Saint-Ythaire

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Saint-Ythaire
Paysage du village de Saint-Ythaire en 2013.
Paysage du village de Saint-Ythaire en 2013.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Cluny
Intercommunalité Communauté de communes du Clunisois
Maire
Mandat
Jean-Paul Rigollet
2014-2020
Code postal 71460
Code commune 71492
Démographie
Population
municipale
125 hab. (2014)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 10″ nord, 4° 36′ 39″ est
Altitude Min. 243 m – Max. 411 m
Superficie 9,3 km2
Localisation

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Saint-Ythaire

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Saint-Ythaire

Saint-Ythaire est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie du pays du Brionnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Huruge Burzy Curtil-sous-Burnand Rose des vents
Saint-Huruge
Sigy-le-Châtel
N Curtil-sous-Burnand
Bonnay
O    Saint-Ythaire    E
S
Sigy-le-Châtel Bonnay Bonnay

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Ythaire s'appelait autrefois Mont-Aynard. La tradition locale le place sur un autre coteau qui porte maintenant un bois et les ruines du château d’Aynard, indiqué par les anciennes chartes sous le nom de Sanctus Iterius ou Hilarius. De ceci vient le nom de Saint-Ythaire (plus connu sous la forme de Saint Hilaire)[1].

L’église Saint-Barthélémy est donnée en bénéfice entre 1019 et 1030 à l’archiprêtré du Rousset sous la nomination directe de l’évêque. Besanceuil lui était annexé jusqu’en 1602[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001        
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 125 habitants, en diminution de -2,34 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
919 1 035 1 015 1 067 1 091 988 968 978 1 004
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
984 976 975 676 663 616 588 504 451
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
434 424 398 337 304 296 253 232 214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
193 183 139 157 145 122 118 132 125
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Barthélémy est notable par l'alliance entre un clocher roman datant du XIIe siècle (aux environs de 1150), et une église néo-gothique du XIXe siècle. Deux chapelles latérales ont été fondées : l'une en 1645 dédiée à saint Claude, et l'autre en 1669 dédiée à saint Nicolas. Une note de 1675 indique que le chœur de l’église est "voûté, peint à l’antique et fort effacé". Orientée vers l’est, lentrée de l'église originelle s'ouvrait sur la rue. La nef rejoignait le clocher situé au-dessus du chœur, avec l'abside placée au-delà. Deux séries de travaux au XIXe siècle détruisirent radicalement ce plan originel. Après un agrandissement en 1830, et une large reconstruction entre 1872 et 1875, le chœur ancien a été supprimé et remplacé à l’ouest par un chœur néo-roman, et l’entrée transférée sous la face est du clocher, inversant ainsi l'orientation de l'église[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le lieutenant-colonel Charles Gilbert de La Chapelle est décédé à Saint-Ythaire le 15 avril 2000 à l’âge de 86 ans. Il fut chef de corps du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) en 1960 en Algérie. En 1961, il entraîna son régiment dans le putsch des généraux. Lors de son procès, il se présente ainsi : « fils et petit-fils de soldats, né en 1914 en pleine guerre, je peux dire que j’ai appris sur les genoux de ma mère les sentiments de l’Honneur et de la Patrie… Pour moi il n’y a aucun doute, j’ai suivi la voie de l’honneur. Cette voie passe aujourd’hui par les prisons ». A la question du président Patin : « Avez-vous bien compris dans quelle erreur des aventuriers vous ont fait tomber ? » Le colonel répondit après un temps de silence : « On juge une politique à ses résultats, on ne juge pas l’honneur sur des résultats ».

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est coupée à l'est par la ligne du TGV sud-est (ligne Paris - Marseille). Les gares TGV les plus proches sont la gare TGV du Creusot à 34 km au nord, et la gare TGV de Mâcon à 40 km au sud.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le GR 76b longe la bordure de la commune sur 400 m au sud près de Besanceuil, alors qu'il passe entre le sud du bois des Grands Chênes (commune de Saint-Ythaire) et le bois au lieu-dit le Verras (commune de Bonnay).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Saint-Ythaire. Pastorale Tourisme & Loisir, diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon. 2012.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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