François Grosdidier

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François Grosdidier
Image illustrative de l'article François Grosdidier
Fonctions
Sénateur de la Moselle
En fonction depuis le
(5 ans 7 mois et 24 jours)
Élection
Maire de Woippy
En fonction depuis le
(16 ans 2 mois et 6 jours)
Prédécesseur Jérôme Prache
Conseiller général du Canton de Woippy

(4 mois et 5 jours)
Prédécesseur Jean-Claude Théobald
Successeur Marie-Louise Kuntz
Conseiller régional de Lorraine

(10 ans 3 mois et 8 jours)
Député de la 1re circonscription de la Moselle

(9 ans 3 mois et 11 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Gérard Terrier
Successeur Aurélie Filippetti (indirectement)

(4 ans et 19 jours)
Élection
Prédécesseur Jean Laurain
Successeur Gérard Terrier
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Metz (Moselle)
Parti politique RPR, UMP, LR

François Grosdidier est un homme politique français, né le à Metz (Moselle).

Député pour la XIIe législature (2007-2012), dans la 1re circonscription de la Moselle, il est élu sénateur le 25 septembre 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Grosdidier est le fils d'un ingénieur sidérurgiste et d'une bibliothécaire. Il obtient une maîtrise de droit et un DES d'administration municipale.

Entre 1978 et 1980, il milite pour le Parti des forces nouvelles avant d’adhérer au RPR en 1981, après la victoire de la gauche. En 1983, il est délégué départemental à la Jeunesse du RPR de Moselle. À l'Université de Metz, il anime le mouvement Serum.

Il est élu conseiller municipal de Metz de 1989 à 1995 et vice-président du conseil régional de Lorraine de 1992 à 2004, où il aura en charge la reconversion industrielle, les nouvelles technologies de la communication et de l'information, la formation, l'insertion et l'apprentissage.

En 1993, il bat l'ancien ministre socialiste Jean Laurain dans la circonscription de Metz 1. Élu à 32 ans à l'Assemblée nationale, parmi les 6 plus jeunes députés, il s'engage pour Jacques Chirac et prend une part très active à sa campagne présidentielle, puis à la défense de l'action du gouvernement d'Alain Juppé.

Président du Club 89 de Metz[réf. nécessaire], il en devient alors le porte-parole national. Il entre dans la nouvelle équipe dirigeante du RPR comme secrétaire national à la sécurité.

Il travaille aussi activement pour sa région et sera chargé par le Premier Ministre Alain Juppé d'une mission sur la reconversion industrielle. En 97, dans cette circonscription urbaine ou ouvrière, il est battu de peu en triangulaire par Gérard Terrier.

Il retourne alors à la vie professionnelle, tout en restant proche de la politique : il devient l'un des animateurs de l'Association des Amis de Jacques Chirac et l'organisateur des Conventions du Renouveau dans toutes les régions de France.

Aux municipales de 2001, il s'attaque à la ville qui lui a été le plus hostile : Woippy, 15 000 habitants, 78 % de logements sociaux, commune dirigée par le PS et le PCF depuis 1977 au fort vote FN, où la droite républicaine est traditionnellement troisième lors de triangulaires. Au terme d'une campagne musclée dominée par les thèmes de la sécurité, de l'urbanisme, de la solidarité et de l'insertion, il est élu avec 62 % des voix.

En 2002, il reconquiert la circonscription de Metz 1 avec 55 % des voix et 63,5 à Woippy. De retour à l'Assemblée nationale, il est rapporteur spécial du Budget de la Ville et de la Rénovation Urbaine.

Il s'active aussi à la mise en place de l'UMP en Moselle. Il en a été le président départemental avant de quitter cette fonction lors de son élection au poste de Président de la Fédération des Maires de la Moselle.

François Grosdidier est un maire engagé en matière d'environnement : il a fondé l’association Écologie Responsable et est aujourd'hui le président de l'association "Valeur écologie, pôle écologiste de la droite et du centre". En novembre 2008, cette association fusionne avec l'association Valeur écologie, présidée par Serge Lepeltier, ancien ministre de l'Environnement, maire de Bourges. François Grosdidier est aujourd'hui le président de l'association Valeur écologie, le pôle écologiste de la majorité présidentielle, toujours avec Serge Lepeltier, qui en est devenu président d'honneur. Ce groupe compte une quarantaine de députés et de sénateurs adhérents ou sympathisants.

En avril 2008, François Grosdidier devient le leader des opposants UMP au projet de loi OGM. François Grosdidier se bat pour revenir au texte initial, celui présenté par le gouvernement.

En septembre 2008, il a publié Tuons nous les uns les autres, qu'avons nous retenu des grandes catastrophes naturelles ? (éditions du Rocher) dans lequel il dénonce notre aveuglement collectif face aux leçons de l'histoire récente des catastrophes écologiques et sanitaires.

Il a été membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale[1].

Lors du renouvellement sénatorial de 2011 en Moselle, il est candidat tête de liste aux élections, dans le cadre d'une double investiture de l'UMP unique en France avec le département du Val-d'Oise, l'autre liste concurrente est celle de l'UMP Philippe Leroy, ancien Président du Conseil Général jusqu'en mars 2011. Le 25 septembre 2011, il est élu sénateur de la Moselle et quitte l'Assemblée nationale. Il reprend à cette occasion un siège à la gauche qui en détenait 3 sur 5 sénateurs, étant ainsi le seul candidat UMP à faire gagner un siège à la droite en France métropolitaine, dans le contexte de la perte de la majorité au Sénat par l'UMP et le centre, le faisant basculer à gauche. L'autre siège gagné par l'UMP étant en Nouvelle-Calédonie. Il reprend un siège pour la droite mosellane en battant Jean-Pierre Masseret, sénateur PS depuis 1983 et Président du Conseil régional.

Il soutient François Fillon pour l'élection à la présidence de l'UMP de 2012.

En avril 2013, il vote en faveur de l'article 1 de la Loi ouvrant le mariage et l'adoption aux personnes de même sexe.

Il siège depuis 2001 au sein de la Commission Consultative des Polices Municipales et, depuis 2015, de la Commission Nationale de Vidéoprotection et du Conseil d'Administration de l'Institut des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice.

Le 30 janvier 2016, il est élu président de la Fédération de la Moselle du parti Les Républicains.

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[2].

Condamnations[modifier | modifier le code]

Le 12 février 2015, le sénateur François Grosdidier est condamné pour détournement de biens publics à 6000€ d'amende[3]. Il a été reconnu dans une affaire complexe d'avoir utilisé une voiture appartenant à la commune pour se rendre à l'Assemblée Nationale et à des réunions à caractère politique, après dix ans de procédures, la perquisition de l'Hôtel de Ville, plusieurs mises en examen et la garde à vue de son directeur de cabinet. Le procureur de la République de Metz commençait son réquisitoire en regrettant "l'instrumentalisation de la justice" et la "mobilisation de dizaines de gendarmes pendant de longs mois" dans cette affaire.

Polémiques[modifier | modifier le code]

François Grosdidier a créé une polémique fin 2005 en saisissant le 22 novembre le Ministère de la justice contre les artistes de rap Monsieur R, Smala, les membres du groupe Lunatic (dissous), 113, Ministère Amer (idem) et les chanteurs Fabe et Salif pour « incitation au racisme et à la haine »[4]. Courant juin 2006, François Grosdidier porte plainte contre Monsieur R. Ce dernier est relaxé[5] sur un vice de forme dans le renvoi du mis en cause par le Procureur de la République de Metz.

François Grosdidier crée une autre polémique, huit jours plus tard, en utilisant le terme « you-you »[6] à l'Assemblée nationale à propos des mariages entre personnes issues de l'immigration maghrébine et africaine dans sa commune de Woippy[7],[8].

À l’occasion du procès de Charlie Hebdo lors de l’affaire des caricatures, François Grosdidier a fait une déclaration[9] diversement interprétée. Le Nouvel Observateur[10] le classe dans les personnes apportant leur soutien au journal car il affirme que le blasphème n’est pas condamnable, mais les sites pro-Charlie, comme Prochoix, considèrent qu’il souhaitait une condamnation du journal pour islamophobie et amalgame entre terrorisme et islam[11].

François Grosdidier s'est prononcé pour une modification de la loi de 1905 sur les relations entre les Églises et l’État afin de permettre aux collectivités locales de financer le culte islamique[12].

Le 30 juillet 2012, le site Marianne2 et Le Républicain lorrain, qui affirment s’appuyer sur cet enregistrements audio, l'accusent d'avoir échafaudé un scandale sexuel pour se débarrasser d’un de ses collègues du Sénat, Jean-Louis Masson. François Grosdidier se défend en prétendant « avoir évoqué ce genre de sujet avec un escroc qu’il soupçonnait d’être envoyé par Jean-Louis Masson »[13]. France Bleu révélait que, selon le laboratoire de la police scientifique, cet enregistrement avait été un montage à partir d'enregistrements coupés.

Cumul des mandats en France[modifier | modifier le code]

Le 15 janvier 2014, François Grosdidier a voté en seconde lecture contre la proposition de loi du gouvernement Ayrault prévoyant le non-cumul de mandats pour les députés et les sénateurs français.

Mandat parlementaire[modifier | modifier le code]

Député

  • 02/04/1993 - 01/06/1997 : député de la 1re circonscription de la Moselle (département)
  • 19/06/2002 - 30/09/2011 : député de la 1re circonscription de la Moselle

Sénateur

  • Depuis le 01/10/2011 : Sénateur de la Moselle

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Conseil municipal

  • 19/03/1989 - 18/06/1995 : conseiller municipal de Metz
  • Depuis le 19/03/2001 : maire de Woippy

Conseil général

Conseil régional

  • 23/03/1992 - 01/07/2002 : Vice-président du conseil régional de Lorraine

Communauté d’agglomération

Autres

  • Vice-président du Syndicat mixte du SCOTAM (schéma de cohérence territoriale de l'agglomération messine).
  • Président de l'UMP Moselle : 2006-2009.
  • Président de LR Moselle : depuis 2016.
  • Président des Maires de Moselle : depuis 2009

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Groupe d'études sur le problème du Tibet
  2. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  3. « Détournement de biens publics : 6.000 euros d’amende pour l’UMP Grosdidier »
  4. « Rap: la réponse aux censeurs », L'Humanité, 30 novembre 2005.
  5. Monsieur R relaxé (Actualités Skyrock.com)
  6. « Ma question ne porte pas sur le racisme anti-blanc, a-t-il commencé, mais dans ma commune lors d'un mariage sur deux, l'Hôtel de ville résonne des you-you »
  7. Compte rendu de la séance du 30 novembre 2005
  8. « Mais pour près d'un mariage sur cinq, il n'y avait que les futurs époux et les témoins, qui ne se connaissaient manifestement pas. J'ai vu des époux qui avait 40 ou 50 ans de différence, l'amour ne connaît pas la différence d'âge mais… » a poursuivi François Grosdidier.
  9. « Ce n'est pas le blasphème qui est condamnable, mais l'amalgame entre le terrorisme et l’ensemble des musulmans. (…) L’islamophobie doit être condamnée comme tous les racismes. L'’antiracisme n’est pas divisible. (…) La justice doit faire respecter effectivement les limites posées par la loi sur la liberté de la presse. » – source Nouvel Observateur, en ligne
  10. Nouvel Observateur 2007-02-07
  11. Prochoix 2007-02-08
  12. Le débat sur l'islam a déjà lieu au sein de l'UMP, Samuel Laurent, Le Monde, 24 février 2011
  13. « Marianne2 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 16 mai 2017) et Rue89.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]