Morlaix

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Morlaix
Vue de la place Allende, le viaduc de Morlaix.
Vue de la place Allende, le viaduc de Morlaix.
Blason de Morlaix
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère (sous-préfecture)
Arrondissement Morlaix (chef-lieu)
Canton Morlaix (chef-lieu)
Intercommunalité Morlaix Communauté
Maire
Mandat
Agnès Le Brun
2014-2020
Code postal 29600
Code commune 29151
Démographie
Gentilé Morlaisiens
Population
municipale
14 837 hab. (2014 en diminution de 4,52 % par rapport à 2009en diminution de 4,52 % par rapport à 2009)
Densité 598 hab./km2
Population
aire urbaine
35 996 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 42″ nord, 3° 49′ 36″ ouest
Altitude 61 m
Min. 0 m
Max. 104 m
Superficie 24,82 km2
Localisation

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Liens
Site web ville.morlaix.fr

Morlaix [mɔʁlɛ][1] est une commune française de Bretagne, située dans le département du Finistère, dont elle est une sous-préfecture.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Morlaix
Locquénolé Plouezoc'h Garlan
Taulé Morlaix Plouigneau
Saint-Martin-des-Champs Plourin-lès-Morlaix Plougonven

Morlaix se situe dans le nord du département du Finistère, au confluent de deux rivières, le Jarlot et le Queffleuth (autre orthographe : Queffleut), qui forment le Dossen ou rivière de Morlaix. L'estuaire de la rivière de Morlaix, en fait une ria ou aber, séparant le Léon à l'ouest et le Trégor à l'est, s'étend sur 15 kilomètres entre l'écluse et l'embouchure en baie de Morlaix à hauteur de Carantec. Cette voie est navigable uniquement à marée haute, mais, en dépit des contraintes et difficultés de navigation pour accéder au port de Morlaix, elle fut longtemps un atout majeur du développement de la ville.

Relief et inondations[modifier | modifier le code]

Vue générale de Morlaix, et de la mairie, depuis le viaduc.

Le site de Morlaix forme un entonnoir en raison de la confluence des cours d'eau précités et de l'encaissement prononcé de la vallée aux versants en pente très forte : les dénivelés sont importants, allant d'une centaine de mètres pour les lambeaux de plateaux avoisinants jusqu'au niveau de la mer. Ces pentes fortes expliquent les deux ouvrages d'art qui marquent le paysage de la ville : le viaduc ferroviaire, construit dans la seconde moitié du XIXe siècle pour permettre le passage de la ligne ferroviaire Paris-Brest, et celui de la route nationale 12, une voie express, dans la seconde moitié du XXe siècle.

En raison de cette situation géographique, Morlaix est périodiquement victime d'importantes inondations (particulièrement en 1880, 1883, 1925, 1974[2], 2000, 2012[3], 2013[4] et 2014[5]), probablement aggravées par la couverture de la rivière de Morlaix et du port. La suppression du bocage en amont du bassin versant du fait de la modernisation des pratiques agricoles renforce également le ruissellement vers les cours d'eau et accentue la vitesse de montée des eaux en aval[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Morlaix est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix. Elle gère l'aéroport de Morlaix Ploujean, le port de Morlaix (principalement dédié à la plaisance), le port de Roscoff - Bloscon, la criée de Roscoff. La CCI mène également un projet de reconversion urbaine de la Manufacture des tabacs de Morlaix, site industriel classé monument historique, qui accueille désormais du logement, de l'enseignement (IUT de Morlaix), de l'économie (hôtel d'entreprises), des services publics (Morlaix Communauté), des ateliers d'artistes.

Transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines du nom de Morlaix[modifier | modifier le code]

Viaduc, place des Otages.
Baie de Morlaix, château du Taureau.

Il semblerait à première vue que le nom breton de la ville « Montroulez » soit différent du nom français. Il n'en est rien. Dans les textes latins, le lieu est attesté sous le nom Mons-relaxus (1128)[7], Montem Relaxum (1154) ou Monte Relaxo (1184), qu'on pourrait interpréter en « mont découpé par des vallées »[8].

L'étymologie du toponyme Morlaix est discutée. Les anciens auteurs se sont plu à faire des jeux de mots à propos de cette étymologie[9] : certains ont voulu lui donner une étymologie celtique, par exemple « mor-lès » ou « mor-laez », « près de la mer » ou « mer de lait ». Le Baron de Wismes donne au XIXe siècle une origine fantaisiste[10], estimant que le nom provient de l'expression « s'ils te mordent, mords-les », ce qui désigne les Anglais et fait référence à l'héroïque résistance de la cité face aux corsaires anglais en 1512 ; cela a été gardé comme devise officielle (à noter d'ailleurs que cette devise est quasiment unique en son genre). Il est plus vraisemblable que Morlaix tire son nom de l'appellation latine de l'implantation romaine Mons Relaxus ; les déformations au cours des siècles (Montereleis en 1217, Montrelez en 1304) seraient à l'origine de ses noms français et breton, notamment via la contraction de l'expression « Mont Relaix » (Montrelais en 1304, Montrelez en 1352, Morloys en 1371, Montrelez en 1381, Morlaix en 1420, Morleix en 1462, Morlais en 1719)[11].

Selon Michel Priziac, mais c'est très controversé, le nom "Morlaix" proviendrait du mot mont et le vieux français releis, (délaissé, abandonné) ; il apparaitraît alors comme une « colline délaissée » au moment où elle a reçu son nom [12].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Entre le IVe et le IIIe millénaire av. J.-C., les hommes construisirent des cairns comme celui de Barnenez, non loin de Morlaix.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Morlaix fut à l'origine un oppidum gaulois, transformé ensuite en castrum romain, situé sur la colline du "Parc-au-Duc", qui domine la ria du Dossen et est située au sud-ouest du centre de la ville actuelle, dans la partie ouest de la presqu'île de confluence formée par le Jarlot et le Queffleuth. La ville, à l'époque un simple village, s'est développée initialement au pied de cet oppidum, au niveau du premier gué permettant de traverser le Queffleuth en remontant depuis la ria, dans un site doc de fond d'estuaire, un passage obligé comme l'atteste le croisement en ce point ds six voies romaines venant de Landerneau, Vorganium (Kerilien en Plounéventer), Saint-Pol-de-Léon, Lannion, Fanum Martis (Corseul) et Vorgium (Carhaix). La fortification de ce village pendant le Bas-Empire romain est incertaine[13].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est vers l'an 1000 qu'un seigneur du Léon vient construire un château sur le site actuel de Morlaix, entre les rivières du Queffleuth et du Jarlot. Là, dans la presqu'île de confluence, naît un village à l'abri de la forteresse vivant principalement des activités liées à la pêche. Dès le XIe siècle, des moines venus de trois abbayes, celles de Saint-Mathieu de Fine-Terre, de Saint-Melaine de Rennes et de l'Abbaye de Marmoutier[14], fondent les premiers établissements religieux de la ville, des prieurés, qui ont donné naissance aux trois faubourgs respectifs de Saint-Mathieu (au sud-est, alors sur le territoire de Plourin), de Saint-Melaine (au nord-est, alors sur le territoire de Ploujean) et de Saint-Martin (à l'ouest, alors sur le territoire de Pleyber-Christ)[13],[15].

Plan de Morlaix en 1636 (mais c'est aussi le plan de la ville médiévale) par François-Nicolas Baudot Dubuisson-Aubenay

La ville devient très convoitée entre les seigneurs du Léon et les ducs de Bretagne. En 1179, le duc de Bretagne Geoffroy prononce le rattachement de Morlaix au domaine ducal. Le vicomte du Léon Guyomarch provoque un soulèvement dans la ville et la récupère en 1186. L'année suivante, Henri II Plantagenêt met le siège devant la ville et s'en empare. Le duc Jean Ier le Roux met fin à ces querelles en attribuant une rente de 80 livres par an à Hervé IV de Léon. La ville connaît un premier essor économique au XIIIe siècle, marqué notamment par la construction du couvent des Dominicains en 1236 et la fondation par le duc Jean II de la collégiale Notre-Dame du Mur le pour servir de chapelle au château. Le duc Jean Ier le Roux a racheté la ville à Hervé IV de Léon en 1275 contre une rente de 80 livres[15].

Ex-voto de Notre-Dame-du-Mur (ce tableau anonyme du XVIe siècle montre une partie de la ville intra-muros)

La ville, alors fortifiée (mais les murailles étaient d'importance modeste, la défense de la ville reposant essentiellement sur les deux cours d'eau qui l'enserraient et servaient de douves naturelles), possède cinq portes d'accès : les portes de Notre-Dame (au nord), de l’Hospital (au nord-est), de la Prison (au sud-est), de Saint-Mathieu (au sud) et de Bourret (à l'ouest). Intra-muros, la rue principale est un axe orienté du nord-ouest au sud-est allant de la porte Notre-Dame à la porte Saint-Mathieu, dite alors rue des Nobles (actuelle rue du Mur), la seconde rue importante lui étant perpendiculaire, allant de la porte de l'Hospital à la porte du Bourret (rue du Pavé, actuelle rue Carnot). Une chute d'eau aménagée à la jonction des deux cours d'eau alimentait les moulins du Duc[13].

Morlaix est déjà une ville toilière au XIIe siècle : la confrérie de la Sainte-Trinité, qui regroupe les tisserands et marchands toiliers de la ville, est fondée en 1110 dans l'église Saint-Matthieu ; elle est transférée en 1295 dans l'église Notre-Dame-du-Mur[16], construite cette année-là, et jouissait de droits de préséance indiquant la place prépondérante qu'elle détenait dans la ville[17]. La Vierge ouvrante de Notre-Dame-du-Mur[18] fut commandée par cette puissante et riche confrérie au tout début du XVe siècle, qui disposait aussi dans cette église de la chapelle de la Trinité ornée d'un vitrail comportant leurs marques et insignes[19].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Ouvroir du 8, Grand Rue (maison construite vers 1530)

Alors que la duchesse Anne vient d'accéder au duché, elle se voit isolée dans sa propre cour, qui en sa grande majorité ne lui accorde pas confiance. Contrairement aux stipulations du traité du Verger signé en août 1488 par son père Louis XI et le duc de Bretagne François II (le père d'Anne, † dès septembre 1488), le roi de France Charles VIII envahit la Bretagne en janvier 1489. Des aides du roi Henri VII d'Angleterre débarquent donc à Morlaix pour aider la reine Anne en 1489, et elle se marie par procuration avec Maximilien d'Autriche en décembre 1490 à Rennes (formation d'un axe Angleterre-Habsbourg-Aragon-Castille contre la France). Mais finalement, Anne sera deux fois reine de France en épousant Charles VIII en décembre 1491 puis Louis XII en janvier 1499. Lors d'un tour de Bretagne (qui différerait du Tro Breiz, pèlerinage traditionnel), la duchesse-reine de France Anne s'arrête à Morlaix et descend au couvent des Jacobins à l'été 1505 (sûrement le 4 septembre). La reine Anne fait une entrée solennelle que tous acclament, elle loge au couvent car le château doit être en réparation. Elle y aurait fait célébrer le mariage (ou les fiançailles) de Jean de Laval et de Françoise de Foix-Lautrec, une parente (la mère d'Anne était Marguerite de Foix-Navarre). À l'occasion, on offre à la duchesse une hermine avec un collier de perles. Un mouvement brusque de l'animal effraie la reine. Pierre de Rohan s'adresse à la reine en ses mots : "Que craignez-vous, Madame ? Ce sont vos armes !".

Le roi François Ier, gendre de la duchesse-reine Anne, rendra également visite à la ville le 15 septembre 1518. En 1520, à la suite de l'échec de la rencontre du Camp du Drap d'Or, les relations entre les royaumes de France et d'Angleterre se dégradent et débouchent sur un rapprochement de cette dernière avec l'Espagne de Charles Quint. Ainsi, en 1522, une flotte anglaise attaque Cherbourg puis se dirige vers Morlaix où elle arrive début juillet. Le jour de l'attaque est choisi en fonction de la foire de Guingamp. Ainsi, tous les notables et surtout les soldats sont absents, laissant la ville sans défense. Une flotte de 60 navires, prévenue par un certain Latricle ( lieutenant du capitaine de Morlaix), s'approche de la côte et débarque plusieurs centaines d'hommes déguisés en marchands pour ne pas éveiller la curiosité. La nuit venue, ils se dirigent vers la ville où ils ne rencontrent aucune résistance : une partie se dirige vers le château, une autre dans les faubourgs et une troisième reste cachée dans la forêt du Stivel. Dans le même temps, les navires remontent la rivière afin de débarquer directement des hommes dans la ville. Toutefois, ils sont bloqués par des arbres abattus dans le lit de la rivière. Ayant pris la ville, les Anglais se livrent au pillage, incendient les maisons et massacrent les habitants qui n'ont pu fuir. Le lendemain, prévenus par les habitants en fuite, les soldats de Guy XVI de Laval arrivent sur les lieux afin d'en chasser l'ennemi. Ce dernier, ayant découvert des victuailles et de nombreux fûts de vins, avait fêté la victoire toute la nuit et dormait, la plupart des soldats enivrés. Les Français massacrent tous les Anglais qu'ils trouvent, ces derniers offrant peu de résistance du fait des libations de la nuit précédente. À la suite de cet événement, il est décidé la construction du château du Taureau en baie de Morlaix[20] en 1544. La résistance des habitants de Morlaix est rapidement colportée en un héroïque fait d'armes, probablement exagéré par rapport à une réalité vraisemblablement moins sanglante que ce qu'en dit un chroniqueur affirmant que « le sang des envahisseurs jaillissait des fontaines ».

La maison à pondalez du 9, Grand-Rue
La maison dite de la Duchesse-Anne
Article détaillé : Bataille de Morlaix (1522).

Au début du XVIe siècle, autour de Morlaix, aussi bien en Léon qu'en Trégor, l'essor de la fabrication et de la vente des "crées", toiles de lin fort appréciées, notamment des Anglais, permit aux marchands morlaisiens de bâtir des fortunes colossales et facilita l'essor de la construction d'églises de style Beaumanoir, surtout défini par une façade à tour à court clocher ouvert, accolé d'une tourelle, et par un pignon à chevets multiples. De nombreux édifices religieux sont alors construits : la première pierre de l'église Saint-Melaine est posée en 1489, l'église Saint-Martin[21] est achevée en 1514, la reconstruction de l'église Saint-Mathieu, commencée en 1498, s'achève en 1593 ; l'église du couvent des Cordeliers à Cuburien est achevée en 1530.

Les grands marchands morlaisiens construisirent, dans la Grand Rue, des maisons à pans de bois à façade étroite en raison d'un parcellaire lanièré dû au plan de lotissement établi pour la reconstruction après l'incendie de 1522, « de hautes maisons à pignon sur rue avec une entrée et couloir latéral, une boutique et une arrière-salle en enfilade, puis une cour et, dans l'étroite parcelle, un second logis. Pour faire communiquer le tout, un jeu de passages latéraux dans la cour et un escalier à vis qui les commande dans un angle (...). L'escalier a un noyau central fait d'une seule pièce (10 à 12 mètres) que rythme à chaque niveau des statues de la Vierge ou des saints d'excellente facture (...) ». Une dizaine de maisons à pans de bois possédant ou ayant possédé un escalier à pondalez sont encore recensées de nos jours à Morlaix (elles étaient plus nombreuses à l'époque, beaucoup ayant été détruites par la suite) dont la maison du 9, Grand-Rue (qui sert de musée) et celle dite de la Duchesse-Anne, bâtie vers 1530, sont de beaux exemples de ces maisons dites « à pondalez »[22].

« Du XVe siècle au XVIIe siècle, Morlaix écrit (...) l'une des pages les plus originales de l'histoire patrimoniale européenne en inventant un nouveau concept d'habitat, la maison à pondalez, véritable manoir urbain destiné à accueillir les marchands étrangers venant acheter les toiles locales dénommées "crées". (...) [Ces] maisons (...) [sont] remarquables par leur escalier en bois sculpté, leurs galeries donnant sur un vaste volume ouvert du rez-de-chaussée à la toiture, chauffé par une cheminée monumentale. (...) D'autres constructions originales, comme celles du quartier des Lances [sont] composées d'un alignement de maisons à porches[13]. »

La plupart des marchands de Morlaix constructeurs de ces maisons appartiennent à la noblesse dormante[23], ce qui explique la présence d'écussons vierges, en attente d'être gravés, dans de nombreuses maisons à pondalez. Parmi eux, souvent issus de familles nobles de petite et moyenne extraction, Bernard Le Bihan, Hervé de Portzmoguer, François et Jean du Quélennec[24], Nicolas Coëtanlem, Pierre L'Honoré, Jean de Kergus, etc. Ces maisons servent surtout à recevoir les marchands étrangers, leurs propriétaires préférant habiter dans des manoirs situés dans la campagne proche comme ceux de Kervézec en Garlan (François Rolland), de Coatserho[25] et de Suscinio en Ploujean, de Penanvern en Plourin, de Kervern en Guimaëc, etc..

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Par lettres patentes du roi Charles IX, Morlaix est autorisée à élire un corps de ville avec un maire en 1561. Après avoir débarqué à Roscoff, Marie Stuart fait une entrée triomphale à Morlaix en 1548. Après avoir assisté à un Te Deum en la collégiale Notre-Dame du Mur, Marie Stuart se rend au couvent où elle loge. Le pont-levis qu'elle emprunte s'écroule sous le poids du carrosse et des chevaliers écossais.

Le duc de Mercœur vient en 1583 à Morlaix pour recevoir des bourgeois l'hommage au roi. Après l'assassinat du second duc de Guise, Mercœur se sépare du roi Henri IV, proclame la Sainte Union et s'allie avec le gouverneur de la ville : Alexandre de Kergariou, qui avait été nommé à ce poste par le roi Henri III le [26]. Les ligueurs y règnent en maîtres. Mais la ville ne soutient pas les ligueurs qui se retrouvent obligés de prendre le château à la vue du renfort militaire français. Le maréchal d'Aumont vient alors en 1594 et assiège le château. Il fera porter sur la tour Saint-Matthieu des canons pour attaquer le château. Un membre de la communauté des orfèvres de Morlaix ouvre alors les portes pour faire entrer les soldats, évitant la destruction de la ville[27]. C'est sous Pierre de Boiséon[28], gouverneur de Morlaix au début du XVIIe siècle, que commence la démolition du château ; les remparts, laissés à l'abandon au cours de ce même siècle, disparaissent progressivement et la démolition des portes de la ville est décidée le [29].

Morlaix au Moyen Âge a fait l'objet d'un article de l'historien Jean-Pierre Leguay[30].

Du XVIIe siècle au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Dessin en perspective de la ville de Morlaix au milieu du XVIIIe siècle par Christophe-Paul de Robien

Après les guerres de religion, Morlaix profite pleinement de l'apogée du commerce de la toile de lin au XVIIe siècle[31], l'apogée se situant vers 1680 avec une production annuelle d'environ 66 000 pièces, avant de diminuer ensuite[32]. La ville est le principal port d'exportation des toiles de lin de Basse-Bretagne vers l'Angleterre et de nombreux marchands britanniques s'installent sur ses quais[33]. Il exporte aussi du papier produit également dans son arrière-pays et importe principalement du vin ; Charles Colbert de Croissy écrit en 1665 : « Le commerce de lad[ite] ville est assez considérable, et se fait tant des vins qu'ils tirent de Gascogne et autres lieux pour l'usage et la consommation du pays (...), plus le commerce des cuirs qui s'apprestent et se débitent dans le pais, comme aussi le commerce des chevaux, et enfin celluy des toiles qui est le plus considérable »[34]. Mais, en raison des difficultés de navigation sur le Dossen, le trafic a déjà tendance à migrer en direction de ses avants-ports, Saint-Pol-de-Léon et surtout Roscoff[35].

La maison Pénanault
L'hôtel particulier de François du Parc

À partir de 1620 environ, les nobles marchands de Morlaix ne construisent plus de maisons à pondalez, mais des maisons en pierre à façade-rideau (une vingtaine subsistent, notamment rue Longue-de-Bourret et place des Otages), ainsi que des hôtels particuliers totalement en pierre comme la maison Pénanault[36] et l'hôtel de François du Parc[37] construit en schiste bleu et granite[13],[15].

Les bourgeois de la ville ne manquaient pas une occasion de s'amuser, comme à l'arrivée le lundi 10 novembre 1624 du duc de Vendôme, fils de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées.

En 1675, les bourgeois de Morlaix ont craint d'être attaqués par les paysans de la région de Carhaix pendant la Révolte des Bonnets rouges ou Révolte du papier timbré. La fabrication et commercialisation des toiles de lin atteint un pic vers 1687[38], avant que cette industrie ne décline, notamment du fait que les clients Anglais désertent les quais de la ville lors des guerres de Louis XIV[39].

Morlaix est une ville d'orfèvres ; en 1754, il s'agit de la plus importante communauté d'orfèvres de Bretagne[27]. Jehan Grahant, François Lapous (père puis fils), Guillaume Desboys, Guillaume Floch, Thomas Maillard, Claude Barbe Guillou (veuve) ou Jean-Pierre Le Goff ont été identifiés comme ayant fabriqué des pièces présentes dans le trésor de Saint-Jean-du-Doigt[40],[41] ou du trésor de Locarn[42].

Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, Morlaix vit sa prospérité renaître après la guerre de Succession d'Espagne. La longue paix que donna le ministère du cardinal Fleury permit à Morlaix de tisser des liens avec des pays étrangers. Pourtant la misère reste grande pour le peuple. Après la guerre de 7 ans, le commerce et le travail régnaient à nouveau. Mais le port de Morlaix entre progressivement en décadence : les navires, dont le tonnage augmente, ne peuvent plus remonter la Rivière de Morlaic et son arrière-pays est durement touché par la crise de l'industrie des toiles en raison des mesures de rétorsion anglaises à la politique mercantiliste menée alors par la France, inspirée du colbertisme ; de 46 000 pièces en 1742, le nombre d'arrivées de « créées » à Morlaix, destinées à être exportées, passe à 20 500 pièces en 1788, la crise touchant principalement les paroisses toilières les plus éloignées de Morlaix, comme Sizun[43].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Au début de la Révolution française, des Sociétés des amis de la Constitution ou populaires se créent partout. Armand Joseph Dubernad, ancien député du Tiers à Rennes et maire de Morlaix, est le cofondateur du premier club jacobin de Bretagne en 1790 avec Jean-Jacques Bouestard de la Touche. Morlaix devient chef-lieu de district.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La nef et le chevet de l'église Notre-Dame-du-Mur, laquelle avait été transformée en temple de la Raison pendant la Révolution française, furent vendus en 1805 afin de servir de carrière de pierres. Les travaux de démolition entraînèrent l'effondrement de la tour du clocher l'année suivante. Les halles en bois, qui dataient initialement du Moyen Âge, même si elles avaient été reconstruites sous le règne de Charles IX, furent démolies en 1865, remplacées par des halles métalliques, elles-mêmes démolies en 1971 et remplacées par un parking (actuelle place Allende)[13].

Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, la plupart des maisons à pans de bois de Morlaix sont détruites ; certains éléments de leur patrimoine sont victimes de l'elginisme comme l'escalier à pondalez du 14, Grand-Rue, remonté d'abord dans une boutique de Dinard avant d'être racheté par le Musée d'art de Saint-Louis, ou celui du 15, Grand-Rue, racheté par un marchand d'art anglais qui en fit don au Victoria and Albert Museum ; la démolition de certaines maisons du patrimoine morlaisien se poursuit pendant la première moitié du XXe siècle, provoquant un véritable « désastre patrimonial »[13],[15].

Dessins représentant Morlaix vers le milieu du XIXe siècle
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Le viaduc de Morlaix voit sa première pierre posée le . Sa construction se finit en 1864. La libération des maisons nécessaires à sa construction entraîne la démolition de la plupart des maisons à pondalez et à porche (maisons sur pilotis et hautes de trois ou quatre étages situées le long du port) du quartier des Lances, les maisons subsistantes étant démolies entre 1880 et 1907, la dernière en 1969[44].

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Façade septentrionale de la cour d'honneur de la Manufacture des tabacs de Morlaix

La Manufacture des tabacs de Morlaix est l'une des plus anciennes de France. Elle existait déjà en 1689.

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La création de la liaison maritime Le Havre - Morlaix, par Édouard Corbière, favorisa l'émigration de nombreux Léonards et Trégorois vers Le Havre, Rouen et l'agglomération parisienne. Le voyage inaugural du Le Morlaisien, un bateau en bois muni d'une roue à aubes, eut lieu le [45].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Plusieurs lithographies d'Albert Robida, publiées dans La vieille France, Bretagne[46] illustrent Morlaix vers 1900 :

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La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

602 Morlaisiens sont morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Leur liste peut être consultée sur un site Internet[47]. Un tableau commémoratif placé dans l'église Saint-Mélaine[48] indique 79 morts pour la France pour cette paroisse de Morlaix.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les bombardements[modifier | modifier le code]

Morlaix a été bombardée à de nombreuses reprises pendant la Seconde Guerre mondiale par les Britanniques et les Américains, l'objectif principal était le viaduc ferroviaire, dans le but de couper les communications ferroviaires avec Brest.

  •  : raid meurtrier sur Morlaix, l’objectif étant le viaduc ferroviaire (67 morts, dont 39 enfants de 4 à 7 ans de l'école maternelle Notre-Dame-des-Anges ainsi que leur enseignante, Sœur Saint Cyr Laurent, 30 ans[49],[50], 34 blessés, 7 disparus).
  • Nuit du 20 au  : Trois alertes aériennes sur Morlaix. Nombreuses bombes dont quatre retrouvées non explosées près du viaduc et deux autres sur une place de la ville. Pas de victimes. Un train de marchandises est aussi mitraillé par la Royal Air Force entre Morlaix et Plouigneau. La même nuit, trois bombes sont lancées sur le viaduc ferroviaire du Ponthou. Des avions de la Royal Air Force bombardent à nouveau Morlaix le [51].
  •  : Plusieurs mitraillages de trains dans la région de Morlaix : un train de marchandises se dirigeant sur Roscoff et un autre sur Brest ; un autre train est mitraillé à Plouigneau et une locomotive haut-le-pied en gare de Landivisiau[51].
  •  : une bombe tombe sur le château de Keranroux en Ploujean.
  •  : vers 18 h 30, le terrain d'aviation de Morlaix est bombardé ; des bombes tombent aux alentours dont deux dans le village de Pen-Creach en Ploujean (deux blessés) et d'autres près du château de Keranroux.
  •  : un train de permissionnaires allemands est mitraillé entre Morlaix et Plouigneau par un avion anglais, mais l'appareil s'écrase après avoir heurté un poteau télégraphique ; le pilote est tué[51].
  •  : un appareil allemand est abattu en flammes au-dessus de Morlaix et s'écrase au lieu-dit Ker-Joie (trois morts).
  •  : bombardement du terrain d'aviation de Ploujean (cinq français tués et cinq blessés).
  •  : mitraillage d'un train de marchandises se dirigeant vers Brest en gare de Pleyber-Christ.
  •  : bombardement du terrain d'aviation de Ploujean, une bombe tombe sur le village de Kervézélec.
  •  : trois avions anglais tombent sur Morlaix lors d'une opération de bombardement.
  •  : trois avions alliés sont détruits dans les environs de Morlaix alors qu'ils survolaient la ville à basse altitude : l'un s'écrase à Pipi-Baul en Ploujean, détruisant une maison ; un autre tombe à Coat-Menguy en Ploujean sans faire de dégâts ; le troisième à Kerguz en Plourin-les-Morlaix (pas de victimes civiles).
  •  : Bombardement de Lanmeur ; une ferme située à Saint-Fiacre, tout près de Morlaix, est également touchée.
  •  : Mitraillage à Morlaix du train Morlaix-Roscoff par quatre appareils britanniques. La locomotive est hors d'usage, le mécanicien et le chauffeur blessés.
La résistance et les otages à Morlaix et dans sa région[modifier | modifier le code]

En décembre 1940, 16 jeunes du pays de Morlaix partirent du Dourduff dans l'intention de rejoindre Londres, mais la tempête provoqua l'échouage de leur bateau à Guernesey, alors occupé par les Allemands ; ils furent arrêtés : l'un d'entre eux (François Scornet de Penn an Traon en Ploujean) fut fusillé, les autres déportés (sept moururent en déportation). En novembre 1941, treize résistants qui attendaient à Ploujean, sur les rives de la rivière de Morlaix, un bateau pour se rendre en Angleterre, furent arrêtés et déportés (cinq d'entre eux moururent)[52].

En septembre et octobre 1943, l'imprimeur Louis Boclé, de Morlaix, imprime clandestinement les deux premiers numéros du journal "La France combattante des Côtes-du-Nord"[53], dirigé par l'instituteur Jean Devienne, dit François[54], publié par le principal mouvement de résistance des Côtes-du-Nord, le Front national, créé par le Parti communiste français alors clandestin en mai 1941.

Le livre de Danielle Ropars : 1939-1945 : ils l'ont vécu. De l'action clandestine au combat des trente de Morlaix à Lorient[55] présente la résistance à Morlaix et dans sa région pendant la Seconde guerre mondiale. Le maquis FTP de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand, organisé par Pierre Lagadou[56], dit Jules et André Le Men, dit Victor, se développe à partir du printemps 1943 dans un site boisé et encaissé de la vallée du Douron, autour initialement de la ferme de Coat Chanus[57]. Les résistants recrutent des réfractaires du STO et organisent des parachutages. Un autre maquis FTP nommé War Zao s'est développé à Plestin-les-Grèves, plastiquant notamment deux cafés fréquentés par les troupes allemandes le dans le bourg de Plestin-les-Grèves (en représailles, les allemands bombardèrent l'église de Plestin-les-Grèves). Un autre réseau de maquisards FFI, dirigé par le docteur Léon Le Janne, alias Commandant Noël, coopérant avec François Tanguy-Prigent, alias Jacques Le Ru, maire révoqué de Saint-Jean-du-Doigt, a sa base à Kerabars, en Plouégat-Guérand[58]. Jeanne Bohec, originaire de Plestin-les-Grèves, est surnommée "La plastiqueuse à bicyclette". Le réseau "Var" à Guimaëc, formé d'agents britanniques du SOE (Special Operations Executive), des frères et sœurs Alice, Germaine, Raymonde et Yvonne Jacob, qui tenaient un café à Guimaëc et d'Aristide Sicot, originaire de Saint-Cast où ce dernier avait initialement organisé une filière d'évasion pour les aviateurs alliés, se replie sur Beg-An-Fri en Guimaëc à partir de janvier 1944. Avec la complicité d'un forgeron de Plouigneau, Thomas (qui accueille les aviateurs depuis la gare locale) et d'un négociant en vins, Barazer (qui les transporte), le réseau "Var" parvint à recevoir 27 agents alliés et à faire embarquer 55 personnes, principalement des aviateurs alliés, depuis Beg-an-Fri[59]. À Carantec, le réseau Sibiril, membre du réseau de renseignements militaires "Alliance" permit l'évasion vers l'Angleterre de 152 personnes à bord de 15 bateaux. Parmi ses membres, le docteur Jean Le Duc, qui fut par la suite maire de Morlaix jusqu'en 1971 et député, ainsi que son épouse[60].

Sept lycéens du lycée de Morlaix, âgés de 17 ou 18 ans, formèrent un groupe de résistants au printemps 1943, organisé par Émile Guéguen et Gildas Lebeurier[61] dit "Gil" ; parmi ses membres Louis Gourvil, Marcel Le Jeune, fils de l'adjudant Le Jeune, mort en déportation, , Jo Despretz, et de Michel Le Bars [62]. Ce "groupe Gil" participa à diverses actions de résistance au Cloître-Saint-Thégonnec et à Plourin-les-Morlaix. Ses membres rejoignirent le maquis FFI de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand, incorporant le "bataillon d'Ornano", dirigé par Édouard Lebeurier (1892-1986)[63], et participèrent à la libération de Morlaix le .

Le , Jean Thépaut, membre de l'Organisation spéciale, qui dépend du Parti communiste alors clandestin, lance une grenade qui fait 17 blessés (des soldats allemands et quelques bretonnes qui leur tenaient compagnie) sur le Soldatenheim (« Foyer du soldat allemand ») de Morlaix. Le , en représailles, les Allemands arrêtent 400 Morlaisiens lors d'une rafle et en retiennent 60 qui furent déportés à Buchenwald où 34 d'entre eux moururent[64]. Une « Place des Otages » à Morlaix commémore leur souvenir[65].

Le "groupe Justice", un maquis FTP dirigé à l'été 1944 par Eugène Le Luc[66], actif dans les Monts d'Arrée, principalement entre Brennilis et Sizun, et le sud du pays de Morlaix, récupérant des armes, attaquant des convois allemands, aidant des réfractaires du STO, cacha une famille juive à Saint-Sauveur pendant la Seconde Guerre mondiale[52].

Morlaix est libéré le par les troupes américaines venues des Côtes-du-Nord en passant par Le Ponthou où des maquisards avaient mitraillé des troupes allemandes les 4 et sur la RN 12 afin de faciliter l'avancée de l'armée alliée.

Neuf cheminots morlaisiens ont été tués à la suite de faits de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale[67].

L'après-Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les manifestations d'agriculteurs[modifier | modifier le code]

À la tête du CDJA (Centre départemental des jeunes agriculteurs) du Finistère, Alexis Gourvennec, aussi président de la SICA de Saint-Pol-de-Léon, organise, en raison des difficultés que rencontrent les agriculteurs de la Ceinture dorée, avec Marcel Léon, l'occupation de la sous-préfecture de Morlaix par 2 000 agriculteurs le  ; les deux leaders sont arrêtés et incarcérés, ce qui provoque une manifestation monstre à Morlaix de 6 000 agriculteurs le , qui entraîne leur libération; ils sont relaxés par le tribunal de Morlaix et, à la sortie du palais de justice, portés en triomphe par la foule[68].

Le , une manifestation des aviculteurs bretons dégénère et des actes de violence ravagent le centre de la ville de Morlaix ; le journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest titre ce jour-là : « Scènes de violence à Morlaix » :

« La manifestation organisée par les aviculteurs bretons à Morlaix a débuté par un rassemblement imposant, un embouteillage monstre au centre de la ville, et s'est terminé, après un meeting aux halles, par des actes de violence autour de l'hôtel de ville où des bureaux ont été saccagés, des vitres brisées. Une voiture de police fut incendiée près du commissariat devant la porte duquel des manifestants stationnent[69]. »

L'incendie de la « Manu » en 1995[modifier | modifier le code]

Le , la « Manu » est ravagée par le feu :

« Un violent incendie s'est déclaré, vers 18 h 30, hier soir, à la Manufacture des tabacs de Morlaix. En deux heures, la « Manu » a été en partie détruite par le feu, et deux pompiers, un de Morlaix et un autre de Landivisiau, ont été blessés. Il semble que le feu ait pris sous le toit, dans un endroit où des ouvriers effectuaient des travaux : très rapidement, les hautes flammes ont alors dévasté le bâtiment arrière, dont la toiture s'est effondrée, ainsi qu'une des ailes. Dix casernes de pompiers ont dû être appelées sur les lieux et c'est vers 20 h 30 que l'incendie a été maîtrisé[70]. »

Les incendies des bâtiments de la MSA et des impôts en 2014[modifier | modifier le code]

Au cours d'une action d'envergure liée à la crise de la production légumière, les bâtiments de la MSA et des impôts sont incendiés dans la nuit du 19 au 20 septembre 2014[71].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Morlaix[72]

Les armoiries se décrivent :

De gueules au navire d'or, aux voiles éployées d’hermines, flottant sur une mer d'azur.

Devise[modifier | modifier le code]

En 1522, les Anglais pillent la ville en l'absence des habitants, mais s'attardent un peu trop dans les celliers. Les Morlaisiens, revenus, leur taillent des croupières. À cette occasion, la ville ajoute à ses armes deux supports, à senestre un léopard rampant (vertical et panache de la queue tourné vers l’extérieur) bicéphale figurant l’Angleterre, à dextre un lion rampant (vertical et panache de la queue tourné vers l'intérieur), auquel s'adresse la devise inscrite sur un listel : S'ils te mordent, mords les[73].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

En breton, la ville se nomme Montroulez.

La commune a voté la charte Ya d'ar brezhoneg le 27 juin 2008 et reçu le label de niveau 1 le 6 février 2009.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[74],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 14 837 habitants[Note 2], en diminution de 4,52 % par rapport à 2009 (Finistère : +1,34 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 393 9 351 9 937 9 781 9 596 9 740 10 539 11 529 12 393
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 904 14 008 14 046 14 389 15 183 15 346 16 013 16 300 16 027
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 086 15 984 15 262 13 931 13 959 14 073 13 944 15 121 15 037
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
18 866 19 919 19 237 18 348 16 701 15 990 15 695 15 549 14 837
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[75] puis Insee à partir de 2006[76].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2014, avec 14 837 habitants, Morlaix occupe le 5e rang en nombre d'habitants sur les 283 communes que compte le département.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 23,5 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 17,3 %) ;
  • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 27,9 %).
Pyramide des âges à Morlaix en 2007 en pourcentage[77]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
6,1 
75 à 89 ans
13,4 
10,7 
60 à 74 ans
12,9 
24,3 
45 à 59 ans
21,5 
19,0 
30 à 44 ans
16,9 
23,5 
15 à 29 ans
19,7 
15,9 
0 à 14 ans
14,1 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[78]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Centre-ville.

En 2010, la commune de Morlaix a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[79].

Liste de procureurs-syndics (jusqu'à 1689) puis des maires d'Ancien Régime
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1605 1606 Nicolas Desportes, sieur du Rest    
1615 1616 Yves Le Bervet (du Parc) (1579-1641)    
    François de La Fruglaye (1730-)    
1671 1673 Jacques Alain, sieur de La Marre (1627-1687)    
1751 1752 Philippe Miron (1701-1786)   seigneur de L’Estang, négociant, lieutenant-général de police, prieur-consul de Morlaix
1753 1754 Jean Lannux l'aîné    
1763   Augustin Tilly de Penanrun   Négociant
1765 1769 Pierre Barrère[Note 3]   Négociant
1769   Jean Lannux de La Chaume   Négociant et banquier
1780   Michel Behic (1736-1837)   Négociant
1782   Pierre-Louis Mazurié de Pennanech   Négociant-armateur, député
1788 1790 Michel Behic (1736-1837)   Déjà maire en 1780
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790   Yves-Joseph Le Denmat de Kervern[80]   Avocat. Victime de la Terreur.
vers 1800 après 1806 Pierre Guy Marie Barrère[Note 4]   Négociant. Fils de Pierre Barrère, maire entre 1765 et 1769.
1809 1810 François-Gabriel de La Fruglaye   Comte.
1810 1813 Jean Marie Charles Beaumont[81]   Négociant à Morlaix
1814 1819 Louis Le Grand du Quellenec[82]   Capitaine d'infanterie en retraite
1819 1826 Jean Marie Charles Beaumont   Déjà maire entre 1810 et 1813.
1826 1830 Armand Ange Beaumont[83]   Fils de Jean Marie Charles Beaumont, maire précédent.
1832 1835 Joseph Guégot de Traoulen[84]   Avocat ; conseiller général
1845 1848 Joseph François Desloges[85]   Négociant en beurre ; président du conseil d'arrondissement. Il faillit être défenestré parce qu'à la mairie il refusait (lui l'orléaniste) de remplacer le buste de Louis-Philippe par celui de Marianne.
1848 1848 Jean-Marie Éléouët[86]   Vétérinaire.
1848   André Découvrant   Avocat. Député du Finistère en 1848-1849.
1850 1851 Philippe-François Le Denmat de Kervern[87]   Magistrat. Député du Finistère en 1830. Fils d'Yves-Joseph Le Denmat de Kervern, maire en 1790.
1853 1863 Antoine Frebourg[88]   Négociant. Chevalier de la Légion d'honneur.
1865 1870 Alexandre Étienne Tilly[89]   Négociant
1870 1871 Joseph François Desloges   Déjà maire entre 1845 et 1848.
1871 1875 Edmond-Gabriel Puyo[Note 5]    
1878 1881 Victor Braouezec[90]   Négociant de vins en gros
1881 1882 Armand Cloarec[91]   Avoué
1884 1885 François César Roussel[92]   Propriétaire
1886 1888 Armand Cloarec   Déjà maire en 1881 et 1882
1888 1888 Victor Delannègrie[93]   Médecin
1888 1897 Onésime Kérébel[94]   Négociant, exportateur.
1897 1904 Henry Le Bolloch[95]   Avocat.
1904 1907 Onésime Kérébel   Déjà maire entre 1888 et 1897.
1908 1912 Charles Lefebvre[96]   Avocat.
1914 1917 Joseph Frédéric Hervé[97]   Pharmacien.
1919 1925 François-Louis Guillou    
1925 1925 Guillaume Châtel[98]    
1925 1935 François-Louis Bourgot    
1936 1944 Olivier Le Jeune[99]   Médecin de marine ; sénateur
1945 1947 Jules Hippolyte Masson Socialiste Ancien maire de Brest, député puis sénateur.
1947 1971 Jean Le Duc MRP puis
Gaulliste
Député (1946 et 1958-1962), conseiller général
1971 1989 Jean-Jacques Cléach PS Conseiller général
1989 1995 Arnaud Cazin d'Honincthun UDF Député (1993-1997)
1995 1997 Marylise Lebranchu PS Ministre du gouvernement Lionel Jospin (1997-2002)
Députée de la quatrième circonscription du Finistère (1997 et 2002→)
Membre du conseil régional de Bretagne (1986→)
Ministre du gouvernement Ayrault (2012→2014)
Ministre du Gouvernement Valls (2014→2016), en tant que ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique
1997 2008 Michel Le Goff PS  
2008 en cours
(au 7 septembre 2014)
Agnès Le Brun UMP-LR Conseillère générale du canton de Morlaix (2008-2010)
Députée européenne du 1er janvier 2011 au 1er juillet 2014
Réélue pour le mandat 2014-2020[100]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

La place Charles-de-Gaulle à Morlaix.
  • Publiques
  • Privées
    • École Notre-Dame-de-Lourdes
    • École des Ursulines
    • École Saint-Joseph
    • École Notre-Dame de Ploujean

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Privés
    • Collège Saint-Augustin
    • Collège Saint-Joseph
  • Publics

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Privé
    • Lycée Notre-Dame du Mur - Le Porsmeur
  • Publics

IUT UBO[modifier | modifier le code]

  • Département GACO (Gestion Administrative et Commerciale):
    • DUT GACO
    • DUT GACO Arts
    • Licence professionnelle MOA, management des organisations agricoles
  • Le département Génie civil :
    • le DUT Génie civil, Construction durable

Écoles spécialisées[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

  • Breton
    • École Diwan
  • Bilingue
    • École du Poan Ben

À la rentrée 2016, 177 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans la filière bilingue publique (11,1 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [101].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Maison dite de la duchesse Anne, rue du Mur.
Une maison à lanterne ou à pondalez.
  • Ancien couvent des Jacobins dont l'église fondée en 1230, est la plus ancienne de la ville. Le couvent est construit au XIIIe siècle, la rosace du chevet date du XVe siècle. Il est confisqué à la Révolution, puis sert de caserne et enfin de siège la société d'archéologie du Finistère. Depuis 1887, il abrite le musée des Beaux-Arts de la ville, dont le premier conservateur est Edmond Puyo.
  • Viaduc de granite du XIXe siècle (1861) pour la ligne de chemin de fer Paris-Brest. Majestueux ouvrage en granite provenant de l'Île-Grande Il a été construit de 1861 à 1864 lors de l'édification de la ligne Paris-Brest. c'est l'ingénieur Fenoux qui en a tracé les plans. Le résultat est prodigieux : 292 m de longueur, 58 m de hauteur, 14 arches et 9 arceaux, 11 000 m3 de pierres… La ligne Rennes-Brest a été inaugurée en 1865.
  • Théâtre à l'italienne (1888), classé Monument historique en 1998, entièrement restauré.
  • Église Saint-Mélaine, de style gothique flamboyant (XVe siècle) dédié à Melaine de Rennes. Le prieuré de Saint-Mélaine fut fondé entre 1149 et 1157 à la suite d'une donation de Guyomarc'h III, seigneur de Morlaix. L'église fut construite à la fin du XVe siècle par l'atelier d'architectes Beaumanoir. En 1879, le lanternon de l'église a été remplacé par une flèche en bois recouverte de zinc. L'église abrite de belles sablières et statuaires du XVe au XIXe, ainsi qu'un orgue de Dallam restauré en 1971[102].
  • Ancienne Manufacture des tabacs. C'est Jean-François Blondel, architecte du roi qui a conçu la Manufacture entre 1736 et 1740.
  • Nombreuses maisons médiévales à pans de bois dites maisons à lanterne ou à pondalez (pont-galerie en breton), s'organisent autour d'un hall qui s'élève sur trois à quatre niveaux[103]. Celle du 9 Grande-Rue accueille les œuvres et objets de la collection du musée de Morlaix ayant trait à l’architecture et à l’histoire de la ville – et celle dite de la duchesse Anne (XVIe siècle), rue du Mur.
  • Le kiosque de la place des Otages, offert en 1903 par Auguste Ropars.
  • La fontaine des Carmélites, datant du XVe siècle, au pied de l'ancienne église Notre-Dame des Fontaines qui fut détruite. Les Carmélites sont arrivées à Morlaix au XVIIe siècle, à la suite de graves épidémies de peste.
  • Escaliers publics anciens, venelles.
  • Quartier et église Saint-Mathieu, la tour est un des premiers édifices Renaissance de la région. Elle abrite une statue ouvrante en bois doré de la fin du XIVe siècle. Lorsqu'elle est ouverte elle offre une Trinité sculptée et des scènes peintes du nouveau Testament. Cette statue qui provient de la région de Cologne a été commandée par la Confrérie des tisserands de Morlaix. L'église abrite également un bel orgue, dont le buffet fin XVIIe contient un instrument de Heyer (1873).
  • Dans la baie de Morlaix, le château du Taureau, érigé au XVIe siècle pour défendre la baie, a été remanié par Vauban à partir de 1689, mais il meurt en 1707 avant son achèvement. Le vaisseau de pierre prend alors ses dimensions actuelles : 60 mètres de long, 12 mètres de large et 12 mètres de haut pour une surface bâtie de 1 450 m2. Outre onze casemates pouvant recevoir chacune un canon, le fort abrite des logements, deux cachots, une cantine, une cuisine et une chapelle. Le dernier prisonnier fut Louis Auguste Blanqui, en 1871. Au XXe siècle, il est la résidence secondaire de la famille de Vilmorin, puis abrite, de 1960 à 1980, une école de voile ayant compté jusqu'à 250 stagiaires, dont 150 logés au château. Ce fort à la mer, propriété nationale gérée par la CCI, peut être désormais visité.
  • Ancienne brasserie Coreff, aujourd'hui basée à Carhaix.
  • Le château de Suscinio (maison du corsaire Charles Cornic) et son parc botanique, situés à Ploujean, ancienne commune annexée par Morlaix

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Bagad de Morlaix place Allende
  • Musée des beaux-arts de Morlaix, dit aussi Musée des Jacobins (labellisé Musée de France). Exposition en cours jusqu'au 20 mai 2017 : "Portraits et Figures dans la collection du Musée".
Article détaillé : Musée des beaux-arts de Morlaix.
  • Théâtre du Pays de Morlaix : il propose une programmation régulière mais accueille également de nombreuses compagnies dramatiques en résidence de création[104].
  • festival Panoramas : il a lieu tous les ans en avril. Principalement concentré sur les musiques actuelles (électro, hip-hop), il regroupe plusieurs tendances[105].
  • Bel Eté : tous les étés, depuis 2008, la Ville de Morlaix propose une programmation riche de festivités et d’événements culturels, avec une place prépondérante accordée aux arts de la rue, qui font sa réputation depuis des décennies, et à la culture bretonne.
  • Espace des Sciences du Pays de Morlaix[106].
  • Le Patio, centre d'initiation aux arts du Pays de Morlaix, école de musique[107].
  • Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) de Morlaix[108].
  • Alliance Armor Dupleix Inde : le but de cette association est de développer des liens culturels entre l'Inde et la région de Morlaix[109].
  • Lango, parc des expositions de Langolvas, un espace événementiel en fonction depuis 2002.
  • Bagad Sonerien Bro Montroulez, bagad du pays de Morlaix, ensemble de musiciens de musique bretonne.
  • Les Moyens du Bord[110].
  • La Salamandre : salle de cinéma associative classée art et essai[111]

Cultes[modifier | modifier le code]

Tableaux[modifier | modifier le code]

Jules Noël : Le rémouleur à Morlaix (vers 1869, musée des Jacobins à Morlaix).
  • Jules Noël : Sortie de la messe de minuit (l'auteur s'est inspiré de l'église Saint-Melaine de Morlaix)(1867, huile sur toile, collection particulière).
  • Jules Noël : Morlaix : l'escalier de l'église Saint-Melaine (crayon sur papier, collection particulière).
  • Jules Noël : Le viaduc et le quai de Tréguier à Morlaix (vers 1893).
  • Jules Noël : Le rémouleur à Morlaix (vers 1868, musée des Jacobins, Morlaix).
  • Charles de Kergariou : Le port de Morlaix (collection particulière).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVe siècle
nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
Louis Le Guennec est né à l'Hôtel dit de François du Parc.
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  3. Deux fois maire de Morlaix entre 1765 et 1769, aussi Premier consul de Morlaix en 1774, voir : Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 2, 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111995g/f379.image.r=Morlaix.langFR
  4. Né le à Morlaix, fils de Pierre Barrère et Marie-Jacquette Quérangal, fut aussi consul et président du tribunal de commerce de Morlaix et anobli en 1817 par le roi Louis XVIII, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111995g/f379.image.r=Morlaix.langFR ; il décéda le à Morlaix
  5. Edmond-Gabriel Puyo (1828-1916) fut maire de Morlaix de 1871 à 1875, puis fondateur et 1er conservateur du musée de Morlaix. Il était l'oncle maternel du poète Tristan Corbière (1845-1875). Le peintre Alexis Douillard a fait son portait qui se trouve au Musée des beaux-arts de Morlaix.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. « article du quotidien Le Télégramme »
  3. « article du quotidien Le Télégramme le 14 janvier 2012 »
  4. « article du quotidien Ouest-France le 24 décembre 2013 »
  5. article du monde le 7 février 2014
  6. http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/article-les-inondations-ne-sont-pas-une-fatalite-a-morlaix-lettre-ouverte-d-ismael-dupont-122457745.html
  7. Nom attesté dans l’Acte de Fondation de Saint Martin. Le 12 mars 1128, le vicomte Hervé de Léon fait don aux moines de Marmoutier d’une terre « juxta Castrum meum, quod vocatur Mons-Relaxus » (« auprès de mon château fort qui est appelé Morlaix »).
  8. Bernadette Lécureux, Histoire de Morlaix : des origines à la Révolution, Éditions du Dossen, , p. 12.
  9. Louis Le Guennec, Morlaix et sa région, Amis de Louis Le Guennec, , p. 13.
  10. Bulletin archéologique de l’association bretonne, 1851, p. 159.
  11. « Résultats concernant « Bubry » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 20 juillet 2016)
  12. Michel Priziac - Les noms racontent la nature - Kidour-éditions - page 14
  13. a, b, c, d, e, f et g Daniel Leloup, Demeures remarquables de Bretagne. Les maisons à pondalez du siècle d'or. Morlaix, Skol Vreizh, (ISBN 978-2-36758-024-1)
  14. La paroisse de Saint-Martin a été fondée en 1128 par Hervé II de Léon, qui la donna à l'abbaye de Marmoutier « pour y construire un monastère, un cimetière et un bourg », voir A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiC2pWx4cTXAhWHtRoKHUUuCBMQ6AEIJjAA#v=onepage&q=Saint-Martin-des-Champs&f=false
  15. a, b, c et d http://www.infobretagne.com/morlaix.htm
  16. http://www.infobretagne.com/morlaix-eglise-notredamedumur.htm
  17. Albert Le Grand, "La vie, gestes, mort et miracles des saincts de la Bretagne Armorique", Nantes, 1637
  18. Elle se trouve de nos jours dans l'église Saint-Mathieu de Morlaix, voir http://www.infobretagne.com/morlaix-eglise-mathieu.htm
  19. http://www.lavieb-aile.com/article-la-vierge-ouvrante-de-notre-dame-des-murs-a-morlaix-118330163.html
  20. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 10-12 (ISBN 2-9503519-5-6)
  21. http://www.infobretagne.com/morlaix-saint-martin.htm
  22. Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Editions Ouest-France, , 380 p. (ISBN 978-2-737-31932-7, OCLC 34611255)
  23. Nobles dérogeant temporairement pour exercer une activité commerciale ou financière ; sur simple déclaration de leur part affirmant qu'ils cessent leur activité commerciale ou financière, ils peuvent retrouver l'intégralité de leurs droits ; par exemple Nicolas Coëtanlem fait lire sa déclaration de renoncement à pratiquer le commerce dans l'église paroissiale de Plouézoc'h le
  24. Jean du Quélennec, capitaine de Morlaix en 1470
  25. https://ploujeanpatrimoine.files.wordpress.com/2014/07/le-vieux-manoir-de-coatserho.pdf
  26. Dom Morice, "Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, tome 3, 1746, consultable https://books.google.fr/books?id=99lOAAAAcAAJ&pg=PA1481&lpg=PA1481&dq=Alexandre+de+Kergariou&source=bl&ots=fc94eFdxxL&sig=aUqn3GSfCCNAUT2JR16F3o0oYJ8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiXwdj1oq7XAhWI5aQKHdMpCoAQ6AEIQDAF#v=onepage&q=Alexandre%20de%20Kergariou&f=false
  27. a et b Yves-Pascal Castel, Denise Dufief-Moirez, Jean-Jacques Rioult et al., Les orfèvres de Basse Bretagne, Rennes, Association pour l'Inventaire de Bretagne, coll. « Inventaire générale des monuments et richesses artistiques de la France, Région de Bretagne », , 440 p. (ISBN 2 90 50 64 20 X), p. 48-50
  28. Pierre de Boiséon, prisonnier des Ligueurs en 1590 alors qu'il défendait son château de Kerouzéré, décédé en 1627
  29. Délibération du 14 mars 1687, archives municipales de Morlaix
  30. Jean-Pierre Leguay, "Le Léon, ses villes et Morlaix au Moyen Âge", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CVII, 1979
  31. Jean Tanguy, Quand la toile va. L'industrie toiliere bretonne du 16e au 18e siècle, Rennes, éditions Apogée, , 158 p. (ISBN 2909275272)
  32. Jacques Cambry, "Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795", 1799
  33. [1]
  34. Jean Kerhervé, François Rodaut et Jean Tanguy, "La Bretagne en 1665 d'après le rapport de Colbert de Croissy", Brest, Centre de recherche bretonne et celtique, 1978, (ISSN 0396-146X)
  35. "Histoire de la Bretagne et des pays celtiques", tome 3, "La Bretagne province", Skol Vreiz, 1986
  36. http://www.tourisme-morlaix.bzh/La-Maison-Penanault-a-Morlaix.html
  37. François du Parc, né en 1555, seigneur de Lézerzot, conseiller au Parlement de Bretagne, inhumé le à Ploujean
  38. Morlaix et le lin, ville.morlaix.fr
  39. Les toiles de Bretagne : registre de marque des tisserands des toiles de Quintin (1738), archives.cotesdarmor.fr
  40. Yves-Pascal Castel, Catalogue du trésor de Saint-Jean-du-Doigt, Kreiz 14, coll. « Études sur la Bretagne et les pays celtiques »,
  41. René Couffon et Alfred Le Bars, Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, , 551 p. (lire en ligne)
  42. Notice no IM22000873, base Palissy, ministère français de la Culture
  43. "Histoire de la Bretagne et des pays celtiques", tome 3, "La Bretagne Province", Skol Vreiz, 1986
  44. https://www.pouliquen.me/les-lances-de-morlaix-avant-1880/
  45. Louis Elégoët et Marthe Le Clech, La vie des paysans du Léon : 1800-1950, Plourin-lès-Morlaix (10 les Trois chênes, 29600, Éd. Bretagne d'hier, , 153 p. (ISBN 978-2-952-30190-9, OCLC 470568751)
  46. Albert Robida, La vieille France, Bretagne, vers 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102617k/f171.image
  47. Memorialgenweb.org - Morlaix : monument aux morts
  48. Memorialgenweb.org - Morlaix : plaque commémorative de l'église Saint-Mélaine
  49. La plaque commémorative sur la chapelle Notre-Dame-des-Anges bénite le 3 février 1957 à côté de l'école
  50. Yvon Tranvouez, La mémoire d’un bombardement britannique : Notre-Dame-des-Anges (Morlaix, 1943-2003), Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 2004, consultable http://abpo.revues.org/1308
  51. a, b et c Éric Rondel, La Bretagne bombardée : 1940-1944, Fréhel, Ouest, (ISBN 978-2-364-28007-6)
  52. a et b François Mallégol, "Orages de guerre sur l'Arrée", Skol Vreiz, 2008, [ (ISBN 978-2-915623-10-9)]
  53. Le journal "Le patriote des Côtes-du-Nord", imprimé à Saint-Brieuc, lui succéda ensuite dès novembre 1943
  54. http://www.wikiarmor.net/Jean_Devienne
  55. Danielle Ropars, 1939-1945 : ils l'ont vécu, Liv'éditions, 2003 [ (ISBN 2-913555-54-3)]
  56. Pierre Lagadou est originaire de Plestin-les-Grèves
  57. http://fr.topic-topos.com/stele-des-maquis-de-saint-laurent-plouegat-guerrand
  58. "Été 1944 : Résistances et Libération en Trégor", Skol Vreizh no 56
  59. Ce fut la deuxième plus importante filière clandestine d'évasion d'aviateurs alliés vers l'Angleterre en Bretagne, après le réseau Shelburn depuis la plage Bonaparte en Plouha
  60. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20000103&article=535307&type=ar
  61. Gildas Lebeurier, né le , élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d'honneur le , voir http://www.france-phaleristique.com/lh_promo_25-04-05.htm
  62. http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/marcel-le-jeune-a-17-ans-il-a-pris-le-maquis-08-08-2014-10290809.php
  63. François de Beaulieu, La triple vie d'Édouard Lebeurier, revue "ArMen" no 200, mai-juin 2014
  64. Pour la liste des déportés morts, voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/rafle-morlaix.htm
  65. Yves Mervin, "Joli mois de mai 1944 : la face cachée de la résistance en Bretagne", Yoran Embanner, 2011 [ (ISBN 978-2-916579-52-8)]
  66. Eugène Le Luc, né en 1920 à Morlaix, décédé en 2005 à Ploujean, voir http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20050702&article=10271860&type=ar
  67. Memorialgenweb.org - Morlaix : plaque commémorative S.N.C.F.
  68. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 5093 du 23 juin 1961
  69. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 6772 du 20 décembre 1966
  70. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 15665 du 20 octobre 1995
  71. Le Télégramme, 20 septembre 2014, Morlaix. Les impôts et la MSA incendiés
  72. Site officiel de la ville
  73. Jean Claude Jumièges, Bretagne, Éditions Rencontre, , p. 89
  74. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  75. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  76. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  77. « Évolution et structure de la population à Morlaix en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  78. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  79. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  80. Yves Joseph Louis Le Denmat de Kervern, né en 1751, arrêté dans sa maison de la rue Saint-Melaine, par ordre du Comité de Surveillance le , incarcéré à Saint-Pol-de-Léon, puis traduit devant le tribunal révolutionnaire de Brest, guillotiné le à Brest.
  81. Jean Marie Charles Beaumont, né le à Morlaix, sous-lieutenant au Régiment de La Reine dragons, participa à l'insurrection royaliste dans l'armée de Charette, nommé sous-préfet en 1814, décédé le à Morlaix.
  82. Louis Ignace Jean Joseph Le Grand du Quellenec, né en 1753, décédé le à Morlaix, officier émigré, survivant du débarquement de Quiberon, voir Claude-Youenn Roussel et Benoît de Bergevin, Un survivant de Quiberon. Le Grand du Quellenec (1753-1830), Guénégaud, 2008, [ISBN 2-85023-139-8]
  83. Armand Ange Beaumont, né le à Morlaix.
  84. Joseph Pierre François Guégot de Traoulen, né le à Montjean-sur-Loire, décédé le et inhumé à Plounéour-Ménez
  85. Joseph François Desloges, né le à Nantes, fit fortune en faisant des exportations de beurre aux Antilles et acheta la terre de La Mulnière, décédé le à Morlaix
  86. Jean-Marie Éléouët, né le à Morlaix, décédé le à Landivisiau
  87. Philippe-François Le Denmat de Kervern, né le à Morlaix, décédé le à Morlaix.
  88. Antoine Benjamin Frebourg, né le à La Remuée (Seine-Maritime), marié le à Morlaix avec Anne lelièvre, décédé le à Rouen (Seine-Maritime).
  89. Alexandre Tilly de Kervano, né le à Corlay (Côtes-du-Nord), décédé le à Locquénolé
  90. Victor Braouezec, né le ) Morlaix, décédé en 1900.
  91. Armand Joseph Cloarec, né le à Quimper, décédé le à Morlaix. Il a habité le manoir de Roc'h Gwen en Ploujean qu'il fit construire vers 1850.
  92. François César Roussel, marié le à Mouzon (Ardennes) avec Rosalie Delbeck, décédée le à Morlaix
  93. Victor Louis Delannègrie, né le à Morlaix, décédé le , décédé le à Morlaix
  94. Onésime René Marie Kérébel, né le à Sizun (Finistère), décédé le à Morlaix
  95. Henry Joseph Louis Le Bolloch, né le à Carhaix, décédé après 1915
  96. Charles Joseph Simon Lefebvre, né le à Morlaix, décédé le à Morlaix
  97. Joseph Frédéric Hervé, né le à Morlaix, décédé le à Morlaix
  98. Peut-être Guillaume Marie Châtel, né le à Morlaix
  99. https://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/le_jeune_olivier0788r3.html
  100. Jacques Chanteau, « Conseil. Un maire et neuf adjoints », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  101. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  102. http://www.infobretagne.com/morlaix-eglise-melaine.htm
  103. Roland Godefroy, « Les dernières maisons à lanterne pourront-elles être sauvées ? », Ouest-France, éd. Morlaix, 27 janvier 1981.
  104. http://www.theatre-du-pays-de-morlaix.fr/
  105. http://www.wartiste.com Association WART
  106. http://www.espace-sciences.org/morlaix
  107. http://www.lepatiocia.com/
  108. http://www.mjcmorlaix.com/
  109. http://www.aadi-mx.org/fr/
  110. https://lesmoyensdubord.wordpress.com/
  111. http://cinemalasalamandre.blogspot.fr/
  112. http://callac.joseph.lohou.fr/stprix_comtesse.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]