Caroline Cayeux

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Caroline Cayeux
Caroline Cayeux en 2008.
Caroline Cayeux en 2008.
Fonctions
Maire de Beauvais
En fonction depuis le
(16 ans, 10 mois et 3 jours)
Élection 25 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Walter Amsallem (PS)
Sénatrice de l'Oise

(6 ans et 1 jour)
Élection 25 septembre 2011
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Alain Vasselle
Conseillère régionale de Picardie

(7 ans, 6 mois et 3 jours)
Élection 21 mars 2010
Successeur Olivier Paccaud
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Profession Enseignante

Caroline Cayeux, née le à Paris, est une femme politique française, maire Les Républicains de Beauvais (Oise). Elle est présidente de la Fédération des villes de France depuis le 19 juin 2014[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est la fille du docteur Pierre Fournier, ancien président du Conseil de l'Ordre des Pharmaciens de 1979 à 1987. Enseignante en droit et en anglais elle travaille au cabinet d'Yvon Bourges en 1970[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle prend sa carte au RPR après la victoire de la gauche en 1981[2] et commence une carrière d'élue locale dans l'Oise en étant Conseillère municipale de Choisy-la-Victoire puis adjointe au maire de Blincourt. Elle s'investit aussi dans les campagnes des européennes de 1984 et dans la présidentielle de 1995 et soutient Jacques Chirac.

Cependant le véritable décollage de sa carrière politique intervient en septembre 1997 quand Philippe Séguin l'appelle à la commission exécutive du RPR. En mars 1998 elle devient secrétaire départemental par intérim du RPR de l'Oise après le départ de Jean-François Mancel, poste ou Philippe Seguin la confirme officiellement en septembre 1998. Il s'agit d'une reprise en main, de la part de Philippe Seguin, de l'appareil du parti à un moment ou certains élus, dont Jean-François Mancel, lorgnent vers des alliances avec le Front National pour les élections cantonales[3]. Lors des élections européennes elle est en 24e position sur la liste du RPR (non élue).

C'est alors qu'elle se lance aux municipales à Beauvais en créant en janvier 2000 une association support à sa candidature, "Beauvais pour Tous"[4]. Le contexte à droite est difficile car le député RPR Olivier Dassault, déjà deux fois candidat (et battu) en 1989 et 1995, reste sur les rangs. Finalement il abandonne mais soutient en sous-main une liste dissidente à droite emmené par un ancien conseiller général Jacques Néhorai. Elle nomme directeur de campagne Bastien Millot, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé à Meaux, considéré comme "l'organisateur de sa victoire"[5]. Au second tour elle l'emporte, en ayant refusé la fusion avec la liste de droite dissidente[6] sur le socialiste Walter Amsallem avec 47,37 % des voix[7] Cependant le même jour, elle est battue aux élections cantonales sur le canton de Beauvais-Nord-Ouest, qui renouvelle le mandat de Georges Becquerelle, l'un des adjoints d'Amsallem. La ville de Beauvais depuis 2001 se caractérise par le fait d'avoir une maire UMP et trois conseillers généraux socialistes. Bastien Millot devient son premier adjoint avant d'être brutalement écarté en 2004.

Candidate à sa propre succession en 2008, investie par l'Union pour un mouvement populaire (UMP)[8], elle l'emporte de nouveau avec un score de 58 %, face à Sylvie Houssin du Parti socialiste. Elle est également présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis.

Candidate dissidente du RPR aux élections législatives en 2002, elle est distancée et par le sortant socialiste Yves Rome, et par le candidat officiel de l'UMP, Olivier Dassault, qui est élu.

Aux élections régionales de 2004, elle prend la tête pour l'Oise de la liste UMP-UDF, menée pour l'ensemble de la région par Gilles de Robien. La défaite de ce dernier et son retrait permettent à Caroline Cayeux d'entrer au conseil régional de Picardie et de présider le groupe d'opposition (UMP-UDF). Aux élections sénatoriales du mois de septembre de la même année, candidate en deuxième position sur la liste menée par Alain Vasselle, elle n'est pas élue.

Seule candidate à la primaire UMP, elle est désignée par les militants pour conduire la liste du parti en Picardie, lors des élections régionales de 2010[9]. Elle est battue par le président sortant socialiste Claude Gewerc.

Aux élections sénatoriales de 2011, elle figure en deuxième position sur la liste de la majorité présidentielle menée par Philippe Marini qui recueille 54,86 % des voix. Elle est élue sénatrice le 25 septembre 2011[10].

Elle soutient la candidature de François Fillon à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012. Elle est à nouveau candidate de l'UMP aux élections municipales de 2014. Elle mène alors la liste « Beauvais pour tous » qui remporte l'élection le 30 mars 2014 avec 57,24% des suffrages, après avoir frôlée la réélection au premier tour. Elle est donc réélue maire de Beauvais le 5 avril 2014[11].

Le 21 janvier 2015, elle est nommée, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, secrétaire nationale thématique aux classes moyennes[12].

Le 29 juin 2015, elle est élue présidente du syndicat mixte de l'aéroport de Beauvais-Tillé (SMABT) par le comité du SMABT[13].

Elle soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[14].

En juin 2017, dans le cadre de la loi sur le cumul des mandats, elle annonce mettre un terme à son mandat de sénatrice (à la fin du mandat actuel) et se consacre à sa ville[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.courrierdesmaires.fr/36823/rebaptisee-villes-de-france-la-federation-des-villes-moyennes-voit-son-avenir-en-grand/
  2. a et b L'Observateur de Beauvais, vendredi 23 mars 2001.
  3. En 1998 Jean-François Mancel fait l’objet d’une exclusion du RPR (par Philippe Séguin, alors président du RPR) pour avoir accepté et encouragé des désistements réciproques avec le Front national lors des élections cantonales et régionales (à Beauvais en particulier).
  4. Le Parisien, 20 mars 2001.
  5. Le courrier picard, 20 mars 2001.
  6. mais dont les membres rejoignent la majorité municipale en 2005.
  7. contre 43,45 % a son adversaire socialiste.
  8. « L'UMP investit 20 nouveaux candidats pour les municipales et joue sur l'ouverture », Le Monde
  9. « Les résultats aux primaires régionales »
  10. Résultats des élections sénatoriales de 2011 dans l'Oise sur le site du Sénat
  11. Stéphanie Vivier, « Réélue maire, Caroline Cayeux s’entoure de treize adjoints », L'Observateur de Beauvais, no 837,‎ , p. 10 (ISSN 1287-7565)
  12. « Nominations », u-m-p.org, 21 janvier 2015.
  13. « Caroline Cayeux élue Présidente du Syndicat Mixte de l'Aéroport de Beauvais Tillé », oise.fr, 29 juin 2015.
  14. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  15. Mélanie Carnot, « Caroline Cayeux choisit son mandat de maire de Beauvais plutôt que le Sénat », courrier-picard.fr, 19 juin 2017.

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]