Le Moule

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Le Moule
Église Saint-Jean-Baptiste du Moule.
Église Saint-Jean-Baptiste du Moule.
Blason de Le Moule
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Pointe-à-Pitre
Canton chef-lieu de 2 cantons
Le Moule-1, Le Moule-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Nord-Est Grande-Terre
Maire
Mandat
Gabrielle Louis-Carabin
2014-2020
Code postal 97160
Code commune 97117
Démographie
Gentilé Mouliens
Population
municipale
22 101 hab. (2014)
Densité 267 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 20′ 00″ nord, 61° 21′ 00″ ouest
Superficie 82,84 km2
Localisation

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Le Moule
Liens
Site web lemoule.fr

Le Moule (en créole guadeloupéen Moul mul]) est une commune française, située dans la région monodépartementale de la Guadeloupe. Commune localisée au nord-est de l'île de Grande-Terre sur la façade atlantique, son activité est principalement agricole et touristique. Ses habitants sont appelés les Moulien·ne·s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Le Moule.

La commune est située au milieu de la côte est de la Grande-Terre sur la façade atlantique. Le centre-ville se situe sur la rive gauche de la rivière d’Audouin. Sur la rive droite de la rivière d’Audouin, se trouvent la plage et le quartier de l’Autre Bord. Plus à l'est, le centre-ville est délimité par la Ravine du Nord-Ouest, débouchant sur la Baie du Nord-Ouest.

La ville est traversée selon un axe nord-ouest/sud-est par deux rues principales, la rue Saint-Jean et le boulevard Rougé. À l'est du centre-ville, le Boulevard maritime Lucette Michaux-Chevry mène vers les communes de Morne-à-L'eau, Petit-Canal, Les Abymes et Pointe-à-Pitre.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Alleaume, Bacquié, Barthel, Bauvel, Belle-Mare, Bellevue, Bénin, Blanchard, Bois-Baron, Bois-David, Boisvin, Bon-Ami Bonan, Bory, Cadenet, Caféière, Caillebot, Calebasse, Carrère, Champs-Grillé 1, Champs-Grillé 2, Château-Gaillard, Cocoyer, Creuilly, Damencourt, Després, Dubec, Duteau, Durival, Eau-Blanche, Engerville, Fréchou, Gardel, Gascon, Gilles Arçon, Gissac, Gondrécourt, Guénette, la Houssaie, Kerloury, LlAnglais, l'Autre-Bord, l'Écluse, l'Oranger, la Baie, la Croix, la Fontaine, la Mineure, la Roche, la Rosette, la Source, Laplante, Laribotte, Lauréal, Lazare, Lemercier, Létaye, Levasseur, Mahaudière, Malescot, Marcel, Massé, Maudet, Matignon, Méthiviers, Monplaisir, Morel, Morne Clarisse, Néron, Nord-Ouest, Palais-Sainte-Marguerite, Pavée, Petite Guinée, Port-Blanc, Portland, Rousseau, Saint-Guillaume, Sainte-Marguerite, Saint-Nicholas, Sergent, Sommabert, Sousse, Vieille-Case, Zevallos.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type tropical de savane avec hiver sec (Aw selon la classification de Köppen) [1]. L'hiver est sec et plus frais, tandis que l'été est humide et plus chaud.

La commune est exposée aux alizés, venant de l'océan Atlantique. La saison cyclonique s'étend de juin à novembre.

  Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Température moyenne (°C) 24.1 24.2 24.6 25.8 26.3 26.9 27.1 27.2 27 26.5 26.2 24.8
Température minimale moyenne (°C) 19.9 20 20.2 21.7 22.7 23.5 23.6 23.5 23.3 22.8 22.3 20.9
Température maximale (°C) 28.4 28.4 29 30 30 30.4 30.7 30.9 30.7 30.2 30.2 28.8
Précipitations (mm) 70 46 55 87 107 95 132 137 148 165 135 122

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La végétation est variée et dépend de facteurs tels que la proximité de la mer, l'exposition aux vents, l'humidité, la topographie et le type de sol. Plusieurs domaines peuvent être distingués[2] :

  • le domaine marin : les fonds marins de la commune du Moule sont caractérisés par des herbiers à Thalassia testudinum et Cymodocea sp. Ils abritent diverses espèces d'oursins (comme l'oursin blanc Tripneustes ventricosus), de poissons et le lambi. Des récifs coralliens sont également présents sur certaines portions du littoral et servent d'abri à diverses espèces ;
  • la mangrove : des marais à mangroves se développent dans les estuaires des rivière d'Audoin et la ravine du Nord-Ouest, ainsi que d'autres ravines mineures. Les espèces dominantes sont les palétuviers rouges, blancs et les fougères Acrostichum aureum ;
  • le domaine intérieur, subdivisé en savanes et taillis, accueille des herbacées du genre Paspalum sp. et les arbustes zagadi (faux-mimosa). C'est le domaine le plus adapté à l'agriculture de la canne à sucre et l'agriculture vivrière ainsi que l'élevage ;
  • des forêts et savanes semi-hygrophiles se retrouvent plus à l'intérieur (Grands-Fonds), du fait de l'existence de mornes karstiques et de ravines, propices à un climat plus humide. Ce domaine est propice à l'agriculture vivrière, maraîchère et la plantation d'arbres fruitiers (goyaviers, arbres-à-pain, corossoliers, abricotier-pays).

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Petit-Canal Rose des vents
Morne-à-l'Eau /Les Abymes N
O    Le Moule    E
S
Sainte-Anne Saint-François

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune tient son nom du môle qui signifie une jetée protégeant l'entrée du port. Le Moule accueillait les résidences de l’aristocratie coloniale au début du XVIIIe siècle. Au cours de son histoire, la ville a subi de nombreux incendies, tremblements de terre et cyclones.

Du Ve siècle av. J.C. au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Entre le Ve et le IIIe siècle av. J.C., le bord de mer est occupé par des populations amérindiennes venues de l'Amérique du Sud via le delta de l'Orénoque. Ce sont les civilisations précolombiennes, initialement appartenant à la culture Arawak saladoïde. Des vestiges archéologiques (poteries, vestiges d'habitats) ont été retrouvés sur divers sites de la ville. La culture arawak aurait été progressivement remplacée par les peuples Caraïbes à partir du Ve siècle après. J.C..

Le bourg de la commune du Moule naît vers 1635, sur la rive droite de la rivière d'Audouin, sur le site connu aujourd'hui comme l'Autre Bord. À l'époque, la ville est connue sous le nom de Portland, nom qui désigne aujourd'hui un lieu-dit de la commune. En 1660, à la suite d'un accord conclu entre l'Espagne et la France, qui concède la Guadeloupe à la France, les tribus Caraïbes sont forcées au départ.

Au XVIIIe siècle, le Moule était devenu le fief de l'aristocratie coloniale. En 1776, le bourg est déplacé sur la rive gauche de la rivière d'Audoin pour faciliter son développement et le commerce avec le reste de l'île et l'extérieur [3]. À partir de ce moment, le développement de la culture de la canne amena la nécessité de construire un port sur l'Atlantique, et l'obligation de protéger et fortifier ces installations avec un môle de protection. La commune tirera son nom actuel de la déformation de ce mot môle.

Dans les années 1760, une batterie poudrière est construite pour assurer la protection du bourg [4].

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port du Moule est devenue au fil des années le plus grand port commercial de Guadeloupe, étant l'unique port de la Guadeloupe orienté sur l'océan Atlantique. L'ensemble de la production de rhum et de sucre de la Grande-Terre était embarqué au port du Moule et exporté vers la France métropolitaine. Le commerce florissant des produits de la canne à sucre était aussi complété par la vente de coton, de café, d'engrais, de charbon et de nombreux matériaux de construction. Des bâtiments de commerce sont construits dans la ville dès le début du XIXe siècle ainsi qu'un pont reliant l'ancien et le nouveau bourgs [3][5].

En raison de son succès commercial, le bourg du Moule sera la cible de la flotte anglaise durant toute la période des guerres napoléoniennes. L'année 1809 restera historique pour la commune du Moule et pour la Guadeloupe, en raison de la bataille navale à l'entrée du port, opposant les Anglais aux Français [6].

La ville du Moule obtient dès le 20 septembre 1828, l'autorisation d'exporter vers la métropole française, sans passer par Pointe-à-Pitre, contribuant au succès économique de la ville.Au cours de ce siècle, les habitations se multiplient sur la commune du Moule, passant d'une trentaine à près d'une centaine d'habitations. Nombreuses vivaient en autosuffisance par la culture de la canne, du coton, du cacao, des épices et de l'agriculture vivrière, la production de sucre et rhum et la vente de ces produits.

En 1840, une autre batterie poudrière et un fortin sont construits, respectivement dans les quartiers Petite-Anse et Cadenet, afin d'assurer la défense maritime de la ville. Des ancres, encore visibles aujourd'hui, sont fixées aux récifs, pour éviter les abordages et naufrages à l'entrée du port [6].

Entre 1847 et 1850, l'église Saint-Jean-Baptiste, de style néoclassique, est construite en grès importé et calcaire dur dans le bourg [7].

En 1848, l'abolition de l'esclavage est décrétée. Dans les années 1850, de nombreuses faillites eurent lieu, l'économie locale s'effondra du fait de la combinaison de plusieurs facteurs, comme l'abolition de l'esclavage, de mauvaises récoltes et la concurrence de la betterave à sucre en Europe. Les habitations ferment et sont abandonnées les unes après les autres.

En 1901, il ne restait plus que quatre sucreries actives dans la commune du Moule, Duchassaing, Zévallos, Marly et Gardel. L'économie locale chute et Le Moule perd sa prédominance portuaire, au profit de Pointe-à-Pitre.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Tous les centres d'intérêts importants émigrant à Pointe-à-Pitre, la commune du Moule tombe peu à peu dans l'oubli.

Le cyclone de 1928, une catastrophe régionale de grande ampleur, qui fut le catalyseur des énergies nouvelles. La commune du Moule se releva rapidement, grâce à l'équipe municipale soudée autour de son maire, Charles Volange Romana, dont les Mouliens parlent encore. C'est sous sa mandature que de nouvelles structures municipales virent le jour ou furent restaurées.

La mairie est construite à partir du 28 octobre 1926 et officiellement inaugurée le 26 juin 1927 par le maire Charles Volange Romana et le gouverneur de la Guadeloupe, M. Tellier [8]. L'église Saint-Jean-Baptiste est restaurée en 1932 et lui sont ajoutés des vitraux représentant les quatorze stations du chemin de croix [7]. Un ancien bâtiment de commerce ,construit en 1807, devient en 1920, une usine de limonade pour l'exportation vers les États-Unis, puis en 1923, est transformé en Société d’importation de plantes coloniales, gérée par M. Wisosky (dont le nom perdure jusqu'à aujourd'hui). En 1931, le bâtiment est vendu à la municipalité, pour devenir encore l'école des filles puis le cours élémentaire des garçons [5].

En février 1952, a lieu le mouvement revendicatif le plus important qui ait impliqué petits planteurs et colons dans toute la Guadeloupe depuis les grèves de 1910[Quoi ?]. Le mouvement démarre au mois de novembre 1951 dans le nord Grande-Terre : les revendications portent au départ sur la rémunération de la journée de travail et sur l’allègement des tâches sur les champs des usiniers békés. Elles s’élargissent rapidement à la demande d’un meilleur prix de la tonne de canne. En janvier 1952, les ouvriers et cultivateurs mobilisés trouvent le soutien des fonctionnaires qui réclament la revalorisation de leurs salaires. Un appel à la grève générale illimitée est lancée sur toutes les habitations-plantations. La mobilisation enfle et à Capesterre-de-Marie-Galante, Sainte-Rose et Anse-Bertrand, les débrayages se multiplient. Le 11 février 1952, les CRS prennent position et occupent la ville du Moule : la boucherie est alors soigneusement programmée et organisée, de concert avec les usiniers békés. Le 14 février 1952, un barrage est érigé à l’entrée du boulevard Rougé pour empêcher l’accès de l’usine Gardel aux charrettes à cannes. Les CRS qui occupaient la ville depuis trois jours tirent alors sur la foule tuant quatre Guadeloupéens (Constance Dulac, Capitolin Justinien, Edouard Dernon et François Serdot) et en blessant 14. Cette affaire est connue sous l'appellation de Massacre de la Saint-Valentin[9]. Un odonyme local (rue du 14-Février-1952) rappelle ces événements.

Dans la nuit du 16 au 17 septembre 1989, la ville du Moule est ravagée par l'ouragan Hugo, alors de catégorie 5, dont l’œil traverse une partie de la commune. Bon nombre de bâtiments de la commune sont détruits, y compris la toiture de l'église, les infrastructures portuaires et de nombreuses habitations. L'industrie sucrière est totalement ravagée, tout comme les secteurs du tourisme, de la pêche, de l'agriculture maraîchère et vivrière [10].

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Dès le milieu des années 1990, la ville du Moule connait une nouvelle impulsion.

La place centrale du bourg (encadrée entres autres par l'église et la mairie) est rénovée, ainsi que le boulevard maritime et la place de la liberté.

L'ancienne usine Wisosky est réhabilité en lieu de détente et restauration [5]. Un centre commercial, de nouvelles zones résidentielles ainsi qu'un parc paysager sont construits dans le quartier de Damencourt, face au Boulevard maritime. Un nouveau pont, réservé aux piétons, est construit sur la rivière d'Audouin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie du Moule en 2013.

Les armoiries sont "d'azur au navire de sable, au chef d'argent". Sur le blason de la ville du Moule, on peut lire l'inscription Mens Agitat Molem (« L'esprit meut la matière »). Cette expression, par laquelle Virgile distingue la substance spirituelle de la substance matérielle, sert à désigner tout ce qui marque l'emprise de l'esprit sur la matière et la suprématie de la pensée, de l'intelligence et du génie.

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1931 - 1935 Charles Volanges Romana
1935 - 1938 Emmanuel Tournarel
1938 - 1941 François Viscard
1945 - 1953 Rosan Girard PCF Médecin
1953 - 1957 Yves Jacel RGR
1957 - 1962 Rosan Girard PCF Médecin
1962 - 1965 Xavier Galleron PCF
1965 - 1971 Rosan Girard PCF Médecin
1971 - 1977 Florent Girard PCF
1977 - 1989 Henri Beaujean RPR Médecin
Gabrielle Louis-Carabin RPR, UMP puis DVG Députée
Les données antérieures ne sont pas encore mentionnées.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[1],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 22 101 habitants, en augmentation de 1,49 % par rapport à 2009 (Guadeloupe : -0,34 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2014
15 012 16 111 16 705 15 224 18 054 20 827 21 027 22 533 22 101
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose en grande partie sur le secteur primaire. Une grande partie du territoire de la commune est destiné à la culture de la canne à sucre. La distillerie Damoiseau et l'usine sucrière Gardel, représentent l'essentiel de la production du secteur primaire. Une usine de conditionnement de fruits et légumes Philibon, traitant principalement la production de melons, se trouve sur le territoire de la commune. Le Moule abrite le seul port de la côte atlantique, c'est aujourd'hui principalement un port de pêche.

La centrale thermique bagasse-charbon du Moule, qui produit 35 % de l'énergie électrique livrée en Guadeloupe, est accouplée à l'usine Gardel. C'est une centrale thermique utilisant essentiellement deux types de combustibles pour fournir de l'électricité : les déchets de l'industrie de la canne (bagasse), ainsi que du charbon importé de Colombie et du Venezuela hors saison de récolte de la canne à sucre [11].

La commune est également une destination touristique avec une station balnéaire réputée pour ses vagues et la pratique du surf. Elle a ainsi accueilli les championnats du monde de wave-ski en 2003.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille plusieurs les établissements d'enseignement sur son territoire [12]:

  • 16 écoles primaires publiques réparties sur l'ensemble de la commune ;
  • Une école primaire privée, l'Externat Saint-Joseph du Moule ;
  • Deux collèges publics :
    • le collège Général-de-Gaulle ;l
    • le collège de Guénette ;
  • Un collège privé, le collège Saint-Dominique ;
  • Un lycée d'enseignement professionnel, le lycée Louis-Delgrès ;
  • Une antenne régionale de l'École de la deuxième chance au centre de l’Écluse.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne fabrique de limonade

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

    • L'église Saint-Jean-Baptiste, construite en 1850, puis restaurée en 1930-1932 et 1990, respectivement à la suite des ouragans Okeechobee et Hugo, a été classée aux Monuments historiques en 1978 [13]. Certains éléments de l'église (sacristie, clocher, presbytère) ont été construits par l'architecte Ali Tur entre 1930 et 1932 [14] ;
    • Outre les éléments religieux, deux écoles (école des filles et écoles des garçons) ont aussi été bâties sur les plans d'Ali Tur [14] ;
    • L'Hôtel de Ville, construit en béton armé, entre le 28 octobre 1926 et le 26 juin 1927. Les plans de la mairie furent dessinés par l'ingénieur Lecardez et les travaux furent exécutés par la Société Anonyme d’Entreprises Industrielles de la Guadeloupe [15] ;
    • L'habitation et la maison coloniale de Zévallos, qui a été construite sur kit dans les ateliers de Gustave Eiffel et transportée par bateau jusqu'au Moule. Ses plans sont identiques à sa "jumelle", la maison Saint-John-Perse de Pointe-à-Pitre. Elle a été classée aux monuments historiques en 1990 [16];
    • L'habitation sucrière Néron, qui abrite encore une maison coloniale, accueillant des expositions artistiques et événements culturels ;
    • Nombre d'anciennes habitations, avec des états de conservation variables, ainsi que d'anciens moulins, qui servaient à broyer et transformer la canne sont encore présents sur le territoire de la commune. La plupart sont des sites archéologiques protégés par arrêté préfectoral [17]. On peut citer, entre autres, le moulin Saint-Guillaume, le moulin et l'habitation de Creuilly, le moulin Maudet, le moulin Durival, le moulin Sommabert et l'habitation Saint-Alary, le moulin Blanchard et l'habitation Dulot, l'habitation Vipart, le moulin l'Anglais, la distillerie la Mahaudière, l'usine de Chassaing, l'habitation Port-Blanc, l'habitation La Baie, le Moulin Bois-David, le moulin Sergent, le moulin d'Audoin et l'habitation Roma, le moulin Morel, le moulin Gavaudière, le moulin Salmon, le moulin de Gouyer, le moulin Bellemare, le moulin Alleaume ;
    • L'ancien fort et la batterie de canons, qui servaient à protéger la ville des assauts de la flotte anglaise, sont encore présents dans le bourg ;
    • Le musée archéologique Edgar Clerc et le parc paysager de la Rosette, construits par l'architecte Jack Berthelot et inaugurés le 4 août 1984. Le musée abrite une collection permanente d'objets précolombiens, dont certains mis au jour sur le territoire de la commune [18] ;
    • La plage de l'anse Sainte-Marguerite et l'ancien cimetière d'esclaves. En 1995 et 1996, à la suite des cyclones Luis et Marylin, des ossements sont mis au jour par les vagues. Des fouilles archéologiques mettront au jour 300 sépultures, mais selon les estimations, plus de 1000 corps se trouveraient sous le sable. Les corps sont d'origine africaine et le site serait l'un des plus grands cimetières d'esclaves mis au jour dans le monde [19][20].
    • L'ancienne fabrique de limonade, à proximité du port historique, a été transformée en Espace Wisosky, lieu de détente et de restauration.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

    • La distillerie Damoiseau, bâtie à la fin du XIXe siècle, est l'unique distillerie encore en fonctionnement en Grande-Terre ;
    • L'usine sucrière de Gardel et la centrale thermique bagasse-charbon.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

    • Les plages de la commune sont du Nord au Sud, en gras les principales plages et points de vue : l'Anse Sainte-Marguerite, la Petite Anse, l'Anse Patate, la plage de la Baie du Nord-Ouest, la plage de Damencourt, la Petite Anse (dans le bourg), la plage de l'Autre Bord, la plage des Alizés, la plage des dauphins et la Pointe Conchou, la Porte d'Enfer ;
    • Les deux rivières, la ravine du Nord-Ouest, dont la mangrove est explorable à pied, et la rivière d'Audouin, qui peut être découverte en canoë-kayak ;
    • Le parc paysager de Damencourt, petite zone de mangrove aménagée pour la découverte de ce milieu en régression ;
    • Les Grands-Fonds, vaste zone intérieure, couverte de mornes, de ravines et de forêts par endroits ;
    • Le parc archéologique Ouatibi-Tibi (qui signifie grenouille en langue Caraïbe) se situe dans la continuité de la plage des Alizés, en bord de mer, et est aménagé pour la découverte de la culture Caraïbe et la pratique de sports en plein air.

Culture[modifier | modifier le code]

La commune du Moule offre deux principaux équipements culturels municipaux :

  • la bibliothèque multimédia ;
  • le centre culturel Robert-Loyson, qui propose des activités artistiques (danse, musique, théâtre, chant, peinture) et une salle de spectacle et cinéma de 400 places [21].

Sports[modifier | modifier le code]

Divers équipements sportifs sont disponibles dans la commune :

  • le stade multi-sports Jacques Ponrémy ;
  • une piscine ;
  • un club de tennis comprenant plusieurs courts ;
  • un site d'activités nautiques (surf) ;
  • plusieurs terrains de beach-volley sur la plage des Alizés.

Il existe plusieurs clubs sportifs mouliens :

  • Basket-ball : Le Moule Basket Club - club de basket de la ville du Moule créé en 1998 qui compte plus d'une centaine de licenciés (2007-2008), une participation en playoffs (2005-2006) et 4e de cette même saison (division 1) ;
  • Football : 
    • Le Club Sportif Moulien (CSM), club de football créé en 1931, compte :
      • Onze titres de champion de la Guadeloupe (1945, 1947-1949, 1953, 1956, 1965, 1985, 2009, 2011, 2013) ;
      • Cinq coupes de la Guadeloupe (1948, 1954, 1972, 1974, 2008) ;
      • Deux titres de champion des Antilles (1947, 1955) ;
    • L'A.S. Moule ;
    • Le Dynamo ;
  • Surf : Le Moule possède l'un des spots de surf les plus connus de la Guadeloupe ;
  • Canoë-Kayak : Le club Molem Gliss, installé à proximité du port, dans le quartier de L'Autre Bord, offre des activités sportives et de ballades ;
  • Cyclisme : UCM (Union Cycliste du Moule).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]