Samia Ghali

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Samia Ghali
Samia Ghali en 2015.
Samia Ghali en 2015.
Fonctions
Sénatrice des Bouches-du-Rhône
En fonction depuis le
(8 ans, 10 mois et 21 jours)
Élection 21 septembre 2008
Réélection 28 septembre 2014
Groupe politique SOC
Maire du 8e secteur de Marseille
En fonction depuis le
(9 ans, 5 mois et 6 jours)
Élection 9 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Prédécesseur Frédéric Dutoit
Vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur

(4 ans, 8 mois et 2 jours)
Élection 27 mars 2004
Président Michel Vauzelle
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste

Samia Ghali, née le à Marseille, est une femme politique française, membre du Parti socialiste.

Maire du huitième secteur de Marseille depuis mars 2008, vice-présidente du conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2004 à 2010, conseillère municipale depuis 2001, elle est sénatrice des Bouches-du-Rhône depuis 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont Algériens d'origine chaouie, natifs des Aurès[1]. Son père rentre en Algérie quand elle a 6 mois[2].

Habitante du quartier populaire de Bassens à Marseille, elle adhère jeune à la section socialiste du 15e arrondissement, introduite par un de ses professeurs de lycée[2]. Elle milite avec Patrick Mennucci dans ces anciens fiefs du PCF, où le Front national fait des scores grandissants[3].

Salariée dans une mutuelle, puis permanente de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône et enfin agent territorial au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (déléguée aux sports, à la jeunesse et à la vie associative). Conseillère d'arrondissement du maire (PCF) du 8e secteur, Guy Hermier, en 1995, conseillère municipale en 2001, vice-présidente du conseil régional en 2004, elle emporte la mairie du 8e secteur en 2008[3]. Jean-Noël Guérini, tête de liste PS à Marseille, battu par l'UMP Jean-Claude Gaudin, avait annoncé son intention d'en faire sa première adjointe en cas de victoire. En tant que maire du 8e secteur, elle réduit les frais de fonctionnement et développe des actions pour les enfants et les adolescents ainsi que leurs mères[2].

Placée en quatrième position sur la liste menée par Jean-Noël Guérini aux élections sénatoriales 2008, elle est élue sénatrice[3],[4].

Elle mène différents combats au Sénat notamment contre la loi Hadopi qu'elle juge obsolète, pour le maintien des juges de proximité, pour le maintien des commissariats de proximité en zone de sécurité prioritaire et dans les zones rurales, pour la création de « zones franches de santé » dans les déserts médicaux (son amendement[5] ne sera pas retenu dans le cadre de la loi Santé) ou encore pour la mise en place d'une Métropole d'Aix-Marseille-Provence efficace et juste qui préserve l'identité des communes et leur autonomie.

Le , elle prône le recours à l'armée et le retour du service militaire pour les délinquants, à la suite de règlements de compte sur fond de trafic de drogue à Marseille[6], ce qui lui donne une grande visibilité médiatique[2].

Le , elle se déclare candidate à la mairie de Marseille en vue des élections municipales de 2014[7]. Elle arrive en tête du premier tour de la primaire PS, avec 25,3 % des suffrages, devant Patrick Mennucci (20,7 %), qui emporte le second tour, le , avec 57,16 % des voix. Elle déclare avoir perdu contre les cinq candidats à la primaire socialiste, qui ont tous, à l'exception de Christophe Masse, rallié son adversaire, et affirme publiquement que Matignon est intervenu pour favoriser la candidature de Patrick Mennucci. Au soir de sa défaite, elle laisse ses partisans huer le président de la République, François Hollande, et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault[8].

Candidate à sa réélection dans le huitième secteur de Marseille elle est la seule maire de secteur socialiste à Marseille à être réélue après le second tour des élections municipales françaises de 2014 en obtenant 45,54 % des voix.

Elle est critique envers les lois votées par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, reprochant à celui-ci d'avoir pris « trop de mesures sociétales et pas assez de mesures sociales »[9].

Le , lors des élections sénatoriales, elle déclare que « certains candidats, comme Jean-Noël Guérini, ont profité de leur situation pour distribuer de l'argent public en échange de voix »[10].

En décembre 2014, elle participe à l'émission télévisée Politiques Undercover, diffusée sur D8.

Elle annonce ne pas souhaiter parrainer Benoît Hamon à l'élection présidentielle de 2017 et « se sentir franchement proche » de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon[11].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Ancien mandat[modifier | modifier le code]

  • Vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (2004-2008)
  • Vice-présidente de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole (2008-2014)

Vie privée[modifier | modifier le code]

Samia Ghali est mariée à Franck Dumontel[12], ancien directeur de cabinet du président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, et est mère de quatre enfants[13],[14],[15]. Elle vit sur les hauteurs du quartier du Roucas Blanc[16], dans le 7e arrondissement de Marseille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liberté Algérie presse, liberte-algerie.com
  2. a, b, c et d Primaire PS à Marseille : Samia Ghali, pasionaria tendance pitbull Serge Raffy, Le Nouvel observateur, 8 juin 2013.
  3. a, b et c « Des quartiers nord de Marseille au Sénat, les combats de la "petite Samia Ghali" », Le Monde, (consulté le 18 septembre 2008)
  4. Sénat, démocratie très indirecte, article du mensuel provençal le Ravi, septembre 2008
  5. Sénat français, « Aperçu de l'amendement », sur www.senat.fr (consulté le 8 avril 2017)
  6. « Marseille : une élue en appelle à l'armée », Le Figaro, 30 août 2012.
  7. « Samia Ghali, une candidate de plus à la mairie de Marseille pour le PS », L'Express, 21 janvier 2013.
  8. http://lci.tf1.fr/politique/direct-primaire-ps-a-marseille-ghali-et-mennucci-attendent-le-8295034.html
  9. Patrick Mennucci : « Le mariage pour tous nous a coûté des voix », lemonde.fr, 1er avril 2014.
  10. « Les élections sénatoriales 2014 en direct », sur Le Figaro,
  11. « Samia Ghali ne parrainera pas Hamon et ne soutient personne - France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ (lire en ligne)
  12. Samia Ghali, sur Laprovence.com
  13. Bastien Bonnefous: Samia Ghali, le style direct. lemonde.fr, 16 mars 2013
  14. Guido Caldiron: La gendarme socialista di Marsiglia. europaquotidiano.it, 15 septembre 2013
  15. Pauline Pellissier: Qui est Samia Ghali, la "Marianne des quartiers nord de Marseille" ?. grazia.fr, 15 octobre 2013
  16. Samia Ghali révolutionnaire, Bakchich, 31 août 2008

Lien externe[modifier | modifier le code]