Éric Straumann

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Éric Straumann
Illustration.
Éric Straumann en 2020.
Fonctions
Maire de Colmar
En fonction depuis le
(11 mois et 15 jours)
Élection
Prédécesseur Gilbert Meyer
Président de Colmar Agglomération
En fonction depuis le
(11 mois et 10 jours)
Élection
Prédécesseur Gilbert Meyer
Vice-président du conseil départemental d’Alsace
En fonction depuis le
(5 mois et 17 jours)
Élection
Président Frédéric Bierry
Président du conseil départemental du Haut-Rhin

(2 ans, 4 mois et 14 jours)
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Charles Buttner
Successeur Rémy With (intérim)
Brigitte Klinkert
Député français

(13 ans, 1 mois et 8 jours)
Élection 17 juin 2007
Réélection 2012, 2017
Circonscription 1re du Haut-Rhin
Législature XIIIe, XIVe et XVe
Prédécesseur Gilbert Meyer
Successeur Brigitte Klinkert
Conseiller général puis
départemental du Haut-Rhin

(16 ans, 9 mois et 5 jours)
Élection 28 mars 2004
Circonscription Canton d'Andolsheim
(2004-2015)
Canton de Colmar-2
(depuis 2015)
Maire de Houssen

(13 ans et 6 jours)
Élection 16 mars 2001
Prédécesseur Ernest Kienlen
Successeur Christian Klinger
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Colmar (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP (jusqu’en 2015)
LR (depuis 2015)
Profession Professeur agrégé d'économie et de gestion

Éric Straumann
Maire de Colmar

Éric Straumann, né le à Colmar (Haut-Rhin), est un homme politique français. Membre du parti Les Républicains, il est député du Haut-Rhin de 2007 à 2020, président du conseil départemental du Haut-Rhin de 2015 à 2017 et maire de Colmar depuis 2020.

Formation[modifier | modifier le code]

Éric Straumann est scolarisé successivement à l'école Primaire de Houssen, au collège de Fortschwihr, au lycée Bartholdi de Colmar et à la faculté de droit de Strasbourg où il obtient une Maîtrise en Droit des affaires en 1988.

Il est diplôme de l'Institut des techniques bancaires (Paris) en 1994.

En 1995, il obtient l'agrégation d'économie et de gestion (concours externe).

Il est titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en administration des collectivités locales obtenu à l'université de Strasbourg en 1997.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Directeur d'une agence bancaire, Éric Straumann devient ensuite professeur agrégé d'économie et de gestion. En poste au lycée Camille-Sée de Colmar jusqu'à , il est titulaire d'une Maîtrise en droit en affaires et d'un DESS en administration des collectivités locales.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts au niveau local[modifier | modifier le code]

Il débute en politique lors des cantonales de 1998, et échoue face à Constant Goerg.

En 2001, il est élu maire de Houssen (Haut-Rhin). Trois ans plus tard, il devient membre de l'UMP, et est élu conseiller général du Haut-Rhin.

Réélu conseiller général dans le canton d'Andolsheim le avec 75,8 % des suffrages[1].

Réélu conseiller départemental du canton de Colmar 2 avec son binôme Brigitte Klinkert le , avec 71,45 % des voix.

Député du Haut-Rhin[modifier | modifier le code]

Éric Straumann en 2007.

Vice-président de la communauté d'agglomération de Colmar (CAC) à partir de 2003, il se présente contre le député et maire de Colmar, Gilbert Meyer, aux élections législatives de 2007.

Le , il est élu avec 66,05 % des voix député de la première circonscription du Haut-Rhin, devenant ainsi le plus jeune parlementaire alsacien[2].

Réélu député le avec plus de 62 % des voix, il rejoint la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale[3].

Réélu député le avec 66,6 %[4].

Le il écrit au ministre de la Santé, Olivier Véran, pour que l’étude menée par le professeur Didier Raoult pour lutter contre le coronavirus soit étendue au Haut-Rhin[5]. Il réitère sa demande dans l'hémicycle de l'Assemblé nationale le [6],[7],[8].

Président du conseil départemental du Haut-Rhin[modifier | modifier le code]

Seul candidat de la majorité départementale, il est élu président du conseil départemental du Haut-Rhin le , avec 31 voix sur 34[9].

Il fait adopter le samedi une délibération qui subordonne le versement du RSA à un engagement bénévole[10]. Le préfet du Haut-Rhin attaque cette décision du département en justice. La cour administrative d’appel de Nancy annule la délibération en . Le Conseil d’État estime, dans une décision prononcée le , que la cour de Nancy a commis une erreur de droit et reconnaît au conseil départemental le droit de demander des heures de bénévolat en contrepartie du versement du RSA[11].

Éric Straumann démissionne du conseil départemental du Haut-Rhin en application des règles sur le non-cumul des mandats le [12]. Brigitte Klinkert, son binôme dans le canton de Colmar 2 et députée suppléante, lui succède le [13].

Opposition à la fusion des régions[modifier | modifier le code]

Dès le , il se déclare hostile à l'idée d'une grande région Est[14].

Le groupe majoritaire du conseil général du Haut-Rhin décide, sous son impulsion, de lancer le processus de réunion des conseils généraux du Rhin et du conseil régional[15]. La décision de créer un conseil unique est approuvée le à la quasi unanimité des membres du conseil régional d'Alsace, du conseil général du Bas-Rhin et du conseil général du Haut-Rhin.

Le , la majorité socialiste vote le projet de fusion des régions. L'Alsace disparaît en tant que collectivité. Tous les parlementaires alsaciens ont voté contre le texte sauf les deux députés socialistes Philippe Bies et Armand Jung[16].

Éric Straumann et le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, lors de l'inauguration de la maison de l'Alsace (2016).

À l'occasion de la séance commune du à Colmar, entre les conseillers départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, il se déclare favorable à la fusion des deux collectivités « à condition de récupérer les compétences de la région »[17].

Élections municipales de 2020[modifier | modifier le code]

Il se déclare candidat aux élections municipales de Colmar le [18]. Il arrive en tête au premier tour de scrutin avec 37,46 % des voix face au maire sortant Gilbert Meyer (LR) avec 32,47 % des voix[19]. Il gagne largement au second tour des élections municipales du avec 63,88 % des suffrages[20].

Il démissionne de son mandat de député le . Il est brièvement remplacé par Brigitte Klinkert[21].

Autres[modifier | modifier le code]

En , il accède à la présidence de l'Association départementale du tourisme du Haut-Rhin (ADT). Il poursuit son ascension politique en étant nommé, le , secrétaire départemental de l'UMP du Haut-Rhin (cette nomination est ratifiée par plus de 90 % des membres du comité départemental). Il est nommé membre du bureau politique de l'UMP (secrétaire national chargé de la politique de l'épargne) en .

Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[22]. En , dans le cadre de sa campagne, il est nommé conseiller pour les relations avec les députés, en tandem avec Yves Albarello[23]. Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017[24].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultats des élections cantonales de 2011 pour le canton d'Andolsheim », sur le site du Ministère de l'Intérieur
  2. Résultats des élections cantonales de 2004 pour le canton d'Andolsheim sur le site du ministère de l'Intérieur
  3. « M. Éric Straumann : Haut-Rhin (1re circonscription) », sur Assemblée nationale.
  4. France 3 Alsace, « Législatives : A Colmar, Straumann sauve sa tête, haut la main. - France 3 Grand Est », France 3 Grand Est,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2017)
  5. « Crise du coronavirus. Straumann demande le protocole à la chloroquine pour le Haut-Rhin », sur www.dna.fr (consulté le 27 mars 2020)
  6. « Assemblée nationale ~ Séance du mardi 24 mars 2020 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 27 mars 2020)
  7. « [VIDEO] Pas de chloroquine pour soigner le coronavirus sauf cas particuliers selon le ministre de la Santé », sur lindependant.fr (consulté le 28 mars 2020)
  8. « La chloroquine réservée à des cas particuliers, dit Véran », sur Boursorama, (consulté le 28 mars 2020)
  9. Eric STRAUMANN, « A lire dans l'Alsace du vendredi 03 avril 2015 - Eric STRAUMANN - le joueur d'échecs », (consulté le 27 juin 2015)
  10. [1]
  11. Le Point, magazine, « Pour le Conseil d'État, du bénévolat peut être demandé aux allocataires du RSA », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 17 juin 2018)
  12. Eric Straumann démissionne de la présidence, L'Alsace.fr
  13. [2]
  14. Dernières nouvelles d’Alsace du 28 avril 2014.
  15. Dernières nouvelles d’Alsace du 26 août 2014.
  16. Sophie Huet, « L'Assemblée nationale a donné son feu vert aux treize régions », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2015)
  17. [3]
  18. « INFO F3 - Municipales 2020 à Colmar : le député Éric Straumann se déclare candidat contre Gilbert Meyer », sur France 3 Grand Est (consulté le 6 février 2020)
  19. « Résultats Municipales à Colmar : Éric Straumann arrive en tête du premier tour », sur France 3 Grand Est (consulté le 18 mars 2020)
  20. « Résultats Municipales Colmar (68000) - Élections 2020 », sur Franceinfo (consulté le 3 juillet 2020)
  21. Composition de l'assemblée.
  22. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  23. « Équipe politique autour de Bruno Le Maire », brunolemaire.fr, consulté le 19 septembre 2016.
  24. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  25. (de) Wiener Zeitung Online, « Artikel », sur Artikel (consulté le 10 octobre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]