Christophe Béchu

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Christophe Béchu
Christophe Béchu en 2014.
Christophe Béchu en 2014.
Fonctions
Maire d'Angers
En fonction depuis le
(2 ans 11 mois et 20 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Frédéric Béatse
Sénateur de Maine-et-Loire
En fonction depuis le
(5 ans 5 mois et 23 jours)
Élection 25 septembre 2011
Prédécesseur André Lardeux
Président du Conseil général
de Maine-et-Loire

(10 ans et 27 jours)
Prédécesseur André Lardeux
Successeur Christian Gillet
Député européen

(1 an 5 mois et 18 jours)
Élection 7 juin 2009
Législature 7e
Successeur Agnès Le Brun
Conseiller régional des Pays de la Loire

(1 an 6 mois et 21 jours)
Élection 21 mars 2010
Successeur Jeanne Robinson-Behre
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Angers (Maine-et-Loire)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Diplômé de IEP de Paris
Profession Chef d'entreprise

Christophe Béchu, né le à Angers (Maine-et-Loire), est un homme politique français, membre des Républicains. Ancien président du conseil général de Maine-et-Loire (2004-2014), il est sénateur depuis , maire d'Angers depuis le et président d'Angers Loire Métropole depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et famille[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1996, Christophe Béchu est lauréat de l'examen d'entrée à l'école d'avocat de Poitiers (École du Centre Ouest des Avocats) en , après un DEA de droit public (1997-1998) et un DESS de droit des interventions sanitaires et sociales des collectivités locales (2002-2003)[1].

Christophe Béchu est marié et père de trois enfants[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

À partir de 1998, il est chargé de cours en Finances publiques au Centre national de la fonction publique territoriale[1].

Entre 2000 et 2002, il dirige une entreprise de conseil en télécommunications, CrafTelecom[1]. Il préside depuis 2004 la SODEMEL (Société d'équipement du département de Maine-et-Loire), une Société d'économie mixte chargée de l'aménagement des quartiers d'habitations et des parcs d'activités économiques ainsi que de la maîtrise d'ouvrage déléguée d'équipements publics sur le département de Maine-et-Loire[2].

De 2001[1] à 2009, il préside le Service départemental d'incendie et de secours de Maine-et-Loire (SDIS 49).

De 2005 à 2009[réf. souhaitée], Christophe Béchu préside l'association du Festival d'Anjou, du décès de son prédécesseur, l'ancien président du Conseil général de Maine-et-Loire Jean Sauvage, à la dissolution de l'association[3]. À partir d'octobre 2009[4], il préside l'EPCC Anjou Théâtre[5], maintenant chargé de l'organisation du Festival d'Anjou.

À partir de [réf. souhaitée], succédant à François Scellier[réf. souhaitée], Christophe Béchu est président de l'Association de collectivités locales « Réseau Idéal »[6], consacrée à la gestion des connaissances des collectivités locales. Il est remplacé par Jean-Louis Destans.[réf. souhaitée]

D'octobre 2006[7] à novembre 2009[8], il est président du Conseil d'administration du groupement d'intérêt public « Enfance en danger » (GIPED)[9] qui gère notamment le Service national d'accueil téléphonique pour l'enfance maltraitée (119 - Allô Enfance en danger), numéro gratuit ayant pour but de faciliter le dépistage des situations de maltraitance à enfant.

En , Christophe Béchu succède à Loïc Le Masne de Chermont au conseil d’administration de Dexia Crédit Local[10]. Il démissionne de cette fonction en janvier 2009[11].

Il figurait sur la liste des participants au Groupe Bilderberg en 2012[12].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Premiers pas auprès de Marc Laffineur[modifier | modifier le code]

Élu en 1995 à l'âge de 21 ans[13] comme conseiller municipal de la commune d'Avrillé dans la périphérie nord-ouest d'Angers, Christophe Béchu assure la fonction d'adjoint au maire[1], chargé de la communication de 1998 à 2001. Parallèlement de 1998 à 2000, il est collaborateur parlementaire du député de la septième circonscription de Maine-et-Loire Marc Laffineur, par ailleurs maire de la commune d'Avrillé (Démocratie libérale)[1].

Président du conseil général de Maine-et-Loire (2004-2014)[modifier | modifier le code]

Réélu en 2001 sur la liste de Marc Laffineur, il devient adjoint au maire, chargé de l'urbanisme, fonction qu'il occupe jusqu'en 2008[14]. Parallèlement, il est élu conseiller général du canton d'Angers-Nord-Ouest.

Christophe Béchu est élu président du Conseil général de Maine-et-Loire le , succédant ainsi à André Lardeux dont il a reçu le soutien[13]. Âgé de 29 ans[15], il est à l'époque le plus jeune président de conseil général de France[16]. Après les élections cantonales, il est reconduit dans ses fonctions le [17].

En avril 2016, un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) fait état de la mauvaise gestion du département[18] sous la présidence Béchu [19].

Candidature à la mairie d'Angers en 2008[modifier | modifier le code]

À l'automne 2007, il annonce sa candidature à la mairie d'Angers lors des élections municipales de 2008[20] en signant un accord de partenariat avec le Mouvement démocrate[21].

Il se démarque de Jean-Claude Antonini, le maire socialiste sortant, en proposant un autre tracé pour le futur tramway d'Angers et la construction d'un stade de foot en périphérie d'Angers[22]. En , il annonce qu'il refuse le soutien du président de la République française Nicolas Sarkozy en ne participant pas au congrès national de l'UMP pour le lancement de la campagne pour les élections municipales[23] et annonce que parmi ses dix-sept adjoints en cas d'élection, seuls trois seront membres de l'UMP[22]. Le , il reçoit le soutien de Jean Monnier, maire d'Angers de 1977 à 1998[24].

Arrivé en tête à l'issue du premier tour le Année invalide (mars), Christophe Béchu est battu de justesse, le , par le maire socialiste sortant Jean-Claude Antonini (49,39 % contre 50,61 %)[25], dans un contexte national qualifié, notamment par Jean-Claude Antonini lui-même, de défavorable à la droite[26].

Élu député européen en juin 2009, il démissionne, en raison des limites au cumul des mandats, du conseil municipal de la ville d'Angers après quinze mois de mandat[27].

Une polémique naît en mars 2014 à propos de l'agence de communication de la femme du candidat Béchu [28]. Elle aurait assuré plusieurs campagnes politiques, pour un montant de 160 000 euros. Le couple nie tout enrichissement personnel[29].

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

En , Christophe Béchu est désigné par l'Union pour un mouvement populaire tête de liste dans la circonscription Ouest en vue des élections européennes[30]. Le 7 juin, la liste « Majorité présidentielle » qu'il conduit arrive nettement en tête du scrutin : il est donc élu député européen, avec deux autres de ses colistiers, pour un mandat de cinq ans[31].

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des élections régionales françaises de 2010, Christophe Béchu est candidat comme tête de liste UMP dans les Pays de la Loire[32]. Au second tour, il est battu par la liste conduite par le président socialiste sortant Jacques Auxiette avec 43,61 % des voix contre 56,39 %[33].

Élu conseiller régional, il est contraint par la limitation du cumul des mandats, de démissionner soit de son mandat de député européen, soit de celui de conseiller général[34],[35]. La liste qu'il conduit ayant déposé un recours en annulation du scrutin auprès du Conseil d'État[36], Christophe Béchu conserve temporairement ses trois mandats[37] puis abandonne son mandat de député européen au profit d'Agnès Le Brun, maire de Morlaix[38] en janvier 2011.

Sénateur (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

En septembre 2011, il est élu sénateur de Maine-et-Loire[39]. De nouveau touché par la limitation du cumul des mandats, il démissionne alors de son mandat de conseiller régional, qui échoit à Jeanne Robinson-Behré, adjointe au maire d'Avrillé[40].

Mairie d'Angers (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Le 6 septembre 2013, Christophe Béchu annonce sa candidature aux élections municipales de 2014 à Angers[41]. Sa liste arrive en tête avec 54,36 % des voix au second tour, face à Frédéric Béatse. Lors du conseil municipal du vendredi 4 avril 2014, Christophe Béchu est officiellement élu maire d'Angers pour une période de 6 ans[42].

Il soutient Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle Les Républicains de 2016[43].

Un rapport de la Cour des Comptes, publié en 2016[44], tire la sonnette d'alarme quant aux choix de développement du parc végétal Terra Botanica d'Angers. La Cour recommande notamment à la commune d'Angers d'établir un contrat de performance avec ce Parc.

En novembre 2016, une décision municipale de retirer des affiches de prévention du VIH dans la ville déclenche une polémique[45] qui prend une dimension nationale, qui mène la ministre de la Santé, Marisol Touraine, à intervenir et à qualifier cette décision de "censure" [46].

Le 2 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Penelope Fillon, il lâche le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[47].

Détails des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • 1995 - 2008 : conseiller municipal d'Avrillé (réélu en 2001), adjoint au maire chargé de la communication de 1998 à 2001, de l'urbanisme de 2001 à 2008
  • 2001 - 2014 : conseiller général du canton d'Angers-Nord-Ouest (réélu en 2008, démissionnaire en cours de mandat)
  • avril 2004 - avril 2014 : président du Conseil général de Maine-et-Loire (réélu en 2008, démissionnaire en cours de mandat)
  • mars 2008 - juin 2009 : conseiller municipal d'Angers (démissionnaire en cours de mandat)
  • mars 2010 - octobre 2011 : conseiller régional des Pays de la Loire (démissionnaire en cours de mandat)
  • depuis le  : maire d'Angers

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Portait de Christophe Béchu » sur le site internet du conseil général de Maine-et-Loire, consulté le 16 juin 2009
  2. SODEMEL, « Présentation », sur sodemel.fr (consulté le 21 octobre 2010).
  3. « Présentation de l'EPCC Anjou Théâtre », sur anjou-theatre.fr (consulté le 21 novembre 2011).
  4. recueil des actes administratifs de la préfecture, « Délibération du conseil d'administration de l'EPCC ANJOU THEATRE du 5 octobre 2009 » [PDF], sur maine-et-loire.pref.gouv.fr (consulté le 21 novembre 2011), p. 108
  5. « Liste des membres du conseil d'administration de l'EPCC Anjou Théâtre », sur anjou-theatre.fr (consulté le 21 octobre 2010).
  6. Site officiel de l'association « Réseau Idéal »
  7. [PDF] « GIP enfance maltraitée : Rapport d'activité 2006 » (adopté par l’Assemblée générale du 10 octobre 2007), sur le site officiel du Service national d'accueil téléphonique pour l'enfance maltraitée, p. 5
  8. « Patricia Adam élue Présidente du GIP Enfance en danger » sur le blog du Groupe Socialiste et Républicain du Conseil Général du Finistère, 13 novembre 2009
  9. « Conseil d'administration du GIPED » sur le site de l'Observatoire national de l'enfance en danger, consulté le 9 mai 2009
  10. « Christophe Béchu succède à Loïc Le Masne de Chermont au conseil d’administration de Dexia Crédit Local » sur Maire-Info, le .
  11. (en) Dexia Crédit Local, « Annual report 2009 » [PDF], sur dexia-creditlocal.fr (consulté le 22 octobre 2010), p. 58
  12. (en) Participants au Groupe Bilderberg
  13. a et b « Christophe Béchu, Aux marches des palais », La revue parlementaire no 875.
  14. « Christophe Béchu », sur leguidedupouvoir.fr,‎ .
  15. Pierre-Yves Lautrou, « Jean-Claude Antonini - Christophe Béchu : Face à face », L'Express,‎ (lire en ligne).
  16. « Laboratoire centriste à l'hôtel de ville », Libération, 22 septembre 2006
  17. « Christophe Béchu réélu à la présidence du conseil général » sur le site officiel du conseil général de Maine-et-Loire, .
  18. Sébastien ROCHARD, « Comptes du Département : le verre à moitié vide... ou à moitié plein », Angers Mag - information, actualités locales, politique, culture, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne).
  19. (fr) « Maine-et-Loire. Conseil général : Michel Piron tacle sévèrement Christophe Béchu », Courrier de l'Ouest, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne).
  20. « À Angers, le jeune lion face à l'éléphant », Ouest-France, 31 octobre 2007
  21. « Christophe Béchu et l’enjeu d’Angers » Nouvel Ouest, no 142, p. 34, novembre 2007
  22. a et b « Spécial Angers : Le duel », supplément à L'Express, 7 février 2008, pages II - V
  23. « À Angers, Béchu coupe le cordon avec l'UMP », Ouest-France, 9 janvier 2008
  24. « Le soutien-surprise de J. Monnier à C. Béchu » sur angers.maville.com,
  25. « Résultats des élections municipales de 2008 à Angers » sur le site officiel du ministère de l'Intérieur, consulté le 17 mars 2008
  26. Pierre Jaxel-Truer, « Christophe Béchu, le gendre idéal de l'UMP », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  27. [PDF] « Conseil Municipal du 29 juin 2009 - Compte-rendu » sur le site officiel de la ville d'Angers, , p. 1
  28. « Municipales à Angers. Accusé, Christophe Béchu porte plainte », Ouest-France.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne).
  29. « Angers. Le couple Béchu nie tout enrichissement personnel », Courrier de l'Ouest,‎ (lire en ligne).
  30. FB et Agence France-Presse, « Christophe Béchu, tête de liste UMP dans l'Ouest » sur le site officiel de France 3, .
  31. dépêche de l'agence Reuters, « Le Parti socialiste laminé dans l'Ouest » sur le site officiel de L'Express, .
  32. « Christophe Béchu tête de liste UMP dans les Pays de la Loire », sur Ouest-France,‎ .
  33. ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2010 - Pays de la Loire », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 27 mars 2010).
  34. Th. B., « Béchu atteint par le cumul des mandats », sur Ouest-France,‎ .
  35. « Article 6.3 de la loi n°77-729 du 7 juillet 1977 relative à l'élection des représentants au Parlement européen », sur Légifrance (consulté le 19 octobre 2010).
  36. dépêche de l'Agence France-Presse, « La liste Béchu (UMP) dépose un recours », sur Le Figaro,‎ .
  37. « Christophe Béchu ne sera plus député européen à la fin de l'année », sur ouest-france.fr,‎ .
  38. « Parlement européen. Agnès Le Brun remplace Christophe Béchu », sur letelegramme.com,‎ .
  39. « Les portraits des quatre sénateurs de Maine-et-Loire », sur Ouest-France,‎ .
  40. « Christophe Béchu a démissionné du conseil régional », sur Ouest-France,‎ .
  41. « Municipales. Christophe Béchu (UMP) se lance dans la campagne d’Angers », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne).
  42. « Élection de Christophe Béchu comme Maire » sur le site internet de Cherchenet Angers, consulté le 4 avril 2014.
  43. Jean-Baptiste Garat, « Juppé met le cap sur la primaire », Le Figaro, samedi 3 / dimanche 4 octobre 2015, page 6.
  44. Cour des comptes, « Rapport public annuel 2016 de la Cour des comptes : insertion sur le Parc végétal Terra Botanica / Communiqués de presse / Presse / Accueil / Cour des Comptes - Cour des comptes », sur www.ccomptes.fr (consulté le 6 janvier 2017)
  45. François Béguin, « Affiches de prévention du sida : Touraine saisit la justice à la suite d’une « censure » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  46. « Angers. Affaires des affiches gays : Béchu répond à la ministre », Ouest-France.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne).
  47. « Défections en cascade dans l'équipe de campagne de François Fillon », lepoint.fr, 2 mars 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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