La Baule-Escoublac

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La Baule-Escoublac
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Blason de La Baule-Escoublac
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton La Baule-Escoublac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Yves Métaireau
2014-2020
Code postal 44500
Code commune 44055
Démographie
Gentilé Baulois
Population
municipale
15 542 hab. (2014)
Densité 700 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 12″ nord, 2° 23′ 27″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 55 m
Superficie 22,19 km2
Localisation

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Site web Site officiel

La Baule-Escoublac (prononcé /la.bol.ɛs.ku.blak/) est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Station balnéaire de la Côte d'Amour, elle est réputée pour sa longue plage située au fond de la baie du Pouliguen, son casino et ses palaces en bord de mer. Avec une population estimée à environ 16 000 habitants, la population estivale peut atteindre 150 000 habitants.

La commune doit son essor au développement du tourisme à la fin du XIXe siècle. Bénéficiant d'une forêt de pins plantée dès 1840 pour enrayer l'avancée des dunes, la ville voit d'abord s'implanter des familles aisées qui font construire de belles villas le long de la plage. Après avoir connu un âge d'or durant les Années folles, la ville subit le contrecoup de la crise économique des années 1930 puis de la Seconde Guerre mondiale. Elle retrouve de la vigueur dans les années 1960, entraînant une nouvelle forme d'urbanisation, son économie étant toujours basée sur le tourisme. Elle est un lieu de villégiature privilégié des élites parisiennes.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Baule-Escoublac est située à l'ouest du département de la Loire-Atlantique, à 11,8 km à vol d’oiseau à l'ouest de Saint-Nazaire, chef-lieu de l’arrondissement auquel appartient la localité[Note 1] ; elle est également à 50 km à vol d’oiseau au sud-est de Vannes et à 62 km à l'ouest de Nantes[Note 2]. La commune est implantée dans la baie du Pouliguen et sur la presqu'île guérandaise, territoire rattaché au continent par un étroit passage situé sur la commune de Saint-Lyphard. Cette presqu’île est cernée à l'ouest par l'océan Atlantique, à l'est par le marais de Brière, au sud par la Loire et au nord par la Vilaine[1].

Jusqu'en 1900, Escoublac s'étend à l'est jusqu'à l'étier de Pornichet, situé à l'emplacement de l'actuel boulevard de la République à Pornichet, où elle est alors limitrophe de Saint-Nazaire ; lors de la création de la commune de Pornichet, celle-ci reçoit 97 hectares du territoire d'Escoublac, soit la portion de la plage jusqu'au pont de Mazy (supprimé depuis) et quelques dizaines de mètres en arrière, qui forment le quartier du Mazy[2].

À l'ouest, la commune est limitée par le grand étier du Pouliguen qui relie les marais salants de Guérande à l'océan Atlantique et qui, tout en servant de limite avec la commune du Pouliguen, abrite le port des deux cités.

Communes limitrophes de La Baule-Escoublac
Guérande Saint-André-des-Eaux
Le Pouliguen La Baule-Escoublac Saint-Nazaire
Océan Atlantique Pornichet

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte montrant par des aplats de couleur des formations géologiques.
Géomorphologie et géologie simplifiée[AVAP 1].

La superficie de la commune est de 2 219 hectares ; son altitude varie entre zéro et cinquante-cinq mètres, atteints dans la forêt d'Escoublac[3]. Elle est située sur une zone littorale sablonneuse comportant des dunes conséquentes (localement appelées falaises jusqu'au XIXe siècle[réf. nécessaire]) et sur le sillon de Guérande.

Les dunes[modifier | modifier le code]

Carte sépia d'une ville côtière.
Extrait de la carte de Cassini (XVIIIe siècle) sur lequel figurent l’actuel village d’Escoublac et la mention « Vieux Bourg ».

Les dunes semblent être apparues dans l’Antiquité, envahissant les marais côtiers dans une progression d’ouest en est[AVAP 2]. La dune de la forêt d'Escoublac est plus éloignée du rivage et atteint l'altitude de 54 mètres[Note 3], point culminant de la commune. C'est cette dune qui à la fin du XVIIIe siècle a submergé l'ancien village d'Escoublac[Note 4], ainsi qu'une partie du sillon de Guérande (jusqu'à la route de la Jo). Le nouveau village d’Escoublac s’est déplacé de près d’un kilomètre vers l’intérieur des terres en 1779[AVAP 2]. La partie dunaire et les marécages sont alors exploités de façon extensive en vaine pâture.

La dune du Guézy s'élève derrière celle de Mazy jusqu'à une altitude de 25 mètres et se raccorde au sillon de Guérande vers la route de Nérac. Entre ces deux dunes coule le ruisseau de Mazy, qui, sur le littoral, marque la limite entre La Baule et Pornichet[4].

Le sillon de Guérande[modifier | modifier le code]

Il s’agit de l'abrupt du coteau de Guérande[Note 5]. Cette ligne de faille rectiligne s’étend de Saint-Nazaire — pointe de Chemoulin — à Piriac-sur-Mer[5] — pointe du Castelli ; elle est parallèle au Sillon de Bretagne au nord-est — et de même origine que ce dernier — et à la côte de la presqu'île du Croisic au sud. Cet ensemble de reliefs parallèles est une réactivation d'accidents tectoniques anciens, mis en place au cours de l'orogénèse hercynienne, par les derniers contrecoups de la surrection des Alpes au cours des derniers millions d'années[Note 6] et consécutive à l’ouverture de l’océan Atlantique et du golfe de Gascogne[6]. Le sillon borde un bloc basculé dont la partie basse s’enfonce sous les marais du Mès et ceux de la Brière[6] ; le bloc est penché vers le nord-nord-est constituant le plateau de Guérande[5]. L'altitude passe ici brusquement de 10 mètres à 40 - 60 mètres.

La plage[modifier | modifier le code]

Balade à cheval sur la plage de La Baule.

La plage, que la ville partage avec les communes du Pouliguen et de Pornichet, mesure plus de huit kilomètres et qui est souvent revendiquée localement comme étant « la plus belle plage d’Europe »[M 1]. Elle borde les quartiers de La Baule-les-Pins, La Baule-Centre et Casino-Benoît. Près du Pouliguen, la plage Benoît est réputée pour son sable blanc très fin. Son estran recèle de grandes quantités de coques.

L’île des Évens se détache sur l’horizon à 4 km au nord de la plage. Il s’agit d’un récif peu élevé au-dessus des eaux à marée haute, qui possède une plage de sable et qui a la forme grossière d'un triangle[A 1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique, peu dense, se limite à quelques ruisseaux. Il résulte de la structure géologique et des formes de relief particulières du territoire. Du métamorphisme peu perméable de la zone nord résultent des cours d’eau réactifs aux pluies et des échanges rapides de matières vers les espaces littoraux ou humides — dont font partie les marais de Guérande. En fort contraste, la partie dunaire est très perméable et constitue une aire de transition entre la nappe phréatique et les eaux marines. Si l’influence des marées sur le niveau des nappes demeure faible dans la partie médiane de la zone dunaire, le suivi piézométrique mis en place depuis 2003 montre des variations saisonnières importantes dans le secteur de Prémare[AVAP 3].

Seuls deux cours d’eau permanents sont identifiés sur le territoire de la commune, le Mazy et la Torre ; ils rejoignent tous les deux l’océan. Le Mazy marque la limite est de la commune avec Pornichet ; il est souterrain dans son cours inférieur, du fait de l’urbanisation du secteur, et débouche sur la plage par une buse de gros calibre[4]. Le lieu-dit des Écluses — délimité par les avenues Boucher et Bazin — rappelle qu’avant l’ensablement du XIXe siècle, les moines du prieuré bénédictin de Saint-Louis, établi vers l’an 800[A 2], avaient construit un moulin à marée à cet endroit[A 3]. La Torre traverse les coteaux escoublacais et la forêt, devient souterraine, puis réapparaît aux abords du quartier des Rochers avant de rejoindre l’étier[7].

Des talwegs naturels ou artificiels drainent également le territoire de la commune de façon temporaire. Il s’agit en particulier des talwegs Villeneuve-Beslon à l'ouest, de la Jubine au nord — qui aliment le lac de Rézac — et de Pont Saillant au sud-est[AVAP 3]. Ces rus et talwegs traversent des zones d’eau stagnante, mares ou prairies humides[AVAP 3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Loire-Atlantique.

La station météorologique la plus proche est, depuis 1994, celle du village de Saillé, sur le territoire de la commune de Guérande[ME 1], jouxtant celui de La Baule-Escoublac.

Le climat de La Baule-Escoublac est de type océanique, pluvieux et doux, engendré par la proximité de l'océan Atlantique dont la pénétration est favorisée par la présence de l'estuaire de la Loire et l'absence de relief important[8],[Note 7] ; l’anticyclone des Açores repousse en été vers le nord les dépressions, caractérisées par des vents froids et des fortes pluies ; l’hiver il tempère le refroidissement[9]. La moyenne annuelle des températures relevées à Saillé depuis 1994 est de 12,8 °C, avoisinant les 7,4 °C de décembre à février — alors qu'elle est de °C à Saint-Nazaire sur la même période[ME 2] — et les 18,5 °C de juin à août. Ces températures résultent de minima essentiellement nocturnes et de maxima principalement diurnes. L'amplitude minimale — écart entre températures minimales et maximales — a été enregistrée en janvier avec 4,5 °C alors qu'elle a été maximale en août avec 7,2 °C.

Les relevés effectués depuis 1994 dans la région de Guérande montrent que le nombre de jours avec une température sous abri excédant 30 °C est de 4,7 jours, à comparer aux 5 jours relevés à Saint-Nazaire et aux 9 jours à Nantes[Note 2]. De même en hiver, la station de Saillé n'a enregistré que 17,3 jours de gel contre 32 jours à Nantes[ME 2]. Le record absolu de température de la station a été enregistré le avec 36,6 °C[ME 3]. La station bénéficie d’un ensoleillement proche de 2 000 heures par an, avec près de 300 heures en juillet[Note 8].

Les vents dominants s'inscrivent dans le quartier ouest - sud-ouest[AVAP 4], avec une nette prédominance des vents d'ouest moyens — de 16 à 29 km/h — associés à de fortes perturbations et, l'été, à des brises de mer ; provoquées par les fortes variations thermiques estivales, elles peuvent atteindre près de 60 km/h. Les vents de nord-est s'accompagnent, quant à eux, de période de temps stable[ME 4]. Lors des tempêtes, les vents peuvent dépasser les 100 km/h. Ils sont un élément catalyseur de la formation de la houle ; celle-ci, lors de marées hautes et d’épisodes de pluies fortes peut être à l’origine d’inondations marines localisées[AVAP 4].

La pluviométrie relevée révèle un niveau annuel de près de 800 mm[AVAP 4], inférieur aux 896 mm d'Herbignac, localité située à moins de 25 km[Note 9] et même aux de 838 mm de Nantes[ME 5]. La faible pluviométrie estivale justifie l'implantation salicole dans la région. En effet, le nombre de jours de pluie — caractérisant les jours recevant plus d'un millimètre de pluie — est de 108 par an. Statistiquement, il ne pleut que 4,7 fois au mois de juin. La fréquence mensuelle augmente faiblement jusqu'au mois de septembre[ME 6]. Les records journaliers varient de moins de 20 mm : de 20,6 mm le à 40 mm le [ME 6].

Relevé météorologique de Guérande et sa région pour la période 1994-2008.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5 4,8 6,4 8,3 11,5 14,1 15,7 15,5 14 11,6 7,2 5 9,9
Température moyenne (°C) 6,8 7,4 9,2 11,3 14,6 17,4 18,9 19,1 17,1 14,2 10,2 7 12,8
Température maximale moyenne (°C) 9,5 9,9 12,4 14,5 17,9 20,9 22,2 22,7 21,1 17 12,7 10 15,9
Record de froid (°C) −10,3 −6,5 −6 −0,4 2,8 6,9 9,9 9,2 5,8 −0,8 −4,4 −7,5 −10,3
Record de chaleur (°C) 14,4 16,9 23,2 26,3 29,7 33,5 34,5 36,6 32,4 26,9 18,7 15,6 36,6
Précipitations (mm) 62 45,5 53,6 61,2 48,8 25,4 38,9 34,6 50,7 79,8 75,5 76,4 642,4
Source : Climatologie mensuelle de Guérande (période 1994-2008)[ME 2],[Note 10].


Pour la Baule-Escoublac les mois les plus froids vont de décembre à février avec une température avoisinant les 5 °C. Le mois le plus chaud est celui d'août avec une température moyenne de 22,7 °C ; les précipitations surviennent toute l'année variant de 25,4 mm en juin à 79,8 mm en octobre.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication routières[modifier | modifier le code]

La ville de La Baule-Escoublac est desservie par la route départementale 213 (RD 213) surnommée la Route bleue. Cette départementale reliant Les Moutiers-en-Retz à Guérande constitue un axe majeur en longeant une grande partie du littoral de la Loire-Atlantique. Elle conclue l’extrémité ouest de la route nationale 171 transférée au département par l’acte II de la décentralisation[S 1],[Note 11]. En 2011, le trafic moyen annualisé de cette portion de route bidirectionnelle 2X2 voies s’élève à 15 000 véhicules par jour, à comparer aux 30 000 véhicules journaliers à la sortie de Saint-Nazaire[S 1]. La ville est aussi traversée par la route départementale 92 formée par les avenues du Maréchal-De-Lattre-de-Tassigny, du Bois-d'Amour, de l'Étoile et du Rhuys permettant de relier Le Pouliguen à Pornichet via le centre de La Baule et de desservir la gare.

L'avenue Charles-De-Gaulle et l'avenue Lajarrige constituent les principales rues commerçantes de La Baule. Elles sont reliées aux boulevards longeant le front de mer.

Deux ponts relient la localité au Pouliguen. Le premier remplace en 1853 le bac qui traversait l’étier du Pouliguen au niveau de l’avenue De Lattre. Il s’agit à l’origine d'un pont fixe avec travée mobile pour permettre le passage des bateaux[A 4]. Il demeure à péage jusqu’à son rachat par le département le . Il est élargi en 1933, l’arche mobile ayant été désaffectée à partir de 1926[A 4]. Un second pont se dresse face à l’avenue De Champsavin ; il est ouvert à la circulation le [A 4].

La ville est desservie par le dispositif Vélocéan, 126,6 km de pistes cyclables permettant de découvrir le littoral.

Chemins de randonnée[modifier | modifier le code]

« La petite marchande » est un circuit pédestre de 10km qui traverse la forêt d’Escoublac et parcourt l’arrière-pays baulois. Il tient son nom d'une mercière ambulante, Pauline Antignac, morte en 1963, qui passait de village en village avec une voiture d’enfant pour vendre sa marchandise[M 2],[11].

Le circuit des mottes se déroule également sur 10 km dans le bocage escoublacais. Il s’élance comme le précédent de la place de la mairie d’Escoublac et visite plusieurs mottes castres érigée en protection de demeures seigneuriales au Moyen Âge[M 3]. Un troisième chemin balisé de 10 km, dit « circuit du Bois d’Amour » parcours la forêt située à l’est du boulevard de Cacqueray[M 3].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
La gare SNCF de La Baule-Escoublac.
La gare de La Baule-Les Pins, dans les années 1930.

La Baule-Escoublac possède deux gares, La Baule-Escoublac située à la Baule-Escoublac et La Baule-les-Pins située à l'est de la ville. Elle est traversée par la ligne Saint-Nazaire - Le Croisic prolongement de la grande radiale en provenance de Tours.

Le premier train s'arrête le , date de la mise en service des lignes de Saint-Nazaire au Croisic et d’Escoublac-La Bôle (sic) à Guérande[12]. La gare est due aux architectes Adrien Grave et Roger Pons[13]. La ligne est cédée par l'État à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi le suivant[14]. La première ligne empreinte une voie qui longe la plage[A 5]. Guillaume Apollinaire qui habite la villa Printania du 22 au écrit :

« […] Nous sommes tout au bout du pays et ce pays est pour ainsi dire sans rues […] le chemin de fer est tout près et le premier train me réveille à sept heures du matin […]. »

— Lettre d’Apollinaire d’[A 6].

En 1885, après le développement de la station balnéaire, il est envisagé la création d'une ligne à voie étroite de 0,60 m entre Le Pouliguen et Pornichet[15]. Le la ligne est mise en place entre le Pouliguen et La Baule-Escoublac, puis prolongée le jusqu'à Pornichet. La ligne surnommée « Trait d'Union » ferme en 1902 pour être remplacée par des bus l'année suivante[15]. Le un second service de tramway est mis en place sur une nouvelle voie, l'ancienne étant supprimée avec la mise en place des remblais. Surnommé Navette, cette nouvelle ligne reliait la villa Suser au Pouliguen à l'hôtel Robet à La Baule-Escoublac. Le service est définitivement fermé le [15].

La décision ministérielle décidant de la déviation de la ligne de chemin de fer et du déplacement de la gare date du . Le ministre des Travaux, André Tardieu inaugure les nouvelles réalisations, ligne et gare, le [A 6].

La gare de La Baule-Les Pins, créée pour desservir le nouveau lotissement qui a entraîné le déplacement de ligne ferroviaire, est l’œuvre de l’architecte Fernand Colin. Elle est de style anglo-normand[16]. La Baule-Les Pins est une halte voyageurs du réseau TER Pays de la Loire, desservie par des trains express régionaux de la relation Nantes - Saint-Nazaire - Le Croisic (ligne 01)[17].

Le est mise en service la ligne TGV Paris-Nantes-Le Croisic permettant de relier La Baule-Escoublac à Nantes en une heure et Paris en trois heures. La gare de La Baule-Escoublac connaît en été un accroissement de 25 à 40 % du trafic d’hiver[S 2]. Cette ligne ferroviaire est parcourue en 2011 par 12 à 13 trains par jour, TGV compris dans chaque sens de Nantes au Croisic[S 2]. Une étude de 2005, menée pour la DRE des Pays de Loire et la DDE 44, et dénommée « les gares ferroviaires comme leviers de projet de territoire », met en relief le potentiel du TER et la nécessité d’un aménagement urbain autour des gares de La Baule-Escoublac et du Croisic, dans la perspective de la construction d’une intermodalité[S 3].

Transport en commun routier[modifier | modifier le code]

La Baule-Escoublac ne possède pas de réseau de transport en commun qui lui soit propre mais est desservie par les cars départementaux du réseau Lila de la presqu'île guérandaise. Jusqu'à la rentrée 2015, huit lignes traversent la commune dont six permettent de voyager au-delà des limites de celle-ci, la ligne E reliant Escoublac à la limite orientale, vers Pornichet via La Baule-Escoublac et deux autres (lignes N et Nbis) formant une boucle à l'intérieur de la ville. À partir de la rentrée 2015, seulement 4 lignes du nouveau réseau Lila Presqu'Île traversent la commune, une reliant Guérande à La Baule (ligne 1), une autre reliant la commune au Croisic (ligne 6), une autre reliant la commune à Pornichet et à Saint-Nazaire (ligne L13, mutualisée avec le réseau STRAN de la CARENE) et une dernière étant interne à la commune (ligne 20).

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La ville possède un aérodrome situé à l'est de la commune. Il est géré par le syndicat intercommunal de La Baule-Escoublac - Pornichet - Le Pouliguen[18]. Cet aérodrome naît en 1917 pour les besoins de l’armée qui y stationne une escadrille — l’escadrille côtière 484 — et trois hangars Bessonneau[A 7]. Le premier vol entre Paris (Le Bourget) et Escoublac a lieu le et cette liaison postale va durer jusqu’au [A 8],[Note 12]. En 1926, les Ateliers et Chantiers de la Loire, alors fabricants d’avions militaires, achètent les 18 ha de l'ancien terrain d’aviation[A 8]. L’aéro-club est créé en et le syndicat intercommunal — regroupant les intérêts de La Baule-Escoublac, Pornichet et Le Pouliguen — le [A 8]. L’arrêté du ministère de l’Air du ouvre l’aérodrome à la circulation aérienne publique. Le , Air France inaugure une liaison directe et régulière La Baule - Paris - Londres[20],[21]. L’aérodrome s’appelle désormais « aérodrome Maurice-Morin »[A 9]. Cette ligne est interrompue en 1955 et l’aérodrome est alors classé « aérodrome saisonnier sur demande » puis, à partir de « aéroport international doté d’un service saisonnier de douane, police et de santé[A 9] ».

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Histoire du développement urbain de La Baule-Escoublac[modifier | modifier le code]

La naissance de la cité balnéaire[modifier | modifier le code]

Plan en couleur d'une ville de bord de mer, des zones de couleur indiquent des quartiers.
Les grandes étapes des lotissements de la station balnéaire[AVAP 5].

En 1787, une tempête d’une extrême violence provoque des dommages considérables aux marais salants situés à l’ouest d’Escoublac, en pénétrant dans les traicts du Croisic. Elle atteint et endommage la partie occidentale des dunes d’Escoublac faisant craindre la création d’un nouvel déversoir des marais salants, à l’est de l’étier du Pouliguen[V 1]. En conséquence, le parlement de Bretagne ordonne la construction d'une digue, longue de 400 mètres, apte à contenir les grandes marées. Cette digue, achevée en 1788 et qui sépare les marécages sablonneux — ou « bôles » — au nord des dunes du sud, sert encore au XXIe siècle de support à l’avenue de Lattre-de-Tassigny au Pouliguen[V 1]. Ces événements concourent à la désertification humaine des dunes locales, la population se réfugiant sur le plateau guérandais, ou sur les anciennes îles du Croisic, de Batz et du Pouliguen[V 2]. En parvenant au village de Saint-Sébastien-de-Pornichet — situé au sud-est d’Escoublac —, en 1823, Édouard Richer écrit :

« Les habitants de Saint-Sébastien témoignent d'un étonnement stupide à la vue d’un étranger »

— Édouard Richer, Voyage pittoresque dans le département de la Loire-Inférieure, 1823[22].

Et Gustave Grandpré ajoute en 1828 :

« Aucune trace, aucun sentier n’indique la route, seulement des pas d’hommes, empreintes sur le sable dans toutes les directions, annoncent que le désert est fréquenté. Autour de moi, rien qu’un affreux désert. Des dunes entassées les unes sur les autres s’allongent à perte de vue. Rien n’interrompt leur désespérante uniformité ! »

— Gustave Grandpré, Promenade au Croisic, 1828[23].

Le désert dont il est question couvre 628 ha de dunes mouvantes d’Escoublac, bordées de marais salants, auxquels s’ajoutent 75 ha menaçant Le Pouliguen[V 3]. L’ensablement puis la disparition d’Escoublac[V 4], alliés au décret du [24] préconisant la fixation des dunes dans tous les départements maritimes, sont à l’origine des travaux de plantation entrepris dès 1818[V 3].

Grandes étapes de la transformation
du front de mer au XXe siècle[AVAP 6] :

  • 1924 : élargissement du boulevard de mer devant le futur casino ;
  • 1925 : construction du casino et des hôtels Hermitage et Castel Marie-Louise ;
  • 1927 : réfection du boulevard de mer, création du « remblai » ;
  • 1929 : agrandissement de l'esplanade fleurie devant l'hôtel Hermitage ;
  • années 1950 : construction des premiers immeubles sur le front de mer ;
  • années 1960 : densification du front de mer, début de démolition
    des villas et hôtels des boulevards Hennecart et Darlu.

L'ordonnance royale du accorde au comte Donatien de Sesmaisons la concession de sable jusque là appartenant à l’État et portant sur les 628 ha sus-nommés[A 10]. Les premières réactions des habitants d’Escoublac sont brutales, ceux-ci détruisant systématiquement tous les semis pour sauvegarder leur liberté de pâture[V 5]. Les premières plantations entreprises par MM. de Sesmaisons et Berthault durant la première motié du XIXe siècle — pin maritime, chêne vert, bouleau, frêne, cyprès dans un premier temps, puis peuplier, aulne, hêtre, houx, if et acacia — sont complétées après 1860 par la future forêt domaniale d'Escoublac[AVAP 7]. Ce sont finalement 700 ha qui sont boisés à partir de 1826, dans une démarche initiée par les pouvoirs publics, mais concédée à des sociétés et à des investisseurs[AVAP 7].

L'arrivée du chemin de fer dans la commune constitue un autre élément déterminant de l'urbanisation de la zone. Une première gare est ouverte en 1876 et la liaison avec Paris est achevée en 1879[AVAP 7]. Les entrepreneurs investissent immédiatement pour créer, d’ouest en est, la future station balnéaire ; à l'ouest, le lotissement Benoît est construit dès 1876[Note 13]. L'initiative est bientôt suivie, en 1878, par le lotissement de la société créée par Jules-Joseph Hennecart et Édouard Darlu à proximité de la gare. L'actuelle avenue du Général De Gaulle — sous le nom d'« avenue de la gare » — est dessinée et rejoint la côte ; une promenade de bord de mer et une estacade suivent rapidement[AVAP 9],[Note 14]. En 1895, la compagnie foncière d’André Pavie construit à son tour un lotissement à proximité d’un établissement spécialisé dans le traitement de la turberculose[Note 15]. En 1923 naît le lotissement du Bois d’Amour, revendu en partie en 1925 à Louis Lajarrige, dont la société immobilière trace les plans de l’actuelle La Baule-les-Pins[A 11],[Note 16],[Note 17].

Durant la seconde partie du XIXe siècle, les équipements indispensables à une cité balnéaire viennent compléter le développement de la ville. Il s’agit en particulier d’établissements de bains, du casino, du jardin anglais, du square, des cabines de plage et de villas aux styles nouveaux. En parallèle de nouvelles voies sont tracées, comme en 1880, le boulevard Darlu d'une largeur de 16 mètres[AVAP 11].

La crise engendrée en France par le krach de 1929 oblige la station à se diversifier et à rechercher une densification trouvée en se tournant en partie vers le tourisme de masse[26]. La densification est amplifiée par les mouvements de population engendrées par la destruction de Saint-Nazaire durant le second conflit mondial[26]. Si la première moitié du XXe siècle voit la transformation d'un lieu de villégiature chic et familial en station internationale[AVAP 12], la seconde moitié de ce même siècle consacre l'accès des classes moyennes à la résidence secondaire[AVAP 13] ; on dénombre 855 résidences secondaires en 1954 et 5 408 en 1970[AVAP 13].

Les styles architecturaux[modifier | modifier le code]

Le patrimoine urbain et architectural de La Baule se caractérise par au moins trois niveaux qualitatifs et quantitatifs que sont les grands hôtels, les villas châteaux ou chalets et enfin, les immeubles et maisons urbaines[AVAP 14].

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Le Celtic-Hôtel, carte postale des années 1930.
Les grands hôtels[modifier | modifier le code]

C'est dès 1886 qu'est construit l'hôtel Mauspha dans le quartier Benoît. Il est bientôt suivi en 1896 par l'hôtel de l'institut Verneuil, destiné aux parents des enfants soignés à l'institut. Ce dernier devient l'hôtel Royal à partir de 1902. On doit à Ferdinand Ménard la transformation de La Baule en station internationale. Il construit le Ker Causette — un apéritif concert — et l'hôtel Castel Marie-Louise, un manoir de style Belle Époque ; il est à l'origine de la création du Tennis Club et, à partir de 1925, de la construction de l'hôtel Hermitage. Ce dernier hôtel est un palace de style anglo-normand qui dispose de 240 chambres et appartements[AVAP 11]. L'infrastructure hôtelière continue de se développer à marche forcée jusqu'avant la Seconde Guerre mondiale. En 1931, la cité balnéaire dispose de 180 établissements hôteliers. L'inauguration du palace Le Celtic en 1931 est le point d'orgue de cette période fastueuse[AVAP 13].

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Les villas[modifier | modifier le code]

L’ensemble des villas — caractérisé soit par une implantation en front de mer ou sur une parcelle isolée avec un retrait d’alignement — affiche une multiplicité de styles qui se déclinent en quatre grandes familles : les courants historicistes, régionalistes, du XXe siècle et enfin résolument contemporains[AVAP 14].

Le style historiciste, qui à La Baule se développe au XIXe siècle, se montre éclectique et d'inspiration néo-gothique et médiévale. Les architectes Georges Lafont — auteur en 1896 de la villa Ker Vary[27], des halles en 1912[A 13] et au début du XXe siècle, de la villa Pax[28] —, Ferdinand Ménard, Émile le Bot ou encore Georges Dommée suivent les traces de Viollet-le-Duc[AVAP 15].

C'est à partir des années 1920 que le courant régionaliste se développe, empruntant son inspiration aux styles anglo-normand, basque et landais[Note 18], breton, provençal[Note 19] et colonial, souvent sous forme de chalets[Note 20] ou de cottages[AVAP 16].

« [Il] traduit le retour de l’homme à une nature idéalisée, qui s’incarne dans un imaginaire champêtre, et donne lieu à des déclinaisons de styles architecturaux d’inspiration vernaculaire, n’excluant pas les formes les plus osées du « kitsch » rural. La vie « rustique » comme un remède à la folie de la grande guerre. »

— Ministère de la Culture, Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP) de La Baule-Escoublac : modification du , p. 37[AVAP 16].

Le style dit « du XXe siècle » est décliné sous différents visages : Art nouveau, Art déco, Rationalisme, expressionnisme, futurisme[Note 21], Postmodernisme, Modernisme international[Note 22], maisons-terrasses et villas « paquebots »[Note 23],[AVAP 17].

L'architecture du XXIe siècle à La Baule-Escoublac est caractérisée par un souci d'intégration dans l'environnement et par l'utilisation de matériaux naturels aux côtés d'une esthétique industrielle[AVAP 18].

Les immeubles collectifs[modifier | modifier le code]

C’est principalement durant la seconde partie du XXe siècle que les immeubles collectifs se sont développés à La Baule-Escoublac, concentrés essentiellement sur le front de mer[AVAP 19]. L’hébergement hôtelier est, à partir des années 1950 supplanté par la préférence donnée au studio, agrémenté d’une terrasse, d’un balcon ou d’une loggia face à la mer. Le Bellevue Building, immeuble de 7 étages fait, en 1928, figure de précurseur ; viennent ensuite Le Constellation (1959), le Panorama et Les Héliades (1960) et le Spendid (1962)[AVAP 20]. Le Santa Clara, également nommé « La Vague », à la limite est avec Pornichet, date de 1979[AVAP 21].

À partir des années 1980, les balcons se font plus transparents et les baies vitrées couvrent en totalité les façades, par l’utilisation du verre et du Plexiglas[AVAP 21].

Schéma de cohérence territoriale[modifier | modifier le code]

La Baule-Escoublac est intégrée au schéma de cohérence territoriale (SCOT) arrêté par la communauté d'agglomération Cap Atlantique le [S 4] ; le SCOT est en cours de révision afin de s'adapter aux lois Grenelle et devrait rendre ses conclusions courant 2017[S 5].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de La Baule-Escoublac est une commune urbaine faisant partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire. Elle est essentiellement urbanisée sur deux secteurs, La Baule, station balnéaire située sur la baie du Pouliguen et le bourg d'Escoublac, le long de la route bleue[35].

Escoublac est le nom de l'ancien village où les habitants se sont installés en 1779[AVAP 2] après que le premier bourg eut été enseveli par les dunes et abandonné en 1527[A 14]. Peu dense, la zone est essentiellement pavillonnaire.

La morphologie urbaine est essentiellement héritée des opérations de lotissements du XIXe siècle. Les cahiers des charges mis en place à partir de 1877 fixent en effet les règles d’implantation des villas, de cession à la commune d’espaces destinés à la création de jardins publics, de la part des espaces libres et boisés au sein des lotissements — au moins un quart de la surface totale du lotissement —, de la taille minimale des parcelles et des essences végétales dans les espaces publics[AVAP 22].

La bande littorale[modifier | modifier le code]

La bande littorale, d'une profondeur de 200 à 800 m sur une longueur de 6 km est entièrement urbanisée. Elle comprend le front de mer et le quartier des villas[AVAP 23]. Le front de mer se présente en une bande de 30 à 80 m de large, longue de 5 km ; il couvre un peu moins de 2 % de la superficie communale. Son architecture est caractérisée par la présence d'une majorité d’immeubles d’habitations collectives — datant pour l’essentiel de la seconde moitié du XXe siècle — et de quelques villas anciennes[AVAP 24].

Le quartier des villas couvre près de 18 % du territoire communal. Il s’est développé progressivement, sous la forme de lotissements, à partir du XIXe siècle[AVAP 23]. Il intègre une pinède, en grande partie en domaine privé[AVAP 25].

Les quartiers urbains[modifier | modifier le code]

La Baule-centre s'articule autour du marché, des avenues du Général-de-Gaulle et du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, de la mairie, de la gare et de la grande poste. Il respecte la structure des anciens lotissements de MM. Hennecart et Darlu datant de 1878[AVAP 26].

Le quartier de la plage Benoît est situé à l'ouest du centre-ville. Il s'étend jusqu'au port de La Baule-Escoublac - Le Pouliguen. Les grands hôtels, l'Hermitage Barrière, le Royal-Thalasso, le Castel Marie-Louise et le Majestic[Note 24], y sont implantés, ainsi que le casino et le centre des congrès Atlantia.

Les quartiers du nord-ouest sont reliés au centre-ville par le pont du boulevard du Docteur-Chevrel qui se termine au rond-point de la place des Salines. Tout près commence la piste cyclable établie sur le parcours de l'ancienne ligne de chemin de fer de La Baule à Guérande. À l'ouest se trouve le quartier des Salines, avec la zone commerciale des Salines, située sur le territoire de Guérande. Dans le secteur baulois (rue des Salines, rue des Floralies), il y a quelques bâtiments publics (salle des fêtes, salle omnisports, MJC, boulodrome, locaux centraux de Cap Atlantique) et un quartier résidentiel, notamment la cité des Floralies. Ce quartier dispose d'une passerelle cyclable pour l'accès au centre-ville. À l'est, le long de la voie ferrée, sont situés les équipements collectifs de la rue Jean-Mermoz : le cimetière, un poste EDF, un poste GDF, les ateliers communaux. Un peu plus au nord se trouvent le quartier de Beslon (commune de Guérande), la zone industrielle de Beslon, la déchèterie de La Baule-Escoublac, l'étang de Prémaré près duquel il y avait dans l'après-guerre une cité de logements provisoires qui a été supprimée après la construction des immeubles de la cité des Rochers. Le secteur du Garden Tennis est constitué de lotissements qui se sont créés autour de l'ancienne gare. Il regroupe les quartiers Saint-Clair, de l’Hallali et celui des prénoms féminins[AVAP 27].

Le quartier — anciennement village d'Escoublac — au nord-est du centre-ville, jouxte Saint-André-des-Eaux, Guérande et La Baule-les-Pins dont il est séparé par la forêt d'Escoublac.

La Baule-les-Pins est un quartier plus résidentiel situé à l'est de La Baule-Centre. On y trouve un axe commerçant, l'avenue Louis-Lajarrige — qui menait autrefois à la gare maintenant déclassée —, la place des Palmiers — tracée en étoile —, le rond point de Rennes, le parc des Dryades et la piscine municipale. Le quartier est contenu à l’ouest par l’allée dite « cavalière », longue de 2 km, épine dorsale plantée d'arbres en son milieu, d’où part un réseau de voiries tertiaires. Il correspond à l’ancien lotissement du Bois d’Amour[AVAP 27]. Le quartier se distingue par des avenues larges et des parcelles de grande taille avec des villas respectant un alignement précis. La topographie n’a pas été modifiée ou aplanie[AVAP 27].

Le quartier du Guézy — « La Baule-est » sur certains panneaux de signalisation — est un secteur urbanisé situé au nord de la voie ferrée Nantes-Le Croisic et à l'est de la forêt d'Escoublac et de l'aérodrome de La Baule-Escoublac. Ce secteur, assez peu structuré avec sa mairie annexe-agence postale, son groupe scolaire primaire et le collège Éric-Tabarly éloignés les uns des autres, est principalement résidentiel. Son pôle commercial est le quartier de la gare de Pornichet. Le versant de la dune a connu une urbanisation balnéaire dès l'avant-guerre (villas), mais de niveau plus modeste qu'à La Baule-les-Pins. L'urbanisation récente (lotissements) sur le plateau a absorbé d'anciens hameaux (Nérac, la Ville Halgand, Cuy, la Ville aux Fèves, la Ville Massonet) et atteint au début du XXIe siècle ceux de Brédérac et du parc Nicol.

Le front de mer, ou « remblai », créé en 1927, est essentiellement constitué d’immeubles collectifs construits durant la seconde partie du XXe siècle.

Les quartiers ruraux[modifier | modifier le code]

Ils sont constitués par un bocage ancien, la forêt d’Escoublac, une frange urbaine et l’aérodrome d’Escoublac. Le bocage recouvre près de la moitié du territoire de la localité, au nord de la route dite d’Escoublac[AVAP 24]. Le domaine de Lesnérac, au nord-est de la commune, fait partie de ce bocage, tout comme le domaine de la Saudraie (Sauldraie ou Sauldraye) au nord de la RD 213[AVAP 28]. Le bocage est un secteur agropastoral où l'urbanisation se limite à quelques exploitations agricoles isolées[AVAP 29].

La frange urbaine est constituée des espaces urbanisés situés entre la RD 213 et la voie de chemin de fer, s’étendant sur près de 25 % du territoire de la commune. Il s’agit d'un tissu hétérogène peu boisé qui regroupe le bourg d’Escoublac et sa périphérie[AVAP 29].

À l’est de cet ensemble et au sud de la RD 392 se trouve l’aérodrome d’Escoublac, représentant 3 % du territoire de la commune. Il est entouré d'un cordon très boisé[AVAP 30].

La forêt d’Escoublac, au sud-est de l’aérodrome et au nord de la voie ferrée, s’étend sur une surface équivalente à celle de l’aérodrome. Elle abrite le point culminant de la commune, à 54 mètres d’altitude. Elle est constituée en majorité de pins — Pin maritime (Pinus pinaster), Pin d’Alep (Pinus halepensis), Pin laricio de Corse (Pinus nigra var.' corsicana) — mais également de Cyprès de Lambert (Cupressus macrocarpa) et de chênes verts (Quercus ilex)[AVAP 30].

Logements[modifier | modifier le code]

Statistiques actuelles[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 22 133, alors qu'il était de 21 631 en 2009[Insee 1]. Parmi ces logements, 36,8 % étaient des résidences principales, 58,4 % des résidences secondaires et 4,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 39,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 59,2 % des appartements[Insee 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 71,2 %, en progression par rapport à 2009 (70,2 %). La part de logements HLM loués vides était de 4,3 % contre 5,2 %, leur nombre étant en forte diminution, 352 contre 437[Insee 2]. Des statistiques précédentes, il ressort que l'habitat en 2014 est majoritairement collectif, et que les logements individuels sont une minorité.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La richesse du patrimoine architectural, urbain et paysager a justifié la mise en œuvre d’une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), créée par l’arrêté préfectoral du [AVAP 31]. Cet outil a ensuite été transformé en aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP), servitude d'utilité publique ayant pour objet de « promouvoir la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces »[36] et instituée par la loi Grenelle II du [37]. Résultant de ce dispositif, trois secteurs sensibles, nécessitant une protection, ont été déterminés. il s’agit du secteur urbain du « quartier des villas », du front de mer et enfin, d’un îlot non bâti, avenue de la Mer, destiné à accueillir un ensemble hôtelier lié à un projet de balnéothérapie[AVAP 31].

Dans le cadre de sa politique d'amélioration des accès routiers, la mairie de La Baule-Escoublac conduit un projet de pôle d'échanges multimodal (PEM), (initié par l'État, la région des Pays de la Loire, les conseils départementaux de la Loire-Atlantique et du Morbihan, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), et Cap Atlantique et la ville). Ce projet est mené par Cap Atlantique, et vise à favoriser les transports en commun et les « circulations douces », à améliorer les conditions de circulation automobile et à rehausser la qualité esthétique du quartier concerné. À terme c'est l'ensemble du quartier de la gare qui doit bénéficier d'une restructuration[M 4].

La mairie de La Baule-Escoublac est confronté à un problème de saturation des cimetières existants et de contraintes hydrogéologiques entravant les inhumations en pleine terre. Depuis 1996 le projet d'un cimetière paysager existe, la mairie a réservé une parcelle lors de la révision du plan d'occupation des sols en 1999, et le conseil municipal a approuvé sa définition technique en 2002. La zone choisie couvre 11,5 hectares et est située à l'est du bourg d'Escoublac, entre la route bleue et l'aérodrome[M 5].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

En conséquence de la tempête Xynthia, ayant frappé la façade atlantique locale les 27 et et reconnue catastrophe naturelle par arrêté interministériel en date du [Note 25], les pouvoirs publics ont été amenés à définir et intensifier la mise en place de plans de prévention des risques littoraux (PPRL)[38]. Une étude portant sur les risques de submersion marine et d’érosion côtière est à l’origine du PPRL de la presqu’île guérandaise et de Saint-Nazaire, prescrit le par arrêté préfectoral[39],[40].

Le territoire de la commune a fait l’objet d’arrêtés ayant porté reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ou technologique à plusieurs reprises depuis 1988, essentiellement en raison d’inondations et de coulées de boue. C’est le cas des arrêtés du , couvrant la période du 1er au  ; du , en relation avec les mouvements de terrain du au , consécutifs à la sécheresse ; du , pour les conséquences des tempêtes survenues les 12 et  ; du , pour les tempêtes de la période du 25 au  ; du , pour les inondations et coulées de boues intervenues entre les 1er et  ; du pour la tempête Xynthia[38] ; du , pour les inondations et coulées de boues du .

Dea risques de pollution des eaux sont identifiés par la communauté d’agglomération ; ils résultent du ruissellement non maîtrisés des eaux pluviales et sont la conséquence du remembrement et des formes d’urbanisation dites minérales, qui, en favorisant l’imperméabilisation et le lessivage des sols, entraînent la concentration rapide des eaux de ruissellement chargées de salissures vers les communes situées en position aval et les exutoires en mer, altérant ainsi les marais salants, les zones conchylicoles et l'estran. Le réseau séparatif connaît par ailleurs des problèmes d'étanchéité entre eaux pluviales et eaux usées, polluant aussi ces milieux récepteurs[S 6].

La Baule-Escoublac est située dans une zone sismique à aléa modéré, classée de niveau 3 sur une échelle de 1 à 5[38].

Au chapitre des risques technologiques, la commune, à l’instar de Guérande, Piriac-sur-Mer et La Turballe, est située sur le trajet emprunté par le pipeline transportant des hydrocarbures et exploité par la société française Donges - Metz (SFDM) installée à Piriac-sur-Mer[41]. L’inventaire BASIAS qui conserve la mémoire des anciens sites industriels et activités de service relève 32 sites sur le territoire de la localité[S 7]. L’inventaire BASOL, qui identifie les sites et sols pollués ou potentiellement pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif répertorie le site EDF-GDF de La Baule-Escoublac situé avenue Alsace-Lorraine[Note 26].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Onomastique partielle du toponyme Escoublac
selon l’ouvrage publié par la mairie en 1998[A 15] :

  • Episcolapus ou Scubiliacus puis Escoplac ou Scoblac : « terres de l’évêque » ;
  • lac : « sable, sable mouvant » en vieux breton ;
  • scope : « brin de balai, genêt, sureau » en latin.

Le toponyme Escoublac est attesté en 1050 sous la forme latinisée de Scublaco[42], Escoplac en 1073 et Escoublac dès 1287.

C’est à partir du , date de l’élection du maire Roger De Lapeyrouse, que le conseil municipal d’Escoublac décide d’ajouter le nom La Baule à celui de la commune[A 11]. Il s’agit en fait de l’officialisation du nom choisi le , date du classement de la commune en station climatique[A 11]. Escoublac-La Baule devient, le , à une courte majorité du conseil municipal, La Baule-Escoublac. La décision est entérinée par le décret du [A 11]. La Baule était depuis longtemps la dénomination usuelle de la station balnéaire.

La Baule-Escoublac possède un nom en breton Ar Baol-Skoubleg[43], et en gallo, la langue d'oïl locale : La Baull-Escóblac (écriture ELG)[44].

Étymologie d’Escoublac[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une formation toponymique gauloise en -acum, dont le premier élément Scubl- / Escopl- représente le nom de personne gaulois Scopilus[42].

L'étymologie « Ecclesia Episcopi Lacus quam lingua britannica Escoplac uocant » c'est-à-dire « l'église du lac de l'évêque, qu'en langue bretonne on appelle Escoplac » est une fantaisie de clerc. Cependant, il est probable que le toponyme ait été compris Escop-lac par les Bretonnants. Cette étymologie populaire n'est pas reprise dans le nom breton moderne de la commune Skoubleg qui renvoie directement au nom gaulois (le suffixe -acum < gaulois -acon, tout comme le suffixe vieux breton -oc > breton -ec > -eg, remontent tous deux au celtique commun *-āko-).

Le toponyme présente une homonymie avec Écublé (Eure-et-Loir, Escublé vers 1250) et Écublei (Orne, Escublaio au XIe siècle, Scublacum, sans date)[42]. L'évolution d’Escoublac aurait dû se faire également en *Écublé, mais la langue bretonne a influencé la transformation phonétique qui s'est différenciée de l'évolution romane régulière.

Étymologie de La Baule[modifier | modifier le code]

Les avis sont assez partagés sur l’étymologie du toponyme et sur son sens. Selon Dauzat et Rostaing, le toponyme provient du verbe bauler, « hurler en parlant du vent »[45]. Le dictionnaire d’André Pégorier, s’appuyant sur le dictionnaire breton-français de Roparz Hemon[46], donne quant à lui « dune » comme signification du toponyme[47]. En revanche, l’ouvrage publié en 1998 par la mairie de La Baule-Escoublac indique que Bôle ou Baule provient du grec bolos, « motte de terre, alluvions » et par extension, désigne un terrain vaseux recouvert à marée basse[A 16]. À son tour, Gildas Buron désigne du terme baule la zone située entre le niveau moyen des hautes mer et celui plus haut des marées de vives-eaux ; ce sont ces prairies maritimes qui sont travaillées par les paludiers pour « construire » les salines[48]. Il retient que baule est d'origine gauloise, provenant de balua, mot qui désigne une hauteur[49]. Cette acception est connue, selon Buron, en Bretagne méridionale ainsi qu’à Noirmoutier[Note 27].

Le terme est donc ancien et est utilisé comme un substantif : les « grandes baules du Poulliguen » sont, en 1629 laissées en pâture aux vaches, brebis et autres bestiaux des « habitants du […] port du Poulliguen et du bourg de Saillé »[50].

Les délibérations du conseil municipal ont, de façon constante depuis la première mention le — « pour les baules qui sont bien à nous » — utilisé la graphie baule[A 17].

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

Elle est mixte, à la fois romane et bretonne : nombreux toponymes gallo-romans en -(i)ac (restés en -(i)ac, comme dans le domaine occitan, en raison de la diffusion de la langue bretonne, alors qu'en français, ils auraient évolué en régionalement ou -y), etc.

On note aussi la fréquence des toponymes l'Ile, l'Isle (par exemple, l'Isle de l’Hervio, l'Ile du Bourg à Escoublac ou de Nérac[A 18]), le Parc (le Parc Nicol à Bréderac, le Parc Neuf à Escoublac, etc.) ou encore Ker (Ker Durand, Ker Quessaud, Ker Rivaud, la Querdouda ou Kernias[A 19]).

  • Lesnérac : en breton, l'élément Les- indique la demeure seigneuriale d'un lieu-dit, Nérac qui subsiste par ailleurs grâce à la route de Nérac (quartier du Guézy).
  • Trologo (Trologoff en 1623) : tro dérive du terme tréo, vallée en breton de Batz-sur-Mer (KLT : traoñ, vannetais : teno). Cf. Tromartin et Troffigué à Guérande, Kerantrou au Pouliguen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques ont été mis au jour sur le territoire de la commune et sont répertoriés par le service régional de l'archéologie de la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire[AVAP 32].

Les traces d'occupation les plus anciennes proviennent du Paléolithique moyen, c'est-à-dire dans une période s'étendant de −300 000 ans à −30 000 ans av. J.-C. Elles sont situées le long de la D 213, à l'extrème nord-ouest du territoire, au lieu-dit « La Métairie de Villeneuve »[AVAP 33]. Le dolmen de Tréveday — au nord du site précédent — et des traces d'occupation du lieu-dit « Les Morlaines » datent du Néolitique, −5 000 ans av. J.-C. « La Métairie de Villeneuve » présente également des vestiges d'occupation datant du Néolitique final, soit −3 300 ans av. J.-C. La période du Bronze moyen est représentée par un fossé au lieu-dit « Kerivaud » et par des traces d'occupation au « Menigo » (partie centrale de la commune). Aux « Morlaines » encore, habitat et production de sel ont laissé des vestiges datant de La Tène, soit −450 ans à −25 ans av. J.-C[AVAP 32].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le Haut-Empire romain et la période gallo-romaine ont laissés des vestiges au cimetière paysager Bel-Air, au lieu-dit « La Ville Massonnet » et à celui des « Voilées » sous forme d'habitat et d'enclos[AVAP 32].

Les dunes sont apparues postérieurement à l'époque antique. Elles ont envahi les anciens marais côtiers, en progressant d'ouest en est, atteignant à la fin du XVIIIe siècle l'ancien village d'Escoublac. Le premier bourg d’Escoublac se dresse probablement sur un rocher escarpé, poste d’observation sur une côte moins ensablée qu’au Moyen Âge[A 20].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Escoublac[modifier | modifier le code]

Un espace fortifié datant du Moyen Âge central a été mis au jour dans le bois d'Escoublac[AVAP 32]. Le prieuré de Saint-Louis a été fondé par des moines bénédictins près du lieu-dit Le Guézy vers l’an 800[A 2].

En 1050, l'évêque de Nantes fait appel à des moines de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil pour assister la population d'Escoublac et fonder un prieuré[A 14], avec cette clause : « que les religieux devraient pourvoir de bénéfices les quatre fils du recteur », ce qu'ils ne firent jamais. Sous l'épiscopat de Quiriacus, une charte établie à Chantenay, datée de 1073, confirme cette disposition. Les moines construisent alors un petit monastère placé sous le vocable de Saint-Pierre et une église. La paroisse est d’abord dédiée à saint André[A 14]. De 1148 à 1184, Escoublac donne deux évêques successifs à Nantes : Bernard (évêque de 1148 à 1169) et son neveu Robert, évêque de 1170 à 1184[F 1]. Escoublac est d’abord la propriété des évêques de Nantes ; elle passe ensuite sous le pouvoir des seigneurs de Lesnérac, qui possèdent au Moyen Âge les terres situées d’est en ouest entre la Brière et la mer et du nord au sud, entre le Pouliguen moderne et l’étier de Pornichet[A 14].

En 1350, le premier bourg d’Escoublac rassemble 300 habitants solvables — 122 feux ; ce nombre approche les 1 500 âmes en 1426 — 164 feux[A 14].

Un événement encore à identifier survient en 1450, entraînant la diminution du nombre d’habitants de près de 500 âmes ; cette catastrophe, si tant est qu’elle soit réellement survenue, pourrait être due à un raz-de-marée, mais également à un épisode de la guerre de Cent Ans ou à la peste[A 14]. Une partie des survivants, ceux qui ne se seraient pas réfugiés autour du prieuré bénédictin Saint-Pierre, auraient fondé Le Pouliguen avec des Guérandais. Le premier bourg d’Escoublac est complètement abandonné en 1527[A 14].

La foire de saint Servais est connue, avec la foire du lundi de l’Assomption et celle de saint Georges, depuis 1441 à Escoublac. Elle a persisté jusqu’en 1914, sous le nom de « foire aux chapeaux de paille »[A 21].

Le deuxième bourg d’Escoublac se développe aux alentours du prieuré Saint-Pierre, dans l'actuelle forêt d’Escoublac, où les habitants construisent bientôt l’église Notre-Dame-la-Blanche[A 20]. Les digues, appelées « turcies » semblent, au début du XVIe siècle, en mesure de protéger la côte et le bourg de l’avancée des sables ; des corvées sont organisées afin de les entretenir[A 20].

Les seigneurs d’Escoublac[modifier | modifier le code]

La châtellenie d’Escoublac semble avoir été élevée au XIe siècle[51]. Elle appartient à Auffroy d'Escoublac en 1070 et à Robert de Lesnerac en 1388 ; elle passe à la famille de Gouyon à la fin du XIVe siècle ou au début du XVe siècle puisqu’en 1400 elle appartient à Jehan de Goyon, sieur de Matignon[51].

En 1423, la châtellenie appartient à Lancelot de Goyon, frère du précédent. Prisonnier des Anglais, il en est libéré grâce au paiement d'une rançon de 1 800 écus d'or par Pierre de l'Hôpital. La famille de L'Hopital conserve la seigneurie de 1433 à 1553[51].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le traité d’union de la Bretagne à la France du va changer l’ordre établi et la relative sécurité du bourg face aux éléments naturels, l’État se désintéressant progressivement de la gestion du littoral. L’ensablement, sensible sur la côte nord d’Escoublac jusqu’à La Turballe et au sud, jusqu’à Saint-Brévin, progresse irrésistiblement provoquant la disparition de la forêt de Pen-Bron et de quartiers du bourg de Batz (La Govelle)[A 20]. À partir de 1598, à la suite d'une tempête mémorable, l’ensablement du deuxième bourg d’Escoublac devient une menace constante, amplifiée à partir de 1600 par des décisions de déboisement des rives et des îles de la Loire[A 20]. Le défrichement est encore aggravé par l’action des troupeaux de moutons qui, pour se nourrir, arrachent les plantes et empêchent la fixation des sables ; les dunes se font plus pressantes et leur progression sous l'action des vents menace les habitations. La tempête de 1751 précipite l’invasion, les dunes atteignant le toit de l’église Notre-Dame-la-Blanche[A 20].

Les délibérations du conseil général de la paroisse de Saint-Pierre d’Escoublac, dont les registres consultables s’étalent de 1753 à 1790, reflètent les préoccupations des habitants de la commune. Ainsi le , des mesures militaires sont décidées ; il s’agit de l’établissement d'un état des sentiers garde-côte, ainsi que de l’organisation d’un recensement des hommes de 16 à 60 ans susceptibles d’être enrôlés dans la milice garde-côte[A 22]. En 1971, des règles du ramassage du goémon sont fixées.

Au cours du XVIIIe siècle, le village d'Escoublac subit un phénomène d'avancée dunaire qui amène son ensevelissement et la construction en 1779 d'un nouveau village un kilomètre plus au nord sur la route de Guérande[C 1]. Bien sûr, la progression du phénomène fait partie des préoccupations du conseil de la paroisse. Le , il ordonne à tous les habitants de la paroisse de débarrasser les sables menaçant l’église et d’établir les ouvrages d’art nécessaires à sa protection[A 23]. Las, les efforts demeurent insuffisants et le , le conseil de paroisse délibère pour la première fois sur le projet de construire une nouvelle église en un autre point de la paroisse[A 23].

Le conseil autorise la construction d'une nouvelle église par délibération du . Celle-ci, sous le patronage de saint Pierre, est inaugurée le [A 24].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le marque la fin de la paroisse en tant que système administratif et la création de la « paroisse de Saint-Pierre d’Escoublac, diocèse de Nantes en Bretagne »[A 25]. L’élection du premier maire, l'abbé Mathurin Phelippès De Beauregard, se déroule « dans la joie […] et les anciens délibérants du conseil de la paroisse sont élus notables[A 26] ».

Le , l’officier municipal Julien Denié s’étonnant de l’absence d’un arbre de la liberté et de l’égalité dans la commune, la municipalité « décide de planter l’arbre de l’égalité [le] vendredi [suivant], sixième jour de la troisième décade du second mois de la deuxième année de la République française Une et Indivisible[A 27] ».

Comme indiqué plus haut, les travaux de plantation sont entrepris dès 1818[V 3] et vont se développer sous le Second Empire ; plus de 700 ha ont été boisés avant la fin du XIXe siècle[26].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1876, si la commune qui comprend encore une partie de ce qui va devenir Pornichet recense près de 1 800 habitants, le lieu-dit La Baule ne compte que 11 personnes[52].

Le Pornichet est érigée en commune par décret. À cette occasion, des sections d'Escoublac et de Saint-Nazaire sont soustraites de leur commune d'origine et apportées à la nouvelle localité, pour respectivement 97 et 1 152 hectares ; ce transfert concerne également les habitants qui occupent ces parcelles, soit respectivement 289 et 974 personnes[2].

Le développement de la cité balnéaire[modifier | modifier le code]

En 1886, le télégraphe est installé à Escoublac. En 1892, un bureau de poste et télégraphe temporaire, dit « de la Casbah », est ouvert à La Baule, à l’origine durant la saisons des bains, de juin à octobre[A 28] et en 1895, les appareils télégraphiques d'Escoublac sont transférés temporairement à La Baule durant la saison balnéaire[A 28]. Le est créée la recette auxiliaire rurale des postes de la mairie d’Escoublac, succédant au service de poste journalier rural organisé en 1835 et au bureau de distribution de 1872[A 29]. En 1903, la recette de la Casbah est érigée en bureau permanent — la recette d’Escoublac demeure auxiliaire — constituant la première cabine téléphonique de la commune[A 28]. La recette simple des Postes de 3e classe permanente demeure dans l’immeuble de la Casbah — bâtiment de style mauresque à l’angle de l’avenue Drevet et de l’esplanade François André — jusqu’en 1921[A 30]. Le premier hôtel des postes se situe sur l’actuel office du tourisme de 1920 à 1936[A 31]. La nouvelle poste est construite en 1936, avenue de la Gare, sur des plans des architectes Paul-Henri Datessen et Gabriel Guchet[53],[54]. La poste de La Baule-les-Pins, à l'angle des avenues Sarah Bernhardt et de la Grande Dune, est l'œuvre de l'architecte Noël Le Maresquier, grand prix de Rome en 1930[53].

À la fin des 1890, une usine de production d’électricité subvient aux besoins d’éclairage public et des besoins domestiques de la Société des Dunes et de la Compagnie foncière ; elle est située à l’angle des actuelles avenues Marie Louise et Pierre Loti[A 32]. Une première ligne de transport de ving mille volts en provenance de Penhoët et une ligne de distribution de cinq mille volts sont autorisées en 1911[A 33]. En , la commune adhère au syndicat intercommunal d’électrification des écarts de la région de Guérande[A 33].

En 1906, Alfred-Frédéric Landier obtient le soutien du conseil municipal et du préfet pour l’établissement d'une usine de production de gaz ; la société anonyme Compagnie bauloise du gaz qu’il a créé jouit à partir du d’une concession de trente ans lui permettant « la distribution de l’éclairage, chauffage et force motrice au moyen du gaz canalisé sur la plage et dans les rues et places de la station balnéaire de La Baule »[A 33]. La durée de l’éclairage dépend alors des saisons et à la fréquentation touristique; ainsi, d’octobre à janvier l’éclairage est assuré de 17 h à 23 h et de juin à septembre, de 19 h à minuit,[A 33]. Le , les Compagnies réunies du gaz et de l’électricité absorbent la Compagnie bauloise du gaz, et le gaz provient alors de Saint-Nazaire[A 34].

Par décision du conseil municipal du naît le camping-caravaning municipal, auquel conduit l’allée de Diane[A 29].

En 1986, l'électrification de la voie ferrée jusqu'au Croisic est réalisée. À partir du , le TGV Atlantique permet de relier La Baule à Paris en moins de trois heures.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En , l'escadrille côtière 484, dite « La Baule-Escoublac », est stationnée sur l'aérodrome d'Escoublac sous le commandement du capitaine Lallemand ; ses ordres sont de protéger les convois navals entrant et sortant de Saint Nazaire. Elle est ensuite basée au Croisic au terrain moins exigu à partir du et ce jusqu'en avril de la même année, puis partiellement détachée à l'île d'Yeu ; elle est dissoute le , sans totaliser de victoire homologuée ou probable[55]. Durant cette même période — second semestre de 1917 — le casino est transformé en hôpital militaire[52],[Note 28]. Le coût du premier conflit mondial est particulièrement élevé dans la commune : 292 soldats morts à la guerre soit plus de 8 % de la population[Note 29].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dès la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne, le , la municipalité organise un comité d'accueil des réfugiés, aux côtés du comité de la propriété bâtie. Un service médical à leur intention est créé[B 1]. Le recensement du relève 78 réfugiés, puis en , 663 de façon temporaire, puisqu’en , on n’en dénombre plus que 196[B 2]. Durant cet hiver, La Baule ne désemplit pas, accueillant près de 400 étudiants qui poursuivent leurs études dans la cité balnéaire, ayant fui les universités parisiennes ; une école préparatoire aux concours des grandes écoles est installée dans la villa El Cid[B 3],[Note 30].

Le , la mairie de La Baule donne son accord aux autorités militaires pour créer un cimetière anglais à La Ville-Halgand[B 4]. En 1943, 255 tombes y sont recensées, dont celles de nombre de naufragés du RMS Lancastria, paquebot transatlantique britannique coulé le devant Saint-Nazaire[B 5].

C’est le que les premiers soldats allemands de la 11. Schützen-Brigade pénètrent dans la localité. Les troupes de la 290. Infanterie-Division s’y installent à partir de juillet suivant. Ils vont y demeurer dix mois. Le , les Allemands réquisitionnent l’aérodrome d’Escoublac[B 6].

Le , Lluís Companys i Jover, nationaliste catalan et président de la Généralité de Catalogne, est arrêté par la Gestapo à la Baule-Escoublac en 1940. Interrogé à Paris puis transféré en Espagne, il est fusillé à Barcelone le de la même année[59],[60].

En , le XXV. Armeekorps, sous le commandement du General der Infanterie Karl Ritter von Prager installe son état-major à Escoublac-La Baule ; ce quartier général y demeure jusqu’en [B 7]. Le , le Generalleutnant Friedrich-Georg Eberhardt, à la tête de la 38. I.D., installe ses quartiers à Escoublac-La Baule[B 8]. D'autres unités vont se succéder dans la localité, comme le , la 94. I.D. commandée par General der Artillerie Georg Pfeiffer, ou le , la 76. I.D. du général Erich Abraham[B 8]. Du au , c’est la 243. I.D. qui s’installe dans la localité. La 275. I.D. lui succède de façon éphémère, le débarquement allié venant de commencer en Normandie[B 9].

Entre le 14 et le , 52 Juifs sont arrêtés à Escoublac-La Baule par les Allemands, aidés par la police nationale française ; 32 d’entre eux sont déportés à Auschwitz[61],[62].

Le , un combat aérien oppose au-dessus de la localité des chasseurs de la Luftwaffe à des bombardiers américains. L’un de ces derniers est abattu et s’abat à côté de la villa La Grande Dune[Note 31]. À la suite du sabotage du train de travailleurs La Baule - Saint-Nazaire, le , ayant entraîné 5 morts et 26 blessés, le maire d’Escoublac-La Baule, Marcel Rigaud, doit servir chaque jour de bouclier humain, aux côtés de cinq autres notables baulois, à bord de chaque train de cette même liaison[B 11].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolonge à Escoublac-La Baule comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois — d' au  —, la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation du Troisième Reich[B 12].

Le monument aux morts qui fait face à la poste de La Baule-Escoublac rappelle les noms de 40 soldats mort durant le second conflit mondial sur les 121 morts recensés entre La Baule et Escoublac[B 13],[57].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est bureau centralisateur du canton de La Baule-Escoublac. Outre La Baule-Escoublac, celui-ci comprend également depuis 2015 les communes de Batz-sur-Mer, Le Croisic, Le Pouliguen, Pornichet et Saint-André-des-Eaux. En 2014, la population municipale du nouveau canton était de 43 783 habitants[63] ; depuis mars 2015, Danielle Rival et Gatien Meunier (LR) sont les conseillers départementaux[64]. La commune de La Baule-Escoublac est rattachée à l'arrondissement de Saint-Nazaire et à la 7e circonscription de la Loire-Atlantique, dont le député est Christophe Priou (LR), depuis 2002[65].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville de La Baule-Escoublac est traditionnellement ancrée à droite, tendance qui se confirme lors des différents scrutins nationaux ou locaux où les partis de droite remportent une majorité des suffrages exprimés.

Élection présidentielle la plus récente[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2017, Emmanuel Macron (EM), élu, a recueilli 76,78 % des suffrages exprimés et Marine Le Pen (FN), 24,80 % des suffrages ; le taux de participation était de 87,05 %[66].

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 33[67].

Lors des élections municipales de 2014, les 33 conseillers municipaux ont été élus à l'issue du premier tour ; le taux de participation était de 59,59 %. Dix conseillers ont été élus au conseil communautaire. Les quatre listes en présence se présentaient avec les étiquettes Union pour un mouvement populaire (LUMP), Union de la gauche (LUG), divers droite (LDVD), et Front national (FN)[68]. La liste LUMP a obtenu 27 des 33 sièges au conseil municipal à pourvoir.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte trente-trois élus. Le maire, Yves Métaireau, est entouré de neuf maires-adjoints[M 6]. Parmi les autres conseillers municipaux, dix-sept font partie de la majorité (liste Unis pour La Baule-Escoublac), six de l'opposition (cinq pour la liste Agir pour l'avenir avec la Gauche, un pour la liste La Baule tous ensemble)[M 6].

Listes des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

Depuis 1947, trois maires seulement se sont succédé à La Baule-Escoublac :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 René Dubois   médecin, chef de clinique ; résistant ; député, sénateur, conseiller général du canton de Guérande
1971 1995 Olivier Guichard RPR député de la Loire-Atlantique, conseiller général du canton de Guérande, président de la région Pays de la Loire, ministre
1995 en cours Yves Métaireau[Note 32] LR financier, président de Cap Atlantique
Les données manquantes sont à compléter.

Instances juridiques et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la cour d'appel de Rennes, La Baule-Escoublac relève de Saint-Nazaire pour toutes les juridictions, à l'exception du tribunal administratif, de la cour administrative d'appel et de la cour d’assises, situés tous les trois à Nantes[69].

La commune se trouve dans la circonscription du commissariat de police de La Baule-Escoublac[70]. Le premier commissariat est créé place de la Victoire le  ; l’actuel commissariat, place Rhin et Danube, a été inauguré le [A 35]. Le centre de secours et d'incendie de La Baule et de Guérande est installé à Kerquessaud, écart de Guérande, depuis 2012[71].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

La commune, au sein de la communauté d'agglomération Cap Atlantique, organise le tri des ordures ménagères en collectant séparément les journaux et les magazines, ainsi que les emballages légers[72],[M 7].

Une déchèterie permettant la collecte des encombrants est en fonction à La Baule-Escoublac, route du Rocher. Près de 40 points d’apport volontaire sont également répartis, en 2017, sur le territoire de la commune[73]. À l’instar de huit autres communes de la communauté d’agglomération Cap Atlantique, La Baule-Escoublac effectue la collecte en porte à porte (PAP) des déchets ménagers grâce à des bacs roulants, les collectes étant accentuées en période estivale[S 8]. Une collecte de déchets verts est également organisée depuis 2001 deux fois par mois. En 2006, plus de 2 500 tonnes de végétaux ont été collectés et valorisés sur le site de broyage de la localité[S 9].

Depuis le , les ordures ménagères des communes adhérant à la communauté d’agglomération Cap Atlantique transitent uniquement par la station de transfert de Guérande ; la nouvelle station inaugurée en peut traiter près de 35 000 t de déchets[74]. En revanche, les ordures encombrantes et le tout-venant sont orientés sur la station Keraline d’Herbignac qui a reçu, en 2012, plus de 8 500 t de rebuts. Les déchets recyclables sont, quant à eux, gérés à Guérande ; les quantités d’emballages légers et de journaux et magazines se sont élevées en 2013 respectivement à 1 740 t et 2 650 t pour l’ensemble de la communauté d’agglomération. Pour l’année 2013, le coût de collecte et de traitement s’est monté à 159 € par foyer, une donnée stable depuis 2010[75].

Qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

La localité fait partie du périmètre du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Loire Bretagne finalisé en 1996[76]. À partir de la fin 2017 l'alimentation en eau potable de la commune sera complètée par des eaux provenant de la région nantaise[77],[78]. Avant cette date, l’eau distribuée provient de Campbon, Férel et Guérande[S 10]. L'eau distribuée par le réseau d'alimentation est destinée à 85 % à un usage domestique. L'irrigation des terres ne concerne 5 % de la surface agricole utile (SAU) de La Baule-Escoublac[S 11]. Selon Cap Atlantique « les besoins en eau pour les activités économiques sont d'ailleurs globalement faibles (9 %) et émanent surtout d'une quinzaine de gros consommateurs ([supérieurs à] 10 000 m3/an) appartenant pour la plupart au secteur touristique : grands hôtels et campings, centres de vacances, société de location de linge, centre hélio-marin. Les différents établissements de bain et de thalassothérapie utilisent par ailleurs surtout de l'eau de mer pompée à proximité »[S 11].

La commune délègue à la communauté d'agglomération Cap Atlantique la gestion et la collecte des eaux potables et pluviales et l’assainissement des eaux usées. Cap Atlantique a confié à SEPIG, une filiale du groupe Saur, la gestion des stations d’épurations et de l’ensemble des équipements du réseau d’eaux usées, ainsi que la collecte, le transport et le traitement des eaux usées[79]. Pour le traitement des eaux usées, La Baule-Escoublac relève de la station d’épuration de Livery, village de la commune de Guérande, inaugurée en septembre 2008[80]. Le schéma de cohérence territoriale de 2011, en accord avec le schéma départemental de sécurisation de l'alimentation en eau potable, envisage la création d'une réserve d’eau d'une capacité de 3 500 m3 à moyen terme sur le secteur Guérande - La Baule-Escoublac[S 12].

La qualité des eaux de baignade de la localité est mesurée par l'agence régionale de santé (ARS)[81] en trois points différents de la côte de la station[M 8]. Depuis 1997, des contaminations bactériologiques ponctuelles ont été relevées[S 13].

Nuisances sonores[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la communauté d’agglomération Cap Atlantique, les infrastructures de transport à fort trafic constituent les principales sources de nuisances sonores[S 14]. À ces axes routiers, au nombre desquels compte la route nationale RN 171 qui dessert La Baule-Escoublac entre Saint-Nazaire et Guérande, s’ajoute l'aérodrome de La Baule-Escoublac et ses 20 000 mouvements par an[S 15] ; ce dernier n’a pas fait l’objet d’un plan d'exposition au bruit (BEB), mais une démarche de concertation a été lancée accompagnée en de la signature d'une charte de bonne conduite associant aérodrome, sous-préfecture, municipalité, associations et riverains[M 9].

Finances locales[modifier | modifier le code]

La Baule-Escoublac appartient à la strate des communes ayant une population comprise entre 10 000 et 20 000 habitants.

Capacité d’autofinancement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de La Baule-Escoublac sur la période de 2005 à 2015[82] :

Capacité d'autofinancement à La Baule-Escoublac de 2005 à 2015
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 10 000 à 20 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
La Baule-Escoublac 563 211 596 695 557 617 708 649 686 623 731
Moyenne de la strate 157 160 153 149 159 183 201 192 180 164 183
Graphique représentant l'évolution des données chiffrées précédemment citées.
Capacité d'autofinancement à La Baule-Escoublac de 2005 à 2015
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 10 000 à 20 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.

La capacité d'autofinancement de la commune[Note 33], comparée à la moyenne de la strate, semble observer des cycles assez longs ; elle est inférieure à la moyenne de 2009 à 2015[Note 34]. De 2010 à 2015, le fonds de roulement[Note 35], varie au-dessus (2012, 2013 et 2015 — en 2015, il s’établit à 597 € vs. 232 € pour la strate) et au-dessous (2010, 2011 et 2014) de la moyenne de la strate[82].

Endettement[modifier | modifier le code]

L'endettement de La Baule-Escoublac au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 36], l'annuité de la dette[Note 37] et sa capacité de désendettement[Note 38] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 20 423 000 €, soit 1 261 € par habitant, ratio supérieur de 34 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (944 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 583 € par habitant en 2011 et un maximum de 1 711 € par habitant en 2013[85] ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 9 521 000 €, soit 588 €par habitant, ratio supérieur de 374 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (124 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 154 € par habitant en 2012 et un maximum de 588 € par habitant en 2015[85] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur totale de 11 847 000 €, soit 731 €par habitant, ratio supérieur de 299 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (183 € par habitant). Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 623 € par habitant en 2014 et un maximum de 731 € par habitant en 2015[86]. La capacité de désendettement est d'environ un an en 2015. Sur une période de 16 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)
Endettement et capacité d'autofinancement de La Baule-Escoublac en 2015[86],[85]
La Baule-Escoublac
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Écart
Encours de la dette 1 261 € 944 € Picto disque bleu : écart fort
Annuité de la dette 588 € 124 € Picto disque bleu : écart fort
Capacité d'autofinancement 731 € 183 € Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Fiscalité communale[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant compare les taux d'imposition locaux à ceux des autres communes de la même strate fiscale.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de La Baule-Escoublac. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2014[87] :

Le montant de la taxe d'habitation, indicateur de fiscalité directe, s'établit en 2015 à 1 659 €/habitant, contre 5 427 € en moyenne pour les communes de même importance. Cette hiérarchie est stable sur les cinq années précédentes[82].

Fiscalité de La Baule-Escoublac en 2015[87]
La Baule-Escoublac
(%)
Strate
(%)
Écart
Taxe d'habitation 15,42 15,98 Picto disque blanc : écart nul
Taxe foncière sur le bâti 19,37 22,48 Picto cercle bleu : écart moyen
Taxe foncière sur le non bâti 46,46 59,11 Picto cercle bleu : écart moyen
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La localité fait partie de l'intercommunalité Cap Atlantique, différente de celle de Saint-Nazaire, la CARENE, à laquelle est rattachée Pornichet, commune mitoyenne. Elle adhère également au syndicat intercommunal (SI) du port de pêche et de plaisance de La Baule - Le Pouliguen[88], au SI de la fourrière pour animaux de la presqu'île guérandaise, dont le siège est sis dans la commune, au centre de voile de Penchâteau et au SIVU des maisons de retraite du canton de La Baule-Escoublac[89].

Elle participe, aux côtés de Pornichet et du Pouliguen, à la gestion de l’aéroport de La Baule-Escoublac et participe au syndicat départemental d’énergie SYDELA[90] et au syndicat mixte du parc naturel de la Brière, à caractère environnemental[91] ainsi qu’à celui portant sur l’aménagement du bassin versant du Brivet[92],[93]. Enfin La Baule-Escoublac adhère au syndicat mixte des transports collectifs routiers de la presqu’île de Guérande Atlantique[89],[94].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , La Baule-Escoublac est jumelée avec[M 10] :

Par ailleurs, La Baule-Escoublac et la commune de Nowy Sącz en Pologne ont signé en 2005 une lettre d'intention, s'engageant à « continuer d'œuvrer pour l'établissement de relations amicales et d'échanges » entre les deux villes[M 10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee en 2010, La Baule-Escoublac est une commune urbaine, une des 11 communes de l'unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic[95] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire[96] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[97]. Elle appartient à l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) Cap Atlantique, à la zone d’emploi de Saint-Nazaire et au bassin de vie de cette dernière[98]. Les habitants de la commune sont appelés les Baulois[26].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[99],[Note 39].

En 2014, la commune comptait 15 542 habitants, en diminution de -4,27 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 796 1 113 933 1 238 1 227 1 190 1 179 1 217
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 180 1 157 1 200 1 172 1 223 1 415 1 535 1 648 1 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 777 2 167 2 727 3 395 5 051 6 126 6 115 15 205 13 166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
13 004 13 336 15 006 14 553 14 845 15 833 16 095 16 112 15 542
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[100] puis Insee à partir de 2006[101]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[102].)
Histogramme de l'évolution démographique

La légère baisse du nombre d'habitants observée entre les recensements de 1896 et 1901 est en partie imputable à la création de la commune de Pornichet en 1900 à partir d'une partie des territoires des communes de La Baule-Escoublac et Saint-Nazaire. À partir du l'évacuation totale de la population civile de la commune de Saint-Nazaire est décidée. Les habitants se réfugient dans les communes de la presqu'île de Guérande, dont Escoublac-La Baule[26]. Cet épisode explique l'augmentation de plus de 9 000 habitants recensés entre 1936 et 1946, le retour des Nazairiens n'ayant pu s'effectuer qu'après des travaux de reconstruction de leur ville. De 15 205 habitants en 1946, la population se réduit à 13 004 en 1962, et ne retrouve une première fois la barrière des 15 000 âmes qu’à partir de 1975. En 2014, le recensement ne relève toujours que 15 542 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les informations collectées en 2014 révèlent une population relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (46,4 %) est en effet près du double de taux national (24,4 %) et du taux départemental (22,7 %)[Insee 3],[103],[104]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,4 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %)[Insee 3],[103],[104].

Pyramide des âges à La Baule-Escoublac en 2014 en pourcentage[Insee 3]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90 ans ou +
3,4 
14,2 
75 à 89 ans
20,6 
26,1 
60 à 74 ans
26,4 
20,4 
45 à 59 ans
18,9 
12,1 
30 à 44 ans
12,0 
13,0 
15 à 29 ans
8,0 
12,9 
0 à 14 ans
9,9 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2014 en pourcentage[103]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
5,8 
75 à 89 ans
9,0 
13,7 
60 à 74 ans
14,8 
19,5 
45 à 59 ans
19,0 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
19,3 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Formation[modifier | modifier le code]

Selon une étude menée par la communauté d’agglomération Cap Atlantique en 2011, 8,7 % du total de la population de la localité est titulaire d’un diplôme du supérieur, contre 5,5 % à Guérande[S 16]. Les proportions d’étudiants sont conditionnées par la proximité avec les moyens de transports vers Saint-Nazaire et Nantes et au caractère urbain de l’échantillon de population étudié, les communes intégrées dans une unité urbaine présentant globalement une proportion plus forte d’études prolongées[S 17]. L’étude relève une grande cohérence des diplômes délivrés par rapport à la réalité économique du territoire ; dans le cas de La Baule, le BTS animation et gestion touristiques locales en est une bonne illustration[S 18].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Baule-Escoublac est rattachée à l’académie de Nantes, dans la zone B du calendrier scolaire[105].

La ville administre quatre écoles maternelles (Le Bois-Robin, Les Pléiades, Tanchoux-Les Érables et Paul-Minot) et quatre écoles élémentaires communales (Tanchoux-Les Érables, Le Bois-Robin, Les Pléiades et Paul-Minot)[M 11]. Il y a deux écoles primaires privées (Le Sacré-Cœur et Saint-Joseph) dans la localité.

Le département gère deux collèges (Éric-Tabarly[106] et Grand-Air)[105] et la région Pays de la Loire le lycée général et technologique Grand-Air[105],[107]. Le collège Grand-Air propose une section internationale de collège en anglais et deux sections bilingues en allemand et en anglais. Il dispose également d'une section sportive pour les disciplines de planche à voile, voile et tennis, ainsi qu’une spécialité donnant accès au brevet d'initiation aéronautique[108]. Cette dernière spécificité est également dispensée au collège Éric-Tabarly, qui propose de surcroît une section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa)[109]. Le lycée Grand-Air propose une préparation au baccalauréat technologique pour les thématiques mercatique ainsi que ressources humaines et communication[110].

La Baule-Escoublac partage avec Guérande depuis le un conservatoire intercommunal de musique[M 12],[111]. Celui-ci propose l'enseignement de près de 30 disciplines instrumentales ainsi que des saisons de concerts[112].

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Au , près de cent soixante-dix associations regroupent les activités des Baulois[113]. On dénombre en particulier quarante-cinq associations sportives, de danse et de bien-être aux côtés d’associations culturelles et de loisirs[M 13],[M 14].

Tous les ans depuis 2011, la ville organise deux fois par an un forum des associations, permettant la présentation des différents groupements aux Baulois[113]. L’édition de a été l’occasion d’honorer le pardon de La Baule[114], le comité des fêtes d'Escoublac[115], l'Outil en main[116], Actions cancer 44[117] et la maison des jeunes et de la culture[118],[M 15].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le programme des manifestations s’étale du printemps à l’automne et est ponctué de quelques événements à envergure nationale. Au mois de mai, par exemple, se déroule le concours international de sauts d’obstacles[119]. Le mois de juin commence par le trophée international des Dragons — des régates à la voile organisées par le yacht club de La Baule[120] — et voit ensuite se succéder une course de vieilles voitures — le rallye Cap La Baule[121] — et divers derbys de jumping, de polo, de tennis, de voile et de golf, tout au long de l’été. Juillet est marqué par les rencontres littéraires Écrivains en bord de mer[122], alors que le festival international de bridge[123] se déroule en août tout comme le pardon de La Baule[114] (le 3e dimanche du mois)[124],[Note 40].

Le festival Musiques à La Baule s’est déroulé en 2016 d’avril à juillet, proposant des concerts de jazz, classique et manouche, et de musique classique[126]. Créé en 2010, La Baule jazz festival s’est déroulé en 2017 du au , proposant 11 concerts gratuits pour sa 16e édition[127]. Le festival du cinéma et musique de film est né en 2013 et fête en sa 4e édition. Parmi les soutiens à son organisation, on retrouve la ville de La Baule-Escoublac et le groupe Barrière[M 16].

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

La bibliothèque et médiathèque Henri-Queffélec, outre la consultation et le prêt d'ouvrages, accueille des animations, des expositions thématiques et des conférences d’auteurs[M 17],[128]. Un service de bibliobus, transportant près de 1 500 livres se déplace dans les différents quartiers de la localité chaque semaine à jours et à heures fixes[M 18]. Un service d’échange de livres sous la forme de bookcrossing est géré par la bibliothèque depuis [M 19].

L'espace culturel de la chapelle Sainte-Anne accueille des manifestations culturelles telles que les Écrivains de bord de mer, les salons d’automne et de printemps de la société littéraire et artistique de La Baule[T 1] ou le festival de musique de chambre de l’été musical de la localité[M 20].

Le musée galerie Bernard-Boesch a pour vocation, outre la présentation d’œuvres artistiques, l’accompagnement des créateurs grâce à sa maison atelier indépendante accueillant les artistes en résidence[M 21],[T 2].

Le musée aéronautique Presqu’île-Côte-d’Amour (Mapica) se dédie depuis 1980 à la restauration et à la conservation du patrimoine aéronautique[129]. Il a reçu le diplôme d'honneur Phoenix de la Fédération aéronautique internationale pour avoir restauré un biplan Caudron-Renault C-275 « Luciole ». Une nouvelle distinction, de l'Aéro-Club de France cette fois, le récompense en 1999 pour son travail sur un monoplan de type parasol Morane-Saulnier 317[M 22].

Le palais des congrès Atlantia propose 3 000 m2 d’espaces modulables, comprenant un auditorium de 900 places, des salles de travail ou d’exposition et une structure de restauration. Il accueille de façon récurrente le festival de l'image d’entreprise Films & companies[130] ainsi que le festival Cinéma et musique de film[131],[M 23]. Le palais Atlantia actuel est la 3e réalisation d’un palais des congrès communal. Il est issu des délibérations municipales du et du choix du projet de l’architecte baulois Jean-Paul Canseliet ; il est inauguré le [A 36]. Il est, depuis une société publique locale (SPL) détenue majoritairement par La Baule-Escoublac et la communauté d'agglomération Cap Atlantique[M 24].

La ville dispose du stade municipal Moreau-Defarges[M 25] et des complexes sportifs Alain-Burban[M 26] et Jean-Gaillaron - Les Salines[M 27]. Elle héberge une école de voile et est dotée du centre nautique municipal Aquabaule[M 28], de terrains de tennis au Country club, au Garden et au Sporting et de plusieurs structures permettant la pratique de l'équitation — le centre équestre, le stade François-André[M 29], l'allée cavalière et le manège des platanes[M 30]. La piscine municipale est le résultat d’un projet de l’architecte Libergé, retenu par le conseil municipal le [A 37]. Une première tranche comprenant le bassin de plein air est inaugurée en et l’ensemble nautique est livré dans son entièreté en 1971[A 38]. La livraison du nouveau projet, dénommé Aquabaule, est prévue pour la fin de 2018[M 31].

Santé[modifier | modifier le code]

Les soins sur place sont assurés en 2017 par plusieurs praticiens dont près de vingt médecins généralistes[132], assistés d'auxiliaires médicaux et de neuf pharmacies. La densité de médecins généralistes est de 9,5 pour 10 000 habitants contre 9,29 au plan national[S 19]. Les habitants de la localité ont également accès à l'hôpital intercommunal de la Presqu'île, résultant de la fusion en 2003 du centre hospitalier de Guérande et de l'hôpital local du Croisic[133], ainsi qu’à l’hôpital de jour pour adultes L’Estran, situé également à Guérande[134]. La clinique de la Brière compte 63 lits de psychiatrie[S 19],[135]. La localité a disposé également d'une polyclinique privée — la polyclinique de la Forêt, dotée de 120 lits aujourd’hui transformée en maison de retraite médicalisée[136]. Enfin deux établissements de thalassothérapie, un institut médico-éducatif (IME) — IME Le château[M 32] — et plusieurs autres résidences de retraite telles les Corallines ou Quiétus[26] viennent s’ajouter à l’offre médicale locale. Les urgences sont traitées par les établissements de Saint-Nazaire, la polyclinique de l'Europe et l'hôpital Cité sanitaire[137],[138], situés à quelque douze kilomètres[Note 1]. Aucun lit de chirurgie n’existe dans la localité qui est entièrement dépendante de Saint-Nazaire sur ce sujet[S 19]. Le centre de convalescence de La Baule compte 40 lits[S 19].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix automobile de La Baule a été organisé à dix reprises entre 1924 et 1952. De 100 km à ses débuts[139], le Grand Prix se déroule à partir de 1931 sur 150 km[140] puis, en 1938, sur 121,24 km. Ce Grand Prix a été précédé le par des courses automobiles qui se déroulent alors sur toute la longueur de la plage qui sépare Pornichet du Pouliguen[141].

Le Jumping international de France, créé à La Baule en 1962 sous le nom de « Grand Prix de La Baule », est l'une des plus importantes épreuves internationales de saut d'obstacles. Il accueille chaque année, dans le stade François-André, la première étape de la coupe des nations de saut d'obstacles[142], puis le Grand Prix CSIO-5* Longines de La Baule[143] et enfin le derby de la région des Pays de la Loire[144],[145].

Le cercle nautique La Baule-Le Pouliguen-Pornichet est un club de voile né de la fusion de trois organisations fondées en 1872, le comité du cercle nautique de La Baule, la société des régates du Pouliguen et le centre de voile et de plaisance du Pouliguen. Il a à son actif la création d'événements sportifs à portée internationale telles le La Baule-Dakar, créé en 1980, ou le Triangle Ouest-France — 10 éditions entre 1980 et 1990[146]. Le cercle est récompensé en par la fédération française de voile dans la catégorie École de sport[147],[148].

Le triathlon de La Baule, créé en 1988, est organisé par une association d'étudiants de l'école de commerce de Nantes, l'Audencia business school. Il comprend neuf courses suivant le sexe, l’âge et les difficultés[149]. En revanche le marathon de la Côte d'Amour, course de 42,195 km entre Le Croisic et Pornichet traversant la commune depuis 2003, a vu sa dernière édition en 2013[150].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Presse-Océan. Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés. Ainsi, L'Écho de la Presqu'île guérandaise et de Saint-Nazaire est un hebdomadaire régional d’information paraissant le vendredi, dont le siège social se situe à Guérande[151]. Selon les chiffres de l’OJD, la diffusion totale pour 2015 a été de l’ordre de 15 000 numéros en moyenne sur l’année[152]. Outre au canton de Guérande, la diffusion du périodique s’étend aux cantons de La Baule-Escoublac, Canton de Muzillac, Pontchâteau, Savenay et Saint-Nazaire[151]. Il appartient depuis 2007 au groupe groupe SIPA - Ouest-France par le biais de sa filiale Publihebdos[153].

La baule + est un mensuel gratuit qui vient compléter l’offre de la presse écrite locale[154].

Le Rigadeau déchaîné est un journal éphémère, publié à l’occasion des élections municipales de et imprimé à Saint-Naziare[Note 41]. Son sous-titre indique « canard satyrique et impartial, paraissant au gré des flots »[156],[A 35]. Il disparaît dès la fin des élections de 1935.

La Baule.TV est une chaîne de télévision locale, la première Web TV de la presqu’île créée en [157]. Après une interruption en 2010, elle émet à nouveau à partir de 2014. Son programme se compose essentiellement de reportages et d’émissions courtes traitant des divers aspects de la vie de la presqu'île guérandaise.

Kernews est une station de radio locale basée à La Baule-Escoublac qui émet sur la fréquence de 91,5 MHz, pour diffuser des programmes La Baule, Saint-Nazaire, Nantes, Pornic, Noirmoutier et Vannes. Outre les informations et de nombreux invités de la vie locale, Kernews se distingue par une programmation musicale à dominante pop-rock[158].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est pratiqué à La Baule-Escoublac ; la paroisse Notre-Dame et Sainte-Thérèse couvre l'ensemble du territoire de la commune et est rattachée à la zone pastorale de la presqu'île guérandaise dans le diocèse de Nantes, suffragant depuis 2003 de la province ecclésiastique de Rennes qui regroupe les diocèses des régions Bretagne et Pays de la Loire. Mgr Jean-Paul James est l’évêque de ce diocèse depuis le 8 juillet 2009[159]. Le culte est pratiqué dans les églises Notre-Dame et Sainte-Thérèse à La Baule, dans l'église Saint-Pierre à Escoublac et dans la chapelle du Sacré-Cœur[M 33],[160].

La chapelle de l'Annonciation, temple protestant construit en 1930 rue Edmond-Rostand, accueille les fidèles de l'Église protestante unie de France[161].

Le culte israélite est pratiqué, durant les mois d'été, à la synagogue de l'avenue du Bois d'Amour[M 33],[162].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 511 €, ce qui plaçait La Baule-Escoublac au 13 193e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[163]. En 2013, 32,0 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 7 995 personnes, parmi lesquelles on comptait 69,9 % d'actifs dont 61,4 % ayant un emploi et 8,5 % de chômeurs[Insee 5].

On comptait alors 5 938 emplois dans la zone d'emploi, contre 6 720 en 2009. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 5 041, l'indicateur de concentration d'emploi est de 117,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d’un emploi par habitant actif[Insee 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au , La Baule-Escoublac comptait 2 821 établissements : 19 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 78 dans l'industrie, 212 dans la construction, 2 187 dans le commerce-transports-services divers et 325 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 7]. En 2015, 174 entreprises ont été créées à Guérande[Insee 8], dont 97 par des auto-entrepreneurs[Insee 9].

Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[Insee 7] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 2 821 100,0 2 043 691 46 26 15
Agriculture, sylviculture et pêche 19 0,7 11 8 0 0 0
Industrie 78 2,8 42 23 7 3 3
Construction 212 7,5 150 56 5 1 0
Commerce, transports, services divers 2 187 77,5 1 579 562 26 14 6
dont commerce et réparation automobile 573 20,3 352 216 3 2 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 325 11,5 261 42 8 8 6
Champ : ensemble des activités.

L'examen de ce tableau amène quelques remarques[Note 34] : l'essentiel de l'activité économique est assuré par des entreprises du secteur tertiaire ; l'agriculture et la pêche représentent une part peu significative de la vie économique de la localité avec 19 établissements actifs ; moins de 5 % de l'activité est assuré par des entreprises du secteur industriel, qui reste concentré sur des structures de moins de dix salariés, tout comme les activités liées à la construction ; l'administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale forment une activité qui regroupe près de 12 % des entreprises et comptent six des quinze établissements employant plus de 50 salariés.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire est peu représenté sur la localité. En 2017, quelques établissements agricoles ou sylvicoles, dont un pratiquant l'agriculture raisonnée[164] et un autre l’élevage de volailles[165], parmi la vingtaine d’entreprises majoritairement individuelles, maintiennent une activité à La Baule-Escoublac[166].

La vigne a tenu un rôle important dans l’activité économique de la localité ; de 1833 à 1899, pas moins de sept délibérations du conseil municipal en réglementent les vendanges. L’une d’elle, datant de 1855 indique :

« le conseil, considérant que la commune est chargée d’impôts à cause des sables, que les deux cent cinquante hectares de vignes imposent des gênes aux agriculteurs par l’absence presque complète de récoltes, demande à être considérée comme pauvre pour bénéficier des fonds de secours. »

— Délibération du conseil municipal d’Escoublac du [A 39].

En 1899, le phylloxéra s’attaque aux deux cents hectares de vigne de la commune[A 39].

D’autre part, l’exercice de la pêche à pied professionnelle des coques (Cerastoderma edule) — tout comme la pêche de loisir du même coquillage — sur le gisement de La Baule est encadré par des arrêtés préfectoraux dont le dernier date de 2016[167]. Le gisement de coques de La Baule constitue l'un des trois plus importants au niveau national avec celui de la baie de Somme et celui de la baie des Veys[168]. Les pêcheurs à pied professionnels possèdent un permis spécifique délivré par les Affaires maritimes. Un quota journalier, dépendant de l'amplitude des marées et des conditions climatiques, est attribué aux pêcheurs à pied — il peut aller jusqu'à 150 kg. Les acheteurs sont positionnés sur des barges et fournissent des sacs d'une contenance de 32 kg aux pêcheurs. Ceux-ci, à l'aide de râteaux, récoltent les coques et les calibrent. Cette pêche se déroule sous la surveillance de gardes jurés[Note 42], de la Gendarmerie nationale ou des Affaires maritimes[170].

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Sur le plan industriel, une agence du groupe Engie, avec 55 salariés, fait partie des employeurs importants de la localité[171]. Par ailleurs, le groupe Lucas, au travers de sa filiale Peinture Ricordel, spécialisée dans les peintures et le traitement des façades, emploie 45 salariés[172]. D'autres établissements, tels les menuiseries HEP — 30 salariés, mais récemment placée en liquidation judiciaire[173] — Ser Alu Plast (20 salariés)[174] ou les installations électriques Sygmatel (20 salariés)[175], constituent le tissu industriel et artisanal de la commune[26].

Le secteur de la construction représente 7.5 % des établissements actifs au (soit 212 établissements), dont les trois quarts sont des auto-entrepreneurs[Insee 7]. On recense six entreprises du secteur du bâtiment[176].

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire concentre près de la moitié des établissements employant plus de 20 salariés (20 des 41 établissements recensés au ). Au sein du groupe Barrière — également propriétaire du casino (105 salariés), des hôtels Royal (85 salariés) et Castel Marie-Louise (40 salariés), du tennis country club et d'un centre de thalassothérapie[Note 43] — l'hôtel Hermitage est l'employeur le plus important d'entre eux avec 180 salariés[26].

Parmi les entreprises employant plus de 50 salariés en 2015, on peut également citer Jenny Craig, un grand magasin de produits diététiques du groupe Nestlé Protéika (50 salariés)[178],[Note 44], l'entreprise de nettoyage Impec (90 salariés)[180], la société d'autocars Keolis Atlantique du groupe Keolis (95 salariés)[181] ou les services des eaux de la Saur (140 salariés et de la Sepig (25 salariés[182],[183],[26].

Le port de La Baule - Le Pouliguen — situé sur l’étier du Pouliguen reliant l’océan Atlantique aux marais salants de Guérande et marquant la limite entre les deux communes de La Baule-Escoublac et du Pouliguen[184] — est exploité et géré depuis 2014, et pour une durée de 12 années par la chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire sur délégation du SIVU du port de pêche et de plaisance La Baule – Le Pouliguen[M 34]. Ce port, dont une première structure est connue dès le XVe siècle — quoiqu'avec une orientation perpendiculaire à celle existant à partir de 1516 et jusqu'au XXIe siècle[185] — répond à l'origine aux souhaits des habitants du Pouliguen de transporter le sel récolté dans les marais salants avoisinants[185]. Il s'agit donc à l'origine d'un port de commerce dont l'activité demeure florissante durant les XVIe et XVIIe siècles. Celle-ci marque le pas à partir du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle. Le port tente alors de réagir en armant des flottes pour la pêche à la morue[186]. Ce n’est qu’à partir de 1880 que la rive gauche est aménagée, accompagnant la construction des premières villas du lotissement Benoît à La Baule[187]. Au cours du XXe siècle, le port de commerce et de pêche à la sardine devient essentiellement un port de plaisance[185],[184]. En , une vasière de 5 000 m2 est remise par l’État à la commune pour la transformer en cale de descente de bateaux à la hauteur du pont qui prolonge l'avenue De Champsavin[A 40]. L'activité de négoce de plaisance regroupe 4 entreprises en 2011[S 20].

La commune propose plusieurs marchés, essentiellement alimentaires, dont certains datent du XIXe siècle[M 35]. Ainsi le marché de Pornichet — qui jusqu’en 1900 et la séparation du village de Pornichet, appartient au territoire d’Escoublac — a été créé sur base de la délibération du conseil municipal du sur la place de la chapelle[A 41]. Cette même année, un autre marché est constitué à La Baule-centre. Il se tient d’abord dans les bois des Aulnes, par la suite transformés en jardin public ; il est en suite transféré en 1912 dans les halles nouvellement bâties et dessinées par l’architecte Georges Lafont[A 13]. Deux autres marchés se tiennent l’un au Guézy depuis 1925 et l’autre, depuis 1929, à La Baule-Les Pins ; ce dernier a trouvé un nouvel emplacement sur l’avenue Louis Lajarrige depuis [A 13].

Au , la ville compte 26 hôtels (dont 3 établissements cinq étoiles) pour 1 039 chambres[Insee 10]. 893 emplacements de camping étaient recensés à la même date[Insee 11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le phare de la Banche[188] constitue l'unique monument de la commune répertorié à l'inventaire des monuments historiques[189] ; il est également inclus dans l'inventaire général du patrimoine culturel[190]. Par ailleurs, la commune compte 8 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[191],[Note 45]. Parmi ceux-ci figure le sloop de plaisance Le Lady Trix construit en Écosse par les chantiers navals de Bannatyne en 1909[192].

Le front de mer a été bordé de villas entre 1880 et les Années folles, mais sa physionomie s'est progressivement modifiée à partir des années 1960 quand la station balnéaire s'est popularisée. Au XXIe siècle il est constitué d'immeubles de taille moyenne construits après 1960. Il reste de nombreuses villas de la Belle Époque, notamment en arrière du littoral[F 2].

La commune compte plusieurs hôtels prestigieux dont le Castel Marie-Louise, l'Hermitage, bâtiment de style néo-classique construit en 1926-1927[F 3], l'hôtel Royal, établissement de santé pour enfants tuberculeux entre 1897 et 1902[F 4], et l'hôtel Majestic.

La gare de La Baule-Escoublac construite en granit, date de 1927. Elle a été installée à 300 mètres de la gare originelle. La gare de La Baule-Les Pins a été construite en même temps[F 5].

Le cimetière militaire britannique d'Escoublac-La Baule (avenue de la Ville-Halgand) abrite 325 tombes de militaires britanniques, dont 74 non identifiés, et trois de soldats des Forces polonaises. Beaucoup de ces soldats sont des marins du Lancastria coulé en 1940 et des soldats qui participèrent à l'attaque contre le port de Saint-Nazaire en 1942[F 6].

Une bâtisse (sur un terrain privé, avenue de la Tour[Note 46]), parfois présentée comme le reste d'une lanterne des morts, est probablement la base d'un moulin de structure particulière, avec partie supérieure en bois, dit « moulin turquois »[F 1]. Le moulin de Beauregard ou moulin de la falaise (chemin du Moulin) existait au XVe siècle et est resté en activité jusqu'en 1922[F 1].

Le manoir de Ker-Allan bâti en granit au XVe siècle est le seul de la commune à avoir conservé une fuie ; sur le domaine se trouve une chapelle initialement consacrée à Saint-Nicolas, puis transformée en pressoir[F 7]. Datant également du XVe siècle, le château de la Saudraie (chemin du Ménigot) comporte une tour carrée peu fréquente dans la région[F 1]. Le château de Lesnérac a été bâti au XVe siècle. Du XVIe siècle à 1789, Escoublac était sous la juridiction seigneuriale de Lesnérac. Au début du XIXe siècle son propriétaire, le comte de Sesmaisons, crée la grande allée joignant le château à la route de Guérande et fait construire deux pavillons italianisants au bord de cette route[F 8]. Le manoir de Brédéra' (route de Brédérac) du XVIIIe siècle a été la propriété du poète Paul Desforges-Maillard connu pour avoir mystifié le monde des lettres, notamment Voltaire, en se faisant passer pour une poétesse[F 9].

L'église Saint-Pierre d'Escoublac inaugurée en 1786 est située à Escoublac. L'édifice comprend des éléments de style médiéval, le chemin de croix est de 1935, par le peintre Xavier de Langlais. L'église Notre-Dame, édifiée de 1931 à 1935 dans le centre de la commune, est de style néo-roman. L'église Sainte-Thérèse, reconstruite en 1972 sur le site d'un édifice de 1928 démoli pour vétusté, rompt avec les conventions de l'architecture religieuse dans un style typique de son époque. La chapelle Saint-Anne est construite entre 1880 et 1886 et prolongée par deux nefs latérales en 1903. Laissée à l'abandon par la suite, la chapelle est acquise par la ville en 1981. En 1989, après rénovation, l'édifice se mue en centre culturel[M 36]. Ne pas confondre avec la chapelle de Penchâteau, qui porte aussi les noms de chapelle Saint-Julien ou chapelle Sainte-Anne.

Un temple protestant est édifié en 1931 pour répondre à l'augmentation du nombre de fidèles de ce culte, notamment en période d'affluence touristique[F 10].

La croix de la Ville Massonet a été un lieu de rogations jusqu'au XIXe siècle.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le village d’Escoublac possède encore au XVIIIe siècle un rituel de mariage particulier, décrit par Ernest Fouinet en 1834[193] : « la mariée se dirigeait alors vers la grange où l’attendaient les pauvres du pays pour recevoir l’aumône. Puis, c’était le déchainement des danses, coupées du cri strident et sacramentel : « Gai, hou, hou ! » On dansait des bretonnes au son de la vèze, et des rondes au son de la goule »[Note 47].

Films tournés dans la commune[modifier | modifier le code]

La Baule-Escoublac dans la littérature[modifier | modifier le code]

« Je ne sais pas quand je mourrai
Si j'aurai très envie d'un saule,
Mais du moins tant que je vivrai,
C'est sous les grands pins de La Baule
Que j'aimerais passer ma vie. »

— Sacha Guitry, livre d'or de 1929[200].

Stéphane Hoffmann, Des filles qui dansent, Albin Michel, avril 2007, 229 p. (Prix Bretagne 2008) se déroule en grande partie à La Baule

Chanson[modifier | modifier le code]

Les Filles d'Escoublac est une chanson traditionnelle, interprétée notamment par Tri Yann dans leur album datant de .

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les espaces protégés[modifier | modifier le code]

Le territoire de La Baule-Escoublac appartient partiellement au parc naturel régional de Brière, espace protégé et géré, inscrit à l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN)[201] et institué par décret ministériel le [202]. Il s'agit d'une zone humide protégée par la Convention de Ramsar pour 17 600 des 54 880 ha du parc[Note 48],[204]. Le parc regroupe 20 communes adhérentes[205].

La zone humide des marais de Brière abrite en particulier une sous-espèce de la Philoscie des mousses (Philoscia muscorum)[203]. Ces marais abritent de nombreux oiseaux. Ainsi les passereaux comptent dans leurs rangs la Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) ; les barboteurs se signalent par la présence de la Sarcelle d'hiver (Anas crecca) alors que les Ardéidés sont représentés par le Héron cendré (Ardea cinerea), la Grande Aigrette (Ardea alba) et l’Aigrette garzette (Egretta garzetta) et les laridés par la Guifette moustac (Chlidonias hybrida). Le biotope abrite également des échassiers tels que la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), l’Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) et la Spatule blanche (Platalea leucorodia) et des rallidés comme le Foulque macroule (Fulica atra). On remarque également le Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo)[203]. Du côté des amphibiens, il faut nommer la Grenouille comestible (Pelophylax kl. esculentus) et pour les sauriens, le Lézard à deux bandes (Lacerta bilineata). L’espace protégé compte également des insectes remarquables comme des coléoptères de l’espèce Leptura quadrifasciata[203]. Quelques serpents sont à signaler, telle la Couleuvre à collier (Natrix natrix) ou la Vipère péliade (Vipera berus)[203]. Deux mammifères sont caractéristiques de la zone, l'écureuil roux (Sciurus vulgaris) et le dauphin commun à bec court (Delphinus delphis)[203].

Les zones d'intérêt[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune présente partiellement un intérêt écologique reconnu par un classement en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de types I et II et de 2e génération[206] ; ce classement ne s'accompagne d'aucune mesure de protection réglementaire. Le territoire communal de La Baule-Escoublac comprend quatre ZNIEFF.

L’espace ïlots de la baie de La Baule est une ZNIEFF continentale de type I[Note 49] qui couvre 54 ha et concerne également les communes de Pornichet et du Pouliguen[207]. Tout comme l’espace Îlots de la baie de La Baule et réserve de chasse périphérique, ZNIEFF continentale de type II[Note 50] qui couvre une superficie de 1 199 ha et concerne également les communes de Pornichet et du Pouliguen[208], elle est caractérisée par une suite d’îlots maritimes couverts de pelouses aérohalines et présentant des estrans rocheux et des grèves sableuses découverts à marée basse. La ZNIEFF de type I comprend 10 % de plages de galets, 75 % d’îlots, bancs rocheux et récifs, 10 % de plages de sable et 5 % de côtes rocheuses et falaises maritimes. Pour la ZNIEFF de type II, la partie îlots, bancs rocheux et récifs représente 15 % et le biotope caractérisé par les eaux du talus et du plateau continental, 84 %[208]. Les deux espaces constituent des zones de nidification de diverses espèces de laridés (Laridae) comme les Goélands et plus rarement pour l'Eider à duvet (Somateria mollissima). Ils demeurent des zones de stationnement, durant les périodes migrations et en hiver, pour quelques espèces d'Anatidés marins comme les eiders et certaines macreuses (Melanitta)[208]. Trois espèces d’oiseaux sont jugées déterminantes pour cette ZNIEFF, l’Eider à duvet, la Sterne caugek (Thalasseus sandvicensis) et la Sterne pierregarin (Sterna hirundo). Ces ZNIEFF ont longtemps abrité une importante colonie de ces deux espèces de sternes durant la période de reproduction[208]. Un angiosperme est également caractéristique de cette zone, l’arroche du littoral (Atriplex littoralis)[208]. Ces deux ZNIEFF ont été fortement affectées par la marée noire engendrée par le naufrage de l’Erika le [207].

L’espace Marais salants de Batz - Guérande - Le Croisic est une ZNIEFF continentale de type I qui constitue la zone naturelle emblématique du territoire situé à l’ouest de la commune[209]. Elle s’étend sur 2 658,75 hectares, essentiellement des marais salants inondés par les marées, à l’origine de productions piscicoles ou conchylicoles. Cette vaste étendue est caractérisée par des vasières (slikkes alimentées par les Petit et Grand traicts). Si la flore recèle un patrimoine d'une grande richesse, la zone humide concentre de nombreuses espèces d’oiseaux d’un intérêt exceptionnel qui a justifié la création d’une zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) en commun avec les effectifs des marais du Mès[S 21]. La zone accueille également trois espèces prioritaires de la directive européenne habitats : la Loutre d'Europe, (Lutra lutra), le Triton crêté (Triturus cristatus) et l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale). D’autres espèces déterminantes sont relevées tels que la Belette d’Europe (Mustela nivalis) et le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus). La faune avicole accueille entre autres l’Aigrette garzette (Egretta garzetta), le Chevalier gambette (Tringa totanus), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus), le Busard cendré (Circus pygargus), le Râle d'eau (Rallus aquaticus), l’Échasse blanche (Himantopus himantopus), l’Avocette élégante (Recurvirostra avosetta) et le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna)[209]. D’autres petits échassiers sont présents, comme le Pluvier à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) et le Vanneau huppé (Vanellus vanellus). On observe également des laridés comme la Sterne pierregarin (Sterna hirundo) ou des passereaux comme le Pipit farlouse (Anthus pratensis), la Panure à moustaches (Panurus biarmicus), le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) et le Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica). La flore se distingue avec la Spiranthe d’été (Spiranthes aestivalis) et l’asperge (Asparagus officinalis)[209],[S 22].

L’espace Zones résiduelles de La Baule à Saint-Nazaire est une ZNIEFF continentale de type II[210]. Elle concerne également les communes de Pornichet et de Saint-Nazaire et couvre 198 ha. ILes biotopes déterminants se répartissent entre dunes (16 %), côtes rocheuses et falaises avec végétation (14 %), fourrés (14 %), bois de pins méditerranéens (36 %) et forêts de Chênes verts méso et supra méditerranéennes (26%)[210]. C’est en son sein que se situe la forêt d’Escoublac. La ville de La Baule-Escoublac en a confié la gestion à l’Office national des forêts (ONF) depuis 1999[AVAP 34]. Le plan de régénération qui concerne les pins ayant dépassé l’âge de 100 ans prévoit de traiter 5 000 m2 par an. Une station d’orchidée — l’orchidée homme-pendu (Orchis anthropophora) — est gérée par l’association Bretagne vivante[AVAP 34].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Un territoire intégré au réseau Natura 2000[S 23] et appartenant au domaine public maritime, se nomme Îles de la baie de La Baule[M 37]. Créé le [211], il est intégré dans la zone de protection spéciale (ZPS) Estuaire de la Loire - Baie de Bourgneuf le [212],[213]. Il s’agit d’une zone d'une superficie de 3 400 ha classée en zone de protection spéciale (ZPS) depuis [214]. Elle a été créée pour « favoriser les conditions d'accueil pour l'hivernage des oiseaux marins ainsi que les conditions de nidification des espèces sur les ilôts rocheux tout en prenant en compte leur vulnérabilité face aux pollutions marines »[213].

Autres espaces verts[modifier | modifier le code]

La place des Palmiers.

En 1973, la localité obtient sa première fleur au Concours des villes et villages fleuris. En 1993, elle fait partie des 200 communes françaises à recevoir leur quatrième fleur[M 38]. Trois ans plus tard, en 1996, elle est lauréate du grand prix national du fleurissement et elle est récompensée de la fleur d'or en 2008. Enfin, en 2010, elle obtient le prix national de l'arbre[M 38].

La commune présente de nombreux espaces verts, dont le parc des Dryades[M 39], le jardin de la Victoire[215], le quai Inverness, le jardin Benoît, la forêt d'Escoublac, le bois des Aulnes[M 40], le parc de Beslon, le parc Lassalle, la place des Cupressus, le square Jean-Sohier et le tropicarium bonsaï[M 41]. Elle s'engage pour la protection des arbres de son territoire en signant en 2009 la « charte de l'arbre » pour « sensibiliser les citoyens à l’environnement qui les entoure et […] engager les différents signataires au respect de l’arbre en suivant des recommandations rigoureuses »[M 42]. Les services municipaux ont procédé à un recensement des espaces verts publics — en dehors de la forêt d'Escoublac — en 2007 et 2008 et ont répertorié à cette occasion 8 350 arbres. En outre, les alignements d’arbres qui s’étendent sur 9 kilomètres comprennent majoritairement des platanes (Platanus), mais également des essences secondaires de charmes (Carpinus), mûriers à feuilles de platanes (Morus bombycis), tilleuls (Tilia), albizzias (Albizia julibrissin), cerisiers du Japon (Prunus serrulata) et de peupliers (Populus)[M 42].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

À l’origine du développement et de la renommée de la cité balnéaire se trouvent aux XIXe et XIXe siècles des investisseurs opportunistes et visionnaires tels Donatien de Sesmaisons, Louis-Hyacinthe Levesque et Jules Benoît ainsi que leur famille[216], François André, Lucien Barrière (neveu de François André), André Pavie, Édouard Darlu, René Dubois, Jules Hennecart ou encore Louis Lajarrige. Certains d’entre eux ont également eu une carrière politique locale. La commune conserve leur souvenir par la dénomination de rues, centres de soins ou stades. Ils ont permis à des générations d’architectes de s’exprimer, qui ont laissé à leur tour une trace durable de leur œuvre dans La Baule-Escoublac du XXIe siècle. Il en va ainsi, entre autres, d’Adrien Grave, Bernard Boesch, Georges Lafont, Paul-Henri Datessen, Noël Le Maresquier ou encore le cabinet Bougoüin.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la champagne ondée d'or surmontée d'un soleil non figuré du même ; au chef d'hermine.
Commentaires : La champagne ondée d'or évoque l'Atlantique, la plage de La Baule et les dunes d'Escoublac. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Adrien Grave (délibération municipale du [A 42]).

Le conseil municipal confie en 1996 au graphiste Patrick Brette un projet de rénovation du visuel. Si le soleil rayonnant, désormais sur la mer, et les dunes de sable d’or surmontées des hermines bretonnes sont conservés, les feuilles de chêne entourant à l’origine le blason sont remplacées par deux branches de pin maritime vertes, pommelées d’or[A 42]. La couronne murale à quatre créneaux est substituée par une couronne comtale, en l’honneur du comte De Sesmaisons, seigneur de Lesnérac et premier concessionnaire des dunes d’Escoublac[A 43].

La devise de La Baule-Escoublac est Labor, Sol Et Mare Fulgeant In Unum (« Que le travail, le soleil et la mer brillent « en un seul [endroit] » / ensemble ») ; elle rappelle que le travail de l’Homme — la fixation des dunes de sable —, le soleil et la mer sont à l’origine de l’essor de la localité balnéaire[A 42].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Yves Archimbaud, La Baule, Rennes, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 127 p. (ISBN 2-910444-26-0, notice BnF no FRBNF35777147)
  • Yves Archimbaud, La Baule-Escoublac, t. 2, Rennes, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 127 p. (ISBN 2-84253-164-7, notice BnF no FRBNF37067427)
  • Gaël Archimbaud, La Baule, t. 3, Joué-lès-Tours, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 130 p. (ISBN 978-2-84910-562-7, notice BnF no FRBNF41020529)
  • Christophe Besler, La Baule, Patrimoines Médias, coll. « Il y a 100 ans en cartes postales », (ISBN 978-2-916757-05-6, notice BnF no FRBNF41163367)
  • Luc Braeuer, La Baule, 1939-1945, Batz-sur-Mer, Luc Braeuer, , 88 p. (notice BnF no FRBNF36993216)
  • Alain Charles, La Baule et ses villas : le concept balnéaire, Massin, , 213 p. (ISBN 2-7072-0444-7, notice BnF no FRBNF38890407)
  • Frédéric Chavenon et Loïc Abed, La Baule à la Belle Époque, Doué-la-Fontaine, C.M.D., coll. « Mémoire d'une ville », , 100 p. (ISBN 2-84477-073-8). 
  • Sophie Danet et Paul Bauduz, L'épopée des bains de mer : Le Pouliguen, La Baule, Nantes, Siloé, , 89 p. (ISBN 2-84231-111-6, notice BnF no FRBNF37076870)
  • La Baule de A à Z : petite histoire d'une grande station, La Baule-Escoublac, publication sous l’égide de la mairie, coll. « Patrimoine de La Baule », , 214 p. (ISBN 2-9512879-0-9, notice BnF no FRBNF37046006) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique., t. 1, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, coll. « Le patrimoine des communes de France », , 637 p. (ISBN 2-84234-040-X, notice BnF no FRBNF37351408), p. 105-118, La Baule. 
  • Christiane Kerboul-Vilhon (ill. Éric Milteau), La côte d'Amour : Pornichet-La Baule-Le Pöuliguen, Rennes, Ouest-France, coll. « Monographie patrimoine », , 31 p. (ISBN 2-7373-3580-9, notice BnF no FRBNF39976433)
  • Gérard Locu, Images de la presqu'île guérandaise en 1900 : choix de cartes postales d'époque commentées, La Baule, Éditions des Paludiers, , 103 p. (notice BnF no FRBNF34705022)
  • Guy de La Morandais (préf. René Dubois), La Baule et la côte de Loire-Atlantique, La Rochelle, Édition Mélusine, , 68 p. (notice BnF no FRBNF32343330)
  • Daniel Voyé, La Baule : grand large, La Crèche, Geste éditions, , 101 p. (ISBN 2-84561-126-9, notice BnF no FRBNF39200386)
  • Jean-Bernard Vighetti, La Baule et la presqu'île guérandaise : XIXe siècle, la naissance des bains de mer, t. 1, Nantes, Siloé, , 166 p. (ISBN 2-84231-255-4, notice BnF no FRBNF39054886) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Bernard Vighetti, La Baule et la presqu'île guérandaise : XXe siècle, le grand essor du tourisme, t. 2, Nantes, Siloé, , 359 p. (ISBN 2-84231-257-0, notice BnF no FRBNF39054875)

Périodiques[modifier | modifier le code]

  • Michel Évain, « Douceur et chaleur océaniques sur le littoral », Histoire et culture en région nazairienne, no 5,‎ (ISBN 978-2-9546607-2-1)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b L’orthodromie considérée (11,8 km), séparant La Baule-Escoublac de Saint-Nazaire, est indiquée par Lionel Delvarre, « Orthodromie entre La Baule-Escoublac et Saint-Nazaire », sur le site Lion 1906 (consulté le 12 juillet 2017).
  2. a et b Les orthodromies considérées, séparant La Baule-Escoublac de Vannes et de Nantes, sont indiquées par Lionel Delvarre, « Orthodromie entre La Baule-Escoublac et Vannes », sur le site Lion 1906 (consulté le 12 juillet 2017) et Lionel Delvarre, « Orthodromie entre La Baule-Escoublac et Nantes », sur le site Lion 1906 (consulté le 12 juillet 2017).
  3. 54 m selon carte IGN au 1/25000e ; 52 m selon les indications touristiques. Cette altitude place la dune au second rang en France, après la dune du Pilat.
  4. En contrebas du point culminant, une croix érigée en marque le lieu de l'ensevelissement du Vieil-Escoublac.
  5. Appelé « sillon de Guérande » par André Vigarié, Yves-Henri Nouailhat et al., Loire-Atlantique, éditions Bonneton, Paris, 1998, page 248, mais aussi, contradictoirement, dans le même ouvrage, dans la partie rédigée par le même auteur, il est indiqué que seul le Sillon de Bretagne, ligne de reliefs allant de Nantes à Quimper est ainsi dénommé (p. 248), « sillon de Guérande » est pour l'auteur une analogie.
  6. De très rares séismes se produisent — une fois tous les 10 ans en moyenne et toujours de très faibles amplitudes (3 à 4 au maximum) — le long de failles aujourd'hui sous-marines allant de la baie de Bourgneuf à Belle-Île-en-Mer, parallèles au système décrit ici.
  7. D'après la classification de Köppen, il y est catégorisé comme étant de type Cfb. Selon la nomenclature de la classification, le climat est tempéré chaud, identifié par la lettre C. c'est-à-dire une température moyenne des 3 mois les plus froids comprises entre −3 °C et 18 °C, la température moyenne du mois le plus chaud est supérieure à 10 °C et les saisons été et hiver sont bien définies. Le code f caractérise un climat humide avec une absence de saison sèche et des précipitations toute l'année avec, cependant pour La Baule-Escoublac, un minimum estival. L'indice b définit un été tempéré avec une température moyenne du mois le plus chaud inférieure à 22 °C et supérieure à 10 °C pour les 4 mois les plus chauds.
  8. Selon l’INSEE, l’ensoleillement moyen mesuré est de 1 826 heures par an[AVAP 4].
  9. L’orthodromie considérée, séparant La Baule-Escoublac d'Herbignac est de 19 km[10].
  10. Le maximum de température a été enregistré le et le minimum, le [ME 3].
  11. L'ancien tracé de la RN 171 comprend l’avenue Guy-de-Morandais par Escoublac, puis se confond avec la RD 92 au niveau de La Baule par l’avenue Georges-Clemenceau et une partie de l’avenue du Bois-d’Amour. Ensuite la route devient RD 245.
  12. Un timbre de 1968 commémore cette première liaison postale[19]
  13. Le lotissement Benoît, dont la conception est due à l'architecte François Pierre Aubry (1841-1925)[25], met en valeur le front de mer par une promenade piétonnière, concept précurseur utilisé par la suite par d'autres cités balnéaires[AVAP 8].
  14. La conception du plan du lotissement de MM. Hennecart et Darlu est confiée à l'architecte Georges Lafont. Il s'articule autour de la nouvelle gare, d'un axe reliant celle-ci à la mer, des établissements de bain et d'un quartier de villas[AVAP 8].
  15. Le lotissement de la compagnie foncière André Pavie met en valeur l'institut Verneuil inauguré en 1896. L'établissement est destiné à l'éducation et au traitement des enfants de familles aisées atteints de turberculose. Il siège au milieu d'un parc de 40 ha et dispose d'une chapelle, d'une salle des fêtes et d'un hôtel destiné aux parents[AVAP 10]. Les villas de bord de mer s'alignent sur une nouvelle voie appelée « le remblai »[AVAP 10].
  16. Le quartier de La Baule-les-Pins est délimité au nord par les avenues Rigaud, Diane et la ligne de chemin de fer ; au sud par le boulevard de l’Océan ; à l’est par l’avenue de Locmariaquer ; à l’ouest par les avenues de la Mer, Sandeau, Hallali, Gabrielle, Saint-Hubert, Crocus et Composition[A 12]. Le quartier est inauguré en mais continue d'évoluer jusqu'en 1927, après le déplacement de la voie ferrée[AVAP 10].
  17. Le projet est issu de la synthèse d'un concours lancé par Louis Lajarrige auprès de 70 architectes, effectuée par les architectes Lévêque et Fabre[AVAP 10].
  18. Villa les Cigales, renommée ensuite Camarilice, construite en 1910, sur des plans de J. Girette[29].
  19. Villa La Maritaye, renommée ensuite Logis Saint-Clair, construite en 1926, sur des plans de Georges Meunier[30].
  20. Villa Majolica, construite vers 1890, sur des plans semble-t-il de Georges Lafont[31].
  21. Villa l'Atlantide, construite vers 1950, sur des plans de Pierre Bourineau[32].
  22. Villa Yves-Michel, renommée ensuite La Colline, construite vers 1926, sur des plans de René Perrey[33].
  23. Villa la Comoe, construite vers 1960, sur des plans d'Émile Guillaume[34].
  24. L’Hermitage Barrière, le Royal-Thalasso et le Castel Marie-Louise sont les seuls hôtels classés 5 étoiles dans le département.
  25. La tempête Xynthia est à l’origine de l’inondation des marais de Guérande et des habitations s’y situant, en particulier le long de l’étier du Pouliguen[38].
  26. Selon Cap Atlantique, « ce site a accueilli de 1906 à 1936 des installations liées à la fabrication du gaz à partir de la distillation de la houille. À partir de 1936, toutes les anciennes infrastructures y ont été détruites. Aujourd'hui, le site est toujours utilisé pour les besoins des entreprises EDF et/ou Gaz de France. Les investigations menées par Gaz de France en y ont mis en évidence une cuve enterrée contenant des remblais goudronneux. Les opérations de vidanges ont été réalisées en . Les remblais souillés présents ont été excavés de manière sélective et envoyés en centres de traitement. Le site présente donc aujourd'hui une faible sensibilité vis à vis de l'Homme, des eaux souterraines et superficielles. Par ailleurs, Gaz de France s'engage à réaliser un diagnostic initial en préalable à toute opération de vente, cession ou réaménagement. Les conditions de réhabilitation définies en accord avec les services de l'Inspection des installations classées, seront adaptées à la classe de sensibilité du site et à sa destination future (avec restriction d'usage si nécessaire)[S 7] ».
  27. Selon Gildas Buron, baule s’applique à Noirmoutier « à une grande dépression circulaire formant retenue d’eau dans un pré, un champ cultivé ou sur le rivage à basse mer »[49].
  28. Il s'agit de l'hôpital bénévole no 6 bis de la 9e région militaire[56].
  29. Le nombre de soldats est recensé par les différentes plaques commémoratives des monuments aux morts et des églises de La Baule et d'Escoublac[57].
  30. La villa El Cid a été dessinée par Georges Lafont en 1895. Elle a été ensuite détruite pour construire un immeuble qui porte le même nom[58].
  31. Le combat oppose des unités de la Luftwaffe et des bombardiers des 360th Bombardment Squadron et 303rd Bonbardment Group de la 8th Air Force, de retour d'un bombardement de Saint-Nazaire. L'avion abattu est le bombardier américain B 17-F Snap! Crackle! Pop!. Sept des huit membres d’équipage y laissent la vie[B 10].
  32. Yves Métaireau est réélu en 2001, 2008 et 2014.
  33. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[83].
  34. a et b Ces remarques ne résultent pas d'une étude statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur indicative.
  35. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[84].
  36. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  37. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  38. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de La Baule-Escoublac.
  39. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  40. La création du pardon de la Baule date de 1947, sous l'impulsion, entre autres, de Robert Le Grand (1919-2008), militant culturel breton, également créateur de la Coop Breizh[125].
  41. « Rigadeau » est le nom local donné à la Coque commune (Cerastoderma edule)[155].
  42. Le statut de garde juré est défini par le décret du [169].
  43. Le groupe Barrière représenté au sein de la société immobilière touristique et hôtelière de La Baule (SITH La Baule) emploie de 300 à 400 salariés par l'intémédiaire de 10 sociétés actives en 2017[177].
  44. La société Protéika, spécialisée dans l'élaboration et la commercialisation de substituts de repas hyperprotéinés, a été achetée par Nestlé en 2005. Elle emploie alors 120 salariés au sein de 22 magasins à son nom[179].
  45. La notice de la base Mérimée est fautive dans le sens où, dans son état du , elle indique 9 objets, dont l'un est situé dans un village faisant partie de la commune de Batz-sur-Mer.
  46. Et non Allée des Lutins comme l'indique Le Patrimoine des communes...
  47. Selon Fernand Guériff[194], « les deux danses anciennes de [la] région d’entre Loire et Vilaine, étaient le bal et le rond, les bretonnes on disait »[195]. « Faire danser à la goule » signifie « faire danser en chantant »[196].
  48. La convention est officiellement appelée Convention relative aux zones humides d'importance internationale, particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau ; elle est aussi couramment nommée convention sur les zones humides. Elle a été créée le [203].
  49. Les ZNIEFF de type I sont des espaces homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire.
  50. Les ZNIEFF de type II sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Sources institutionnelles[modifier | modifier le code]

  • Site de l'Insee, dossier 2014 relatif à la commune, [texte intégral (page consultée le 30 juin 2017)].
  1. a et b LOG T2 — Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 — Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. a, b et c POP T3 — Population par sexe et âge en 2014.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 — Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 — Emploi et activité.
  7. a, b et c CEN T1 — Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
  8. DEN T1 — Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2015.
  9. DEN T2 — Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2015.
  10. TOU T1 — Nombre et capacité des hôtels au .
  11. TOU T2 — Nombre et capacité des campings au .
  • Sites et pages de la mairie [site de la mairie (page consultée le 6 juillet 2017)]
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  5. « Avenue Henri Bertho : cimetière paysager » (consulté le 6 juillet 2017).
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Sources privées[modifier | modifier le code]

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