Hubert Falco

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Hubert Falco
Hubert Falco en 2006.
Hubert Falco en 2006.
Fonctions
Maire de Toulon
En fonction depuis le
(16 ans, 7 mois et 3 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 09 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Jean-Marie Le Chevallier
Sénateur du Var

(6 ans, 9 mois et 7 jours)
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Élie Brun
Successeur Georges Ginesta

(3 ans et 5 mois)
Prédécesseur André Geoffroy
Successeur Élie Brun

(6 ans, 9 mois et 15 jours)
Successeur André Geoffroy
Secrétaire d'Etat à la Défense et aux
Anciens combattants

(1 an, 4 mois et 21 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Jean-Marie Bockel
Successeur Alain Juppé (ministre)
Secrétaire d'État à l'Aménagement
du territoire

(1 an, 3 mois et 5 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Christian Estrosi (indirectement)
Successeur Michel Mercier (ministre)
Ministre délégué aux Personnes âgées

(6 mois et 26 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur lui-même (secrétaire d'État)
Successeur Philippe Bas (indirectement)
Secrétaire d'État aux Personnes âgées

(1 an, 9 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Paulette Guinchard-Kunstler (indirectement)
Successeur lui-même (ministre délégué)
Président du Conseil général du Var

(8 ans, 6 mois et 16 jours)
Élection 27 mars 1994
Prédécesseur Maurice Arreckx
Successeur Horace Lanfranchi
Député de la 6e circonscription du Var

(7 ans, 3 mois et 12 jours)
Élection 27 mars 1994
Prédécesseur scrutin proportionnel
Successeur Maurice Janetti
Maire de Pignans

(18 ans et 7 jours)
Élection 06 mars 1983
Réélection 12 mars 1989
11 juin 1995
Successeur Jean-Louis Raybaud
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Pignans (Var)
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains
(anciennement PR et UDF, puis Démocratie libérale, puis UMP)
Profession Chef d'entreprise

Hubert Falco
Liste des maires de Toulon

Hubert Falco né le à Pignans (Var), est un homme politique français, membre des Républicains et auparavant du Parti républicain devenu Démocratie libérale.

Il a occupé de très nombreux postes politique dans le Var. Actuellement sénateur du Var, maire de Toulon et président de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, il a également occupé les fonctions de président du conseil général du Var (1994-2002) et a débuté comme maire de Pignans (1971-2001).

Au plan national, il est connu pour avoir repris la mairie de Toulon à l'extrême-droite. Il fut membre des gouvernements Raffarin II et Fillon II.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Hubert Falco tient son nom de son grand-père arrivé dans le Var dans les années 1920 en provenance d'Italie, alors terre d'émigration (voir Diaspora italienne en France).

Lui-même fils de commerçants, il doit cesser ses études, alors qu'il prépare l'École des hautes études commerciales de Genève (HEC Genève) après l'obtention d'un Brevet supérieur d'études commerciales, lorsque meurt subitement son père. Il reprend l'entreprise familiale de transports avant de devenir le directeur général de la fabrique de bouchon Melan-Moutet en 1975[1]. Il la quitte lorsqu'il devient député en 1988.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Début locaux à Pignans (1971-1985, maire jusqu'en 2001)[modifier | modifier le code]

Il commence son parcours politique en 1971, en entrant au conseil municipal de Pignans, sur une liste de gauche, dans cette commune de tradition communiste. Réélu aux élections municipales de 1977 sur une liste « d'entente communale », Hubert Falco prend la tête d'une liste de droite aux municipales de 1983, et est élu maire de Pignans[1] en 1989 et en 1995.

Parti républicain et ascension dans le Var (1985-2002)[modifier | modifier le code]

Approché par le chef du Parti républicain François Léotard, député-maire de Fréjus, il adhère à l'UDF en 1985[2], et se présente aux cantonales. Il l'emporte alors que la vague de droite emporte la majorité des cantons du Var. C'est le début de la présidence du sénateur-maire de Toulon Maurice Arreckx[1].

En 1994, le même Maurice Arreckx qui préside le département depuis alors une décennie est battu dans son canton, et Hubert Falco, premier vice-président depuis deux ans, lui succède. À ce poste, s'écartant à partir de 1996 de François Léotard[3], « il a tourné la page du règne de Maurice Arreckx, le « parrain politique du Var », dont il avait longtemps été présenté, à son corps défendant, comme le « dauphin » »[4].

Une fois maire de Toulon, il cèdera la tête du Conseil général du Var à l'un de ses proches, Horace Lanfranchi.

Mairie de Toulon (depuis 2001)[modifier | modifier le code]

Conforté par son ascension à départementale, Hubert Falco tente de reprendre en 2001 la mairie de Toulon à l'ex-frontiste Jean-Marie Le Chevallier. En tête du premier tour, il récolte 68,79 % des voix au second tour face à la liste socialiste menée par Odette Casanova[5].

Il engage une forte réduction des charges de la ville, endettée à hauteur de 214 millions d'euros, et met en place avec onze communes voisines, pour porter les grands projets, la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée[2], créée le et qu'il dirige, cédant la tête du Conseil général du Var à l'un de ses proches, Horace Lanfranchi[6].

Son pouvoir local s'appuie sur la franc-maçonnerie toulonnaise, où toutes les grandes obédiences sont présentes[7]. Lui-même fut membre de la Grande Loge nationale française[7], jusqu'à ce que celle-ci fut éclaboussée par de nombreux scandales qui l'ont contraint à se faire exclure[8],[9]. Elle reste toutefois un pilier de l'économie et de la politique locale, au sein de laquelle il a gardé des relations.

Il entreprend la réhabilitation du centre ancien, avec le soutien de l'ANRU, autour des places de la Liberté et Louis-Blanc, des dalles de l'Équerre et des Ferrailleurs, la construction d'un nouveau théâtre (le Théâtre Liberté) et la rénovation de l'Opéra ainsi que la constitution d'une zone franche urbaine[10], mais ses opposants lui reprochent le manque de logements sociaux dans ces projets[2].

Aux élections de 2008, il est réélu maire de Toulon dès le premier tour (le ) avec 65,20 % des voix[5].

Aux élections de 2014, il est une nouvelle fois réélu dès le premier tour (le ) avec 59,27 % des voix, réalisant ainsi le deuxième meilleur score de France pour les villes de plus de 100 000 habitants, derrière Alain Juppé à Bordeaux[11].

Carrière parlementaire (depuis 1988)[modifier | modifier le code]

En 1988, il se présente aux législatives grâce à l'appui de François Léotard, dans la sixième circonscription du Var, et surprend en emportant ce territoire fortement ancré à gauche, détenu par Maurice Janetti[1]. Il quitte alors la direction de son entreprise et prend la vice-présidence du conseil général. Largement réélu en 1993 à l'Assemblée nationale dont il devient secrétaire jusqu'en 1994, il est élu au Sénat en 1995 et siège en outre entre 1996 et 2001 comme juge à la Cour de justice de la République.

Réélu sénateur le 26 septembre 2004, il choisit de conserver ses mandats local et national et de quitter le gouvernement le lendemain ; il restera cependant.

Carrière gouvernementale (2002-2005, 2008-2010)[modifier | modifier le code]

Homme fort du centre-droit varois, il est appelé dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin le , comme secrétaire d'État puis ministre délégué aux Personnes âgées, tout en conservant sa mairie, exception qui lui est accordée par rapport à la règle non-écrite de non cumul ministère-exécutif local parce qu'il a reconquis la municipalité de Toulon face au Front national un an plus tôt. Comme ministre, il doit faire face avec Jean-François Mattei à la Santé, à la canicule de l'été 2003 en France, qui fait plus de 15 000 morts, particulièrement des personnes âgées, épisode qui, dit-il, l'a fortement marqué[4].

À la suite du renouvellement de son mandat de maire en 2008, il est nommé secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire, auprès du ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, au sein du gouvernement François Fillon. À ce poste, il s'emploie au bon déroulement du projet de second tunnel (second tube) sous Toulon dont l'ouverture, initialement prévue pour fin 2011, a été reportée à mi-2013[12]. Il est aussi chargé d'accompagner la restructuration de la carte militaire qui prévoit la suppression de 83 sites militaires à travers la France à partir de 2009[13].

Le , il est nommé secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants dans ce même gouvernement, fonction qu'il conserve jusqu'à la démission du deuxième gouvernement Fillon le .

Fonctions au sein de l'UMP[modifier | modifier le code]

Le , il annonce son soutien à la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012[14].

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Depuis janvier 2015, il est Président national du Comité des Maires UMP puis Républicains.

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[15].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[16].

En 2017, il est mis en cause dans une affaire de détournement de fonds publics au sein du groupe UMP au Sénat[17].

Synthèse des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

  • Juin 2002-2004 : secrétaire d'État aux Personnes âgées
  • 2004 : ministre délégué aux Personnes âgées
  • -  : secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire
  • -  : secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2016 : président départemental des Républicains
  • 2011 - 2014 : secrétaire du Sénat
  • 2008 - 2016 : président départemental d'honneur de l'UMP Var
  • 2013 - 2014 : vice-président national de l'UMP
  • 2011- 2013 : conseiller politique de l'UMP, membre élu du bureau politique
  • 2007 - 2008 : secrétaire national de l'UMP chargé du tourisme
  • 2006 - 2007 : secrétaire national de l'UMP chargé des élus locaux
  • Depuis 2005 : vice-président du club Dialogue et initiative
  • Depuis 2003 : membre de la commission d'information auprès du site d'exploitation des installations nucléaires du port militaire de Toulon
  • 2002 - 2008 : président départemental de l'UMP Var
  • 1997 - 2000 : secrétaire national de Démocratie libérale
  • Jusqu'en 1997 : membre du bureau politique du PR
  • Secrétaire national chargé de la jeunesse et des sports au Parti républicain

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Hubert Falco, le terrien du gouvernement », Le Nouvel économiste no 1227, 12 septembre 2003
  2. a, b et c « Toulon - Politoscopie Hubert Falco », Le Point no1783, 17 janvier 2007
  3. Éric Conan, « Var: guerres de succession », L'Express, 5 décembre 1996
  4. a et b « Hubert Falco, le retour », Associated Press, 18 mars 2008
  5. a et b http://www.lejdd.fr/elections-municipales-2008/candidats/hubert-falco.html
  6. Toulon : le maire redresse la barre, Le Point, 14 décembre 2001.
  7. a et b Capital.fr, « Toulon : Certains francs-maçons locaux continuent d’avoir maille à partir avec la justice », 9 février 2010, mis à jour le 10 mai 2012
  8. de récente date : l'affaire des arsenaux pillés (voir DCN de Toulon), l'affaire des faux diplômes, des mises en examen pour favoritisme ou gestion de fait. Cependant l'article de l'Express (2002) évoque une démission « il y a une dizaine d'années », ce qui daterait sa démission autour de 1992, soit antérieurement à ces affaires.
  9. « Les réseaux qui comptent à Toulon. Francs-maçons: Le triangle d'influence », L'Express, 24 janvier 2002, mis à jour le 12 juin 2012
  10. Muriel Breiman, « La grande mue », L'Express, 7 septembre 2006
  11. L'Express : résultat des élections municipales 2014 à Toulon
  12. Var matin du 30 juillet 2010
  13. Ludovic Vigogne, « Le soldat Falco », L'Express.fr, 24 juillet 2008
  14. UMP : Hubert Falco rallie François Fillon, Le Figaro, 5 septembre 2012.
  15. Hubert Falco, interviewé par Karine Michel, « Bournazel (LR) : Pourquoi Hubert Falco, ancien ministre de Sarkozy, choisit Alain Juppé », varmatin.com, 6 octobre 2016.
  16. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  17. « 117 sénateurs sont soupçonnés d'avoir détourné 8 millions d'euros », lepoint.fr, 13 octobre 2017.
  18. H. Falco reçoit la Croix d'Or de l'Ordre du Mérite Polonais

Liens externes[modifier | modifier le code]

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