Alice Thourot

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Alice Thourot
Illustration.
Alice Thourot dans le jardin des Quatre colonnes du palais Bourbon, en 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 2 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 2e de Drôme
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Franck Reynier
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Bar-le-Duc (Meuse, France)
Nationalité Française
Parti politique LREM
Diplômée de Université Nancy-II
Profession Avocate

Alice Thourot, née le à Bar-le-Duc (Meuse), est une avocate et personnalité politique française.

Elle est députée (LREM) de la deuxième circonscription de la Drôme depuis 2017.

Origines et activité professionnelle[modifier | modifier le code]

Alice Thourot est née à Bar-le-Duc (Lorraine) en 1986, d'une mère enseignante et d'un père agriculteur[1] ou cardiologue[2] selon les sources. Un de ses grands-pères fut maire de village[2].

Elle mène des études de droit à Nancy et Lyon[1]. Elle est titulaire d'un master 1 en droit privé général et sciences criminelles à Nancy[3]. Elle a travaillé aux côtés de start-up à Lyon[3].

Inscrite au barreau de Valence puis, depuis 2016, au barreau de Paris[4], elle a été collaboratrice au sein du cabinet d'avocats Champauzac installé à Montélimar[3], et gérante de sa propre société d'avocats, spécialisée dans le droit de l'immobilier et de la construction[1],[5].

Elle vit à Montélimar depuis 2011[3].

Députée[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]

Elle suit Emmanuel Macron à partir de ses débuts comme ministre[2]. Elle crée et anime le comité local du mouvement En marche ! à Montélimar pendant la campagne présidentielle de 2017[1],[3].

Candidate dans la deuxième circonscription de la Drôme lors des élections législatives de 2017, elle arrive largement en tête du premier tour avec 15 points de plus que la candidate du Front national et 20 points de plus que Franck Reynier (UDI), maire de Montélimar et député sortant[3]. Elle est élue avec 62,5 % des voix au second tour face à la candidate du FN[1].

Activité législative[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur le projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, elle soutient l'interdiction pour un parlementaire d'exercer une « activité de conseil d’opportunité » lancée en cours de mandat ou de campagne, mais s'oppose à une interdiction complète, contrairement à la promesse de campagne d'Emmanuel Macron[6].

En , elle est nommée rapporteure pour la loi relative à l'harmonisation de l'utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique[7]. La loi est finalement adoptée le .

En , elle remet, avec Jean-Michel Fauvergue, un rapport parlementaire sur le « continuum de sécurité » : celui-ci propose de renforcer les polices municipales avec la création d'une école nationale, l'armement obligatoire et la promotion de l'intercommunalité[8]. Ce rapport débouche sur une proposition de loi « vers une sécurité globale », déposée en janvier 2020[9]. Une nouvelle version de la proposition de loi est déposée à l’Assemblée nationale en octobre 2020, enrichie notamment avec l’intégration de l’expérimentation de l’élargissement des compétences des policiers municipaux, l’instauration d’un régime juridique de captation des images par drone, la création de la police municipale de Paris, et la restriction à la diffusion d'images de policiers[10],[11]. Elle en est la rapporteure, avec Jean-Michel Fauvergue[11].

En , lors des débats sur le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale, elle demande avec d'autres députés la suppression de l’article 7 qui propose de sanctionner administrativement, par une amende, les cabinets qui concourent, grâce à leurs conseils, à l’évasion fiscale de leurs clients : elle défend une sanction par le juge judiciaire plutôt que par le juge administratif, et estime que cet article met en danger le secret professionnel pour les cabinets de conseil qui devraient se défendre devant un juge administratif. Alors que certains députés d'opposition mettent en cause le fait que des « députés-avocats » interviennent en ce sens, Jean-Christophe Lagarde demande au président de l'Assemblée nationale que le bureau et le déontologue de l'Assemblée nationale étudient leurs situations[5]. Elle nie tout conflit d'intérêt, indiquant qu'elle ne travaille pas dans le droit fiscal[12].

En , elle est nommée rapporteure pour la proposition de loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs, dite « anti-casseurs »[13]. Elle propose plusieurs amendements afin de stabiliser juridiquement le texte, avec l'objectif déclaré de trouver un « équilibre entre les libertés publiques et la sécurité »[14].

Élections municipales de 2020 à Montélimar[modifier | modifier le code]

En , elle est désignée par la commission nationale d'investiture de LREM comme tête de liste pour les élections municipales de 2020 à Montélimar, face au maire sortant Franck Reynier, alors que ce dernier appartient au Mouvement radical, social et libéral, parti partenaire de LREM. Son président Laurent Hénart affirme alors qu'Alice Thourot n'est « pas en mesure de gagner »[15]. Après avoir recueilli 11,40 % des voix au premier tour, elle se désiste pour le second tour sans donner de consigne de vote[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Législatives 2017 - La députée Alice Thourot (LREM), du barreau à l'Assemblée - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  2. a b et c Caroline Prat, « Alice Thourot, jeune députée LREM élue dans la Drôme », sur rcf.fr, (consulté le 23 septembre 2018).
  3. a b c d e et f « Législatives : qui est Alice Thourot (REM), la nouvelle députée de la 2e circonscription de la Drôme ? », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  4. François Omer, « 2e circonscription de la Drôme : Le Bâtonnier de Valence demande à Alice Thourot (REM) de s’expliquer », sur e-tribune.fr, (consulté le 23 septembre 2018).
  5. a et b Manuel Jardinaud, « Fraude fiscale: les «députés-avocats» LREM accusés de conflit d’intérêts », sur Mediapart, (consulté le 23 septembre 2018).
  6. Mathilde Mathieu, « A l'Assemblée, entre esquives et couacs, la moralisation à petits pas », sur Mediapart, (consulté le 31 juillet 2017).
  7. https://www.ledauphine.com/drome/2018/07/05/la-deputee-larem-alice-thourot-rapporteure-de-la-loi-cameras-mobiles
  8. Hervé Jouanneau, « Le rapport Fauvergue-Thourot veut muscler les polices municipales », sur Atlantico.fr, (consulté le 23 septembre 2018).
  9. « MONTELIMAR. Une proposition de loi sur la sécurité, « très importante » avant les JO de 2024 », sur www.ledauphine.com (consulté le 17 janvier 2020)
  10. Mathilde Elie, « Continuum de sécurité : la proposition de loi Fauvergue-Thourot regonflée », sur La Gazette des communes.com, (consulté le 6 novembre 2020).
  11. a et b Pascale Pascariello, « La proposition de loi «sécurité globale» renforce l’impunité des policiers », sur Mediapart, (consulté le 6 novembre 2020).
  12. « Montélimar : la députée Alice Thourot nie le conflit d’intérêts », sur ledauphine.com, (consulté le 23 septembre 2018).
  13. « N° 1600 - Rapport de Mme Alice Thourot sur la proposition de loi, adoptée par le Sénat, visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs (n°1352). », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 1er février 2019)
  14. « Loi «anticasseurs» : la rapporteure Alice Thourot vise le «consensus le plus large possible» », sur FIGARO, (consulté le 1er février 2019)
  15. Tristan Quinault-Maupoil et Mathilde Siraud, « Municipales: LREM braque ses partenaires », sur lefigaro.fr, (consulté le 12 octobre 2019).
  16. https://c.ledauphine.com/politique/2020/06/25/municipales-a-montelimar-les-enjeux-du-second-tour

Liens externes[modifier | modifier le code]