Christian Estrosi

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Christian Estrosi
Christian Estrosi à l'université d'été du MEDEF, en 2009.
Christian Estrosi à l'université d'été du MEDEF, en 2009.
Fonctions
Président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
En fonction depuis le
(1 mois et 26 jours)
Prédécesseur Michel Vauzelle
Maire de Nice
En fonction depuis le
(7 ans 10 mois et 23 jours)
Élection
Prédécesseur Jacques Peyrat
Député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes
En fonction depuis le
(5 ans 1 mois et 30 jours)
Prédécesseur Charles-Ange Ginésy

(1 an 1 mois et 27 jours)
Prédécesseur Charles-Ange Ginésy
Successeur Charles-Ange Ginésy

(29 jours)
Prédécesseur Charles-Ange Ginésy
Successeur Charles-Ange Ginésy

(8 ans et 20 jours)
Prédécesseur Gaston Franco
Successeur Charles-Ange Ginésy

(4 ans 9 mois et 9 jours)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Gaston Franco
Ministre chargé de l'Industrie

(1 an 4 mois et 21 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Poste créé
Successeur Éric Besson (indirectement)
Secrétaire d'État chargé de l'Outre-Mer

(8 mois et 27 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Hervé Mariton
Successeur Yves Jégo
Ministre délégué à l'Aménagement du territoire

(1 an 11 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur Frédéric de Saint-Sernin
Successeur Hubert Falco
Président du conseil général des Alpes-Maritimes

(5 ans 1 mois et 27 jours)
Prédécesseur Charles Ginésy
Successeur Eric Ciotti
Député de la 2e circonscription des Alpes-Maritimes

(8 mois et 15 jours)
Prédécesseur Martine Daugreilh
Successeur Jean-Paul Baréty
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Nice (Alpes-Maritimes)
Nationalité française
Parti politique Les Républicains
(anciennement RPR, puis UMP)
Conjoint Dominique Sassone (séparés)

Christian Estrosi
Présidents du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Christian Estrosi, né le à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français et un sportif motocycliste. Quatre fois champion de France de moto, ancien président du conseil général des Alpes-Maritimes, plusieurs fois membre de gouvernements, il est maire Les Républicains (ex-UMP) de Nice, président de la métropole Nice Côte d'Azur et député des Alpes-Maritimes. En 2015, il remporte l'élection régionale en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Jeunesse et vie privée[modifier | modifier le code]

Christian Estrosi, fils unique d’un immigrant italien, débute d'abord comme pilote de Grand Prix motocycliste[1], (quatre fois champion de France entre 1974 et 1979) carrière pour laquelle il abandonne le lycée : il n'a donc pas le baccalauréat, ce qui lui vaudra plus tard le surnom de « motodidacte », donné par ses adversaires[2].

Il est divorcé de Dominique Sassone, fille de Jean Sassone (1931-2006), adjoint au maire de Nice de 1977 à 1995. Elle est sénatrice depuis 2014.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Christian Estrosi est élu, en 1983, conseiller municipal de Nice et devient l'adjoint aux sports du maire Jacques Médecin. En 1989, il est élu à la tête du comité départemental de la fédération RPR des Alpes-Maritimes.

Il appartient à la Grande Loge nationale française (GLNF) de 1983 à 1988[3].

Député des Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

En 1988, il est élu député de la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes (Nice–Montagne) après avoir battu au second tour Jean-Hugues Colonna (PS).

Il est élu en 1993 dans une autre circonscription, la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes (Nice centre). Le 16 décembre 1993, le Conseil constitutionnel annule le scrutin, et déclare inéligible Christian Estrosi pour une déclaration des comptes de campagne considérée comme frauduleuse, ce dernier n'ayant pas déclaré des dépenses supportées par l'association « Les Amis de Christian Estrosi » durant la campagne[4]. Il retrouve son siège de député de la 5e circonscription en 1997 et est réélu en 2002.

Christian Estrosi a été rapporteur en 2002 et 2003 à l'Assemblée nationale des lois sur la sécurité intérieure. À ce titre, il est auteur d'un amendement[5] pérennisant les dispositions des articles 29, 30 et 31 de la loi sur la sécurité quotidienne du , adoptée à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Ces dispositions destinées à la lutte anti-terroriste devaient prendre fin initialement le . Il est rapporteur, en 2009, de la loi sur les violences en bande.

Le , il est réélu député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes en obtenant 60,08 % des voix dès le premier tour de l'élection législative. Le , il est nommé secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie, dans le gouvernement François Fillon II. À la faveur de la démission de son suppléant, Charles-Ange Ginésy, le 1er avril, il est réélu député, le , avec 69,37 % des voix au second tour après une participation insuffisante au premier pour assurer son élection directe[6]. Il est réélu en 2012.

Président du conseil général des Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

En 1985, élu dans le canton de Nice 8, il entre au conseil général des Alpes-Maritimes.

Christian Estrosi est élu conseiller général dans le canton de Saint-Étienne-de-Tinée en 2001, avec plus de 80 % des voix dès le premier tour. Dans la foulée, il est élu premier vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes. Le , à la suite de la démission de Charles Ginésy, Christian Estrosi est élu président du conseil général des Alpes-Maritimes. Il est réélu à la tête de l'assemblée départementale en mars 2004, à l'issue des élections cantonales.

Le , il est réélu président du conseil général des Alpes-Maritimes. Il peut cumuler durant un certain temps les fonctions de président du conseil général et de maire de Nice en raison d'un recours en annulation déposé devant le tribunal administratif de Nice contre son élection par le Parti radical de gauche, à l'occasion du premier tour des élections municipales[7].

Christian Estrosi démissionne finalement de la présidence du conseil général des Alpes-Maritimes le , après cinq années passées à la tête de l'exécutif départemental[8]. Éric Ciotti, lui succède le [9]. Frappé par les règles sur la limitation du cumul des mandats, après la validation définitive des résultats des élections municipales de Nice par le Conseil d'État, Christian Estrosi démissionne de son mandat de conseiller général des Alpes-Maritimes le [10],[11].

Membre des gouvernements Villepin et Fillon[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé ministre délégué à l'Aménagement du territoire auprès du ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy, dans le gouvernement Dominique de Villepin. Dès sa nomination, il se saisit des dossiers des pôles de compétitivité, puis des pôles d'excellence rurale. Dans un souci d'équité envers l'ensemble du territoire, Christian Estrosi s'est engagé à ce que 100 % des communes françaises aient accès au haut débit, à la téléphonie mobile, mais aussi à la télévision numérique. Pendant les derniers mois de sa fonction, il prend position en faveur du ferroutage et du transport fluvial.

Suivant la promesse faite lors de la campagne de l'élection municipale de Nice, il démissionne de ce portefeuille ministériel le pour se consacrer à plein temps à son poste de maire.

Le , Christian Estrosi revient néanmoins au gouvernement Fillon II en qualité de ministre auprès de la ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie[12]. Le , il est remplacé à ce poste par Éric Besson, à l'occasion de la nomination du gouvernement Fillon III.

Maire de Nice et président de structures intercommunales[modifier | modifier le code]

Le , il annonce être candidat à la mairie de Nice, dont la gestion par le sénateur UMP Jacques Peyrat est contestée[13]. Durant la campagne, il affirme souhaiter que la gestion de la ville devienne « plus honnête et plus transparente »[14], reprenant en cela un discours partagé par la plupart des candidats[15]. Au second tour du scrutin municipal, le , il arrive en tête avec 41,33 % des suffrages, dans une triangulaire face au candidat de gauche Patrick Allemand (PS, 33,17 %), et au maire sortant, Jacques Peyrat (DVD, 25,50 %)[16]. Il est officiellement élu maire de Nice par le nouveau conseil municipal le .

Le , il est élu président de la communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur (CANCA), devenue, fin 2008, communauté urbaine Nice Côte d'Azur (NCA). Le 9 janvier 2012, Christian Estrosi est élu président de la métropole Nice Côte d'Azur, structure résultant de la fusion de la NCA avec trois communautés de communes des Alpes-Maritimes[17].

Candidat à un nouveau mandat de maire de Nice, sa liste arrive en tête au second tour des élections municipales, le , à l'issue d'une quadrangulaire, devançant celle de la candidate du FN et celle du candidat de la gauche et candidat DVD. Christian Estrosi est réélu maire de Nice par le nouveau conseil municipal le .

En février 2016, la chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur rend public un rapport critique de la gestion de la ville par le maire depuis 2008. Celui-ci pointe la situation financière « préoccupante » de Nice, dont la dette est passée en huit ans de 367 millions d'euros à plus de 500 millions d'euros et qui présente « plusieurs irrégularités » s'agissant de la gestion des ressources humaines, notamment concernant le temps de travail réellement effectué par les agents communaux[18]. Elle pointe également des primes versées en toute irrégularité et la mauvaise gestion financière de l'Opéra municipal[19].

Responsabilités à l'UMP et aux Républicains[modifier | modifier le code]

Christian Estrosi occupe de multiples fonctions au sein de l'UMP dès la fondation de celle-ci : conseiller politique de l'UMP de 2002 à 2005, secrétaire national de l'UMP chargé des Fédérations de 2004 à 2005, secrétaire général adjoint de l'UMP du 30 juin 2008 au 24 janvier 2009, président départemental de la fédération UMP des Alpes-Maritimes depuis 2002, conseiller politique de l'UMP depuis 2009.

À l'occasion du congrès de novembre 2012, il soutient la candidature de François Fillon. En janvier 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP avec cinq autres personnalités du parti, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Le , Christian Estrosi est nommé, par le nouveau président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, président de la Commission nationale d'investitures[20].

Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur[modifier | modifier le code]

De 1992 à 2002, il est conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. En mars 1998, après avoir été six ans premier vice-président du conseil régional, il tente d'empêcher l'élection d'un président de région socialiste par un accord avec le Front national local. Jean-Marie Le Chevallier, alors maire FN de Toulon, explique qu'il devait, aux termes de cet accord, prendre la présidence du conseil régional avec Christian Estrosi comme vice-président[21]. Mais les pressions des dirigeants nationaux du RPR et la volonté de Jean-Marie Le Pen de se présenter conduisent finalement à l'élection du socialiste Michel Vauzelle[22]. Christian Estrosi démissionne de son mandat de conseiller régional en 2002 pour cause de cumul des mandats. Interrogé en 2013 alors qu'il exerce dix fonctions électives et politiques, il se déclare favorable au cumul des mandats[23].

En vue des élections régionales de décembre 2015, il est désigné pour conduire la liste Les Républicains-UDI dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Au premier tour, il se place en seconde position avec seulement 26,5 % des voix, derrière la liste FN de Marion Maréchal-Le Pen, qui obtient 40,6 % des voix[24],[25]. Il déclare alors que celle-ci « représente un danger immense pour notre vivre-ensemble » et que la PACA « ne doit pas être le laboratoire de l’extrême-droite, du sectarisme, de la violence, la négation du droit des femmes et des valeurs de la République »[26]. Le candidat socialiste Christophe Castaner se retire pour favoriser sa victoire[26], tandis que le Premier ministre Manuel Valls appelle à voter pour lui[27]. Il remporte le second tour le 13 décembre avec 54,78 % des voix, la liste conduite par Marion Maréchal-Le Pen réalisant le meilleur score jamais obtenu par le FN dans une région (45,22 %)[28].

Christian Estrosi est élu président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur le . Il déclare alors : « Nicolas Sarkozy est un ami mais, contrairement à lui, je ne pense pas que nous devions tenir un discours toujours à droite. Plus on va à droite, plus on fait monter le FN ». Ce retournement provoque « un malaise dans son camp » note Le Figaro, Christian Estrosi étant considéré jusque là comme un tenant d'une ligne droitière au sein de son parti, « d'une droite autoritaire » sur la sécurité et l'immigration notamment[29].

Polémiques et affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Affaire du golf de Nice[modifier | modifier le code]

Christian Estrosi et sa femme, Dominique Estrosi, sont mis en cause au sujet du détournement, en 1989, d'une subvention du conseil général des Alpes-Maritimes de 750 000 francs destinée à l'association « le Golf de Nice », promouvant le lieu[30],[31], mais perçue par une SARL du même nom, exploitant le golf, et dont Dominique Estrosi était la gérante quelques mois avant les faits.

La plainte pour escroquerie du conseil général fait finalement l'objet, en août 1994, d'un non-lieu, prononcé par le juge d'instruction Jean-Paul Renard, dont l'impartialité dans cette affaire est critiquée et qui fera par la suite l'objet de poursuites judiciaires[32],[33]. Pour Christian Estrosi, « c’était une cabale politique »[34].

Condamnation pour diffamation[modifier | modifier le code]

En septembre 2015, à la suite d'une plainte du Syndicat national de l'environnement, il est condamné pour diffamation pour avoir affirmé que les loups du parc du Mercantour y avaient été volontairement introduits, et n'étaient donc pas arrivés d'Italie de façon naturelle[35].

Accusation de détournement de fonds publics[modifier | modifier le code]

Jean-Noël Falcou, un militant d'Europe Écologie Les Verts, membre de l'association anticorruption Anticor, dépose, en février 2013, une plainte contre X pour « détournement de fonds publics », après avoir constaté l'envoi massif de courriers contenant un bulletin de soutien de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy (dont Christian Estrosi est alors le secrétaire général), affranchis aux frais de l'Assemblée nationale, dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes[36],[37],[38]. Dans un premier temps, Christian Estrosi déclare dans un communiqué que « ces courriers, qui entrent dans le cadre fixé par l'Assemblée nationale pour chaque député, avaient pour but de remercier mes électeurs tout en faisant le bilan du mandat que j'ai en partage avec Nicolas Sarkozy »[38]. Il reconnaît une « erreur » trois semaines plus tard[36]. La plainte est classée sans suite[39].

Relations avec les associations musulmanes[modifier | modifier le code]

Le 26 mars 2013, le tribunal administratif de Nice annule la décision du 20 octobre 2011 de Christian Estrosi, qui avait signé une convention d'occupation avec une association musulmane pour sa salle de prière, rue de Suisse. Cette convention accordait à cette association un loyer très préférentiel (décote de 50 %)[40],[41]. Par la suite, la ville de Nice indique avoir conclu une nouvelle convention avec l'association des musulmans en corrigeant le montant du loyer[40].

Pendant la campagne régionale de 2015, Christian Estrosi fait l'objet d'attaques pour avoir accordé une subvention de 3 000 euros à des jeunes de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF)[41].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française[modifier | modifier le code]

En , à la suite de la succession d'événements violents survenus sur l'île d'Ouvéa, Christian Estrosi participe à une manifestation organisée par Jacques Peyrat, alors député Front national, pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française[42].

Peine de mort[modifier | modifier le code]

Le , en réaction aux viols et aux meurtres de deux petites filles[43], commis près de Perpignan le par un pédophile récidiviste (affaire Van Geloven), Christian Estrosi dépose à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à rétablir la peine de mort pour certains crimes[44]. Par la suite, en 1994, à l'occasion du débat sur l'instauration de la perpétuité réelle à l'encontre des assassins d'enfants (loi no 94-89 du ), il considère, selon l'analyse qu'en faisait la journaliste Catherine Ehrel aux sixièmes rencontres nationales SMPR-UMD en 1994, qu'à défaut de la peine de mort « il n'y a rien d'inhumain à laisser les condamnés en prison jusqu'à la fin de leurs jours puisque c'est là qu'ils sont le mieux »[45].

Unions homosexuelles[modifier | modifier le code]

Christian Estrosi se prononce contre le PACS lors des débats à l'Assemblée nationale[46]. Le , il accuse la majorité de gauche d'avoir été « mise au pas, sous les ordres des lobbies ». Il affirme que le PACS peut « même concerner les frères et les sœurs », et que, de « forme éminemment contestable » et « irréaliste par son contenu », il « constitue une erreur et une faute ». Il critique la reconnaissance juridique, financière et fiscale des couples homosexuels face aux couples hétérosexuels : « La justification des avantages accordés aux familles par l’État signe la juste contrepartie de leurs efforts pour préparer l’avenir de la France à travers la descendance des générations qu’elles assurent. Comment justifier auprès de ces familles que les couples issus du PACS qui, par définition et à une très grande majorité, n’auront pas d’enfant, vont bénéficier d’avantages quasi-identiques à ceux dont elles disposent ? C’est en cela que ce projet est pernicieux, car il est déstabilisateur d’une société bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer »[47]. Le député déclare également qu'« une société qui céderait à la provocation de ces défilés exhibitionnistes pour accorder les mêmes droits à des couples homosexuels qu'à des couples mariés serait une société décadente »[48].

En 2008, il révise son jugement, et autorise les couples hétérosexuels et homosexuels à organiser une cérémonie à la mairie de Nice à l'occasion de la signature de leur PACS[49]. En mai 2011, il inaugure un centre LGBT dans sa ville et reconnaît avoir « commis une grave erreur » de jugement lors des débats sur le PACS[50].

Il vote contre le projet de loi autorisant le mariage homosexuel en avril 2013[51], mais une fois la loi votée, il se dit « ravi de célébrer le premier mariage gay »[52]. En 2014, il affirme que la loi du « mariage pour tous », qu'il considère comme entrée dans les « pratiques » du pays, ne devrait pas être abrogée par la droite si elle revenait au pouvoir. Il déclare à cette occasion que le mariage des couples homosexuels est une « avancée »[53].

Augmentation des limitations de vitesse[modifier | modifier le code]

En 2003, en plein débat sur la sécurité routière, et alors que se généralise une politique de répression de la vitesse excessive par l'installation de radars automatiques, il dépose devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale un amendement au « projet de loi renforçant la lutte contre la violence routière » proposant de relever la vitesse maximale sur autoroute à 150 km/h contre les 130 km/h en vigueur (article additionnel sous l'article 10 du projet de loi)[54]. Cet amendement est motivé selon sa rédaction par la prise en considération de « la qualité du réseau routier et le renforcement de la sécurité des véhicules ». Initialement adopté par la Commission des lois, l'amendement est finalement retiré par son auteur.

Droit du sol[modifier | modifier le code]

En février 2008, alors secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer, il prend position dans le débat public sur l'immigration irrégulière et l'obtention de la nationalité française en se déclarant favorable à la remise en cause de l'application automatique de la règle du droit du sol à Mayotte, en déclarant : « Nous pourrions prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française »[55]. Il justifie cette mesure par le conflit en cours dans les Comores, celui-ci risquant, selon lui, de provoquer « une invasion imminente » de Mayotte. Il déclare à ce sujet : « Nous avons aujourd'hui à Mayotte 30 % de la population qui est en situation clandestine, irrégulière, et dans 10 ans elle pourrait être majoritaire par rapport à la population franco-mahoraise »[56]. Cette réforme avait déjà été envisagée en 2005 par François Baroin, son prédécesseur au ministère de l'Outre-mer, avant d'être abandonnée face aux protestations, notamment de l'opposition de gauche.

Napoléon III[modifier | modifier le code]

Il milite pour le rapatriement en France de la dépouille de Napoléon III[57] qui fut inhumé dans l'abbaye Saint-Michel de Farnborough, dans le Sud de l'Angleterre, nécropole familiale voulue dans son exil par l'ex-impératrice Eugénie qui y fit inhumer en 1879 leur fils unique, prince impérial, et y repose elle-même depuis sa mort à Madrid en 1920, mais les religieux encore responsables du site s'y opposèrent.

Estrosi espérait ce rapatriement pour le 150e anniversaire du rattachement du Comté de Nice à la France en 1860 réalisé sous l'impulsion de Napoléon III.

En juin 2010, à l'occasion des festivités du rattachement et déclarant vouloir s'inscrire dans les pas de Philippe Séguin et réparer « l'injustice faite à la mémoire de l'Empereur », Christian Estrosi cosigne avec l'écrivain Raoul Mille Le roman de Napoléon III (Éditions du Rocher)[58].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Mi-août 2010, il propose de sanctionner les maires « qui ne se conforment pas à leur obligation de sécurité, de prévention de la délinquance, de lutte contre l'absentéisme scolaire et de réformes des règles d'urbanisme ». Il accuse nommément le maire de Grenoble, Michel Destot, et celle de Lille, Martine Aubry[59]. Les élus mis en cause ont protesté, et certains élus, même classés à droite comme le chargé des élus à l'UMP Marc Laffineur, se sont élevés contre cette proposition. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, et le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux ont également pris leurs distances avec cette déclaration, en insistant sur l'idée d'un pacte entre les maires et le gouvernement plutôt que des sanctions[60].

Nice fait partie des trente villes de France à avoir mis en place, à l'initiative de son maire, un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), auquel concourent police, justice, services de l'État et collectivités territoriales. Christian Estrosi et son équipe municipale se sont félicités d'avoir mené une action déterminée, durant dix-huit mois, en 2009-2010, pour réussir à faire table rase des squats niçois[61].

Coupe du monde de football[modifier | modifier le code]

Le , lors de la coupe du monde de football, Christian Estrosi publie un arrêté municipal interdisant « l'utilisation ostentatoire » de drapeaux étrangers dans le centre de Nice de 18 h à h, jusqu'à la fin de la coupe du monde le . L'exécution de l'arrêté est suspendue par la justice administrative le , mais Christian Estrosi affirme qu'il n'appliquera pas la décision du tribunal administratif[62].

Algérie française[modifier | modifier le code]

Le , en tant que maire de Nice, il se rend à l'inauguration du mémorial Notre-Dame d'Afrique, qui rend hommage aux militants de l'OAS, dont Jean Bastien-Thiry, organisateur de l'attentat du Petit-Clamart contre le président de la République Charles de Gaulle[63].

Islamisme[modifier | modifier le code]

Le , Christian Estrosi parle de la menace qui pèse sur les français et musulmans de France, de l'« islamofascisme » présent en Irak, en Syrie mais aussi « ailleurs », « à travers les cinquièmes colonnes et ses réseaux infiltrés, dans nos caves, dans nos garages, dans les lieux clandestins », affirmant que « c'est une troisième guerre mondiale qui nous est déclarée aujourd'hui »[64].

Ses opposants du Front national considèrent que ses déclarations sont une « posture électorale » en vue de l'élection régionale de 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, pour laquelle l'extrême droite est donnée favorite. Le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, dénonce en particulier la subvention de 3 000 euros accordée par la ville de Nice aux jeunes de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF)[65].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • Membre du bureau politique du RPR ;
  • Secrétaire départemental de la fédération RPR des Alpes-Maritimes de 1989 à 2002 ;
  • Délégué national du RPR, chargé de la Sécurité civile, de 1992 à 1993 ;
  • Délégué national du RPR, chargé des Sports, de 1999 à 2001 ;
  • Délégué national du RPR, chargé de l’Animation, de 2001 à 2002 ;
  • Conseiller politique de l'UMP de 2002 à 2005 ;
  • Secrétaire national de l'UMP, chargé des Fédérations, de 2004 à 2005 ;
  • Secrétaire général adjoint de l'UMP du au  ;
  • Président départemental de la fédération UMP des Alpes-Maritimes depuis 2002 ;
  • Conseiller politique de l'UMP depuis le  ;
  • Vice-président de l'UMP : -  ;
  • Président de la commission nationale d'investitures : depuis le 4 décembre 2014.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Député
Conseiller régional
Conseiller général
Conseiller municipal
Conseiller communautaire
Conseiller métropolitain

La Métropole Nice Côte d'Azur regroupe 45 communes, du littoral aux plus hauts sommets du Mercantour (Le Gélas 3 143 m).

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Décorations et honneurs[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Officier de l'ordre national du Mérite polonais
  • Commandeur de l'ordre de Saint-Charles de Monaco.
  • Doctorat honoris causa de l'université de Haïfa en Israël

Carrière de pilote de moto[modifier | modifier le code]

  • 1972
    • Première course en 250 cm3 - 5e au Paul-Ricard à 17 ans
  • 1974
  • 1975
  • 1976
    • Vainqueur d'une course en Championnat d'Europe de 750 cm3 à Nogaro
    • 4e du Moto Journal 200, 2e à Dijon, 2e des 1 000 km du circuit du Mugello sur Ducati, vainqueur du trophée FIM de Nogaro
    • 2e titre de Champion de France moto[71]
  • 1977
    • Vainqueur d'une course en Championnat du Monde de 750 cm3 à Dijon
    • 3e titre de Champion de France moto[71]
  • 1978
    • 4e au grand Prix de France 500 cm3 (Nogaro)
    • 4e en 750 cm3 en Espagne et aux Pays-Bas
  • 1979
    • 2e et 3e en 750 cm3 à Nogaro
    • 4e et dernier titre de champion de France moto[71]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Reinhard, La trajectoire d'un motodidacte, Paris, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur,‎ 2010, 288 p. (ISBN 978-2-35013-179-5).
  • Christian Estrosi, Le battement d'ailes du papillon : Bâtir un nouveau modèle économique pour plus de justice sociale, Saint-Malo, France, Pascal Galodé éditeurs,‎ 2011, 180 p. (ISBN 978-2-35593-190-1).
  • Christian Estrosi, Fils de Nice, Nice, France, Éditions du Rocher,‎ 2013, 177 p. (ISBN 978-2-268-07529-7).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carrière Moto sur le site BIKE 70
  2. « Portrait de Christian Estrosi », Le Nouvel Économiste, 3 mai 2007
  3. La revanche de l'obstiné, lexpress.fr, 17 avril 2007
  4. Décision 93-1213 du conseil constitutionnel
  5. « Les logs pour les nuls »
  6. « Législative partielle des Alpes-Maritimes: victoire de Christian Estrosi » Le Monde, 25 mai 2008
  7. Communiqué sur le site du PRG 06
  8. « Estrosi (UMP) quitte la présidence du conseil général des Alpes-Maritimes », AFP, 14 décembre 2008, 23h38
  9. « Conseil général : le sacre d'Éric Ciotti », Nice-Matin, 18 décembre 2008
  10. a et b Christian Estrosi démissionne de son mandat de conseiller général La Gazette des Communes, 15 juin 2009
  11. État des mandats et Fonctions de C. Estrosi, enquête du mensuel régional le Ravi, mars 2014
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  66. Annulation de l'élection sur décision du Conseil constitutionnel (cf. note no 3)
  67. Nomination comme membre du gouvernement
  68. a et b Nomination comme membre du gouvernement
  69. Législative partielle à la suite de la démission de Charles-Ange Ginesy le 1er avril 2008
  70. C. Estrosi récupère automatiquement son siège à l'Assemblée nationale, un mois après sa sortie du gouvernement (application de l'article LO 176 du code électoral)
  71. a, b, c et d « Christian Estrosi, un fidèle de Nicolas Sarkozy à l'Outre-mer », Europe 1,‎ (lire en ligne)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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