Caroline Cayeux
| Caroline Cayeux | |
Caroline Cayeux en 2008. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis | |
| – (22 ans, 2 mois et 29 jours) |
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| Prédécesseur | Nouvelle intercommunalité |
| Successeur | Lionel Chiss |
| Ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales | |
| – (4 mois et 24 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Élisabeth Borne |
| Ministre | Gérald Darmanin Christophe Béchu |
| Gouvernement | Borne |
| Prédécesseur | Christophe Béchu |
| Successeur | Dominique Faure |
| Maire de Beauvais | |
| – (21 ans, 5 mois et 6 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Prédécesseur | Walter Amsallem |
| Successeur | Franck Pia |
| Présidente de l'Agence nationale de la cohésion des territoires | |
| – (2 ans, 7 mois et 22 jours) |
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| Élection | |
| Vice-président | Vanik Berberian |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Successeur | Michel Fournier (intérim) |
| Sénatrice française | |
| – (6 ans) |
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| Élection | 25 septembre 2011 |
| Circonscription | Oise |
| Groupe politique | UMP (2011-2015) REP (2015-2017) |
| Prédécesseur | Alain Vasselle |
| Successeur | Olivier Paccaud |
| Conseillère régionale de Picardie | |
| – (7 ans, 6 mois et 3 jours) |
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| Élection | 21 mars 2004 |
| Réélection | 21 mars 2010 |
| Président | Claude Gewerc |
| Successeur | Olivier Paccaud |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Caroline Laurence Fournier |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris 16e (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RPR (1981-2002) UMP (2002-2015) LR (2015-2018) DVD (depuis 2018) |
| Profession | Enseignante |
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| Maires de Beauvais | |
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Caroline Cayeux, née le à Paris, est une femme politique française.
Elle a d’abord mené une carrière d'élue locale dans le département de l’Oise en étant maire de Beauvais, de 2001 à 2022, présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis depuis sa création, le , ainsi que conseillère régionale de Picardie et présidente du groupe d'opposition de droite et du centre « Aimer la Picardie » au président socialiste Claude Gewerc, de 2004 à 2011.
Elle a également été sénatrice de l'Oise de 2011 à 2017. Au cours de ce mandat parlementaire, elle a notamment été vice-présidente de la commission des affaires sociales du Sénat et rapporteur du budget de la Sécurité sociale (PLFSS) pour son volet « famille » à partir de 2014.
Parallèlement à ces mandats locaux et parlementaire, elle a été présidente de l'association d'élus Villes de France, de 2014 à 2022, ainsi que présidente de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) depuis la création de cet établissement public, le , jusqu'à sa nomination au gouvernement, en .
Elle fut ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales dans le gouvernement d'Élisabeth Borne, sous la présidence d'Emmanuel Macron, du au .
Il a été mis fin à ses fonctions de ministre à la suite de la saisine de la justice par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour évaluation mensongère de sa déclaration de patrimoine et fraude fiscale. Elle est condamnée en à dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité.
Biographie
[modifier | modifier le code]Ascendance
[modifier | modifier le code]Caroline Cayeux, née Caroline Laurence Fournier le , dans le 16e arrondissement de Paris, est la fille de Pierre Fournier (1915-1999)[1], pharmacien, directeur du groupe pharmaceutique Laboratoires Fournier Frères, et président du conseil de l'ordre national des pharmaciens de 1979 à 1987[2]. Il est par ailleurs conseiller auprès du ministère du Commerce extérieur de 1951 à 1973.
Sa mère, Solange Lefranc[3] (1921-2016[4]), est la fille de Robert Lefranc, fabricant de couleurs et vernis à Paris et président de la Fédération nationale des fabricants de couleurs, vernis et encres d'imprimerie, et de Geneviève Panhard, l'une des héritières du constructeur automobile Panhard[5]. Elle est maire de la commune rurale de Blincourt, dans le département de l'Oise, de 1989 à 2005[6], date à laquelle sa fille cadette, Dominique Le Sourd, née en 1950, lui succède avant d'être brièvement députée d' à , en qualité de suppléante d'Édouard Courtial, ministre dans le troisième gouvernement Fillon[7],[8],[9].
Mariages et descendance
[modifier | modifier le code]En 1971, Caroline Fournier épouse Pierre Le Sourd, cardiologue. Il est successivement directeur médical puis directeur général des laboratoires Fournier (groupe Pharmuka), directeur général des laboratoires Spécia (groupe Rhône-Poulenc), puis vice-président marketing Europe de Rhône-Poulenc Rorer[10].
De ce mariage naissent trois enfants : Crystel, juriste (épouse, depuis 1995, de Thibault Lanxade[11], fils de l'amiral Jacques Lanxade et neveu par alliance du haut fonctionnaire Jacques Dewatre, ancien président-directeur général de Luminess de 2016 à 2023 et préfet de l'Indre depuis ), Pierre-Alban, exploitant agricole dans le département de l'Oise, et Daphné, psychologue[3].
Le , Caroline Fournier épouse en secondes noces Gérard Cayeux (né en 1934), ancien agriculteur à Avrigny, dans le département de l'Oise[12],[13],[14].
Héritage
[modifier | modifier le code]À la mort de son père, en 1999, Caroline Cayeux est administratrice (aux côtés de Philippe Marini, son collègue maire de Compiègne, sénateur de l'Oise et futur président de la commission des finances du Sénat) de plusieurs sociétés financières du groupe Didot-Bottin qui, après avoir longtemps été investi dans les publications scientifiques (notamment le Dictionnaire Vidal), a diversifié ses activités dans le commerce des fauteuils de spectacle, des alcools de fruits et des casinos[15].
À la mort de sa mère, en 2016, Caroline Cayeux hérite, notamment, de l'immeuble familial situé au 1, place de l'Alma, dans le 16e arrondissement de Paris, immeuble dans lequel elle est née et a toujours vécu. Elle hérite également de la maison de vacances familiale située à Dinard, en Ille-et-Vilaine, face à la mer et disposant d'un accès privatif à la plage[16].
À Beauvais, dont elle fut le maire de 2001 à 2022, elle est propriétaire d'un appartement situé en centre-ville face à la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais[5].
Elle est propriétaire de plusieurs autres bien dans l'Oise, notamment à Blincourt et Avrigny.[réf. nécessaire]
Elle est par ailleurs propriétaire d'un vaste domaine de chasse de 800 hectares, Beaulieu, à Souvigny-en-Sologne, où elle organise des parties de chasse lui permettant de travailler et d'entretenir son réseau politique[16].
Elle collectionne en outre les chevaux de trait, qui participent pour certains à la Route du poisson[5].
En , le journal Libération révélait que la fortune de Caroline Cayeux s'élève à 24,4 millions d'euros[17].
Formation académique
[modifier | modifier le code]Elle a notamment eu pour camarade de classe Françoise Missoffe[18], future Françoise de Panafieu qui, comme elle, s'engagera en politique et sera notamment maire du 17e arrondissement et conseillère de Paris.
Caroline Cayeux est titulaire d’une licence d'anglais, d'une maîtrise de droit et d'un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de droit international privé[3].
Carrière professionnelle
[modifier | modifier le code]Caroline Cayeux commence sa carrière professionnelle et politique aux côtés d'Yvon Bourges, gaulliste breton, plusieurs fois ministre sous les présidences du général de Gaulle et de Georges Pompidou. D’abord membre de son équipe de campagne lorsque celui-ci se présente à l'élection législative de la 6e circonscription d'Ille-et-Vilaine en [19], elle devient ensuite sa conseillère technique lorsque celui-ci est nommé Secrétaire d’État aux Affaires étrangères dans le gouvernement de Maurice Couve de Murville, en . Elle continue de l’accompagner quand celui-ci est reconduit dans ses fonctions dans le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas, après la démission du général de Gaulle et l’élection de Georges Pompidou à la présidence de la République, en 1969, puis quand il est nommé ministre du Commerce et de l'Artisanat dans le gouvernement de Pierre Messmer, en 1972[20],[21],[22].
Parcours politique
[modifier | modifier le code]Adhésion au RPR et premiers mandats locaux dans l'Oise
[modifier | modifier le code]Elle prend sa carte au Rassemblement pour la République (RPR) après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981[20].
Elle commence alors une carrière d'élue locale dans le département de l'Oise dont est originaire sa famille maternelle, qui y possède biens immobiliers et terres agricoles. Elle est d'abord conseillère municipale de Blincourt[6].
Premières responsabilités au RPR
[modifier | modifier le code]La carrière politique de Caroline Cayeux ne débute véritablement qu’à la fin des années 1990 quand, en 1997, Philippe Séguin, alors président du Rassemblement pour la République (RPR), la nomme à la commission exécutive du parti. L'année suivante, en 1998, le même Philippe Séguin la nomme secrétaire départementale par interim de la fédération RPR de l'Oise - son prédécesseur, Jean-François Mancel, par ailleurs président du conseil départemental de l’Oise, ayant été exclu du parti pour collusion avec le Front national de Jean-Marie Le Pen[21]. D'abord intérimaire, Caroline Cayeux est par la suite confirmée au poste de secrétaire départementale du RPR, fonctions qu'elle continuera d'occuper jusqu'à ce qu’elle se mette elle-même en retrait en 2002, en raison de sa candidature dissidente à l'élection législative de la 1ère circonscription de l'Oise contre Olivier Dassault, ancien député de la circonscription de 1988 à 1997 officiellement investi par le parti et soutenu par le Président de la République Jacques Chirac lui-même.[réf. nécessaire]
Élections législatives de 1997 et implantation à Beauvais
[modifier | modifier le code]En effet, Olivier Dassault, alors député de la 1re circonscription de l'Oise depuis 1988, lui propose alors d'être sa suppléante dans le cadre des élections législatives anticipées. Si Olivier Dassault n'est pas réélu, son siège étant remporté par le candidat socialiste Yves Rome, la campagne électorale permet toutefois à Caroline Cayeux de découvrir la ville de Beauvais, dont une partie est comprise dans la 1re circonscription de l’Oise, de rencontrer et de se lier d'amitié avec les conseillers municipaux d'opposition au maire socialiste de l’époque en place depuis 24 ans, Walter Amsallem. De ces rencontres et amitiés, nait en elle l'idée de continuer à s'investir pour Beauvais, et notamment de se présenter aux prochaines élections municipales de [23].
Première victoire à la mairie de Beauvais en 2001
[modifier | modifier le code]En 2000, Caroline Cayeux crée une association, Beauvais pour tous, comme base de sa prochaine candidature à l'élection municipale beauvaisienne de . En , elle inaugure sa permanence de campagne[24] à deux pas de la mairie détenue par le socialiste Walter Amsallem depuis 1977, puis, en , présente officiellement la liste qu'elle conduit sous la bannière "Beauvais pour tous", du nom de son association qui se veut un rassemblement a-partisan de tous les Beauvaisiens[25].
Caroline Cayeux prend pour directeur de campagne Bastien Millot, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé à Meaux, considéré comme « l'organisateur de sa victoire » à l'issue du second tour[26][source insuffisante]. Au second tour, après avoir refusé de fusionner sa liste avec celle, dissidente, de Jacques Nehorai[27], elle remporte la majorité relative des voix dans un contexte de triangulaire, recueillant 47,37 % des voix contre 43,45 % pour le maire socialiste sortant. Cependant, le même jour, elle est battue aux élections cantonales auxquelles elle était aussi candidate sur le canton de Beauvais-Nord-Ouest, qui renouvelle le mandat de Georges Becquerelle, l'un des adjoints de Walter Amsallem à la mairie de Beauvais au cours du mandat municipal 1995-2001. Ainsi, à partir de 2001 et jusqu'aux élections départementales de 2015, la ville de Beauvais se caractérise par le fait d'avoir une maire de droite (RPR, UMP puis LR) en la personne de Caroline Cayeux et trois conseillers généraux socialistes. À la suite de la victoire de 2001, Caroline Cayeux fait élire Bastien Millot, le directeur de sa victorieuse campagne électorale, aux fonctions de premier adjoint, avant de l'en écarter en 2004 à la suite de fausses déclarations d’heures supplémentaires au profit d'un agent municipal[28].
Années 2000 et 2010
[modifier | modifier le code]Candidate dissidente du RPR aux élections législatives en 2002[29],[30], elle est distancée et par le sortant socialiste Yves Rome, et par le candidat officiel de l'UMP, Olivier Dassault, qui est élu.
En 2004, elle devient présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis (CAB) lors de la création de cette intercommunalité. Candidate à sa succession en 2008, investie par l'UMP[31], elle est réélue avec un score de 58 %, face à Sylvie Houssin du Parti socialiste.
Aux élections régionales de 2004, elle prend la tête pour l'Oise de la liste UMP-UDF, menée pour l'ensemble de la Picardie par Gilles de Robien. La défaite de ce dernier et son retrait permettent à Caroline Cayeux d'entrer au conseil régional de Picardie et de présider le groupe d'opposition (UMP-UDF). Aux élections sénatoriales de septembre 2004, candidate en deuxième position sur la liste menée par Alain Vasselle, elle n'est pas élue.
Seule candidate à la primaire UMP, elle conduit la liste du parti en Picardie lors des élections régionales de 2010[32]. Elle est battue par le président sortant socialiste Claude Gewerc.
Aux élections sénatoriales de 2011, elle figure en deuxième position sur la liste de la majorité présidentielle, menée par Philippe Marini qui recueille 54,86 % des voix. Elle est élue sénatrice de l'Oise le [33].
Elle se prononce contre l'ouverture du mariage aux personnes homosexuelles[34],[35] et soutient la candidature de François Fillon à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012 ; dans le cadre de la campagne, elle est nommée porte-parole[21]. Elle est à nouveau candidate de l'UMP aux élections municipales de 2014. Elle mène alors la liste « Beauvais pour tous », qui remporte l'élection le avec 57,24 % des suffrages. Elle est à nouveau maire de Beauvais le [36].
Le , Caroline Cayeux est nommée, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, secrétaire nationale thématique aux classes moyennes[37].
Le , elle est élue présidente du syndicat mixte de l'aéroport de Beauvais-Tillé (SMABT) par le comité du SMABT[38].
Elle soutient la candidature de François Fillon à la primaire présidentielle des Républicains de 2016[39]. Elle s'investit également dans le mouvement de ce dernier, Force républicaine. Elle le considère comme le représentant du « gaullisme social [qu'elle a] connu avec Philippe Séguin »[21].
Durant son mandat de sénatrice, de 2011 à 2017, elle propose divers amendements, visant à élargir le droit des chasseurs[40]. Elle est propriétaire de forêts en Sologne, où selon son entourage « elle travaille ses réseaux et ses relations en y organisant des parties de chasse »[5] et son mari, Gérard Cayeux, a été trésorier de la fédération des chasseurs de l'Oise[41].
En , dans le cadre de la loi sur le cumul des mandats, elle annonce mettre un terme à son mandat de sénatrice (à la fin du mandat) et se consacre à sa ville[42].
Elle ne renouvelle pas son adhésion à LR en 2018, et est réélue après les municipales de 2020 sous une étiquette divers droite[43],[21],[44] avec le soutien de La République en marche[45].
Elle est présidente du conseil d'administration de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), depuis sa création au jusqu'en 2022.
En 2021, elle est alertée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, à la suite du contrôle de sa déclaration de situation patrimoniale établie en qualité de maire de Beauvais, de la forte sous-évaluation de sa résidence principale[46]
Nommée ministre, dans un premier temps elle indique souhaiter cumuler cette fonction avec son mandat de maire[47], mais, contrainte par les orientations du président de la République et de la Première ministre, elle annonce le sa prochaine démission de la tête de la mairie de Beauvais[48], effective le . Son premier adjoint, Franck Pia, lui succède le suivant[49].
Elle est présidente de l'association d'élus Villes de France entre le [50] et sa nomination au gouvernement.
Ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales
[modifier | modifier le code]En tant que maire de Beauvais, présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis et présidente de Villes de France, Caroline Cayeux est l'une des signataires d'une tribune d'élus, parue dans le Journal du dimanche le , appelant Emmanuel Macron à se présenter pour un second mandat présidentiel[51].
Par la suite, Caroline Cayeux est un fervent soutien d'Emmanuel Macron dans le cadre de la campagne électorale pour l'élection présidentielle d'. Elle crée notamment le Beauvaisis avec Macron dit « BAM », comité de soutien à Emmanuel Macron rassemblant un certain nombre d'élus de Beauvais et du Beauvaisis et auteur de plus d'une centaine de propositions visant à enrichir le programme électoral du président[52],[53],[54].
Le , elle est nommée dans le gouvernement Borne ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur et du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée des Collectivités territoriales, sous la double tutelle de Gérald Darmanin et de Christophe Béchu[55],[56],[57]
Démission
[modifier | modifier le code]Le , Caroline Cayeux annonce avoir présenté au président de la République Emmanuel Macron et à la Première ministre Élisabeth Borne sa démission de ses fonctions de ministre déléguée, qu'elle justifie par sa volonté de ne pas « gêner l'action du Gouvernement », dans la mesure où la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) « persiste à mettre en doute » sa « sincérité » quant à sa déclaration de patrimoine, que l'autorité juge « sous-évaluée »[58]. Caroline Cayeux est remplacée dans ses fonctions ministérielles par Dominique Faure, jusqu'alors secrétaire d'État chargée de la Ruralité comme ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer, chargée des Collectivités territoriales et auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée de la Ruralité[58],[59],[60],[61].
Le elle annonce sur ses réseaux sociaux son retrait de la vie politique[62] pour être « libre de [se] défendre »[63].
Affaires judiciaires
[modifier | modifier le code]Condamnation pour déclaration de patrimoine incomplète et fraude fiscale
[modifier | modifier le code]Le la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique annonce avoir « décidé d'informer le procureur de la République de faits susceptibles de caractériser des infractions pénales », à savoir une « évaluation mensongère de patrimoine » ainsi qu'une « fraude fiscale »[64].
Deux biens en particulier sont en cause : d'une part, la résidence principale de Caroline Cayeux, un appartement situé place de l'Alma, dans le 16e arrondissement de Paris, dans un immeuble haussmannien avec vue sur la tour Eiffel et pour lequel la HATVP soupçonne une sous-évaluation d'environ 2 500 000 euros ; d'autre part, une résidence secondaire en Bretagne à Dinard pour laquelle la HATVP parle d'une sous-évaluation de 1 500 000 euros. Concernant l'appartement place de l'Alma en particulier, la HATVP fonde ses soupçons sur le fait que Caroline Cayeux ait cédé plusieurs biens à la même adresse pour un prix au m2 très nettement supérieur à celui déclaré dans sa déclaration de patrimoine[65].
Dans un communiqué à l'AFP, les avocats de Caroline Cayeux, Édouard de Lamaze et Myriam Mayel, indiquent que leur cliente conteste l'évaluation de son patrimoine faite par la HATVP, arguant notamment qu' « un désaccord (...) sur la valeur du mètre carré d'un appartement ne constitue évidemment pas une infraction pénale. »[66],[67].
À la suite de la saisine, le Parquet de Paris ouvre le une enquête préliminaire « des chefs de déclaration de patrimoine incomplète ou mensongère auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP] et de blanchiment de fraude fiscale »[68]. La HATVP estimait que son patrimoine avait été sous-évalué de 3,9 millions d’euros. Elle subit en parallèle un redressement fiscal de 50 000 euros[69],[70].
En , Caroline Cayeux a procédé à une réévaluation à la hausse de son patrimoine, l’estimant désormais à 24,4 millions d’euros[17].
Les poursuites sont soldées par une reconnaissance préalable de culpabilité le , avec une condamnation à dix mois de prison avec sursis, 100 000 € d’amende et vingt-quatre mois d’inéligibilité[63],[71].
Propos homophobes
[modifier | modifier le code]Le , une tribune de parlementaires, élus locaux et militants de gauche dans Têtu demande le départ des ministres opposés au mariage pour tous, comme Caroline Cayeux[72],[73]. Le lendemain, interrogée sur ses propos de 2013 qualifiant le mariage homosexuel de « réforme de caprice » et de « dessein contre nature », elle les maintient, ajoutant avoir « beaucoup d’amis parmi ces gens-là »[74]. Ces déclarations, jugées homophobes, provoquent un tollé politique, y compris à droite[69].
Face aux critiques, elle présente des excuses dès le jour-même sur Twitter[75], puis le 15 dans Le Parisien[76]. La polémique s’amplifie avec des réactions de ministres comme Clément Beaune (« propos blessants »)[77] et Olivier Véran (« anachroniques »)[78], ainsi qu’une tribune du Journal du dimanche signée par une centaine de personnalités politiques (Manuel Valls, Joël Giraud, David Valence, Quentin Bataillon, Ariel Weil, Florence Berthout, Jean-Pierre Lecoq, Delphine Bürkli, Jack Lang) et culturelles ou scientifiques (Philippe Besson, Boris Cyrulnik, Aurélie Jean, etc.) appelant à des sanctions[79],[80].
Une plainte pour injure homophobe est déposée, mais classée sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée[81].
Suspicion de détournement de fonds publics
[modifier | modifier le code]En mars 2026, le parquet ouvre une enquête pour suspicion de détournement de fonds publics. Caroline Cayeux est accusée par son ancien chauffeur d’avoir utilisé le véhicule de la ville de Beauvais pour divers déplacements à des fins personnelles[82]. Elle aurait également effectué des pleins d’essence payés par la ville pour des déplacements à des meetings de François Fillon en vue des présidentielles 2017. Elle aurait enfin utilisé une voiture de la ville de Beauvais pour rentrer chez elle, à Avrigny et à Paris[83].
Distinctions
[modifier | modifier le code]Le , Caroline Cayeux est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « maire, présidente d'un centre communal d'action sociale ; 34 ans de services civils, d'activités sociales et de fonctions électives »[84]. Elle est faite chevalier de l'ordre le par François Fillon, alors ministre de l'Éducation nationale[21] ; puis promue au grade d'officier dans l'ordre le au titre de « maire de Beauvais (Oise) »[85].
Le , elle est nommée au grade d'officier dans l'ordre national du Mérite au titre de « maire de Beauvais ( Oise ) ; 38 ans de services civils et de fonctions électives »[86]. Elle est faite officier le par Éric Woerth[87].
Le , elle est nommée au grade d'officier dans l'ordre des Arts et des Lettres au titre de « Maire de Beauvais, présidente de Villes de France »[88].
Le , lui est attribuée par arrêté ministériel la médaille de la sécurité intérieure, échelon argent, dans le cadre d'une promotion exceptionnelle « Ukraine ».
Officier de la Légion d'honneur (2020) ; chevalier en 2005
Officier de l'ordre national du Mérite (2008)
Officier de l'ordre des Arts et des Lettres (2020)
Médaille de la sécurité intérieure, argent (2023)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la vie publique :
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Fiche de Pierre Fournier dans le fichier Insee des décès en France depuis 1970.
- ↑ « Les présidents du Conseil national », sur le site de l'ordre national des pharmaciens, (consulté le ).
- 1 2 3 Who's Who in France, édition 2020, {{p.[465}}.
- ↑ Fiche de Solange Marie-Louise Lefranc dans le fichier Insee des décès en France depuis 1970.
- 1 2 3 4 « Démission de Caroline Cayeux: un immeuble dans le XVIe à Paris poserait problème », sur courrier-picard.fr, (consulté le ).
- 1 2 EIP, Annuaire des Mairies de l'Oise (60), Cannes, Les Éditions Céline, coll. « Annuaire des maires de France », , 254 p. (ISBN 978-2-35258-160-4, lire en ligne), p. 37.
- ↑ Par Le 1 octobre 2011 à 07h00, « La sÅ?ur de Caroline Cayeux remplace Courtial », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ « Mme Dominique Le Sourd : Assemblée Nationale », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
- ↑ Par Le 22 décembre 2011 à 07h00, « L’ex-député décore sa remplaçante », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ « Pierre Le Sourd », sur le site du quotidien Les Échos, (consulté le ).
- ↑ Bottin mondain,, édition 2007, p. 1015.
- ↑ Par Le 14 février 2005 à 00h00, « Caroline Cayeux et Yves Rome racontés par leur conjoint », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Par Propos recueillis par Nicolas Sévaux Le 14 février 2005 à 00h00, « Je ne suis pas indispensable », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Par H. R. Le 14 août 1998 à 00h00, « Moduler l´apport d´engrais », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ « Rapport Annuel 2006 du Groupe Didot-Bottin », sur web.archive.org (consulté le ).
- 1 2 Aymeric Coupé, « Caroline Cayeux aurait sous-évalué son patrimoine de 3.9 millions d'euros », sur Oise Hebdo, (consulté le ).
- 1 2 « Transparence : l’ex-ministre Caroline Cayeux réévalue son patrimoine à la hausse, à 24,4 millions d’euros », sur Libération (consulté le ).
- ↑ Par F. H. Le 6 novembre 2004 à 00h00, « Caroline Cayeux se dévoile dans « le Point » », sur leparisien.fr, (consulté le ).
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- 1 2 L'Observateur de Beauvais, 23 mars 2001.
- 1 2 3 4 5 6 « La maire de Beauvais Caroline Cayeux quitte Les Républicains », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le ).
- ↑ « A NOUS LE SENAT,Caroline Cayeux - Vidéo Dailymotion », sur Dailymotion, (consulté le ).
- ↑ « VIDEO : 20 ans de mandat, plongée dans l'intimité de Caroline Cayeux, maire de Beauvais », (consulté le ).
- ↑ Par Frédéric Hennebert Le 6 septembre 2000 à 00h00, « Attention, Caroline Cayeux arrive ! », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ Par Le 2 février 2001 à 00h00, « La liste Beauvais pour tous », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ Le Courrier picard, 20 mars 2001.
- ↑ Mais dont les membres rejoignent la majorité municipale en 2005.
- ↑ « Bastien Millot, l'homme qui murmurait à l'oreille de Jean-François Copé », sur L'Obs, (consulté le ).
- ↑ Olivier Debruyne, « Dassault investi, Cayeux persiste », Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Frédéric Hennebert, « Cayeux - Dassault, le duel », Le Parisien, édition de l'Oise, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « L'UMP investit 20 nouveaux candidats pour les municipales et joue sur l'ouverture », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Les résultats aux primaires régionales »
- ↑ Résultats des élections sénatoriales de 2011 dans l'Oise sur le site du Sénat
- ↑ Par Le 7 novembre 2012 à 04h15, « Mariage homosexuel, les politiques divisés », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ « Remaniement : et de deux ministres homophobes de plus ! », sur KOMITID, (consulté le ).
- ↑ Stéphanie Vivier, « Réélue maire, Caroline Cayeux s’entoure de treize adjoints », L'Observateur de Beauvais, no 837, , p. 10 (ISSN 1287-7565).
- ↑ « Nominations », u-m-p.org, 21 janvier 2015.
- ↑ « Caroline Cayeux élue Présidente du syndicat mixte de l'aéroport de Beauvais Tillé », oise.fr, 29 juin 2015.
- ↑ Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
- ↑ « Caroline Cayeux agit contre les animaux sauvages », sur politique-animaux.fr (consulté le ).
- ↑ Clément Machetto, « Caroline Cayeux : qui est son mari agriculteur ? », sur le site du magazine Closer), (consulté le ).
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- Affaire judiciaire en cours
- Naissance dans le 16e arrondissement de Paris
- Femme politique française
- Maire de Beauvais
- Conseiller régional de Picardie
- Président de communauté d'agglomération
- Maire membre de l'Union pour un mouvement populaire
- Sénateur de la Cinquième République française
- Sénateur de l'Oise
- Sénateur membre de l'Union pour un mouvement populaire
- Ministre de la Cinquième République
- Membre du gouvernement Borne
- Ministre français des Collectivités locales
- Personnalité du Rassemblement pour la République
- Personnalité des Républicains
- Personnalité politique condamnée à une peine d'inéligibilité en France
- Personnalité politique condamnée pour fraude
- Officier de la Légion d'honneur promu en 2019
- Officier de l'ordre national du Mérite
- Officier des Arts et des Lettres
- Personnalité liée à Beauvais
- Naissance en novembre 1948