire et publié dans Clinical Microbiology and Infection en septembre 2012[134], l'équipe considère que cette approche du microbiote digestif a amené à repenser le rôle du microbiote dans la malnutrition[135].

Selon lui ou son équipe, cette production à haut débit d’espèces nouvelles, a rendu obligatoire la création d’une nouvelle approche de la description des espèces appelée Taxonogénomique[136],[137].

Microbiotes et cancer[modifier | modifier le code]

Didier Raoult développe entre 2015 et 2018, en collaboration avec d'autres équipes, des recherches sur les relations entre microbiote et cancer, en particulier sur les modifications du système immunitaire selon la composition du microbiote intestinal[138],[139],[140]. En effet, la structure du microbiome peut induire des modifications du système immunitaire et moduler la pharmacodynamique des médicaments chimiothérapeutiques et ainsi la réponse des malades aux thérapies[132].

Étude sur les probiotiques[modifier | modifier le code]

Quoique le champs de recherche sur l'influence de la flore intestinale sur l'obésité soit l'objet de controverses, il représente pour Didier Raoult une question majeure de santé publique[141].

Dans la revue scientifique Nature Reviews Microbiology[142] de septembre 2009, Didier Raoult indique que « les yaourts et les boissons lactées aux probiotiques, depuis près de vingt ans, auraient leur part de responsabilité dans l'épidémie d'obésité… »

Il affirme que « les probiotiques sont utilisés comme promoteurs de croissance dans le secteur agricole. De nouvelles études devraient être effectuées pour confirmer qu'ils soient sûrs pour l'usage chez l'homme ».

Hypothèses de recherche sur le Sida[modifier | modifier le code]

Didier Raoult publie en 2014, dans sa revue Clinical Microbiology and Infection[143], une étude sur deux patients identifiés par les équipes d'Yves Lévy à l'hôpital Henri-Mondor[144]. Cette étude fait l’analogie entre l’évolution de rétrovirus du koala (en)[145] alors en cours d’endogénéisation et une apparente guérison spontanée de l’infection par le VIH chez deux patients jamais traités par antirétroviraux et n’ayant aucun symptôme clinique lié au VIH ni aucun acide nucléique VIH détectable dans le sang par les tests diagnostics standards. Les séquences VIH obtenues chez ces deux patients à l’aide de techniques modernes de séquençage ont montré que les gènes VIH étaient inactivés par le remplacement des codons tryptophane par des codons-stop, ce qui pourrait être dû à l’action d’une enzyme cellulaire, APOBEC[146]. Didier Raoult a recommandé que cette piste soit étudiée, car si c'était confirmé, cela pourrait ouvrir la voie à la recherche de nouvelles formes de traitement du sida. Bien que le sida ne fasse pas partie de son champ de compétences, il indique avoir « voulu donner un point de vue évolutionniste sur cette maladie », et sa découverte serait alors une illustration de « l’hypothèse de la reine rouge »[144]. Cette piste est accueillie comme intéressante, mais restant à prouver ; un médecin souligne que malgré le bruit médiatique fait autour de cette publication, il n'y a rien de bien nouveau puisque « les patients décrits dans cette étude sont des « HIV controllers » (des patients capables de contrôler spontanément l'infection du VIH dans leur corps), un phénotype décrit depuis 2005 », et le mécanisme analysé est correct, mais déjà connu[143].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Selon le portrait que l'Inserm dresse de lui, Didier Raoult n'aime ni les consortiums ni le consensus[15] et se réjouit des controverses scientifiques : « Rien ne m'amuse plus que de détruire des théories si bien établies[15]. »

Ses prises de position sont parfois qualifiées d'iconoclastes, mais jugées toujours polarisantes, ce qui lui vaut des soutiens hétéroclites, dont celui des amateurs de théories du complot[147],[68].

Prises de position politiques[modifier | modifier le code]

Le professeur Didier Raoult intervient régulièrement dans les médias. Il anime une chronique, où il commente entre autres l’actualité politique, dans le journal Le Figaro de 1998 à 2001[148], puis dans le magazine Le Point[149] de 2011 à 2018[150] et depuis 2017, environ trimestriellement, dans le quotidien Les Échos[151]. Il a notamment défendu la liberté de porter un voile islamique à l’université[152],[153].

Changement climatique[modifier | modifier le code]

En 2013, Didier Raoult publie un article où il fait part de son « scepticisme » face aux modèles mathématiques de prédiction du climat[154]. Il dit notamment que les modèles mathématiques sont la version moderne de la divination. Dans un article du [155], il note ironiquement, à propos de la « pause » constatée dans le réchauffement climatique depuis la fin des années 1990, que « la nature a oublié d’obéir aux prédictions. »

Dans Le Point, en juin 2014, il estime qu’« après une poussée thermique notable dans les années 1990, la Terre a globalement arrêté de se réchauffer depuis 1998 ». Il conclut que « le réchauffement climatique est incertain et la responsabilité de l’homme discutable[156] ».

En 2020, dans L'Obs, il remet à nouveau en question l'existence du réchauffement climatique en déclarant : « Le réchauffement climatique, à titre personnel, je ne le vois pas »[157].

Stéphane Foucart, journaliste scientifique au Monde, le classe dans ceux qui propagent les « hoax climatiques »[158]. Selon son confrère Florian Gouthière, ces sorties du Pr Raoult interrogent plus globalement « sur son rapport aux sciences et à la production des savoirs scientifiques »[159].

Immigration en France[modifier | modifier le code]

Didier Raoult critique les restrictions posées par la France aux étudiants et chercheurs étrangers pour l'obtention d'un visa, en faisant valoir qu'« en France, 50 % des thésards sont étrangers. Sans les étrangers, il n’y a plus de science française »[2].

Controverses[modifier | modifier le code]

Interdiction temporaire de publication dans les revues de la Société américaine de microbiologie[modifier | modifier le code]

En 2006, Didier Raoult et quatre de ses co-auteurs sont interdits de publication pendant un an dans les revues de la Société américaine de microbiologie (ASM), comme l'a révélé en 2012 un article à propos de Didier Raoult publié dans la revue Science[160],[161],[8]. La sanction fait suite à un de leurs articles publié en 2006 dans le journal Infection and Immunity (en), qui présentait les mêmes chiffres pour des résultats d'expériences prétendument différentes[160], ce qui caractérise un manquement éthique selon les représentants de l'ASM[160]. En réponse à l'ASM, le deuxième et le dernier auteur[c] plaident une simple erreur et veulent en assumer la pleine responsabilité, expliquant qu'ils n'avaient pas montré l'article aux autres auteurs alors en vacances[160]. L'ASM, non convaincue par les réponses apportées, interdit aux cinq auteurs dont Didier Raoult de publier dans ses revues pendant une année[160]. Didier Raoult fait appel de l’interdiction (sans succès), démissionne du panel éditorial de deux autres revues de l’ASM, annule son adhésion et interdit aux membres de son laboratoire de publier dans les revues de l'ASM[160].

Accusations de harcèlement au sein de son unité[modifier | modifier le code]

Dans une lettre anonyme, datée du et adressée aux comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l'Inserm, du CNRS, et de l'université d'Aix-Marseille, douze ingénieurs et personnels techniques mettent en évidence de graves dysfonctionnements au sein de l'Urmite et de ses unités filles, et dénoncent des conditions de travail déplorables et une situation « insupportable et dégradante ». En outre, ils dénoncent l'absence totale de reconnaissance et de considération, le comportement inapproprié, par des humiliations, altercations verbales et menaces répétées, de certains personnels et directeurs de recherche, l'absence de représentants élus, ainsi que des conditions de travail « en dehors de toutes règles »[162],[163],[164]. Quatre plaintes pour harcèlement ou agression sexuels sont déposées à l'encontre de chercheurs ou d'enseignants de l'Urmite[165],[166].

Didier Raoult nie la présence de tout climat malsain au sein de son unité. D'après lui, ces accusations seraient le résultat d'une minorité de détracteurs, jaloux du succès de l'IHU[162],[167]. En ce qui concerne les accusations de harcèlement et agressions sexuelles, il affirme avoir réglé le problème et dénonce le fait que le CNRS ait voulu rendre justice lui-même en révoquant le chercheur accusé de harcèlement[168],[169],[170].

Après enquête, les CHSCT de l'Inserm, du CNRS, de l'université d'Aix-Marseille, et de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) confirment les faits dénoncés par le personnel de l'unité, mentionnant notamment un harcèlement quotidien de la part de Didier Raoult et de ses collaborateurs, des conditions de travail déplorables, au niveau des amplitudes de travail, des locaux et des rapports hiérarchiques, ainsi que des manquements graves et répétés aux règles de sécurité, pourtant extrêmement strictes en ce qui concerne les agents pathogènes manipulés dans ce genre d'installations[171],[172].

Relations avec les institutions[modifier | modifier le code]

Didier Raoult attribue à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) la perte d'influence de la recherche médicale française dans le monde considérant que « l’Inserm ne finance pas la recherche médicale, mais la recherche à propos de la médecine ». Ses critiques s'accentuent avec la nomination d'Yves Lévy à la tête de l'organisme en 2014. Depuis longtemps Didier Raoult critique l'engagement de fonds colossaux dans la recherche d'un vaccin contre le sida, domaine d'expertise d'Yves Lévy. La nomination d'Agnès Buzyn, épouse d'Yves Lévy, au poste de ministre de la Santé est suivie d'une décision ministérielle le visant à ramener les Instituts hospitalo-universitaires (IHU) dans le giron de l'Inserm tout en divisant leurs crédits par deux, le tout selon les critères demandés par son mari, alimentant le soupçon de conflit d'intérêts. Raoult, très attaché au statut de « fondation » des IHU, est soutenu par le neuroscientifique Richard Frackowiak qui démissionne « avec fracas » le de la présidence du jury international des IHU déclarant : « J'avais vu les liens entre le ministère et l'Inserm. J'ai alors présenté ma démission en défendant le modèle des IHU et les 200 millions qu’on nous prenait. Finalement j’ai obtenu gain de cause car leur position était intenable »[173],[174].

En 2018, les labels de l'Inserm et du CNRS sont retirés aux unités de recherches de Dider Raoult, en raison d'une mauvaise évaluation par le Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES) et d'accusations de harcèlement visant certains chercheurs de l'IHU[8],[56]. Ni Agnès Buzyn, ni Frédérique Vidal ne sont présentes à l'inauguration des nouveaux locaux[168].

Plus généralement, d'après Paris Match, il affiche un large mépris à l'encontre d'une partie de ses confrères et des journalistes[16].

Controverses en rapport avec l'épidémie de Covid-19[modifier | modifier le code]

Minimisation de la pandémie[modifier | modifier le code]

Le , sur la chaîne YouTube de l'IHU, Didier Raoult relativise la portée de la pandémie de maladie à coronavirus en affirmant : « Il y a trois Chinois qui meurent et ça fait une alerte mondiale. L’OMS s’en mêle, on en parle à la télévision et à la radio. Tout cela est fou, il n’y a plus aucune lucidité »[8],[161].

Début février dans le JDD, il persiste : « ce virus n'est pas si méchant, ce n'est pas un meurtrier aveugle. Le taux de mortalité, estimé aujourd'hui aux environs de 2 % c'est-à-dire équivalent à celui de toutes les pneumonies virales présentes à l'hôpital. À l'heure de l'hyperréactivité des réseaux sociaux, les responsables politiques ont peur de ne pas en faire assez, alors ils en font parfois trop »[175],[176]. Il co-signe un article dans l'International Journal of Antimicrobial Agents (de) concluant que « le problème avec le SARS-CoV-2 est probablement surestimé »[177]. L'étude est mise en cause dans une lettre à l'éditeur, publiée dans le même journal[178].

Le , Didier Raoult devient l'un des onze experts choisis pour faire partie du conseil scientifique Covid-19, chargé d'éclairer les décisions à prendre par les autorités pour lutter contre la pandémie en France[179], mais il n'assiste à aucune des séances et annonce le qu'il refuse d'y participer[8],[180],[181], estimant qu'« Il n’y a rien de fiable scientifiquement là-dedans »[182]. Il se positionne rapidement à contre-courant de la politique de faible dépistage et se désolidarise des mesures de confinement prises en France[183], estimant que « confiner des gens infectés, qui ne le savent pas, avec d’autres qui ne le sont pas, c’est une curieuse méthode »[184]. Jugeant que la mortalité due à la maladie est peu significative eu égard à sa faible létalité enregistrée, qui concerne alors dans sa zone géographique (PACA) seulement deux personnes de plus de 87 ans pour cent vingt cas confirmés, il blâme l'intense surmédiatisation du virus sans base scientifique, en comparant ces chiffres à ceux du Diamond Princess[185].

Le 21 mars, au journaliste de La Provence qui l'interroge sur « 627 morts en une journée et 40 000 cas de Covid-19 en Italie, on n'en est plus à la « grippette » dont vous parliez il y a quelques semaines... », il répond « On est passé d'une exagération à une déconnexion. Il y a dans le monde 2,6 millions de morts d'infections respiratoires par an, vous imaginez que les 5 000, 10 000 ou même 100 000 vont changer les statistiques ? (...) Là, on en est à moins de 500 [morts en France]. On va voir si on arrive à en tuer 10 000, mais ça m'étonnerait. »[186],[185]. Le seuil des 10 000 morts est atteint deux semaines après cet interview, le 7 avril, et le chiffre est doublé en une semaine[187].

Le 14 avril 2020, sur la base de la baisse très significative du nombre de cas détectés par l'IHU de Marseille, il évoque la possibilité que l'épidémie disparaisse « dans quelques semaines au printemps, ce qui est assez banal pour une maladie virale respiratoire ». Il renouvelle sa prédiction selon laquelle « cette crise sanitaire ne modifierait pas l'espérance de vie des Français »[188].

Le 5 mai, constatant que parmi tous les patients hospitalisés à l'IHU il y a eu un seul mort de moins de soixante-cinq ans et que le risque de mourir parmi la population n'ayant pas de facteur de risque est très faible, il considère que « tout le délire autour de la gravité monstrueuse de cette maladie est aussi une autre forme de délire déraisonnable »[189].

Le 12 mai, il constate que l'épidémie est « en train de disparaître » à Marseille avec « un seul cas détecté hier malgré le fait qu'on ait testé plus de 1 200 personnes »[190].

Il appelle, le 14 mai, à réfléchir sur le confinement quand une étude espagnole montre que les travailleurs essentiels autorisés à continuer à se rendre sur leur lieu de travail ont été moins infectés que les travailleurs confinés à domicile[191].

Le 2 juin 2020, il annonce que 40 à 70 % de la population était immunisée avant le début de l'épidémie. Cette immunité à la Covid-19 proviendrait des coronavirus épidémiques et serait maximale chez les enfants vivant en collectivité touchés tous les ans par ces coronavirus[192].

Le 16 juin 2020, il réaffirme qu'il est impossible de prédire l'avenir et déclare : « il se peut qu'il y ait un nouveau pic épidémique au moment de la saison hiverna-printanière, il se peut qu'elle disparaisse, ça dépendra de la distribution dans la zone inter-tropicale et du fait qu'il existera des gens qui seront porteurs chroniques ». Le Figaro note la contradiction avec ses propos du 12 mai quand il constatait que l'épidémie était « en train de se terminer » à Marseille et que « nulle part il n'y a de deuxième vague, ou de dos de chameau »[193].

Le 8 août 2020, Didier Raoult estime que dans « sa forme actuelle », s'agissant « presque exclusivement de sujets jeunes », la Covid-19 est « à un niveau de gravité dans la population observée qui est une des plus basses de toutes les infections respiratoires », faisant remarquer que depuis le dernier décès début juin il y a eu 470 cas diagnostiqués à l'IHU soit une mortalité de l'ordre de 0,2%[194].

Le 24 septembre 2020, Didier Raoult reproche au professeur Dominique Rossi, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HM de diffuser des messages alarmistes alors qu'il constate « une stabilisation du nombre de cas diagnostiqués depuis le 6 septembre, avec une diminution régulière du nombre de cas (…) des résidents de Marseille » et indique que l'IHU dispose de 15 lits d'hospitalisation libres en fin de journée[195]. Le lendemain matin, il confirme la baisse des entrées en hospitalisation avec encore « 9 lits disponibles pour les patients Covid »[196]. Dix-neuf chefs de service de l'AP-HM répondent dans La Provence : « Le Pôle des Maladies Infectieuses de l’APHM qui compte 75 lits à l’IHU, sans aucune structure de réanimation ne traite qu'une partie des malades dont l'état ne nécessite pas des prises en charge plus lourdes. En outre il a été, comme lors de la première vague, rapidement dépassé dans ses capacités d'hospitalisation conventionnelle. À ce jour, nous accueillons 180 malades COVID, d’autres services de l’AP-HM ont donc logiquement dû transformer certaines de leurs unités d'hospitalisation en unités dédiées pour prendre en charge des patients atteints de la COVID-19 »[197].

Dans une analyse des raisons de la reprise de l'épidémie à Marseille fin septembre 2020, Le Monde évoque « l'effet Raoult » : ses prises de parole auraient « instillé dans l’esprit d’une partie des Marseillais l’idée que la ville bénéficierait d’une sorte d’immunité, grâce à sa présence et au traitement à l’hydroxychloroquine qu’il prône »[198]. Le 29 octobre le journal Marianne le classe dans le top 7 des médecins « qui auraient mieux fait de se taire sur la Covid »[199].

Prescription et promotion de la chloroquine puis de l'hydroxychloroquine[modifier | modifier le code]

Février 2020 : premières prises de position publiques[modifier | modifier le code]

Raoult annonce la « fin de partie » pour le coronavirus dès le , estimant que la chloroquine (un médicament antipaludéen) est « probablement le traitement le moins cher et le plus simple pour traiter le coronavirus de la Covid-19 »[176],[200],[201]. Sa prise de position[202] fait suite à deux communications chinoises : la première le faisait état d'une grande efficacité in vitro, la seconde le de résultats préliminaires positifs sur une centaine de malades[203]. Elle fait l'objet de nombreuses mises en garde[204], en raison de nombreux échecs à traiter d'autres virus à la suite des résultats in vitro pourtant prometteurs, de l'absence de données cliniques et de contre-indications, effets secondaires, risques de surdosage et problèmes d'interactions médicamenteuses connus[176],[205]. Le , une première étude randomisée chinoise effectuée sur 30 patients ne démontre pas une plus grande efficacité de la chloroquine à faire disparaître la Covid-19 dans un test au septième jour de traitement, par rapport à un traitement classique[206]. Le ministère français de la Santé affirme alors qu’aucune étude rigoureuse, publiée dans une revue internationale à comité de lecture indépendant, ne démontre l’efficacité de la chloroquine pour soigner le coronavirus[207].

Didier Raoult indique avoir reçu des menaces de mort, les et , pour le dissuader de préconiser la chloroquine[208]. Le le parquet de Nantes confirme avoir ouvert une enquête sur l'auteur présumé des appels téléphoniques[209]. Le 22 juillet, on apprend du procureur Pierre Sennès que l'enquête de la police judiciaire est bouclée, les menaces ayant été identifiées comme venant du CHU de Nantes[210]. Le professeur François Raffi, chef du service des maladies infectieuses de Nantes, reconnaît avoir insulté le professeur Raoult et fait l'objet d'une composition pénale le 20 janvier 2021[211],[212]. Il est condamné à 300 € d'amende[213].

Mars 2020 : présentations de premiers résultats contestés[modifier | modifier le code]

Le , il diffuse une vidéo enregistrée devant ses étudiants dans laquelle il annonce les résultats positifs de sa propre étude clinique d'un traitement à base de l'hydroxychloroquine et d’un antibiotique, l'azithromycine[176],[214],[215], qui seront publiés le ,[216].

Dans un premier temps, ni la chloroquine ni l'hydroxychloroquine ne font partie des médicaments testés dans le premier essai clinique national Discovery, annoncé le . La justification alors donnée est le risque d'interaction médicamenteuse avec les traitements de réanimation, les effets secondaires et l'absence de la chloroquine sur la liste des traitements prioritaires recommandés par l’OMS[217]. Néanmoins, le , le ministre français de la santé Olivier Véran, jugeant « prometteurs » les résultats de Didier Raoult et son équipe, donne l'autorisation pour que d'autres équipes entreprennent un essai plus vaste dans « les plus brefs délais »[218].

Le , les résultats préliminaires de l'expérimentation présentée le 16 sont mis en ligne sous le titre « Hydroxychloroquine and Azithromycin as a treatment of COVID-19: preliminary results of an open-label non-randomized clinical trial », sous forme d'une « prépublication » sur le site MedRxiv[219], et quelques jours plus tard dans la revue International Journal of Antimicrobial Agents[220], dont le rédacteur en chef est également l’un des coauteurs de l’étude et un membre de l’IHU, ce qui suscite des critiques de conflit d'intérêts[221],[222].

Des critiques du contenu, principalement axées sur la faiblesse méthodologique de l'étude, sont émises par la communauté scientifique[8],[222],[223],[224],[225],[226],[227], le conseil scientifique Covid-19[228], la société savante (International Society of Antimicrobial Chemotherapy) propriétaire du journal qui a publié l'étude[229],[230], sur le site PubPeer[231], et publiées (mais seulement plusieurs mois plus tard) dans la même revue[232],[233].

Cette étude est aussi accusée d'être non probante voire entachée de fraude[234]. À ce sujet, un groupe de médecins issus de différentes universités internationales mentionne des problèmes avec les données mesurées et restituées : des mesures de PCR manquantes dans le groupe témoin car non effectuées ont été extrapolées pour reconstruire l'évolution quotidienne du groupe[227]. Le 11 avril, la société savante propriétaire du journal (l'International Society of Antimicrobial Chemotherapy) et son éditeur Elsevier déclarent dans un communiqué, qu'il est prématuré de commenter pour le moment, qu'un examen indépendant est en cours pour déterminer si les préoccupations concernant le contenu de la recherche de l'article sont fondées, et qu'en fonction de l'évolution de cette procédure, une correction de l'article pourrait être envisagée[235].

Dans le même esprit et à la suite de la publication de l'étude de mars, les chercheurs Leonid Schneider[236] et Elisabeth Bik[237] accusent Didier Raoult et ses équipes d'avoir publié des études présentant des problèmes de méthodologie et de falsification ou manipulation des données[161],[8].

L'hydroxychloroquine est toutefois bientôt incorporée dans de nombreux essais cliniques[176], y compris l'essai clinique européen Discovery dévoilé par l'INSERM le [238],[239], alors qu'elle en avait été exclue dans un premier temps[240],[241]. La réalisation des essais cliniques est rendue difficile car certains patients veulent être traités à l'hydroxychloroquine. L'inclusion dans les essais risque d'être ralentie par la communication débridée, « réinformer » les patients prenant beaucoup de temps[242],[243].

L'équipe de Raoult annonce le qu'elle proposera à tous les patients infectés un traitement associant l'hydroxychloroquine et l'azithromycine, hors AMM[244],[245]. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande de ne pas utiliser cette molécule dans ce contexte, à l’exception de formes graves hospitalières de la maladie[176]. Le , le ministre français de la Santé annonce qu'il autorise l'usage de l'hydroxychloroquine hors AMM pour la Covid-19 dans ses « formes graves, hospitalières, sur décision collégiale des médecins et sous surveillance stricte » (autorisation effective le [246],[247]). Elle reste déconseillée dans les autres cas, dans l'attente de preuves de son efficacité[248]. Selon la Revue des médias de l'INA, les médias et les réseaux sociaux diffusent très largement la nouvelle[65].

Le , il publie sur le site de l’IHU les résultats de sa nouvelle étude sur l'effet de l'association hydroxychloroquine + azithromycine sur 80 patients présentant des symptômes légers, étude qui selon lui démontre l'efficacité du protocole[249],[250]. L'étude est rapidement critiquée, d'une part parce que la majorité des patients se remettraient de la maladie avec ou sans traitement, d'autre part parce qu’elle ne comporte pas de comparaison avec un groupe de contrôle[223],[239],[251] (sans lequel il n'est pas possible de conclure sur les effets du traitement), puis du fait de soupçons de contournement de la réglementation sur l'éthique médicale[252],[253].

Cette étude est ensuite publiée par la revue Travel Medicine and Infectious Disease le 11 avril, revue dont le rédacteur en chef adjoint est un membre de l’IHU et le premier auteur de l'étude en question, ce qui suscite à nouveau des critiques de conflit d'intérêts[221].

Le 30 mars, la revue médicale indépendante Prescrire, se basant sur un petit test randomisé effectué en Chine durant le mois de février et sur la première étude du professeur Raoult, signale que l'hydroxychloroquine pourrait aggraver la Covid-19[254].

Le 13 juillet, la revue International Journal of Antimicrobial Agents publie la relecture additionnelle par les pairs qu'elle avait engagée à la suite des vives critiques sur l'étude de l'équipe de Didier Raoult publiée le 20 mars[220]. Cette relecture additionnelle effectuée par Frits Rosendaal (nl)[255] estime dans son résumé que « cette étude souffre de lacunes méthodologiques majeures qui la rendent presque entièrement non informative et que le ton du rapport, en présentant cela comme une preuve d'un effet de l'hydroxychloroquine et même en recommandant son utilisation, est non seulement non fondé, mais, étant donné la demande désespérée d'un traitement de la Covid-19, couplée avec les effets potentiellement graves de l'hydroxychloroquine, totalement irresponsable ». Cependant, à rebours de cet avis indépendant, le journal décide de ne pas rétracter l'article[256],[233].

Avril 2020 : présentation d'une troisième étude[modifier | modifier le code]

Didier Raoult affiche le 9 avril sur le site de l'IHU les premiers résultats (résumé et un tableau de données)[257],[258] de sa troisième étude effectuée sans groupe contrôle, portant sur de nouveaux patients présentant très majoritairement un état clinique encore peu sévère au début du traitement qui a lieu avec un délai médian de cinq jours après le début des symptômes. Les données présentées portent sur 1 061 patients ayant suivi le traitement pendant au moins trois jours. Il dévoile la primeur des résultats au président Emmanuel Macron, qui a fait le déplacement à Marseille. Au bout de dix jours de traitement, 91,7 % des patients (sur les 1 061 retenus) n'excrètent plus de virus et ne présentent plus de symptômes cliniques, ce que divers journaux (dont Les Échos[259], Valeurs actuelles[260], Sputnik France[261]) interprètent comme un taux d'efficacité de 91,7 % pour le traitement administré ; aucune toxicité cardiaque n'est observée ; 0,47 % des patients sont morts, tous âgés de 71 à 95 ans[262],[259],[71],[73]. À la date de publication de l'étude, 98 % des 1 061 patients suivis sont guéris, et seuls seize patients sont encore hospitalisés. Les critères d'inclusion dans l'étude sont d'avoir été traité au moins trois jours à l'hydroxychloroquine et à l'azithromycine avec un début de traitement entre le 3 et le et ne pas avoir été pris en compte par une étude précédente. Le nombre et le sort des patients testés positifs sur le site, mais exclus ou sortis prématurément du traitement pour des raisons médicales ou autres n'est pas documenté. Compte-tenu des données manquantes, dont on ne sait quand elles seront publiées, pour un chercheur du CNRS l'étude « ne peut pas permettre de conclure quoi que ce soit, que le médicament testé soit efficace ou pas », tandis pour d'autres les méthodes de recrutement et l'absence de groupe de contrôle font que l'étude n'est pas jugée sérieuse[263]. Christine Rouzioux, spécialiste en virologie ajoute qu'« il y a un pourcentage de guérison quasi identique à ce qui est décrit dans l'histoire naturelle de la maladie »[263]. Les résultats complets sont mis en ligne sur le site de l'IHU le , mais selon Le Monde, « l’interprétation bute sur l’impossibilité de comparer cette cohorte à un groupe témoin »[264].

Entre le 27 mars et le 9 avril 2020, 43 cas de troubles cardiaques chez des patients prenant de l'hydroxychloroquine, dont quatre décès, ont été répertoriés en France[265], et ce nombre d'alertes passe à 83 entre le 27 mars et le [264],[266]. Le Monde note que « la plupart des déclarations concernent un patient traité par hydroxychloroquine ou chloroquine, ce médicament étant associé dans environ la moitié des cas à l’azithromycine »[264]. Selon la responsable du centre régional de pharmacovigilance chargé de la surveillance nationale des effets indésirables cardiaques des médicaments évalués dans l’infection au nouveau coronavirus, ces chiffres pourraient être « la partie visible d'un iceberg », 95 % des anomalies liées à la prise d'un traitement n'étant jamais déclarées[265]. Le 21 avril, la revue Science compile les données disponibles sur la toxicité de l'hydrocychloroquine, et relève qu'une étude de dossiers médicaux de 900 000 patients, non validée par les pairs, « pré-publiée » sur le site MedRxiv[267], conclut que l'ajout de l'azithromycine à l'hydroxychloroquine augmente les risques cardiaques[268].

Le 19 mai 2020, Didier Raoult parle d’une « hallucination collective des médias » contre l’hydroxychloroquine et pointe du doigt le rôle « d’un certain nombre de responsables », dont le directeur de l’ANSM Dominique Martin « qui a fait prendre des décisions totalement déraisonnables », le président du Haut Conseil de la santé publique Franck Chauvin et le président du Conseil national de l'Ordre des médecins Patrick Bouet. Il salue par contre leurs prédécesseurs, Roger Salamon au HCSP et Dominique Maraninchi à l'ANSM[269]. Selon lui, l'hydroxychloroquine, « ça doit être préventif de la folie, car ceux qui ne veulent pas en prendre deviennent fous »[270].

Une étude faisant état d’une dangerosité de l’hydroxychloroquine paraît dans The Lancet le 22 mai 2020, ce qui entraîne l'interdiction du médicament par l'OMS, le 25 mai, et par la France, le 27 mai, dans le cadre des traitements contre la Covid-19. Cependant, plusieurs dizaines de scientifiques, dont le professeur Nicholas White, écrivent une lettre ouverte pour exprimer leurs inquiétudes sur la méthodologie et l'intégrité des données de l'étude. Pour Didier Raoult, ce sont « des gens qui font du « big data », qui est une espèce de fantaisie complètement délirante qui prend des données dont on ne connaît pas la qualité, qui mélange tout, qui mélange des traitements dont on ne connaît pas la dose donnée » ; il affirme que l’étude a été menée « par des gens qui n'ont pas vu de patients »[271]. Début juin 2020, l'article du Lancet est critiqué[272], puis très vite rétracté[273], et les essais de l'hydroxychloroquine par l'OMS reprennent[274].

Le 27 mai 2020, Didier Raoult diffuse le résumé de sa propre étude comparative rétrospective, portant sur 3 737 patients atteints de la Covid-19 traités à l'IHU de Marseille, selon lui « la plus grande cohorte suivie dans un seul et même centre dans le monde ». Il conclut qu'« un diagnostic précoce, un isolement précoce et un traitement précoce avec au moins trois jours d'hydroxychloroquine-azithromycine (HCQ-AZ) permettent d'obtenir un résultat clinique et une contagiosité nettement meilleurs chez les patients atteints de Covid-19 que les autres traitements »[275].

Quelques jours plus tard, Peter Horby et Martin Landray de l'Université d'Oxford, directeurs de l'essai randomisé contrôlé anglais Recovery, estiment que l’hydroxychloroquine n’a aucun effet bénéfique et aucun effet toxique sur les patients hospitalisés pour Covid-19[276],[277].

Le 17 juin, s'appuyant sur les résultats des essais Solidarity/Discovery et Recovery, l'OMS décide l'arrêt définitif du bras testant l'hydroxychloroquine dans l'essai Solidarity[278].

Le 24 juillet 2020, la revue médicale indépendante Prescrire dresse le bilan de plusieurs essais contrôlés randomisés et conclut à l'absence d'efficacité, à tous les stades de la maladie, y compris dans les formes légères à modérées[279].

Une étude réalisée par des chercheurs du Henry Ford Health System et publiée au Journal of Infectious Diseases (Michigan) en suggère que l'administration précoce d'hydroxychloroquine réduirait significativement le taux de mortalité des patients hospitalisés, faisant état d'une « réduction du rapport de risque de 66 % » par rapport à une absence de traitement[280]. L'épidémiologiste Harvey Risch affirme alors qu’une généralisation de son utilisation pourrait sauver de 75 000 à 100 000 vies[280]. Cependant, le 31 juillet 2020, lors d'une audition par la Chambre des Représentants des États-Unis, le Docteur Anthony Fauci, responsable de la cellule de crise Covid-19 de la Maison-Blanche, déclare que cette étude est « défectueuse », souffrant de nombreux biais dont l'absence de comparaison avec un placebo et le fait que les patients traités avaient aussi reçu des corticoïdes qui, eux, ont montré des avantages pour les patients gravement malades, et qu'à ce stade aucune étude contrôlée randomisée contre placebo n'a démontré l'efficacité de l'hydroxychloroquine[281].

Critiques des prises de position de Didier Raoult sur l'hydroxychloroquine[modifier | modifier le code]

Les prises de positions de Didier Raoult sur les bénéfices allégués de l'hydroxychloroquine prend la dimension d’une polémique internationale, ce qui entretient énormément de confusion sur les faits réels, et entrave la réalisation des essais cliniques[282],[283].

L'emballement qui suit l'annonce par Didier Raoult que l'hydroxychloroquine est un traitement de la COVID-19 est comparé par plusieurs médecins et journalistes à l'affaire de la ciclosporine en 1985, dans le contexte de l'épidémie de sida[284],[285],[286],[287].

Le 22 mars, le journaliste scientifique Florian Gouthière dénonce en outre « un traitement médiatique absurde, et une starification complètement irresponsable »[222], dénonçant le manque d'esprit critique de nombreux acteurs médiatiques quant à ces annonces. Fin mars, Rony Brauman, directeur d'études et ancien président de Médecins sans frontières, considère que « la façon dont Didier Raoult a présenté la chloroquine comme un médicament miracle appartient plus à un prophète qu'à un spécialiste de santé. […] Didier Raoult a un passé de chercheur sérieux, mais son personnage de génie autoproclamé n'incite pas à la confiance. Quant à la validité de son essai, elle a été très précisément analysée »[288]. A cette même date, le journaliste scientifique Nicolas Martin, explique que l'absence de considération de la méthode scientifique par Didier Raoult n’est pas qu’une simple question de procédure : « Dans l’esprit collectif, beaucoup semblent croire que ce sont juste des scientifiques et des journalistes scientifiques qui râlent alors qu’il y a des résultats positifs : mais non, il n’y a pas de résultats positifs que l’on peut attester. L’étude ne respecte aucune méthode, alors c’est comme construire un mur sans ciment, si on s’appuie dessus, il s’écroule »[289].

Selon une analyse du médecin Maxence Ouafik, publiée début avril par la Société scientifique de médecine générale (association belge), les deux premières études sont entachées de manquements tels qu'elles ne permettent pas de conclure quant à l'efficacité des traitements proposés[290]. Ces manquements sont des erreurs de conception, de méthodologie et d'analyse, dont la plupart « auraient pu être évitées sans prendre significativement plus de temps »[290].

Le 27 avril, le médecin David Gorski, rédacteur en chef du site américain Science-Based Medicine (en), qualifie la première étude de Didier Raoult d'« en tous points exécrable et peut-être même frauduleuse », et sa mise à jour ainsi que la seconde étude de « souffrant exactement des mêmes défauts »[291],[292]. Il ajoute que, « pendant ce temps, les études provenant de toute autre source que le groupe de Raoult s'accumulaient et suggéraient fortement que ni l'hydroxychloroquine ni la combinaison hydroxychloroquine-azithromycine ne montraient une activité détectable contre la Covid-19 mais avaient des effets toxiques »[291],[292].

En Afrique, le Sénégal, le Burkina Faso, le Maroc et l'Algérie adoptent un traitement à base de chloroquine, celle-ci étant déjà largement utilisée sur le continent en tant qu'antipaludéen. Le professeur Moussa Seydi, du CHNU de Fann, administre de la chloroquine aux 100 premiers patients testés positifs à la Covid-19 au Sénégal, et exprime son intérêt pour le traitement de Didier Raoult dès le 19 mars[2]. Cependant, un collège de treize médecins, dont huit Africains, publie le 22 avril, dans la revue American Journal of Tropical Medicine and Hygiene (en), une mise en garde contre une utilisation inappropriée, généralisée ou en automédication de l’association hydroxychloroquine-azithromycine en Afrique subsaharienne, expliquant que ce traitement interfère avec ceux de la malaria, de la tuberculose et du VIH, trois fléaux de santé publique spécifiques à l’Afrique[293],[294].

Pour le professeur Christian Perronne, chef du service infectiologie de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (mais figure publique controversée du fait de ses positions sur la maladie de Lyme), « il est consternant de constater que dans la médecine actuelle la démarche empirique puisse être méprisée, sous prétexte qu'on n'ait pas recouru à des tests en randomisation avec tirage au sort »[295]. Certains médecins, comme l’ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy[296] (membre du conseil d'administration de l'IHU Méditerranée Infection[297]) ou le chef de service des urgences de l'hôpital européen Georges-Pompidou, Philippe Juvin[298], apportent leur soutien à Didier Raoult, notamment dans une pétition intitulée « Ne perdons plus de temps », signée le par de nombreuses personnalités[299],[63] et une semaine plus tard par plus de 462 000 personnes[300], et dans une tribune le 6 avril 2020 recommandant « d’appliquer le traitement » dès l’apparition des premiers symptômes du coronavirus[301], et demandent la généralisation de l'utilisation du Plaquenil par l'ensemble des médecins hospitaliers et libéraux.

Réactions politiques[modifier | modifier le code]

Le , Donald Trump déclare qu'il a « approuvé » le recours à l'hydroxychloroquine qui a, selon lui, « montré des résultats préliminaires très encourageants » pour lutter contre la Covid-19[302]. Selon toute vraisemblance, il fait référence et a été influencé par les travaux de Didier Raoult[303],[304]. Il est immédiatement tempéré par la FDA, qui souhaite prendre plus de temps pour évaluer ce traitement et lancer « un essai clinique étendu »[305],[306], mais autorise le la prescription hospitalière de chloroquine et d'hydroxychloroquine en se basant sur les données françaises, qu'elle qualifie d'« anecdotiques »[223].

Le 21 avril 2020, un panel d'experts, convoqué par l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses membre du NIH, déconseille aux docteurs américains de prescrire la combinaison hydroxychloroquine/azithromycine du fait de toxicités potentielles, et conclut qu'il n'y a pas assez de preuve pour promouvoir un traitement : « en dehors des soins de soutien, rien ne marche très bien »[307].

Une étude américaine concluant à une plus forte létalité chez des patients traités à l'hydroxychloroquine, est pré-publiée le même jour, et relayée par Elisabeth Bik. Didier Raoult parle d’une étude biaisée « plus proche de la fraude scientifique que d'une analyse raisonnable ». Le Figaro et des scientifiques soulignent que le texte n'a pas été évalué, que l’examen des dossiers médicaments a été fait a posteriori avec des patients dont le traitement a déjà été administré, que d’importantes corrections ont dû être apportées ou encore que 10 % des patients ont reçu le traitement après intubation[308].

Avril et mai 2020 : accusations de contournement de la législation sur l'éthique médicale[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2020, Le Quotidien du médecin annonce que l'ANSM a demandé des explications à Didier Raoult et son équipe sur sa deuxième étude, qualifiée d'étude observationnelle portant sur 80 patients traités avec la combinaison hydroxychloroquine/azithromycine. Cette étude a été autorisée par le comité d'éthique de l'IHU, mais n'a reçu d'autorisation ni de l'ANSM[309] ni d'un comité de protection des personnes[252],[253]. S'il s'agit simplement d’une étude rétrospective sur données, il n'y a pas d'obligations légales. Par contre, s'il s'agit d'un essai clinique, celui-ci ne respecte pas les obligations légales d'autorisation auprès de l'ANSM via le CPP définies par la loi sur les recherches sur la personne humaine[310],[311]. Le sujet est débattu par plusieurs chercheurs[312] avant d'être portée par les médias.

L'auteur de cette loi, Olivier Jardé, lui-même signataire de la pétition « Ne perdons plus de temps », estime pourtant que l'utilisation de la chloroquine en milieu hospitalier ne pose pas de problème légal[313].

Le 26 mai, le quotidien Libération révèle qu'une demande d'autorisation pour une étude a bien été sollicitée, mais annulée par l'IHU Méditerranée Infection quelques jours avant la publication d'une étude analogue[252],[253]. L'enquête précise que l'examen de la demande, finalisée, s'est révélée négative. Quelques jours plus tard, Le Canard enchaîné révèle à son tour qu'une instruction judiciaire est en cours sur ce dossier[314]. Le directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament, qui a diligenté sa propre enquête[315] et estimé que l'étude n'est « pas conforme aux exigences légales », a confié la suite des investigations au Conseil national de l'Ordre des médecins[316].

Juin et septembre 2020 : auditions lors de la commission d'enquête COVID-19[modifier | modifier le code]

Le 24 juin, au cours de son audition devant la commission d’enquête parlementaire[317] sur la gestion de la pandémie à l’Assemblée nationale, Didier Raoult critique la gestion de la crise sanitaire en France et défend la réautorisation au plus tôt de la prescription d'hydroxychloroquine et d'azithromycine[318],[319],[186]. Certaines de ces déclarations sous serment sont qualifiées de « faux témoignage » par le Directeur général de l'AP-HP Martin Hirsch, mais le taux de mortalité de 43 % en réanimation concernant l'AP-HP est attesté par le registre REVA (Réseau européen de recherche en ventilation artificielle)[320]. Le conseil scientifique et la HAS qualifient d'« infamants et dépourvus de fondements » les propos de Didier Raoult, et, pour ce qui est des accusations de conflits d'intérêt, relevant de la « calomnie »[321]. Le 29 juillet 2020, Didier Raoult porte plainte pour dénonciation calomnieuse contre Martin Hirsch devant le procureur de la République de Paris[322],[323].

Devant le Sénat le , il refuse la confrontation avec Yazdan Yazdanpanah et Dominique Costagliola (qui a affirmé au Sénat que les études conduites par Didier Raoult à l'IHU souffraient de biais majeurs)[324] estimant au-dessus de ses forces de discuter avec des gens qui l'insultent[325]. Bernard Jomier du PRG après avoir affirmé sur l'hydroxychloroquine que « dans le monde entier, ce traitement n’est plus utilisé » lui demande si cela signifie « que le monde entier est dans l'erreur ». Didier Raoult réfute toutes les affirmations du sénateur et conclut : « Vous émettez une opinion scientifique, et vous voyez, je ne suis pas d’accord. Que chacun fasse son métier et les vaches seront bien gardées. Le temps triera à la fin, on verra bien ». S'appuyant sur un tableau publié sur les réseaux sociaux par Nathan Peiffer-Smadja, le sénateur cite une liste de pays où les autorités de santé déconseillent l'hydroxychloroquine. Didier Raoult conteste cette liste déclarant que dans un tiers des états des États-Unis l'hydroxychloroquine est recommandée[326].

Juin 2020 : une nouvelle étude contestée[modifier | modifier le code]

Le 4 juin, une méta-analyse portant sur une vingtaine d'études incluant un total de plus de 100 000 patients dans 9 pays est publiée par l'équipe du professeur Raoult. Dans ce document, l'équipe insiste sur le dosage, qui doit rester faible, ainsi que sur le fait qu'il faut administrer le médicament tôt dans l'évolution de la maladie. Les résultats annoncés évoquent une réduction de la mortalité par 3[327].

Le 25 juin, l'équipe de Didier Raoult publie dans le journal Travel Medicine and Infectious Disease une étude rétrospective[328],[329] précédemment refusée par The Lancet, qui l'amène à conclure que « au moins trois jours d’administration d’hydroxychloroquine et d’azithromycine conduisent à des résultats cliniques significativement améliorés et à une baisse de la charge virale plus rapide qu’avec d’autres traitements ».

Selon le journal Le Monde, l'étude du 25 juin ne convainc pas nombre d’épidémiologistes. Le journal cite, par exemple, Anton Pottegard, professeur de pharmacoépidémiologie à l'Université du Danemark du Sud, qui a récemment contribué à définir des directives approuvées par la Société internationale de pharmacoépidémiologie (en) concernant les études liées à la Covid-19, et qui pointe des problèmes méthodologiques qui font que l'étude est « 100 % inutile pour guider la pratique clinique », et illustre à nouveau la « faillite complète du système de relecture par les pairs ». Est aussi citée Dominique Costagliola, directrice adjointe de l'Institut Pierre-Louis d'épidémiologie et de santé publique (à Sorbonne Université, Inserm) et membre du consortium REACTing, pour laquelle ce travail est « nul de chez nul », les patients ayant reçu le « protocole Raoult » étant en moyenne plus jeunes, moins sujets à des maladies chroniques ou présentant des symptômes et des atteintes pulmonaires moins sévères[330].

En juin 2020, à la suite de révélations du site Mediapart[331], l'historien et sociologue des sciences Yves Gingras et son subordonné le chercheur postdoctoral en science, technologie et société Mahdi Khelfaoui de l'université du Québec à Montréal (UQAM) affirment que Didier Raoult a cosigné 234 études scientifiques dans la seule revue New Microbes and New Infections (et un total de 337 pour l'équipe marseillaise, soit un tiers de tous les articles publiés par le journal[332]), alors que la très grande majorité du comité éditorial de la revue est composé de proches collègues et de subalternes de Raoult (5 chercheurs de Marseille pour 15 membres), laissant planer le doute quant à la validité de ces publications[333].

Début juillet 2020, la Société de pathologie infectieuse porte plainte contre Didier Raoult devant le conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône, lui reprochant d'avoir enfreint neuf articles du Code de déontologie de la profession, dont la promotion d’un traitement dont l’efficacité n’a pas été démontrée, la diffusion de fausses informations, des manquements au devoir de confraternité, la réalisation d’essais cliniques hors du cadre légal, etc.[334],[335],[336].

Le 16 juillet, un membre de l'IHU déclare : « Dans cette stratégie, il y a la proposition d’un dépistage précoce, d’un traitement précoce dont on pense qu’il est efficace sur le virus. C’est basé sur des données in vitro, c’est-à-dire dans le tube, et sur des données cliniques avec des études qui confirment son efficacité dans notre centre sur 3 700 patients, et deux études américaines récemment publiées »[337].

Le , l'ancien directeur de recherche à l'INSERM Axel Kahn porte sur Didier Raoult un jugement sévère : « C'est un scientifique de haute volée, directeur de l'un des six IHU français, les perles de la recherche hospitalo-universitaire, doté d'un budget de l'ordre de 120 millions d'euros par an, on attendait de lui de la belle science, robuste, contrôlée. Pas des publications hebdomadaires à grand succès sur YouTube, la mobilisation sur un tel sujet d'un invraisemblable mouvement d'opinion qui restera dans les annales, des articles bâclés dans des revues maison. Ils ont failli, déconsidéré la recherche hospitalo-universitaire française, effroyablement compliqué la recherche clinique dans le monde entier. »[232].

Novembre 2020 : nouvelle étude en EHPAD[modifier | modifier le code]

Le , l'équipe du professeur Raoult publie une étude concernant le soin des résidents des EHPAD à Marseille, qui suggère que le traitement hydroxychloroquine/azithromycine réduit fortement la mortalité[338]. Le 27 novembre, une étude publiée dans European Geriatric Medicine arrive à la même conclusion[339].

Interviewé le 8 novembre, l'ancien ministre de la Santé et médecin Philippe Douste-Blazy apporte son soutien au professeur Raoult, expliquant que la mortalité de 1 % fait de la crise de la Covid-19 une « petite épidémie ». Il affirme qu'« il n'y a pas une seule personne au monde qui remet en cause le niveau scientifique exceptionnel - en infectiologie, en virologie, en bactériologie, en médecine - de Didier Raoult. » Il explique que « l'hydroxychloroquine permet de diminuer la charge virale, pour les cas précoces », et « ne sert à rien dans les phases tardives. »[340].

Octobre - novembre 2020 : judiciarisation du conflit[modifier | modifier le code]

Le 22 octobre 2020, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé refuse la « recommandation temporaire d’utilisation » de l'hydroxychloroquine pour le traitement de la Covid-19, demandée par les docteurs Philippe Brouqui et Didier Raoult dans une lettre du 3 août 2020[341]. Didier Raoult mandate l'avocat Fabrice Di Vizio pour contester cette décision auprès du Conseil d'État et pour porter plainte « pour mise en danger de la vie d'autrui » contre l'ANSM et son directeur Dominique Martin, leur reprochant de favoriser l'antiviral remdesivir[342].

Le 12 novembre, à la suite des signalements et de la plainte déposée auprès de l’Ordre des médecins au mois de juillet par la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf), le conseil départemental de l’Ordre des médecins porte plainte auprès de la chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins de Paca contre Didier Raoult[343],[344],[345],[346]. Celui-ci porte plainte en retour contre le vice-président du conseil départemental de l'Ordre des médecins chargé de la déontologie, pour « non-confraternité »[347]. Début décembre 2020, le conseil national de l’Ordre des médecins porte plainte contre six médecins, dont Didier Raoult, Christian Perronne et Henri Joyeux[348],[349].

Le 20 novembre 2020, Didier Raoult porte plainte pour diffamation contre le professeur Jean-Paul Stahl, ancien président de la Société de pathologie infectieuse de langue française, celui-ci l'ayant publiquement accusé d'avoir « bidonné » son étude sur l'hydroxychloroquine[350].

Le 24 novembre 2020, le parquet classe sans suite la plainte sur les essais cliniques de Didier Raoult[351]. En retour, Didier Raoult porte plainte pour dénonciation calomnieuse contre Karim Ibazaten avec l'espoir que la « plainte découlera sur des investigations à même de déceler les potentielles relations et intérêts que ce docteur aurait pu avoir avec l’industrie pharmaceutique »[352].

Publications scientifiques et ouvrages[modifier | modifier le code]

Nombre de publications scientifiques et taux de citations[modifier | modifier le code]

Didier Raoult est un fervent défenseur de la bibliométrie, dont il explique qu'elle permet de rationaliser la compétition entre les savants grâce à des algorithmes qui évaluent les chercheurs en quantifiant leurs publications et l'impact de celles-ci[101],[353]. Selon l'analyse du journaliste Benoit Gilles de Marsactu, il l'utilise comme un moyen de construire sa réputation et ses réseaux, en s'appuyant sur une stratégie de publication destinée à le placer au premier rang[353]. Didier Raoult a co-signé de très nombreux articles (entre 2 000 et 3 000 jusqu'en 2020, selon les estimations par Le Point[354] et Marsactu[101] à partir de la base de donnée PubMed, 2018 articles entre 1979 et 2018 selon l'interrogation par Le Monde de la base de donnée SCOPUS[355]), certains dans des revues très prestigieuses, mais l'immense majorité dans des revues à faible impact[101],[56]. Des centaines de ses articles sont publiés dans des revues éditées par ses propres collaborateurs[8],[56],[354] : Le Point donne à ce sujet l'exemple de la revue « New Microbes and New Infections », dont l'éditeur en chef Michel Drancourt travaille depuis 35 ans avec Didier Raoult, et dont 230 articles, soit un tiers de toute la production du journal, sont signés par Didier Raoult[354],[356],[355],[332]. Selon Scott Sayare, du New York Times Magazine, Raoult est réputé être un travailleur infatigable, mais atteint aussi son taux extraordinaire de publications et citations en associant son nom à presque tous les articles publiés par son institut[357].

L'indice h De Didier Raoult sur Google Scholar est de 185, et de 120 sur Web of Science (soit le double de celui d'Albert Einstein). Cependant, au moins 25 % des citations de Didier Raoult sont des auto-citations, et ce chiffre ne prend pas en compte les citations faites par d'autres membres de son unité[358]. Par ailleurs, son article le plus cité, et de très loin, est son article sur l'usage de l'hydroxychloroquine sur la COVID-19, article cité essentiellement par des chercheurs qui en réfutent les conclusions[réf. nécessaire].

En 2008, il est classé parmi les dix premiers chercheurs français par la revue Nature en termes de nombre de publications comme de citations reprenant ses travaux[31]. Par ailleurs, selon la source ISI Web of Knowledge, Didier Raoult est un des chercheurs qui publient le plus en France[45]. En , sur Google Scholar Citations, il cumule plus de 150 000 citations et un indice h de 175[359]. En 2015, il figure dans le classement des 1 000 chercheurs les plus cités au monde (dont 69 Français)[44], « Highly Cited Researchers » de Clarivate Analytics (anciennement publiée par Thomson Reuters)[360], qui répertorie les chercheurs qui influencent le plus la recherche dans leurs domaines, et dont les publications sont parmi les 1 % des plus citées dans les revues académiques. En 2017, il y apparaît comme l'un des 99 microbiologistes mondiaux et l'un des 73 scientifiques français les plus cités[361],[362]. Il fait également partie de la liste des 400 auteurs les plus cités du domaine biomédical[363]. Selon l'analyse des publications de 2007 à 2013, par Kathleen Gransalke, pour Labtimes en février 2017, Didier Raoult apparaît au sommet du classement européen avec 18 128 citations[364]. Le Monde note cependant que Didier Raoult cite beaucoup ses propres articles (il est « dans les 8 534 auteurs les plus adeptes de cette pratique dans le monde »), ce qui « gonfle ainsi ses scores »[355].

Ce nombre élevé de publications est important pour le financement de l'AP-HM[354],[355] : le système d’interrogation de gestion, d’analyse des publications scientifiques (Sigaps) lie la dotation annuelle de chaque IHU au nombre de publications de ses chercheurs et praticiens[101],[365],[56]. En 2018, Didier Raoult expliquait : « Je rapporte au moins onze millions d’euros par an à l’AP-HM »[101]. Selon Le Point, chacun des quarante articles « signés par Didier Raoult dans le « International Journal Antimicrob Agents », dont l'éditeur en chef travaille au sein de son IHU, a ainsi rapporté de 3 600 euros à 14 400 euros par an à l'AP-HM »[354]. Didier Raoult reconnait avoir « menacé de faire la grève des signatures » des articles pour obtenir son institut quand il ne disposait que d'un pôle dédié aux maladies infectieuses[366],[354],[355].

À partir de 2013, il est également affilié à l'Université du roi Abdulaziz de Djeddah (Arabie saoudite)[367],[368], connue pour offrir des postes lucratifs sans présence physique à des chercheurs étrangers hautement cités, afin d'augmenter son taux de citations institutionnelles[369].[pertinence contestée]

Rapport[modifier | modifier le code]

À la demande du ministre de la Santé, Jean-François Mattei, il rédige un rapport, publié en juillet 2003, visant à élaborer un plan d’action en cas d’attaque bioterroriste ou de retour d’épidémies[370]. Selon celui-ci, la France n'est pas préparée « à un problème d'épidémie massive »[371].

Livres publiés[modifier | modifier le code]

  • (en) avec Kazar J, Rickettsiae and Rickettsial diseases. Slovak Academy of Sciences ed. Publishing House of the Slovak Academy of Sciences, 1991
  • Collectif (Argenson JN, Aubaniac JM, Curvale G, Groulier P, Drancourt M, Raoult D), L'Infection ostéoarticulaire sur prothèse - Prévention, Diagnostic, Traitement. 1992
  • (en) Antimicrobial Agents and Intracellular Parasites. Boca Raton: CRC Press Book, 1993
  • Jean-Louis Mège, Didier Raoult et Jean-Pierre Revillard, Immunité et infection : concepts immunopathologiques et perspectives thérapeutiques, Paris, Arnette, , XII-448 p. (ISBN 2-7184-0855-3, notice BnF no FRBNF36698987).
  • Didier Raoult (dir.), Maîtrise de la prescription des antibiotiques dans les hôpitaux, Paris, Elsevier, , 82 p. (ISBN 2-84299-084-6, notice BnF no FRBNF37003796)
  • Dictionnaire de maladies infectieuses : diagnostic, épidémiologie, répartition géographique, taxonomie, symptomatologie, Paris, Editions scientifiques et médicales Elsevier, , 1162 p. (ISBN 978-2-84299-036-7, notice BnF no FRBNF38439044, lire en ligne)
  • Didier Raoult et Philippe Brouqui, Les rickettsioses, Paris, Elsevier, , 190 p. (ISBN 2-84299-064-1, notice BnF no FRBNF37002841, lire en ligne)
  • (en) Collectif: Yu VL, Merigan TC, Barriere SL, et al. Antimicrobial Therapy and Vaccines. Williams & Wilkins, 1998
  • Une ambition pour la recherche française, Paris, Association des amis de Jacques Chirac, coll. « Les Notes de l'Association des amis de Jacques Chirac », , 33 p. (ISBN 2-9513375-4-X, notice BnF no FRBNF37083883).
  • (en) Didier Raoult et Richard Tilton, Dictionary of infectious diseases : diagnosis, epidemiology, geographic distribution, taxonomy, symptomatology, Paris, Elsevier, , 1126 p. (ISBN 2-84299-146-X, notice BnF no FRBNF37563461).
  • Les nouvelles maladies infectieuses, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », , 127 p. (ISBN 2-13-050256-3, notice BnF no FRBNF37051672).
  • (en) Didier Raoult (éd.) et Philippe Brouqui (éd.), Rickettsiae and rickettsial diseases at the turn of the third millenium, Paris, Elsevier, , 455 p. (ISBN 2-84299-138-9, notice BnF no FRBNF37045180).
  • Didier Raoult (dir.), Jean-Pierre Nigoghossian (dir.) et André Cartapanis (dir.), L'Université de la Méditerranée face aux défis du troisième millénaire, Paris, Economica, , XIV-259 p. (ISBN 2-7178-3907-0, notice BnF no FRBNF37079203).
  • Didier Raoult et Frédérique Bonneau (préf. Jean-Claude Gaudin), Le sport à Marseille, Marseille, Mairie de Marseille, , 242 p. (notice BnF no FRBNF37703433).
  • (en) Collectif: Yu VL, Weber R, Raoult D. Antimicrobial Therapy and Vaccine. 2e éd. New York: Apple Trees Production, LLC, 2002
  • (en) Collectif: Hechemy KE, Avsic-Zupanc T, Childs JE, Raoult DA. Rickettsiology - present and Future Directions. Annals of the New York Academy of Sciences éd. United States of America: K-M Research/PCP, 2003
  • (en) Collectif: Hechemy KE, Oteo JA, Raoult DA, Silverman DJ, Blanco JR. Rickettsioses - From Genome to proteome, Pathobiology, and Rickettsiae as an International Threat. Annals of the New York Academy of Sciences éd. New York : GYAT/PCP, 2005
  • Les nouveaux risques infectieux : SRAS, grippe aviaire, et après ?, Paris, Ligne de repères, , 271 p. (ISBN 2-915752-09-5, notice BnF no FRBNF40083574).
  • (en) Collectif : Hechemy KE, Oteo JA, Raoult DA, Silverman DJ, Blanco JR. Century of Rickettsiology - Emerging, reemerging Rickettsioses, Molecular Diagnostics, and Emerging Veterinary Rickettsioses. Annals of the New York Academy of Sciences ed. Boston, USA: Blackwell Publishing, 2006
  • (en) avec Parola P. Rickettsial Diseases. New York: Informa Healthcare USA, Inc, 2007
  • (en) Didier Raoult et Michel Drancourt, Paleomicrobiology : past human infections, Berlin, Springer,, (ISBN 9783540758556, notice BnF no FRBNF44695991).
  • Didier Raoult et Véronique Dupont, Dépasser Darwin, Paris, Plon, , 164 p. (ISBN 978-2-259-21114-7, notice BnF no FRBNF42302751)[372].
  • Grippe aviaire, SRAS : vivre avec les nouveaux risques infectieux, 2012, Ebook Kindle, Amazon.
  • (en) Didier Raoult, Eugene V Koonin, « Microbial genomics challenge Darwin », Frontiers in Cellular and Infection Microbiology,‎ (DOI 10.3389/fcimb.2012.00127, lire en ligne).
  • De l'ignorance et de l'aveuglement : pour une science postmoderne Ebook Kindle, Amazon, 2012. (en) Of Ignorance and Blindness, 2013, Ebook Kindle, Amazon
  • Didier Raoult et Sabine Casalonga, Votre santé : tous les mensonges qu'on vous raconte et comment la science vous aide à y voir clair, Neuilly-sur-Seine, Éditions Michel Lafon, , 302 p. (ISBN 978-2-7499-2555-4, notice BnF no FRBNF44313859).
  • Arrêtons d'avoir peur ! : santé, environnement, climat, flux migratoires et société : la science vous aide à y voir clair, Neuilly-sur-Seine, Éditions Michel Lafon, , 347 p. (ISBN 978-2-7499-3003-9, notice BnF no FRBNF45031036, lire en ligne)
  • Mieux vaut guérir que prédire : santé, société, vivre ensemble, Neuilly-sur-Seine, Éditions Michel Lafon, , 280 p. (ISBN 978-2-7499-3149-4, notice BnF no FRBNF45184038, lire en ligne)
  • Didier Raoult et Olivia Recasens, La vérité sur les vaccins : tout ce que vous devez savoir pour faire le bon choix, Neuilly-sur-Seine, Éditions Michel Lafon, , 221 p. (ISBN 978-2-7499-3136-4, notice BnF no FRBNF45424036, lire en ligne)
  • Hervé Vaudoit, L'IHU méditerranée infection - Le défi de la recherche et de la médecine intégrée, Éditions Michel Lafon, , 267 p. (ISBN 9782749933832, lire en ligne [Kindle])
  • Didier Raoult, Épidémies : vrais dangers et fausses alertes, Éditions Michel Lafon, (ISBN 9782749944241)
  • Didier Raoult, La science est un sport de combat : Débat « dans la tête de Didier Raoult », éditions HumenSciences, septembre 2020.
  • Didier Raoult, Carnets de guerre Covid-19, Michel Lafon, 2021.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Dans les arts[modifier | modifier le code]

En juillet 2020, l'opéra des Landes met en scène L'elisir d'amore avec le charlatan Dulcamara sous les traits du Pr. Raoult[384],[385].

En décembre, Dadou publie une bande dessinée humoristique, Chloro King, dont le Pr Raoult est le héros[386]. Raoult apparaît également dans Dom Delaveyne, le Saint de Nevers d’Yvon Bertorello et Alban Guillemois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Étant partiellement sénégalais, je ne peux pas ne pas me sentir concerné par ce qui se passe en Afrique. » (7 avril 2020)[2]
  2. « André Raoult a donné son nom à une bactérie, le Bacillus andreraoultii. L'arrière grand-père de Didier Raoult, Louis Paul Le Gendre (1854-1936), était médecin des hôpitaux de Paris (hôpital Tenon et Lariboisière) et infectiologue »[3].
  3. En biologie, quand un article scientifique est publié par plusieurs auteurs, la position de chacun d'entre eux dans la liste des auteurs indique leur contribution relative (voir l'article Publication_scientifique#Listes d'auteurs pour plus de détails).

Références[modifier | modifier le code]

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    « Conclusions: Short-term hydroxychloroquine treatment is safe, but addition of azithromycin may induce heart failure and cardiovascular mortality, potentially due to synergistic effects on QT length. We call for caution if such combination is to be used in the management of Covid-19. »

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    « As of this writing, more than 18 clinical trials enrolling more than 75,000 patients have been registered in North America for testing various hydroxychloroquine regimens for COVID-19. This massive commitment concentrates resources on nearly identical clinical hypotheses, creates competition for recruitment, and neglects opportunities to test other clinical hypotheses. »

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    « So far, there is very little data backing the idea that hydroxychloroquine works against coronavirus infection, yet the fervour surrounding it has created drug shortages and affected enrolment in clinical trials for other potential treatments. »

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]