Pontivy

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Pontivy
Les douves du château des Rohan.
Les douves du château des Rohan.
Blason de Pontivy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy (chef-lieu)
Canton Pontivy (chef-lieu)
Intercommunalité Pontivy communauté (siège)
Maire
Mandat
Christine Le Strat (MoDem)
2014-2020
Code postal 56300
Code commune 56178
Démographie
Gentilé Pontivyen, Pontivyenne[1]
Population
municipale
13 965 hab. (2014)
Densité 562 hab./km2
Population
aire urbaine
23 075 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 48° 04′ nord, 2° 59′ ouest
Altitude 60 m (min. : 48 m) (max. : 192 m)
Superficie 24,85 km2
Localisation

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Liens
Site web pontivy.fr

Pontivy [pɔ̃tivi] est une commune française, chef-lieu d'arrondissement du département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Pontivy dans le Morbihan.

Pontivy est située dans le centre de la péninsule bretonne, à l'intérieur des terres, à 48,5 km au nord-ouest de Vannes[2], sa préfecture de rattachement, à 46,5 km au nord-est de Lorient, et à 51,5 km au sud de Saint-Brieuc. La ville la plus proche est Loudéac, distante seulement de 20 km.

Historiquement, elle appartient à la Basse-Bretagne mais la Haute-Bretagne est proche. L'ancienne limite entre le breton et le gallo était en effet située au début du XXe siècle à une quinzaine de kilomètres seulement à l'est de la ville.

Les communes limitrophes se nomment : Cléguérec au nord-ouest, Malguénac à l'ouest, Le Sourn au sud-ouest, Saint-Thuriau au sud, Noyal-Pontivy à l'est, et Neulliac au nord.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Blavet canalisé à Pontivy.

Pontivy est située au confluent des deux principaux canaux du centre Bretagne, le canal du Blavet (Blavet inférieur canalisé) et le canal de Nantes à Brest (Blavet supérieur et Douric, intégré au canal de jonction entre Oust et Blavet) qui se joignent à l'île des Récollets. Le centre historique de l'agglomération est situé sur la rive gauche du Blavet. La ville s'est développée par la suite sur les deux rives.

Le canal de Nantes à Brest, à Pontivy.

Les routes[modifier | modifier le code]

Plan de la ville de Pontivy.

L'axe routier Pontivy-Loudéac (D 768/D 700) est aménagé en 2 × 2 voies.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Stival, aujourd'hui paroisse de Pontivy, est une ancienne commune, annexée à Pontivy par Bonaparte, en 1805[3]. L'ancien bourg de Stival constitue une agglomération à part, située à 3,5 km au nord-ouest du centre de Pontivy. La route départementale D764 relie Stival à Pontivy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Pontivi en 1427 et 1160, Pontyvy en 1448, 1464, et 1481[4],[5].

Pontivy doit son nom à un pont jeté sur le Blavet[6] et du nom du moine celte Ivy, saint semi-légendaire qui y aurait vécu au VIIe siècle[7].

La légende veut que le moine Ivy ou Ivi, venu de Grande-Bretagne, s’installe sur le territoire et jette un pont, avec quelques troncs d'arbres, pour relier les deux rives du Blavet, et crée ainsi le village de Pond Ivy (pond étant le mot breton pour « pont »). Il semble bien plus probable que le premier pont enjambant la rivière ait été construit près d'un monastère consacré à saint Ivy vers l'an 686, le saint étant mort depuis bien longtemps (vers 589 ou 601)[7]. Le toponyme actuel montre ainsi une composition de « pont » et de l'hagionyme Ivy, et peut se traduire par « pont du bourg de Saint-Ivy » autour duquel s'est rapidement développée une localité qui grandit, ignorant de plus en plus le passage voisin du site de Castennec plus en aval et jusqu'alors seul point de franchissement sur ce fleuve[8].

Le nom de la commune est Pondi en breton, ce qui donna à la ville son nom Pond Ivy (pond étant le mot breton pour « pont »)..

Elle s’est appelée, à plusieurs reprises, Napoléonville[9] au XIXe siècle, de 1804 à 1815[10] et sous le Second Empire[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Tumulus de Nillizien, mégalithe dans le square Lenglier.

Le Paléolithique n'a pas laissé de trace dans la région de Pontivy. Le Mésolithique également, cette période étant marquée par une faible pénétration humaine en Bretagne du fait de la prédominance des forêts et de l'absence de possibilités de déplacements. L'agriculture et l'élevage naissants au Néolithique favorisent une véritable implantation humaine dans la région, attestée par la présence de sites mégalithiques (région de Cléguérec, tumulus de Nillizien). La tribu gauloise des Vénètes n'a pas laissé de traces[12].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Du VIIIe siècle av. J.-C. au Xe siècle, les chroniqueurs restent muets sur Pontivy. Au XIe siècle, ce n'est qu'une humble petite bourgade, englobée dans la paroisse de Noaial, qui est à l'époque la première du diocèse de Vannes par l'étendue et l'importance[13].

Le château actuel a été construit par Jean II de Rohan entre 1479 et 1485 à l'emplacement approximatif d'un ancien château attesté au XIe siècle[7].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'essor au XVIe siècle des fabricants et marchands de toiles de lin dans la région de Pontivy, Moncontour, Uzel, Quintin permet la construction de nombreuses églises paroissiales dans la région, mais peu sont restées, la plupart ayant été reconstruites au XVIIIe siècle[14].

Lorsque les vicomtes de Rohan ont embrassé la foi réformée (protestante), la chapelle du château est devenue un des rares lieux de culte réformé de Bretagne. Le château a brièvement été occupé par des troupes espagnoles à la fin du XVIe siècle, le gouverneur de Bretagne (Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, membre de la famille des Guise) ayant refusé de reconnaître le protestant Henri IV comme roi de France et fait appel au soutien du roi d'Espagne. La chapelle réformée est redevenue catholique lorsque les Rohan ont cessé d'être protestants (avec le mariage de la duchesse Marguerite, protestante, et du sieur de Chabot, catholique). À la suite des restaurations du XXe siècle, cette chapelle a été rendue en 1972 au culte réformé (Église réformée de France). Un culte y a lieu tous les ans en septembre.

Pontivy est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Grâce aux toiles de Bretagne, Pontivy est une ville bourgeoise. « Ces bourgeois, acquis à la Révolution, accueillent avec enthousiasme les premières nouvelles qui suivent la réunion des États généraux : réunion du Tiers et du clergé en Assemblée nationale constituante, puis la prise de la Bastille. Cet enthousiasme atteint son apogée le 14 juillet 1790, jour de la fête de la Fédération[15]. à Pontivy cette fédération. C'est elle qui sera à l'origine de la grande fédération nationale du 14 juillet 1790, au Champ-de-Mars, à Paris. ».

À partir de 1790, Pontivy est le chef-lieu d'un des districts créés dans le cadre du département du Morbihan et deviendra par la suite chef-lieu d'arrondissement.

Pendant toute la décennie révolutionnaire, elle reste un îlot républicain cernée par des campagnes et des bourgs acquis aux Chouans, sous la direction, notamment, de Pierre Guillemot, surnommé « le roi de Bignan ». Le 15 mars 1793, elle est attaquée par les insurgés, mais défendue par les républicains, notamment l'administrateur du district, Victor Guépin : pour cette victoire, Pontivy est citée à l'ordre du jour de la Convention. Des exécutions capitales ont eu lieu pendant la période de la Terreur, la guillotine étant installée sur la place du Martray[Note 1]. À partir de juin 1793, Victor Guépin et plusieurs de ses collègues prennent parti pour les Girondins et sont arrêtés en 1794. La ville est alors sous le contrôle du représentant en mission Prieur de la Marne. Ils échappent cependant à la guillotine et sont libérés en novembre 1794.

La période napoléonienne : Napoléonville[modifier | modifier le code]

Napoléon envisage de donner à Pontivy une grande importance en Bretagne centrale (cf. le cas analogue de La Roche-sur-Yon, Napoléon, en Vendée) : il veut faire de la cité de 3 000 habitants « dans la paix, le centre d'un grand commerce, et dans la guerre, un centre militaire important ». Par deux arrêtés (30 fructidor an X, 17 septembre 1802), le Premier Consul prescrit la canalisation du Blavet entre Pontivy et Hennebont et la construction de plusieurs bâtiments administratifs. Face à la menace des Anglais de bloquer à nouveau les principaux ports bretons (menace mise à exécution en mai 1803 lors de la rupture de la paix d'Amiens), l'objectif premier, stratégique, est de relier la ville de garnison de Pontivy aux trois principaux ports militaires bretons, celui de Lorient, de Nantes et de Brest. La position centrale de Pontivy en Bretagne inspire à Napoléon de canaliser la rivière de Blavet vers Lorient, et de la raccorder à un canal de Nantes à Brest[16].

Par arrêté du préfet Jullien du 18 brumaire an XII (), Pontivy, l'ancienne place forte des « bleus[Note 2] », prend pour nom « Napoléonville ». Pour le premier consul, il s'agit de mettre en œuvre un dessein pacificateur et civilisateur dans une région en proie aux troubles civils depuis près de dix ans. Napoléon confie à l'ingénieur Jean-Baptiste Pichot[Note 3] puis à Gaspard de Chabrol le projet de construire la ville nouvelle au sud de la vieille ville avec un plan géométrique d'architecture impériale[17]. La première pierre est officiellement posée le 12 août 1807, en présence du préfet. Pontivy devient une ville moderne, parcourue de larges artères pavées et agrémentée de jardins. Beaucoup de rues reçoivent alors le nom de faits marquants ou de personnages de l'Empire. Les premières réalisations entreprises concernent des bâtiments publics représentant le pouvoir impérial : caserne, prison (détruite en 1960 pour faire place à l'actuel bureau de poste), tribunal et sous-préfecture. Un lycée impérial est créé en 1808 : le troisième lycée breton après ceux de Rennes (1803) et Nantes (créé en 1803, mais ouvert en 1808) ; le lycée de Pontivy a alors pour zone de recrutement les départements du Morbihan et du Finistère. Le quartier de cavalerie est fini en 1811, la maison d’arrêt en 1813, la mairie place du Martray sera terminée en 1834, la sous-préfecture en 1839 et le palais de justice en 1846. Aux édifices monumentaux répondent progressivement de vastes demeures bourgeoises. La commune, très peu étendue, est agrandie grâce à l'annexion de Stival et de parties d'autres communes limitrophes.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville demande (sans l'obtenir) à s'appeler « Bourbonville » sous la première Restauration (1814-1815). Elle reprend le nom de Pontivy après le retour définitif de Louis XVIII, puis de nouveau « Napoléonville » sous Napoléon III. Depuis 1870 la ville a retrouvé son nom originel.

La colonne de la Fédération bretonne-angevine est inaugurée le 21 octobre 1894 par le président Félix Faure. Ce monument place Bourdonnaye commémore le serment des jeunes volontaires du 19 janvier 1790, qui témoigne à la fois du mouvement pour la défense de la constitution de l'État et de l'adhésion aux décrets de l'Assemblée nationale : « Nous déclarons solennellement que n'étant ni Bretons ni Angevins, mais Français et Citoyens du même empire, nous renonçons à tous nos privilèges locaux et particuliers. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pontivy porte les noms de 548 personnes mortes pour la France au cours des différentes guerres de la seconde moitié du XIXe siècle et du XXe siècle[18], la plupart pendant la Première guerre mondiale[19]. Une plaque commémorative qui se trouve dans l'église Notre-Dame-de-la-Joie recense 249 noms de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale[20]. Le carré militaire du cimetière de Pontivy abrite 113 morts, la plupart des soldats blessés de la Première Guerre mondiale hospitalisés à l'hôpital de Pontivy où ils sont morts[21].

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le 18 décembre 1938, un dynamitage a partiellement détruit le monument de la Fédération bretonne-angevine. L'attentat a été revendiqué par le groupe clandestin autonomiste breton Gwenn-ha-du (Blanc et noir, couleurs de la Bretagne) - qui avait aussi détruit une statue devant la mairie de Rennes en 1932 et perturbé une visite du président de la République en posant une bombe sur la voie de chemin de fer où devait passer son train. C'est la phrase figurant dans le texte gravé sur le monument, et qui disait : « Ni Bretons ni Angevins, mais Français », qui a provoqué l'ire des nationalistes. Le monument a été restauré - contrairement à la statue rennaise. Des rassemblements sont régulièrement organisés devant ce monument par les partisans de « la République une, indivisible et laïque ».

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En juillet 1940, Célestin Lainé profite de la déroute française pour s'emparer du château de Rohan et en faire le quartier général du Lu Brezhon, mouvement indépendantiste breton. Les habitants de Pontivy le chassent dès le 24 juillet.

Joseph Martin de Kergurione, né le à Auray, professeur d'histoire-géographie, résistant, arrêté par la Gestapo le à Pontivy, déporté à Auschwitz, Buchenwald et Flossenbürg, est mort le à Mülsen[22].

Un soldat aviateur américain, Charles Khern, est enterré à Pontivy[23].

Hervé Le Helloco, militant nationaliste breton gravement compromis dans la collaboration avec l'Allemagne, fut condamné à mort par contumace par la Cour de justice de Rennes lors de la Libération[24].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

C'est à Pontivy qu'est apparu pour la première fois, le , le sigle FLB (Front de libération de la Bretagne), inscrit en signature d'inscriptions autonomistes sur la chaussée[25].

Le 7 février 2014, suite aux importantes précipitations, une partie de la courtine sud du château s'effondre[26].

Héraldique[modifier | modifier le code]

COA fr Pontivy.svg

De gueules aux neuf macles d'or, trois, trois, trois (le blason de la ville est le même que celui de la famille de Rohan)

Blason ville fr pontivy 49 (Morbihan).svg

d'azur au pont d'argent à trois arches maçonnées de sable, accompagné en chef de deux macles de même et en pointe d'une moucheture d'hermine de sable (Dessiné dans l'encyclopédie Larousse 1949)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Bourdonnay du Clézio[27]    
Les données manquantes sont à compléter.
  fin XIXe siècle Jules Le Fur   Avoué
Les données manquantes sont à compléter.
  1903 Pierre-Charles Langlais   Député en 1898
Les données manquantes sont à compléter.
1923 1927 Charles Fagot    
1927 1935 Hubert Jegourel    
1935 1944 Eugène Frotté    
1944 1945 Edmond Gousset    
1945 1947 Hubert Jegourel    
1947 1971 Marcel Lambert RI Sénateur du Morbihan (1959-1974)
1971 1983 Michel Masson PS  
mars 1983 juin 1995 Joseph Lécuyer UDF-CDS Assureur - Conseiller régional
juillet 1995 juin 2012 Jean-Pierre Le Roch PS Conseiller régional
ancien professeur de mathématiques dans l'enseignement catholique
juillet 2012 avril 2014 Henri Le Dorze[28] PS Retraité de France Télécom - conseiller général
avril 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Christine Le Strat MoDem Retraitée directrice générale des services de mairie

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon les définitions de l'INSEE, Pontivy est une commune urbaine qui constitue, avec la commune de Le Sourn, l'unité urbaine de Pontivy ; l'aire urbaine de Pontivy comprend 7 communes ; elle fait partie de l'espace urbain de Pontivy-Loudéac. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[29],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 13 965 habitants, en augmentation de 2,08 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 056 3 090 4 929 4 980 5 956 6 378 7 018 7 929 7 792
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 049 7 602 8 146 7 886 8 252 8 164 9 466 9 175 9 292
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 359 9 506 9 424 9 442 9 440 8 817 9 300 10 878 10 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
10 410 11 412 12 578 12 675 13 140 13 508 13 518 14 011 13 965
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture[modifier | modifier le code]

Le bagad de la Kerlenn Pondi évolue en première catégorie du championnat national des bagadoù.
  • Conservatoire de musique et de danse de Pontivy communauté.
  • Kerlenn Pondi : Cours de musique et de danse bretonne. Orchestre ( bagad) et ensemble chorégraphique (cercle) traditionnel.
  • Le label Breton des gîtes, chambres d'hôtes et locations à thème Kertourisme est originaire de Pontivy[32].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

  • La langue bretonne en usage dans la commune, avant le basculement linguistique survenu au cours du siècle dernier[Lequel ?], était de type haut-vannetais.
  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 4 août 2004.
  • Le label de niveau 2 de la charte a été remis à la commune le .
  • À la rentrée 2016, 153 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 10,6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[33].

Architecture[modifier | modifier le code]

Présentation de Pontivy.jpg

La ville compte plusieurs monuments historiques, un cinéma, une salle des fêtes, une discothèque, un bowling, une bibliothèque et bien d'autres lieux culturels. De plus, chaque année ont lieu plusieurs festivals de musique. Mais on peut tout aussi bien préférer à ces activités diverses une promenade paisible, le long des rives du Blavet.

L'été, la ville s'ouvre aux touristes, intéressés par le château médiéval de la fin du XVe siècle, partiellement restauré, abritant chaque année une exposition estivale, et tout au long de l'année une œuvre d'un artiste japonais, Koki Watanabe, œuvre d'art contemporain qui s'inscrit dans le cadre du festival de L'Art dans les chapelles.

L'architecture de Pontivy est caractérisée par deux époques : la place du Martray, la rue du Fil et la rue du Pont sont au cœur de l'axe médiéval, où se trouvent, le long de ruelles pavées, quelques maisons à colombages datant du Moyen Âge. La partie de ville construite sous l’Empire contraste fortement avec le quartier médiéval, avec ses rues tracées au cordeau et ses bâtiments institutionnels, tels que la caserne, le lycée Joseph Loth[Note 5] (1803), la mairie en 1834[Note 6] et le tribunal en 1846[Note 7], qui tous deux se font face de part et d'autre de la place d'armes (actuellement la place Aristide-Briand, appelée couramment la Plaine), reflète une architecture classique. Ce patrimoine vaut à Pontivy de faire partie des 55 villes que regroupe la fédération européenne des cités napoléoniennes[34]. La ville souhaite valoriser cet héritage patrimonial en obtenant le label d'itinéraire culturel européen « destination Napoléon » et en faisant inscrire le canal et le patrimoine napoléonien au patrimoine mondial de l'Unesco[35].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pontivy présente un patrimoine bâti important. 98 édifices sont en effet recensés sur la base Mérimée dont 18 monuments historiques.

  • le château des Rohan et ses douves : chef-d'œuvre de l'art militaire de la fin du XVe siècle, classé MH[36].
  • la basilique Notre-Dame-de-Joie, gothique, du XVe siècle, abritant un orgue Cavaillé-Coll ; l'église était primitivement dédiée à saint Ivy, patron de la cité ; c'est au XVIIe siècle, à la suite d'un vœu fait à la Vierge par la ville pour demander la fin d'une grave épidémie, que l'église a été dédiée principalement à Notre-Dame-d- Joie ; l'église a été élevée au rang de basilique en 1950 (un vitrail rappelle ce couronnement).
  • la chapelle Saint-Ivy (sant Ivi en breton), du XVIIIe siècle, à proximité de la basilique.
  • l'église Saint-Joseph, construite au XIXe siècle en néo-gothique, financée par un don personnel de Napoléon III ; la somme n'ayant pas suffi, l'église est partiellement inachevée (le clocher manque, des piliers n'ont pas de décor, de simples vitraux neutres ont été mis en place) ; de magnifiques vitraux contemporains remplacent désormais les vitraux neutres.
  • église Saint-Mériadec (sant Meriadeg en breton) à Stival (peintures murales du XVIe siècle), classée MH[37].
    • Dans la chapelle de Stival, une fresque du XVe siècle donne le mode d'emploi de l'objet qu'elle garde avec ferveur : une clochette en cuivre appelée le bonnet de saint Mériadec. On secoue la cloche au-dessus de la tête du fidèle pour le guérir de sa surdité ou améliorer l'audition
  • chapelle de Sainte-Tréphine (santez Trifin en breton) : beau plafond peint en style naïf racontant l'histoire de la sainte, classée MH[38].
  • Chapelle de la Houssaye : retable en pierre peinte (la Passion du Christ), inscrite MH[39].
  • l'architecture médiévale dans le vieux quartier.
  • l'architecture Napoléonville, autour de l'ancienne place d'Armes.
  • le monument de la Fédération bretonne-angevine (voir plus haut - rubrique "Époque contemporaine").
  • la péniche « Duchesse Anne », un chaland ponté gabarit breton rénové, de 26,80 m[Note 8], datant de 1929, acquise en 2007 par Pontivy communauté aux fins d'accueillir l'office intercommunal de tourisme et amarrée au 2, quai Niemen dès le début de la saison 2010[40].
  • La Gare de Pontivy s'appelle Napoléonville lorsqu'elle est mise en service en 1864 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (P.O.).
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le centre-ville de Pontivy a conservé de nombreuses maisons à colombages datant du Moyen Âge et de la Renaissance. Elles sont situées place du Martray et dans les rues adjacentes (rue du Fil et rue du Pont).

La ville possède deux arbres remarquables[41].

Événements[modifier | modifier le code]

Quelques manifestations ont lieu chaque année :

  • la finale du Kan ar Bobl (chant du Peuple), un concours de musique bretonne.
  • le festival Rock a Vista qui rassemble 4 000 personnes par an.
  • la Foire aux oiseaux qui est la plus grande de France avec ses 12 000 visiteurs et ses 15 000 volatiles[42].
  • Novembre : Les fêtes de Kerlenn Pondi.
  • le salon Jap and Co, qui réuni des exposants et animations autour de la culture asiatique et plus particulièrement sur le Japon.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville se trouve au centre du principal axe routier nord-sud de la Bretagne, reliant les zones côtières du Morbihan à celles des Côtes-d'Armor.

Une importante industrie agro-alimentaire s'est développée autour des villes de Pontivy et Loudéac.

Pontivy est en outre un pôle administratif et commercial.

À noter enfin l'importance des établissements d'enseignement secondaire, ainsi que des établissements d'enseignement supérieur.

La ville dispose d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie du Morbihan.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Collège Romain-Rolland
  • Collège Les Saint-Anges
  • Collège Charles-Langlais
  • Lycée professionnel du Blavet
  • Lycée Joseph-Loth
  • Lycée privé Jeanne-d'Arc - SainT-Ivy
  • Lycée Le Gros-Chêne
  • Site Universitaire de Pontivy (Université Bretagne Sud).

Sports[modifier | modifier le code]

  • Deux clubs de football : la GSI Pontivy (CFA, groupe D) et le Stade Pontivyen (DH).
  • Un club de rugby, le Rugby Club Pontivyen (RCP), dont l'équipe sénior évolue en 2e série au niveau régional.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nées sur la commune
  • Julien Guégan, recteur de Pontivy au début de la Révolution, député à la Constituante. Lors de la création des départements, c'est lui qui proposa la dénomination de « Morbihan » au lieu de « Côtes du Midi » que certains avaient proposé.
  • Ange Guépin (1805-1873), médecin et homme politique.
Monument au général Le Normand de Lourmel, place Aristide-Briand à Pontivy.
Ont vécu sur la commune

Ville de garnison[modifier | modifier le code]

Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Pontivy :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pontivy est jumelée avec[46] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme de Martray est apparenté au bas latin martyrium, qui désignait à l’origine un endroit sanctifié par la présence des reliques d'un martyr, lieu généralement rattaché au centre historique d’une localité, souvent associé à la place où étaient appliquées les décisions de justice. Comme les toponymes Marterey, Martroy, il dérive directement de martyretum, dont le suffixe etum indique une réunion d'objets de même espèce, donc un ensemble de martyria, terme dont le sens a évolué pour finir par désigner un grand nombre de tombeaux, un cimetière. Cf. Paul Abeischerr, Linguistique romane et histoire religieuse, Instituto Internacional de Cultura Romanica, , p. 163.
  2. Seul bastion républicain en Centre-Bretagne pendant les Chouanneries, Napoléon choisit également indirectement Pontivy pour son projet, en raison de cette identité révolutionnaire.
  3. Jean-Baptiste Pichot (1752-1810), ingénieur en chef des Ponts et Chaussée du département du Morbihan. Gilles Bienvenu, Géraldine Texier-Rideau, Autour de la ville de Napoléon: Colloque de La Roche-sur-Yon, Presses universitaires de Rennes, , p. 174.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Le lycée rue Saint-Jory abritait un couvent des Ursulines datant du XVIIe siècle puis le tribunal et la prison révolutionnaires à partir de septembre 1793. Napoléon Bonaparte décide, par arrêté en date du 1er vendémiaire an XII (24 septembre 1803), la création d'un Lycée à Pontivy, en plus des deux autres lycées bretons de Rennes et Nantes. Le lycée est ouvert en 1806. Il est nommé lycée ou collège royal en fonction des régimes. Reconstruit complètement en 1885, il prend en 1947 le nom de Joseph Loth qui y fut surveillant. Il est à nouveau restauré de fond en comble en 1986. Cf. Charles Floquet, Michel Langle, Lionel Pilet, Pontivy: Napoléonville, Ville de Pontivy, Maury Imprimeur, , p. 167.
  6. Après avoir quitté la place du Martray, les bureaux de la mairie s'installent dans l'immeuble actuel le . Cf. Charles Floquet, Michel Langle, Lionel Pilet, Pontivy: Napoléonville, Ville de Pontivy, Maury Imprimeur, , p. 32.
  7. Jusqu'à la Révolution française, les vicomtes puis les ducs de Rohan exercent à Pontivy, leur droit de basse, moyenne et haute justice sous la forme d'un tribunal seigneurial, aménagé à l'étage de la Halle aux toiles, située à l'emplacement de l'actuelle place Leperdit. Le tribunal seigneurial ferme ses portes, durant la Révolution, le 8 octobre 1790. La construction du palais de justice débute en 1805. Les travaux sont stoppés, faute de moyens financiers, et reprennent en 1842. Le Tribunal de première instance inauguré en 1846. Cf. Charles Floquet, Michel Langle, Lionel Pilet, Pontivy: Napoléonville, Ville de Pontivy, Maury Imprimeur, , p. 165-167.
  8. Baptisé initialement « L’Idéal », ce chaland transportait du sable, du bois, des denrées, avant d'être rebaptisé « Duchesse Anne » par des armateurs anglais qui le rachètent et en font un hôtel de luxe destiné à une clientèle anglo-saxonne. La péniche mesure 4,60 m de large pour 26,80 m de long et pèse 60 tonnes. Cf. « La Duchesse Anne », Bulletin d’information municipal de Pontivy, no 9,‎ , p. 4.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008.
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Pontivy et Vannes » (consulté le 2 février 2013)
  3. [1].
  4. cartes de Cassini levées avant la Révolution.
  5. Sur un procès-verbal de 1789 de l'assemblée primaire des cahiers de doléances de la paroisse d'Elliant.
  6. Eugène Corgne, Pontivy et son district pendant la Révolution - Page 1.
  7. a, b et c Michèle Bourret, Le patrimoine des communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 736.
  8. Michel Priziac, Michel Mohrt, Bretagne des saints et des croyances, Kidour, , p. 288.
  9. Hervé Abalain -Noms de lieux bretons - Page 12
  10. le 9 mars 1815 on retrouve le nom de Napoléonville sur le registre des délibérations du Conseil municipal.
  11. Sagnes, Jean., Napoléon III : le parcours d'un saint-simonien, Editions Singulières, (ISBN 9782354780166, OCLC 608514624, lire en ligne)
  12. Charles Floquet, Pontivy au cours des siècles, J. Laffitte, , p. 14.
  13. Charles Floquet, Pontivy au cours des siècles, J. Laffitte, , p. 23.
  14. Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Editions Ouest-France, , 380 p. (ISBN 978-2-737-31932-7, OCLC 34611255)
  15. F. Le Lay, « La fête du 14 juillet 1790 à Pontivy », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 2, 1905, p. 166
  16. Napoléon tel qu'en lui-même, Archives nationales, , p. 45.
  17. Bernard Lamizet et Pascal Sanson, Les langages de la ville, Éditions Parenthèses, , p. 171.
  18. http://www.pontivy.fr/index.php/culture/pontivy/morts-pour-la-france/
  19. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=2770
  20. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=37851
  21. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=7520
  22. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=74913
  23. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=993296
  24. http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/1296590
  25. Erwan Chartier et Alain Cabon : Le Dossier F.L.B., Éditions Coop Breizh 2006
  26. http://www.letelegramme.fr/morbihan/pontivy/pontivy-chateau-des-rohan-une-partie-de-la-courtine-sud-s-effondre-07-02-2014-10025945.php
  27. F. Le Lay, op. cit., p. 167
  28. « Henri Le Dorze élu maire », Le Télégramme, 5 juillet 2012
  29. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  32. http://www.kertourisme.net/#On_parle_de_nous_.ZB
  33. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  34. Villes d'Histoire Napoléoniennes
  35. « Histoire. Pontivy un jour au patrimoine mondial de l'Unesco ? », sur ouest-france.fr, .
  36. Notice no PA00091568, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Notice no PA00091573, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Notice no PA00091567, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Notice no PA00091566, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « La Duchesse Anne est à Pontivy (56) », sur letelegramme.com, .
  41. Saule pleureur rue Fontaine, de 20 m de hauteur, de 12 m d'envergure et de 3,20 m de circonférence ; Faux vernis du Japon, cour de l'école Diwan, de 100 ans d'âge, de 17 m de hauteur, de 10 m d'envergure et de 3,20 m de circonférence.
  42. Foire aux oiseaux de Pontivy consulté le 13/03/2013
  43. /spip.php?article477 « Alain, philosophe et humaniste normand », sur normandie-heritage.com.
  44. « L'origine de la section UNC de Pontivy », sur pondiunc.e-monsite.com.
  45. « En complément », sur letelegramme.fr, 18 décembre 2013 © le télégrammehttp://www.letelegramme.fr/local/morbihan/pontivy/ville/dechets-menagers-pontivy-n-est-pas-une-poubelle-18-12-2013-2342871.php#bheuz6hlp0ko4swc.99.
  46. Site du Comité des Jumelages et Amitiés des Pontivyens
  47. « Ouélessébougou. Une délégation malienne à Pontivy », Bulletin d’information municipal de Pontivy, no 39,‎ , p. 5.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Floquet, Pontivy au cours des siècles: notes chronologiques pour servir à l'histoire de Pontivy, J. Laffitte, , 310 p.
  • Charles Floquet, Michel Langle, Lionel Pilet, Pontivy: Napoléonville, Ville de Pontivy, Maury Imprimeur, , 317 p.
  • Jean-Yves Le Moing et Gwennole Le Menn, Pontivy vers 1820, cité impériale dans un pays breton, éditions Coop Breizh, , 192 p.
  • Mission du bicentenaire de Napoléonville, Pontivy-Napoléonville, architecture et urbanisme au XIXe siècle, Ville de Pontivy, , 60 p.
  • Christophe Belser, Pontivy. Il y a 100 ans en cartes postales anciennes, Patrimoines médias, , 156 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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