Aubagne

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Aubagne
De haut en bas et de gauche à droite : vieille ville d'Aubagne, Tour de l'Horloge, le Garlaban, poteries d'Aubagne
De haut en bas et de gauche à droite : vieille ville d'Aubagne, Tour de l'Horloge, le Garlaban, poteries d'Aubagne
Blason de Aubagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Canton Aubagne
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aubagne et de l'Étoile)
Maire
Mandat
Gérard Gazay (LR)
2014-2020
Code postal 13400
Code commune 13005
Démographie
Gentilé Aubagnais, Aubagnaises
Population
municipale
45 303 hab. (2013)
Densité 825 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 27″ Nord 5° 34′ 15″ Est / 43.2908333333, 5.57083333333
Altitude Min. 74 m – Max. 701 m
Superficie 54,90 km2
Localisation

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Liens
Site web www.aubagne.fr

Aubagne est une commune du sud-est de la France, située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Aubagne est la cinquième ville du département des Bouches-du-Rhône par sa population (après Marseille, Aix-en-Provence, Arles et Martigues) et la treizième de Provence.

Depuis le , la ville d'Aubagne fait partie de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence (territoire du pays d'Aubagne et de l'Étoile dont elle est le siège).

Elle est productrice de santons de Provence, de poteries et de céramiques. Le commandement de la Légion étrangère y est établi, ainsi que le 1er régiment étranger.

Ville natale de Marcel Pagnol, il écrit en incipit de La Gloire de mon père « Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers » et il situe sur les collines voisines l'action de Jean de Florette, Manon des sources et également les histoires de son enfance Le Temps des secrets, La Gloire de mon père et Le Château de ma mère.

Ses habitants sont appelés les Aubagnais et les Aubagnaises.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aubagne est située au sud-est du département des Bouches-du-Rhône, à 25 kilomètres du département du Var. La ville se situe à un carrefour entre Marseille (dont elle est distante d'environ 15 km), Aix-en-Provence (35 km) et Toulon (45 km). Aubagne est située à moins de 15 km de la mer Méditerranée (distance jusqu'à Cassis, le littoral le plus proche). Elle est également proche de la Ciotat et des calanques de Marseille et de Cassis.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Aubagne a pour principale ville limitrophe le chef-lieu du département et capitale de région, Marseille, dans le prolongement des quartiers est de cette dernière.

Communes limitrophes d’Aubagne
Allauch Roquevaire Roquevaire
Gémenos
Marseille
La Penne-sur-Huveaune
Aubagne Gémenos
Marseille Carnoux-en-Provence
Cassis
Roquefort-la-Bédoule

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aubagne se situe à la confluence entre l'Huveaune et son affluent le Merlançon, au cœur d'une plaine marécageuse triangulaire formée par ces cours d'eau. L'Huveaune arrive de Roquevaire au nord. La vallée de l'Huveaune, alors resserrée et orientée nord-sud, s'ouvre sur la vaste plaine d'Aubagne. L'Huveaune rencontre plusieurs de ses affluents dont le Merlançon qui arrive de Carnoux au sud. L'Huveaune voit son cours s'orienter brutalement vers l'ouest avant de traverser le centre-ville d'Aubagne en souterrain. La vallée de l'Huveaune se ressert et s'oriente est-ouest. La rivière traverse ensuite la Penne-sur-Huveaune et Marseille.

La partie orientale de la plaine d'Aubagne est marécageuse. Les marais ont été drainés pour laisser place au quartier des Paluds, qui tire son nom du mot provençal "palun", le marais.

Cette présence importante d'eau et d'alluvions, dans une Provence aux sols pauvres et secs, a permis le développement d'une agriculture florissante dans la plaine d'Aubagne.

La présence de l'Huveaune et de ses affluents présente également un risque. En effet le bassin versant de l'Huveaune a été marqué par des crues récurrentes, la plus ancienne répertoriée étant celle de . Des inondations majeures ont eu lieu en , en novembre , octobre et janvier (Aubagne : 88 ha inondés, 15 millions de francs de dégâts)[1]. Même si aucune crue majeure de l'Huveaune n'a eu lieu depuis, il est a noté qu'il y a eu des débordements en , et . Face à ce risque toujours présent, un plan de prévention des risques d'inondation (PPRi de l'Huveaune) a été mis en place notamment à Aubagne. Plusieurs quartiers présente un aléa fort, notamment la Tourtelle, le centre-ville, Beaudinard ou encore les Paluds[2]. Aubagne fait également partie du syndicat intercommunal du bassin versant de l'Huveaune (SIBVH), créé en 1963 (suite à l'inondation de 1960)[3].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Topographie d'Aubagne

La plaine d'Aubagne est encadrée par des massifs typiques de la partie méridionale de la Provence calcaire : le massif du Garlaban au nord et à l'ouest, les contreforts de la Sainte-Baume à l'est, et le massif du Douard prolongé par le massif de Saint-Cyr au sud. Il est ainsi possible de voir depuis Aubagne (dans le sens horaire) le Garlaban (714 m), le pic de Bertagne (1 043 m), la Vigie du Brigou (575 m), la tête du Douard (496 m), le Télégraphe (321 m) et le Ruissatel (448 m). Ces massifs qui bordent Aubagne ainsi que les nombreuses collines et autres petites buttes qui parsèment son territoire sont d'importants obstacles naturels qui ont tendance à cloisonner l'espace.

Au cœur de ces imposants massifs calcaires, la plaine triangulaire d'Aubagne est principalement plane et son altitude moyenne est comprise entre 100 et 120 m. Seule une colline se dégage dans cette plaine, dominant la confluence entre l'Huveaune et le Merlançon et culminant à 149 m d'altitude. C'est sur cette colline que s'est développée la vieille ville d'Aubagne. La plaine d'Aubagne est principalement marécageuse et alluvionnaire. Ces alluvions, déposées par l'Huveaune et ses affluents, contiennent notamment de l'argile ce qui a permis le développement à Aubagne d'un important artisanat céramique (terre cuite, poterie, santonnerie). La nature argileuse de ces sols n'est cependant pas qu'une richesse puisqu'elle expose la ville d'Aubagne à des risques de mouvement de terrain, plus précisément aux risques de gonflement et de retrait des argiles ainsi qu'à un risque d'effondrement[4]. Aubagne fait d'ailleurs partie d'une zone réglementée du plan de prévention des risques de mouvement de terrain (PPRMVT)[5].

Bien que la Provence ait déjà été secouée par des séismes importants, comme celui de 1909, le risque sismique est très variable dans cette région. Ainsi, selon le code de l'environnement, la ville d'Aubagne est située en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[6], tandis que Salon-de-Provence est classée en sismicité 4 (moyenne)[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Les données climatiques suivantes sont celles de la station d'Aubagne située à la position 43° 17′ 24″ N 5° 34′ 12″ E / 43.29, 5.57 (Station Aubagne) et à 227 m d'altitude[8]. Cette station étant en place depuis le , ces données climatiques concernent la période 2012-2016.

Le climat d'Aubagne est typiquement méditerranéen (Csa), avec un temps chaud et sec l'été, et doux et humide l'hiver. Aubagne bénéficie d'un fort ensoleillement avec en moyenne plus de 2 400 heures de soleil par an[9], et ce grâce en partie au mistral, vent froid et sec, qui souffle plus de 90 jours par an. L'ensoleillement y est cependant légèrement plus faible que dans la ville voisine de Marseille qui cumule 2 800 heures de soleil par an. Les températures moyennes sont clémentes et varient, sur la période 2012-2016, de 8,6 °C en février à 24,1 °C en juillet[10]. Elles sont souvent proches de zéro l'hiver et élevées l'été, avec par exemple plus de 40 jours de températures dépassant les 30 °C en 2015[11].

Du fait du climat méditerranéen, le cumul des précipitations d'Aubagne est inférieur à la moyenne nationale. Il est cependant en moyenne plus fort que dans les villes de la région comme Aix-en-Provence ou Marseille. Ainsi au cours de l'année , il est tombé 650,2 mm de pluie à Aubagne[12] contre 528,2 mm à Marseille sur la même période[13]. Les précipitations sont principalement hivernales, concentrées entre novembre et février. Les épisodes neigeux importants sont rares dans la ville d'Aubagne, même s'ils sont plus fréquents sur les massifs environnants du Garlaban et de la Sainte-Baume.

Relevé météorologique d'Aubagne (2012-2016)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,2 4,4 6,4 8,8 11,3 15 17,8 17,5 14,8 12,5 9 6,2 10,7
Température moyenne (°C) 8,8 8,6 11,2 14,2 16,9 21,1 24,1 23,8 20,5 17,1 12,8 9,8 15,7
Température maximale moyenne (°C) 12,4 12,7 15,9 19,5 22,4 27,2 30,4 30,1 26,1 21,6 16,7 13,5 20,7
Record de froid (°C) −4,4 −4,1 −0,9 1,5 5,3 9,5 12,9 10,4 9,4 2,3 −0,9 −2,7 −4,4
Record de chaleur (°C) 19,8 22,2 22,4 25,8 30,5 33,6 34,7 36,2 31,6 27,6 22,2 18,6 36,2
Ensoleillement (h) 121,2 132,2 144,8 219,2 265,6 323,1 342,9 316,1 222,7 166 141,4 121,7 2 516,9
Record de vent (km/h) 85,3 101,4 85,3 83,7 91,7 72,4 72,4 69,2 75,6 99,8 91,7 93,3 101,4
Précipitations (mm) 65,1 19 80 56,6 73,4 11,8 16 1,2 30,2 52 71,2 173,6 650,2
Record de pluie en 24 h (mm) 53 50,8 30 68,8 38,2 104,7 10,2 42,9 50,1 51 67 59 104,7
Source : [1]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
12,4
5,2
65,1
 
 
 
12,7
4,4
19
 
 
 
15,9
6,4
80
 
 
 
19,5
8,8
56,6
 
 
 
22,4
11,3
73,4
 
 
 
27,2
15
11,8
 
 
 
30,4
17,8
16
 
 
 
30,1
17,5
1,2
 
 
 
26,1
14,8
30,2
 
 
 
21,6
12,5
52
 
 
 
16,7
9
71,2
 
 
 
13,5
6,2
173,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La position d'Aubagne, entre Marseille, Aix-en-Provence et Toulon, fait de cette ville un carrefour important. Cependant, la géographie particulière de la plaine d'Aubagne a eu un fort impact sur le développement des réseaux de transport, notamment routier et ferroviaire. En effet, les massifs qui encadrent Aubagne représentent des obstacles majeurs qui cloisonnent l'espace. En conséquence la vallée de l'Huveaune et dans une moindre mesure celle du Merlançon sont devenues des axes de communication incontournables. La vallée de l'Huveaune sert ainsi de passage vers Marseille à l'ouest et vers Aix-en-Provence au Nord, tandis que celle du Merlançon sert de passage vers Toulon.

Transport routier[modifier | modifier le code]

Plan routier et autoroutier d'Aubagne

Avant la construction du réseau autoroutier actuel, la ville d'Aubagne était desservie par deux routes nationales importantes : la nationale 8 et la nationale 96. La RN 8 reliait Aix-en-Provence à Toulon en passant par Marseille (km 30) et Aubagne (km 47). Elle remontait la vallée de l'Huveaune depuis Marseille, traversait la Penne et Aubagne avant de continuer vers Toulon via les Paluds et Cuges-les-Pins. La RN 96 reliait Château-Arnoux-Saint-Auban dans les Alpes-de-Haute-Provence à Aubagne où elle rejoignait la RN 8. Elle passait par Aix-en-Provence puis par la Bouilladisse avant de descendre la vallée de l'Huveaune et de desservir Aubagne par le nord. Les deux nationales se rejoignaient dans le centre ville d'Aubagne. Depuis 2006 et le transfert des routes nationales aux départements, ces deux nationales ont été déclassées en D 8N et D 96 dans les Bouches-du-Rhône.

Aubagne possède une excellente desserte autoroutière puisqu'elle est desservie par 3 autoroutes principales : l'A50, l'A52 et l'A501 (auxquelles on peut rajouter la très courte A502). Ce réseau autoroutier, construit entre et , entoure littéralement la ville et renforce sa position de nœud routier important. Le tracé de ces autoroutes a été adapté à la géographie particulière d'Aubagne, débouchant des vallées de l'Huveaune et du Merlançon et formant un triangle qui reproduit la forme de la plaine dans laquelle la ville est construite. L'A50 arrive de Marseille par l'ouest, en montant la vallée de l'Huveaune. Elle contourne Aubagne par le sud, avant de continuer vers Toulon par la vallée du Merlançon. L'A52 arrive d'Aix-en-Provence par le nord en descendant la vallée de l'Huveaune et contourne Aubagne par l'est en longeant la Sainte-Baume, avant de rejoindre l'A50. L'A501 sert de barreau entre ces deux autoroutes, contournant Aubagne par l'ouest en longeant le massif du Garlaban. Quant à l'A502, elle ne fait que 1,5 km et permet de relier l'A50 à la zone d'activité des Paluds. Il est à noter que ces autoroutes sont gratuites autour d'Aubagne. Quatre sorties autoroutières permettent d'accéder à la ville depuis ce réseau autoroutier: les sorties 6 (Aubagne-centre) et 7 (Aubagne-Pin-Vert) depuis l'A501, la sortie 35 (Aubagne-est) depuis l'A52 et la sortie Aubagne-sud (par l'A502) depuis l'A50.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Aubagne.
Plan ferroviaire d'Aubagne

Aubagne est desservie par le chemin de fer depuis le , date de l'ouverture par la compagnie PLM de la section Marseille-Aubagne de la ligne Marseille-Vintimille. L'ouverture de la section suivante en 1859 permet de relier Aubagne à Toulon. Il y a alors deux gares sur le territoire d'Aubagne, celle d'Aubagne même et celle de Camp-Major (détruite en 1962). Le , la première section de la ligne d'Aubagne à La Barque est ouverte entre Aubagne et Valdonne-Peypin. Cet embranchement permettait la desserte de Roquevaire, la Bouilladisse, Auriol et Peypin depuis Aubagne. Initialement cette ligne devait être prolongée jusqu'à Aix-en-Provence, ce qui aurait fait d'Aubagne un nœud au cœur d'un réseau ferroviaire similaire au réseau routier. Cependant ce prolongement n'a jamais été réalisé et cette ligne a été fermée progressivement à partir de 1939.

Comme pour le réseau routier, le développement du chemin de fer a été grandement impacté par la configuration topographique d'Aubagne. Les massifs environnants ont poussé les ingénieurs à suivre les vallées, entre Marseille et Aubagne notamment, ou à construire des tunnels importants, comme c'est le cas entre Aubagne et Cassis. Ces contraintes liées au relief expliquent notamment la forme particulière en épingle à cheveux prise par la ligne Marseille-Vintimille lorsqu'elle traverse Aubagne. Cette ligne arrive de Marseille à l'ouest en remontant la vallée de l'Huveaune, elle suit cette même rivière jusqu'à la gare, puis continue vers l'est avant de décrire un large virage vers le sud puis vers le sud-ouest, contournant ainsi le centre d'Aubagne. La ligne passe le tunnel d'Aubagne puis s'oriente plein sud vers Cassis, en rejoignant le tunnel du Mussuguet. La ligne vers la Barque se débranche de la ligne Marseille-Vintimille peu après la gare d'Aubagne. Elle s'oriente ensuite vers le nord, suivant de près le cours de l'Huveaune.

Actuellement, la ville est desservie par les TER PACA, principalement par la ligne 1. La gare d'Aubagne reçoit les TER Marseille-St-Charles – Aubagne (omnibus), Marseille-St-Charles – Hyères, Marseille-St-Charles – Les Arcs-Draguignan et Avignon-CentreToulon.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Héliport d'Aubagne - Agora.

L'aéroport le plus proche d'Aubagne est celui de Marseille Provence, situé à une quarantaine de kilomètres de la ville. Aubagne est équipée d'un héliport, l'héliport d'Aubagne - Agora, situé dans la zone des Paluds à l'est de la ville. Cet héliport est réservé aux entreprises de transport public et est rattaché au bureau régional d'information aéronautique (BRIA) de l'aéroport Marseille Provence.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Lignes de l'agglo et Tramway d'Aubagne.

Aubagne et les villes de son ancienne agglomération sont desservies par un réseau de transport en commun baptisé Lignes de l'agglo (anciennement Bus de l'agglo). Ce réseau est organisé par le territoire du Pays d'Aubagne et de l'Étoile et exploité dans le cadre d'une délégation de service public par une filiale de Transdev, les Autobus Aubagnais. Ce réseau a la particularité d'être entièrement gratuit pour ses usagers depuis le .

Le réseau des Lignes de l'agglo, réorganisé en , est constitué d'une ligne de tramway (ligne T), de 16 lignes de bus régulières (de 1 à 11 et de 13 à 17), de 13 lignes scolaires et de 4 zones de bus à la demande (Résa'Bus). Le réseau est principalement centré sur Aubagne, ville centre du territoire, et plus particulièrement sur la gare d'Aubagne. Cette dernière est le pôle d'échange majeur du réseau où convergent la ligne du tramway et 14 des 16 lignes de bus. Cette organisation permet la correspondance entre les différentes lignes et le réseau TER PACA.

Le tramway d'Aubagne, également gratuit pour ses usagers, a été inauguré le . Il relie la gare d'Aubagne et le centre-ville au Charrel, au sud-ouest de la ville, en desservant la Tourtelle et la piscine Alain Bernard. Le projet initial prévoyait de prolonger la première ligne jusqu'à la zone d'activité des Paluds, à l'est d'Aubagne, ainsi que la création d'une deuxième ligne vers la Penne-sur-Huveaune, à l'ouest. Cependant le changement de majorité à la mairie d'Aubagne et au conseil d'agglomération lors des élections municipales de 2014 a entrainé l'abandon de ce projet. La nouvelle majorité de droite lui préfère un projet d'extension de 14 km vers la Bouilladisse au nord, en réutilisant la voie SNCF de Valdonne, actuellement inutilisée. Cette extension moins coûteuse, connue sous le nom de Val'tram, devrait être ouverte en . Un prolongement jusqu'à la Valentine visant à rejoindre le tramway de Marseille est également envisagé dans le cadre de la métropole.

La ville d'Aubagne est également desservie par plusieurs lignes du réseau départemental Cartreize. Les lignes 68, 69, 72, 100 et 240 relient la gare d'Aubagne à Cassis, la Ciotat, Aix-en-Provence et Marseille, tandis que la ligne 102 fait la navette entre la zone des Paluds et Marseille.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes et évolution[modifier | modifier le code]

En l'an 49 av. J.-C., Jules César qui assiège alors Marseille indique la présence d'un peuple, les Albiciens (ou Albici), dans le massif du Garlaban. Cependant la première trace écrite de la ville d'Aubagne n'apparait qu'un millénaire plus tard, en , dans une charte du cartulaire de Saint-Victor de Marseille. Cette charte indique l'existence d'un lieu de culte à Albanea ("in villa que vocatur Albanea")[14]. Au cours du XIe siècle, le nom Albanea devient Albania et la ville est appelée Albania super Velnam c'est-à-dire Aubagne sur Huveaune. Le nom latin évolua ensuite au fil des siècles, d'abord en Albaigne au XVe siècle, puis en Aulbaigne aux XVe et XVIe et enfin en Aubagne à partir du XVIIe[15]. Le nom provençal de la ville, Aubagno, apparaît en dans les délibérations du conseil municipal (villo d'Aubagno).

L'appellation Aubagne-en-Provence (Aubagno en Prouvènço en provençal) parfois observée est une création très récente sans fondement historique.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'origine et la signification du nom d'Aubagne font toujours l'objet de débats et il n'y a actuellement pas d'accord entre les historiens. Il existe au moins six hypothèses, plus ou moins crédibles, expliquant l'origine des noms Albanea et Albania, qui sont les appellations les plus fréquemment observées dans les documents historiques.

L'une de ces hypothèses est celle avancée par Dauzat et Rostaing dans leur dictionnaire étymologique des noms de lieux publié en . Selon eux le nom d'Aubagne viendrait du nom d'un homme romain, probablement Albanius, qui aurait été le propriétaire d'une villa romaine dans la région[16]. Cependant il y a des incertitudes sur l'anthroponyme latin, puisque certaines sources avancent le nom d'Albinus[17].

Une autre hypothèse lie le nom d'Aubagne à celui d'Arles. Cette hypothèse avance qu'Aubagne aurait été une colonie arlésienne fondée au début de l'ère chrétienne. La ville aurait donc été baptisée Albanea en référence à Arles dont le nom latin était Albus[18]. Cette hypothèse est cependant peu crédible puisque le nom romain d'Arles était Arelate.

En , l'abbé Jean-Pierre Papon, membre de l'Académie de Marseille, avance une autre hypothèse dans son ouvrage "Voyage littéraire de Provence". Il imagine qu'Albanea viendrait du latin ad balnea, ce qui signifie littéralement "aux bains"[19]. Il base son raisonnement sur la présence supposée de bains romains près de Saint-Jean de Garguier. Il s'agit cependant clairement d'une supposition, comme l'indique le texte ("Je croirois volontiers qu'Aubagne tire son nom de ces bains; c'est comme si l'on disoit ad balnea"). Aucune mention historique d'une activité thermale à Aubagne ne vient étayer cette hypothèse.

Les autres hypothèses se basent sur des caractéristiques de l'environnement d'Aubagne pour expliquer l'origine de son nom. Une de ses hypothèses se base sur la présence d'un grand nombre de peupliers blancs dans la vallée de l'Huveaune. Ces arbres, qui apprécient les milieux humides et la proximité des rivières, sont également appelés aubes en français et aubo en provençal, ce qui aurait donné Aubagne. Cependant cette hypothèse n'explique pas vraiment l'apparition des noms latins Albanea et Albania (qui sont apparus en premier) puisque peuplier se dit populus en latin.

Une des hypothèse les plus crédibles est celle rapportée par le Comte de Villeneuve. Selon lui c'est la présence de massifs importants autour d'Aubagne qui expliquerait son nom. Dans son ouvrage « Statistique du Département des Bouches-du-Rhône » publié en 1824, il met en avant la racine Alb- présente dans les noms Albanea et Albania. Elle dériverait de la racine Alp, d'origine celtique ou pré-celtique, qui désigne des endroits de grande hauteur[20]. Aubagne partagerait donc son étymologie avec la ville d'Alba et avec les Alpes[21].

Enfin, selon un autre hypothèse crédible, rapportée également par le Comte de Villeneuve, le nom Albania dériverait du terme latin Alba, qui signifie blanc. Le nom d'Aubagne trouverait donc son origine dans la couleur blanche des massifs calcaires qui entourent la ville, ou dans celle des feuilles des peupliers blancs (populus alba) qui poussent au bord de l'Huveaune[22]. Dans cette hypothèse, l'étymologie d'Aubagne serait la même que celle de l'Aube, entre autres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte des tribus gauloises de Provence

Peu de choses sont connues concernant le peuplement de la région d'Aubagne avant l'arrivée des Romains à part que les grottes du massif du Garlaban ont servi de refuges à des tribus sédentaires.

La période romaine est mieux documentée, grâce notamment à Jules César. En 49 av. J.-C., ce dernier vint assiéger Marseille qui avait pris partie pour son rival Pompée. Il note que la ville a des liens avec les Salyens, fédération de peuples des environs, et notamment avec les Albiciens qui habitent les montagnes situées au nord-est de la ville, c'est à dire les massifs du Garlaban et de l'Étoile. Jules César décrit les Albiciens comme des hommes très robustes et très dévoués à Marseille. Ne vivant pas agglomérés en village, ils furent réunis plus tard par les Marseillais en un pays qui pris le nom d'Albania[23]. Suite à la reddition de Marseille, Jules César rattache le pays des Albiciens ainsi que la côte enlevée aux Marseillais à Arles, au sein de la Gaule narbonnaise.

Peu d'informations sont disponibles concernant les siècles suivants, si ce n'est que la population de la vallée de l'Huveaune et des hauteurs qui la surplombent, c'est à dire le territoire actuel d'Aubagne, vécut éparse dans des hameaux et des bourgades, soumise à Marseille et obéissant aux dispositions des hauts personnages marseillais[24].

Haut Moyen Âge, fondation d'Aubagne[modifier | modifier le code]

Carte du comté de Provence

La vieille ville d'Aubagne a été construite sur une colline qui culmine à environ 150 m d'altitude et qui surplombe l'ancienne confluence de l'Huveaune et du Merlançon. Cette position était stratégique, puisqu'elle permettait de surveiller la plaine fertile d'Aubagne et de contrôler les voies de communication vers Marseille, Aix-en-Provence et Toulon. Sans compter que cette colline offrait une protection naturelle contre les crues de l'Huveaune et de ses affluents. Pourtant ce n'est pas à cet endroit, si idéal, que les premiers peuplements se sont installés. Des sources indiquent qu'un premier lieu de vie appelé Pagus Lucretii se serait formé dans la plaine, au niveau de l'actuel Saint-Pierre-les-Aubagne, près de Saint-Jean de Garguier[25]. Les habitants de Saint-Pierre auraient ensuite émigré et fondé Aubagne sur la colline où se situe l'actuelle vieille ville. Si les raisons particulières qui ont déclenché cette émigration sont inconnues, il est probable qu'il s'agisse d'un repli vers une position plus sécurisée et facile à défendre, mais aussi plus proche de Marseille, dont ce peuplement dépendait alors. La date de cette émigration et donc de la fondation d'Aubagne n'est pas connue non plus, ni même le siècle d'ailleurs. Certaines sources citées par Jean-Anselme-Bernard Mortreuil signalaient l'existence d'Aubagne au début du IXe siècle sous le nom Albanio, cependant il s'agissait en fait d'une mauvaise lecture du nom Albiano, désignant une localité située près de Digne[26]. Une chose est sûre, la ville a été fondée avant le XIe siècle, puisqu'elle est citée sous le nom d'Albanea à partir de .

Au cours du haut Moyen Âge, le territoire d'Aubagne fait partie du comté d'Arles puis de celui de Provence, au sein du royaume de Bourgogne. Dépendant de Marseille et de sa puissante abbaye Saint-Victor, ce territoire est placé sous l'autorité des vicomtes de Marseille au milieu du Xe siècle.

Moyen Âge central, fortification de la ville[modifier | modifier le code]

Plan du centre-ville d'Aubagne faisant apparaître la ville haute, fortifiée

Au début du XIe siècle, le royaume de Bourgogne est rattaché au Saint-Empire romain germanique. La Provence passe alors sous l'autorité de l'Empereur des Romains qui prend également le titre de roi d'Arles. Le territoire d'Aubagne devient donc, en tant que partie de la vicomté de Marseille, terre impériale. C'est à cette période que le nom d'Aubagne apparaît dans les documents officiels. En , la charte du cartulaire de l'abbaye Saint-Victor de Marseille indique la présence d'un lieu de culte à Albanea, localité alors qualifiée de villa. Ce document officialise la donation de terres par les vicomtes de Marseille Foulques et Guillaume II à l'église Saint-Pierre qui dépend de l'abbaye Saint-Victor[27]. Moins de dix ans plus tard, en , le nom d'Aubagne apparaît dans une deuxième charte. Il s'agit d'une donation par les mêmes vicomtes de la chapelle Saint-Mitre à l'Abbaye Saint-Victor. Il y a alors deux lieux de cultes avérés sur le territoire d'Aubagne. Une troisième charte, datée de , indique la présence d'un troisième lieu de culte à Aubagne. Il s'agit de la chapelle Saint-Michel, qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle chapelle des Pénitents noirs, c'est à dire sur le site de construction de la vieille ville d'Aubagne. Cette charte, qui est une confirmation d'une précédente donation faite par le vicomte Guillaume Ier, a permis aux historiens de prouver que la chapelle Saint-Michel existait avant , date de la mort du vicomte. Le don daterait de [28] et l'émigration des habitants de Saint-Pierre vers le site de l'actuelle Aubagne pourrait donc être antérieure à cette date.

Anciens remparts d'Aubagne, vus du chemin d'Entrecasteaux

Une fois fondée, Aubagne va évoluer rapidement, notamment au XIe siècle au cours duquel elle passe dans les textes du qualificatif de villa en à celui de castrum en . Ce terme latin indique que la ville a été fortifiée. Cette fortification a été confirmée par les fouilles de 1989 réalisées par Michiel Gazenbeek de l'INRAP. Les fouilles ont permis de mettre au jour un mur de l'ancien château seigneurial et une zone funéraire. Les fortifications du XIe siècle auraient été construites en bois avant d'être renforcées avec de la pierre au siècle suivant. La construction du château et des fortifications s'explique par la situation politique de l'époque. Il s'agit en effet d'une période de fortes tensions entre l'Église et la famille vicomtale de Marseille qui se disputent la seigneurie d'Aubagne. La population des campagnes vint alors chercher la protection du château. Cette migration, commune à de nombreux villages provençaux, est connue sous le nom d'incastellamento[29].

Au XIIe siècle, la ville se développe au sein de ses remparts de pierre, autour d'un noyau central formé par le château et l'église (actuelle Saint-Sauveur). L'habitat y est assez dense, avec un schéma urbain radioconcentrique. Les ruelles y sont alors étroites et sinueuses pour offrir une protection contre le soleil et le mistral. Trois places permettaient d'aérer le tissu urbain : le planum castelli, c'est-à-dire la place du château, située entre ce dernier et l'église, la place du marché, et la place du Clastre (du provençal clastro, le presbytère). Une voie majeure traversait le village, dans un axe nord-est – sud-ouest, et passait entre le château et l'église. Cette rue, qui correspond à l'actuelle rue du Château, reliait la porte Gachiou à la porte Saint-Michel[30].

Ruelle étroite typique de la vieille ville (rue Christine)

Il y a peu d'informations concernant la structure du château d'Aubagne, aujourd'hui détruit. Sa première description, qui date du XIIIe siècle, nous apprend que le château était composé de différents corps de bâtisse, d'une tour et d'un four, et qu'il était construit au milieu d'une vaste cour. Le tout était entouré par un rempart formant une demi-lune et protégeant les côtés ouest, sud et est du château, la face nord étant absolument inabordable[31]. Ce château était occupé par les seigneurs d'Aubagne, de la famille des Baux. L'église était située en face du château, de l'autre côté du planum castelli. Son nom actuel de Saint-Sauveur n'apparaît qu'en . Elle était alors beaucoup plus petite et en retrait vers l'est que l'église actuelle, dont la structure date du remaniement du XVIIe siècle. Elle était composée d'une nef unique en croix latine avec des chapelles latérales. De nos jours, la chapelle dite Saint-Joseph et la base du clocher sont les seuls éléments de l'ancienne structure qui perdurent.

La ville était quasiment encerclée par deux cours d'eau, l'Huveaune et le Merlançon, qui la séparaient des prés, prairies et marécages environnants. Il était possible de traverser l'Huveaune à gué au niveau de la Planque, au nord de la ville, ou par un pont situé à l'ouest, à l'extrémité de l'actuelle rue du Pont. Ce pont à trois arches, plat et étroit, est cité pour la première fois en . Il permettait l'accès au parc seigneurial, et à la route reliant Marseille et Allauch, ainsi que Roquevaire. Il était appelé pont antique ou pont amont, puis pont de Reyne. Ce pont n'existe plus de nos jours, puisque le cours de l'Huveaune a été dévié puis enterré.

La ville se développe au cours du XIIIe siècle alors que la situation politique de la Provence est explosive. Les comtes de Provence Raimond-Bérenger IV et Charles Ier (son successeur par mariage) souhaitent réaffirmer leur pouvoir sur les villes d'Avignon, d'Arles et de Marseille, devenues quasiment indépendantes, ce qui entraine des conflits armés. Les seigneurs d'Aubagne participent à ces guerres en prenant le parti des Marseillais contre le comte de Provence. Pour financer ces conflits, la famille des Baux emprunte de l'argent à la république de Marseille, laissant en hypothèque le château et la ville d'Aubagne. La seigneurie est ainsi hypothéquée en et par le seigneur Barral des Baux[32]. La république de Marseille est cependant dépouillée de son gage en lorsque Barral se soumet au comte Charles Ier qui assiège alors Marseille. Le conflit prend fin en avec la soumission des Marseillais.

C'est à cette même période que les habitants d'Aubagne commencent à participer aux affaires communales au sein d'une association dénommée la Confrérie du Saint-Esprit. Contrairement à ce que pourrait laisser penser son nom, il s'agit plus d'une organisation politique que religieuse. Créée au début du XIIIe siècle et issue de celle de Marseille, cette association est alors composée de tous les citoyens et chefs de maison d'Aubagne. Elle traite des questions délicates avec le seigneur et fait exécuter les décisions prises en parlement public. Il s'agit des fondements d'un pouvoir communal indépendant qui sera renforcé par l'obtention de franchises et de libertés.

Moyen Âge tardif, succession de croissances et de crises[modifier | modifier le code]

La reine Jeanne dont le règne coïncide avec une période noire pour Aubagne

Pour Aubagne, le début du XIVe siècle est une période de croissance et de prospérité, marquée par l'obtention d'une certaine autonomie administrative. Le seigneur Bertrand II des Baux, vieux, malade et malmené financièrement, accède aux demandes de la communauté en lui accordant de nouvelles franchises, amplifiant ainsi le mouvement initié par la Confrérie du Saint-Esprit. Ces nouvelles libertés sont consignées dans un Livre vert, sur lequel le seigneur, son représentant et le juge doivent jurer de respecter les franchises et coutumes de la ville d'Aubagne. Le conseil communal, composé de 10 hommes de la ville, s'occupe alors de la police, des procès, des chemins, des cultes, de la santé, des eaux et fontaines, de l'horloge, des moulins et des fours, entre autres[33].

Cependant cette période de prospérité est stoppée brutalement au milieu du XIVe siècle par des guerres civiles et des épidémies de peste. Les troubles commencent le avec la mort de Robert d'Anjou, roi de Naples et comte de Provence. Sa petite-fille Jeanne hérite de la couronne de Naples et du comté de Provence mais son pouvoir est contesté par ses cousins, ce qui entraîne une grave crise politique. Un accord matrimonial est trouvé et Jeanne est mariée avec son cousin André de Hongrie. Cependant André est assassiné et la reine Jeanne se remarie avec son autre cousin Louis de Tarente. Ce dernier est soupçonné par Louis de Hongrie d'être à l'origine de l'assassinat de son frère André, ce qui entraîne une guerre civile. Les armées de Louis prennent Naples et la reine Jeanne se réfugie en Provence. Elle arrive à Marseille le où elle est accueillie chaleureusement. Elle part ensuite pour Aix-en-Provence où l'accueil est très différent, les seigneurs provençaux lui étant fortement hostiles. Comme les autres villes provençales, Aubagne est touchée par la guerre civile et la ville décide en de construire un clocher à son église pour servir de vigie et surveiller les environs.

Diffusion de la peste noire

À cette même période, la Provence est frappée par un fléau supplémentaire qui allait se répandre dans toute l'Europe : la peste noire. Arrivée à Marseille en novembre , elle atteint Aubagne en , probablement propagée par des fuyards et des muletiers assurants les transports journaliers. L'épidémie ravage Aubagne pendant deux années successives, entraînant une mortalité si importante qu'en 1350 une partie des terres ne pu être ensemencée, faute de main d'œuvre[34].

La décennie suivante (1350-1360) est catastrophique pour Aubagne. Alors que la peste affecte encore épisodiquement la ville, cette dernière va être violemment rattrapée par la guerre civile qui touche la Provence. La ville va subir les lourdes conséquences des décisions prises par les seigneurs des Baux et d'Aubagne et notamment celles de Hugues des Baux. Ce dernier, nommé sénéchal de Provence par la reine Jeanne de à , emprunte en avril la somme de 10 000 florins au pape Clément VI[35]. Il utilise cet argent pour armer des galères avec lesquelles il part aider Jeanne Ire, retournée entre temps à Naples. Mais une fois arrivé en Italie, son ambition dévorante le pousse à essayer de se frayer un chemin vers le trône. Il profite de la guerre pour forcer la sœur de la reine à épouser son fils et à consommer leur mariage. Il décide ensuite d'emmener les deux mariés en Provence où il pourrait les faire reconnaître comme souverains en cas de défaite de la reine Jeanne et du roi Louis de Tarente. Ce dernier ayant appris la trahison d'Hugues fait aborder sa galère et le poignarde de sa main. Les deux fils du seigneur des Baux sont emprisonnés et ne sont libérés qu'en grâce à l'intervention du pape Innocent VI[36]. L'aîné est assassiné et c'est le plus jeune des deux frères, Raymond, qui devient seigneur des Baux et d'Aubagne. Il obtient le pardon de la reine et cette dernière l'autorise à retourner en Provence en . Mais une fois rentré, il oublie les marques d'amitié données à la reine et commence à comploter pour venger la mort de son père. Il organise une révolte en Provence avec l'aide de ses vassaux et d'une partie de la noblesse provençale. La révolte éclate en juillet . Les troupes rebelles, fortes de 4 000 hommes, avancent jusqu'aux portes de Toulon et menacent Marseille, restée fidèle à la reine. Mais les troupes de Philippe de Tarente, frère du roi, et celles de Marseille ripostent et prennent Aubagne le [37]. La ville est alors pillée par les troupes de la reine et en partie incendiée, tout comme le château. Malgré les demandes répétées des Marseillais, le château d'Aubagne ne fut pas rasé. Il fut réparé et occupé par les troupes de Philippe de Tarente pendant plusieurs années. Vaincu, Raymond des Baux se soumet à la reine, qui lui accorde son pardon en . Raymond récupère alors ses possessions, dont Aubagne et son château.

La porte Gachiou depuis la "ville basse"

Pour protéger Aubagne en cas de nouveaux conflits, Raymond décide aussitôt de reconstruire les fortifications de la ville et il fait voter en par le Conseil des tailles annuelles devant financer les travaux. Ces taxes qui sont alors appliquées indistinctement à toutes les propriétés du territoire aubagnais vont être à l'origine d'une nouvelle querelle entre Marseille et Aubagne, les Marseillais propriétaires de terrain à Aubagne refusant catégoriquement de payer cet impôt. Ce conflit entraina une interruption du commerce entre les deux villes pendant plus d'un an. Finalement un arbitrage est rendu en donnant raison aux Marseillais[38]. Raymond des Baux meurt en , soit deux ans avant la fin des travaux de reconstruction. La porte Royale ou porte Gachiou (du provençal agacho, lieu d'où on observe) que l'on peut encore voir aujourd'hui date de cette époque.

La fin du XIVe siècle marque le retour à la prospérité et à la croissance pour Aubagne, malgré la forte instabilité politique qui continue à régner en Provence. La mort de la reine Jeanne Ire en ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur d’Aubagne, François des Baux qui a succédé à son frère Raymond, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[39]. Ce soutien n'empêche pas la reine Marie, veuve du roi Louis, d'essayer d'annexer la baronnie d'Aubagne au comté de Provence après le décès de François des Baux en . C'est finalement un échec, et Alix des Baux, fille de Raymond, devient comtesse d'Avellin et dame d'Aubagne. Le , à Brantes, au pied du Ventoux, en présence de cette dernière, son époux Odon de Villars fit donation à son neveu Philippe de Lévis des fiefs de Brantes, Plaisians et leurs dépendances, des seigneuries de Saint-Marcel, Roquefort, le Castellet, Cassis et Port-Miou, dépendantes de la baronnie d’Aubagne, ainsi que de La Fare-les-Oliviers, et Éguilles. Son neveu, en contrepartie devait lui servir de caution vis-à-vis de Raymond de Turenne dans l’observation d’un accord passé entre le vicomte, lui et son épouse Alix. En cas de non-respect de la part d’Alix et d’Odon, ces derniers devraient payer 50 000 florins à Raymond de Turenne[40],[41].

La ville va ensuite changer plusieurs fois de mains. À la mort d'Alix des Baux en , la baronnie d'Aubagne est annexée au comté de Provence, le peuple acceptant de se soumettre à Louis III, roi de Naples et comte de Provence, après 4 jours de pourparlers. La ville obtient notamment le maintien de ses franchises et de ses libertés accordées précédemment. Neuf ans plus tard, le roi René Ier qui a succédé à son frère, se sépare de plusieurs possessions de manière à financer ses guerres en Italie. Le , Charles de Castillon achète pour 5 000 florins la baronnie d'Aubagne, incluant les villes d'Aubagne, de Saint-Marcel, de Roquefort, de Cassis et du Castellet[42]. Il devient baron et s'installe au château d'Aubagne.

Le XVe siècle : extension et construction de la ville basse[modifier | modifier le code]

Plan du centre-ville d'Aubagne faisant apparaître la ville haute et la ville basse

Malgré quelques tensions en Provence et des réapparitions sporadiques de la peste, Aubagne connaît une croissance démographique importante en ce début du XVe siècle, au point de manquer de place dans la "ville haute". Il est donc décidé de construire en dehors des remparts. Cependant, même si le conseil communal indique en que le "pays est délivré actuellement de tout danger", les gens rechignent à s'installer en dehors des murs. Le conseil communal prit alors des mesures incitatives, comme des exemptions de taille, pour pousser les habitants à construire extra-muros. Une zone d'habitation fut ainsi créée dans une bande comprise entre les remparts de la "ville haute" au nord et les berges de l'Huveaune et du Merlançon à l'ouest et au sud. Cette partie de la ville, appelée "ville basse", est construite en suivant les modes de construction moyenâgeux, avec des rues étroites et sinueuses et des habitations sur 3 ou 4 niveaux. Tous les bâtiments situés au bord des cours d'eau ne possédaient aucune ouverture donnant sur ces derniers de manière à former une seconde enceinte défensive. La "ville basse" est alors équipée d'une halle pour la vente de poisson et d'une boucherie contiguë situées au niveau de l'actuelle place de Guin, d'un four à pain sur l'actuelle rue Torte, ainsi que d'un point d'eau, la fontaine de Téron ("source" en langue d'oc). Cette dernière est aménagée par les édiles au-dessus d'une source en . La surverse était reliée au Merlançon par une conduite, ce qui conduira à des pollutions de l'eau du bassin lors des crues de cette rivière. Le conseil communal fait construire une tour, la tour de l'Alouette (située au niveau de l'actuelle place de l'Alouette) pour protéger les habitants se rendant à la fontaine (située au niveau du croisement des actuels rue de la République et boulevard Jean Jaurès)[43]. L'installation de tuileries, dans le quartier des Lignières notamment, coïncide avec la construction de la "ville basse". Il s'agit du début de l'exploitation de l'argile, abondante à Aubagne.

À cette période, l'extension d'Aubagne et les besoins croissants de ses habitants rendent nécessaire de repousser la limite des terres cultivées. Mais cette extension est limitée par la présence à l'est de la ville d'une vaste zone marécageuse, non cultivable et responsable qui plus est de graves fièvres fatales qui touchent la population. Il est donc décidé d'entreprendre d'importants travaux de terrassement pour assécher ces paluns (marais en provençal) et créer des cultures céréalières. Les travaux sont lancés en pour un prix de 400 florins. Cependant en , un surplus de 330 florins est nécessaire pour faire face aux difficultés rencontrées par les terrassiers[44]. Les travaux continuent jusqu'en . La somme totale de 730 florins est avancée par le baron Charles de Castillon, en échange d'un remboursement sur les récoltes. Les eaux sont récupérées dans des petits canaux, les filholo qui se déversent dans un canal plus important, la Maïre, qui rejoint ensuite l'Huveaune au niveau de Lamagnon. Les terres ainsi drainées sont mises en fermage en . La fertilité des terres de ce quartier des Paluds va pousser les autorités de Gémenos à conduire les mêmes travaux.

Le roi René, comte de Provence

En , Charles de Castillon meurt et le roi René en profite pour revenir sur la vente de la baronnie d'Aubagne, qu'il donne en viager à son épouse, la reine Jeanne de Laval. Cependant en il reprend ce don pour pouvoir s'en servir de monnaie d'échange avec l'évêché de Marseille contre trois châteaux. Ainsi, la baronnie d'Aubagne change à nouveau de mains le et devient la propriété des évêques de Marseille. Cet échange est approuvé par le pape Sixte IV. L'évêque Jean Alardeau va prendre des mesures favorisant à la fois l'augmentation de la population aubagnaise et celle des revenus de ses domaines. Il permet ainsi l'établissement d'un martinet pour travailler le cuivre et le fer, l'installation d'un paroir à drap, et le défrichement de terres incultes, tout en réduisant le cens imposé aux nouveaux venus. En , un cadastre est établi, recensant à Aubagne 190 propriétaires et 260 maisons grandes et petites, dont 158 à l'intérieur des remparts, les autres étant situées dans la ville basse et dans les faubourgs[45].

Malgré de nouvelles épidémies de peste en , , et , la ville continue à s'étendre et des faubourgs se forment, notamment de l'autre côté du Merlançon. Ce ruisseau, sujet aux crues, présente alors un danger pour la ville et les aubagnais vont essayer de le maîtriser. Différents grands travaux d'aménagement vont être menés dans ce sens du XVe au XXe siècle. Dans un premier temps la ville fait encadrer le Merlançon de deux murailles pour limiter ses débordements, et deux ponts sont construits en pour relier la "ville basse" aux faubourgs situés au sud.

La fin du siècle est marqué par un grand changement politique pour Aubagne et la Provence. Le comte Charles III de Provence, qui a succédé au roi René, fait de son cousin Louis XI de France l'héritier de toutes ses possessions à l'exception de Guise, à condition que les libertés et les franchises accordées sont maintenues. Charles III meurt le , et les États de Provence approuvent le un document donnant à Louis XI le titre de comte de Provence et proclamant l'union de la France et de la Provence. Cette union deviendra perpétuelle en . Aubagne rejoint ainsi le Royaume de France. Ce rattachement va être marqué par la francisation et la réorganisation administrative de la région.

Le XVIe siècle : guerres, endettement et pauvreté[modifier | modifier le code]

Plan de l'extension d'Aubagne du XVIe au XVIIIe siècle (en orange)

L'extension et la croissance de la ville d'Aubagne sont toujours d'actualité au début du XVIe siècle. En , la construction de la "ville basse" est achevée et cette nouvelle partie de la ville est déjà saturée et totalement encombrée. Les rues, étroites, sont obstruées par les étals et la circulation devient très compliquée. Face à ces problèmes et à la croissance de la population, une nouvelle extension devient nécessaire. Les autorités communales décident alors d'étendre la ville vers le sud-est, sur un espace à fourrages situé le long de la rive droite du Merlançon, en prolongement de la "ville basse". Ce troisième agrandissement va se construire petit à petit du XVIe au XVIIIe siècle pour former le bourg Saint-Roch. Dans un même temps, la position géographique d'Aubagne fait de la ville le centre du commerce de la vallée de l'Huveaune, faisant le lien entre les producteurs des villages environnants, les artisans aubagnais et Marseille. Les produits frais de la vallée (légumes, fruits, miel, huile d'olive, fromages de chèvre) sont vendus ou échangés contre des épices ou des produits manufacturés tels que des étoffes, notamment lors de la grande foire du mois d'août. Le développement économique et démographique de la ville pousse ses édiles à faire construire en un deuxième four à pain, situé dans la ville basse, puis un troisième en dans le faubourg de Cuelongue. Ce dernier est construit par un potier venu d'Italie qui va multiplier le nombre de tuileries et donc la production de tuiles. Le clocher de l'église Saint-Sauveur est ainsi recouvert en de 1 630 tuiles vernies produites à Aubagne. Cette même année est fondée la confrérie des pénitents noirs qui s'installe dans l'ancienne chapelle Saint-Michel. Cette chapelle prendra par la suite le nom de la confrérie.

L'urbanisation et l'extension d'Aubagne font apparaître des soucis de cohabitation entre la ville et les deux cours d'eau qui l'enserrent. En effet, les nouveaux quartiers, construits dans des zones moins élevées que la ville haute et donc moins protégées, sont victimes régulièrement des crues de l'Huveaune et du Merlançon. Les autorités communales répondent à ce problème en ordonnant des travaux de redressement, de nettoyage et d'encaissement des deux rivières. Cependant pour le Merlançon, la situation est plus compliquée. Ce ruisseau qui a un débit irrégulier sert de déversoir pour les fosses à purin situées le long de son lit, ainsi que d'égout à ciel ouvert pour les habitants. Cette utilisation qui explique le surnom de "merdançon" donné à ce cours d'eau pose de graves problèmes d'hygiène et de santé publique. Pour résoudre ce problème, la ville étudie en un premier projet de couvrement du Merlançon. Ce couvrement sera réalisé par étapes au cours du siècle suivant.

Parallèlement à cette période de croissance, la ville va faire face à des problèmes majeurs: des hivers rigoureux qui font flamber le prix du blé, plusieurs épidémies de peste, et surtout les conséquences plus ou moins directes des guerres qui touchent la France à cette époque. Dans un premier temps, la ville va souffrir du coût des guerres d'Italie menées par Louis XII puis par François Ier, rois de France à laquelle Aubagne est maintenant rattachée. Les évêques de Marseille, seigneurs de la baronnie d'Aubagne, sont obligés de verser des subsides pour financer ces campagnes. Financièrement en difficulté, les différents seigneurs successifs vont devoir vendre certaines de leurs possessions aubagnaises pour payer ces subsides. Le four seigneurial est ainsi vendu à la commune en , puis la tour de Clastre et son droit de passage en et enfin le moulin seigneurial en . La population quant à elle doit alors faire face à des impositions de plus en plus nombreuses pour financer la garde de la ville à chaque épidémie de peste. Mais la ville est aussi touchée militairement par les guerres voulues par François Ier. Comme beaucoup de villes de Provence, Aubagne est envahie et pillée en par le connétable de Bourbon, puis en juin par l'armée de Charles Quint, respectivement lors de la sixième et de la huitième guerre d'Italie. Idéalement située sur des axes importants de communication, la ville doit en plus loger, nourrir et parfois même armer les troupes françaises de passage.

Blason d'Aubagne faisant apparaître les deux fleurs de lys données par Henri IV (fontaine du Lion)

Après les guerres d'Italie, ce sont les guerres de Religion entre huguenots et catholiques qui vont secouer fortement la Provence et Aubagne, et plus particulièrement la huitième guerre de religion. Comme le reste du pays, la Provence est déchirée entre les protestants et leurs soutiens d'un côté, et les extrémistes de la Ligue catholique de l'autre. Frédéric Ragueneau, seigneur d'Aubagne et évêque de Marseille est partisan des catholiques modérés et des huguenots, rejoignant sur ce point le gouverneur des États de Provence Jean-Louis de Nogaret de La Valette. À l'inverse, les villes de Marseille et d'Aix-en-Provence sont favorables à la Ligue. Alors que les troupes ligueuses, en lutte contre le gouverneur, réquisitionnent hommes, bêtes et biens à Auriol, Roquevaire, Gémenos et Nans, la ville d'Aubagne, seule, résiste. Fuyant la Ligue qui a pris le pouvoir à Marseille, Ragueneau s'exile dans un premier temps à Aix, qu'il quitte finalement en pour Aubagne, où il vit réfugié dans son château, protégé par une milice. À la demande de Ragueneau et du Parlement de Provence, les consuls arment 25 à 30 Aubagnais pour surveiller les alentours de jour comme de nuit[46]. En , face à l'imminence d'une attaque par les Marseillais, Ragueneau quitte Aubagne pour l'Italie, abandonnant la ville aux ligueurs. Les troupes marseillaises menées par Charles de Casaulx prennent et pillent Aubagne. Le château est incendié par les Marseillais, pour la deuxième fois de son histoire.

En ce même Charles de Casaulx prend le pouvoir à Marseille où il met en place une véritable dictature ligueuse dont il est le premier consul. Henri IV, devenu entre temps roi de France, part à la reconquête de son royaume et veut reprendre la ville rebelle. C'est à Aubagne, plus particulièrement à l'hôtel de Bausset situé dans la "ville basse", qu'est fomenté un complot visant à faire assassiner Charles de Casaulx et à ouvrir les portes de Marseille au roi. La conjuration, mise à exécution le , est un succès. Le despote est assassiné et Henri IV obtient la reddition de Marseille quelques jours plus tard. Pour récompenser Aubagne de sa loyauté envers la couronne de France, le roi offrit à la ville deux fleurs de lys à rajouter à son blason[47], qui prit alors sa forme actuelle (voir partie "Héraldique").

Le bilan de ce XVIe siècle est très mitigé pour Aubagne. Malgré les guerres et les épidémies, la population aubagnaise a beaucoup augmentée et la ville s'est étendue, comme le confirme le cadastre de , réalisé exactement un siècle après le précédent. Le nombre de maisons a ainsi pratiquement doublé, passant de 260 à 456 en 100 ans, tandis que sur la même période le nombre de propriétaires a été multiplié par 4, passant de 190 à 767. La valeur de l'ensemble des propriétés est alors estimée à 212 380 florins[48]. Mais économiquement et financièrement, la ville et ses habitants sont à bout de souffle, payant les frais de tous ces conflits. Les Aubagnais, écrasés par les taxes, vivent dans la misère, tandis que la ville croule sous une dette de 100 000 écus. L'économie locale ressort également très affaiblie de ce siècle difficile.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Aubagne

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'azur à la lettre A d'or entrelacée avec une lettre V du même surmontée de deux fleurs de lys d'or, en pointe une mer d'argent.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 45 303 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 230 5 610 6 620 6 122 6 349 6 481 6 208 6 131 6 482
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 765 7 232 7 408 7 658 8 027 7 885 8 239 8 154 8 400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 724 9 614 9 744 10 271 11 707 13 085 13 949 16 061 17 639
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
21 211 27 938 33 595 38 561 41 100 42 588 44 682 46 093 45 800
2013 - - - - - - - -
45 303 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2004[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie, artisanat et commerce[modifier | modifier le code]

Grande bleue de la distillerie Janot à Aubagne

Budget et endettement[modifier | modifier le code]

Aubagne fait partie des villes les plus endettées de France. Selon le dernier rapport de la chambre régionale des comptes de PACA (juillet 2013), la dette s'élèverait à 157,6 millions d'Euros. Selon un classement réalisé par « Le Journal du Net », Aubagne serait à la 305e place (sur 36 613 communes) pour l'endettement rapporté au nombre d'habitants à 3 475 euros par habitant[52], soit environ 5 fois la moyenne nationale. L'endettement total de 119,9 millions d'euros en 2010 a fortement augmenté en 2013 pour atteindre 160,1 millions d'euros. L'annuité du service de la dette a quant à elle été multipliée par 3,1 de 8,6 millions d'euros à 26,9 millions d'euros entre 2010 et 2011, mais est rapidement retombée à son niveau de départ et s'élevait à 8,7 millions d'euros en 2013. Le service de la dette par habitant est le double de la moyenne nationale et s'élevait à 188 euros par an en 2013[53].

La note d'Aubagne selon l'agence française Fitch Ratings en 2010 était de BBB−[54]. En 2011, la ville a décidé de ne plus poursuivre la notation de sa situation de crédit auprès de l'agence Fitch[55],[56].

En 2009, la municipalité d'Aubagne a renégocié certains emprunts dits « toxiques » basés sur des produits risqués contractés auprès de la banque ABN AMRO (emprunts appartenant désormais à RBS). Les emprunts risqués sont convertis en emprunts à taux fixe, moins avantageux mais moins risqués[57]. La chambre régionale des comptes note en 2013 que ces renégociations se sont accompagnées de surcoûts financiers à charge de la commune de l'ordre de 50 à 70 millions d'Euros (19 millions pour les prêts Dexia et Caisse d'épargne, 25 à 43 pour le prêt RBS).

Les dépenses d'investissement s'élevaient en 2012 à environ 13,3 % des recettes, contre 31,4 % pour la moyenne des communes françaises de même strate, selon le compte administratif de la commune en 2012. Rapporté au nombre d'habitants, les dépenses d'investissement de la ville d'Aubagne sont supérieures à la moyenne nationale (1 123 euros par habitant contre 498 euros pour la moyenne nationale en 2013)[58].

Imposition[modifier | modifier le code]

Le compte administratif 2012 de la commune mentionne un produit d'imposition par habitant de 662 euros contre 482 euros pour la strate des communes comparables. Soit une imposition 37 % plus élevée.

Aubagne fait partie du « Top 20 » des villes moyennes qui ont le plus augmenté leurs impôts en 2012. La ville se classe 12e en France pour l'augmentation 2012 selon Challenges.fr[59].

Enseignement[modifier | modifier le code]

À Aubagne, on trouve 30 écoles, dont les écoles primaires Jean-Mermoz, des Passons, Chaulan, Antide-Boyer, Charrel, Tourtelle, Camp-Major, Pin-Vert, Victor-Hugo, Perrussonne et Paul-Éluard, les collèges Joseph-Lakanal, Lou Garlaban, les lycées Joliot-Curie, Eiffel et le lycée Sainte-Marie (réputé pour son taux de réussite au bac et pour son niveau d'enseignement : 1er lycée des Bouches-du-Rhône et 14e au niveau national, il est considéré comme un des meilleurs lycées de la région PACA, voire de France).

Le département SATIS (Sciences Arts et Techniques de l’Image et du Son), qui dépend de la faculté des Sciences de l’Université d’Aix-Marseille, est installé à Aubagne depuis 1989. Il forme à un niveau Licence (3e année uniquement) et Master.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Aubagne, ville natale de Marcel Pagnol, abrite le département Image et Son de l'université de Marseille (département Satis), 12 salles de cinéma (Cinéma Palace 8 salles et Pagnol 4 salles), et un festival international de cinéma.

Les associations de cinéphiles

Christopher Lee accueilli à Aubagne par Charles Villani pour le Festival des Passions
John Malkovich et Charles Villani Festival des Passions Aubagne
Palmarès du Festival des Passions en présence de Benoît Magimel, Sophie Barjac, Charles Villani (Aubagne Ciné Passion), Jean-Michel Descombes (Festival Saint-Jean-de-Luz)

En l'an 2000, la Ville d'Aubagne demande à trois associations, Alphée (photo), Aubagne Ciné Passion (cinéma longs métrages), Méridiens (cinéma courts métrages) de fusionner pour organiser un festival international du Film. L'association Alcimé est alors créée, présidée par Charles Villani, pour sa 1re année d'existence et son 1er festival intitulé FIFA (Festival International du Film d'Aubagne) qui perdure.

En 2001, des divergences de point de vue occasionnent le départ d'Aubagne Ciné Passion de la structure Alcimé. Charles Villani passe la main à Jean Michel Descombes (délégué général du festival des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz) et, en 2002, l'association se rapproche de la commune voisine de Gémenos pour y organiser les RCG (Rencontres Cinématographiques de Gémenos). Gisèle Mezzina devient alors présidente d'Aubagne Ciné Passion. Depuis 2007, dernière année des RCG, l'association continue ses activités avec son cercle d'adhérents.

  • Alcimé : association créée le 22 mai 1999 à l'initiative de la ville d'Aubagne, qui souhaite regrouper Alphée (pdt : Christian Ramade : photo), Aubagne Ciné Passion, Méridiens. La présidence est tournante et le 1er président en est Charles Villani. Le FIFA (Festival International du Film d'Aubagne) est organisé en 2000, en présence de réalisateurs de courts métrages venus du monde entier et de réalisateurs et acteurs de longs métrages. En 2001, Aubagne Ciné Passion quitte Alcimé, mais cette dernière continue et organise chaque année le festival qui s'est orienté très rapidement vers la musique de film. Le président d'Alcimé est Jacques Sapiéga. La déléguée générale du festival est Gaëlle Rodeville.
  • Méridiens : depuis 1991 et la première édition du festival Méridiens, la ville d'Aubagne s'est tournée vers l'aide aux jeunes créateurs. Initialement consacrées à la vidéo, ces initiatives se sont progressivement ouvertes à l'animation, au court puis au long métrage de fiction, au documentaire, avant de prendre une dimension internationale. À partir de l'année 2000, s'est en effet mis en place le festival international du Film d'Aubagne géré par l'association Alcimé. Outre une continuité dans l'aide à la jeune création, les organisateurs ont choisi de mettre l'accent sur le processus d'écriture musicale pour l'image, bénéficiant de la présence sur place du département SATIS de l'université de Provence et du Centre de formation des enseignants de danse et de musique (Cefedem-Sud). Son président est Charles Valenza.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La Royante[60],[61] Anciennement connue comme le « Château de l'évêque », cette bastide comprend une chapelle néo-gothique remarquable
  • La Morochita
  • Musée de la Légion étrangère
  • Atelier Thérèse Neveu
  • Hôtel de Bausset : bâti entre 1515 et 1525 par la famille de Bausset, il témoigne de l'aspect des maisons bourgeoises du XVIe siècle. À chacun de ses quatre niveaux, il comportait une seule pièce éclairée d'une fenêtre à meneaux, au décor de la première Renaissance provençale. Chaque baie est marquée des deux côtés par un pilastre historié, coiffé d'un chapiteau supportant un fronton à coquille. Au nombre des motifs sculptés : des fleurs stylisées, des rosaces, des têtes d'angelots, des perles. Les colonnettes à l'intérieur des encadrements sont de tradition gothique. L'ornementation est différente à chacun des niveaux et sur chaque côté des fenêtres. Ce type de décor, très rare dans la région, trouve son inspiration dans les réalisations de Francesco Laurana, sculpteur italien qui travailla en Provence à la cour du Roi René, et dans celles de son élève, Jean Guiramand, sculpteur toulonnais qui réalisa le décor des portes de la Cathédrale Saint-Sauveur à Aix-en-Provence (1508)[62].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, Aubagne vit au rythme d’événements réguliers ou ponctuels.

Janvier[modifier | modifier le code]

  • Bourse aux cartes postales anciennes, timbres et vieux papiers

Mars[modifier | modifier le code]

Avril[modifier | modifier le code]

  • Danse en avril
  • Camerone (commémoration de la bataille de Camerone à la Légion étrangère)

Mai[modifier | modifier le code]

  • La fête des voisins

Juin[modifier | modifier le code]

  • La fête de la musique
  • Le gala des écoles
  • Le Trophée des Santonniers

Juillet[modifier | modifier le code]

  • Festimôme
  • Le Festival international d'art singulier.

Août[modifier | modifier le code]

  • Argilla, fêtes de la céramique, marché potier.
  • La grande cavalcade.

Septembre[modifier | modifier le code]

  • La fête de la paix

Octobre[modifier | modifier le code]

  • Les Grands rendez-vous d'Aubagne

Novembre[modifier | modifier le code]

  • Les journées du livre de jeunesse

Décembre[modifier | modifier le code]

  • La biennale de l'art santonnier

Toute l'année[modifier | modifier le code]

  • Mardis scientifiques d'Aubagne

Lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La maison natale de Marcel Pagnol
  • Maison natale de Marcel Pagnol
  • Le petit monde de Marcel Pagnol
  • Monument aux morts de la Légion étrangère

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le massif du Garlaban vu d'Aubagne

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vie politique[modifier | modifier le code]

Entre 1965 et 2014, la majorité municipale était communiste, socialiste, et divers gauche. Cela ne l'empêche pas d'avoir une forte partie de la population à tendance centriste, de droite, voire d'extrême-droite. Aux élections législatives de 1988, il y a eu au second tour un représentant du Parti communiste, Jean Tardito, et une représentante du Front national, Joëlle Melin. Edmond Garcin a été élu maire de 1965 à 1987[64].

En 2001, la démission de Jean Tardito conduit Daniel Fontaine (PCF) au poste de maire. En 2008, 4 listes sont présentes au premier tour des municipales : La gauche unie et la société civile (Daniel Fontaine), L'UMP et le Nouveau Centre (Sylvia Barthélemy), Le Mouvement démocrate (Jean-Marie Orihuel), le Front national (Joëlle Melin). Au second tour, la Gauche-Société civile et le MoDem fusionnent et constituent une majorité de gestion « arc en ciel » : 1 Mouvement citoyen et républicain, 2 radicaux de gauche, 3 verts, 3 MoDem, 6 société civile, 9 socialistes, 9 communistes unitaires et apparentés.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Aubagne a été de 1856 à 1858 préfecture du département des Bouches-du-Rhône.[réf. nécessaire]

Affaires[modifier | modifier le code]

Une série d'affaires et d'entorses à la loi ont été reconnues à Aubagne. Citons :

  1. La fraude électorale aggravée au bénéfice d'Alain Belviso (PCF, adjoint au maire d'Aubagne) lors de l’élection législative de 1998 sera reconnue par le conseil constitutionnel en 1999.
  2. Le 14 janvier 2011, dans le cadre de l'affaire Guérini, le même Alain Belviso, désormais président PCF de la communauté d'agglomération du pays d'Aubagne et de l'Étoile, est mis en examen pour « détournement de fonds publics ». C'est le premier élu mis en cause dans cette affaire. Il est laissé en liberté sous contrôle judiciaire jusqu'au 15 février 2011. L'affaire concerne l'extension d'une décharge à La Ciotat, des surfacturations à l'Agglo, des ventes de dépôt de déchets à des entreprises privées pour 4,5 millions d'euros et des prestations de conseil fictives. Alain Belviso démissionne ensuite de son poste de président de l'Agglo.

Élections municipales et liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle [modifier | modifier le code]

  • Gabriel-François Ramel – janvier 1789 - mars 1790
  • François Carbonnel – 1790-1791
  • Jean-Bapiste Domergue – décembre 1791
  • Joseph Grimaud – décembre 1792
  • Jean-Baptiste Camoin – janvier 1793
  • Surléon Colom – juin 1793
  • Jean-Baptiste Camoin – octobre 1793
  • Dominique David – octobre 1794
  • Henri Cayol – 1794-1796
  • Jean-Baptiste Fellen – 1796-1797
  • Jean-Étienne Noël – 1797-1798
  • Joseph Chataud – 1798-1799
  • Joseph-Alexis Guillem – 1800-1803

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Léandre de Martel – 1803-1804
  • Joseph Chataud – 1804-1805
  • Antoine Colomb – 1805-1813
  • Arnoux Toussaint – 1813-1816
  • Dominique de Martel – 1816-1817
  • Jean-Baptiste Martinot – 1817-1830
  • Paul-Honoré Segond – 1830-1831
  • Félix Beaumond – 1831-1843
  • Joseph Hilarion Amat – 1844-1847
  • Louis Rey – 1847-1848
  • Étienne Masse – mars 1848 - juillet 1848
  • Louis Rey – 1848-1849
  • Gabriel Guirand – 1849-1851
  • Louis Rey – 1851-1867
  • Ferdinand André Langlade – 1867-1870
  • Jean Celly – 1870-1871
  • André Monier – 1871-1876
  • Paul Richelme – 1876-1877
  • Eugène Pasquier – mai 1877
  • Reynaud de Trets – 1877-1881
  • Paul Victor Roubau – février 1881
  • Gustave Imbert – 1881-1888
  • Hippolyte Eygline – juin 1888
  • Alphonse Favier – 1888-1889
  • Antoine Boyer – 1889-1992
  • Charles Corsy – 1892-1893
  • Joseph Lafond – 1893-1905

Début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Armand Gasquy – 1905-1907
  • Fernand Bouisson – 1907-1909
  • Jean-Baptiste Vallier – 1909-1912
  • Joseph Lafond – 1912-1919
  • Marius Boyer – 1919-1925
  • Louis Senez – 1925-1929
  • Marius Boyer – 1929-1935
  • Célestin Espanet – 1935-1940
  • Marius Boyer – 1940-1944
  • Célestin Espanet – août 1944 (par délégation spéciale jusqu'en avril 1945)

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 29 avril 1945 : premières élections municipales au lendemain de la Libération

3 listes en présence : Liste d'Union Patriotique, Républicaine et Antifasciste (Mario Cresp - André Jayne - Edmond Garcin) - Liste socialiste (SFIO)(Arati-Brouchier) - Liste indépendante Radical catholique(Laure Besson-Chabrier Taillant).

Élu : Mario Cresp (Parti communiste français puis dissident), journaliste.

  • 29 avril 1953

5 listes en présence : Liste d'Union ouvrière et paysanne pour la défense des libertés démocratiques, pour le pain, la paix et l'indépendance nationale (Edmond Garcin) - Liste d'Union républicaine de défense des intérêts (Marius Boyer) - Liste d'Administration Municipale (Mario Cresp) - Liste d'Entente des républicains pour la défense des Intérêts communaux (Henri Gevaudan) - Liste Indépendante d'Union Républicaine.(Raoul Légier)

Élu : Marius Boyer (Sans étiquette), architecte.

  • 14 juin 1953 : nouvelles élections municipales à la suite de la démission de Marius Boyer

3 listes en présence : Liste d'Union ouvrière et paysanne (Edmond Garcin) - Liste d'Union républicaine de défense des intérêts communaux (Marius Boyer) - Liste d'Union socialiste et républicaine d'administration et de rénovation municipale (Mario Cresp).

Élu : Marius Boyer.

  • 8 et 15 mars 1959

3 listes en présence : Liste d'Union républicaine pour Aubagne et son avenir (Edmond Garcin - Lucien Grimaud - Jean Boireaud) - Liste d'Union Républicaine de Défense des Intérêts Communaux (Yves Chouquet) - Liste d'Action Communale Républicaine et Socialiste pour le Renouveau Aubagnais (Henri Gevaudan).

Élu : Yves Chouquet (Sans étiquette), avocat.

  • 14 et 21 mars 1965

3 listes en présence : Liste d'Union Républicaine pour Aubagne et son Avenir présentée par le Parti communiste français (Edmond Garcin - Lucien Grimaud - Jean Boireaud) - Liste d'Union Républicaine d'Action Sociale et de défense des Intérêts Communaux (Yves Chouquet) - Liste d'Union Socialiste pour la Défense et l'Expansion d'Aubagne (Henri Gevaudan)

Élu : Edmond Garcin (Parti communiste français), instituteur - conseiller général du canton d'Aubagne (1945-1951) puis (1958-1976).

  • 14 mars 1971

2 listes en présence : Liste d'Union démocratique présentée par le Parti communiste français (Edmond Garcin) - Liste Républicaine d'Union et de Progrès pour l'Avenir d'Aubagne (Louis Bringuier - Roland Bondon - Marc David)

Élu : Edmond Garcin (Parti communiste français), instituteur.

  • 13 mars 1977

2 listes en présence : Liste d'Union de la Gauche pour Aubagne et son avenir présentée par le Parti communiste français (Edmond Garcin)- Liste Aubagne Avenir (Marc David - Adrien Canavesio - René Jullien).

Élu : Edmond Garcin (Parti communiste français), instituteur.

  • 6 mars 1983

2 listes en présence : Liste d'Union de la Gauche pour Aubagne et son avenir présentée par le Parti communiste français, le Parti socialiste et le Mouvement des radicaux de gauche (Edmond Garcin) - Liste d'Union de l'opposition (Bernard Jacquier - Raoul Légier).

Élu : Edmond Garcin (Parti communiste français), instituteur.

Pour la 1re fois, la proportionnelle permet à 8 élus de l'opposition de siéger au conseil municipal (Bernard Jacquier - Raoul Légier - Jean Louis Boniffacy - Marc David - Joseph Arduino - Alain Dupré - Charles Villani - Joseph Gaillard).

Edmond Garcin présente sa démission en cours de mandat le 12 février 1987 à la suite de quoi le conseil municipal procède à l'élection d'un nouveau maire : Jean Tardito (Parti communiste français), professeur - conseiller général du Canton d'Aubagne (1976-1988) - député (1988-1998).

  • 12 mars 1989

5 listes en présence : Liste du rassemblement de toutes les Forces de la Gauche pour Aubagne et son Avenir (Jean Tardito) - Liste front national pour le Renouveau d'Aubagne (José Botella et Maurice Leautier) - Liste d'Union et de rassemblement pour l'Avenir et la Démocratie d'Aubagne (Jean Pierre Fournie et François Llucia) - Liste d'Union Gagner pour Aubagne (Bernard Jacquier -UDF) - Liste Aubagne Verte (Jean Reynaud).

Élu : Jean Tardito (Parti communiste français), professeur.

  • 11 et 18 juin 1995

5 listes en présence : Liste Front national Allez Aubagne (Maurice Leautier) - Liste Aubagne autrement soutenue par le Mouvement radical (François Llucia) - Liste du Rassemblement pour Aubagne et son Avenir (Jean Tardito) - Liste Une autre idée d'Aubagne (Bernard Deflesselles) - Liste Majorité Aubagne (Joseph Careghi).

Élu : Jean Tardito (Parti communiste français), professeur.

  • 2001

5 listes en présence : Liste Gauche PCF (Jean Tardito) - Liste RPR/UDF (Sylvia Barthélémy) - Liste MNR (Roubaud) - Liste DVG Écologie (Carmen Heumann) - Liste RPF (Joseph Careghi).

Élu : Jean Tardito (Parti communiste français), professeur.

Jean Tardito (comme son prédécesseur) démissionne en cours de mandat (septembre 2001) pour laisser la place à Daniel Fontaine (Parti communiste français), instituteur - conseiller général du canton d'Aubagne (1988-2004) puis du canton d'Aubagne-Ouest depuis 2004.

  • 2008

5 listes en présence : Liste Gauche unie et Société Civile (Daniel Fontaine - PCF) - Liste UMP/Nouveau Centre (Sylvia Barthélémy) - Liste Modem (Jean Marie Orihuel) - Liste Front National (Joëlle Melin). Au 2e tour, la liste Modem fusionne avec la Liste de Gauche menée par Daniel Fontaine.

Élu : Daniel Fontaine (Parti communiste français), instituteur.

  • 2014

4 listes en présence : Liste Arc-en-Ciel : d'union de la Gauche (Daniel Fontaine-PCF) - Live UMP (Gérard Gazay) - Liste UDI : Sylvia Barthélémy - Liste Front national (Joëlle Melin). Au 2e tour, L'UDI fusionne avec la liste UMP de Gérard Gazay.

Élu : Gérard Gazay (Union pour un mouvement populaire), ingénieur en informatique.

Élections Législatives[modifier | modifier le code]

  • 1928-1932 : Rémy Roux (SFIO)
  • 1932-1936 : Marius Étienne Boyer (Gauche radicale)
  • 1936-1940 : Albert Lucchini (SFIO)
  • 1962-1967 : Edmond Garcin (PCF)
  • 1967-1968 : Edmond Garcin (PCF)
  • 1968-1973 : Edmond Garcin (PCF)
  • 1973-1978 : Edmond Garcin (PCF)
  • 1978-1981 : Edmond Garcin (PCF)
  • 1981-1986 : Edmond Garcin (PCF)
  • 1981-1986 : Scrutin proportionnel plurinominal par département, pas de député par circonscription.
  • 1988-1997 : Jean Tardito (PCF)
  • 1993-1997 : Jean Tardito (PCF)
  • 1997-1998 : Jean Tardito (PCF)

Démission de Jean Tardito le 16 juillet 1998.

Annulation de l'élection le 3 février 1999 par le Conseil constitutionnel pour fraude électorale aggravée.

  • 1999-2002 : Bernard Deflesselles (UMP) est élu le 29 mars 1999.
  • 2002-2007 : Bernard Deflesselles (UMP)
  • 2007-2012 : Bernard Deflesselles (UMP)
  • 2012- : Bernard Deflesselles (UMP)

Référendums[modifier | modifier le code]

21 octobre 1945 : Sur l'élection d'une Assemblée constituante Oui % - Non %

21 octobre 1945 : Sur le projet de loi constitutionnelle du 2 novembre 1945 Oui % - Non %

5 mai 1946 : Premier Projet de Constitution du 19 avril 1946 Oui 53,69 % - Non 46,31 % (Résultat national : Non (53))

13 octobre 1946 : Constitution du 27 octobre 1946 Oui 61,16 % - Non 38,84 %

28 septembre 1958 : Constitution de la Ve République Oui 70,65 % - Non 29,35 % (Résultat national : Oui (82,6))

8 janvier 1961 : Référendum sur l'autodétermination en Algérie Oui 63,79 % - Non 36,21 % (Résultat national : Oui (74,99))

8 avril 1962 : Référendum sur les accords d'Évian Oui 87,97 % - Non 12,03 % (Résultat national : Oui (90,81))

28 octobre 1962 : Référendum sur l'élection au suffrage universel du président de la République Oui 47,57 % - Non 52,43 % (Résultat national : Oui (62,25))

Environnement et politique environnementale[modifier | modifier le code]

La mise en service du tramway d'Aubagne a permis de diminuer l'empreinte écologique des transports.

Un Agenda 21 fixe les modalités du développement durable, incluant notamment la gratuité des bus et le recyclage des déchets en passant par la maîtrise des énergies et la maîtrise de la demande en électricité, en particulier, la sensibilisation au développement durable et à l'écocitoyenneté dans les écoles, des aides pour l’acquisition d’équipements solaires... Le ramassage des déchets recyclables a cependant été stoppé en 2011 et les pistes cyclables sont inexistantes. À ce stade, l'agenda 21 reste essentiellement un projet.

La ville d'Aubagne conduit ses politiques environnementales, sociales et économiques en lien avec les collectivités limitrophes, pour le développement soutenable et l'amélioration du cadre de vie.

Transports en commun : Les bus de l'agglomération sont gratuits depuis le 15 mai 2009, et le tramway d'Aubagne a fait son apparition depuis le 1er septembre 2014, ce qui a permis de diminuer l'empreinte écologique des transports et de la ville avec en 4 ans, une fréquentation des bus accrue de 175 % (35 % des usagers les utilisant en report modal). 15 % de bus supplémentaires ont été mis en service, et un tramway (en construction en 2013, avec un équilibre financier qui reste délicat).
Compiègne et Châteauroux ont fait de même mais avec des buts plutôt socioéconomiques (« redynamiser le centre-ville, améliorer le pouvoir d'achat, réduire l'isolement… »[65]).

Cultes et religions[modifier | modifier le code]

Aubagne contient plusieurs églises, une synagogue, un temple protestant, une mosquée.

  • Église Saint-Sauveur (XIIe siècle)
  • Chapelle de l'Observance (1613 - clocher triangulaire)
  • Église Saint-Pierre-les-Aubagne
  • Chapelle de Beaudinard
  • Église de Camp Major (Saint-Jean-Marie-Vianney)

Santé[modifier | modifier le code]

  • L'Hôpital Edmond-Garcin est un centre hospitalier général qui est le pivot de l'offre sanitaire du secteur à la disposition de 230 000 habitants de l'est des Bouches-du-Rhône comme de l'ouest varois.
  • Clinique La Casamance[66]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Stade de Lattre-de-Tassigny (qui accueille les rencontres du Aubagne Football Club et la Coupe d'Europe des épreuves combinées 2015)
  • Stade du Bras d'Or
  • Complexe Serge-Mésonès
  • Complexe Mouren
  • Complexe Charrel
  • Complexe tennis à Saint-Pierre-les-Aubagne
  • 6 plateaux sportifs
  • 5 terrains de proximité
  • Équipement assimilés aux gymnases (6 salles)
  • 1 piscine couverte pa piscine Alain-Bernard au Charrel) et 1 piscine découverte (Le Bras d'Or)
  • 1 patinoire ("Mégaglace")- fermée en 2013

Légion étrangère[modifier | modifier le code]

Depuis 1962, le commandement et le 1er régiment étranger de la Légion étrangère regroupant huit cents hommes est stationné à Aubagne.
Pour le centenaire de la bataille de Camerone le 30 avril 1963, le monument aux morts placé dans la caserne Vienot à Sidi-Bel-Abbès fut rapatrié à Aubagne. Ce monument représente un globe terrestre encadré par quatre légionnaires. La statue est en bronze dessiné par le sculpteur Henri Pourquet. La masse du monument est de 80 t.
Aubagne abrite également le musée de la Légion étrangère au quartier Viénot : celui-ci rappelle toutes les campagnes militaires de la Légion au cours de l'Histoire avec des mises en scène permettant de voir l'évolution des uniformes, de l'armement et des décorations jusqu'à nos jours. La crypte abrite la main en bois du capitaine Danjou.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Description de la réactivité du bassin de l'Huveaune sur le site de la préfecture des Bouches-du-Rhône
  2. PPRi sur le site d'Aubagne
  3. Site du SIBVH
  4. Plan communal de sauvegarde
  5. PPRMVT Aubagne sur le site data.gouv.fr
  6. Aubagne sur planseisme.fr
  7. Salon sur planseisme.fr
  8. Station d'Aubagne
  9. Fiche climat d'Aubagne
  10. Fiche climat d'Aubagne de 2012 à 2016
  11. Données météorologiques de 2015 à Aubagne
  12. Données climatiques de 2013 de la station d'Aubagne
  13. Données climatiques de 2013 de la station de Marseille-Corniche
  14. Aubagne au moyen-âge sur aubagne.fr
  15. Evolution du nom d'Aubagne sur guichetdusavoir.org
  16. Page d'Aubagne dans le Wiktionnaire
  17. Toponymie en PACA
  18. Explications sur guichetdusavoir.org
  19. Passage de l'œuvre de Papon sur Google Books
  20. Page 807 du Tome 2
  21. Aubagne dans le wiktionnaire
  22. Explications sur guichetdusavoir.org
  23. Histoire d'Aubagne par César Couret, page 9
  24. Histoire d'Aubagne par César Couret, page 10
  25. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy
  26. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 25
  27. Histoire d'Aubagne sur aubagne.fr
  28. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 27
  29. Histoire d'Aubagne au Moyen Âge sur aubagne.fr
  30. Histoire d'Aubagne au Moyen Âge sur aubagne.fr
  31. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 42
  32. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 42
  33. Histoire d'Aubagne au XIVe siècle sur aubagne.fr
  34. Histoire d'Aubagne au XIVe siècle sur aubagne.fr
  35. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 111
  36. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 113
  37. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 118
  38. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 126
  39. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 41)
  40. Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, p. 101.
  41. Louis Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison des Baux, Marseille, 1882, Charte 1692.
  42. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 160
  43. Histoire d'Aubagne au XVe siècle sur aubagne.fr
  44. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, pages 175 et 176
  45. Histoire d'Aubagne au XVe siècle sur aubagne.fr
  46. Histoire d'Aubagne du Dr Barthélémy, page 223
  47. Histoire d'Aubagne au XVIe siècle sur aubagne.fr
  48. Histoire d'Aubagne au XVIe siècle sur aubagne.fr
  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  51. Placido Llorca, « Aubagne, commune viticole », sur Vin Vigne,‎ (consulté le 12 novembre 2012)
  52. « Les villes les plus endettées de France en 2013 » (consulté le 16 juin 2015)
  53. « La dette d'Aubagne (13400) en 2013 » (consulté le 16 juin 2015)
  54. http://www.bastamag.net/IMG/pdf/CP_FitchRatings.pdf
  55. http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/92/01/07/Aubagne/Aubagne-2011-12-15.pdf
  56. « Notation : Aubagne lâche Fitch Ratings... »,‎ (consulté le 16 juin 2015)
  57. http://www.laprovence.com/article/region/aubagne-risquait-sa-dette-en-bourse
  58. « Les dépenses d'Aubagne (13400) en 2013 » (consulté le 16 juin 2015)
  59. http://www.challenges.fr/galeries-photos/economie/20120727.CHA9327/le-top-20-des-villes-moyennes-qui-augmentent-leurs-impots.html
  60. http://patrimoineaubagne.over-blog.com/article-actualite-des-bastides-la-chapelle-de-la-royante-60497241.html
  61. http://www.laroyante.fr
  62. Aubagne au XVIe siècle.
  63. Article « Aubagne montre le son » programme La Provence de MP2013, mars-avril, papier
  64. Edmond Garcin, 1945-1995 : 50 ans d’Aubagne à travers la vie municipale
  65. Marie-Jo Sader (2013) Transports en commun gratuits et report modal : un exemple à suivre ?, Actu-environnement, 2013-06-05, consulté 2013-07-03 ; Actu-Environnement
  66. Clinique La Casamance
  67. Jean Bercy sur le site L'oiseau de feu du Garlaban

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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