Élections cantonales françaises de 1988

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Élections cantonales françaises de 1988
Premier tour :
Deuxième tour :
Type d’élection Cantonales
Corps électoral et résultats
Votants au 1er tour 9 349 619
48,97 %  −17,7
Votants au 2d tour 6 276 649
47,00 %
French party Gauche.svg Gauche parlementaire
Voix au 1er tour 4 323 608
47,42 %
 +6,8
Voix au 2e tour 3 049 783
51,06 %
Présidences élues 29  0
French party Droite.svg Droite parlementaire
Voix au 1er tour 4 142 598
45,43 %
 −3,6
Voix au 2e tour 2 886 640
48,32 %
Présidences élues 70  0
French party EXD.svg Extrême droite
Front national
Voix au 1er tour 491 383
5,39 %
 −3,5
Voix au 2e tour 29 851
0,49 %
Présidences élues 0  0
French party EXG.svg Extrême gauche
Voix au 1er tour 8 498
0,09 %
 −0,6
Présidences élues 0  0

Les élections cantonales ont lieu le et le .

Résultats[modifier | modifier le code]

L'abstention franchit un nouveau record avec des taux de 51,03 % au premier tour et 53,00 % au second. Une des explications avancées est le regroupement de plusieurs scrutins dans la même période.

En effet, 1988 fut également une année de présidentielle, de législatives puis en novembre un référendum sur le statut de la Nouvelle Calédonie.

Les résultats sont contrastés. Le Parti socialiste seul recueille un score modeste de 29,71 %, correspondant à un gain de 86 sièges. Néanmoins, le rapport de force général, en faveur de la droite, reste pratiquement inchangé. Avec 48,32 % des suffrages (contre 51,06 % à la majorité de gauche), l'opposition (de droite) conserve 68 présidences de conseil général (dont 44 pour l'UDF et 23 pour le RPR) contre 27 qui reviennent à la majorité (dont 20 pour le PS et 2 pour le PCF).

La gauche gagne la Gironde, mais perd les Alpes-de-Haute-Provence.

Partis politiques
ou coalitions
Premier tour[1] Second tour[1] Total
Voix % Sièges Voix % Sièges
  Majorité présidentielle (PS+PRG+DVG) 3 134 730 34,38 225 2 432 363 40,72 444 669 (+ 86)
  Divers gauche (DVG) 16 25 736 0,43 32 48 (+ 6)
  Parti communiste français (COM) 1 188 878 13,04 30 591 684 9,90 146 176 (- 12)
  Gauche parlementaire 4 323 608 47,42 270 3 049 783 51,06 629 899 (+ 81)
  Union pour la démocratie française (UDF) 4 075 590 44,70 280 1 212 684 20,30 259 529 (- 52)
  Rassemblement pour la République (RPR) 182 1 149 435 19,24 211 393 (- 15)
  Divers droite 98 509 321 8,52 94 189 (+ 7)
  Centre national des indépendants (CNI) - - 13 7 20 (-4)
  Droite parlementaire 4 142 598 45,43 573 2 886 640 48,32 569 1141 (- 65)
  Extrême gauche (EXG) 8 498 0,09 0 - - - 0 (=)
  Écologistes (ECO) 151 069 1,66 0 6 966 0,11 1 1 (+1)
  Extrême droite Dont FN 491 383 5,39 1 29 851 0,49 1 2 (+1)
  Indépendants 67 008 0,73 1 NC NC NC NC
Inscrits 19 090 485 13 354 772
Abstentions 9 740 866 51,03 7 078 123 53,00
Votants 9 349 619 48,97 6 276 649 47,00
Blancs et nuls 232 463 1,22 303 409 2,27
Exprimés 9 117 156 98,78 5 973 240 97,73

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Becker, Crises et alternances, 1974-1995, Nouvelle histoire de la France contemporaine no 19, Seuil, Paris, 1998

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Monde