Olivier Falorni

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Olivier Falorni
Le député RRDP Olivier Falorni à La Rochelle en 2016
Le député RRDP Olivier Falorni à La Rochelle en 2016
Fonctions
Député de la 1re circonscription de la Charente-Maritime
En fonction depuis le
(5 ans et 3 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique RRDP
Prédécesseur Maxime Bono
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Rochefort (Charente-Maritime)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste (1999-2012)
SE (depuis 2012)
Diplômé de Université de Bordeaux
Profession Professeur du second degré

Olivier Falorni, né le à Rochefort (Charente-Maritime), est un homme politique français. Il est élu député de la 1re circonscription de la Charente-Maritime lors des élections législatives de juin 2012 face à Ségolène Royal et réélu lors des législatives de juin 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un instituteur et d'une employée de la sécurité sociale, Olivier Falorni naît le [1] à Rochefort[2].

Sa famille fuit l'Italie fasciste dans l'entre-deux-guerres et s'installe en Charente-Maritime à Laleu, ancienne commune intégrée à La Rochelle[3]. Son grand-père, Gino Falorni, était instituteur et un membre emblématique du club de basket-ball Rupella Basket 17 de 1935 à 1954, où il a occupé les postes de capitaine et d'entraîneur[4]. Aujourd'hui, un gymnase de La Rochelle, dans le quartier des Minimes, porte son nom[5],[6].

Diplômé du baccalauréat au lycée Jean-Dautet de La Rochelle en 1990 et d'un DEA d'histoire contemporaine à l'université de Bordeaux en 1995, Olivier Falorni obtient son premier poste d'enseignant en 1997. Olivier Falorni est professeur d'histoire-géographie au lycée professionnel Pierre-Doriole de La Rochelle[7],[8].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

En août 1998 il se rend à l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle et, selon ses propres dires, y entend le discours de François Hollande, dont il devient alors un fidèle[7].

Il adhère au parti en 1999 et devient secrétaire fédéral du PS en 2004. À ce titre, il organise l'université d'été du PS de 2005 à 2011[9].

Élu conseiller municipal sur la liste de Maxime Bono à La Rochelle lors des élections de 2001, il devient adjoint aux finances à la suite des municipales de 2008[1].

Lors du congrès du PS à Reims, en novembre 2008, il signe la contribution de François Hollande, puis ne votera pas pour la motion E (de Gérard Collomb) signée par Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes. Cet événement conduit à leur rupture, un candidat « royaliste » se présentant dans la foulée contre lui, mais en vain, aux fonctions de premier secrétaire fédéral du PS[10]. En juin 2009, il participe à la fondation du club « Répondre à gauche », créé par Stéphane Le Foll.

Lors de l'élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, il s'oppose à Ségolène Royal sur la constitution des listes — la présidente du Conseil régional veut imposer Denis Leroy, l'un de ses fidèles, comme tête de liste en Charente-Maritime — et l'ouverture au Centre, et prend la tête de la liste socialiste dans son département, avec le soutien de sa fédération[1],[7],[11],[12].

Candidature aux élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Falorni souhaite que les électeurs socialistes désignent le candidat à la Rochelle lors des élections législatives de 2012 lors de primaires, et déclare qu'il soutiendra Ségolène Royal si celle-ci gagne[13].

La direction du Parti socialiste émet le souhait que la circonscription soit réservée à une femme, dans un objectif de parité à l'Assemblée nationale. Outre Ségolène Royal, deux femmes (toutes deux conseillères municipales de la Rochelle) se présentent alors : Patricia Friou et Anne-Laure Jaumouillié.

Le Parti socialiste n'organise finalement pas de primaires[14], et Falorni refuse de se retirer quand, le , les instances nationales du Parti socialiste décident d'investir Ségolène Royal[7], avec le soutien du maire de la ville, Maxime Bono[15] ; le , il annonce sa candidature à la salle des associations de Laleu[16].

Cette dissidence lui vaut de ne pas être reconduit en tant que représentant du candidat du Parti socialiste lors de l'élection présidentielle et d'être exclu du Parti socialiste. Il reste pourtant soutenu par des nombreux socialistes locaux et a pour codirecteurs de campagne deux secrétaires de section PS : Michel Planche (section de La Rochelle Nord) et Alain Renaldini (section PS de l'île de Ré)[17].

Jean-François Fountaine, ancien vice-président PS de Poitou-Charentes, préside son comité de soutien, où figure Philippe Marchand, ancien ministre de l'Intérieur[10].

Il arrive en deuxième position au premier tour, avec 28,91 %[18] des suffrages exprimés, contre 32,03 % en faveur de Ségolène Royal[19]. Arrivée en troisième position avec un score inférieur à 12,5 % des inscrits, la candidate de l'UMP Sally Chadjaa est éliminée. Olivier Falorni maintenant sa candidature, le duel du second tour se joue à gauche[20].

Cela provoque une forte médiatisation, amplifiée par les prises de position du couple présidentiel, François Hollande soutenant Ségolène Royal dans sa profession de foi, alors qu'il avait promis de ne pas s'impliquer dans la campagne nationale[21], tandis que sa compagne Valérie Trierweiler envoie à Olivier Falorni un tweet de soutien, relayé par les médias[22]. Alors que la candidate UMP éliminée appelle à voter blanc[23], le président UMP du Conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, invite les électeurs de droite à battre Ségolène Royal[11],[24]. Le 14 juin, Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, annonce qu'Olivier Falorni ne fera pas partie du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale, s'il est élu[25].

Le , il est élu au second tour avec 62,97 % des suffrages exprimés[26], face à Ségolène Royal, qui recueille 37,03 % des voix[27].

Interrogés sur l'éventuelle intégration d'Olivier Falorni dans le groupe « socialiste et apparentés » de l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux et François Rebsamen estiment que ce sera au groupe de statuer[28]. Lors de l'ouverture de la XIVe législature, Olivier Falorni intègre le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste[29].

Il a durant cette mandature été particulièrement attentif aux questions tournant autour des animaux et de leur bien-être, il a ainsi présenté une loi sur ce sujet obligeant notamment les abattoirs à avoir des caméras de vidéosurveillance[30].

Élection présidentielle et législative de 2017[modifier | modifier le code]

Suite à la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, il souhaite faire partie de la majorité mais refuse d'adhérer à En Marche ! Le maire socialiste de La Rochelle (et soutien d'Emmanuel Macron) souhaite qu'il soit investi par la La République en marche ! aux élections législatives qui suivent[31]. Le 8 mai, le député lance sa campagne des législatives, alors qu'il n'est soutenu ni par le PS (qui a réservé cette circonscription au PRG, qui est favorable à Falorni) ni par La République en marche ![32].

Au premier tour, Olivier Falorni (div. g.), devançait Otilia Ferreira (MoDem) à La Rochelle-Ré (36,54 % contre 26,99 %)[33]. Il est réélu au second tour avec 69% des suffrages[34].

Mandat national[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Un caillou sur la route Royal », La Charente Libre,‎ (lire en ligne).
  2. « Fiche d'Olivier Falorni sur le site de l'Assemblée nationale »
  3. Florence Guilhem, « Olivier Falorni : “Je m'adresse à tout le monde” », Le Phare de Ré,‎ (lire en ligne).
  4. « Historique du club, sur le site du club Rupella Basket 17 »
  5. Marie-Claude Aristégui, « Au nom du grand-père », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne)
  6. Sylvain Cottin, avec M.-C. A., « Législatives à La Rochelle : Olivier Falorni, cet inconnu soudain célèbre », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne).
  7. a, b, c et d Thomas Wieder, « La fronde d'Olivier Falorni à La Rochelle », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. « Ils sont candidats », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne).
  9. Thomas Brosset, « Dix-huit ans de PS à La Rochelle en photos », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne).
  10. a et b Xavier Léoty, « Falorni-Royal : pourquoi tant de haine ? », Francetvinfo,‎ (lire en ligne).
  11. a et b Nicolas Barotte, « Olivier Falorni, opposant de Royal et fidèle d'Hollande », Figaro,‎ (lire en ligne)
  12. P. G., « Affrontements socialistes à la région Poitou-Charentes », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne)
  13. Marie-Claude Aristégui et Stéphane Vacchiani, « Olivier Falorni à La Rochelle : « pas de fiefs transmis entre féodaux ! » », Sud Ouest,
  14. http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/11/22/legislatives-plus-de-rivales-socialistes-pour-segolene-royal-a-la-rochelle_1607787_1471069.html
  15. « Olivier Falorni, l'oublié du Président », TF1 News, 12 juin 2012
  16. Florence Guilhem, « Olivier Falorni se jette à l'eau pour les législatives », Le Phare de Ré,‎
  17. http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/rochelle-dissident-socialiste-esp-re-battre-madone-poitiers-279574
  18. Résultats des élections législatives de 2012 : Charente-Maritime - première circonscription (résultats officiels du second tour) Ministère de l'intérieur.
  19. « Résultats des élections législatives : 1re circonscription de la Charente-Maritime », sur Le Monde.fr
  20. Frédéric Zabalza, « La bataille des pro et anti-Royal ouvre une fracture politique à La Rochelle », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  21. Samuel Laurent, « Quand Hollande promettait de ne pas s'impliquer dans les législatives », sur Lemonde.fr, (consulté le 26 juin 2012).
  22. Marie-Claude Aristégui, « Ségolène Royal sera plus victime des bugs de sa stratégie que du Tweetweilergate », Atlantico,‎ (lire en ligne).
  23. Sénat, « Première circonscription de Charente-Maritime : la déception de sally Chadjaa (UMP) », Sud Ouest,
  24. Bussereau appelle ouvertement à voter Falorni contre Royal
  25. « Aubry ne veut pas de Falorni au sein du groupe PS », Libération, 14 juin 2012.
  26. Philippe Baroux, « La Rochelle : victoire écrasante d'Olivier Falorni contre Ségolène Royal », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne)
  27. Résultats des élections législatives des 10 et 17 juin 2012
  28. « Voix divergentes au PS concernant la réintégration d'Olivier Falorni, tombeur de Ségolène Royal », sur Francetv.fr (consulté le 18 juin 2012).
  29. « Les radicaux de gauche auront leur groupe à l'Assemblée », sur Leparisien.fr, (consulté le 26 juin 2012).
  30. « Caméras dans les abattoirs : Olivier Falorni se dit "fier du combat gagné" », sur SudOuest.fr (consulté le 14 mai 2017)
  31. « Jean-François Fountaine : "Le défi d’Emmanuel Macron, redonner de l’espérance" », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  32. « Législatives en Charente-Maritime : le casse-tête En Marche », sur SudOuest.fr (consulté le 14 mai 2017)
  33. [1]
  34. "Législatives en Charente-Maritime : Falorni fête sa "plus belle victoire".
  35. par Marie-Claude Aristégui, 19 juin 2017, Sud Ouest.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]