Alice Thourot

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Alice Thourot
Illustration.
Alice Thourot dans le jardin des Quatre colonnes du palais Bourbon, en 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(1 an, 8 mois et 22 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 2e de Drôme
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Franck Reynier
Biographie
Date de naissance (33 ans)
Lieu de naissance Bar-le-Duc (Meuse, France)
Nationalité Française
Parti politique LREM
Diplômée de Université Nancy-II
Profession Avocate
Site web www.alicethourot2017.fr

Alice Thourot, née le à Bar-le-Duc (Meuse), est une avocate et personnalité politique française.

Elle est députée (LREM) de la deuxième circonscription de la Drôme depuis 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et activité professionnelle[modifier | modifier le code]

Alice Thourot est née à Bar-le-Duc (Lorraine) en 1986, d'une mère enseignante et d'un père agriculteur[1] ou cardiologue[2] selon les sources. Un de ses grands-pères fut maire de village[2].

Elle mène des études de droit à Nancy et Lyon[1]. Elle est titulaire d'un master 1 en droit privé général et sciences criminelles à Nancy[3]. Elle a travaillé aux côtés de start-up à Lyon[3].

Inscrite au barreau de Valence puis, depuis 2016, au barreau de Paris[4], elle a été collaboratrice au sein du Cabinet d'avocats Champauzac installé à Montélimar[3], et gérante de sa propre société d'avocats, spécialisée dans le droit de l'immobilier et de la construction[1],[5].

Elle vit à Montélimar depuis 2011[3].

Députée LREM de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Elle suit Emmanuel Macron à partir de ses débuts comme ministre[2]. Elle crée et anime le comité local du mouvement En marche ! à Montélimar pendant la campagne présidentielle de 2017[1],[3].

Candidate dans la deuxième circonscription de la Drôme lors des élections législatives de 2017, elle arrive largement en tête du premier tour avec 15 points de plus que la candidate du Front national et 20 points de plus que Franck Reynier (UDI), maire de Montélimar et député sortant[3]. Elle est élue avec 62,5 % des voix au second tour face à la candidate du FN[1].

Lors des débats sur le projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, elle soutient l'interdiction pour un parlementaire d'exercer une « activité de conseil d’opportunité » lancée en cours de mandat ou de campagne, mais s'oppose à une interdiction complète, contrairement à la promesse de campagne d'Emmanuel Macron[6].

En juin 2018, elle est nommée rapporteur pour la loi relative à l'harmonisation de l'utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique[7]. La loi est finalement adoptée le 3 août 2018.

En septembre 2018, elle remet, avec Jean-Michel Fauvergue, un rapport parlementaire sur le « continuum de sécurité » : celui propose de renforcer les polices municipales avec la création d'une école nationale, l'armement obligatoire et la promotion de l'intercommunalité[8].

En septembre 2018, lors des débats sur le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale, elle demande avec d'autres députés la suppression de l’article 7 qui propose de sanctionner administrativement, par une amende, les cabinets qui concourent, grâce à leurs conseils, à l’évasion fiscale de leurs clients : elle défend une sanction par le juge judiciaire plutôt que par le juge administratif, et estime que cet article met en danger le secret professionnel pour les cabinets de conseil qui devraient se défendre devant un juge administratif. Alors que certains députés d'opposition mettent en cause le fait que des « députés-avocats » interviennent en ce sens, Jean-Christophe Lagarde demande au président de l'Assemblée nationale que le bureau et le déontologue de l'Assemblée nationale étudient leurs situations[5]. Elle nie tout conflit d'intérêt, indiquant qu'elle ne travaille pas dans le droit fiscal[9].

En janvier 2019, elle est nommée rapporteur pour la proposition de loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs[10]. Elle propose plusieurs amendements afin de stabiliser juridiquement le texte. L'objectif est d'établir un équilibre entre le respect des libertés individuelles et le renforcement de la sécurité publique[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Législatives 2017 - La députée Alice Thourot (LREM), du barreau à l'Assemblée - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  2. a b et c Caroline Prat, « Alice Thourot, jeune députée LREM élue dans la Drôme », sur rcf.fr, (consulté le 23 septembre 2018).
  3. a b c d e et f « Législatives : qui est Alice Thourot (REM), la nouvelle députée de la 2e circonscription de la Drôme ? », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  4. François Omer, « 2e circonscription de la Drôme : Le Bâtonnier de Valence demande à Alice Thourot (REM) de s’expliquer », sur e-tribune.fr, (consulté le 23 septembre 2018).
  5. a et b Manuel Jardinaud, « Fraude fiscale: les «députés-avocats» LREM accusés de conflit d’intérêts », sur Mediapart, (consulté le 23 septembre 2018).
  6. Mathilde Mathieu, « A l'Assemblée, entre esquives et couacs, la moralisation à petits pas », sur Mediapart, (consulté le 31 juillet 2017).
  7. « N° 1187 - Rapport de Mme Alice Thourot sur la proposition de loi, adoptée par le Sénat, relative à l'harmonisation de l'utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique (n°1083). - XVe législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 1er février 2019)
  8. Hervé Jouanneau, « Le rapport Fauvergue-Thourot veut muscler les polices municipales », sur Atlantico.fr, (consulté le 23 septembre 2018).
  9. « Montélimar : la députée Alice Thourot nie le conflit d’intérêts », sur ledauphine.com, (consulté le 23 septembre 2018).
  10. « N° 1600 - Rapport de Mme Alice Thourot sur la proposition de loi, adoptée par le Sénat, visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs (n°1352). », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 1er février 2019)
  11. « Loi «anticasseurs» : la rapporteure Alice Thourot vise le «consensus le plus large possible» », sur FIGARO, (consulté le 1er février 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]