Didier Raoult

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Didier Raoult
Naissance (66 ans)
Dakar (Sénégal)
Domicile Marseille
Nationalité Française
Domaines Biologie, Médecine
Institutions IHU Méditerranée Infection, Hôpital de la Timone, Aix Marseille Université
Distinctions Grand Prix Inserm 2010

Didier Raoult, né le à Dakar au Sénégal, est un chercheur biologiste et professeur de microbiologie français, médecin de formation, spécialisé en maladies infectieuses. Il a découvert avec son équipe plus de soixante nouveaux virus dont les mimivirus (ou virus géants).

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Didier Raoult est médecin militaire et sa mère infirmière. Les familles de ses parents sont issues de Normandie et du Nord de la Bretagne. Il s'installe avec ses parents à Marseille en 1961. En 1970, il s'engage sur un navire pendant deux ans. En 1972, il passe un baccalauréat littéraire en candidat libre puis s'inscrit en faculté de médecine. Il obtient son internat et un doctorat. Il est marié depuis 1982 avec Natacha Caïn, psychiatre, avec qui il a deux enfants[réf. souhaitée].

Carrière[modifier | modifier le code]

Didier Raoult découvre un moyen de cultiver les rickettsies et ainsi les étudier[1]. En 1984, il crée l'Unité des rickettsies. Professeur, il enseigne et dirige des thèses sur les maladies infectieuses à la faculté de médecine de Marseille[2].

Depuis 2008, Didier Raoult dirige l'Urmite (Unité de recherche en maladies infectieuses et tropicales émergentes) à Marseille et à Dakar au sein du campus de Hann, de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l'Université Cheikh-Anta-Diop (UCAD)[3],[4]. L'équipe de Didier Raoult est aussi à l'origine de la création de startups[5].

En butte à des problèmes de financement, il critique le système français « égalitariste » et demande des évaluations individuelles[6].

Le , il reçoit le grand prix Inserm 2010 pour l’ensemble de sa carrière[7].

Didier Raoult a fait construire un nouveau bâtiment pour accueillir l'IHU Méditerranée Infection, grâce à la subvention la plus élevée accordée en France pour la recherche médicale (72,3 millions d’euros portés par l’ANR dans le cadre du PIA)[8]. L'IHU Méditerranée infection a ouvert début 2017[9]. Cet institut est dédié à la prise en charge et à l’étude des maladies infectieuses et associe en un seul lieu les activités de diagnostic, de soins, de recherche et d’enseignement[10].

Champs de recherche[modifier | modifier le code]

La microbiologie clinique[modifier | modifier le code]

Didier Raoult s'est investi dans la microbiologie clinique[11],[12].

Son équipe a été une des premières à utiliser un séquenceur automatique dans un laboratoire de microbiologie clinique pour obtenir les séquences de 16S afin d’identifier les bactéries[13].

Son laboratoire a ensuite été le premier à utiliser systématiquement le MALDI-TOF pour l’identification des bactéries en routine[14]. Puis Didier Raoult a été le premier à installer un laboratoire de Point of Care (en) dans un hôpital[15],[16].

L’équipe de Didier Raoult rapporte des cas d’endocardites à hémoculture négative et déterminé les étiologies de bactéries fastidieuses ou détruites par les antibiotiques[17]. Elle a proposé un traitement spécifique des endocardites à hémocultures négatives[18] et présente également une nouvelle référence dans la prise en charge des endocardites[19]. Concernant les péricardites, l’équipe de Didier Raoult a rapporté des séries de péricardites permettant le diagnostic étiologique de ces infections et la découverte de virus jusque-là inconnus dans cette situation[20].

L’équipe de Didier Raoult travaille depuis 1984 sur les maladies transmises par les tiques et a produit un grand nombre de publications sur les domaines concernant les rickettsioses, les borrélioses et les bartonelloses.

Les virus géants[modifier | modifier le code]

Concernant les virus géants, il a identifié avec Bernard La Scola un virus géant d’amibe, mimivirus[21]. Depuis les recherches sur mimivirus se poursuivent avec la publication de son génome[22], la découverte de spoutnik le premier virophage, c'est-à-dire un virus capable d'infecter un autre virus pour se reproduire[23]. La mise en évidence dans mimivirus un mécanisme de défense empêchant l’implantation du virophage dans l’usine à virus (MIMIVIRE)[24]. Enfin la mise en évidence que ce virophage pouvait s’intégrer aux cellules sous forme de pro-virophage et qu’il pouvait être associé à des transposon-like structures appelées transpovirons[25]. Une équipe chinoise a récemment prouvé que l'activité enzymatique de MIMIVIRE est comparable à celle de CRISPR[26].

Par ailleurs, son équipe a découvert les Marseillevirus[27] et les Faustovirus[28]. La découverte des virus géants remet profondément en cause la classification des virus. Didier Raoult a plusieurs fois rapporté qu'il considérait que les virus géants sont d’une nature différente des autres virus et qu'ils constituent une 4e branche des microbes connue sous le nom de TRUC pour Things Resisting Uncompleted Classifications soit en français « choses résistantes aux classifications incomplètes »[29],[30].

En 2018, l'équipe en collaboration avec des chercheurs français, brésiliens et suédois, découvre deux souches de nouveaux virus géants, les Tupanvirus, les virus les plus longs de la virosphère actuellement connue, et qui présentent une nouvelle étape vers la compréhension du monde des virus géants[31].

Les bactéries nouvelles[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, « il a identifié et décrit avec son équipe de médecins et de chercheurs de haut niveau, environ 96 nouvelles bactéries pathogènes »[32] et montré leur implication dans les pathologies humaines. Deux bactéries ont reçu son nom : Raoultella planticola et Rickettsia raoultii[33].

Les rickettsies, les bartonella, la fièvre Q[modifier | modifier le code]

Avec son équipe, il a identifié 10 nouvelles espèces de Rickettsies pathogènes pour l'homme. Il a dirigé et coécrit deux revues de références[34],[35] et il a en particulier montré qu’à côté de la transmission par les poux, les puces et les tiques, une rickettsie est aussi susceptible d’être transmise par les moustiques, c'est le cas de Rickettsia felis qui est l'espèce la plus commune sous les tropiques[36].

Le laboratoire est un Centre National de Référence (partenariat avec l'InVS) et Centre collaborateur de l'OMS.

Pour les Bartonella, l'équipe a été la première à identifier leur rôle dans les endocardites[37].

Pour la fièvre Q, maladie transmise par l'agent bactérien Coxiella burnetii, il a été amené à en redéfinir les critères de diagnostic, à décrire tous les aspects de la maladie et à mettre en évidence le rôle de la bactérie dans la genèse des lymphomes non hodgkiniens[38].

Il a mis en évidence, avec son équipe, le rôle des anticorps anti-phospholipide dans les endocardites à Coxiella burnetii[39] et dans les thromboses. Il a récemment décrit les endocardites aiguës[40] et redéfini les endocardites persistantes. Il a mis au point les stratégies thérapeutiques actuellement utilisées par le monde médical (doxycycline et plaquenil) en utilisant pour la première fois le plaquenil pour alcaliniser la vacuole acide dans laquelle vivent les bactéries afin de permettre l’activité des antibiotiques inhibés par cette acidité[41].

La maladie de Whipple[modifier | modifier le code]

Tropheryma whipplei, l'agent causal de la maladie de Whipple, décrite en 1907 par le docteur Georges Hoyt Whipple, a été isolé pour la première fois dans le laboratoire de Didier Raoult[42]. Son équipe est une des deux équipes mondiales à avoir séquencé le génome de la bactérie[43]. La découverte de Tropheryma whipplei a montré que la bactérie est relativement commune dans l'environnement ou sur les muqueuses des patients, sans nécessairement être associée à la pathologie[44].

Pour la maladie de Whipple il a mis en place le traitement devenu le traitement de référence par doxycycline et plaquenil[45] et décrit les formes aiguës de la maladie qui incluent les pneumopathies[46].

Paléomicrobiologie[modifier | modifier le code]

En collaborant avec des équipes d'anthropologues, Didier Raoult, Michel Drancourt et Gérard Aboudharam ont inauguré le champ de la paléomicrobiologie. Ils ont développé une technique d'extraction d'ADN de la pulpe dentaire et établi le premier diagnostic rétrospectif de la peste du Moyen Âge dont une résurgence avait eu lieu à Marseille au début du XVIIIe siècle[47] puis la confirmation, sur des prélèvements de la peste du XIVe siècle, que Yersinia pestis est l'agent causal de la peste noire[48]. Ce travail a fait l’objet d’une contestation par MT. Gilbert[49].

L’équipe de Didier Raoult a également mis en évidence que la peste justinienne était due elle-aussi à Yersinia pestis et son équipe a postulé que la transmission extrêmement rapide de cette bactérie était due à l’infection du pou qui a probablement joué le rôle de relais dans cette épidémie[50].

Ces techniques ont également conduit à la mise en évidence de la cause de la mort d'une partie des soldats de l'armée de Napoléon Ier au cours de la Retraite de Russie à partir des fosses communes découvertes à Vilnius[51].

Microbiogénomique[modifier | modifier le code]

En 1999, Didier Raoult décide de démarrer un nouveau programme de génomique et de l'appliquer à la microbiologie et aux maladies infectieuses. L'équipe a commencé avec Rickettsia conorii[52].

Culturomique microbienne[modifier | modifier le code]

La culturomique microbienne est un champ qui a été créé par l’équipe de Didier Raoult en 2008 pour exprimer la multiplication des techniques de culture, identification par MALDI-TOF et confirmation par séquençage du 16S RNA. Cette technique de culture a permis de collecter deux fois plus d’espèces microbiennes que le reste des laboratoires du monde réunis[53]. Elle est depuis largement reconnue sous le nom de "Culturomics" et décrite dans un encart de la revue Science de mars 2018 [54].

Cette nouvelle approche de la biodiversité est appliquée aux microbiotes humains. Ainsi dans l'étude décrite dans la revue Nature Microbiology en 2016[55], près de 1 000 échantillons provenant du tube digestif humain (selles, estomac, intestin grêle et colon) ont été analysés, 1 170 bactéries différentes présentes dans le tube digestif ont pu être cultivées, dont 247 espèces de bactéries entièrement nouvelles. Par ailleurs, ont été isolées pour la première fois chez l'homme 269 bactéries qui étaient connues uniquement dans l’environnement et 250 bactéries qui avaient déjà été isolées chez l’homme mais jamais dans le tube digestif. L’ensemble de ces nouvelles espèces de bactéries sont disponibles dans des collections de souches internationales (Collection de Souches de l’Unité des Rickettsies, et Deutsche Sammlung von Mikroorganismen und Zellkulturen).

Dans un travail réalisé par le laboratoire et publié dans Clinical Microbiology and Infection en septembre 2012[56], cette technique a permis de réaliser cinq records du monde :

  • le plus grand nombre d'espèces bactériennes isolées d'une selle humaine (excrément humain) ;
  • le plus grand virus isolé chez un homme à ce jour ;
  • la plus grande bactérie isolée chez un homme à ce jour ;
  • le plus grand nombre d'espèces bactériennes entièrement nouvelles trouvées en un seul travail (31 espèces) ;
  • plus de 30 % des micro-organismes de l'intestin cultivés ont été identifiés par l'équipe selon une récente revue[53].

De fait, cette approche du microbiote digestif a amené à repenser le rôle du microbiote dans la malnutrition[57].

Cette production à haut débit d’espèces nouvelles, a rendu obligatoire la création d’une nouvelle approche de la description des espèces appelée Taxonogénomique[58],[59].

Culturomics, microbiotes et cancer[modifier | modifier le code]

Didier Raoult développe actuellement, en collaboration avec d'autres équipes, des recherches sur les relations entre microbiote et cancer, en particulier sur les modifications du système immunitaire selon la composition du microbote intestinal[60],[61]. En effet, la structure du microbiome peut induire des modifications du système immunitaire et moduler la pharmacodynamique des médicaments chimiothérapeutiques et ainsi la réponse des malades aux thérapies [54].

Étude sur les probiotiques[modifier | modifier le code]

Le dernier champ de recherche développé par Didier Raoult est actuellement le plus controversé, mais représente selon lui une question majeure de santé publique. Il concerne les manipulations de la flore intestinale et l'obésité[62].

Dans la revue scientifique Nature Reviews Microbiology[63] de septembre 2009, Didier Raoult indique : « les yaourts et les boissons lactées aux probiotiques, depuis près de vingt ans, auraient leur part de responsabilité dans l'épidémie d'obésité… »

Il affirme que « les probiotiques sont utilisés comme promoteurs de croissance dans le "secteur agricole". De nouvelles études devraient être effectuées pour confirmer qu'ils soient sûrs pour l'usage chez l'homme ».

VIH en route vers l'endogénéisation[modifier | modifier le code]

Un travail conduit par Didier Raoult et publié en 2014[64] fait l’analogie entre l’évolution de rétrovirus du koala actuellement en cours d’endogénéisation et une apparente guérison spontanée de l’infection par le VIH chez deux patients jamais traités par antirétroviraux et n’ayant aucun symptôme clinique lié au VIH ni aucun acide nucléique VIH détectable dans le sang par les tests diagnostics standards. Les séquences VIH obtenues chez ces deux patients à l’aide de techniques modernes de séquençage ont montré que les gènes VIH étaient inactivés par le remplacement des codons tryptophane par des codons stop, ce qui est probablement dû à l’action d’une enzyme cellulaire, APOBEC.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Actualité politique[modifier | modifier le code]

Le professeur Didier Raoult intervient régulièrement dans les médias. Il anime une chronique dans le magazine Le Point[65] où il commente entre autres l’actualité politique. En avril 2016, il prend par exemple position contre l’interdiction du voile à l’université[66].

Hiérarchisation des risques : ce qui arrive contre ce qui pourrait arriver[modifier | modifier le code]

Lors de ses interventions dans le débat public, Didier Raoult plaide pour une hiérarchisation des risques, en donnant moins de priorité aux risques « qui pourraient arriver », fruits de modèles prédictifs (épidémie mondiale, bioterrorisme, crises liées au réchauffement climatique), et plus de priorités aux risques « qui arrivent » tels les décès liés au sucre, au sel, au tabac. Il consacre son ouvrage Votre Santé à cette question[67].

Par exemple, dans un article du 25 janvier 2015, il compare la mortalité des déplacements à vélo, selon lui plus importante que celles qui ont une place de choix dans les médias, telles que « la crise de la vache folle, la grippe aviaire, Ebola, le bioterrorisme, le Chikungunya, le SRAS et le coronavirus du Moyen-Orient »[68].

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

Changement climatique[modifier | modifier le code]

En 2013, Didier Raoult publie un article où il fait part de son scepticisme face aux modèles mathématiques de prédiction du climat[69]. Il dit notamment que les modèles mathématiques sont la version moderne de la divination. Dans un article du 1er novembre 2014[70], il note ironiquement, à propos de la « pause » constatée dans le réchauffement climatique depuis la fin des années 1990, que « la nature a oublié d’obéir aux prédictions ». Au sujet d'un article paru peu avant dans la revue Nature et selon lequel la température globale de la Terre ne serait plus le bon indicateur du réchauffement climatique, il fait ce commentaire : « Il vaut mieux casser le thermomètre qui vous contredit ! »

En juin 2014 dans l'hebdomadaire Le Point il estimait que « Après une poussée thermique notable dans les années 1990, la Terre a globalement arrêté de se réchauffer depuis 1998. » Puis il concluait que « le réchauffement climatique est incertain et la responsabilité de l’homme discutable ». Il est critiqué comme faisant partie de ceux qui propagent les "hoax climatiques" par le journaliste scientifique du Monde Stéphane Foucart [71]. En effet le consensus scientifique des experts du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) considère que le réchauffement climatique est causé principalement par les activités humaines et que le réchauffement, y compris après 1998, est une bien tendance lourde.

En avril 2015 il déclare être sceptique vis-à-vis du changement climatique[72].

Publications et ouvrages[modifier | modifier le code]

Didier Raoult est classé parmi les dix premiers chercheurs français par la revue Nature pour le nombre de publications (plus de deux mille à son actif) comme pour le nombre de citations reprenant ses travaux[6]. Par ailleurs, selon la source ISI Web of Knowledge Didier Raoult est un des chercheurs qui publie le plus en France[73].

Début 2018, sur Google Scholar citations, il cumule plus de 121 000 citations et un indice h de 157[74].

Il figure par ailleurs dans la "Highly Cited Researchers List" de Thomson Reuters, qui répertorie les chercheurs qui influencent le plus la recherche dans leurs domaines, et dont les publications sont parmi les 1 % les plus consultées dans les revues académiques. Il y apparaît comme l'un des 99 microbiologistes mondial et l'un des 73 scientifiques français les plus hautement cités[75],[76].

Il fait également partie de la liste des 400 auteurs les plus cités du domaine biomédical[77].

Selon l'analyse des publications de 2007 à 2013, par Kathleen Gransalke, pour Labtimes au 02/2017, Didier Raoult apparaît au sommet du classement européen avec 18 128 citations[78].

Enfin, sur plus de 2 600 publications internationales référencées, on trouve 9 articles dans Science, et 3 dans Nature les deux revues scientifiques les plus visibles selon l'indice N&S du classement de Shanghai.

Liste des livres publiés

  • (en) avec Kazar J, Rickettsiae and Rickettsial diseases. Slovak Academy of Sciences ed. Publishing House of the Slovak Academy of Sciences, 1991.
  • Collectif: Argenson JN, Aubaniac JM, Curvale G, Groulier P, Drancourt M, Raoult D. L'infection ostéoarticulaire sur prothèse - Prévention, Diagnostic, Traitement. 1992.
  • (en) Antimicrobial Agents and Intracellular Parasites. Boca Raton: CRC Press Book, 1993
  • avec Mege JL, Revillard JP, Immunité et Infection - Concepts immunologiques et perspectives thérapeutiques. Arnette, 1997.
  • Maîtrise de la prescription des antibiotiques dans les hôpitaux. Elsevier ed. Paris: Elsevier, 1998.
  • Dictionnaire de maladies infectieuses : diagnostic, épidémiologie, répartition géographique, taxonomie, symptomatologie, Paris, Elsevier Masson, , 1162 p. (ISBN 9782842990367, lire en ligne).
  • Didier Raoult, Philippe Brouqui, Les rickettsioses, Paris, Elsevier Masson, , 190 p. (ISBN 9782842990640, lire en ligne)
  • (en) Collectif: Yu VL, Merigan TC, Barriere SL, et al. Antimicrobial Therapy and Vaccines. Williams & Wilkins, 1998.
  • avec Nigoghossian JP, Cartapanis A. L'Université de la Méditerranée face aux défis du troisième millénaire. 1999.
  • (en) avec Tilton R. Dictionnary of Infectious Diseases. Elsevier ed. Paris: Elsevier, 1999.
  • Les nouvelles maladies infectieuses. Que sais-je ? ed. Paris : Presses universitaires de France, 1999.
  • (en) avec Brouqui P. Rickettsiae and Rickettsial Diseases at the Turn of the Third Millenium. Paris: Elsevier, 1999.
  • (en) Collectif: Yu VL, Weber R, Raoult D. Antimicrobial Therapy and Vaccine. 2d ed. New York: Apple Trees Production, LLC, 2002.
  • (en) Collectif: Hechemy KE, Avsic-Zupanc T, Childs JE, Raoult DA. Rickettsiology - present and Future Directions. Annals of the New York Academy of Sciences ed. United States of America: K-M Research/PCP, 2003.
  • (en) Collectif: Hechemy KE, Oteo JA, Raoult DA, Silverman DJ, Blanco JR. Rickettsioses - From Genome to proteome, Pathobiology, and Rickettsiae as an International Threat. Annals of the New York Academy of Sciences ed. New York: GYAT/PCP, 2005.
  • Les nouveaux risques infectieux, grippe aviaire, SRAS et après ? Paris : Lignes de Repères, 2005.
  • (en) Collectif : Hechemy KE, Oteo JA, Raoult DA, Silverman DJ, Blanco JR. Century of Rickettsiology - Emerging, reemerging Rickettsioses, Molecular Diagnostics, and Emerging Veterinary Rickettsioses. Annals of the New York Academy of Sciences ed. Boston, USA: Blackwell Publishing, 2006.
  • (en) avec Parola P. Rickettsial Diseases. New York: Informa Healthcare USA, Inc, 2007.
  • (en) avec Drancourt M, Paleomicrobiology – Past Human Infection, Springer, 2008.
  • Dépasser Darwin, Plon, 2010.
  • Grippe aviaire, SRAS : vivre avec les nouveaux risques infectieux, 2012, Ebook Kindle, Amazon.
  • (en) Didier Raoult, Eugene V Koonin, « Microbial genomics challenge Darwin », Frontiers in Cellular and Infection Microbiology,‎ (DOI 10.3389/fcimb.2012.00127, lire en ligne)
  • De l'ignorance et de l'aveuglement : pour une science postmoderne Ebook Kindle, Amazon, 2012. (en) Of Ignorance and Blindness, 2013, Ebook Kindle, Amazon.
  • Votre santé : Tous les mensonges qu’on vous raconte et comment la science vous aide à y voir clair (en collaboration avec Sabine Casalonga), Michel Lafon, 2015.
  • Arrêtons d'avoir peur !, Paris, Michel Lafon, , 223 p. (ISBN 9782749930039, lire en ligne)
  • Mieux vaut guérir que prédire, Paris, Michel Lafon, , 134 p. (ISBN 9782749932378, lire en ligne)
  • La vérité sur les vaccins, Paris, Michel Lafon, , 130 p. (ISBN 9782749931364, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Didier Raoult, chercheur volontariste », dans Les Échos, 29 octobre 2008, p. 13.
  • « Rencontre avec un chercheur de microbes », dans Le Point, 1er janvier 2009, no 1894.
  • « Dépasser Darwin », aux éditions Plon, paru le 7 octobre 2010
  • « Arrêtons d'avoir peur », aux éditions Michel Lafon, paru en 2016
  1. Marrero M, Raoult D. Centrifugation-shell vial technique for rapid detection of Mediterranean spotted fever rickettsia in blood culture. Am J Trop Med Hyg. 1989 Feb;40(2):197-9.
  2. « Faculté de Médecine de Marseille, Aix Marseille Université »
  3. Unité mixte de recherche CNRS 7278 - IRD 198, INSERM U1095, composante UM63 d'Aix Marseille Université
  4. « INPI Base brevets »
  5. « Incubation de start-ups - IHU Méditerranée Infection », sur www.mediterranee-infection.com (consulté le 25 avril 2017)
  6. a et b « Didier Raoult, chercheur volontariste », in Les Échos, 29 octobre 2008, p.13.
  7. [1]
  8. Méditerranée infection 10-IAHU-03
  9. « Accueil - IHU Méditerranée Infection », sur www.mediterranee-infection.com (consulté le 25 avril 2017)
  10. « L'institut : mission et objectifs »
  11. Raoult D, Fournier PE, Drancourt M. What does the future hold for clinical microbiology? Nat Rev Microbiol. 2004 Feb;2(2):151-9. Review.
  12. Fournier PE, Drancourt M, Colson P, Rolain JM, La Scola B, Raoult D. Modern clinical microbiology: new challenges and solutions. Nat Rev Microbiol. 2013 Aug;11(8):574-85.Review.
  13. Drancourt M, Bollet C, Carlioz A, Martelin R, Gayral JP, Raoult D. 16S ribosomal DNA sequence analysis of a large collection of environmental and clinical unidentifiable bacterial isolates. J Clin Microbiol. 2000 Oct;38(10):3623-30.
  14. Seng P, Drancourt M, Gouriet F, La Scola B, Fournier PE, Rolain JM, Raoult D. Ongoing revolution in bacteriology: routine identification of bacteria by matrix-assisted laser desorption ionization time-of-flight mass spectrometry. Clin Infect Dis. 2009 Aug 15;49(4):543-51.
  15. Drancourt M, Gaydos CA, Summersgill JT, Raoult D. Point-of-care testing for community-acquired pneumonia. Lancet Infect Dis. 2013 Aug;13(8):647-9.
  16. Drancourt M, Michel-Lepage A, Boyer S, Raoult D. The Point-of-Care Laboratory in Clinical Microbiology. Clin Microbiol Rev. 2016 Jul;29(3):429-47.
  17. Fournier PE, Thuny F, Richet H, Lepidi H, Casalta JP, Arzouni JP, Maurin M, Célard M, Mainardi JL, Caus T, Collart F, Habib G, Raoult D. Comprehensive diagnostic strategy for blood culture-negative endocarditis: a prospective study of 819 new cases. Clin Infect Dis. 2010 Jul 15;51(2):131-40.
  18. Menu E, Gouriet F, Casalta JP, Tissot-Dupont H, Vecten M, Saby L, Hubert S, Salaun E, Theron A, Grisoli D, Lavoute C, Collart F, Habib G, Raoult D. Evaluation of empirical treatment for blood culture-negative endocarditis. J Antimicrob Chemother. 2017 Jan;72(1):290-298.
  19. Tissot-Dupont H, Casalta JP, Gouriet F, Hubert S, Salaun E, Habib G, Fernandez-Gerlinger MP, Mainardi JL, Tattevin P, Revest M, Lucht F, Botelho-Nevers E, Gagneux-Brunon A, Snygg-Martin U, Chan KL, Bishara J, Vilacosta I, Olmos C, San Román JA, López J, Tornos P, Fernández-Hidalgo N, Durante-Mangoni E, Utili R, Paul M, Baddour LM, De Simone DC, Sohail MR, Steckelberg JM, Wilson WR, Raoult D. International experts' practice in the antibiotic therapy of infective endocarditis is not following the guidelines. Clin Microbiol Infect. 2017 Mar 18. pii: S1198-743X(17)30173-8.
  20. Fancello L, Monteil S, Popgeorgiev N, Rivet R, Gouriet F, Fournier PE, Raoult D, Desnues C. Viral communities associated with human pericardial fluids in idiopathic pericarditis. PLoS One. 2014 Apr 1;9(4):e93367.
  21. La Scola B, Audic S, Robert C, Jungang L, de Lamballerie X, Drancourt M, Birtles R, Claverie JM, Raoult D. A giant virus in amoebae. Science. 2003 Mar 28;299(5615):2033.
  22. Raoult D, Audic S, Robert C, Abergel C, Renesto P, Ogata H, La Scola B, Suzan M, Claverie JM. The 1.2-megabase genome sequence of Mimivirus. Science. 2004 Nov 19;306(5700):1344-50.
  23. La Scola B, Desnues C, Pagnier I, Robert C, Barrassi L, Fournous G, Merchat M, Suzan-Monti M, Forterre P, Koonin E, Raoult D. The virophage as a unique parasite of the giant mimivirus. Nature. 2008 Sep 4;455(7209):100-4.
  24. Levasseur A, Bekliz M, Chabrière E, Pontarotti P, La Scola B, Raoult D. MIMIVIRE is a defence system in mimivirus that confers resistance to virophage. Nature. 2016 Mar 10;531(7593):249-52.
  25. Desnues C, La Scola B, Yutin N, Fournous G, Robert C, Azza S, Jardot P, Monteil S, Campocasso A, Koonin EV, Raoult D. Provirophages and transpovirons as the diverse mobilome of giant viruses. Proc Natl Acad Sci U S A. 2012 Oct 30;109(44):18078-83.
  26. Chao Dou, Mingjing Yu, Yijun Gu, Jinjing Wang, Kun Yin, Chunlai Nie, Xiaofeng Zhu, Shiqian Qi, Yuquan Wei, Wei Cheng. Structural and mechanistic analyses reveal a unique Cas4-like protein in the mimivirus virophage resistance element system. iScience : Received 8 November 2017, Revised 19 February 2018, Accepted 13 March 2018, Available online 11 April 2018. DOI:10.1016/j.isci.2018.04.001.
  27. Boyer M, Yutin N, Pagnier I, Barrassi L, Fournous G, Espinosa L, Robert C, Azza S, Sun S, Rossmann MG, Suzan-Monti M, La Scola B, Koonin EV, Raoult D. Giant Marseillevirus highlights the role of amoebae as a melting pot in emergence of chimeric microorganisms. Proc Natl Acad Sci U S A. 2009 Dec 22;106(51):21848-53.
  28. Reteno DG, Benamar S, Khalil JB, Andreani J, Armstrong N, Klose T, Rossmann M, Colson P, Raoult D, La Scola B. Faustovirus, an asfarvirus-related new lineage of giant viruses infecting amoebae. J Virol. 2015 Jul;89(13):6585-94.
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