Élections législatives françaises de 1968

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Élections législatives françaises de 1968
23 juin 1968, 30 juin 1968
Type d’élection  élection législative en France, élection
Georges Pompidou - Bundesarchiv B 145 Bild-F020538-0006.jpg
Majorité présidentielle – Georges Pompidou
Voix au 1er tour 10 585 290 Green Arrow Up.svg 25,2 %
Voix au 2e tour 7 258 633 Red Arrow Down.svg 31,4 %
  
47,79 %
  
49,79 %
Députés élus 363 Green Arrow Up.svg 119
Reagan Mitterrand 1984 (cropped).jpg
Gauche parlementaire – François Mitterrand
Voix au 1er tour 9 132 145 Red Arrow Down.svg 6,3 %
Voix au 2e tour 6 177 474 Red Arrow Down.svg 32,4 %
  
40,84 %
  
42,38 %
Députés élus 91 Red Arrow Down.svg 102
Jean Lecanuet.jpg
Progrès et démocratie moderne – Jean Lecanuet
Voix au 1er tour 2 289 849 Red Arrow Down.svg 20,1 %
Voix au 2e tour 1 141 305 Red Arrow Down.svg 50,2 %
  
12,54 %
  
6,96 %
Députés élus 33 Red Arrow Down.svg 8
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Gouvernement
Sortant
Élu
Législature élue
IVe de la Ve République

Les élections législatives françaises de 1968 ont eu lieu les 23 et 30 juin 1968, après la dissolution de l'Assemblée Nationale par le Président de la République Charles de Gaulle pour répondre à la crise de mai 68 (IVe législature). Les partis de gauche, alors considérés comme partiellement responsables de ladite crise, ont subi une cuisante défaite au profit de la majorité sortante, qui avait pourtant éprouvé de sérieuses difficultés à l'emporter lors des précédentes élections, un an auparavant.

Contexte[modifier | modifier le code]

Pour ces élections consécutives à la crise de Mai 68, les gaullistes forment l'Union pour la défense de la République (UDR). Leur thème de campagne est simple et efficace : la défense de l'ordre et la dénonciation de la menace subversive (associée au Parti communiste)[1]. Aux côtés de l'UDR, on retrouve également les Républicains indépendants et divers centristes (comme René Pleven) et modérés.

Dans l'opposition, pour les communistes comme pour la FGDS, on ne sait trop comment réagir à Mai 68 : il faut appuyer le désir de réforme sans paraître approuver le désordre. Seul le Parti socialiste unifié (PSU), qui présente désormais 300 candidats, revendique l'héritage des thèmes de la crise.

Pour les Français, les thèmes importants restent la peur devant le désordre et la crainte de la remise en question des bénéfices de la croissance[1].

Résultats[modifier | modifier le code]

Partis ou coalitions Sigle Votes (1e tour)  % (1e tour) Sièges (2e tour)
Union pour la défense de la République UDR 8 442 413 38,1 294
  Progrès et démocratie moderne PDM 2 289 849 10,3 27
Républicains indépendants RI 1 225 119 5,5 64
Divers droite DVD 917 753 4,1 9
  Majorité présidentielle & PDM 12 875 134 58,1 394
 
Parti communiste français PCF 4 434 832 20,0 34
Fédération de la gauche démocrate et socialiste FGDS 3 660 250 16,5 57
Parti socialiste unifié PSU 873 581 3,9 -
  Gauche parlementaire 9 132 145 41,2 91
 
  Divers et sans étiquette 111 200 0,5 -
Alliance républicaine pour le progrès et les libertés ARPL 28 736 0,1 -
 
Total 22 147 215 100 485
Abstention : 20 %, puis 22,2 %

Composition de l'Assemblée Nationale[modifier | modifier le code]

Groupe Membres Apparentés Total  %
UDR 270 23 293 60,16
RI 57 4 61 12,52
FGDS 4 57 0 57 11,70
Communiste 33 1 34 06,98
PDM 30 3 33 06,78
Non inscrits 9 - 9 01,85
Total 456 31 487 100,0

(4) le Groupe Socialiste se reconstitue en octobre 1969

Analyse[modifier | modifier le code]

La majorité présidentielle remporte très largement ces élections. Elle recueille 46 % des suffrages et dispose de 144 élus dès le 1e tour. Au second tour, elle obtient 354 sièges, dont 293 pour la seule UDR. C'est la première fois dans l'histoire de la République qu'un parti conquiert la majorité absolue à l'Assemblée nationale[1]. Les Républicains-indépendants doublent leur nombre d'élus avec 61 députés.

L'opposition enregistre un recul significatif. Le Parti communiste perd 39 députés et la FGDS 64.

Dans ces résultats, les Français semblent sanctionner le désordre lié à la crise de Mai 68.

Il y a 1,6 % de femmes députées[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Serge Berstein, La France de l’expansion. Tome 1 : La république gaullienne, 1958-1969, Paris, Le Seuil, 1989, p.319 Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Berstein » est défini plusieurs fois avec des contenus différents Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Berstein » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  2. Magazine Le Monde 2 des 18-19 avril 2004, page 89.

Articles connexes[modifier | modifier le code]