Jean-Marie Le Chevallier

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Jean-Marie Le Chevallier
Illustration.
Fonctions
Maire de Toulon
Prédécesseur François Trucy
Successeur Hubert Falco
Député de la 1re circonscription du Var

(8 mois et 5 jours)
Législature XIe législature
Prédécesseur Daniel Colin
Successeur Odette Casanova
Député européen

(14 ans, 11 mois et 26 jours)
Élection 17 juin 1984
Réélection 15 juin 1989
12 juin 1994
Législature 3e et 4e
Groupe politique GDE (1984-1989)
GTDE (1989-1994)
NI (1994-1999)
Biographie
Date de naissance (81 ans)
Lieu de naissance Sceaux (Seine)
Nationalité Française
Parti politique RI, FN

Jean-Marie Le Chevallier, né le à Sceaux (Seine), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien assistant technique à la chambre de commerce de Rennes, il commence par adhérer aux Républicains indépendants (droite non gaulliste). Il est secrétaire général des RI en Ille-et-Vilaine de 1971 à 1975, puis, de 1975 à 1976, directeur de cabinet de Jacques Dominati, secrétaire d'État aux Rapatriés pendant la présidence de Valéry Giscard d'Estaing.

Il est le seul à proposer un toit à la famille Le Pen après l'attentat dont elle est victime en 1976[1].

Il adhère au Front national en 1984 et devient député européen en juin de cette année. Divorcé de Blanche Chiappe (fille du préfet Angelo Chiappe)[2], il rencontre sa seconde épouse, Cendrine Chéreil de la Rivière[3], alors candidate sur la liste Le Pen, qui se présente alors aux élections municipales dans le XXe arrondissement de Paris.

Jean-Marie Le Chevallier est élu maire de Toulon lors des municipales de 1995, à la faveur d'une triangulaire contre le maire sortant UDF François Trucy et contre un candidat PS, sous l'étiquette Front national. C'est Guy Nachin[4] qui devient alors son premier adjoint. Son mandat est caractérisé par plusieurs scissions au sein de sa propre majorité.

Élu député — unique député Front national sur l'ensemble du territoire français — de la 1re circonscription du Var[5] en 1997 à l'issue d'un duel au second tour de scrutin avec 53,2 % des voix[6], son élection est invalidée en février 1998, pour triple infraction au financement des campagnes. Sa femme, Cendrine Le Chevallier, est battue de 33 voix par Odette Casanova (PS) lors de l'élection législative partielle qui suit, en mai 1998.

En 1999, Jean-Marie Le Chevallier quitte le Front national. Deux ans plus tard, il perd son mandat de maire, battu par Hubert Falco, président UDF du conseil général du Var.

À la suite de cette défaite, il quitte la politique[7]. Il s'installe à Marrakech, avec son épouse et ses deux filles, jusqu'en 2007, avant de revenir en France, à Paris[8]. Il affirme n'avoir plus aucun contact avec Jean-Marie Le Pen[8].

Jean-Marie Le Chevallier est condamné, le , à un an de prison avec sursis et à 100 000 francs d'amende pour détournement de fonds publics et complicité d'abus de confiance, dans l'affaire de la Jeunesse toulonnaise, qui concernait la création d'un emploi fictif au sein d'une association para-municipale. Le , il est également condamné à un an de prison avec sursis, cinq ans d'inéligibilité et 30 000 francs d'amende, pour subornation de témoins, dans l'affaire Poulet-Dachary.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est l'époux de Blanche Chiappe[9], puis de Cendrine Chéreil de La Rivière[10], divorcée en 2011 et remariée à Yvan Blot.

Il est catholique traditionaliste et fleurit chaque année la tombe de Philippe Pétain sur l'île d'Yeu[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathieu Dejean et David Doucet, La Politique malgré elle : la jeunesse cachée de Marine Le Pen, Paris, La Tengo, coll. « Ces jeunes qui nous gouvernent », , 153 p. (ISBN 978-235461-115-6). Cité dans « L'enfance d'un monstre », Les Inrockuptibles, no 1105,‎ , p. 33 (lire en ligne).
  2. L'Événement du jeudi, Numéros 557 à 560, 1995
  3. Elle est la fille de Marcel Chéreil de la Rivière, industriel du jouet et royaliste convaincu du département de l'Aube
  4. Né en 1920, décédé en 2009, http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_nachin_1942.htm
  5. "Toulon, la vitrine du FN sur l'Hexagone", André Riche, Le Soir, 29 mai 1997, http://archives.lesoir.be/toulon-la-vitrine-du-fn-sur-l-hexagone_t-19970529-Z0DRXN.html
  6. « INA - Jalons - Les résultats du second tour des élections législatives de 1997 - Ina.fr », sur INA - Jalons.
  7. « Dans le Sud-Est, les voix d'extrême droite suscitent toutes les convoitises », Le Monde, 1er mars 2008.
  8. a et b « Jean-Marie Le Chevallier ne veut plus voir Le Pen », Le Parisien, 2 mars 2009.
  9. Qui est qui en France, 1987
  10. Le Chevallier à découvert, Jean-Pierre Thiollet, Éditions Laurens, 1998, p. 33 et p. 139. (ISBN 2 911838 51 3).
  11. Dossiers du Canard 1990, p. 60.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Who'who in France, 24e édition, 1993-1994
  • Michel Samson, Le Front national aux affaires : Deux ans d'enquête sur la vie municipale à Toulon, Calmann-Lévy, , 198 p. (ISBN 2-7021-2759-2)
  • « Une famille formidable », dans Mégret, facho devant : la montée du petit brun qui veut la peau du gros blond, Paris, Le Canard enchaîné, coll. « Les Dossiers du Canard » (no 69), (notice BnF no FRBNF3717482), p. 68-60.
  • Jean-Pierre Thiollet, Le Chevallier à découvert, Paris, Editions Laurens, , 160 p. (ISBN 2-911838-51-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]