Caroline Cayeux

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Caroline Cayeux
Illustration.
Caroline Cayeux en 2008.
Fonctions
Présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis
En fonction depuis le
(20 ans, 1 mois et 16 jours)
Prédécesseur Nouvelle intercommunalité
Ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales

(4 mois et 24 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Élisabeth Borne
Ministre Gérald Darmanin
Christophe Béchu
Gouvernement Borne
Prédécesseur Christophe Béchu
Successeur Dominique Faure
Maire de Beauvais

(21 ans, 5 mois et 6 jours)
Élection
Réélection

Prédécesseur Walter Amsallem
Successeur Franck Pia
Présidente de l'Agence nationale de la cohésion des territoires

(2 ans, 7 mois et 22 jours)
Élection
Vice-président Vanik Berberian
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Michel Fournier (intérim)
Sénatrice française

(6 ans)
Élection 25 septembre 2011
Circonscription Oise
Groupe politique UMP (2011-2015)
REP (2015-2017)
Prédécesseur Alain Vasselle
Successeur Olivier Paccaud
Conseillère régionale de Picardie

(7 ans, 6 mois et 3 jours)
Élection 21 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Président Claude Gewerc
Successeur Olivier Paccaud
Biographie
Nom de naissance Caroline Laurence Fournier
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1981-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2018)
DVD (depuis 2018)
Profession Enseignante

Caroline Cayeux
Maires de Beauvais

Caroline Cayeux, née le à Paris, est une femme politique française.

Elle est maire de Beauvais (Oise) de 2001 à 2022, présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis (Oise) depuis sa création en 2004, conseillère régionale de Picardie de 2004 à 2011 et sénatrice de l'Oise de 2011 à 2017.

Parallèlement à ces mandats locaux, elle est aussi présidente de l'association d'élus Villes de France de 2014 à 2022, ainsi que de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) depuis la création de cet établissement public le 1er janvier 2020 jusqu'à sa nomination comme ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales dans le gouvernement Élisabeth Borne le .

Elle démissionne du gouvernement le , après la saisine de la justice par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour des soupçons d'évaluation mensongère de sa déclaration de patrimoine et de fraude fiscale à la suite de laquelle une enquête préliminaire est ouverte par le parquet de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Caroline Cayeux naît Caroline Laurence Fournier le , dans le 16e arrondissement de Paris.

Son père, Pierre Fournier (1915-1999[1]), est pharmacien, directeur d'un groupe pharmaceutique, les laboratoires Fournier Frères, et président du conseil de l'ordre national des pharmaciens de 1979 à 1987[2]. Il est par ailleurs conseiller auprès du ministère du Commerce extérieur de 1951 à 1973.

Sa mère, Solange Lefranc[3] (1921-2016[4]), mère au foyer, est la fille de Robert Lefranc, fabricant de couleurs et vernis à Paris et président de la Fédération nationale des fabricants de couleurs, vernis et encres d'imprimerie, et de Geneviève Panhard, l'une des héritières du constructeur automobile Panhard[5]. Elle est maire de la commune rurale de Blincourt, dans le département de l'Oise, de 2001 à 2008[6].

Sa sœur cadette, Dominique Le Sourd, est elle aussi engagée dans la politique locale isarienne: elle est maire de Blincourt depuis 2005 et vice-présidente de la communauté de communes de la Plaine d'Estrées. Elle était également la suppléante d'Édouard Courtial pour l'élection législative dans la 7e circonscription de l'Oise en 2007. Elle a effectivement été brièvement députée à partir d'octobre 2011, quand Édouard Courtial a été appelé dans le troisième gouvernement François Fillon (d'octobre 2011 à juin 2012)[7],[8],[9]. Elle était de nouveau sa suppléante à l'occasion des élections législatives de 2012.

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

En 1971, Caroline Fournier épouse Pierre Le Sourd, cardiologue. Il est successivement directeur médical puis directeur général des laboratoires Fournier (groupe Pharmuka), directeur général des laboratoires Spécia (groupe Rhône-Poulenc), puis vice-président marketing Europe de Rhône-Poulenc Rorer[10].

De ce mariage, naissent trois enfants : Crystel (qui épouse en 1995[11] Thibault Lanxade, fils de l'amiral Jacques Lanxade et neveu par alliance du haut-fonctionnaire Jacques Dewatre), Pierre-Alban et Daphné[3].

Le , Caroline Fournier épouse en secondes noces Gérard Cayeux (né en 1934), ancien agriculteur à Avrigny (Oise)[12],[13],[14] et ancien trésorier de la fédération des chasseurs de l'Oise.

Caroline Cayeux est grand-mère de neuf petits-enfants.

Héritage[modifier | modifier le code]

À la mort de son père, en 1999, Caroline Cayeux est administratrice (aux côtés de Philippe Marini, son collègue maire de Compiègne, sénateur de l'Oise et futur président de la commission des finances du Sénat) de plusieurs sociétés financières du groupe Didot-Bottin[15] qui, après avoir longtemps été investi dans les publications scientifiques (notamment le Dictionnaire Vidal), a diversifié ses activités dans le commerce des fauteuils de spectacle, des alcools de fruits et des casinos[16].

A la mort de sa mère, en 2016, Caroline Cayeux hérite, notamment, de l'immeuble familial situé au 1, place de l'Alma, dans le 16e arrondissement de Paris, immeuble dans lequel elle est née et a toujours vécu. Elle hérite également de la maison familiale située à Dinard, en Ille-et-Vilaine, face à la mer et disposant d'un accès privatif à la plage[17].

Elle est par ailleurs propriétaire d'un vaste domaine de chasse de 800 hectares, Beaulieu, à Souvigny-en-Sologne, où elle organise des parties de chasse lui permettant de travailler et d'entretenir son réseau politique[17].

Elle collectionne les chevaux de trait, qui participent pour certains à La Route du Poisson[5].

Le journal Libération révèle que la fortune de Caroline Cayeux s'élève à 24,4 millions d'euros[18].

Formation académique[modifier | modifier le code]

Elle a notamment eu pour camarade de classe Françoise Missoffe[19], future Françoise de Panafieu, qui comme elle s'engagera en politique et sera notamment maire du 17e arrondissement et conseillère de Paris.

Caroline Cayeux est titulaire d’une licence d'anglais, d'une maîtrise de droit et d'un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de droit international privé[3].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Caroline Cayeux commence sa carrière professionnelle et politique aux côtés d'Yvon Bourges, homme politique breton, gaulliste, plusieurs fois ministre sous les présidences du général de Gaulle et de Georges Pompidou : elle est membre de son équipe de campagne lors de l'élection législative de la 6e circonscription d'Ille-et-Vilaine de juillet 1968, élection qu'il remporte avant d'être nommé secrétaire d'État aux Affaires étrangères[20].

Un ans plus tard, en 1969, elle est nommée conseillère technique au cabinet d'Yvon Bourges, secrétaire d'État aux Affaires étrangères dans les gouvernements de Maurice Couve de Murville et de Jacques Chaban-Delmas à partir de juillet 1968. Elle continue d'occuper ce poste quand celui-ci est nommé ministre du Commerce et de l'Artisanat en 1972, dans le gouvernement de Pierre Messmer et sous la présidence de Georges Pompidou[21],[22],[23].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Adhésion au RPR et premiers pas en politique[modifier | modifier le code]

Elle prend sa carte au Rassemblement pour la République (RPR) après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981[21].

Elle commence alors une carrière d'élue locale dans le département de l'Oise, dont est originaire sa famille maternelle qui y possède biens immobiliers et terres agricoles. Elle est d'abord conseillère municipale de Blincourt[6], commune rurale située au centre du département, berceau de sa famille depuis le XVIIIe siècle où sont enterrés ses ancêtres et dont ont été maires, successivement, son arrière-grand père, son grand-père, sa mère, Solange Fournier, et enfin sa sœur, Dominique Le Sourd. Elle est ensuite conseillère municipale de Choisy-la-Victoire, village voisin de Blincourt.

Elle s'investit aussi dans les campagnes électorales pour les élections européennes de 1984 et pour l'élection présidentielle de 1995, scrutin pour lequel elle soutient Jacques Chirac.

Toutefois, ce n'est qu'à la fin des années 1990 qu'intervient le décollage de sa carrière politique quand, en 1997, Philippe Séguin, alors président du Rassemblement pour la République (RPR), la nomme à la commission exécutive du parti. L'année suivante, en 1998, Philippe Séguin encore la nomme secrétaire départementale par interim de la fédération RPR de l'Oise - son prédécesseur, Jean-François Mancel, par ailleurs président du conseil départemental, ayant été exclu du parti pour collusion avec le Front national.[22]Cette nomination répond à la volonté de Philippe Séguin de reprendre en main l'appareil du RPR dans un contexte de fragilisation du parti au niveau national, en raison à la fois de la défaite de la droite aux élections législatives de 1997 et des velléités de certaines élus et cadres, parmi lesquels Jean-François Mancel, de conclure des alliances et/ ou des accords de désistement avec le Front national en vue des élections cantonales de 1999. D'abord intérimaire, Caroline Cayeux est confirmée au poste de secrétaire départementale du RPR quelques mois plus tard et demeurera à la tête de la fédération jusqu'à sa mise en retrait en 2002, en raison de sa candidature dissidente aux élections législatives contre Olivier Dassault, le candidat investi par le parti. L'année suivante, en 1999, elle figure en 24ème position sur la liste présentée par le RPR aux élections européennes, liste sur laquelle figure Philippe Séguin lui-même avant de la quitter sur fond de désaccord avec le président Chirac.

Néanmoins, c'est la dissolution de l'Assemblée nationale par le Président Chirac en 1997 qui constitue le tournant de sa carrière politique, quand Olivier Dassault, alors député de la 1ère circonscription de l'Oise depuis 1988, lui propose d'être sa suppléante dans le cadre des nouvelles élections législatives. Si Olivier Dassault n'est pas réélu, son siège étant remporté par le candidat socialiste Yves Rome (époux de la magistrate et future ministre du Gouvernement Borne Isabelle Rome), la campagne électorale permet toutefois à Caroline Cayeux de découvrir la ville de Beauvais, et notamment de rencontrer et de se lier d'amitié avec les conseillers municipaux d'opposition au maire socialiste en place depuis 24 ans, Walter Amsallem. De ces rencontres et amitiés, nait en elle l'idée de continuer à s'investir pour Beauvais, et notamment de sa présenter aux prochaines élections municipales de mars 2001[24].

Maire de Beauvais et sénatrice[modifier | modifier le code]

Caroline Cayeux est candidate aux élections municipales de 2001 à Beauvais, après avoir créé en janvier 2000 une association support à sa candidature, « Beauvais pour Tous »[25]. Le contexte à droite est difficile, car le député RPR, Olivier Dassault, déjà deux fois candidat malchanceux en 1989 et 1995, reste sur les rangs. Finalement, il abandonne, mais soutient en sous-main une liste dissidente à droite emmenée par un ancien conseiller général, Jacques Néhorai. Elle nomme directeur de campagne Bastien Millot, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé à Meaux, considéré comme « l'organisateur de sa victoire »[26][source insuffisante]. Au second tour, en ayant refusé la fusion avec la liste de droite dissidente[27], elle l'emporte sur le socialiste Walter Amsallem avec 47,37 % des voix contre 43,45 % à son adversaire. Cependant le même jour, elle est battue aux élections cantonales sur le canton de Beauvais-Nord-Ouest, qui renouvelle le mandat de Georges Becquerelle, l'un des adjoints d'Amsallem. La ville de Beauvais de 2001 à 2015 se caractérise par le fait d'avoir une maire UMP et trois conseillers généraux socialistes. Bastien Millot devient son premier adjoint avant d'être brutalement écarté en 2004, à la suite de fausses déclarations d’heures supplémentaires, pour un agent de la ville[28].

Candidate dissidente du RPR aux élections législatives en 2002[29],[30], elle est distancée et par le sortant socialiste Yves Rome, et par le candidat officiel de l'UMP, Olivier Dassault, qui est élu.

En 2004, elle devient présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis (CAB) lors de la création de cette intercommunalité. Candidate à sa succession en 2008, investie par l'UMP[31], elle est réélue avec un score de 58 %, face à Sylvie Houssin du Parti socialiste.

Aux élections régionales de 2004, elle prend la tête pour l'Oise de la liste UMP-UDF, menée pour l'ensemble de la Picardie par Gilles de Robien. La défaite de ce dernier et son retrait permettent à Caroline Cayeux d'entrer au conseil régional de Picardie et de présider le groupe d'opposition (UMP-UDF). Aux élections sénatoriales de septembre 2004, candidate en deuxième position sur la liste menée par Alain Vasselle, elle n'est pas élue.

Seule candidate à la primaire UMP, elle conduit la liste du parti en Picardie lors des élections régionales de 2010[32]. Elle est battue par le président sortant socialiste Claude Gewerc.

Aux élections sénatoriales de 2011, elle figure en deuxième position sur la liste de la majorité présidentielle, menée par Philippe Marini qui recueille 54,86 % des voix. Elle est élue sénatrice de l'Oise le [33].

En , elle se prononce contre l'ouverture du mariage aux personnes homosexuelles[34],[35].

Durant son mandat de sénatrice, de 2011 à 2017, elle propose divers amendements, visant à élargir le droit des chasseurs[36]. Elle est propriétaire de forêts en Sologne, où selon son entourage « elle travaille ses réseaux et ses relations en y organisant des parties de chasse »[5] et son mari, Gérard Cayeux, a été trésorier de la fédération des chasseurs de l'Oise[37].

Elle soutient la candidature de François Fillon à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012 ; dans le cadre de la campagne, elle est nommée porte-parole[22]. Elle est à nouveau candidate de l'UMP aux élections municipales de 2014. Elle mène alors la liste « Beauvais pour tous », qui remporte l'élection le avec 57,24 % des suffrages. Elle est à nouveau maire de Beauvais le [38].

Le , Caroline Cayeux est nommée, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, secrétaire nationale thématique aux classes moyennes[39].

Le , elle est élue présidente du syndicat mixte de l'aéroport de Beauvais-Tillé (SMABT) par le comité du SMABT[40].

Elle soutient la candidature de François Fillon à la primaire présidentielle des Républicains de 2016[41]. Elle s'investit également dans le mouvement de ce dernier, Force républicaine. Elle le considère comme le représentant du « gaullisme social [qu'elle a] connu avec Philippe Séguin »[22].

En , dans le cadre de la loi sur le cumul des mandats, elle annonce mettre un terme à son mandat de sénatrice (à la fin du mandat) et se consacre à sa ville[42].

Elle ne renouvelle pas son adhésion à LR en 2018, et est réélue après les municipales de 2020 sous une étiquette divers droite[43],[22],[44] avec le soutien de La République en marche[45].

Elle est propriétaire d'un appartement situé près de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, où elle réside parfois les jours de conseil municipal[5].

Elle est présidente du conseil d'administration de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), depuis sa création au 1er janvier 2020 jusqu'en 2022.

En 2021, elle est alertée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, à la suite du contrôle de sa déclaration de situation patrimoniale établie en qualité de maire de Beauvais, de la forte sous-évaluation de sa résidence principale[46]

Nommée ministre, dans un premier temps elle indique souhaiter cumuler cette fonction avec son mandat de maire[47], mais, contrainte par les orientations du président de la République et de la Première ministre, elle annonce le sa prochaine démission de la tête de la mairie de Beauvais[48], effective le . Son premier adjoint, Franck Pia, lui succède le suivant[49].

Elle est présidente de l'association d'élus Villes de France entre le [50] et sa nomination au gouvernement.

Ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

En tant que maire de Beauvais, présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis et présidente de Villes de France, Caroline Cayeux est l'une des signataires d'une tribune d'élus, parue dans le Journal du dimanche le 21 novembre 2021, appelant Emmanuel Macron à se présenter pour un second mandat présidentiel[51].

Par la suite, Caroline Cayeux est un fervent soutien d'Emmanuel Macron dans le cadre de la campagne électorale pour l'élection présidentielle d'avril 2022. Elle crée notamment le Beauvaisis avec Macron dit « BAM », comité de soutien à Emmanuel Macron rassemblant un certain nombre d'élus de Beauvais et du Beauvaisis et auteur de plus d'une centaine de propositions visant à enrichir le programme électoral du président[52],[53],[54].

En fonction[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée dans le gouvernement Élisabeth Borne ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur et du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée des Collectivités territoriales, sous la double tutelle de Gérald Darmanin et de Christophe Béchu[55],[56],[57]

Dès le 11 juillet suivant, Caroline Cayeux est visée par une tribune de parlementaires, élus locaux et militants de gauche qui, paraissant dans Têtu, appelle au départ des ministres « au passé Manif pour tous », en référence au mouvement d'opposition au projet de loi autorisant en France le mariage entre personnes de même sexe et l'adoption plénière par ces couples, dite « loi Taubira », de 2013[58],[59].

Le lendemain, 12 juillet 2022, Caroline Cayeux est interrogée à ce sujet par les journalistes de l'émission Bonjour chez Vous ! de la chaîne parlementaire Public Sénat. Lui est notamment demandé si elle maintient les propos qu'elle avait tenus en 2013 quand, alors sénatrice de l'Oise, elle s'était opposée au projet de loi Taubira en qualifiant l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe de « réforme de caprice » et de « dessein qui va contre la nature ». Caroline Cayeux répond : « Oui, à l'époque, je maintiens évidemment mes propos », ajoutant : « Je vais vous dire, quand même, que j'ai beaucoup d'amis parmi tous ces gens-là. Franchement, c'est un mauvais procès qu'on me fait, et cela m'a beaucoup contrariée »[60]. Ces propos, et notamment l'emploi du terme « ces gens-là » pour qualifier les personnes homosexuelles sont jugés homophobes et donnent lieu à des rapides et vives réactions de la part du monde politique, y compris du côté de son ancienne famille politique de droite, avec notamment un tweet à charge de la part du député LR Éric Ciotti, et jusque dans la majorité présidentielle[61].

Face à l'ampleur du tollé médiatique, Caroline Cayeux publie, quelques heures seulement après son interview, un tweet dans lequel elle dit regretter ses propos[62], regrets agrémentés d'excuses qu'elle formule de nouveau le 15 juillet dans un entretien accordé au Parisien[63].

La polémique continue pendant plusieurs semaines, alimentée notamment par des critiques formulées à son endroit par plusieurs autres membres du gouvernement. Ainsi, le 13 juillet, Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports pointe « des propos extrêmement blessants »[64], tandis qu'Olivier Véran, ministre délégué chargé du Renouveau démocratique et porte-parole du Gouvernement estime que ses propos sont « anachroniques »[65]. En outre, le 17 juillet, le Journal du dimanche publie une tribune dans laquelle une centaine de personnalités dénoncent les propos de Caroline Cayeux, allant jusqu'à poser la question d'une procédure judiciaire à son encontre. Parmi les signataires de cette tribune, on retrouve des personnalités du monde politique comme Manuel Valls, ancien Premier ministre, Joël Giraud, ancien secrétaire d'État chargé de la Ruralité et ancien ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales dans le premier quinquennat d'Emmanuel Macron, les députés de la majorité présidentielle David Valence et Quentin Bataillon, les maires d'arrondissements parisiens Ariel Weil (Centre - PS), Florence Berthout (5e - DVD), Jean-Pierre Lecoq (6e - LR), Delphine Bürkli (9e - Horizons) ou encore Sylvain Fort, ancienne plume d'Emmanuel Macron, mais aussi des personnalités du monde de la culture comme Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe et ancien ministre de la Culture, l'écrivain Philippe Besson, et des scientifiques comme le psychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik ou encore Aurélie Jean[66],[67].

Une plainte pour « injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle par une personne dépositaire de l’autorité publique » est déposée par plusieurs associations de défense des droits LGBTI+, mais elle est rapidement classée sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée[68].

Démission[modifier | modifier le code]

Le 28 novembre 2022, Caroline Cayeux annonce avoir présenté au président de la République Emmanuel Macron et à la Première ministre Élisabeth Borne sa démission de ses fonctions de ministre déléguée, qu'elle justifie par sa volonté de ne pas « gêner l'action du Gouvernement », dans la mesure où la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) « persiste à mettre en doute » sa « sincérité » quant à sa déclaration de patrimoine, que l'autorité juge « sous-évaluée »[69].

Le lendemain, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique annonce avoir « décidé d'informer le procureur de la République de faits susceptibles de caractériser des infractions pénales », à savoir une « évaluation mensongère de patrimoine » ainsi qu'une « fraude fiscale »[70].

Deux biens en particulier sont en cause : d'une part, la résidence principale de Caroline Cayeux, un appartement situé au 1, place de l'Alma, dans le 16e arrondissement de Paris, dans un immeuble haussmannien avec vue sur la tour Eiffel et pour lequel la HATVP soupçonne une sous-évaluation d'environ 2 500 000 euros ; d'autre part, une résidence secondaire à Dinard (Ille-et-Vilaine), pour laquelle la HATVP parle d'une sous-évaluation de 1 500 000 euros. Concernant l'appartement du 1, place de l'Alma en particulier, la HATVP fonde ses soupçons sur le fait que Caroline Cayeux ait cédé plusieurs biens à la même adresse pour un prix au m2 très nettement supérieur à celui déclaré dans sa déclaration de patrimoine[71].

Dans un communiqué à l'AFP, les avocats de Caroline Cayeux, Édouard de Lamaze et Myriam Mayel, indiquent que leur cliente conteste l'évaluation de son patrimoine faite par la HATVP, arguant notamment qu' « un désaccord (...) sur la valeur du mètre carré d'un appartement ne constitue évidemment pas une infraction pénale. »[72],[73].

Selon un élu, Caroline Cayeux « faisait partie des élus qui s'étaient opposés à la publication en ligne de son patrimoine. Pour le connaître, il fallait se rendre en préfecture et le demander ». Selon son entourage, Caroline Cayeux, qui jouissait d'un « capital sympathie important » à Beauvais, « ne tenait pas particulièrement à montrer aux Beauvaisiens qu'elle avait beaucoup d'argent »[5].

Caroline Cayeux est remplacée dans ses fonctions ministérielles par Dominique Faure, jusqu'alors secrétaire d'État chargée de la Ruralité comme ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer, chargée des Collectivités territoriales et auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée de la Ruralité[69],[74],[75],[76].

Enquête judiciaire[modifier | modifier le code]

À la suite de la saisine du procureur de la République par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) fin novembre 2022, le Parquet de Paris ouvre le 5 décembre suivant une enquête préliminaire « des chefs de déclaration de patrimoine incomplète ou mensongère auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP] et de blanchiment de fraude fiscale »[77]. La HATVP estimait que son patrimoine avait été sous-évalué de 3,9 millions d’euros. Elle subit en parallèle un redressement fiscale de 50 000 euros[61],[78].

Début juin 2023, le journal Libération révèle qu’au mois de janvier précédent, Caroline Cayeux a procédé à une réévaluation à la hausse de son patrimoine, l’estimant désormais à 24,4 millions d’euros[18].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le , Caroline Cayeux est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « maire, présidente d'un centre communal d'action sociale ; 34 ans de services civils, d'activités sociales et de fonctions électives »[79]. Elle est faite chevalier de l'ordre le par François Fillon, alors ministre de l'Éducation nationale[22] ; puis promue au grade d'officier dans l'ordre le au titre de « maire de Beauvais (Oise) »[80].

Le , elle est nommée au grade d'officier dans l'ordre national du Mérite au titre de « maire de Beauvais ( Oise ) ; 38 ans de services civils et de fonctions électives »[81]. Elle est faite officier le 21 septembre 2009 par Éric Woerth[82].

Le , elle est nommée au grade d'officier dans l'ordre des Arts et des Lettres au titre de « Maire de Beauvais, présidente de Villes de France »[83].

Le 14 août 2023, lui est attribuée par arrêté ministériel la médaille de la sécurité intérieure, échelon argent, dans le cadre d'une promotion exceptionnelle « Ukraine ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Les présidents du Conseil national », sur le site de l'ordre national des pharmaciens, (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]