Prunay-le-Gillon

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Prunay-le-Gillon
Prunay-le-Gillon
L'église Saint-Denis de Prunay-le-Gillon,
Logo monument historique Classé MH (1920) Logo monument historique Inscrit MH (2010),
et le monument aux morts adossé à la façade ouest.
Blason de Prunay-le-Gillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres métropole
Maire
Mandat
Nicolas Vanneau
2020-2026
Code postal 28360
Code commune 28309
Démographie
Gentilé Prunay-Gilloniens
Population
municipale
1 073 hab. (2018 en augmentation de 3,17 % par rapport à 2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 58″ nord, 1° 38′ 10″ est
Altitude Min. 143 m
Max. 156 m
Superficie 25,36 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chartres-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Prunay-le-Gillon
Liens
Site web http://www.prunay-le-gillon.fr

Prunay-le-Gillon est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune de Prunay-le-Gillon inclut 5 hameaux :

  • Boinville-au-Chemin ;
  • Crossay ;
  • Gérainville ;
  • Frainville ;
  • Ymorville (partiellement, en partage avec Allonnes).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Prunay-le-Gillon est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[3],[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Pruneium vers 1125, Prunetum Gilonis en 1234, Pruneium en1238, Prunei en 1272, Prunoy en 1489[5].

Du latin prunus, lieu planté de pruniers[6]. « Le prunelier de Gille », du latin prun-etum joint à un anthroponyme à signification seigneuriale dérivant du germanique Gilo[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Blason de la famille de Menou

Armand-François de Menou est le seigneur de Prunay-le-Gillon et autres lieux en 1720[8].

En 1768, les terres de Prunay sont vendues au marquis de Kerrouant pour la somme de 250 000 livres[9].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Entre le et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[10], dont Prunay-le-Gillon[11]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[12]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008[14] 16 mars 2020 Jackie Ferré PS Fonctionnaire
16 mars 2020[15] 25 mars 2020[16] Délégation spéciale   Délégation annulée
25 mars 2020 29 juin 2020[17] Jackie Ferré PS Fonctionnaire
29 juin 2020[18] 2 octobre 2020 Délégation spéciale    
2 octobre 2020[19] En cours Nicolas Vanneau    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9981 0861 0371 1451 2821 2051 2381 3031 339
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3401 3221 2891 2301 2241 2071 1941 2101 153
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1291 1341 1109901 0021 0051 006898806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
7426817278129418929079471 062
2018 - - - - - - - -
1 073--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denis.
L'église Saint-Denis.
Monument aux morts et portail de l'église.
Monument aux morts et portail de l'église.
Henri Cornet.
Henri Cornet.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Cornet (1884 - 1941), plus jeune vainqueur du Tour de France cycliste, en 1904 à moins de 20 ans, a résidé à Prunay-le-Gillon après sa retraite. Il y est inhumé et une rue y porte son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Prunay-le-Gillon Blason
De sinople aux dix annelets d'or ordonnés 3.3.3.1.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 décembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 décembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 décembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 décembre 2020)
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations pré-celtiques, celtiques, romanes, Droz, , p. 352.
  6. « les communes dont le nom a la même origine étymologique : Prunier. » [archive du ], Amicale des Pruniers de France
  7. Société archéologique, Bulletin de la Société archéologique d'Eure-et-Loir,, vol. 19, La Société, , p. 205.
  8. 23 octobre 1720 - Registre paroissial de Menou (58)
  9. Une famille de "bons ménagers" aux XVII et XVIIIème siècles - Jacques Jarriot, Revue d'histoire moderne et contemporaine - Tome XXIII, janv/fév 1976
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  11. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  13. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  14. Juliette Prigent, « Une seule commune d'Eure-et-Loir n'a pas de candidat pour les élections municipales », sur lechorepublicain.fr, L'Écho républicain, .
  15. Préfecture d'Eure-et-Loir, « Arrêté préfectoral no DRCL-BLE-2020071-0001 en date du 11 mars 2020 portant constitution d'une délégation spéciale dans la commune de Prunay-le-Gillon », Recueil des actes administratifs du département d'Eure-et-Loir,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le 4 mai 2020).
  16. Préfecture d'Eure-et-Loir, « Arrêté abrogeant l'arrêté préfectoral no DRCL-BLE-2020071-0001 portant constitution d'une délégation spéciale dans la commune de Prunay-le-Gillon », Recueil des actes administratifs du département d'Eure-et-Loir,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le 4 mai 2020).
  17. « Le maire sortant de Prunay-le-Gillon à nouveau candidat », sur lechorepublicain.fr, L'Écho républicain, (consulté le 4 mai 2020).
  18. Préfecture d'Eure-et-Loir, « Arrêté préfectoral no DRCL-BLE-2020181-0001 en date du 28 juin 2020 portant constitution d'une délégation spéciale dans la commune de Prunay-le-Gillon », Recueil des actes administratifs du département d'Eure-et-Loir,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le 14 juillet 2020).
  19. Nicolas Vanneau a été élu maire
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « Église Saint-Denis », notice no PA00097187, base Mérimée, ministère français de la Culture