Métropole de Lyon

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la métropole de Lyon. Pour l'ancienne communauté urbaine de Lyon, voir Communauté urbaine de Lyon.
Métropole de Lyon
Métropole de Lyon
Métropole de Lyon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Création de la métropole
Chef-lieu
(Préfecture)
Lyon
Président du
conseil de la métropole
Gérard Collomb (PS)
Préfet Henri-Michel Comet
Code Insee 69M[1]
Démographie
Population 1 354 476 hab. (2014)
Densité 2 538 hab./km2
Géographie
Superficie 533,68 km2
Subdivisions
Arrondissements 1
Circonscriptions législatives 14[note 1]
Circonscriptions électorales 14
Communes 59

La métropole de Lyon ou Grand Lyon est une collectivité territoriale à statut particulier, située dans la circonscription départementale du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Créée le , la métropole de Lyon remplace la communauté urbaine de Lyon et, dans le territoire de celle-ci, le département du Rhône. Elle exerce à la fois les compétences d'un département et celles d'une métropole.

Au , la métropole de Lyon compte 1 354 476 habitants[2]. La Poste lui attribue le code 69, qu'elle partage avec le département du Rhône. L'Insee lui attribue le code 69M[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le département du Rhône est créé en 1793 par démembrement de celui de Rhône-et-Loire, à la suite du soulèvement de Lyon contre la Convention nationale. À cette époque, le fleuve homonyme marque la limite du département du Rhône avec celui de l'Isère.

Le développement d'une zone urbanisée autour de Lyon entraîne en 1852 l'annexion au département du Rhône de cinq communes de la rive gauche du Rhône situées en Isère : Bron, La Guillotière, qui devient le 3e arrondissement de Lyon, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne[3].

Le est créée la communauté urbaine de Lyon (COURLY puis Grand Lyon). Comme il n'est alors pas possible pour une intercommunalité de réunir des communes de plusieurs départements, 6 communes de l'Ain et 23 communes de l'Isère sont intégrées au département du Rhône afin de rejoindre la nouvelle communauté urbaine[3]. Celle-ci s'agrandit par la suite des communes de Givors et Grigny en 2007[4], de Lissieu en 2011[5] et de Quincieux en 2014[6].

Fin 2012, un accord est passé entre Michel Mercier, président du conseil général du Rhône à l'époque, et Gérard Collomb, président du Grand Lyon, et prévoyant la création à l'horizon 2014, d'une « euro-métropole » : le Grand Lyon remplacerait le département du Rhône sur son territoire et le projet donnerait lieu à une loi en juin 2013[7]. Finalement, la création de la métropole de Lyon est inscrite au sein de la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 et est mise en place le .

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes de la métropole de Lyon.

Située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et au nord de la vallée du Rhône, la métropole de Lyon compte 59 communes de l'unité urbaine de Lyon[8], précédemment situées au sud-est du département du Rhône.

La métropole est limitrophe du département du Rhône à l'ouest, au sud et à l'est, de celui de l'Ain au nord et de celui de l'Isère au niveau de Givors. Elle est traversée par le Rhône — qui arrose notamment les villes de Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Lyon et Givors — et son affluent la Saône — qui baigne entre autres Neuville-sur-Saône, Fontaines-sur-Saône, Caluire-et-Cuire et Lyon. Lors de la création de la métropole le , les communes de Grigny et Vernaison absorbent une partie de Millery afin de créer un corridor reliant Grigny à Vernaison et donner une continuité territoriale à la métropole, coupant ainsi le département du Rhône en deux parties[9]. De la même manière et afin d'assurer la continuité territoriale du département du Rhône, la commune de Jonage cède deux parties à celle de Jons, formant ainsi un autre corridor[9].

Bien que majoritairement urbain, le territoire de la métropole compte 40 % d'espaces naturels et agricoles[10].

Communes[modifier | modifier le code]

Liste des communes de la métropole
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Lyon
(siège)
69123 Lyonnais 47,87 506 615 (2014) 10 583
Albigny-sur-Saône 69003 Albignolais 2,57 2 820 (2014) 1 097
Bron 69029 Brondillants 10,30 39 283 (2014) 3 814
Cailloux-sur-Fontaines 69033 Cailloutains 8,69 2 540 (2014) 292
Caluire-et-Cuire 69034 Caluirards 10,45 42 494 (2014) 4 066
Champagne-au-Mont-d'Or 69040 Champenois 2,59 5 758 (2014) 2 223
Charbonnières-les-Bains 69044 Charbonnois 4,13 4 988 (2014) 1 208
Charly 69046 Charlyrots 5,09 4 427 (2014) 870
Chassieu 69271 Chasselands 11,57 9 873 (2014) 853
Collonges-au-Mont-d'Or 69063 Collongeards 3,78 3 961 (2014) 1 048
Corbas 69273 Corbasiens 11,88 10 947 (2014) 921
Couzon-au-Mont-d'Or 69068 Couzonnais 3,11 2 596 (2014) 835
Craponne 69069 Craponnois 4,62 10 791 (2014) 2 336
Curis-au-Mont-d'Or 69071 Curissois 3,03 1 159 (2014) 383
Dardilly 69072 Dardillois 13,99 8 580 (2014) 613
Décines-Charpieu 69275 Décinois 17,01 27 207 (2014) 1 599
Écully 69081 Écullois 8,45 18 028 (2014) 2 133
Feyzin 69276 Feyzinois 9,64 9 383 (2014) 973
Fleurieu-sur-Saône 69085 Fleurentins 2,91 1 416 (2014) 487
Fontaines-Saint-Martin 69087 Saint-Martinois 2,74 3 143 (2014) 1 147
Fontaines-sur-Saône 69088 Fontainois 2,32 6 642 (2014) 2 863
Francheville 69089 Franchevillois 8,18 14 497 (2014) 1 772
Genay 69278 Ganathains 8,49 5 322 (2014) 627
Givors 69091 Givordins 17,34 19 554 (2014) 1 128
Grigny 69096 Grignerots 5,75 9 529 (2014) 1 657
Irigny 69100 Irignois 8,84 8 472 (2014) 958
Jonage 69279 Jonageois 12,11 5 878 (2014) 485
Limonest 69116 Limonois 8,39 3 491 (2014) 416
Lissieu 69117 Lissilois 5,66 3 119 (2014) 551
Marcy-l'Étoile 69127 Marcyllois 5,37 3 693 (2014) 688
Meyzieu 69282 Majolans 23,01 32 225 (2014) 1 400
Mions 69283 Miolands 11,57 12 626 (2014) 1 091
Montanay 69284 Montanois 7,16 3 004 (2014) 420
La Mulatière 69142 Mulatins 1,82 6 393 (2014) 3 513
Neuville-sur-Saône 69143 Neuvillois 5,47 7 316 (2014) 1 337
Oullins 69149 Oullinois 4,40 26 333 (2014) 5 985
Pierre-Bénite 69152 Pierre-Bénitains 4,48 10 192 (2014) 2 275
Poleymieux-au-Mont-d'Or 69153 Poleymoriots 6,21 1 310 (2014) 211
Quincieux 69163 Quincerots 17,72 3 398 (2014) 192
Rillieux-la-Pape 69286 Rilliards 14,48 30 529 (2014) 2 108
Rochetaillée-sur-Saône 69168 Rochetaillards 1,29 1 517 (2014) 1 176
Saint-Cyr-au-Mont-d'Or 69191 Saint-Cyrôts 7,29 5 482 (2014) 752
Saint-Didier-au-Mont-d'Or 69194 Désidériens 8,34 6 527 (2014) 783
Sainte-Foy-lès-Lyon 69202 Fidésiens 6,83 21 848 (2014) 3 199
Saint-Fons 69199 Saint-Foniards 6,06 17 735 (2014) 2 927
Saint-Genis-Laval 69204 Saint-Genois 12,92 21 054 (2014) 1 630
Saint-Genis-les-Ollières 69205 Saint-Genois 3,74 4 669 (2014) 1 248
Saint-Germain-au-Mont-d'Or 69207 Saint-Germinois 5,43 3 014 (2014) 555
Saint-Priest 69290 San-Priods 29,71 44 446 (2014) 1 496
Saint-Romain-au-Mont-d'Or 69233 Saromagnots 2,62 1 146 (2014) 437
Sathonay-Camp 69292 Sathonards 1,96 5 449 (2014) 2 780
Sathonay-Village 69293 Sathonards 5,15 2 326 (2014) 452
Solaize 69296 Solaizards 8,10 2 966 (2014) 366
Tassin-la-Demi-Lune 69244 Tassilunois 7,79 21 743 (2014) 2 791
La Tour-de-Salvagny 69250 Tourellois 8,43 3 991 (2014) 473
Vaulx-en-Velin 69256 Vaudais 20,95 45 294 (2014) 2 162
Vénissieux 69259 Vénissians 15,33 62 575 (2014) 4 082
Vernaison 69260 Vernaisonnais 4,03 4 619 (2014) 1 146
Villeurbanne 69266 Villeurbannais 14,52 148 543 (2014) 10 230

Démographie[modifier | modifier le code]

Avec 1,35 million d'habitants, la métropole de Lyon est l'équivalent du onzième département le plus peuplé de France. La ville de Lyon concentre 37 % de la population de la métropole.

Évolution démographique, incluant celle de l'ancienne communauté urbaine de Lyon
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2010 2011 2012
1 076 524 1 151 892 1 136 798 1 164 497 1 196 482 1 281 971 1 293 164 1 306 972 1 324 637
2013 2014 - - - - - - -
1 336 994 1 354 476 - - - - - - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : INSEE[11])
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Transports[modifier | modifier le code]

La métropole de Lyon est desservie par le boulevard périphérique de Lyon et les autoroutes A6, A7, A42 et A43.

La gare de Lyon-Part-Dieu est la principale gare de la métropole.

Les transports en commun sont organisés par le SYTRAL, qui dépend conjointement de la métropole et du département du Rhône. Le territoire de la métropole est desservi par les Transports en commun lyonnais (TCL) et par le service de transport de personnes à mobilité réduite Optibus.

La métropole de Lyon est desservie par l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry qui se situe à Colombier-Saugnieu (Rhône). Cet aéroport est relié à la gare de Lyon-Part-Dieu par la ligne de tramway Rhônexpress.

Économie[modifier | modifier le code]

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L'économie de la métropole est dominée par les secteurs industriel et commercial.

Lyon fut longtemps réputée pour le travail de la soie mais ces activités sont aujourd'hui très réduites et servent le marché des produits de luxe. L'industrie médicale (bioMérieux, Sanofi, Laboratoires Boiron) y est bien implantée depuis longtemps et anime un pôle de biotechnologies innovant (Biodistrict Lyon-Gerland). La chimie et la pétrochimie y prospèrent depuis longtemps (couloir de la chimie sur les communes de Saint-Fons, Pierre-Bénite, Solaize ou Feyzin). L'automobile avec une longue tradition locale est aussi fortement représentée : Berliet (1895-1980), Renault Véhicules Industriels devenu Renault Trucks affilié au groupe suédois Volvo, plus récemment les directions assistées et autres pièces du Japonais JTEKT qui a son siège européen à Irigny. En particulier sous la direction d'Antoine Riboud, l'industrie du verre (BSN (1966-1979)) et surtout l'agro-alimentaire ( BSN (1970-1972) puis BSN-Gervais-Danone (depuis 1972), après l'essor plus ancien d'autres sociétés : Société Laitière Moderne-Le Bon Lait (1900-1969), Sté Laitière Martens (1952-1969)) se sont fortement développées et organisées. Les matériels ferroviaires et agricoles (Alstom Transport), le matériel médical (Gambro, affilié au Groupe Baxter), etc., sont également présents.

Dans le domaine des services, les activités bancaires et financières sont très développées depuis longtemps (Lyonnaise de Banque-CIC, Crédit Lyonnais, Banque populaire, assurances) ainsi que, plus récemment, la logistique (Aéroport de Lyon-St Exupéry, UPS, etc.).

Lyon est devenue une des capitales du jeu vidéo (Infogrammes (1983-2013), Arkane Studios), dont la dématérialisation a représenté un virage difficile. Cependant de grands acteurs de ce secteur demeurent présents à Lyon.

Afin de dynamiser le développement économique, le développement numérique, l'insertion et emploi de la métropole, le conseil du 21 septembre 2015 a voté la convention de délégation de service public relative à l'aménagement numérique à très haut débit sur le territoire de la Métropole de Lyon. Cette DSP permettra le déploiement d’un réseau d’initiative publique (RIP) à très haut débit (THD).

Cette politique THD de la Communauté urbaine de Lyon a été présentée dans les délibérations n° 2012-3307, 2012-3308 et 2012-3309 du Conseil du 8 octobre 2012. Cette politique s’articule autour de deux volets :

  • l’accompagnement des déploiements privés, en particulier du réseau FTTH ;
  • le déploiement d'un réseau d'initiative publique (RIP) en complémentarité des investissements privés.

Ainsi, conformément aux orientations du Plan France Très Haut Débit, seront raccordés en priorité : les 93 ZAE du territoire comptant 10 000 entreprises, 165 immeubles d'entreprises, 249 hôtels, 1 631 sites publics et para publics (dont 1 102 raccordables)[12].

Politique[modifier | modifier le code]

Statut[modifier | modifier le code]

La métropole de Lyon est créée par la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles[13] dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation :

« La métropole de Lyon forme un espace de solidarité pour élaborer et conduire un projet d'aménagement et de développement économique, écologique, éducatif, sportif, culturel et social de son territoire, afin d'en améliorer la compétitivité et la cohésion.

« Elle assure les conditions de son développement économique, social et environnemental au moyen des infrastructures, réseaux et équipements structurants métropolitains »

— Article L. 3611-2 du Code général des collectivités territoriales.[14]

La métropole de Lyon est « une collectivité à statut particulier, au sens de l'article 72 de la Constitution »[15] qui exerce à la fois les compétences dévolues au département[16] et celles dévolues aux métropoles[17] (bien que, contrairement aux autres métropoles, la métropole de Lyon soit une collectivité territoriale à part entière et non un établissement public de coopération intercommunale).

De fait de son statut particulier, la loi prévoit que la métropole et ses organes (conseil de métropole, président) sont assimilés au département (conseil départemental, président) pour l'application de la législation en vigueur relative au département[18] mais également qu'ils disposent des mêmes droits et sont soumis aux mêmes obligations que les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre[19].

Compétences[modifier | modifier le code]

La métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes de son territoire certaines de leurs compétences et reprend les compétences précédemment exercées par le conseil général du Rhône[20]. Toutefois, certains services restent communs au département du Rhône et à la métropole[13].

Compétences issues de la communauté urbaine de Lyon[modifier | modifier le code]
Compétences issues du département du Rhône[modifier | modifier le code]
Autres compétences prévues par la loi[modifier | modifier le code]
  • création et gestions d'équipements culturels ;
  • construction et entretien des réseaux de chaud et froid ;
  • construction et entretien des réseaux très haut débit ;
  • concession de distribution d'électricité et de gaz ;
  • gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations ;
  • prévention de la délinquance et accès aux droits ;
  • participation à la gouvernance des gares ;
  • co-pilotage des pôles de compétitivité ;
  • logement ;
  • création et entretien des services pour les véhicules électriques ;
  • hygiène et santé.
Pacte de cohérence métropolitain[modifier | modifier le code]

Un projet de « pacte de cohérence métropolitain » adopté par la conférence métropolitaine du 12 octobre 2015 puis par le conseil métropolitain du 10 décembre 2015 a pour objectif de faciliter la coordination entre les communes membres et de préciser comment mettre en place les délégations de compétences.

Le projet prévoit que les compétences peuvent être exercées sous trois modalités d'adaptation concernant 21 « propositions de coopération ou délégations possibles entre les territoires et la métropole ». Les communes disposent d'un délai de trois mois pour décider si elles veulent rejoindre ou non ce dispositif[21],[22].

Les modalités d'adaptation sont les suivantes[22] :

  • l’exercice articulé des compétences métropole-commune : ces compétences sont exercées à la fois par la métropole et les communes, d'une simple coordination à une articulation plus étroite entre la métropole et les communes concernées ;
  • l’exercice articulé des compétences entre communes : deux ou plusieurs communes se rapprochent pour exercer ensemble une ou plusieurs compétences avec l'appui de la métropole ;
  • les délégations entre métropole et commune : des compétences sont déléguées de la métropole à la commune ou l'inverse dans des limites définies par une convention entre les deux parties.

Les 21 propositions de délégations sont[22] :

no  Proposition Thématiques concernées Modalité d'adaptation
1 Informations croisées et coordination de l’action sociale entre métropole et commune Action sociale, petite enfance, insertion, personnes âgées et personnes en situation de handicap Exercice articulé des compétences
2 Accueil, information et orientation de la demande sociale Petite enfance, insertion, personnes âgées et personnes en situation de handicap Exercice articulé des compétences
3 Accueil, information, instruction et accompagnement de la demande sociale Aide et développement social Délégation de compétences de la commune à la métropole
4 Mise en place d’un dispositif de prévention santé pour les 0-12 ans Aide et développement social et petite enfance Exercice articulé des compétences
5 Prévention spécialisée Aide et développement social Exercice articulé des compétences
6 Instruction des demandes de garanties d’emprunts des bailleurs sociaux Urbanisme, logement, habitat et politique de la Ville Exercice articulé des compétences
7 Instance d’échanges et de travail sur l’économie de proximité Développement économique Exercice articulé des compétences
8 Mobilisation conjointe métropole-commune des entreprises sur la problématique de l’insertion Développement économique et insertion Exercice articulé des compétences
9 Vie étudiante Développement économique et attractivité Exercice articulé des compétences
10 Accompagnement dans la maîtrise du développement urbain Urbanisme, logement, habitat et politique de la Ville Exercice articulé des compétences
11 Politique de la Ville Urbanisme, logement, habitat et politique de la Ville Exercice articulé des compétences
12 Nettoiement - Convention qualité propreté Propreté et nettoiement Exercice articulé des compétences
13 Nettoiement : Optimisation du nettoiement des marchés alimentaires et forains Propreté et nettoiement Exercice articulé des compétences
14 Collecte sélective des encombrants et déchets verts Propreté et collecte Exercice articulé des compétences
15 Nettoiement : Gestion des espaces publics complexes Propreté et nettoiement Délégation de compétence de la commune à la métropole
16 Nettoiement : Gestion des espaces publics de proximité Propreté et nettoiement Délégation de compétence de la métropole à la commune
17 Priorisation des itinéraires de déneigement de niveau 3 Viabilité hivernale Exercice articulé des compétences
18 Rapprochements et création de synergies entre écoles et collèges Education, enfance et familles Exercice articulé des compétences
19 Développement des synergies intercommunales en matière de lecture publique Culture Exercice articulé des compétences
20 Développement des coopérations en matière de politique culturelle Culture Exercice articulé des compétences
21 Développement des coopérations en matière de sport Sport Exercice articulé des compétences
Services et instances communs à la métropole et au département du Rhône[modifier | modifier le code]

Bien que la métropole de Lyon soit détachée du département du Rhône depuis le , la législation prévoit que les deux collectivités territoriales continuent de disposer de certaines institutions sur toute la circonscription départementale du Rhône[23] :

Représentant de l'État[modifier | modifier le code]

Pour l'organisation des services déconcentrés de l'État, la métropole de Lyon et le département du Rhône continuent de former une « circonscription départementale du Rhône » : le préfet du Rhône est également représentant de l'État dans la métropole de Lyon et les directions départementales qui en dépendent sont communes[27] (ce qui explique que la métropole et le Rhône continuent tous deux de porter le code 69)[23].

Institutions[modifier | modifier le code]

La métropole est constituée d'un conseil de la métropole et d'organes consultatifs, aussi nommées « instances territoriales »[13],[28].

Conseil de la métropole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil de la métropole de Lyon.

De sa création jusqu'aux prochaines élections municipales, le conseil de la métropole de Lyon est composé des 165 membres du conseil de l'ancienne communauté urbaine de Lyon élus en mars 2014 en même temps que les conseils municipaux. Le président et ses 25 vice-présidents du Grand Lyon forment l'exécutif de la métropole.

À partir de 2020, le conseil de la métropole, comprenant 150 membres (au lieu des 166 prévus à l'origine), sera élu en même temps que les conseils municipaux au suffrage universel direct dans le cadre de 14 circonscriptions électorales selon le mode de scrutin applicable aux communes de plus de 1 000 habitants[29],[23],[30].

Ces circonscriptions électorales suivront globalement le découpage des conférences des maires[31].

Conférences territoriales des maires[modifier | modifier le code]

Les conférences territoriales des maires se substituent aux conférences locales des maires de la communauté urbaine, créées en 2002[32], et qui réunissent les maires d'une partie du territoire de la métropole pour débattre au niveau local de certains sujets et problématiques communs à plusieurs communes en travaillant sur la déclinaison territoriale des politiques métropolitaines[28].

Il existe neuf conférences territoriales[33] :

Conférence métropolitaine des maires[modifier | modifier le code]

La conférence métropolitaine des maires est présidée par le président du conseil de la métropole et regroupe l'ensemble des maires des communes membres. C'est une instance de débat dans laquelle sont discutés des sujets d'intérêt métropolitain et qui doit, au début de chaque mandat et dans un délai de six mois, rédiger un document-cadre appelé « pacte de cohérence métropolitain » qui a pour but de faciliter la coordination entre les communes membres[28].

Pôle métropolitain[modifier | modifier le code]

La métropole de Lyon succède à la communauté urbaine au sein du Pôle métropolitain du G4.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cédric Polère, De la COURLY au Grand Lyon : Histoire d'une communauté urbaine, Lyon, Lieu Dits, , 480 p. (ISBN 978-2-36219-073-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce nombre correspond à celui des circonscriptions législatives du Rhône dont le découpage ne tient pas compte de la création de la métropole de Lyon.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/cog.asp?nivgeo=dep&codgeo=69 COG de l'INSEE, consulté le 13 avril 2015.
  2. « Recensement de la population », sur insee (consulté le 3 janvier 2016).
  3. a et b « Ain - Isère - Rhône : modification des limites ».
  4. « Le Grand Lyon s’agrandit. », sur http://www.pointsdactu.org,‎ (consulté le 22 février 2015).
  5. « EXTRAIT DU REGISTRE DES DELIBERATIONS DU CONSEIL DE COMMUNAUTE », sur www.grandlyon.com (consulté le 19 juillet 2010).
  6. Christelle Monteagudo, « Quincieux intègre le Grand Lyon », sur https://www.lyoncapitale.fr,‎ (consulté le 22 février 2015).
  7. Claude Ferrero, « Le département du Rhône va disparaître pour laisser la place à une grande métropole lyonnaise », sur http://www.lagazettedescommunes.com,‎ (consulté le 22 février 2015).
  8. Article L. 3611-1 du Code général des collectivités territoriales..
  9. a et b « DÉCRYPTAGE », sur http://www.francebleu.fr/,‎ vendredi 02 janvier 2015 à 16h34 (consulté le 11 janvier 2015).
  10. « Nature », sur Grand Lyon.
  11. Démographie du Grand Lyon sur le site de l'INSEE.
  12. « Qu’est ce qu’un RIP (Réseau d’Initiative Publique) ? », sur La Fibre Lyonnaise,‎ (consulté en octobre 2016)
  13. a, b et c Loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles.
  14. Article L. 3611-2 du Code général des collectivités territoriales., sur Légifrance
  15. Art. L3611-1 du Code général des collectivités territoriales.
  16. Art. L3641-2 du Code général des collectivités territoriales.
  17. Art. L3641-1 du Code général des collectivités territoriales.
  18. Art. L3611-3 du Code général des collectivités territoriales.
  19. Art. L3611-4 du Code général des collectivités territoriales.
  20. grandlyon.com - Quelles compétences ?.
  21. « Le pacte de cohérence entre la Métropole et les communes adopté », sur http://www.magazine.grandlyon.com,‎ (consulté le 16 janvier 2016).
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