Caroline Cayeux

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Caroline Cayeux
Illustration.
Caroline Cayeux en 2008.
Fonctions
Maire de Beauvais
En fonction depuis le
(17 ans, 8 mois et 26 jours)
Élection 25 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Walter Amsallem (PS)
Sénatrice de l'Oise

(6 ans)
Élection 25 septembre 2011
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Alain Vasselle
Successeur Olivier Paccaud
Conseillère régionale de Picardie

(7 ans, 6 mois et 3 jours)
Élection 21 mars 2010
Successeur Olivier Paccaud
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique RPR (1981-2002)
UMP
(2002-2015)
LR
(2015-2018)
DVD depuis 2018
Profession Enseignante

Caroline Cayeux, née le à Paris, est une femme politique française, maire Les Républicains puis divers droite de Beauvais (Oise). Elle est présidente de la Fédération des villes de France depuis le 19 juin 2014[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est la fille du docteur Pierre Fournier, ancien président du Conseil de l'ordre national des pharmaciens de 1979 à 1987. Enseignante en droit et en anglais elle travaille au cabinet d'Yvon Bourges en 1970[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle prend sa carte au RPR après la victoire de la gauche en 1981[2] et commence une carrière d'élue locale dans l'Oise en étant Conseillère municipale de Choisy-la-Victoire puis adjointe au maire de Blincourt. Elle s'investit aussi dans les campagnes des européennes de 1984 et dans la présidentielle de 1995 et soutient Jacques Chirac.

Cependant le véritable décollage de sa carrière politique intervient en septembre 1997 quand Philippe Séguin l'appelle à la commission exécutive du RPR. En mars 1998 elle devient secrétaire départemental par intérim du RPR de l'Oise après le départ de Jean-François Mancel, poste ou Philippe Seguin la confirme officiellement en septembre 1998. Il s'agit d'une reprise en main, de la part de Philippe Seguin, de l'appareil du parti à un moment ou certains élus, dont Jean-François Mancel, lorgnent vers des alliances avec le Front National pour les élections cantonales[3]. Lors des élections européennes elle est en 24e position sur la liste du RPR (non élue).

C'est alors qu'elle se lance aux municipales à Beauvais en créant en janvier 2000 une association support à sa candidature, « Beauvais pour Tous[4] ». Le contexte à droite est difficile car le député RPR Olivier Dassault, déjà deux fois candidat (et battu) en 1989 et 1995, reste sur les rangs. Finalement il abandonne mais soutient en sous-main une liste dissidente à droite emmené par un ancien conseiller général Jacques Néhorai. Elle nomme directeur de campagne Bastien Millot, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé à Meaux, considéré comme « l'organisateur de sa victoire »[5]. Au second tour elle l'emporte, en ayant refusé la fusion avec la liste de droite dissidente[6] sur le socialiste Walter Amsallem avec 47,37 % des voix[7] Cependant le même jour, elle est battue aux élections cantonales sur le canton de Beauvais-Nord-Ouest, qui renouvelle le mandat de Georges Becquerelle, l'un des adjoints d'Amsallem. La ville de Beauvais depuis 2001 se caractérise par le fait d'avoir une maire UMP et trois conseillers généraux socialistes. Bastien Millot devient son premier adjoint avant d'être brutalement écarté en 2004.

Candidate dissidente du RPR aux élections législatives en 2002[8],[9], elle est distancée et par le sortant socialiste Yves Rome, et par le candidat officiel de l'UMP, Olivier Dassault, qui est élu.

En 2004, elle devient présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis (CAB) lors de la création de cette intercommunalité.

Candidate à sa propre succession en 2008, investie par l'Union pour un mouvement populaire (UMP)[10], elle l'emporte de nouveau avec un score de 58 %, face à Sylvie Houssin du Parti socialiste et est réélue à la présidence de la communauté d'agglomération du Beauvaisis.

Aux élections régionales de 2004, elle prend la tête pour l'Oise de la liste UMP-UDF, menée pour l'ensemble de la région par Gilles de Robien. La défaite de ce dernier et son retrait permettent à Caroline Cayeux d'entrer au conseil régional de Picardie et de présider le groupe d'opposition (UMP-UDF). Aux élections sénatoriales de septembre 2004, candidate en deuxième position sur la liste menée par Alain Vasselle, elle n'est pas élue.

Seule candidate à la primaire UMP, elle est désignée par les militants pour conduire la liste du parti en Picardie, lors des élections régionales de 2010[11]. Elle est battue par le président sortant socialiste Claude Gewerc.

Aux élections sénatoriales de 2011, elle figure en deuxième position sur la liste de la majorité présidentielle menée par Philippe Marini qui recueille 54,86 % des voix. Elle est élue sénatrice de l'Oise le [12].

Elle soutient la candidature de François Fillon à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012. Elle est à nouveau candidate de l'UMP aux élections municipales de 2014. Elle mène alors la liste « Beauvais pour tous » qui remporte l'élection le avec 57,24 % des suffrages, après avoir frôlée la réélection au premier tour. Elle est donc réélue maire de Beauvais le [13].

Le , Caroline Cayeux est nommée, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, secrétaire nationale thématique aux classes moyennes[14].

Le 29 juin 2015, elle est élue présidente du syndicat mixte de l'aéroport de Beauvais-Tillé (SMABT) par le comité du SMABT[15].

Elle soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[16].

En juin 2017, dans le cadre de la loi sur le cumul des mandats, elle annonce mettre un terme à son mandat de sénatrice (à la fin du mandat actuel) et se consacre à sa ville[17].

Le , elle annonce l'implantation d'un magasin Ikea et la création future d'un millier d'emploi. C'était un poisson d'avril. Elle exprime des regrets pour ce qu'elle estimait être une plaisanterie[18]. L'humoriste Thomas VDB dit sur France Inter dans Par Jupiter ! de la plaisanterie qu'« elle aurait pu être drôle si elle n'avait pas été fait par la membre d'un parti responsable du chômage »[18].

Elle ne renouvelle pas son adhésion aux Républicains en 2018, et prépare sa candidature aux municipales de 2020 sous une étiquette divers droite[19]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.courrierdesmaires.fr/36823/rebaptisee-villes-de-france-la-federation-des-villes-moyennes-voit-son-avenir-en-grand/
  2. a et b L'Observateur de Beauvais, 23 mars 2001.
  3. En 1998 Jean-François Mancel fait l’objet d’une exclusion du RPR (par Philippe Séguin, alors président du RPR) pour avoir accepté et encouragé des désistements réciproques avec le Front national lors des élections cantonales et régionales (à Beauvais en particulier).
  4. Le Parisien, 20 mars 2001.
  5. Le courrier picard, 20 mars 2001.
  6. mais dont les membres rejoignent la majorité municipale en 2005.
  7. contre 43,45 % a son adversaire socialiste.
  8. Olivier Debruyne, « Dassault investi Cayeux persiste : La nouvelle est tombée hier : le RPR donne son investiture à Olivier Dassault dans la première circonscription de l'Oise. Ce qui n'éclaircit pas pour autant le paysage politique : Caroline Cayeux, maire de Beauvais et secrétaire départementale du RP », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  9. Frédéric Hennebert, « Cayeux - Dassault, le duel : Avec douze candidats, un duel fratricide à droite entre Olivier Dassault et Caroline Cayeux, la maire de Beauvais, la circonscription de Beauvais-Nord détenue par le socialiste Yves Rome est un véritable casse-tête pour les états-majors politiques », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  10. « L'UMP investit 20 nouveaux candidats pour les municipales et joue sur l'ouverture », Le Monde
  11. « Les résultats aux primaires régionales »
  12. Résultats des élections sénatoriales de 2011 dans l'Oise sur le site du Sénat
  13. Stéphanie Vivier, « Réélue maire, Caroline Cayeux s’entoure de treize adjoints », L'Observateur de Beauvais, no 837,‎ , p. 10 (ISSN 1287-7565)
  14. « Nominations », u-m-p.org, 21 janvier 2015.
  15. « Caroline Cayeux élue Présidente du Syndicat Mixte de l'Aéroport de Beauvais Tillé », oise.fr, 29 juin 2015.
  16. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  17. Mélanie Carnot, « Caroline Cayeux choisit son mandat de maire de Beauvais plutôt que le Sénat », courrier-picard.fr, 19 juin 2017.
  18. a et b « Après son poisson d’avril qui est mal passé, la maire de Beauvais réagit », LCI,‎ 2 avril 2018l (lire en ligne).
  19. Corinne Fourcin, « Beauvais : affranchie des Républicains, Cayeux en ordre de marche pour 2020 : Une rentrée en toute liberté pour la maire qui a quitté cette année la famille LR et prépare sa liste « divers-droite » pour les prochaines municipales », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Ne l’appelez plus maire (LR) de Beauvais ! Pas de tambour ni de trompette. Pas de conférence de presse. C’est en toute discrétion que Caroline Cayeux a tombé l’étiquette. Alors qu’elle a fait partie des cadres du parti en tant que membre de la commission exécutive et de la commission d’investiture, la maire de Beauvais n’a pas renouvelé son adhésion chez Les Républicains pour 2018 ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]