Éric Straumann

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Éric Straumann
Image illustrative de l'article Éric Straumann
Fonctions
Député de la 1re circonscription du Haut-Rhin
En fonction depuis le
(10 ans, 5 mois et 26 jours)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
18 juin 2017
Législature XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique UMP (2007-2015)
LR (depuis 2015)
Prédécesseur Gilbert Meyer (UMP)
Président du conseil départemental
du Haut-Rhin

(2 ans, 4 mois et 14 jours)
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Charles Buttner
Successeur Rémy With (intérim)
Brigitte Klinkert
Conseiller départemental du Haut-Rhin
élu dans le canton de Colmar-2
En fonction depuis le
(2 ans, 8 mois et 14 jours)
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Canton créé
Conseiller général du Haut-Rhin
élu dans le canton d'Andolsheim

(11 ans)
Élection 28 mars 2004
Prédécesseur Constant Goerg (DVD)
Successeur Canton supprimé
Maire de Houssen

(13 ans et 6 jours)
Élection 16 mars 2001
Prédécesseur Ernest Kienlen
Successeur Christian Klinger
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Colmar (Haut-Rhin)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains (depuis 2015)
Profession Professeur agrégé d'économie et de gestion

Éric Straumann, né le à Colmar (Haut-Rhin), est un homme politique français, député Les Républicains depuis 2007, président du Conseil départemental du Haut-Rhin de 2015 à aout 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Directeur d'une agence bancaire, Éric Straumann devient ensuite professeur agrégé d'économie et de gestion. En poste au lycée Camille-Sée de Colmar jusqu'à juin 2007, il est titulaire d'une Maîtrise en droit en affaires et d'un DESS en administration des collectivités locales.

Il débute en politique lors des cantonales de 1998, en échouant de peu face à Constant Goerg.

En 2001, il est élu maire de Houssen (Haut-Rhin). Trois ans plus tard, il devient membre de l'UMP, et est élu conseiller général du Haut-Rhin.

Vice-président de la communauté d'agglomération de Colmar (CAC) depuis 2003, il se présente contre le député et maire de Colmar, Gilbert Meyer, aux élections législatives de 2007. Le , il est élu avec 66,05 %, des voix député de la première circonscription du Haut-Rhin, devenant ainsi le plus jeune parlementaire alsacien[1].

En , il accède à la présidence de l'Association départementale du tourisme du Haut-Rhin (ADT). Il poursuit son ascension politique en étant nommé, le , secrétaire départemental de l'UMP du Haut-Rhin (cette nomination est ratifiée par plus de 90 % des membres du comité départemental). Il est nommé membre du bureau politique de l'UMP (secrétaire national chargé de la politique de l'épargne) en .

Réélu conseiller général dans le canton d'Andolsheim le avec 75,8 % des suffrages (meilleur score de la majorité présidentielle pour la région Alsace)[2].

Il accompagne le Président de la République dans un déplacement aux États-Unis le [3].

Benjamin des parlementaires alsaciens, il est chargé par ses collègues de coordonner certaines actions communes[4].

Réélu député le avec plus de 62 % des voix, il rejoint la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale[5].

Réélu Conseiller départemental du canton de Colmar 2 avec son binôme Brigitte Klinkert le , avec 71,45 % des voix (meilleur score d'Alsace).

Élu président du conseil départemental du Haut-Rhin le [6].

Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[7]. En septembre 2016, dans le cadre de sa campagne, il est nommé conseiller pour les relations avec les députés, en tandem avec Yves Albarello[8].

Le 16 août 2017, Éric Straumann démissionne de ses fonctions de président du Conseil départemental du Haut-Rhin conformément à la loi du non-cumul des mandats[9].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[10].

Formation et diplômes[modifier | modifier le code]

Éric Straumann est scolarisé successivement à l'école Primaire de Houssen, au collège de Fortschwihr, au lycée Bartholdi de Colmar et à la faculté de droit de Strasbourg où il obtient une Maîtrise en Droit des affaires en 1988.

Il est diplôme de l'Institut des Techniques Bancaires (Paris) en 1994.

En 1995, il obtient l'Agrégation d'économie et de gestion (concours externe).

Il est encore titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en administration des collectivités locales obtenu à l'université de Strasbourg en 1997.

Il est auditeur de la 70e session nationale « politique de défense » de l'Institut des hautes études de défense nationale[11].

Activité parlementaire[modifier | modifier le code]

Rapporteur de la loi no 2007-1775 du permettant la recherche des bénéficiaires des contrats d'assurance sur la vie non réclamés et garantissant les droits des assurés. Il fait adopter plusieurs amendements, notamment l'obligation pour l'assureur de rémunération des capitaux après le décès du souscripteur.

Dans son édition du , le quotidien régional L'Alsace le place dans son « Top 50 des députés en vue »[12].

Il préside le groupe d'amitié France-Autriche de l'Assemblée nationale[13].

Il est auteur du rapport Tourisme dans le cadre de la loi de finances 2013[14] et la loi de finances 2014[15].

Chargé d'une mission avec Marie-Noëlle Battistel le sur la mise en concurrence des barrages hydro-électriques[16].

Membre de la commission d'enquête sur la situation de la sidérurgie et de la métallurgie françaises et européennes dans la crise économique et financière et sur les conditions de leur sauvegarde et de leur développement [J.O. 31 janvier 2013 - 10 juillet 2013].

Membre de la mission d'information sur l'écotaxe poids lourds [J.O. 28 novembre 2013].

Membre de la commission d'enquête relative aux coûts passés, présents et futurs de la filière nucléaire, à la durée d'exploitation des réacteurs et à divers aspects économiques et financiers de la production et de la commercialisation de l'électricité nucléaire [J.O. 18 décembre 2013].

Membre de la mission d'information sur l'offre automobile française (rapport déposé le 12 octobre 2016).

Auteur avec Audrey Linkenheld d'un rapport d'information sur la mise en application des titres III et IV de la loi no 2014-366 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (loi ALUR) déposé à la Présidence de l’Assemblée nationale le 25 octobre 2016[17].

Eric Straumann a été l'invité de l'émission Complément d'enquête diffusée jeudi 9 mars sur France 2, à l'occasion d'un dossier qui passait l'activité des députés « à la loupe ». L'élu de Colmar-Neuf-Brisach y décroche la palme de l'assiduité : avec 185 semaines d'activité à l'Assemblée ces cinq dernières années, il est le plus actif des 577 députés français, devançant d'une courte tête la socialiste Frédérique Massat (183 semaines)[18].

Réélu député le 18 juin 2017 avec 66,6 % (meilleur score d'Alsace)[19].

Président du Conseil départemental du Haut-Rhin[modifier | modifier le code]

Seul candidat de la majorité départementale, il est élu président du conseil départemental du Haut-Rhin le , avec 31 voix sur 34.

Artisan avec Philippe Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, de la fusion des agences de développent touristiques et économiques des deux département du Rhin[20]. Cette décision s'inscrit dans une politique de rationalisation des services départementaux afin de dégager des économies de fonctionnement face aux contraintes budgétaires pesant sur les Conseils départementaux.

Il fait adopter le samedi 6 février 2016 une délibération qui subordonne le versement du RSA à un engagement bénévole[21]. Cette délibération créée un énorme buzz médiatique (plus de 700 articles de presse recensés).[réf. nécessaire]

Il démissionne du conseil départemental du Haut-Rhin en application des règles sur le cumul des mandats le 16 août 2017[22]. Brigitte Klinkert, son binôme dans le canton de Colmar 2 et députée suppléante, lui succède le 1er septembre 2017[23].

Position sur la fusion des Régions[modifier | modifier le code]

Dès le il se déclare hostile à l'idée d'une grande région Est[24].

Le 17 mai il consigne avec Laurent Furst (député du Bas-Rhin) et Jean-Louis Christ et Jean-Luc Reitzer (députés du Haut-Rhin) un appel aux Alsaciens à « rester maîtres de leur destin proposant de conserver le périmètre de la région Alsace et de simplifier sa gouvernance en reprenant l'idée du regroupement du conseil régional et des deux conseils généraux en une collectivité unique[25]. Le 1er juin 2014 le président de la République François Hollande annonce le projet de fusion entre l'Alsace et la Lorraine .

Dix-huit parlementaires alsaciens (les députés UMP Jean-Louis Christ, Laurent Furst, Antoine Herth, Patrick Hetzel, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Sophie Rohfritsch, André Schneider, Éric Straumann, Michel Sordi et Claude Sturni, le député UDI Francis Hillmeyer et les sénateurs UMP Françoise Boog, Fabienne Keller, Francis Grignon, André Reichardt, Esther Sittler et Catherine Troendlé) cosignent le , un texte refusant la fusion en marquant leur volonté de relancer le projet de Conseil d'Alsace[26].

Frédéric Bierry et Éric Straumann lors de l'inauguration de la Maison de l'Alsace

Après la décision du groupe socialiste de l'Assemblée nationale de créer une grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, la majorité alsacienne (UMP-UDI) autour du président du RégionalPhilippe Richert, s'oppose à cette nouvelle proposition qui fusionne trois régions et demande une réactivation du conseil unique d'Alsace[27].

Ses nombreuses interventions durant le débat à l'Assemblée nationale sont relevées par la presse[28].

Le groupe majoritaire du conseil général du Haut-Rhin décide, sous son impulsion, de lancer le processus de réunion des conseils généraux du Rhin et du conseil régional[29]. La décision de créer un conseil unique est approuvée le 22 septembre à la quasi unanimité des membres du conseil régional d'Alsace, du conseil général du Bas-Rhin et du conseil général du Haut-Rhin.

Le 19 décembre la majorité socialiste vote le projet de fusion des régions. L'Alsace disparaît en tant que collectivité. Tous les parlementaires alsaciens ont voté contre le texte sauf les deux députés socialistes Philippe Bies et Armand Jung[30].

À l'occasion de la séance commune du 25 septembre 2015 à Colmar, entre les conseillers départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, il se déclare favorable à la fusion des deux collectivités « à condition de récupérer les compétences de la région »[31].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

  • de 2001 à 2014 : maire de Houssen. Il ne se représente pas. Il est remplacé par son premier adjoint, Christian Klinger qui est élu dès le premier tour avec plus 77 % des voix.
  • de 2003 à 2014 : vice-président de la communauté d'agglomération de Colmar
  • de 2004 à 2015 : conseiller général du Haut-Rhin, élu dans le canton d'Andolsheim
  • depuis 2007 : député du Haut-Rhin
  • depuis 2015 : président du conseil départemental du Haut-Rhin, élu dans le canton de Colmar-2 avec Brigitte Klinkert avec 71,45 % des suffrages exprimés (le meilleur score d'Alsace).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Résultats des élections cantonales de 2004 pour le canton d'Andolsheim sur le site du ministère de l'Intérieur
  2. « Résultats des élections cantonales de 2011 pour le canton d'Andolsheim », sur le site du Ministère de l'Intérieur
  3. Dernières nouvelles d’Alsace du 25 septembre 2011
  4. Dernières nouvelles d’Alsace du 10 mars 2012 qui le qualifie d'aiguillon
  5. « M. Éric Straumann : Haut-Rhin (1re circonscription) », sur Assemblée nationale.
  6. Eric STRAUMANN, « A lire dans l'Alsace du vendredi 03 avril 2015 - Eric STRAUMANN - le joueur d'échecs », (consulté le 27 juin 2015)
  7. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  8. « Équipe politique autour de Bruno Le Maire », brunolemaire.fr, consulté le 19 septembre 2016.
  9. lalsace.fr/eric-straumann-demissionne
  10. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  11. [1]
  12. L'Alsace du 26 juillet 2011
  13. Assemblée nationale composition groupe amitié France-Autriche.
  14. Rapport Tourisme Eric Straumann
  15. assemblee-nationale.fr
  16. assemblee-nationale.fr.
  17. « N° 4156 - Rapport d'information de Mme Audrey Linkenheld et M. Éric Straumann déposé en application de l'article 145-7 alinéa 1 du règlement, par la commission des affaires économiques sur la mise en application des titres III et IV de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 2 janvier 2017)
  18. francetvinfo.fr/politique/assiduite-des-deputes / 9-mars -2017
  19. France 3 Alsace, « Législatives : A Colmar, Straumann sauve sa tête, haut la main. - France 3 Grand Est », France 3 Grand Est,‎ (lire en ligne)
  20. http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/la-fusion-des-agences-economiques-et-touristiques-est-actee-816071.html
  21. [2]
  22. [3]
  23. [4]
  24. Dernières nouvelles d’Alsace du 28 avril 2014.
  25. Dernières nouvelles d’Alsace du 17 mai 2014.
  26. L’Alsace du 6 juin 2014.
  27. Dernières nouvelles d’Alsace du 16 juillet 2014.
  28. Dernières nouvelles d’Alsace du 24 juillet 2014.
  29. Dernières nouvelles d’Alsace du 26 août 2014.
  30. Sophie Huet, « L'Assemblée nationale a donné son feu vert aux treize régions », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  31. http://www.lalsace.fr/actualite/2015/09/26/nous-jouons-collectif]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]