Renaud Muselier

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Renaud Muselier
Illustration.
Renaud Muselier en 2010.
Fonctions
Président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
En fonction depuis le [N 2]
(2 ans, 3 mois et 3 jours)
Élection
Prédécesseur Christian Estrosi
Député européen

(5 ans)
Élection 25 mai 2014
Circonscription Sud-Est (France)
Législature 8e
Groupe politique PPE
Président délégué du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur[N 1]

(1 an, 4 mois et 27 jours)
Élection 13 décembre 2015
Prédécesseur Patrick Allemand
Successeur Christian Estrosi
Député français

(5 ans et 5 jours)
Élection
Circonscription 5e circonscription
des Bouches-du-Rhône
Législature XIIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Bruno Gilles
Successeur Marie-Arlette Carlotti

(9 ans, 3 mois et 8 jours)
Élection
Réélection
Circonscription 5e circonscription
des Bouches-du-Rhône
Législature Xe, XIe, XIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Janine Écochard
Successeur Bruno Gilles
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

(2 ans, 11 mois et 14 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin II et III
Prédécesseur Georges Kiejman (ministre délégué)
Successeur Jean-Baptiste Lemoyne
Premier adjoint au maire de Marseille

(12 ans, 8 mois et 25 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection
Maire Jean-Claude Gaudin
Successeur Roland Blum
Conseiller général des Bouches-du-Rhône
Élu dans le canton de Marseille-Notre-Dame-du-Mont

(3 ans)
Prédécesseur Jean Roussel
Successeur Marie-Jeanne Fay
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône, France)
Nationalité française
Parti politique RPR, UMP puis LR
Profession médecin

Renaud Muselier
Présidents du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Renaud Muselier, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Renaud Muselier est issu d'une famille marseillaise. Son père, Maurice, fut déporté à Dachau pour faits de résistance. Il est le petit-fils d'Émile Muselier, vice-amiral des Forces françaises libres qui a pris Saint-Pierre-et-Miquelon et qui l'a rallié au Général de Gaulle. Renaud Muselier est d'ailleurs l'auteur d'un ouvrage sur son grand-père[1]. Il est aussi le neveu de la reine Géraldine Apponyi (Géraldine Apponyi de Nagyappony), épouse du dernier roi d'Albanie détrôné par les Italiens en 1939[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est médecin de profession, ancien interne des hôpitaux de Marseille, diplômé en médecine du sport et en rééducation fonctionnelle. Il est[Quand ?] médecin coordinateur et directeur de la clinique médicale spécialisée Saint-Martin.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Membre du RPR (dont il est l'un des secrétaire généraux à partir de 1998 et vice-président du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale) et de l'UMP (membre du bureau politique en 2005), il annonce sa candidature à la présidence du RPR le [3], mais se retire ultérieurement.

Élu aux élections cantonales de 1992, il devient le premier adjoint de Jean-Claude Gaudin trois ans plus tard, lorsqu'il est élu maire de Marseille. Le , au lendemain des élections municipales et de sa réélection dans le troisième secteur de Marseille, le Premier ministre François Fillon lui propose de revenir au gouvernement — il est secrétaire d'État aux Affaires étrangères entre 2002 et 2005 — comme secrétaire d'État mais il décline la proposition pour pouvoir se consacrer à Marseille sans préciser le portefeuille qui lui était proposé[4].

En fait, il abandonne la fonction de premier adjoint pour briguer la succession de Jean-Claude Gaudin à la présidence de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole le suivant. Il est alors battu par le candidat socialiste, Eugène Caselli[5]. Pourtant, il était en théorie mathématiquement assuré d'être élu. Cette défaite surprise est considérée comme un sévère camouflet pour celui qui avait permis à Jean-Claude Gaudin d'être reconduit à la tête de la mairie de Marseille en 2008.

Lors des élections législatives de 2012, il perd son mandat de député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône au profit de la candidate socialiste Marie-Arlette Carlotti.

Le , il annonce qu'il démissionne de la présidence du groupe UMP à la communauté urbaine de Marseille et renonce à être candidat à la mairie de Marseille en 2014[6],[7]. Un an plus tard, il évoque son probable retour en politique, qui se concrétise par sa présence sur une liste aux élections européennes de 2014[8]. Fin , il est en effet désigné tête de liste pour la circonscription Sud-Est pour les élections européennes de la même année[9].

Lors des élections départementales de mars 2015 dans les Bouches-du-Rhône, la presse révèle son implication dans la fabrication d'une fausse liste, destinée à instrumentaliser le scrutin pour affaiblir la gauche[10].

Dans le cadre des élections régionales de décembre 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, il est désigné tête de liste dans les Bouches-du-Rhône pour la liste d'union de la droite. Celle-ci remporte les élections au second tour et Renaud Muselier est élu président délégué du conseil régional le 18 décembre suivant, au côté du président Christian Estrosi.

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire française de la droite et du centre de 2016[11]. Dans le cadre de sa campagne, il est nommé orateur national chargé des transports. En mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir le candidat LR à l'élection présidentielle[12].

Après l'annonce de démission de Christian Estrosi à la présidence du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier est désigné par les élus de la majorité le 9 mai 2017 pour lui succéder[13]. Le 15 mai, il lui succède par intérim[14]. Il est élu président par le conseil régional le 29 mai[15].

Fin janvier 2018, alors que Jean-Claude Gaudin effectue son dernier mandat de maire de Marseille, il critique ce dernier, estimant qu'il a été un « mauvais maire ». Cette déclaration est interprétée comme une rancœur par rapport au fait de ne pas avoir succédé à l'édile de la cité phocéenne après son deuxième mandat et d'avoir vu en 2008 le poste de président de la métropole marseillaise lui échapper[16].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Petit-fils de l'amiral Émile Muselier, Renaud Muselier est marié et père de quatre enfants. Il est ceinture noire 2e dan de karaté et double vice-champion de France de karaté contact (1982-1983) et champion de France universitaire de rugby (1984). De 1995 à 1997 il est vice-président de l’Olympique de Marseille[17].

En , pour des raisons administratives, il demande la nationalité mauricienne, pays où il a développé un projet immobilier[18],[19].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au niveau national[modifier | modifier le code]

  • Député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône (1993-2012)
    • Vice-président du groupe UMP et vice-président de la commission des Affaires étrangères (2007-2012)
  • Secrétaire d’État aux Affaires étrangères auprès du ministre des Affaires Étrangères dans les gouvernements Raffarin (2002-2005)
  • Chargé de mission responsable des Français de l’étranger auprès du président de la République, Jacques Chirac (2005-2007)
  • Président du conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée (à partir de 2009)
  • Président de l'Institut du monde arabe (2011-2012)
  • Député européen (depuis 2014)

Au niveau local[modifier | modifier le code]

  • Conseiller général des Bouches-du-Rhône, élu dans le 2e canton de Marseille (1992-1996)
  • Premier adjoint au maire de Marseille, chargé de l'économie, l'emploi, la formation professionnelle, les zones d'activité et d’Euroméditerranée (1995-2001)
  • Président de l’établissement public d’aménagement d'Euroméditerranée (1995-2008)
  • Premier adjoint au maire de Marseille, chargé d'Euroméditerranée, du grand projet de transports collectifs, du métro et du tramway (2001-2008)
  • Vice-président et président de la commission des transports de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (2001-2008)
  • Conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, président du groupe UMP-UDF et apparentés (2004-2007)
  • Premier vice-président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (à partir de 2008)
  • Président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (depuis 2017)

Au sein de partis politiques[modifier | modifier le code]

Au RPR[modifier | modifier le code]

  • Membre du conseil national (1987)
  • Délégué départemental à la jeunesse des Bouches-du-Rhône (1989)
  • Secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône (1991)
  • Délégué général chargé des relations avec le Parlement (1995)
  • Membre de la direction collégiale (1997)
  • Secrétaire national chargé de la sécurité et la politique de la ville (1998)
  • Membre du bureau politique (1998)
  • Secrétaire national chargé des relations avec les groupes parlementaires (1998)

À L'UMP/LR[modifier | modifier le code]

  • Membre du comité fondateur et du comité exécutif (à partir de 2002)
  • Conseiller politique (à partir de 2003)
  • Secrétaire départemental (2003-2012)
  • Membre du bureau politique (à partir de 2005)

Ouvrages et publications[modifier | modifier le code]

  • Daumier, artiste frondeur, Marseillais rebelle, Éditions Plon, 2008
  • L'Amiral Muselier, le créateur de la Croix de Lorraine, Éditions Perrin, 2000
  • Le Système Guérini, Éditions Jean-Claude Lattès, 2011

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Grand officier de l'ordre du Mérite civil, remise par le roi d’Espagne, Juan Carlos - [2009]
  • Chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur, remise par le président de la République française, Jacques Chirac - [2006]
  • Grand officier de l'ordre du Ouissam alaouite, remise par le roi du Maroc, Mohamed VI - [2003]
  • Commandeur de l'ordre du Sahakmétréi (amitié réciproque), remise par le Premier ministre cambodgien Hun Sen - [2003]
  • Commandeur de l'ordre du Mérite des chevaliers du Saint Sépulcre – [1999]
  • Prix de l'humour politique 2003 du Club de presse pour sa phrase prononcée à la conférence des ambassadeurs « Dominique de Villepin fait tout et moi le reste »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Président délégué à la coordination des politiques publiques et des fonds européens, membre du groupe parlementaire Union pour la région.
  2. Par intérim jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Renaud Muselier, L'Amiral Muselier, le créateur de la Croix de Lorraine, Éditions Perrin, 2000 (ISBN 2262016968).
  2. Stéphane Bern, « Albanie : noces royales à Tirana, réconcilié avec son lointain passé », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 18 octobre 2016).
  3. « Comité RPR » sur le site de l'Ina.
  4. « Renaud Muselier décline un portefeuille au gouvernement », sur Le Monde, .
  5. « Le socialiste Eugène Caselli élu président de la communauté urbaine de Marseille », AFP du 17 avril 2008
  6. « Renaud Muselier renonce à la mairie de Marseille », Le Figaro, 5 juillet 2012.
  7. « Muselier pas candidat à Marseille », Le Figaro, 10 juillet 2012.
  8. « Marseille : le retour de Renaud Muselier », in lefigaro.com, 4 juin 2013.
  9. « Européennes : MAM, Morano... l'UMP a désigné ses têtes de listes », in leparisien.fr, 22 janvier 2014.
  10. Julie Davico-Pahin, « Marseille : une fausse liste pilotée par la droite », Marianne,‎ (lire en ligne).
  11. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  12. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », sur liberation.fr, .
  13. « Renaud Muselier désigné pour succéder à Christian Estrosi à la tête de la région PACA », lemonde.fr, 9 mai 2017.
  14. « Renaud Muselier, nouveau président par intérim de la Région: pourquoi se fait-il si discret ? », sur ledauphine.com, (consulté le 16 mai 2017).
  15. « Muselier remplace Estrosi à la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur », lemonde.fr, 29 mai 2017.
  16. Gilles Rof, « À Marseille, Renaud Muselier attaque encore Jean-Claude Gaudin », lemonde.fr, 25 janvier 2018.
  17. « http://www.renaudmuselier.fr/lesite/index.php/parcours »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  18. Fabrice François, « L’ancien ministre Renaud Muselier demande la double nationalité franco-mauricienne », sur zinfos974.com (consulté le 22 mai 2016).
  19. « L'élu marseillais Renaud Muselier demande la nationalité mauricienne », sur leparisien.fr, (consulté le 13 août 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]