Paula Forteza

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Paula Forteza
Illustration.
Paula Forteza en 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 20 jours)
Élection 17 juin 2017
Circonscription 2e des Français établis hors de France
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM (2017-2020)
NI (2020)
EDS (depuis 2020)
Prédécesseur Sergio Coronado
Biographie
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM (2017-2020)
Diplômée de Université Torcuato di Tella
IEP de Paris
Site web forteza.fr

Paula Forteza, née le à Paris, est une femme politique française.

Elle est élue députée en 2017 sous l'étiquette de La République en marche (LREM), dans la deuxième circonscription des Français de l'étranger (Amérique latine et Caraïbes). Tête de liste de Cédric Villani dans le 19e arrondissement de Paris pour les élections municipales de 2020, elle quitte LREM durant la campagne électorale. En 2020, elle participe à la fondation du groupe Écologie démocratie solidarité (EDS) à l'Assemblée nationale, dont elle assure la présidence en alternance avec Matthieu Orphelin.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Née à Paris de parents argentins le [1], elle y vit jusqu'à ses sept ans avant de retourner en Argentine. Elle fait ses études au lycée franco-argentin Jean-Mermoz et est diplômée de l'université Torcuato di Tella à Buenos Aires et de l'Institut d'études politiques de Paris[2].

Elle travaille en 2014 pour Etalab, un programme du Premier ministre français chargé de la politique de données ouvertes et de gouvernement ouvert, en particulier la publication des dépenses de l’administration[3].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Avec La République en marche[modifier | modifier le code]

En , elle est choisie comme candidate pour représenter La République en marche dans la 2e circonscription des Français établis hors de France. Elle est élue face à Sergio Coronado le .

En , elle est responsable du texte sur les lois pour la confiance dans la vie politique au sein du groupe LREM[4]. Au sujet de la suppression de l'indemnité représentative de frais de mandat prévue par le texte, elle fait savoir avec d'autres députés sa préférence pour « un système mixte, dans lequel l'avance serait bien moins importante qu'actuellement », selon Marianne[4].

Avec Matthieu Orphelin, elle est à l'origine en 2018 d'un site permettant de poser des questions dont certaines seront reprises pour être posées au gouvernement[5],[6],[7].

En 2018, elle est nommée rapporteure du projet de loi Protection des données personnelles[8] venant traduire en droit français deux textes européens : le règlement général sur la protection des données (RGPD) et la directive relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel. Le texte final est promulgué le [9]. Elle prend alors position « contre la marchandisation des données personnelles »[10] et semble militer pour une application large du RGPD dans les dispositions laissées librement à l'application des États membres[10].

Elle est pressentie pour le secrétariat d'État au Numérique au printemps 2019, mais la fonction est finalement dévolue à Cédric O. Selon Le Figaro, elle aurait été « plus centrée sur l’utilisation du numérique pour revivifier la démocratie ou encore protéger les données personnelles »[11].

En , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité, elle se porte candidate à la questure de l'Assemblée[12].

Elle est nommée, en , rapporteure de la mission d'information commune « Identité numérique »[13], aux côtés de Christine Hennion (co-rapporteure) et Marietta Karamanli (présidente)[14].

En , elle remet au gouvernement le rapport parlementaire « Quantique : le virage technologique que la France ne ratera pas », détaillant 50 propositions pour faire de la France un leader international de cette technologie[15],[16],[17]. Une version contenant 37 propositions sur les 50 est rendue publique[18].

Critique de la majorité et départ de LREM[modifier | modifier le code]

Paula Forteza participe en 2019, avec Jean-Pierre Mignard et Aurélien Taché, au lancement du mouvement « Hypérion » qui vise, selon les termes de ce dernier, à « incarner la sensibilité de la gauche démocrate » au sein de la majorité[19],[20].

Le , lors d'une interview sur RMC, elle annonce son départ de La République en marche : elle explique « avoir attendu un tournant à gauche et écologique du mandat qui n'arrive pas », et exprime un profond désaccord sur le fond ainsi que sur la méthode politique, déplorant le manque de dialogue de l'exécutif et « un parti verrouillé de toutes parts qui récompense les amitiés plus que les compétences »[21],[22]. Elle devient députée non-inscrite et appelle à la création d'un nouveau groupe « écologiste et progressiste »[21].

Elle soutient Cédric Villani pour les élections municipales de 2020 à Paris dans sa candidature dissidente[23], et occupe la tête de sa liste dans le 19e arrondissement[24]. Elle obtient 5,8 % des voix au premier tour.

Fondation du groupe EDS à l'Assemblée[modifier | modifier le code]

Avec Matthieu Orphelin et plusieurs autres dissidents de LREM, Paula Forteza fonde en un nouveau groupe parlementaire, Écologie démocratie solidarité (EDS)[25], qui l’élit co-présidente. Mais l'Assemblée nationale ne reconnaissant pas la coprésidence de groupe, EDS prévoit que la présidence alterne tous les six mois entre Matthieu Orphelin et Paula Forteza[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paula Forteza sur le Projet Arcadie
  2. Sao Paulo, « LEGISLATIVES 2017 - Interview de Paula Forteza du Parti La République En Marche », Le Petit Journal,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2017)
  3. (en-US) « Entretien avec Paula Forteza, candidate francophone et francophile de “La République En Marche !” », Centre de la Francophonie de Floride et des Caraïbes,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Réserve parlementaire et IRFM : comment les députés macronistes ont mené une guerre discrète au gouvernement », sur Marianne, (consulté le 4 février 2020)
  5. « Vous avez une question pour le gouvernement ? Deux députés la poseront pour vous », sur nouvelobs.com, .
  6. « Deux députés LREM lancent une initiative de "questions citoyennes" au gouvernement », sur lcp.fr, .
  7. « Plateforme de questions citoyennes au gouvernement : progrès ou «gadget» ? », sur lefigaro.fr, .
  8. Assemblée Nationale, « Protection des données personnelles », sur Assemblée nationale (consulté le 4 février 2020)
  9. LOI n° 2018-493 du 20 juin 2018 relative à la protection des données personnelles, (lire en ligne)
  10. a et b « Paula Forteza : «Je suis absolument contre la marchandisation des données personnelles» », sur L'Opinion, (consulté le 4 février 2020)
  11. Elisa Braun, « Qui est Cédric O, le nouveau secrétaire d’État au numérique? », sur lefigaro.fr, (consulté le 29 juin 2019).
  12. Clément Pétreault, « L'Assemblée nationale et le bal des ambitieux », sur lepoint.fr, (consulté le 13 juillet 2019).
  13. « Telex : Paula Forteza se penche sur l'identité numérique, AWS va surpasser Oracle, Le PC gaming cloud Shadow lève 30 M€ - Le Monde Informatique », sur LeMondeInformatique (consulté le 4 février 2020)
  14. « Identité numérique - Assemblée nationale », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 4 février 2020)
  15. « Remise des conclusions du rapport "Quantique : le virage technologique que la France ne ratera pas" », sur enseignementsup-recherche.gouv.fr
  16. « Quantique : le virage technologique que la France ne ratera pas », sur entreprises.gouv.fr
  17. « La France cherche sa place dans la révolution de l'informatique quantique qui s'annonce », sur lesechos.fr
  18. Paula Forteza, Quantique : le virage technologique que la France ne ratera pas - 37 propositions pour une stratégie nationale ambitieuse, Paris, , 64 p. (lire en ligne)
  19. Sarah Paillou, « INFO JDD. Voici le manifeste "d'Hypérion", nouveau club de l'aile gauche de la Macronie », sur lejdd.fr, (consulté le 30 octobre 2019).
  20. « Aurélien Taché et Jean-Pierre Mignard : « La République en marche doit savoir assumer le débat » », sur lemonde.fr, (consulté le 30 octobre 2019).
  21. a et b « LREM perd une nouvelle députée : Paula Forteza », sur Libération.fr, (consulté le 28 janvier 2020)
  22. « Paula Forteza, députée élue sous l'étiquette LREM et soutien de Cédric Villani, annonce qu'elle va quitter le mouvement », sur France Info, (consulté le 28 janvier 2020).
  23. Manuel Jardinaud, « A Paris comme ailleurs, LREM se fracture en vue des municipales », sur Mediapart, (consulté le 8 septembre 2019).
  24. « Municipales à Paris : Villani dévoile à son tour ses chefs de file », sur lesechos.fr, .
  25. Anne-Charlotte Dusseaulx, « Assemblée nationale : voici le logo du nouveau groupe « Écologie démocratie solidarité » », sur Le Journal du dimanche, (consulté le 18 mai 2020).
  26. Matthieu Deprieck, « Peu expérimenté, peu nombreux et hétéroclite, le groupe d’ex-marcheurs part de loin », sur L'Opinion.fr, (consulté le 22 mai 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]