Caroline Cayeux

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Caroline Cayeux
Illustration.
Caroline Cayeux en 2008.
Fonctions
Ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales
En fonction depuis le
(1 mois et 14 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Élisabeth Borne
Ministre Gérald Darmanin
Christophe Béchu
Gouvernement Borne
Prédécesseur Christophe Béchu
Maire de Beauvais
En fonction depuis le
(21 ans, 4 mois et 24 jours)
Élection mars 2001
Réélection mars 2008
avril 2014
26 mai 2020
Prédécesseur Walter Amsallem
Présidente de l'Agence nationale de la cohésion des territoires
En fonction depuis le
(2 ans, 7 mois et 17 jours)
Élection
Vice-président Vanik Berberian
Prédécesseur Nouvel établissement public
Présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis
En fonction depuis le
(18 ans, 7 mois et 5 jours)
Prédécesseur Nouvelle intercommunalité
Sénatrice française

(6 ans)
Élection 25 septembre 2011
Circonscription Oise
Groupe politique UMP (2011-2015)
LR (2015-2017)
Prédécesseur Alain Vasselle
Successeur Olivier Paccaud
Conseillère régionale de Picardie

(7 ans, 6 mois et 3 jours)
Élection 21 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Président Claude Gewerc
Successeur Olivier Paccaud
Biographie
Nom de naissance Caroline Laurence Fournier
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1981-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2018)
DVD (depuis 2018)
Profession Enseignante

Caroline Cayeux
Maires de Beauvais

Caroline Cayeux, née le à Paris, est une femme politique française, maire Les Républicains puis divers droite de Beauvais (Oise).

Elle est présidente de la Fédération des villes de France depuis le 19 juin 2014[1] et présidente de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) depuis le 1er janvier 2020.

Le 4 juillet 2022, elle est nommée ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales dans le gouvernement Élisabeth Borne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, famille et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Caroline Cayeux est née le à Paris (75016). Elle est la fille du docteur Pierre Fournier (1915-1999), directeur d'un laboratoire pharmaceutique (Laboratoires Fournier Frères), ancien président du Conseil de l'ordre national des pharmaciens de 1979 à 1987, sa mère Solange Lefranc (1920-2016), femme au foyer, est une héritière des peintures Lefranc[réf. souhaitée]. Elle est titulaire d’une licence d'anglais, d'une maîtrise de droit et d'un DESS de droit international privé. Enseignante en droit et en anglais, elle est de 1969 à 1973 chargée de mission au cabinet du gaulliste Yvon Bourges, secrétaire d'État aux Affaires étrangères puis ministre du Commerce et de l'Artisanat sous la présidence de Georges Pompidou[2],[3]. À la mort de son père, elle est administratrice (aux côtés de Philippe Marini) de plusieurs sociétés financières du groupe Didot-Bottin[4], qui après avoir longtemps été investi dans les publications scientifiques (notamment le dictionnaire Vidal) l'était dans les fauteuils de spectacle, les alcools de fruits et les casinos[5].

Depuis 1994, elle est mariée en seconde noces à Gérard Cayeux, un propriétaire foncier de l'Oise[3], ancien agriculteur de la région de Clermont. Elle a trois enfants nés d’un premier mariage en 1971[6].

Débuts politiques[modifier | modifier le code]

Elle prend sa carte au RPR après la victoire de la gauche en 1981[2] et commence une carrière d'élue locale dans l'Oise en étant élue conseillère municipale de Blincourt puis à Choisy-la-Victoire. Elle s'investit aussi dans les campagnes des élections européennes de 1984 et de l'élection présidentielle de 1995, lors de laquelle elle soutient Jacques Chirac. Sa fonction de secrétaire du RPR de la septième circonscription de l'Oise la conduit à coordonner les campagnes du parti durant ces deux décennies dans le département[3].

Cependant, le véritable décollage de sa carrière politique intervient en septembre 1997 quand Philippe Séguin l'appelle à la commission exécutive du RPR. En mars 1998, elle devient secrétaire départemental par intérim du RPR de l'Oise après le départ de Jean-François Mancel, poste où Philippe Séguin la confirme officiellement en septembre 1998[3]. Il s'agit d'une reprise en main, de la part de Philippe Séguin, de l'appareil du parti à un moment où certains élus, dont Jean-François Mancel, lorgnent vers des alliances avec le Front national pour les élections cantonales[7]. Lors des élections européennes de 1999, elle est en 24e position sur la liste du RPR et n’est pas élue.

Maire de Beauvais et sénatrice[modifier | modifier le code]

Caroline Cayeux est candidate aux élections municipales de 2001 à Beauvais, après avoir créé en janvier 2000 une association support à sa candidature, « Beauvais pour Tous »[8]. Le contexte à droite est difficile car le député RPR Olivier Dassault, déjà deux fois candidat malchanceux en 1989 et 1995, reste sur les rangs. Finalement, il abandonne mais soutient en sous-main une liste dissidente à droite emmenée par un ancien conseiller général, Jacques Néhorai. Elle nomme directeur de campagne Bastien Millot, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé à Meaux, considéré comme « l'organisateur de sa victoire »[9]. Au second tour, en ayant refusé la fusion avec la liste de droite dissidente[10], elle l'emporte sur le socialiste Walter Amsallem avec 47,37 % des voix[11]. Cependant le même jour, elle est battue aux élections cantonales sur le canton de Beauvais-Nord-Ouest, qui renouvelle le mandat de Georges Becquerelle, l'un des adjoints d'Amsallem. La ville de Beauvais de 2001 à 2015 se caractérise par le fait d'avoir une maire UMP et trois conseillers généraux socialistes. Bastien Millot devient son premier adjoint avant d'être brutalement écarté en 2004, à la suite de fausses déclarations d’heures supplémentaires pour un agent de la ville[12].

Candidate dissidente du RPR aux élections législatives en 2002[13],[14], elle est distancée et par le sortant socialiste Yves Rome, et par le candidat officiel de l'UMP, Olivier Dassault, qui est élu.

En 2004, elle devient présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis (CAB) lors de la création de cette intercommunalité. Candidate à sa succession en 2008, investie par l'UMP[15], elle est réélue avec un score de 58 %, face à Sylvie Houssin du Parti socialiste.

Aux élections régionales de 2004, elle prend la tête pour l'Oise de la liste UMP-UDF, menée pour l'ensemble de la Picardie par Gilles de Robien. La défaite de ce dernier et son retrait permettent à Caroline Cayeux d'entrer au conseil régional de Picardie et de présider le groupe d'opposition (UMP-UDF). Aux élections sénatoriales de septembre 2004, candidate en deuxième position sur la liste menée par Alain Vasselle, elle n'est pas élue.

Seule candidate à la primaire UMP, elle conduit la liste du parti en Picardie lors des élections régionales de 2010[16]. Elle est battue par le président sortant socialiste Claude Gewerc.

Aux élections sénatoriales de 2011, elle figure en deuxième position sur la liste de la majorité présidentielle menée par Philippe Marini qui recueille 54,86 % des voix. Elle est élue sénatrice de l'Oise le [17].

En novembre 2012, elle se prononce contre l'ouverture du mariage aux personnes homosexuelles[18],[19].

Durant son mandat de sénatrice, de 2011 à 2017, elle propose divers amendements visant à élargir le droit des chasseurs[20].

Elle soutient la candidature de François Fillon à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012 ; dans le cadre de la campagne, elle est nommée porte-parole[3]. Elle est à nouveau candidate de l'UMP aux élections municipales de 2014. Elle mène alors la liste « Beauvais pour tous », qui remporte l'élection le avec 57,24 % des suffrages. Elle est à nouveau maire de Beauvais le [21].

Le , Caroline Cayeux est nommée, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, secrétaire nationale thématique aux classes moyennes[22].

Le , elle est élue présidente du syndicat mixte de l'aéroport de Beauvais-Tillé (SMABT) par le comité du SMABT[23].

Elle soutient la candidature de François Fillon à la primaire présidentielle des Républicains de 2016[24], elle tente de lui rallier le soutien de militants de La Manif pour tous et de Sens commun, tout en jugeant qu'abroger la loi du mariage aux personnes homosexuelles n'est pas faisable, proposant de changer le mot « mariage » par « union »[25]. Elle s'investit également dans le mouvement de ce dernier, Force républicaine. Elle le considère comme le représentant du « gaullisme social [qu'elle a] connu avec Philippe Séguin »[3].

En juin 2017, dans le cadre de la loi sur le cumul des mandats, elle annonce mettre un terme à son mandat de sénatrice (à la fin du mandat) et se consacre à sa ville[26].

Elle ne renouvelle pas son adhésion aux Républicains en 2018, et est réélue après les municipales de 2020 sous une étiquette divers droite[27],[3],[28] avec le soutien de La République en marche[29].

Nommée ministre, dans un premier temps elle indique souhaiter cumuler cette fonction avec son mandat de maire[30], mais, contrainte par les orientations du président de la République et de la Première ministre, elle annonce le sa prochaine démission de la tête de la mairie de Beauvais[31].

Ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

Présidente de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) depuis le 1er janvier 2020, elle est l'une des signataires d'une tribune publiée par Le Journal du dimanche le 21 novembre 2021, appelant à un second mandat d'Emmanuel Macron[32] et elle participe à sa campagne dans le département de l'Oise aux côtés notamment d’Éric Woerth[33].

Elle est nommée ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales dans le gouvernement Élisabeth Borne le .

Quelques jours après cette nomination, ses positions lors de l'adoption du mariage pour les couples homosexuels, qualifiant en 2012-2013 ce projet de « dessein contre nature » et de « caprice », sont republiées dans la presse. Elle dit « maintenir ses propos » lors d'une interview sur Public Sénat le 12 juillet 2022[34], précisant : « J'ai beaucoup d'amis parmi tous ces gens-là et franchement, c'est un mauvais procès qu'on me fait et ça m'a beaucoup contrariée ». L'utilisation du terme « ces gens-là » pour désigner la communauté LGBTQIA+ est dénoncé par le magazine Têtu, qui ressort également ses propos tenus lors d'une séance au Sénat le 8 avril 2013, citant la philosophe Chantal Delsol : « Avec cette excellente philosophe, je pense que l'exigence du mariage homosexuel, et l'adoption des enfants qui va avec, n'est pas simplement “un dessein qui va contre la nature”. C'est plus grave, parce que l'on ne débat pas sur la question des limites : tout ce que je veux, et tout de suite, et quelles qu'en soient plus tard les conséquences »[35].

Caroline Cayeux « regrette » alors ses propos dans un tweet[34] et dans un entretien au journal Le Parisien[36]. Mais, le , une centaine de personnalités de tous bords, allant de Philippe Besson à Jack Lang en passant par Boris Cyrulnik ou encore, dans le monde politique, l'ancien Premier ministre Manuel Valls, les députés de la majorité Joël Giraud, David Valence, Raphaël Gérard, Quentin Bataillon, Sylvain Fort, ancienne « plume » du président Macron ou encore les maires de Paris Centre Ariel Weil (PS), du 5e arrondissement Florence Berthout (DVD), du 6e arrondissement Jean-Pierre Lecoq (LR) et du 9e arrondissement Delphine Bürkli (Horizons), ainsi que la première adjointe au maire de Marseille Michèle Rubirola (EELV), dénoncent, dans une tribune que publie le JDD, les propos de la ministre[37],[38].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rebaptisée « Villes de France », la Fédération des villes moyennes voit son avenir en grand - Courrier des maires », sur Courrier des maires (consulté le ).
  2. a et b L'Observateur de Beauvais, 23 mars 2001.
  3. a b c d e f g et h « La maire de Beauvais Caroline Cayeux quitte Les Républicains », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  4. « Caroline Fournier », sur geneanet.org (consulté le ).
  5. « Rapport Annuel 2006 du Groupe Didot-Bottin », sur web.archive.org (consulté le ).
  6. « Caroline Cayeux, biographie », sur gala.fr (consulté le ).
  7. En 1998, Jean-François Mancel fait l’objet d’une exclusion du RPR (par Philippe Séguin, alors président du RPR) pour avoir accepté et encouragé des désistements réciproques avec le Front national lors des élections cantonales et régionales (à Beauvais en particulier).
  8. « La liste Beauvais pour tous », sur leparisien.fr, (consulté le )
  9. Le Courrier picard, 20 mars 2001.
  10. Mais dont les membres rejoignent la majorité municipale en 2005.
  11. contre 43,45 % a son adversaire socialiste.
  12. « Bastien Millot, l'homme qui murmurait à l'oreille de Jean-François Copé », sur L'Obs, (consulté le ).
  13. Olivier Debruyne, « Dassault investi, Cayeux persiste », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. Frédéric Hennebert, « Cayeux - Dassault, le duel », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. « L'UMP investit 20 nouveaux candidats pour les municipales et joue sur l'ouverture », Le Monde.
  16. « Les résultats aux primaires régionales »
  17. Résultats des élections sénatoriales de 2011 dans l'Oise sur le site du Sénat
  18. Par Le 7 novembre 2012 à 04h15, « Mariage homosexuel, les politiques divisés », sur leparisien.fr, (consulté le )
  19. « Remaniement : et de deux ministres homophobes de plus ! », sur KOMITID, (consulté le ).
  20. « Caroline Cayeux agit contre les animaux sauvages », sur politique-animaux.fr (consulté le ).
  21. Stéphanie Vivier, « Réélue maire, Caroline Cayeux s’entoure de treize adjoints », L'Observateur de Beauvais, no 837,‎ , p. 10 (ISSN 1287-7565).
  22. « Nominations », u-m-p.org, 21 janvier 2015.
  23. « Caroline Cayeux élue Présidente du Syndicat Mixte de l'Aéroport de Beauvais Tillé », oise.fr, 29 juin 2015.
  24. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  25. François Nerrand, « Archives. Toutes ces fois où Caroline Cayeux s'est exprimée contre le mariage pour tous dans Oise Hebdo », sur Oise Hebdo, (consulté le )
  26. Mélanie Carnot, « Caroline Cayeux choisit son mandat de maire de Beauvais plutôt que le Sénat », courrier-picard.fr, 19 juin 2017.
  27. Corinne Fourcin, « Beauvais : affranchie des Républicains, Cayeux en ordre de marche pour 2020 : Une rentrée en toute liberté pour la maire qui a quitté cette année la famille LR et prépare sa liste « divers-droite » pour les prochaines municipales », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. Benjamin Merieau, « Dix nouveaux adjoints pour Caroline Cayeux, réélue maire de Beauvais : Le maire sortant a été élu sans surprise mardi 26 mai. En revanche, seuls trois adjoints sur treize au total sont maintenus », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. « À Compiègne et Beauvais, En Marche a déjà choisi Daniel Leca et Caroline Cayeux », sur Courrier picard - Espace Premium, (consulté le ).
  30. « Nommée ministre déléguée, Caroline Cayeux restera maire de Beauvais : L’élue a rejoint ce lundi le gouvernement d’Elisabeth Borne, chargée des Collectivités territoriales. Malgré cela, elle ne devrait pas abandonner son poste de maire, s’attirant déjà les critiques d’une partie de l’opposition », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. Benjamin Merieau, « Beauvais va devoir se projeter plus tôt dans l’après-Caroline Cayeux, la nouvelle ministre déléguée aux Collectivités territoriales : Une semaine après avoir déclaré qu’elle resterait maire de Beauvais, la nouvelle ministre déléguée aux Collectivités territoriales va finalement se consacrer à temps plein à ce poste. Un nouveau maire va donc devoir être élu, 21 ans après », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le )
  32. « EXCLUSIF. Plus de 600 élus locaux, dont Edouard Philippe : "Nous voulons un second quinquennat de Macron" », sur Le Journal du Dimanche, (consulté le ).
  33. « Remaniement : Caroline Cayeux, maire LR de Beauvais, entre au gouvernement comme ministre déléguée aux collectivités territoriales », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  34. a et b « La ministre Caroline Cayeux « maintient » ses propos sur le mariage pour tous « contre la nature » (puis « regrette profondément ») », sur L'Obs, (consulté le )
  35. « La ministre Cayeux se prend les pieds dans son passé homophobe », sur tetu.com (consulté le ).
  36. Olivier Beaumont, « « Stupides et maladroits » : la ministre Caroline Cayeux regrette ses propos sur les homosexuels et «réitère» ses excuses », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  37. « « À tous ces gens-là » : des élus de la majorité et des personnalités dénoncent les propos de Caroline Cayeux », sur lejdd.fr, (consulté le )
  38. « Des personnalités dénoncent les propos « homophobes » de Caroline Cayeux », sur lepoint.fr, 16/17 juillet 2022 (consulté le ).
  39. « Décret du 31 décembre 2019 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », legifrance.gouv.fr, JORF n°0001 du 1er janvier 2020.
  40. « Caroline Cayeux — GEEA », sur GEEA (consulté le ).
  41. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres – été 2020 », culture.gouv.fr, 31 décembre 2020.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]