Rémi Gaillard

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Rémi Gaillard
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Rémi Gaillard le 17 septembre 2011.

Naissance (41 ans)
Montpellier (Languedoc-Roussillon)
Nationalité Drapeau : France Français
Profession
Activité principale

Rémi Gaillard, né le à Montpellier (Hérault), est un humoriste et réalisateur français.

Il se fait connaître en mettant des vidéos sur Internet et se spécialise dans les impostures et les vidéos burlesques et comiques (humoriste)

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien joueur de football au club du Crès (division d'honneur), c'est pendant une période de chômage qu'il commence à réaliser des vidéos qu'il poste sur internet par amusement.

Concept[modifier | modifier le code]

Rémi Gaillard réalise des vidéos employant le comique de situation, une grande partie de l'humour réside dans son comportement outrancier[1] : il tire dans un ballon de football et marque un but dans un fourgon de police en 2007, il parodie le jeu vidéo Mario Kart en jetant des bananes sous les roues des automobilistes en 2008 et 2011 ; armé d'une épuisette et déguisé en papillon il capture un policier en 2010.

Ses vidéos, où il joue le personnage principal, sont souvent sans paroles et accompagnées de musiques connues[1]. Il a un slogan : « C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui » celui-ci apparaît à la fin de chacune des vidéos, le scandant dès qu'il le peut.

Les vidéos de l'humoriste sont réalisées à l'aide d'un caméscope grand public, manipulé le plus souvent par son ami Grégory Laffargue[2].

Il revendique des influences chez Buster Keaton et Charlie Chaplin[3].

Intrusions[modifier | modifier le code]

D'autre part, certaines de ses intrusions dans des émissions de télévision font sensations, la presse en fait état[4],[1].

Dans l'émission Des chiffres et des lettres en étant dans le public, il fait mine d'avoir trouvé la bonne réponse à un calcul compliqué (2003), on lui tend un micro et il dit un calcul improbable, mais la séquence du calcul n'est pas diffusé. Il s'introduit aussi sur le plateau de Questions pour un champion et piège Julien Lepers (2003). Sur un court de tennis lors d'un match d'exhibition opposant Yannick Noah à Henri Leconte il débarque sur le court et marque un point (2001). Il arrive à monter sur le podium de Mister Univers et pose avec les bodybuilders (2000).

Ainsi lors de la finale de la coupe de France 2002, déguisé en footballeur de l'équipe de Lorient, il fait le tour d'honneur avec les joueurs, serre la main du président de la République française Jacques Chirac qui lui aurait dit « Félicitation, bien joué »[5], s'empare de la coupe, et signe des autographes sans que personne ne se rende compte qu'il n'était pas un joueur de l'équipe. Le 27 juillet de la même année, il endosse le maillot de l'équipe de France et piège un match international de volley-ball en chantant l'hymne de la marseillaise en direct sur Eurosport. Il récidive lors d'une rencontre de handball de Division 1 avec le maillot de Montpellier le 23 octobre 2000.

En avril 2013, il piège TF1 lors de l'émission Confessions intimes. Avec l'aide de complices qui se font passer pour un couple au bord de la rupture, il réussit à faire diffuser un reportage sur un faux fan qui ferait passer Rémi Gaillard avant sa femme[6],[7]. En simultané de la diffusion de l'émission, il publie une vidéo sur YouTube dans laquelle on aperçoit notamment un membre de l'équipe de tournage, filmé en caméra cachée, donner des directives aux participants et les faire jouer des scènes fictives[8]. Le but est de dénoncer les « séquences bidonnées, les participants manipulés et les journalistes sans scrupules »[4].

Vidéos[modifier | modifier le code]

Reconnaissance et notoriété[modifier | modifier le code]

Rémi Gaillard tourne son premier gag en 1999[1] avec un ami d'enfance à Montpellier. Cette vidéo consiste à prendre sa douche, en public, dans une station de lavage automatique pour automobiles.

Il crée son site web www.nimportequi.com en 2001[1], puis il gagne une certaine notoriété après la réalisation de nombreuses impostures.

En 2001, il travaille pour la chaîne musicale MCM, puis pour le magazine Entrevue en 2002.

À l'automne 2007, il est remarqué par des journalistes du quotidien Le Monde et est invité dans plusieurs talk-shows, tels que Le Grand Journal sur Canal+ ou T'empêches tout le monde de dormir sur M6.

Sur son site officiel, Rémi Gaillard revendique, en juillet 2013, plus de 1,5 milliard de vues officielles sur le Web[9] (Dailymotion + YouTube). Fin mars 2011, il passe le cap du milliard de vues : « une performance que seuls Lady Gaga, Justin Bieber, Eminem et Rihanna ont réalisée », souligne alors le site PC INpact[10].

En juin 2012, lors d'une « Nuit N'importe Quoi », il réunit plus de 3 000 personnes lors du festival Satiradax dans les arènes de Dax (Landes)[11] pour le record du monde de mousse (4 500 bombes de mousse)[réf. souhaitée].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Accusations de plagiat portées à l'encontre de différentes émissions de télévision[modifier | modifier le code]

Rémi Gaillard a accusé plusieurs émissions de télévision ainsi que notamment Christophe Dechavanne et Michaël Youn d'avoir repris ses idées et plagié son travail[12],[13].

En 2001, lors d'une intrusion dans le Morning Live sur M6, il laisse une cassette à Michaël Youn. Ce dernier l'appelle pour lui dire qu'il a de bonnes idées et l'encourage à continuer. Cependant, selon Rémi Gaillard[14], quelques semaines plus tard, plusieurs de ses sketchs sont plagiés par l'équipe du Morning Live.

Après avoir laissé sa cassette à la société de production Coyote dirigée par Christophe Dechavanne, il constate que ses idées ont été plagiées dans les caméras cachées de l'émission Combien ça coûte ?. Vincent Lagaf' le défendra[15], tout comme Patrick Sébastien qui diffusera quelques-unes de ses vidéos pendant l'émission Le Plus Grand Cabaret du monde[1].

En 2004, après une intrusion en direct dans une émission de Sébastien Cauet sur Europe 2, l'animateur lui propose de signer un contrat avec lui[16],[17]. Rémi Gaillard souhaite ainsi financer les droits des musiques utilisées dans ses vidéos pour permettre plus tard une publication dans le commerce. Mais ce partenariat est rompu quelques semaines plus tard par Rémi Gaillard après avoir menacé l'animateur d'une grève de la faim car le contrat n'institue pas le financement des titres actuellement utilisés mais la création de nouvelles musiques[18].

Par ailleurs, en 2010, le comédien britannique Dom Joly (en) accuse Rémi Gaillard d'avoir plagié un de ses sketch de l'émission de caméra cachée Trigger Happy TV (en). Il n'a toutefois jamais engagé de poursuites tout en déclarant que l'humoriste français était drôle[19].

Accusé de banaliser la violence sexuelle[modifier | modifier le code]

En 2014, Rémi Gaillard publie la vidéo Free Sex, dans laquelle il est filmé en train de mimer des actes sexuels sur des femmes, il utilise la technique de la perspective forcée. Sa vidéo est alors accusée de propager la culture du viol et d'encourager les agressions sexuelles[20]. Dans l’émission: le Grand 8, Audrey Pulvar qualifiera notamment Rémi Gaillard de « sombre connard »[21]. Rémi Gaillard a répondu à ces accusations en assurant que toutes les personnes filmées sur lesquelles il a mimé ces actes ont donné, postérieurement au tournage, leur accord pour la diffusion des images[22]. Il répond également à Audrey Pulvar sur ses réseaux sociaux : « Cette dame a un avis sur tout, mais n'est spécialiste de rien »

En 2015, Rémi Gaillard publie la vidéo Dog, dans laquelle il se déguise en chien pour défendre la cause animale. Une séquence de cette vidéo, dans laquelle on voit Rémi en train de simuler une levrette sur une vacancière (cette fois-ci avec contact physique), ouvre à nouveau la polémique[23]. Il est encore reproché à Rémi Gaillard de répandre la culture du viol et l'idée que l'on peut faire ce que l'on veut d'une femme[24], et de ne pas avoir demandé à la victime son consentement préalable ; de plus, une auteur sur le site madmoizelle.com estime que, puisqu'il agi par surprise, Rémi Gaillard commet une agression sexuelle autre que le viol[25], punissable, en droit français, par cinq ans d'emprisonnement et soixante-quinze mille euros d'amende[26]. De nombreuses réactions outrées ont été publiées sur Internet, dont celle de la secrétaire d'État chargée des droits des femmes, Pascale Boistard, qui estime que Dog « [banalise] une agression sexiste »[27]. Interrogé en direct sur France 5, Rémi Gaillard propose « d'abandonner Audrey Pulvar sur une aire d'autoroute pour qu'elle comprenne la souffrance animale »

Le 10 février 2016, il relance la polémique en postant une vidéo sur sa page Facebook : l'humoriste se balade tranquillement sur la plage, rose à la main à l'occasion de la Saint Valentin. Tel le Prince Charmant qui veut réveiller sa Belle, il s'abaisse afin d'embrasser sur la bouche plusieurs femmes, tranquillement allongées afin de prendre le soleil. L'association féministe « SOS Psychophobie » partage une pétition pour essayer de faire supprimer la vidéo considérant que Rémi Gaillard participe activement à la culture du viol. Rémi Gaillard réagit sur Twitter : « Comme vous avez fait la pub de ma vidéo les filles, j'ai signé votre pétition pour la supprimer. Mais ça rame, non ? »

Partenariats[modifier | modifier le code]

En 2007, Rémi Gaillard a tourné plusieurs vidéos de marketing viral (destinées à être partagées en ligne) pour Orangina et Nike[28].

En 2008, Rémi Gaillard s'est associé au distributeur de pneumatique Euromaster pour une nouvelle campagne[29]. Il a également réalisé plusieurs vidéos pour la marque Nobacter[30].

En 2009, il réalise une série de vidéos sponsorisées par le site web de paris en ligne Bwin[31]. La même année, pour la marque Loctite il se colle à l'envers déguisé en chauve-souris, grâce à une nouvelle sorte de colle « Super glue », très résistante.

En 2010, une vidéo de football dont il a le secret est sponsorisée par LG à l'occasion de la Coupe du monde. Il s'est associé au Studio Lavion pour la bande son. L'un des partenaires de l'artiste est aussi l'agglomération de Montpellier[18].

En 2010, il réalise le clip L'amour fou de Cali[32].

En 2013, il prépare une ligne de vêtements en partenariat avec Norprotex, propriétaire notamment de Longboard. La nouvelle marque s'appellera Ponkster by Rémi Gaillard. Entre 30 et 40 pièces déclineront tout l'univers de la star du Net : représentations des plus célèbres sketchs ou du slogan « C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui »[33].

Engagements[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Rémi Gaillard se pose en défenseur des animaux : En juin, il dénonce l’abandon des animaux dans une vidéo, grimé en chien. Quatre mois plus tard, il fustige les parcs marins dans une vidéo, où il se rend à Marineland à Antibes, déguisé en orque. En janvier 2016 il publie « Animal Planet », tournée au refuge de la SPA de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier, qui renverse la réalité : les humains se retrouvent derrière les barreaux, et les animaux en liberté. « C’est quand même emmerdant pour les animaux de cohabiter avec 7 milliards de cons », note-t-il.

En 2011, Rémi Gaillard soutient Raoni Metuktire dans sa lutte contre le projet de barrage de Belo Monte[34],[35].

En 2011 et 2015 il est le parrain du Téléthon dans sa ville au Crès. Le Crès est parmi les villes les plus actives et les plus généreuses : chaque habitant donne en moyenne 8 euros 67, contre 1 euro quarante au niveau national.

Passions[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Rémi Gaillard est supporter de l'équipe de football montpelliéraine, le MHSC. Dans nombre de ses créations, il arbore le maillot bleu et orange du club héraultais, imposant même de porter cette tunique plutôt qu'une autre lors du clip promotionnel qu'il tourne pour Nike. En outre, il est ami avec plusieurs joueurs montpelliérains, et parvient même à faire porter un tee shirt « C'est en faisant n'importe quoi, qu'on devient n'importe qui » à Olivier Giroud, ce dernier le dévoilant en célébrant un but, lors de la saison de Ligue 1 2011/12, alors que le MHSC joue le titre de champion de France[36].

Bouvine[modifier | modifier le code]

Rémi Gaillard découvre l'univers de la bouvine. C'est régulièrement, qu'il se rend dans les arènes de sa région, en territoire camarguais, pour apprécier divers événements autour de ce sport languedocien[37]. Il réalise même une vidéo sur la course camarguaise en 2010 (Urban raset), réalisant plusieurs millions de vues.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Cérémonie Année Récompense Résultat
Web Comedy Awards 2014 Prix d'honneur Lauréat

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (fr) Sabrina Champenois, « Rémi Gaillard : Farce de frappe » sur ecrans.fr (une publication de Libération), .
  2. (fr) « N'importe quoi - L'équipage » sur le site officiel de Rémi Gaillard, consulté le 24 mars 2009
  3. Le Montpelliérain Rémi Gaillard sort de la toile ce mercredi !, Le Midi Libre, 04/04/2014
  4. a et b http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/04/17/embedded-remi-gaillard-piege-tf1-et-confessions-intimes/
  5. (fr) [vidéo] Interview durant l'émission Le Buzz diffusé sur LCI, janvier 2009, 10 min 25 s
  6. [1], RTL
  7. [2], Rutube
  8. [3], Youtube
  9. (fr) Site officiel de Rémi Gaillard, consulté le 18 février 2012.
  10. (fr) Nil Sanyas, « N'importe Qui : Rémi Gaillard compte un milliard de vidéos vues », sur PCINpact.com,‎ .
  11. (fr) Christine Lamaison, « On peut vraiment rire avec n'importe quoi ! », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  12. (fr) Mathilde Saez, « Rémi Gaillard accuse Dechavanne de plagiat ! » sur programme-tv.net, .
  13. (fr) « Listes des copies de Rémi Gaillard » sur le site officiel de Rémi Gaillard, consulté le 24 mars 2009.
  14. (fr) « Rémi Gaillard, roi de l'imposture » sur actu24.be, .
  15. (fr) « Les scandales » sur le site officiel de Rémi Gaillard, consulté le 24 mars 2009.
  16. (fr) Arrêt sur images, « Rémi Gaillard : « J'emmerde la télé » », sur Dailymotion,‎ [précision nécessaire].
  17. (fr) Rémi Gaillard, « Contact (point no 5) », sur nimportequi.com (consulté le 3 novembre 2010).
  18. a et b (fr) « J'emmerde la télé » Gagman-star du net, Rémi Gaillard dévoile ses recettes, sur arretsurimages.net,‎ .
  19. (en) « Dom Joly: I am the victim of a dastardly art heist », The Independent,‎ (lire en ligne)
  20. « Accusé d'encourager "la culture du viol", l'humoriste Rémi Gaillard réplique », sur francetvinfo.fr,‎ (consulté le 17 juin 2015)
  21. « Pour Audrey Pulvar, Rémi Gaillard est "un sombre connard" », sur metronews.fr,‎ (consulté le 17 juin 2015)
  22. Rémi Gaillard, « "Rémi Gaillard, un sombre connard" : ma vidéo "Free Sex" est juste potache, pas sexiste », sur leplus.nouvelobs.com,‎ (consulté le 17 juin 2015)
  23. « Agression sexuelle : Rémi Gaillard crée une nouvelle fois la polémique », sur ladepeche.fr,‎ (consulté le 17 juin 2015)
  24. Quentin Girard, « Rémi Gaillard, sexuellement limite », sur next.liberation.fr,‎ (consulté le 17 juin 2015)
  25. Clémence Bodoc, « Rémi Gaillard et les agressions sexuelles banalisées », sur madmoizelle.com,‎ (consulté le 17 juin 2015)
  26. Articles 222-22 et 222-27 du Code Pénal.
  27. « Pascale Boistard sur Twitter » (consulté le 17 juin 2015)
  28. (fr) « Rémi Gaillard, “Nimportequi” est de retour! » sur gregorymoine.com, .
  29. (fr) « Rémi Gaillard fait n'importe quoi pour Euromaster… » sur doubitchou.com, .
  30. (fr) Charles Carrard, « Rémi Gaillard à Poil pour Nobacter » sur simaosavait.com, .
  31. (fr) « Le dernier délire de Rémi Gaillard » sur lesdessousdusport.fr .
  32. (fr) Julien Mielcarek, « Pour son nouveau clip, Cali propose une compilation de caméras cachées », sur Ozap.com,‎ .
  33. Rémi Gaillard prépare une marque de vêtements nommée ponkster, L'Express
  34. (fr) Rémi Gaillard, « Aidons Raoni ensemble », sur Dailymotion,‎ .
  35. (fr) « Liste des signataires de la pétition de Raoni contre le projet Belo Monte », sur raoni.fr (consulté le 2 octobre 2011).
  36. [vidéo] « Giroud célèbre son but avec un T-shirt de Rémi Gaillard !!!! » sur YouTube.
  37. Article, Ville Baillargues
  38. Gino Delmas, « Rémi Gaillard : beauf ou génie ? », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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