La Baule-Escoublac

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La Baule-Escoublac
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Blason de La Baule-Escoublac
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton La Baule-Escoublac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Yves Métaireau
2014-2020
Code postal 44500
Code commune 44055
Démographie
Gentilé Baulois
Population
municipale
15 542 hab. (2014)
Densité 700 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 12″ nord, 2° 23′ 27″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 55 m
Superficie 22,19 km2
Localisation

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Site web Site officiel

La Baule-Escoublac (prononcé /la.bol.ɛs.ku.blak/) est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Station balnéaire de la Côte d'Amour, elle est réputée pour sa longue plage située au fond de la baie du Pouliguen, son casino et ses palaces en bord de mer. Avec une population estimée à environ 16 000 habitants, la population estivale peut atteindre 150 000 habitants.

La commune doit son essor au développement du tourisme à la fin du XIXe siècle. Bénéficiant d'une forêt de pins plantée dès 1840 pour enrayer l'avancée des dunes, la ville voit d'abord s'implanter des familles aisées qui font construire de belles villas le long de la plage. Après avoir connu un âge d'or durant les Années folles, la ville subit le contrecoup de la crise économique des années 1930 puis de la Seconde Guerre mondiale. Elle retrouve de la vigueur dans les années 1960, entraînant une nouvelle forme d'urbanisation, son économie étant toujours basée sur le tourisme. Elle est un lieu de villégiature privilégié des élites parisiennes.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Baule-Escoublac est située à l'ouest du département de la Loire-Atlantique, à 11,8 km à vol d’oiseau à l'ouest de Saint-Nazaire, chef-lieu de l’arrondissement auquel appartient la localité[Note 1] ; elle est également à 50 km à vol d’oiseau au sud-est de Vannes et à 62 km à l'ouest de Nantes[Note 2]. La commune est implantée dans la baie du Pouliguen et sur la presqu'île guérandaise, territoire rattaché au continent par un étroit passage situé sur la commune de Saint-Lyphard. Cette presqu’île est cernée à l'ouest par l'océan Atlantique, à l'est par le marais de Brière, au sud par la Loire et au nord par la Vilaine[1].

Jusqu'en 1900, Escoublac s'étend à l'est jusqu'à l'étier de Pornichet, situé à l'emplacement de l'actuel boulevard de la République à Pornichet, où elle est alors limitrophe de Saint-Nazaire ; lors de la création de la commune de Pornichet, celle-ci reçoit 97 hectares du territoire d'Escoublac, soit la portion de la plage jusqu'au pont de Mazy (supprimé depuis) et quelques dizaines de mètres en arrière, qui forment le quartier du Mazy[réf. nécessaire].

À l'ouest, la commune est limitée par le grand étier du Pouliguen qui relie les marais salants de Guérande à l'océan Atlantique et qui, tout en servant de limite avec la commune du Pouliguen, abrite le port des deux cités.

Communes limitrophes de La Baule-Escoublac
Guérande Saint-André-des-Eaux
Le Pouliguen La Baule-Escoublac Saint-Nazaire
Océan Atlantique Pornichet

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte montrant par des aplats de couleur des formations géologiques.
Géomorphologie et géologie simplifiée[AVAP 1].

La superficie de la commune est de 2 219 hectares ; son altitude varie entre zéro et cinquante-cinq mètres, atteints dans la forêt d'Escoublac[2]. Elle est située sur une zone littorale sablonneuse comportant des dunes conséquentes (localement appelées falaises jusqu'au XIXe siècle) et sur le sillon de Guérande.

Les dunes[modifier | modifier le code]

Carte sépia d'une ville côtière.
Extrait de la carte de Cassini (XVIIIe siècle) sur lequel figurent l’actuel village d’Escoublac et la mention « Vieux Bourg ».

Les dunes semblent être apparues dans l’Antiquité, envahissant les marais côtiers dans une progression d’ouest en est[AVAP 2]. La dune de la forêt d'Escoublac est plus éloignée du rivage et atteint l'altitude de 54 mètres[Note 3], point culminant de la commune. C'est cette dune qui à la fin du XVIIIe siècle a submergé l'ancien village d'Escoublac[Note 4], ainsi qu'une partie du sillon de Guérande (jusqu'à la route de la Jo). Le nouveau village d’Escoublac s’est déplacé de près d’un kilomètre vers l’intérieur des terres en 1779[AVAP 2]. La partie dunaire et les marécages sont alors exploités de façon extensive en vaine pâture.

La dune du Guézy s'élève derrière celle de Mazy jusqu'à une altitude de 25 mètres et se raccorde au sillon de Guérande vers la route de Nérac. Entre ces deux dunes coule le ruisseau de Mazy, qui, sur le littoral, marque la limite entre La Baule et Pornichet[3].

Le sillon de Guérande[modifier | modifier le code]

Il s’agit de l'abrupt du coteau de Guérande[Note 5]. Cette ligne de faille rectiligne s’étend de Saint-Nazaire — pointe de Chemoulin — à Piriac-sur-Mer[4] — pointe du Castelli ; elle est parallèle au Sillon de Bretagne au nord-est — et de même origine que ce dernier — et à la côte de la presqu'île du Croisic au sud. Cet ensemble de reliefs parallèles est une réactivation d'accidents tectoniques anciens, mis en place au cours de l'orogénèse hercynienne, par les derniers contrecoups de la surrection des Alpes au cours des derniers millions d'années[Note 6] et consécutive à l’ouverture de l’océan Atlantique et du golfe de Gascogne[5]. Le sillon borde un bloc basculé dont la partie basse s’enfonce sous les marais du Mès et ceux de la Brière[5] ; le bloc est penché vers le nord-nord-est constituant le plateau de Guérande[4]. L'altitude passe ici brusquement de 10 mètres à 40 - 60 mètres.

La plage[modifier | modifier le code]

La plage, que la ville partage avec les communes du Pouliguen et de Pornichet, mesure plus de huit kilomètres et qui est souvent revendiquée localement comme étant « la plus belle plage d’Europe »[M 1]. Elle borde les quartiers de La Baule-les-Pins, La Baule-Centre et Casino-Benoît. Près du Pouliguen, la plage Benoît est réputée pour son sable blanc très fin. Son estran recèle de grandes quantités de coques.

Balade à cheval sur la plage de La Baule.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique, peu dense, se limite à quelques ruisseaux. Il résulte de la structure géologique et des formes de relief particulières du territoire. Du métamorphisme peu perméable de la zone nord résultent des cours d’eau réactifs aux pluies et des échanges rapides de matières vers les espaces littoraux ou humides — dont font partie les marais de Guérande. En fort contraste, la partie dunaire est très perméable et constitue une aire de transition entre la nappe phréatique et les eaux marines. Si l’influence des marées sur le niveau des nappes demeure faible dans la partie médiane de la zone dunaire, le suivi piézométrique mis en place depuis 2003 montre des variations saisonnières importantes dans le secteur de Prémare[AVAP 3].

Seuls deux cours d’eau permanents sont identifiés sur le territoire de la commune, le Mazy et la Torre ; ils rejoignent tous les deux l’océan. Le Mazy marque la limite est de la commune avec Pornichet ; il est souterrain dans son cours inférieur, du fait de l’urbanisation du secteur, et débouche sur la plage par une buse de gros calibre[3]. La Torre traverse les coteaux escoublacais et la forêt, devient souterraine, puis réapparaît aux abords du quartier des Rochers avant de rejoindre l’étier[6].

Des talwegs naturels ou artificiels drainent également le territoire de la commune de façon temporaire. Il s’agit en particulier des talwegs Villeneuve-Beslon à l'ouest, de la Jubine au nord — qui aliment le lac de Rézac — et de Pont Saillant au sud-est[AVAP 3]. Ces rus et talwegs traversent des zones d’eau stagnante, mares ou prairies humides[AVAP 3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Loire-Atlantique.

La station météorologique la plus proche est, depuis 1994, celle du village de Saillé, sur le territoire de la commune de Guérande[ME 1], jouxtant celui de La Baule-Escoublac.

Le climat de La Baule-Escoublac est de type océanique, pluvieux et doux, engendré par la proximité de l'océan Atlantique dont la pénétration est favorisée par la présence de l'estuaire de la Loire et l'absence de relief important[7],[Note 7] ; l’anticyclone des Açores repousse en été vers le nord les dépressions, caractérisées par des vents froids et des fortes pluies ; l’hiver il tempère le refroidissement[8]. La moyenne annuelle des températures relevées à Saillé depuis 1994 est de 12,8 °C, avoisinant les 7,4 °C de décembre à février — alors qu'elle est de °C à Saint-Nazaire sur la même période[ME 2] — et les 18,5 °C de juin à août. Ces températures résultent de minima essentiellement nocturnes et de maxima principalement diurnes. L'amplitude minimale — écart entre températures minimales et maximales — a été enregistrée en janvier avec 4,5 °C alors qu'elle a été maximale en août avec 7,2 °C.

Les relevés effectués depuis 1994 dans la région de Guérande montrent que le nombre de jours avec une température sous abri excédant 30 °C est de 4,7 jours, à comparer aux 5 jours relevés à Saint-Nazaire et aux 9 jours à Nantes[Note 2]. De même en hiver, la station de Saillé n'a enregistré que 17,3 jours de gel contre 32 jours à Nantes[ME 2]. Le record absolu de température de la station a été enregistré le avec 36,6 °C[ME 3]. La station bénéficie d’un ensoleillement proche de 2 000 heures par an, avec près de 300 heures en juillet[Note 8].

Les vents dominants s'inscrivent dans le quartier ouest - sud-ouest[AVAP 4], avec une nette prédominance des vents d'ouest moyens — de 16 à 29 km/h — associés à de fortes perturbations et, l'été, à des brises de mer ; provoquées par les fortes variations thermiques estivales, elles peuvent atteindre près de 60 km/h. Les vents de nord-est s'accompagnent, quant à eux, de période de temps stable[ME 4]. Lors des tempêtes, les vents peuvent dépasser les 100 km/h. Ils sont un élément catalyseur de la formation de la houle ; celle-ci, lors de marées hautes et d’épisodes de pluies fortes peut être à l’origine d’inondations marines localisées[AVAP 4].

La pluviométrie relevée révèle un niveau annuel de près de 800 mm[AVAP 4], inférieur aux 896 mm d'Herbignac, localité située à moins de 25 km[Note 9] et même aux de 838 mm de Nantes[ME 5]. La faible pluviométrie estivale justifie l'implantation salicole dans la région. En effet, le nombre de jours de pluie — caractérisant les jours recevant plus d'un millimètre de pluie — est de 108 par an. Statistiquement, il ne pleut que 4,7 fois au mois de juin. La fréquence mensuelle augmente faiblement jusqu'au mois de septembre[ME 6]. Les records journaliers varient de moins de 20 mm : de 20,6 mm le à 40 mm le [ME 6].

Relevé météorologique de Guérande et sa région pour la période 1994-2008.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5 4,8 6,4 8,3 11,5 14,1 15,7 15,5 14 11,6 7,2 5 9,9
Température moyenne (°C) 6,8 7,4 9,2 11,3 14,6 17,4 18,9 19,1 17,1 14,2 10,2 7 12,8
Température maximale moyenne (°C) 9,5 9,9 12,4 14,5 17,9 20,9 22,2 22,7 21,1 17 12,7 10 15,9
Record de froid (°C) −10,3 −6,5 −6 −0,4 2,8 6,9 9,9 9,2 5,8 −0,8 −4,4 −7,5 −10,3
Record de chaleur (°C) 14,4 16,9 23,2 26,3 29,7 33,5 34,5 36,6 32,4 26,9 18,7 15,6 36,6
Précipitations (mm) 62 45,5 53,6 61,2 48,8 25,4 38,9 34,6 50,7 79,8 75,5 76,4 642,4
Source : Climatologie mensuelle de Guérande (période 1994-2008)[ME 2],[Note 10].


Pour la Baule-Escoublac les mois les plus froids vont de décembre à février avec une température avoisinant les 5 °C. Le mois le plus chaud est celui d'août avec une température moyenne de 22,7 °C ; les précipitations surviennent toute l'année variant de 25,4 mm en juin à 79,8 mm en octobre.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La ville de La Baule-Escoublac est desservie par la route départementale 213 (RD 213) surnommée la Route bleue. Cette départementale reliant Les Moutiers-en-Retz à Guérande constitue un axe majeur en longeant une grande partie du littoral de la Loire-Atlantique. La ville est aussi traversée par la route départementale 92 formée par les avenues du Maréchal-De-Lattre-de-Tassigny, du Bois-d'Amour, de l'Étoile et du Rhuys permettant de relier Le Pouliguen à Pornichet via le centre de La Baule et de desservir la gare.

L'avenue Charles-De-Gaulle et l'avenue Lajarrige constituent les principales rues commerçantes de La Baule. Elles sont reliées aux boulevards longeant le front de mer.

La ville est desservie par le dispositif Vélocéan, 126,6 km de pistes cyclables permettant de découvrir le littoral.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare SNCF de La Baule-Escoublac.
La gare de La Baule-Les Pins, peu après sa mise en service.
Elle n'est plus aujourd'hui qu'une halte.

La Baule-Escoublac possède deux gares, La Baule-Escoublac située à la Baule-Escoublac et La Baule-les-Pins située à l'est de la ville. Elle est traversée par la ligne Saint-Nazaire - Le Croisic prolongement de la grande radiale en provenance de Tours.

Le tourisme commence dans la presqu'île guérandaise au milieu du XIXe siècle, vers les années 1840. La bourgeoisie découvre les bains de mer. À cette époque Escoublac est peu touchée par le phénomène touristique, ce n'est qu'à partir de 1879 avec le prolongement de la ligne de chemin de fer de Saint-Nazaire jusqu'au Croisic que la station balnéaire prend forme. Le premier train s'arrête le .

En 1885, après le développement de la station balnéaire, il est envisagé la création d'une ligne à voie étroite de 0,60 m entre Le Pouliguen et Pornichet[10]. Le la ligne est mise en place entre le Pouliguen et La Baule-Escoublac, puis prolongée le jusqu'à Pornichet. La ligne surnommée « Trait d'Union » ferme en 1902 pour être remplacée par des bus l'année suivante[10]. Le un second service de tramway est mis en place sur une nouvelle voie, l'ancienne étant supprimée avec la mise en place des remblais. Surnommé Navette, cette nouvelle ligne reliait la villa Suser au Pouliguen à l'hôtel Robet à La Baule-Escoublac. Le service sera définitivement fermé le [10].

Le est mise en service la ligne TGV Paris-Nantes-Le Croisic permettant de relier La Baule-Escoublac à Nantes en une heure et Paris en trois heures.

La Baule-Escoublac ne possède pas de réseau de transport en commun qui lui est propre mais est desservie par les cars départementaux du réseau Lila de la presqu'île guérandaise. Jusqu'à la rentrée 2015, huit lignes traversent la commune dont six permettent de voyager au-delà des limites de celle-ci, la ligne E reliant Escoublac à la limite orientale, vers Pornichet via La Baule-Escoublac et deux autres (lignes N et Nbis) formant une boucle à l'intérieur de la ville. À partir de la rentrée 2015, seulement 4 lignes du nouveau réseau Lila Presqu'Île traversent la commune, une reliant Guérande à La Baule (ligne 1), une autre reliant la commune au Croisic (ligne 6), une autre reliant la commune à Pornichet et à Saint-Nazaire et une dernière étant interne à la commune (ligne 20).

La ville possède un aérodrome situé à l'est de la commune. Il est géré par le syndicat intercommunal de La Baule-Escoublac - Pornichet - Le Pouliguen[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Histoire du développement urbain de La Baule-Escoublac[modifier | modifier le code]

La naissance de la cité balnéaire[modifier | modifier le code]

Plan en couleur d'une ville de bord de mer, des zones de couleur indiquent des quartiers.
Les grandes étapes des lotissements de la station balnéaire[AVAP 5].

En 1787, une tempête d’une extrême violence provoque des dommages considérables aux marais salants situés à l’ouest d’Escoublac, en pénétrant dans les traicts du Croisic. Elle atteint et endommage la partie occidentale des dunes d’Escoublac faisant craindre la création d’un nouvel déversoir des marais salants, à l’est de l’étier du Pouliguen[V 1]. En conséquence, le parlement de Bretagne ordonne la construction d'une digue, longue de 400 mètres, apte à contenir les grandes marées. Cette digue, achevée en 1788 et qui sépare les marécages sablonneux — ou « bôles » — au nord des dunes du sud, sert encore au XXIe siècle de support à l’avenue de Lattre-de-Tassigny au Pouliguen[V 1]. Ces événements concourent à la désertification humaine des dunes locales, la population se réfugiant sur le plateau guérandais, ou sur les anciennes îles du Croisic, de Batz et du Pouliguen[V 2]. En parvenant au village de Saint-Sébastien-de-Pornichet — situé au sud-est d’Escoublac —, en 1823, Édouard Richer écrit :

« Les habitants de Saint-Sébastien témoignent d'un étonnement stupide à la vue d’un étranger »

— Édouard Richer, Voyage pittoresque dans le département de la Loire-Inférieure, 1823[12].

Et Gustave Grandpré ajoute en 1828 :

« Aucune trace, aucun sentier n’indique la route, seulement des pas d’hommes, empreintes sur le sable dans toutes les directions, annoncent que le désert est fréquenté. Autour de moi, rien qu’un affreux désert. Des dunes entassées les unes sur les autres s’allongent à perte de vue. Rien n’interrompt leur désespérante uniformité ! »

— Gustave Grandpré, Promenade au Croisic, 1828[13].

Le désert dont il est question couvre 628 ha de dunes mouvantes d’Escoublac, bordées de marais salants, auxquels s’ajoutent 75 ha menaçant Le Pouliguen[V 3]. L’ensablement puis la disparition d’Escoublac[V 4], alliés au décret du [14] préconisant la fixation des dunes dans tous les départements maritimes, sont à l’origine des travaux de plantation entrepris dès 1818[V 3].

Grandes étapes de la transformation
du front de mer au XXe siècle[AVAP 6] :

  • 1924 : élargissement du boulevard de mer devant le futur casino ;
  • 1925 : construction du casino et des hôtels Hermitage et Castel Marie-Louise ;
  • 1927 : réfection du boulevard de mer, création du « remblai » ;
  • 1929 : agrandissement de l'esplanade fleurie devant l'hôtel Hermitage ;
  • années 1950 : construction des premiers immeubles sur le front de mer ;
  • années 1960 : densification du front de mer, début de démolition
    des villas et hôtels des boulevards Hennecart et Darlu.

L'ordonnance royale du accorde au comte Donatien de Sesmaisons la concession de sable jusque là appartenant à l’État et portant sur 628 ha[A 1]. Les premières réactions des habitants d’Escoublac sont brutales, ceux-ci détruisant systématiquement tous les semis pour sauvegarder leur liberté de pâture[V 5]. Les premières plantations entreprises par MM. de Sesmaisons et Berthault durant la première motié du XIXe siècle — pin maritime, chêne vert, bouleau, frêne, cyprès dans un premier temps, puis peuplier, aulne, hêtre, houx, if et acacia — sont complétées après 1860 par la future forêt domaniale d'Escoublac[AVAP 7]. Ce sont finalement 700 ha qui sont boisés à partir de 1826, dans une démarche initiée par les pouvoirs publics, mais concédée à des sociétés et à des investisseurs[AVAP 7].

L'arrivée du chemin de fer dans la commune constitue un autre élément déterminant de l'urbanisation de la zone. Une première gare est ouverte en 1876 et la liaison avec Paris est achevée en 1879[AVAP 7]. Les entrepreneurs investissent immédiatement pour créer, d’ouest en est, la future station balnéaire ; à l'ouest, le lotissement Benoît est construit dès 1876[Note 11]. L'initiative est bientôt suivie, en 1878, par le lotissement de la société créée par Jules-Joseph Hennecart et Édouard Darlu à proximité de la gare. L'actuelle avenue du Général De Gaulle — sous le nom d'« avenue de la gare » — est dessinée et rejoint la côte ; une promenade de bord de mer et une estacade suivent rapidement[AVAP 9],[Note 12]. En 1895, la compagnie foncière d’André Pavie construit à son tour un lotissement à proximité d’un établissement spécialisé dans le traitement de la turberculose[Note 13]. En 1923 naît le lotissement du Bois d’Amour, revendu en partie en 1925 à Louis Lajarrige, dont la société immobilière trace les plans de l’actuelle La Baule-les-Pins[A 2],[Note 14],[Note 15].

Durant la seconde partie du XIXe siècle, les équipements indispensables à une cité balnéaire viennent compléter le développement de la ville. Il s’agit en particulier d’établissements de bains, du casino, du jardin anglais, du square, des cabines de plage et de villas aux styles nouveaux. En parallèle de nouvelles voies sont tracées, comme en 1880, le boulevard Darlu d'une largeur de 16 mètres[AVAP 11].

Si la première moitié du XXe siècle voit la transformation d'un lieu de villégiature chic et familial en station internationale[AVAP 12], la seconde moitié de ce même siècle consacre l'accès des classes moyennes à la résidence secondaire[AVAP 13] ; on dénombre 855 résidences secondaires en 1954 et 5 408 en 1970[AVAP 13].

Les styles architecturaux[modifier | modifier le code]

Le patrimoine urbain et architectural de La Baule se caractérise par au moins trois niveaux qualitatifs et quantitatifs que sont les grands hôtels, les villas châteaux ou chalets et enfin, les immeubles et maisons urbaines[AVAP 14].

icône image Image externe
Le Celtic-Hôtel, carte postale des années 1930.
Les grands hôtels[modifier | modifier le code]

C'est dès 1886 qu'est construit l'hôtel Mauspha dans le quartier Benoît. Il est bientôt suivi en 1896 par l'hôtel de l'institut Verneuil, destiné aux parents des enfants soignés à l'institut. Ce dernier devient l'hôtel Royal à partir de 1902. On doit à Ferdinand Ménard la transformation de La Baule en station internationale. Il construit le Ker Causette — un apéritif concert — et l'hôtel Castel Marie-Louise, un manoir de style Belle Époque ; il est à l'origine de la création du Tennis Club et, à partir de 1925, de la construction de l'hôtel Hermitage. Ce dernier hôtel est un palace de style anglo-normand qui dispose de 240 chambres et appartements[AVAP 11]. L'infrastructure hôtelière continue de se développer à marche forcée jusqu'avant la Seconde Guerre mondiale. En 1931, la cité balnéaire dispose de 180 établissements hôteliers. L'inauguration du palace Le Celtic en 1931 est le point d'orgue de cette période fastueuse[AVAP 13].

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Les villas[modifier | modifier le code]

L’ensemble des villas — caractérisé soit par une implantation en front de mer ou sur une parcelle isolée avec un retrait d’alignement — affiche une multiplicité de styles qui se déclinent en quatre grandes familles : les courants historicistes, régionalistes, du XXe siècle et enfin résolument contemporains[AVAP 14].

Le style historiciste, qui à La Baule se développe au XIXe siècle, se montre éclectique et d'inspiration néo-gothique et médiévale. Les architectes Georges Lafont — auteur en 1896 de la villa Ker Vary[16] et au début du XXe siècle, de la villa Pax[17] —, Ferdinand Ménard, Émile le Bot ou encore Georges Dommée suivent les traces de Viollet-le-Duc[AVAP 15].

C'est à partir des années 1920 que le courant régionaliste se développe, empruntant son inspiration aux styles anglo-normand, basque et landais[Note 16], breton, provençal[Note 17] et colonial, souvent sous forme de chalets[Note 18] ou de cottages[AVAP 16].

« [Il] traduit le retour de l’homme à une nature idéalisée, qui s’incarne dans un imaginaire champêtre, et donne lieu à des déclinaisons de styles architecturaux d’inspiration vernaculaire, n’excluant pas les formes les plus osées du « kitsch » rural. La vie « rustique » comme un remède à la folie de la grande guerre. »

— Ministère de la Culture, Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP) de La Baule-Escoublac : modification du , p. 37[AVAP 16].

Le style dit « du XXe siècle » est décliné sous différents visages : Art nouveau, Art déco, Rationalisme, Expressionisme, Futurisme[Note 19], Postmodernisme, Modernisme international[Note 20], maisons-terrasses et villas « paquebots »[Note 21],[AVAP 17].

L'architecture du XXIe siècle à La Baule-Escoublac est caractérisée par un soucis d'intégration dans l'environnement et par l'utilisation de matériaux naturels aux côtés d'une esthétique industrielle[AVAP 18].

Les immeubles collectifs[modifier | modifier le code]

C’est principalement durant la seconde partie du XXe siècle que les immeubles collectifs se sont développés à La Baule-Escoublac, concentrés essentiellement sur le front de mer[AVAP 19]. L’hébergement hôtelier est, à partir des années 1950 supplanté par la préférence donnée au studio, agrémenté d’une terrasse, d’un balcon ou d’une loggia face à la mer. Le Bellevue Building, immeuble de 7 étages fait, en 1928, figure de précurseur ; viennent ensuite Le Constellation (1959), le Panorama et Les Héliades (1960) et le Spendid (1962)[AVAP 20]. Le Santa Clara, également nommé « La Vague », à la limite est avec Pornichet, date de 1979[AVAP 21].

À partir des années 1980, les balcons se font plus transparents et les baies vitrées couvrent en totalité les façades, par l’utilisation du verre et du Plexiglas[AVAP 21].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de La Baule-Escoublac est une commune urbaine faisant partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire. Elle est essentiellement urbanisée sur deux secteurs, La Baule, station balnéaire située sur la baie du Pouliguen et le bourg d'Escoublac, le long de la route bleue.

Escoublac est le nom de l'ancien village où les habitants se sont installés en 1779[AVAP 2] après que le premier bourg eut été enseveli par les dunes et abandonné en 1527[A 4]. Peu dense, la zone est essentiellement pavillonnaire.

La morphologie urbaine est essentiellement héritée des opérations de lotissements du XIXe siècle. Les cahiers des charges mis en place à partir de 1877 fixent en effet les règles d’implantation des villas, de cession à la commune d’espaces destinés à la création de jardins publics, de la part des espaces libres et boisés au sein des lotissements — au moins un quart de la surface totale du lotissement —, de la taille minimale des parcelles et des essences végétales dans les espaces publics[AVAP 22].

La bande littorale[modifier | modifier le code]

La bande littorale, d'une profondeur de 200 à 800 m sur une longueur de 6 km est entièrement urbanisée. Elle comprend le front de mer et le quartier des villas[AVAP 23]. Le front de mer se présente en une bande de 30 à 80 m de large, longue de 5 km ; il couvre un peu moins de 2 % de la superficie communale. Son architecture est caractérisée par la présence d'une majorité d’immeubles d’habitations collectives — datant pour l’essentiel de la seconde moitié du XXe siècle — et de quelques villas anciennes[AVAP 24].

Le quartier des villas couvre près de 18 % du territoire communal. Il s’est développé progressivement, sous la forme de lotissements, à partir du XIXe siècle[AVAP 23]. Il intègre une pinède, en grande partie en domaine privé[AVAP 25].

Les quartiers urbains[modifier | modifier le code]

La Baule-centre s'articule autour du marché, des avenues du Général-de-Gaulle et du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, de la mairie, de la gare et de la grande poste. Il respecte la structure des anciens lotissements de MM. Hennecart et Darlu datant de 1878[AVAP 26].

Le quartier de la plage Benoît est situé à l'ouest du centre-ville. Il s'étend jusqu'au port de La Baule-Escoublac - Le Pouliguen. Les grands hôtels, l'Hermitage Barrière, le Royal-Thalasso, le Castel Marie-Louise et le Majestic[Note 22], y sont implantés, ainsi que le casino et le centre des congrès Atlantia.

Les quartiers du nord-ouest sont reliés au centre-ville par le pont du boulevard du Docteur-Chevrel qui se termine au rond-point de la place des Salines. Tout près commence la piste cyclable établie sur le parcours de l'ancienne ligne de chemin de fer de La Baule à Guérande. À l'ouest se trouve le quartier des Salines, avec la zone commerciale des Salines, située sur le territoire de Guérande. Dans le secteur baulois (rue des Salines, rue des Floralies), il y a quelques bâtiments publics (salle des fêtes, salle omnisports, MJC, boulodrome, locaux centraux de Cap Atlantique) et un quartier résidentiel, notamment la cité des Floralies. Ce quartier dispose d'une passerelle cyclable pour l'accès au centre-ville. À l'est, le long de la voie ferrée, sont situés les équipements collectifs de la rue Jean-Mermoz : le cimetière, un poste EDF, un poste GDF, les ateliers communaux. Un peu plus au nord se trouvent le quartier de Beslon (commune de Guérande), la zone industrielle de Beslon, la déchèterie de La Baule-Escoublac, l'étang de Prémaré près duquel il y avait dans l'après-guerre une cité de logements provisoires qui a été supprimée après la construction des immeubles de la cité des Rochers. Le secteur du Garden Tennis est constitué de lotissements qui se sont créés autour de l'ancienne gare. Il regroupe les quartiers Saint-Clair, de l’Hallali et celui des prénoms féminins[AVAP 27].

Le quartier — anciennement village) d'Escoublac — au nord-est du centre-ville, jouxte Saint-André-des-Eaux, Guérande et La Baule-les-Pins dont il est séparé par la forêt d'Escoublac.

La Baule-les-Pins est un quartier plus résidentiel situé à l'est de La Baule-Centre. On y trouve un axe commerçant, l'avenue Louis-Lajarrige — qui menait autrefois à la gare maintenant déclassée —, la place des Palmiers — tracée en étoile —, le rond point de Rennes, le parc des Dryades et la piscine municipale. Le quartier est contenu à l’ouest par l’allée dite « cavalière », longue de 2 km, épine dorsale plantée d'arbres en son milieu, d’où part un réseau de voiries tertiaires. Il correspond à l’ancien lotissement du Bois d’Amour[AVAP 27]. Le quartier se distingue par des avenues larges et des parcelles de grande taille avec des villas respectant un alignement précis. La topographie n’a pas été modifiée ou aplanie[AVAP 27].

Le quartier du Guézy — « La Baule-est » sur certains panneaux de signalisation — est un secteur urbanisé situé au nord de la voie ferrée Nantes-Le Croisic et à l'est de la forêt d'Escoublac et de l'aérodrome de La Baule-Escoublac. Ce secteur, assez peu structuré avec sa mairie annexe-agence postale, son groupe scolaire primaire et le collège Éric-Tabarly éloignés les uns des autres, est principalement résidentiel. Son pôle commercial est le quartier de la gare de Pornichet. Le versant de la dune a connu une urbanisation balnéaire dès l'avant-guerre (villas), mais de niveau plus modeste qu'à La Baule-les-Pins. L'urbanisation récente (lotissements) sur le plateau a absorbé d'anciens hameaux (Nérac, la Ville Halgand, Cuy, la Ville aux Fèves, la Ville Massonet) et atteint au début du XXIe siècle ceux de Brédérac et du parc Nicol.

Le front de mer, ou « remblai », créé en 1927, est essentiellement constitué d’immeubles collectifs construits durant la seconde partie du XXe siècle.

Les quartiers ruraux[modifier | modifier le code]

Ils sont constitués par un bocage ancien, la forêt d’Escoublac, une frange urbaine et l’aérodrome d’Escoublac. Le bocage recouvre près de la moitié du territoire de la localité, au nord de la route dite d’Escoublac[AVAP 24]. Le domaine de Lesnérac, au nord-est de la commune, fait partie de ce bocage, tout comme le domaine de la Saudraie (Sauldraie ou Sauldraye) au nord de la RD 213[AVAP 28]. Le bocage est un secteur agropastoral où l'urbanisation se limite à quelques exploitations agricoles isolées[AVAP 29].

La frange urbaine est constituée des espaces urbanisés situés entre la RD 213 et la voie de chemin de fer, s’étendant sur près de 25 % du territoire de la commune. Il s’agit d'un tissu hétérogène peu boisé qui regroupe le bourg d’Escoublac et sa périphérie[AVAP 29].

À l’est de cet ensemble et au sud de la RD 392 se trouve l’aérodrome d’Escoublac, représentant 3 % du territoire de la commune. Il est entouré d'un cordon très boisé[AVAP 30].

La forêt d’Escoublac, au sud-est de l’aérodrome et au nord de la voie ferrée, s’étend sur une surface équivalente à celle de l’aérodrome. Elle abrite le point culminant de la commune, à 54 mètres d’altitude. Elle est constituée en majorité de pins — Pin maritime (Pinus pinaster), Pin d’Alep (Pinus halepensis), Pin laricio de Corse (Pinus nigra var.' corsicana) — mais également de Cyprès de Lambert (Cupressus macrocarpa) et de chênes verts (Quercus ilex)[AVAP 30].

Logements[modifier | modifier le code]

Statistiques actuelles[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 22 133, alors qu'il était de 21 631 en 2009[Insee 1]. Parmi ces logements, 36,8 % étaient des résidences principales, 58,4 % des résidences secondaires et 4,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 39,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 59,2 % des appartements[Insee 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 71,2 %, en progression par rapport à 2009 (70,2 %). La part de logements HLM loués vides était de 4,3 % contre 5,2 %, leur nombre étant en forte diminution, 352 contre 437[Insee 2]. Des statistiques précédentes, il ressort que l'habitat en 2014 est majoritairement collectif, et que les logements individuels sont une minorité.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La richesse du patrimoine architectural, urbain et paysager a justifié la mise en œuvre d’une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), créée par l’arrêté préfectoral du [AVAP 31]. Cet outil a ensuite été transformé en aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP), servitude d'utilité publique ayant pour objet de « promouvoir la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces »[24] et instituée par la loi Grenelle II du [25]. Résultant de ce dispositif, trois secteurs sensibles, nécessitant une protection, ont été déterminés. il s’agit du secteur urbain du « quartier des villas », du front de mer et enfin, d’un îlot non bâti, avenue de la Mer, destiné à accueillir un ensemble hôtelier lié à un projet de balnéothérapie[AVAP 31].

Dans le cadre de sa politique d'amélioration des accès routiers, la mairie de La Baule-Escoublac conduit un projet de pôle d'échanges multimodal (PEM), (initié par l'État, la région des Pays de la Loire, les conseils généraux de la Loire-Atlantique et du Morbihan, la SNCF et RFF, et Cap Atlantique et la ville). Ce projet est mené par Cap Atlantique, et vise à favoriser les transports collectifs et les « circulations douces », à améliorer les conditions de circulation automobile et à rehausser la qualité esthétique du quartier concerné. À terme c'est l'ensemble du quartier de la gare qui doit bénéficier d'une restructuration[M 2].

La mairie de La Baule-Escoublac est confronté à un problème de saturation des cimetières existants et de contraintes hydrogéologiques entravant les inhumations en pleine terre. Depuis 1996 le projet d'un cimetière paysager existe, la mairie a réservé une parcelle lors de la révision du plan d'occupation des sols en 1999, et le conseil municipal a approuvé sa définition technique en 2002. La zone choisie couvre 11,5 hectares et est située à l'est du bourg d'Escoublac, entre la route bleue et l'aérodrome[M 3].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Onomastique partielle du toponyme Escoublac
selon l’ouvrage publié par la mairie en 1998[A 5] :

  • Episcolapus ou Scubiliacus puis Escoplac ou Scoblac : « terres de l’évêque » ;
  • lac : « sable, sable mouvant » en vieux breton ;
  • scope : « brin de balai, genêt, sureau » en latin.

Le toponyme Escoublac est attesté en 1050 sous la forme latinisée de Scublaco[26], Escoplac en 1073 et Escoublac dès 1287.

C’est à partir du , date de l’élection du maire Roger De Lapeyrouse, que le conseil municipal d’Escoublac décide d’ajouter le nom La Baule à celui de la commune[A 2]. Il s’agit en fait de l’officialisation du nom choisi le , date du classement de la commune en station climatique[A 2]. Escoublac-La Baule devient, le , à une courte majorité du conseil municipal, La Baule-Escoublac. La décision est entérinée par le décret du [27]. La Baule était depuis longtemps la dénomination usuelle de la station balnéaire.

La Baule-Escoublac possède un nom en breton Ar Baol-Skoubleg[28], et en gallo, la langue d'oïl locale : La Baull-Escóblac (écriture ELG)[29].

Étymologie d’Escoublac[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une formation toponymique gauloise en -acum, dont le premier élément Scubl- / Escopl- représente le nom de personne gaulois Scopilus[26].

L'étymologie « Ecclesia Episcopi Lacus quam lingua britannica Escoplac uocant » c'est-à-dire « l'église du lac de l'évêque, qu'en langue bretonne on appelle Escoplac » est une fantaisie de clerc. Cependant, il est probable que le toponyme ait été compris Escop-lac par les Bretonnants. Cette étymologie populaire n'est pas reprise dans le nom breton moderne de la commune Skoubleg qui renvoie directement au nom gaulois (le suffixe -acum < gaulois -acon, tout comme le suffixe vieux breton -oc > breton -ec > -eg, remontent tous deux au celtique commun *-āko-).

Le toponyme présente une homonymie avec Écublé (Eure-et-Loir, Escublé vers 1250) et Écublei (Orne, Escublaio au XIe siècle, Scublacum, sans date)[26]. L'évolution d’Escoublac aurait dû se faire également en *Écublé, mais la langue bretonne a influencé la transformation phonétique qui s'est différenciée de l'évolution romane régulière.

Étymologie de La Baule[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne La Baule : Il s'agit d'un appellatif sans doute roman qui se retrouve dans Baule-Escoublac (Loiret, Boola 1139) et peut-être dans les types toponymiques la Baulée, les Baulées qui désignent des « endroits où le vent hurle »[30]. Le nom breton moderne La Baull reprend le nom roman. Une bôle désigne, en breton guérandais, un rivage marécageux, recouvert lors des grandes marées, comparable aux anciens prés salés du Mont-Saint-Michel. À l'origine, la Bôle était un lieu-dit sur le littoral, au droit d'Escoublac[réf. nécessaire].

Les cadastres du XIXe siècle mentionnent la caserne de la Baule-Escoublac , poste de garde des douaniers, qui est devenue aujourd'hui le Service des Pensions de l'Education nationale (jouxtant le poste de Police). Au commencement de l'activité balnéaire, la station est appelée la Bôle (prospectus publicitaire de 1883), mais dès 1882, la Compagnie d'Orléans opte pour l'orthographe la Baule pour nommer la gare. Cette orthographe officielle s'impose rapidement au détriment de l'orthographe locale[réf. nécessaire].

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

Elle est mixte, à la fois romane et bretonne  : nombreux toponymes gallo-romans en -(i)ac (restés en -(i)ac, comme dans le domaine occitan, en raison de la diffusion de la langue bretonne, alors qu'en français, ils auraient évolué en régionalement ou -y), etc. (voir les noms de lieux dans : Les quartiers ruraux). Le toponyme fréquent la Ville (suivi d'un anthroponyme) est probablement un substitut du breton Ker[réf. nécessaire].

On note aussi la fréquence des toponymes l'Ile, l'Isle (par exemple, l'Isle du Hervio, l'Ile du Bourg à Escoublac) et le Parc (le Parc Nicol à Bréderac, le Parc Neuf à Escoublac, etc.).

  • Lesnérac : en breton, l'élément Les- indique la demeure seigneuriale d'un lieu-dit, Nérac qui subsiste par ailleurs grâce à la route de Nérac (quartier du Guézy).
  • Trologo (Trologoff en 1623) : tro dérive du terme tréo, vallée en breton de Batz-sur-Mer (KLT : traoñ, vannetais : teno). Cf. Tromartin et Troffigué à Guérande, Kerantrou au Pouliguen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques ont été mis au jour sur le territoire de la commune et sont répertoriés par le service régional de l'archéologie de la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire[AVAP 32].

Les traces d'occupation les plus anciennes proviennent du Paléolithique moyen, c'est-à-dire dans une période s'étendant de −300 000 ans à −30 000 ans av. J.-C. Elles sont situées le long de la D 213, à l'extrème nord-ouest du territoire, au lieu-dit « La Métairie de Villeneuve »[AVAP 33]. Le dolmen de Tréveday — au nord du site précédent — et des traces d'occupation du lieu-dit « Les Morlaines » datent du Néolitique, −5 000 ans av. J.-C. « La Métairie de Villeneuve » présente également des vestiges d'occupation datant du Néolitique final, soit −3 300 ans av. J.-C. La période du Bronze moyen est représentée par un fossé au lieu-dit « Kerivaud » et par des traces d'occupation au « Menigo » (partie centrale de la commune). Aux « Morlaines » encore, habitat et production de sel ont laissé des vestiges datant de La Tène, soit −450 ans à −25 ans av. J.-C[AVAP 32].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le Haut-Empire romain et la période gallo-romaine ont laissés des vestiges au cimetière paysager Bel-Air, au lieu-dit « La Ville Massonnet » et à celui des « Voilées » sous forme d'habitat et d'enclos[AVAP 32].

L'histoire de La Baule-Escoublac commence à Escoublac. Certains érudits ont affirmé que la bataille navale opposant les Vénètes aux Romains en l'an 54 avant Jésus-Christ a eu lieu à l'emplacement des actuels marais salants de Guérande. Quoiqu'encore relayée par des plaquettes touristiques et certains guides, cette affirmation est infondée, comme l'ont montré les études du sous-sol de la baie de La Baule-Escoublac et des marais de Guérande. En effet, à cette époque les tombolos du Pouliguen et de Penbron (à La Turballe) étaient formés, et la lagune était trop exiguë pour y faire entrer une flotte en manœuvre, comme celle décrite par César dans la Guerre des Gaules, surtout à marée basse, puisque l'estran était à découvert.

Les dunes sont apparues postérieurement à l'époque antique. Elles ont envahi les anciens marais côtiers, en progressant d'ouest en est, atteignant à la fin du XVIIIe siècle l'ancien village d'Escoublac.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un espace fortifié datant du Moyen Âge central a été mis au jour dans le bois d'Escoublac[AVAP 32].

En 1050, l'évêque de Nantes fait appel à des moines de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil pour assister la population d'Escoublac et fonder un prieuré, avec cette clause : « que les religieux devraient pourvoir de bénéfices les quatre fils du recteur », ce qu'ils ne firent jamais. Sous l'épiscopat de Quiriacus, une charte établie à Chantenay, datée de 1073, confirme cette disposition. Les moines construisent alors un petit monastère placé sous le vocable de Saint-Pierre et une église. De 1148 à 1184, Escoublac donne deux évêques successifs à Nantes : Bernard (évêque de 1148 à 1169) et son neveu Robert, évêque de 1170 à 1184[F 1].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Au cours du XVIIIe siècle, le village d'Escoublac subit un phénomène d'avancée dunaire qui amène son ensevelissement et la construction en 1779 d'un nouveau village un kilomètre plus au nord sur la route de Guérande[C 1].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1900, la commune cède, avec Saint-Nazaire, Pornichet.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dès la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne, le , la municipalité organise un comité d'accueil des réfugiés, aux côtés du comité de la propriété bâtie. Un service médical à leur intention est créé[B 1]. Le recensement du relève 78 réfugiés, puis en , 663 de façon temporaire, puisqu’en , on n’en dénombre plus que 196[B 2]. Durant cet hiver, La Baule ne désemplit pas, accueillant près de 400 étudiants qui poursuivent leurs études dans la cité balnéaire, ayant fui les universités parisiennes ; une école préparatoire aux concours des grandes écoles est installée dans la villa El Cid[B 3],[Note 23].

Le , la mairie de La Baule donne son accord aux autorités militaires pour créer un cimetière anglais à La Ville-Halgand[B 4]. En 1943, 255 tombes y sont recensées, dont celles de nombre de naufragés du RMS Lancastria, paquebot transatlantique britannique coulé le devant Saint-Nazaire[B 5].

C’est le que les premiers soldats allemands de la 11. Schützen-Brigade pénètrent dans la localité. Les troupes de la 290. Infanterie-Division s’y installent à partir de juillet suivant. Ils vont y demeurer dix mois. Le , les Allemands réquisitionnent l’aérodrome d’Escoublac[B 6]. En , le XXV. Armeekorps, sous le commandement du General der Infanterie Karl Ritter von Prager installe son état-major à Escoublac-La Baule ; ce quartier général y demeure jusqu’en [B 7]. Le , le Generalleutnant Friedrich-Georg Eberhardt, à la tête de la 38. I.D., installe ses quartiers à Escoublac-La Baule[B 8]. D'autres unités vont se succéder dans la localité, comme le , la 94. I.D. commandée par General der Artillerie Georg Pfeiffer, ou le , la 76. I.D. du général Erich Abraham[B 8]. Du au , c’est la 243. I.D. qui s’installe dans la localité. La 275. I.D. lui succède de façon éphémère, le débarquement allié venant de commencer en Normandie[B 9].

Entre le 14 et le , 52 Juifs sont arrêtés à Escoublac-La Baule par les Allemands, aidés par la police nationale française ; 32 d’entre eux sont déportés à Auschwitz[32],[33].

Le , un combat aérien oppose au-dessus de la localité des chasseurs de la Luftwaffe à des bombardiers américains. L’un de ces derniers est abattu et s’abat à côté de la villa La Grande Dune[Note 24]. À la suite du sabotage du train de travailleurs La Baule - Saint-Nazaire, le , ayant entraîné 5 morts et 26 blessés, le maire d’Escoublac-La Baule, Marcel Rigaud, doit servir chaque jour de bouclier humain, aux côtés de cinq autres notables baulois, à bord de chaque train de cette même liaison[B 11].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolonge à Escoublac-La Baule comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois — d' au  —, la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne[B 12].

Le monument aux morts qui fait face à la poste de La Baule-Escoublac rappelle les noms de 40 soldats mort durant le second conflit mondial[B 13].

Le développement de la cité balnéaire[modifier | modifier le code]

En 1986, l'électrification de la voie ferrée jusqu'au Croisic est réalisée. À partir du , le TGV Atlantique permet de relier La Baule à Paris en moins de trois heures.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la région des Pays de la Loire, et fait partie de la septième circonscription de la Loire-Atlantique, et est le chef-lieu du canton de La Baule-Escoublac.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle la plus récente[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2017, Emmanuel Macron (EM), élu, a recueilli 76,78 % des suffrages exprimés et Marine Le Pen (FN), 54,80 % des suffrages ; le taux de participation était de 87,05 %[34].

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 33[35].

Lors des élections municipales de 2014, les 33 conseillers municipaux ont été élus à l'issue du premier tour ; le taux de participation était de 59,59 %. Dix conseillers ont été élus au conseil communautaire. Les quatre listes en présence se présentaient avec les étiquettes Union pour un mouvement populaire (LUMP), Union de la gauche (LUG), divers droite (LDVD), et Front national (FN)[36]. La liste LUMP a obtenu 27 des 33 sièges au conseil municipal à pourvoir.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte trente-trois élus. Le maire, Yves Métaireau, est entouré de neuf maires-adjoints[M 4]. Parmi les autres conseillers municipaux, dix-sept font partie de la majorité (liste Unis pour La Baule-Escoublac), six de l'opposition (cinq pour la liste Agir pour l'avenir avec la Gauche, un pour la liste La Baule tous ensemble)[M 4].

Listes des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

Depuis 1947, trois maires seulement se sont succédé à La Baule-Escoublac :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 René Dubois   médecin, chef de clinique ; résistant ; député, sénateur, conseiller général du canton de Guérande
1971 1995 Olivier Guichard RPR député de la Loire-Atlantique, conseiller général du canton de Guérande, président de la région Pays de la Loire, ministre
1995 en cours Yves Métaireau[Note 25] LR financier, président de Cap Atlantique
Les données manquantes sont à compléter.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Sur le plan administratif, la commune fait partie de l'arrondissement de Saint-Nazaire et du canton de La Baule-Escoublac qu'elle forme avec Pornichet ; jusqu'en 1985, elle faisait partie du canton de Guérande. En revanche, elle fait partie de l'intercommunalité Cap Atlantique, différente de celle de Saint-Nazaire, la CARENE, à laquelle est rattachée Pornichet, commune mitoyenne.

Dans le ressort de la cour d'appel de Rennes, La Baule-Escoublac relève de Saint-Nazaire pour toutes les juridictions, à l'exception du tribunal administratif, de la cour administrative d'appel et de la cour d’assises, situés tous les trois à Nantes[37].

La commune se trouve dans la circonscription du commissariat de police de La Baule-Escoublac[38]. Le centre de secours et d'incendie de La Baule et de Guérande est installé à Kerquessaud, écart de Guérande, depuis 2012[39].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ordures ménagères[modifier | modifier le code]

La commune, au sein de la communauté d'agglomération Cap Atlantique, organise le tri des ordures ménagères en collectant séparément les journaux et les magazines, ainsi que les emballages légers[40],[M 5].

Une déchèterie permettant la collecte des encombrants est en fonction à La Baule-Escoublac, route du Rocher. Près de 40 points d’apport volontaire sont également répartis, en 2017, sur le territoire de la commune[41].

Depuis le , les ordures ménagères des communes adhérant à la communauté d’agglomération Cap Atlantique transitent uniquement par la station de transfert de Guérande ; la nouvelle station inaugurée en peut traiter près de 35 000 t de déchets[42]. En revanche, les ordures encombrantes et le tout-venant sont orientés sur la station Keraline d’Herbignac qui a reçu, en 2012, plus de 8 500 t de rebuts. Les déchets recyclables sont, quant à eux, gérés à Guérande ; les quantités d’emballages légers et de journaux et magazines se sont élevées en 2013 respectivement à 1 740 t et 2 650 t pour l’ensemble de la communauté d’agglomération. Pour l’année 2013, le coût de collecte et de traitement s’est monté à 159 € par foyer, une donnée stable depuis 2010[43].

Qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

La localité fait partie du périmètre du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Loire Bretagne finalisé en 1996[44]. À partir de la fin 2017 l'alimentation en eau potable de la commune sera complètée par des eaux provenant de la région nantaise[45],[46].

La commune délègue à la communauté d'agglomération Cap Atlantique la gestion et la collecte des eaux potables et pluviales et l’assainissement des eaux usées. Cap Atlantique a confié à SEPIG, une filiale du groupe Saur, la gestion des stations d’épurations et de l’ensemble des équipements du réseau d’eaux usées, ainsi que la collecte, le transport et le traitement des eaux usées[47]. Pour le traitement des eaux usées, La Baule-Escoublac relève de la station d’épuration de Livery, village de la commune de Guérande, inaugurée en septembre 2008[48].

La qualité des eaux de baignade de la localité est mesurée par l'agence régionale de santé (ARS)[49] en trois points différents de la côte de la station[M 6].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux et produits des impôts locaux à La Baule-Escoublac en 2009[50],[51]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en 2009 et en €
Taxe d'habitation (TH) 14,23 % 10 730 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 17,87 % 8 613 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 42,89 % 62 000
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 0

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[52]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[52]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , La Baule-Escoublac est jumelée avec[M 7] :

Par ailleurs, La Baule-Escoublac et la commune de Nowy Sącz en Pologne ont signé en 2005 une lettre d'intention, s'engageant à « continuer d'œuvrer pour l'établissement de relations amicales et d'échanges » entre les deux villes[M 7].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee en 2010, La Baule-Escoublac est une commune urbaine, une des 11 communes de l'unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic[53] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire[54] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[55]. Les habitants de la commune sont appelés les Baulois[56].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1900, la commune cède, avec Saint-Nazaire, Pornichet.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[57],[Note 26].

En 2014, la commune comptait 15 542 habitants, en diminution de -4,27 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 796 1 113 933 1 238 1 227 1 190 1 179 1 217
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 180 1 157 1 200 1 172 1 223 1 415 1 535 1 648 1 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 777 2 167 2 727 3 395 5 051 6 126 6 115 15 205 13 166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
13 004 13 336 15 006 14 553 14 845 15 833 16 095 16 112 15 542
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[59]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

La légère baisse du nombre d'habitants observée entre les recensements de 1896 et 1901 est en partie imputable à la création de la commune de Pornichet en 1900 à partir d'une partie des territoires des communes de La Baule-Escoublac et Saint-Nazaire. À partir du 1er mars 1943 l'évacuation totale de la population civile de la commune de Saint-Nazaire est décidée. Les habitants se réfugient dans les communes de la presqu'île de Guérande, dont Escoublac-La Baule[réf. nécessaire]. Cet épisode explique l'augmentation de plus de 9 000 habitants recensés entre 1936 et 1946, le retour des Nazairiens n'ayant pu s'effectuer qu'après des travaux de reconstruction de leur ville.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (45,8 %) est en effet le double de taux national (22,6 %) et du taux départemental (22,5 %)[Insee 3],[61],[62]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,4 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %[Insee 3],[61],[62].

Pyramide des âges à La Baule-Escoublac en 2013 en pourcentage[Insee 3]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,5 
90 ans ou +
3,4 
14,1 
75 à 89 ans
20,1 
25,5 
60 à 74 ans
26,1 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
12,2 
30 à 44 ans
11,9 
13,2 
15 à 29 ans
8,5 
12,6 
0 à 14 ans
9,7 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[61]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Baule-Escoublac est située dans l'académie de Nantes.

La ville administre quatre écoles maternelles (Le Bois-Robin, Les Pléiades, Tanchoux-Les Érables et Paul-Minot) et quatre écoles élémentaires communales (Tanchoux-Les Érables, Le Bois-Robin, Les Pléiades et Paul-Minot)[M 8]. Il y a deux écoles primaires privées (Le Sacré-Cœur et Saint-Joseph Pavie) dans la ville.

Le département gère deux collèges (Éric-Tabarly et Grand-Air)[M 8] et la région Pays de la Loire le lycée Grand-Air[M 8]. La seule Section Internationale britannique de l'Académie de Nantes est à Grand Air. Elle prépare aux épreuves du Brevet Option Internationale, et du Bac Option Internationale (ou OIB).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le festival de musique de chambre de La Baule a été créé en 1995. Cette manifestation propose des concerts de musique classique, de jazz, de musique contemporaine et de musique du monde.

L'année 2010 a vu se dérouler la neuvième édition du La Baule jazz festival qui accueille en juillet-août des groupes de jazz dans la ville.

Cette même année apparaît une nouvelle initiative : le festival du film européen accueilli conjointement par La Baule et Guérande. Le public est amené à voter pour élire le plus apprécié des huit films présentés. Les comités de jumelage des deux villes participent à l'organisation de cet événement.

Santé[modifier | modifier le code]

Le pôle hospitalier mutualiste de Saint-Nazaire, dépendant du groupe Harmonie Atlantique, dispose d'une antenne dans la commune, le « centre de soins de suite et de réadaptation La Baule-Escoublac ». Cet établissement a une capacité de 40 lits[63].

Sports[modifier | modifier le code]

La ville est équipée du stade municipal Moreau-Defarges, héberge une école de voile, est dotée du centre nautique municipal Aquabaule, de terrains de tennis au Country club, au Garden et au Sporting, de plusieurs structures permettant la pratique de l'équitation (le centre équestre, le stade François-André, l'allée cavalière et le manège des platanes), et compte parmi ses associations sportives l'Automobile Club de La Baule et le Rugby Club baulois.

La Baule-Escoublac héberge le Jumping international de France, le marathon de la Côte d'Amour le triathlon Audencia et le KPMG Tennis master tour.

La Baule-Escoublac a accueilli le Grand Prix automobile de La Baule entre 1924 et 1952, puis les championnats de France de cyclo-cross de 1954.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Presse-Océan. Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés. Ainsi, L'Écho de la Presqu'île guérandaise et de Saint-Nazaire est un hebdomadaire régional d’information paraissant le vendredi, dont le siège social se situe à Guérande[64]. Selon les chiffres de l’OJD, la diffusion totale pour 2015 a été de l’ordre de 15 000 numéros en moyenne sur l’année[65]. Outre au canton de Guérande, la diffusion du périodique s’étend aux cantons de La Baule-Escoublac, Canton de Muzillac, Pontchâteau, Savenay et Saint-Nazaire[64]. Il appartient depuis 2007 au groupe SIPA Ouest-France par le biais de sa filiale Publihebdos[66].

La baule + est un mensuel gratuit qui vient compléter l’offre de la presse écrite locale[67].

Le Rigadeau déchaîné est un journal éphémère, publié à l’occasion des élections municipales de et imprimé à Saint-Naziare[Note 27]. Son sous-titre indique « canard satyrique et impartial, paraissant au gré des flots »[69],[A 6]. Il disparaît dès la fin des élections de 1935.

La Baule.TV est une chaîne de télévision locale, la première Web TV de la presqu’île créée en [70]. Après une interruption en 2010, elle émet à nouveau à partir de 2014. Son programme se compose essentiellement de reportages et d’émissions courtes traitant des divers aspects de la vie de la presqu'île guérandaise.

Kernews est une station de radio locale basée à La Baule-Escoublac qui émet sur la fréquence de 91,5 MHz, pour diffuser des programmes La Baule, Saint-Nazaire, Nantes, Pornic, Noirmoutier et Vannes. Outre les informations et de nombreux invités de la vie locale, Kernews se distingue par une programmation musicale à dominante pop-rock[71].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est pratiqué à La Baule-Escoublac ; la paroisse Notre-Dame et Sainte-Thérèse couvre l'ensemble du territoire de la commune et est rattachée à la zone pastorale de la presqu'île guérandaise dans le diocèse de Nantes, suffragant depuis 2003 de la province ecclésiastique de Rennes qui regroupe les diocèses des régions Bretagne et Pays de la Loire. Mgr Jean-Paul James est l’évêque de ce diocèse depuis le 8 juillet 2009[72]. Le culte est pratiqué dans les églises Notre-Dame et Sainte-Thérèse à La Baule, dans l'église Saint-Pierre à Escoublac et dans la chapelle du Sacré-Cœur[M 9],[73].

La chapelle de l'Annonciation, temple protestant construit en 1930 rue Edmond-Rostand, accueille les fidèles de l'Église protestante unie de France[74].

Le culte israélite est pratiqué, durant les mois d'été, à la synagogue de l'avenue du Bois d'Amour[M 9],[75].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 255 €, ce qui plaçait La Baule-Escoublac au 2 468e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[76].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, 9 553 Baulois avaient entre 15 et 64 ans, les actifs ayant un emploi représentaient 67,6 % de la population, les retraités en représentaient 14,9 %, tandis que 9,9 % des Baulois était considéré comme autres inactifs. Enfin la population estudiantine représentait 7,5 % des habitants de La Baule[77].

La même année l'Insee recense 716 chômeurs , ce qui donne un taux de chômage de 11,1 % pour la commune[77] contre 9,3 % pour le département[78].

Répartition des emplois par domaines d'activité en 2007

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
La Baule-Escoublac 0,9 % 7,7 % 7,0 % 59,0 % 25,3 %
Moyenne nationale 3,48 % 15,40 % 6,45 % 13,32 % 61,40 %
Sources des données : Insee[77]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2007

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
La Baule-Escoublac 0,4 % 11,2 % 11,9 % 22,7 % 36,5 % 17,2 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : Insee[77]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Par secteur d'activité Total Agriculture,
sylviculture
et pêche
Industrie Construction Commerce,
transport
Enseignement,
administration,
santé, social
Nombre d'entreprises 1 693 23 (1,4 %) 60 (3,5 %) 119 (7,0 %) 1 265 (74,7 %) 226 (13,3 %)
Nombre d'emplois 5 466 18 (0,3 %) 506 (9,3 %) 412 (7,5 %) 3 099 (56,7 %) 1 431 (26,2 %)
Source : Données statistiques sur l'emploi (Insee, au 1er janvier 2009)[77]

Le port de plaisance de La Baule - Le Pouliguen est géré par la chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire.

Le groupe Lucien Barrière, propriétaire du casino, des hôtels Royal, Hermitage et Castel Marie-Louise, du tennis country club et du centre de thalassothérapie, est l'un des principaux employeurs de la ville[79],[80].

En 2004, l'activité du centre de congrès Atlantia a eu un impact économique total de 13 millions d'euros et un impact social induit de 563 emplois à temps plein[M 10].

Au 1er janvier 2010, la ville comptait 26 hôtels (dont 3 quatre étoiles et luxe) pour 1 036 chambres. 1 033 emplacements de camping étaient recensés à la même date[77].

La société Nestlé-Proteika (nutritionnisme) dispose d'une plate-forme de téléconseil et d'une boutique à La Baule-Escoublac où de 51 à 100 personnes sont employées[81],[82].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le phare de la Banche[83] constitue l'unique monument de la commune répertorié à l'inventaire des monuments historiques[84] ; il est également inclus dans l'inventaire général du patrimoine culturel[85]. Par ailleurs, la commune compte 8 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[86],[Note 28].

Le front de mer a été bordé de villas entre 1880 et les Années folles, mais sa physionomie s'est progressivement modifiée à partir des années 1960 quand la station balnéaire s'est popularisée. Au XXIe siècle il est constitué d'immeubles de taille moyenne construits après 1960. Il reste de nombreuses villas de la Belle Époque, notamment en arrière du littoral[F 2].

La commune compte plusieurs hôtels prestigieux dont le Castel Marie-Louise, l'Hermitage, bâtiment de style néo-classique construit en 1926-1927[F 3], l'hôtel Royal, établissement de santé pour enfants tuberculeux entre 1897 et 1902[F 4], et l'hôtel Majestic.

La gare de La Baule-Escoublac construite en granit, date de 1927. Elle a été installée à 300 mètres de la gare originelle. La gare de La Baule-Les Pins a été construite en même temps[F 5].

Le cimetière militaire britannique d'Escoublac-La Baule (avenue de la Ville-Halgand) abrite 325 tombes de militaires britanniques, dont 74 non identifiés, et trois de soldats des Forces polonaises. Beaucoup de ces soldats sont des marins du Lancastria coulé en 1940 et des soldats qui participèrent à l'attaque contre le port de Saint-Nazaire en 1942[F 6].

Une bâtisse (sur un terrain privé, avenue de la Tour[Note 29]), parfois présentée comme le reste d'une lanterne des morts, est probablement la base d'un moulin de structure particulière, avec partie supérieure en bois, dit « moulin turquois »[F 1]. Le moulin de Beauregard ou moulin de la falaise (chemin du Moulin) existait au XVe siècle et est resté en activité jusqu'en 1922[F 1].

Le manoir de Ker-Allan bâti en granit au XVe siècle est le seul de la commune à avoir conservé une fuie ; sur le domaine se trouve une chapelle initialement consacrée à Saint-Nicolas, puis transformée en pressoir[F 7]. Datant également du XVe siècle, le château de la Saudraie (chemin du Ménigot) comporte une tour carrée peu fréquente dans la région[F 1]. Le château de Lesnérac a été bâti au XVe siècle. Du XVIe siècle à 1789, Escoublac était sous la juridiction seigneuriale de Lesnérac. Au début du XIXe siècle son propriétaire, le comte de Sesmaisons, crée la grande allée joignant le château à la route de Guérande et fait construire deux pavillons italianisants au bord de cette route[F 8]. Le manoir de Brédéra' (route de Brédérac) du XVIIIe siècle a été la propriété du poète Paul Desforges-Maillard connu pour avoir mystifié le monde des lettres, notamment Voltaire, en se faisant passer pour une poétesse[F 9].

L'église Saint-Pierre d'Escoublac inaugurée en 1786 est située à Escoublac. L'édifice comprend des éléments de style médiéval, le chemin de croix est de 1935, par le peintre Xavier de Langlais. L'église Notre-Dame, édifiée de 1931 à 1935 dans le centre de la commune, est de style néo-roman. L'église Sainte-Thérèse, reconstruite en 1972 sur le site d'un édifice de 1928 démoli pour vétusté, rompt avec les conventions de l'architecture religieuse dans un style typique de son époque. La chapelle Saint-Anne est construite entre 1880 et 1886 et prolongée par deux nefs latérales en 1903. Laissée à l'abandon par la suite, la chapelle est acquise par la ville en 1981. En 1989, après rénovation, l'édifice se mue en centre culturel[M 11]. Ne pas confondre avec la chapelle de Penchâteau, qui porte aussi les noms de chapelle Saint-Julien ou chapelle Sainte-Anne.

Un temple protestant est édifié en 1931 pour répondre à l'augmentation du nombre de fidèles de ce culte, notamment en période d'affluence touristique[F 10].

La croix de la Ville Massonet a été un lieu de rogations jusqu'au XIXe siècle.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le village d’Escoublac possède encore au XVIIIe siècle un rituel de mariage particulier, décrit par Ernest Fouinet en 1834[87] : « la mariée se dirigeait alors vers la grange où l’attendaient les pauvres du pays pour recevoir l’aumône. Puis, c’était le déchainement des danses, coupées du cri strident et sacramentel : « Gai, hou, hou ! » On dansait des bretonnes au son de la vèze, et des rondes au son de la goule »[Note 30].

Films tournés dans la commune[modifier | modifier le code]

La Baule-Escoublac dans la littérature[modifier | modifier le code]

« Je ne sais pas quand je mourrai
Si j'aurai très envie d'un saule,
Mais du moins tant que je vivrai,
C'est sous les grands pins de La Baule
Que j'aimerais passer ma vie. »

— Sacha Guitry, livre d'or de 1929[94].

Stéphane Hoffmann, Des filles qui dansent, Albin Michel, avril 2007, 229 p. (Prix Bretagne 2008) se déroule en grande partie à La Baule

Chanson[modifier | modifier le code]

Les Filles d'Escoublac est une chanson traditionnelle, interprétée notamment par Tri Yann dans leur premier album.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les espaces protégés[modifier | modifier le code]

Le territoire de La Baule-Escoublac appartient partiellement au parc naturel régional de Brière, espace protégé et géré, inscrit à l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN)[95] et institué par décret ministériel le [96]. Il s'agit d'une zone humide protégée par la Convention de Ramsar pour 17 600 des 54 880 ha du parc[Note 31],[98]. Le parc regroupe 20 communes adhérentes[99].

La zone humide des marais de Brière abrite en particulier une sous-espèce de la Philoscie des mousses (Philoscia muscorum)[97]. Ces marais abritent de nombreux oiseaux. Ainsi les passereaux comptent dans leurs rangs la Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) ; les barboteurs se signalent par la présence de la Sarcelle d'hiver (Anas crecca) alors que les Ardéidés sont représentés par le Héron cendré (Ardea cinerea), la Grande Aigrette (Ardea alba) et l’Aigrette garzette (Egretta garzetta) et les laridés par la Guifette moustac (Chlidonias hybrida). Le biotope abrite également des échassiers tels que la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), l’Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) et la Spatule blanche (Platalea leucorodia) et des rallidés comme le Foulque macroule (Fulica atra). On remarque également le Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo)[97]. Du côté des amphibiens, il faut nommer la Grenouille comestible (Pelophylax kl. esculentus) et pour les sauriens, le Lézard à deux bandes (Lacerta bilineata). L’espace protégé compte également des insectes remarquables comme des coléoptères de l’espèce Leptura quadrifasciata[97]. Quelques serpents sont à signaler, telle la Couleuvre à collier (Natrix natrix) ou la Vipère péliade (Vipera berus)[97]. Deux mammifères sont caractéristiques de la zone, l'écureuil roux (Sciurus vulgaris) et le dauphin commun à bec court (Delphinus delphis)[97].

Les zones d'intérêt[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune présente partiellement un intérêt écologique reconnu par un classement en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de types I et II et de 2e génération[100] ; ce classement ne s'accompagne d'aucune mesure de protection réglementaire. Le territoire communal de La Baule-Escoublac comprend quatre ZNIEFF.

L’espace ïlots de la baie de La Baule est une ZNIEFF continentale de type I[Note 32] qui couvre 54 ha et concerne également les communes de Pornichet et du Pouliguen[101]. Tout comme l’espace Îlots de la baie de La Baule et réserve de chasse périphérique, ZNIEFF continentale de type II[Note 33] qui couvre une superficie de 1 199 ha et concerne également les communes de Pornichet et du Pouliguen[102], elle est caractérisée par une suite d’îlots maritimes couverts de pelouses aérohalines et présentant des estrans rocheux et des grèves sableuses découverts à marée basse. La ZNIEFF de type I comprend 10 % de plages de galets, 75 % d’îlots, bancs rocheux et récifs, 10 % de plages de sable et 5 % de côtes rocheuses et falaises maritimes. Pour la ZNIEFF de type II, la partie îlots, bancs rocheux et récifs représente 15 % et le biotope caractérisé par les eaux du talus et du plateau continental, 84 %[102]. Les deux espaces constituent des zonez de nidification de diverses espèces de laridés (Laridae) comme les Goélands et plus rarement pour l'Eider à duvet (Somateria mollissima). Ils demeurent des zones de stationnement, durant les périodes migrations et en hiver, pour quelques espèces d'Anatidés marins comme les eiders et certaines macreuses (Melanitta)[102]. Trois espèces d’oiseaux sont jugées déterminantes pour cette ZNIEFF, l’Eider à duvet, la Sterne caugek (Thalasseus sandvicensis) et la Sterne pierregarin (Sterna hirundo). Ces ZNIEFF ont longtemps abrité une importante colonie de ces deux espèces de sternes durant la période de reproduction[102]. Un angiosperme est également caractéristique de cette zone, l’arroche du littoral (Atriplex littoralis)[102]. Ces deux ZNIEFF ont été fortement affectées par la marée noire engendrée par le naufrage de l’Erika le [101].

L’espace Marais salants de Batz - Guérande - Le Croisic est une ZNIEFF continentale de type I qui constitue la zone naturelle emblématique du territoire situé à l’ouest de la commune[103]. Elle s’étend sur 2 658,75 hectares, essentiellement des marais salants inondés par les marées, à l’origine de productions piscicoles ou conchylicoles. Cette vaste étendue est caractérisée par des vasières (slikkes alimentées par les Petit et Grand traicts). Si la flore recèle un patrimoine d'une grande richesse, la zone humide concentre de nombreuses espèces d’oiseaux d’un intérêt exceptionnel qui a justifié la création d’une zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) en commun avec les effectifs des marais du Mès. La zone accueille également trois espèces prioritaires de la directive européenne habitats : la Loutre d'Europe, (Lutra lutra), le Triton crêté (Triturus cristatus) et l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale). D’autres espèces déterminantes sont relevées tels que la Belette d’Europe (Mustela nivalis) et le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus). La faune avicole accueille entre autres l’Aigrette garzette (Egretta garzetta), le Chevalier gambette (Tringa totanus), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus), le Busard cendré (Circus pygargus), le Râle d'eau (Rallus aquaticus), l’Échasse blanche (Himantopus himantopus), l’Avocette élégante (Recurvirostra avosetta) et le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna)[103]. D’autres petits échassiers sont présents, comme le Pluvier à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) et le Vanneau huppé (Vanellus vanellus). On observe également des laridés comme la Sterne pierregarin (Sterna hirundo) ou des passereaux comme le Pipit farlouse (Anthus pratensis), la Panure à moustaches (Panurus biarmicus), le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) et le Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica). La flore se distingue avec la Spiranthe d’été (Spiranthes aestivalis) et l’asperge (Asparagus officinalis)[103].

L’espace Zones résiduelles de La Baule à Saint-Nazaire est une ZNIEFF continentale de type II[104]. Elle concerne également les communes de Pornichet et de Saint-Nazaire et couvre 198 ha. ILes biotopes déterminants se répartissent entre dunes (16 %), côtes rocheuses et falaises avec végétation (14 %), fourrés (14 %), bois de pins méditerranéens (36 %) et forêts de Chênes verts méso et supra méditerranéennes (26%)[104]. C’est en son sein que se situe la forêt d’Escoublac. La ville de La Baule-Escoublac en a confié la gestion à l’Office national des forêts (ONF) depuis 1999[AVAP 34]. Le plan de régénération qui concerne les pins ayant dépassé l’âge de 100 ans prévoit de traiter 5 000 m2 par an. Une station d’orchidée — l’orchidée homme-pendu (Orchis anthropophora) — est gérée par l’association Bretagne vivante[AVAP 34].

Autres espaces verts[modifier | modifier le code]

La place des Palmiers.

En 1973, la localité obtient sa première fleur au Concours des villes et villages fleuris. En 1993, elle fait partie des 200 communes françaises à recevoir leur quatrième fleur[M 12]. Trois ans plus tard, en 1996, elle est lauréate du grand prix national du fleurissement et elle est récompensée de la fleur d'or en 2008. Enfin, en 2010, elle obtient le prix national de l'arbre[M 12].

La commune présente de nombreux espaces verts, dont le parc des Dryades[M 13], le jardin de la Victoire[105], le quai Inverness, le jardin Benoît, la forêt d'Escoublac, le bois des Aulnes[M 14], le parc de Beslon, le parc Lassalle, la place des Cupressus, le square Jean-Sohier et le tropicarium bonsaï[M 15]. Elle s'engage pour la protection des arbres de son territoire en signant en 2009 la « charte de l'arbre » pour « sensibiliser les citoyens à l’environnement qui les entoure et […] engager les différents signataires au respect de l’arbre en suivant des recommandations rigoureuses »[M 16]. Les services municipaux ont procédé à un recensement des espaces verts publics — en dehors de la forêt d'Escoublac — en 2007 et 2008 et ont répertorié à cette occasion 8 350 arbres. En outre, les alignements d’arbres qui s’étendent sur 9 kilomètres comprennent majoritairement des platanes (Platanus), mais également des essences secondaires de charmes (Carpinus), mûriers à feuilles de platanes (Morus bombycis), tilleuls (Tilia), albizzias (Albizia julibrissin), cerisiers du Japon (Prunus serrulata) et de peupliers (Populus)[M 16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la champagne ondée d'or surmontée d'un soleil non figuré du même ; au chef d'hermine.
Commentaires : La champagne ondée d'or évoque l'Atlantique, la plage de La Baule et les dunes d'Escoublac. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Adrien Grave (délibération municipale du ).

La devise de La Baule-Escoublac : Labor, Sol Et Mare Fulgeant In Unum (Que le travail, le soleil et la mer brillent « en un seul [endroit] » / ensemble).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Yves Archimbaud, La Baule, Rennes, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 127 p. (ISBN 2-910444-26-0, notice BnF no FRBNF35777147)
  • Yves Archimbaud, La Baule-Escoublac, t. 2, Rennes, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 127 p. (ISBN 2-84253-164-7, notice BnF no FRBNF37067427)
  • Gaël Archimbaud, La Baule, t. 3, Joué-lès-Tours, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 130 p. (ISBN 978-2-84910-562-7, notice BnF no FRBNF41020529)
  • Christophe Besler, La Baule, Patrimoines Médias, coll. « Il y a 100 ans en cartes postales », (ISBN 978-2-916757-05-6, notice BnF no FRBNF41163367)
  • Luc Braeuer, La Baule, 1939-1945, Batz-sur-Mer, Luc Braeuer, , 88 p. (notice BnF no FRBNF36993216)
  • Alain Charles, La Baule et ses villas : le concept balnéaire, Massin, , 213 p. (ISBN 2-7072-0444-7, notice BnF no FRBNF38890407)
  • Frédéric Chavenon et Loïc Abed, La Baule à la Belle Époque, Doué-la-Fontaine, C.M.D., coll. « Mémoire d'une ville », , 100 p. (ISBN 2-84477-073-8). 
  • Sophie Danet et Paul Bauduz, L'épopée des bains de mer : Le Pouliguen, La Baule, Nantes, Siloé, , 89 p. (ISBN 2-84231-111-6, notice BnF no FRBNF37076870)
  • La Baule de A à Z : petite histoire d'une grande station, La Baule-Escoublac, publication sous l’égide de la mairie, coll. « Patrimoine de La Baule », , 214 p. (ISBN 2-9512879-0-9, notice BnF no FRBNF37046006) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique., t. 1, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, coll. « Le patrimoine des communes de France », , 637 p. (ISBN 2-84234-040-X, notice BnF no FRBNF37351408), p. 105-118, La Baule. 
  • Christiane Kerboul-Vilhon (ill. Éric Milteau), La côte d'Amour : Pornichet-La Baule-Le Pöuliguen, Rennes, Ouest-France, coll. « Monographie patrimoine », , 31 p. (ISBN 2-7373-3580-9, notice BnF no FRBNF39976433)
  • Gérard Locu, Images de la presqu'île guérandaise en 1900 : choix de cartes postales d'époque commentées, La Baule, Éditions des Paludiers, , 103 p. (notice BnF no FRBNF34705022)
  • Guy de La Morandais (préf. René Dubois), La Baule et la côte de Loire-Atlantique, La Rochelle, Édition Mélusine, , 68 p. (notice BnF no FRBNF32343330)
  • Daniel Voyé, La Baule : grand large, La Crèche, Geste éditions, , 101 p. (ISBN 2-84561-126-9, notice BnF no FRBNF39200386)
  • Jean-Bernard Vighetti, La Baule et la presqu'île guérandaise : XIXe siècle, la naissance des bains de mer, t. 1, Nantes, Siloé, , 166 p. (ISBN 2-84231-255-4, notice BnF no FRBNF39054886) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Bernard Vighetti, La Baule et la presqu'île guérandaise : XXe siècle, le grand essor du tourisme, t. 2, Nantes, Siloé, , 359 p. (ISBN 2-84231-257-0, notice BnF no FRBNF39054875)

Périodiques[modifier | modifier le code]

  • Michel Évain, « Douceur et chaleur océaniques sur le littoral », Histoire et culture en région nazairienne, no 5,‎ (ISBN 978-2-9546607-2-1)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L’orthodromie considérée (11,8 km), séparant La Baule-Escoublac de Saint-Nazaire, est indiquée par Lionel Delvarre, « Orthodromie entre La Baule-Escoublac et Saint-Nazaire », sur le site Lion 1906 (consulté le 12 juillet 2017).
  2. a et b Les orthodromies considérées, séparant La Baule-Escoublac de Vannes et de Nantes, sont indiquées par Lionel Delvarre, « Orthodromie entre La Baule-Escoublac et Vannes », sur le site Lion 1906 (consulté le 12 juillet 2017) et Lionel Delvarre, « Orthodromie entre La Baule-Escoublac et Nantes », sur le site Lion 1906 (consulté le 12 juillet 2017).
  3. 54 m selon carte IGN au 1/25000e  ; 52 m selon les indications touristiques. Cette altitude place la dune au second rang en France, après la dune du Pilat.
  4. En contrebas du point culminant, une croix érigée en marque le lieu de l'ensevelissement du Vieil-Escoublac.
  5. Appelé « sillon de Guérande » par André Vigarié, Yves-Henri Nouailhat et al., Loire-Atlantique, éditions Bonneton, Paris, 1998, page 248, mais aussi, contradictoirement, dans le même ouvrage, dans la partie rédigée par le même auteur, il est indiqué que seul le Sillon de Bretagne, ligne de reliefs allant de Nantes à Quimper est ainsi dénommé (p. 248), « sillon de Guérande » est pour l'auteur une analogie.
  6. De très rares séismes se produisent — une fois tous les 10 ans en moyenne et toujours de très faibles amplitudes (3 à 4 au maximum) — le long de failles aujourd'hui sous-marines allant de la baie de Bourgneuf à Belle-Île-en-Mer, parallèles au système décrit ici.
  7. D'après la classification de Köppen, il y est catégorisé comme étant de type Cfb. Selon la nomenclature de la classification, le climat est tempéré chaud, identifié par la lettre C. c'est-à-dire une température moyenne des 3 mois les plus froids comprises entre −3 °C et 18 °C, la température moyenne du mois le plus chaud est supérieure à 10 °C et les saisons été et hiver sont bien définies. Le code f caractérise un climat humide avec une absence de saison sèche et des précipitations toute l'année avec, cependant pour La Baule-Escoublac, un minimum estival. L'indice b définit un été tempéré avec une température moyenne du mois le plus chaud inférieure à 22 °C et supérieure à 10 °C pour les 4 mois les plus chauds.
  8. Selon l’INSEE, l’ensoleillement moyen mesuré est de 1 826 heures par an[AVAP 4].
  9. L’orthodromie considérée, séparant La Baule-Escoublac d'Herbignac est de 19 km[9].
  10. Le maximum de température a été enregistré le et le minimum, le [ME 3].
  11. Le lotissement Benoît, dont la conception est due à l'architecte François Pierre Aubry (1841-1925)[15], met en valeur le front de mer par une promenade piétonnière, concept précurseur utilisé par la suite par d'autres cités balnéaires[AVAP 8].
  12. La conception du plan du lotissement de MM. Hennecart et Darlu est confiée à l'architecte Georges Lafont. Il s'articule autour de la nouvelle gare, d'un axe reliant celle-ci à la mer, des établissements de bain et d'un quartier de villas[AVAP 8].
  13. Le lotissement de la compagnie foncière André Pavie met en valeur l'institut Verneuil inauguré en 1896. L'établissement est destiné à l'éducation et au traitement des enfants de familles aisées atteints de turberculose. Il siège au milieu d'un parc de 40 ha et dispose d'une chapelle, d'une salle des fêtes et d'un hôtel destiné aux parents[AVAP 10]. Les villas de bord de mer s'alignent sur une nouvelle voie appelée « le remblai »[AVAP 10].
  14. Le quartier de La Baule-les-Pins est délimité au nord par les avenues Rigaud, Diane et la ligne de chemin de fer ; au sud par le boulevard de l’Océan ; à l’est par l’avenue de Locmariaquer ; à l’ouest par les avenues de la Mer, Sandeau, Hallali, Gabrielle, Saint-Hubert, Crocus et Composition[A 3]. Le quartier est inauguré en mais continue d'évoluer jusqu'en 1927, après le déplacement de la voie ferrée[AVAP 10].
  15. Le projet est issu de la synthèse d'un concours lancé par Louis Lajarrige auprès de 70 architectes, effectuée par les architectes Lévêque et Fabre[AVAP 10].
  16. Villa les Cigales, renommée ensuite Camarilice, construite en 1910, sur des plans de J. Girette[18].
  17. Villa La Maritaye, renommée ensuite Logis Saint-Clair, construite en 1926, sur des plans de Georges Meunier[19].
  18. Villa Majolica, construite vers 1890, sur des plans semble-t-il de Georges Lafont[20].
  19. Villa l'Atlantide, construite vers 1950, sur des plans de Pierre Bourineau[21].
  20. Villa Yves-Michel, renommée ensuite La Colline, construite vers 1926, sur des plans de René Perrey[22].
  21. Villa la Comoe, construite vers 1960, sur des plans d'Émile Guillaume[23].
  22. L’Hermitage Barrière, le Royal-Thalasso et le Castel Marie-Louise sont les seuls hôtels classés 5 étoiles dans le département.
  23. La villa El Cid a été dessinée par Georges Lafont en 1895. Elle a été ensuite détruite pour construire un immeuble qui porte le même nom[31].
  24. Le combat oppose des unités de la Luftwaffe et des bombardiers des 360th Bombardment Squadron et 303rd Bonbardment Group de la 8th Air Force, de retour d'un bombardement de Saint-Nazaire. L'avion abattu est le bombardier américain B 17-F Snap! Crackle! Pop!. Sept des huit membres d’équipage y laissent la vie[B 10].
  25. Réélu en 2001, 2008 et 2014.
  26. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  27. « Rigadeau » est le nom local donné à la Coque commune (Cerastoderma edule)[68].
  28. La notice de la base Mérimée est fautive dans le sens où, dans son état du , elle indique 9 objets, dont l'un est situé dans un village faisant partie de la commune de Batz-sur-Mer.
  29. Et non Allée des Lutins comme l'indique Le Patrimoine des communes...
  30. Selon Fernand Guériff[88], « les deux danses anciennes de [la] région d’entre Loire et Vilaine, étaient le bal et le rond, les bretonnes on disait »[89]. « Faire danser à la goule » signifie « faire danser en chantant »[90].
  31. La convention est officiellement appelée Convention relative aux zones humides d'importance internationale, particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau ; elle est aussi couramment nommée convention sur les zones humides. Elle a été créée le [97].
  32. Les ZNIEFF de type I sont des espaces homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire.
  33. Les ZNIEFF de type II sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Sources institutionnelles[modifier | modifier le code]

  • Site de l'Insee, dossier 2014 relatif à la commune, [texte intégral (page consultée le 30 juin 2017)].
  1. a et b LOG T2 — Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 — Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. a, b et c « POP T3 — Population par sexe et âge ».
  • Sites et pages de la mairie [site de la mairie (page consultée le 6 juillet 2017)]
  1. « La Baule » (consulté le 30 juin 2017).
  2. « Secteur Victoire : plans d'aménagement » (consulté le 6 juillet 2017).
  3. « Avenue Henri Bertho : cimetière paysager » (consulté le 6 juillet 2017).
  4. a et b « Le conseil municipal » (consulté le 5 juillet 2017).
  5. « Gestion des déchets » (consulté le 5 juillet 2017).
  6. « Qualité des eaux de baignade » (consulté le 3 août 2017).
  7. a et b « Le comité de jumelage » (consulté le 7 juillet 2017).
  8. a, b et c « Liste des établissements scolaires » (consulté le 5 juillet 2017).
  9. a et b « Lieux de culte à La Baule-Escoublac » (consulté le 3 août 2017).
  10. « La Baule événements » (consulté le 5 juillet 2017).
  11. « La chapelle Sainte-Anne » (consulté le 5 juillet 2017).
  12. a et b « Concours de villes fleuries » (consulté le 2 août 2017).
  13. « Le parc des Dryades » (consulté le 2 août 2017).
  14. « Le bois des Aulnes » (consulté le 2 août 2017).
  15. « Le tropicarium bonsaï » (consulté le 2 août 2017).
  16. a et b « La charte de l'arbre » [PDF] (consulté le 2 août 2017).
  1. AVAP, p. 66.
  2. a, b et c AVAP, p. 9.
  3. a, b et c AVAP, p. 67.
  4. a, b, c et d AVAP, p. 84.
  5. AVAP, p. 18.
  6. AVAP, p. 24.
  7. a, b et c AVAP, p. 15.
  8. a et b AVAP, p. 19.
  9. AVAP, p. 16.
  10. a, b, c et d AVAP, p. 20.
  11. a et b AVAP, p. 21.
  12. AVAP, p. 23.
  13. a, b et c AVAP, p. 22.
  14. a et b AVAP, p. 35.
  15. AVAP, p. 36.
  16. a et b AVAP, p. 37.
  17. AVAP, p. 42.
  18. AVAP, p. 45.
  19. AVAP, p. 57.
  20. AVAP, p. 59.
  21. a et b AVAP, p. 61.
  22. AVAP, p. 26.
  23. a et b AVAP, p. 70.
  24. a et b AVAP, p. 73.
  25. AVAP, p. 71.
  26. AVAP, p. 27.
  27. a, b et c AVAP, p. 28.
  28. AVAP, p. 75.
  29. a et b AVAP, p. 76.
  30. a et b AVAP, p. 78.
  31. a et b AVAP, p. 5.
  32. a, b, c et d AVAP, p. 65.
  33. AVAP, p. 64.
  34. a et b AVAP, p. 83.

Sources privées[modifier | modifier le code]

  • La Baule-Escoublac, La Baule de A à Z : petite histoire d'une grande station, 1998.
  1. La Baule de A à Z, p. 101.
  2. a, b et c La Baule de A à Z, p. 103.
  3. La Baule de A à Z, p. 104.
  4. La Baule de A à Z, p. 74.
  5. La Baule de A à Z, p. 74 - 75.
  6. La Baule de A à Z, p. 167.
  • Luc Braeuer, La Baule, 1939-1945, 1998.
  1. Braeuer 1998, p. 9.
  2. Braeuer 1998, p. 10.
  3. Braeuer 1998, p. 11.
  4. Braeuer 1998, p. 12.
  5. Braeuer 1998, p. 13.
  6. Braeuer 1998, p. 34.
  7. Braeuer 1998, p. 15.
  8. a et b Braeuer 1998, p. 16.
  9. Braeuer 1998, p. 17.
  10. Braeuer 1998, p. 35.
  11. Braeuer 1998, p. 20.
  12. Braeuer 1998, p. 7.
  13. Braeuer 1998, p. 44.
  • Frédéric Chavenon et Loïc Abed, La Baule à la Belle Époque, .
  • Michel Évain, Douceur et chaleur océaniques sur le littoral, 2015.
  1. Évain 2015, p. 8.
  2. a, b et c Évain 2015, p. 9.
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  4. Évain 2015, p. 13.
  5. Évain 2015, p. 11.
  6. a et b Évain 2015, p. 12.
  • Jean-Luc Flohic, Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, .
  1. a, b, c et d Flohic 1999, p. 106.
  2. Flohic 1999, p. 110-117.
  3. Flohic 1999, p. 113.
  4. Flohic 1999, p. 111.
  5. Flohic 1999, p. 114.
  6. Flohic 1999, p. 117.
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  10. Flohic 1999, p. 116.
  • Jean-Bernard Vighetti, La Baule et la presqu'île guérandaise : xixe siècle, la naissance des bains de mer, 2003
  1. a et b Vighetti 2003, p. 16.
  2. Vighetti 2003, p. 18.
  3. a et b Vighetti 2003, p. 33.
  4. Vighetti 2003, p. 32.
  5. Vighetti 2003, p. 34.
  • Autres références.
  1. Marie Rouzeau, Du Pays de Guérande à la Côte d’Amour, Palatines, coll. « Histoire et géographie contemporaine », , 226 p. (ISBN 978-2-35678-023-2, notice BnF no FRBNF42167321), p. 226.
  2. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  3. a et b « La Baule plus loin », sur La Baule Sépia (consulté le 15 juillet 2017).
  4. a et b Alain Gallicé, Guérande au Moyen âge : Guérande, Le Croisic, le pays guérandais du milieu du XIVe au milieu du XVIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 411 p. (ISBN 2-86847-837-9, notice BnF no FRBNF39066487), p. 16.
  5. a et b Marie Rouzeau, « Le relief de l’ouest de la Loire-Atlantique », Histoire et culture en région nazairienne, no 5,‎ , p. 6 (ISBN 978-2-9546607-2-1).
  6. « Un bassin de rétention pour réguler les colères de La Torre ? », sur un site de la Baule infos (consulté le 15 juillet 2017).
  7. Collectif, Scot de l'aire urbaine Nantes-Saint-Nazaire - Les particularités de la géographie locale, Auran, .
  8. « Les climats du monde », sur le site de l'encyclopédie Larousse (consulté le 26 avril 2015).
  9. Lionel Delvarre, « Orthodomie entre La Baule-Escoublac et Herbignac », sur le site Lion 1906 (consulté le 13 juillet 2017).
  10. a, b et c « Musée des transports urbains », sur le site du musée des transports urbains de France (consulté le 6 juillet 2017).
  11. « L'aérodrome de La Baule-Escoublac », sur le site de l'union des aéroports français (consulté le 6 juillet 2017).
  12. Édouard Richer, Voyage pittoresque dans le département de la Loire-Inférieure : voyage de Nantes à Guérande, vol. 7, Nantes, impr. de Mellinet-Malassis, , 106 p. (notice BnF no FRBNF31213301)
  13. Gustave Grandpré, Promenade au Croisic, La Turballe, Éd. Alizés, coll. « L'air du pays : Pays nantais, presqu'île guérandaise, Brière », (1re éd. 1828), 313 p. (ISBN 2-911835-25-5, notice BnF no FRBNF40012641).
  14. Alexandre Ledru-Rollin, Journal du Palais : décret du 14 décembre 1810 relatif à la plantation des dunes, vol. 1, imprimerie de Wittershein (lire en ligne), p. 609.
  15. « Personnalités de La Baule-Escoublac », sur labaule-sépia.fr (consulté le 18 juillet 2017).
  16. « La villa Ker Vary », sur un site de la région des Pays de la Loire (consulté le 21 juillet 2017).
  17. « La villa Pax », sur un site de la région des Pays de la Loire (consulté le 21 juillet 2017).
  18. « La villa les Cigales », sur un site de la région des Pays de la Loire (consulté le 21 juillet 207).
  19. « La villa La Maritaye », sur un site de la région des Pays de la Loire (consulté le 21 juillet 207).
  20. « La villa Majolica », sur un site de la région des Pays de la Loire (consulté le 21 juillet 207).
  21. « La villa l'Atlantide », sur un site de la région des Pays de la Loire (consulté le 21 juillet 207).
  22. « La villa la Colline », sur un site de la région des Pays de la Loire (consulté le 21 juillet 207).
  23. « La villa la Comoe », sur un site de la région des Pays de la Loire (consulté le 21 juillet 207).
  24. « Article L. 642-1] du [[Code du patrimoine]] », sur Légifrance (consulté le 13 juillet 2017).
  25. « Grenelle II (Environnement : engagement national pour l'environnement) Article 14 (Chapitre 1 - section 2 : Dispositions relatives à l'urbanisme) », nosdeputes.fr (consulté le 13 juillet 2017).
  26. a, b et c Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France : A. Dauzat et Ch. Rostaing, Paris, librairie Guénégaud, , XII-738-XXIII p., 22 cm (notice BnF no FRBNF34865780), p. 260.
  27. La Baule de A à Z, p. 103.
  28. « Ar Baol-Skoubleg », sur marikavel.com (consulté le 13 juillet 2017).
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