François Grosdidier

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François Grosdidier
Fonctions
Sénateur de la Moselle
En fonction depuis le
(7 ans et 20 jours)
Élection 25 septembre 2011
Réélection 24 septembre 2017
Groupe politique UMP (2011-2015)
LR (depuis 2015)
Maire de Woippy

(16 ans, 7 mois et 4 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 9 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Jérôme Prache
Successeur Cédric Gouth
Conseiller général de la Moselle
élu dans le canton de Woippy

(4 mois et 5 jours)
Prédécesseur Jean-Claude Théobald
Successeur Marie-Louise Kuntz
Député de la 1re circonscription de la Moselle

(9 ans, 3 mois et 11 jours)`
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Législature XIIe et XIIIe
Groupe politique UMP
Prédécesseur Gérard Terrier
Successeur Aurélie Filippetti (indirectement)

(4 ans et 19 jours)
Élection 28 mars 1993
Législature Xe
Groupe politique RPR
Prédécesseur Jean Laurain
Successeur Gérard Terrier
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Metz (Moselle)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Profession Fonctionnaire territorial

François Grosdidier est un homme politique français, né le à Metz (Moselle).

Député pour la XIIe législature (2007-2012), dans la 1re circonscription de la Moselle, il est élu sénateur le 25 septembre 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée et familiale[modifier | modifier le code]

François Grosdidier est le petit-fils de l'historien Marcel Grosdidier de Matons, et le fils d'un ingénieur sidérurgiste et d'une bibliothécaire. Il obtient une maîtrise de droit et un DES d'administration municipale. Il est fonctionnaire territorial et occupe le poste de secrétaire général du district de Maizières-lès-Metz.

Il est père de trois enfants.

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Son premier engagement militant est l'accueil des réfugiés du Sud-Est asiatique après les victoires communistes au Viet-Nam et au Cambodge. Il adhère à 15 ans, en 1976, au CNI alors animé par le député-maire d'Amnéville Jean Kiffer avec qui il a fait sa première campagne électorale aux législatives de 1973. Entre 1978 et 1980, il milite pour le Parti des forces nouvelles avant d’adhérer au RPR en 1981, après la victoire de la gauche. En 1983, il est délégué départemental à la Jeunesse du RPR de Moselle, nommé par le président départemental du RPR de la Moselle, Pierre Messmer, ancien Premier ministre et député-maire de Sarrebourg. À l'Université de Metz, il anime le mouvement Serum.

Premiers mandats locaux[modifier | modifier le code]

Il est élu conseiller municipal de Metz de 1989 à 1995 sur la liste du député Denis Jacquat lors de l'union au second tour de l'UDF et du RPR, face au ministre-maire Jean-Marie Rausch qui est réélu.

Il est vice-président du conseil régional de Lorraine de 1992 à 2004, où il sera chargé de la reconversion industrielle, les nouvelles technologies de la communication et de l'information, la formation, l'insertion et l'apprentissage.

L'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

En 1993, il bat à la surprise générale l'ancien ministre socialiste Jean Laurain dans la circonscription de Metz 1. Élu à 32 ans à l'Assemblée nationale, parmi les 6 plus jeunes députés, il s'engage pour Jacques Chirac et prend une part très active à sa campagne présidentielle, puis à la défense de l'action du gouvernement d'Alain Juppé.

Président du Club 89 de Metz[réf. nécessaire], il en devient alors le porte-parole national. Il entre en 1995 dans la nouvelle équipe dirigeante du RPR comme secrétaire national à la sécurité.

Il travaille aussi activement pour sa région et sera chargé par le Premier Ministre Alain Juppé d'une mission sur la reconversion industrielle.

Il est aussi nommé au Haut Conseil à l'Intégration, alors présidé par Simone Veil.

Lors de la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997, dans cette circonscription urbaine ou ouvrière, il est battu de peu en triangulaire avec le Front National par le maire de Maizières-lès-Metz Gérard Terrier.

La conquête de Woippy et le retour au Parlement[modifier | modifier le code]

Il retourne alors à la vie professionnelle d'abord comme directeur général des services de la ville d'Amnéville, puis dans l'industrie. Il devient l'un des animateurs de l'Association des Amis de Jacques Chirac et l'organisateur des Conventions du Renouveau dans toutes les régions de France.

Aux municipales de 2001, il s'attaque à la ville qui lui a été le plus hostile : Woippy, 15 000 habitants, 78 % de logements sociaux, commune dirigée par le PS et le PCF depuis 1977 au fort vote FN, où la droite républicaine est traditionnellement troisième lors de triangulaires. Au terme d'une campagne musclée dominée par les thèmes de la sécurité, de l'urbanisme, de la solidarité et de l'insertion, il est élu avec 62 % des voix au second tour. En 2008, il est réélu dès le premier tour avec 53%, et en 2014 avec 58%.

En 2002, il reconquiert la circonscription de Metz 1 avec 55 % des voix et 63,5 à Woippy. De retour à l'Assemblée nationale, il est rapporteur spécial du Budget de la Ville et de la Rénovation Urbaine.

Il s'active aussi à la mise en place de l'UMP en Moselle. Il en a été le président départemental avant de quitter cette fonction lors de son élection au poste de Président de la Fédération des Maires de la Moselle en 2009.

François Grosdidier est un maire engagé en matière d'environnement. Il y a été initié par Jean-Marie Pelt, botaniste, fondateur de l'Institut Européen d’Écologie. Il a défendu le Charte de l'Environnement et particulièrement le principe de précaution sous le quinquennat de Jacques Chirac. Il a fondé l’association Écologie Responsable et est aujourd'hui le président de l'association "Valeur écologie, pôle écologiste de la droite et du centre". En novembre 2008, cette association fusionne avec l'association Valeur écologie, présidée par Serge Lepeltier, ancien ministre de l'Environnement, maire de Bourges. François Grosdidier est aujourd'hui le président de l'association Valeur écologie, le pôle écologiste de la majorité présidentielle, toujours avec Serge Lepeltier, qui en est devenu président d'honneur. Ce groupe compte une quarantaine de députés et de sénateurs adhérents ou sympathisants.

Il est réélu député lors des élections législatives de 2007 avec 52% des voix. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, il a soutenu le Grenelle de l'Environnement mais il a mené, en avril 2008, une fronde des députés de droite contre la loi OGM du gouvernement Fillon, aboutissant même à l'adoption d'une motion de procédure contre le projet de loi gouvernemental fortement amendé par la commission des affaires économiques dans le sens souhaité par les industriels des semences et des produits chimiques.

En septembre 2008, il a publié "Tuons nous les uns les autres, qu'avons nous retenu des grandes catastrophes naturelles ?" (éditions du Rocher) dans lequel il dénonce notre aveuglement collectif face aux leçons de l'histoire récente des catastrophes écologiques et sanitaires.

Il a été membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale[1].

Les élections cantonales de 2011 sont l'occasion pour lui de prendre le canton de Woippy, détenu par un divers droite depuis 1988. Il est candidat contre ce dernier qui a seul l'investiture de l'UMP et dans un contexte ou la droite a progressivement perdu du terrain face aux indépendants et aux centristes. Il remporte l'élection avec 65% des voix face au FN. L'UDI prend néanmoins la présidence du conseil général.

Lors du renouvellement sénatorial de 2011 en Moselle, il est candidat tête de liste à l'élection, dans le cadre d'une double investiture de l'UMP unique en France avec le département du Val-d'Oise, l'autre liste concurrente étant celle de l'UMP Philippe Leroy, ancien Président du conseil général. Le 25 septembre 2011, il est élu sénateur de la Moselle et quitte l'Assemblée nationale. Il reprend à cette occasion un siège à la gauche qui en détenait 3 sur 5 sénateurs, étant ainsi le seul candidat UMP à faire gagner un siège à la droite en France métropolitaine, dans le contexte de la perte de la majorité au Sénat par l'UMP et le centre, le faisant basculer à gauche. L'autre siège gagné par l'UMP étant en Nouvelle-Calédonie. Il reprend un siège pour la droite mosellane en battant Jean-Pierre Masseret, sénateur PS depuis 1983 et Président du Conseil régional.

Après la défaite de la droite à la présidentielle[modifier | modifier le code]

Il soutient François Fillon pour l'élection à la présidence de l'UMP de 2012.

En avril 2013, il vote en faveur de l'article 1 de la loi ouvrant le mariage et l'adoption aux personnes de même sexe.

Il siège à partir de 2001 au sein de la Commission consultative des polices municipales et, depuis 2015, de la Commission nationale de vidéoprotection et du Conseil d'administration de l'Institut des hautes études de la sécurité et de la justice.

Le 15 janvier 2014, François Grosdidier a voté en seconde lecture contre la proposition de loi du gouvernement Ayrault prévoyant le non-cumul de mandats pour les députés et les sénateurs français.

Le 30 janvier 2016, il est élu président de la Fédération de la Moselle du parti Les Républicains.

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[2]. Avec l'ancien Garde des Sceaux Dominique Perben, il travaille au projet régalien (sécurité, justice) du maire de Bordeaux qui considère Woippy comme la "référence nationale en matière de sécurité".

En septembre 2017, il est réélu sénateur de la Moselle, vice-président de la Délégation aux Collectivités Territoriales et membre de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe. Contrairement à d'autres soutiens d'Alain Juppé qui décident de créer le groupe "République et Territoire, les Indépendants" sur le modèle du groupe "constructif" à l'Assemblée Nationale, il reste inscrit au groupe "Les Républicains" et souhaite "que ceux-ci conservent leur diversité et respectent les sensibilités ouvertes à l'Europe, l'écologie et les nouveaux enjeux sociaux". Membre de la commission des lois, il suit pour le groupe LR les questions de police et de sécurité dont la ville de Woippy a été un laboratoire.

En octobre 2017, il est contraint par la loi sur le cumul de démissionner de ses fonctions de maire de Woippy et de 2ème vice-président de Metz-Métropole. Il est remplacé à la mairie par Cédric Gouth, benjamin du conseil municipal et jusqu'alors conseiller délégué au Sport, et, à la 2e vice-présidence de Metz-Métropole, par Jean-Marc Rosier, par ailleurs 1er adjoint au maire de Woippy. François Grosdidier reste conseiller municipal de Woippy et conseiller communautaire de Metz-Métropole.

Il parraine Maël de Calan pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel Laurent Wauquiez est élu le président du parti[3].

A partir de janvier 2018, il est désigné rapporteur de la commission d'enquête sénatoriale sur l'état des forces de sécurité intérieure, dont la création a été demandée par le groupe LR et son président Bruno Retailleau.

Condamnations[modifier | modifier le code]

Le 12 février 2015, le sénateur François Grosdidier est condamné pour détournement de biens publics à 6 000 € d'amende pour avoir utilisé un véhicule de fonction de sa mairie pour se rendre fréquemment à Paris, à l'époque où il était député et candidat à la présidence de l'UMP en 2004. Il a également été condamné pour complicité de prise illégale d'intérêt[4].

Polémiques[modifier | modifier le code]

François Grosdidier a créé une polémique fin 2005 en saisissant le 22 novembre le Ministère de la justice contre les artistes de rap Monsieur R, Smala, les membres du groupe Lunatic, 113, Ministère Amer et les chanteurs Fabe et Salif pour « incitation au racisme et à la haine »[5]. Courant juin 2006, François Grosdidier porte plainte contre Monsieur R. Ce dernier est relaxé pour vice de forme dans le renvoi du mis en cause par le Procureur de la République de Metz[6] .

François Grosdidier crée une autre polémique, huit jours plus tard, en utilisant le terme « you-you »[7] à l'Assemblée nationale à propos des mariages entre personnes issues de l'immigration maghrébine et africaine dans sa commune de Woippy[8],[9]. A la suite de cette polémique, il publie l'ouvrage "Les You-you et la République des tabous" où il dénonce à la fois le racisme et l'antisémitisme émergeant dans des minorités issues de l'immigration, ainsi que la mansuétude dont il bénéficie dans un contexte général de laxisme, et, par ailleurs, les vraies discriminations dont sont victimes ces minorités, tant sur le plan de l'urbanisme, de l'emploi que des conditions de l'exercice du culte, et propose des solutions à la lumière de son expérience municipale de Woippy.

À l’occasion du procès de Charlie Hebdo lors de l’affaire des caricatures, François Grosdidier a fait une déclaration[10] diversement interprétée. Le Nouvel Observateur[11] le classe dans les personnes apportant leur soutien au journal car il affirme que le blasphème n’est pas condamnable, mais les sites pro-Charlie, comme Prochoix, considèrent qu’il souhaitait une condamnation du journal pour islamophobie et amalgame entre terrorisme et islam[12]. Cette interprétation semble démentie par le fait qu'il est l'auteur d'une proposition de loi déposée au Sénat pour abolir le délit de blasphème dans le droit local d'Alsace-Moselle.

François Grosdidier s'est prononcé pour une modification de la loi de 1905 sur les relations entre les Églises et l’État afin de permettre aux collectivités locales de financer le culte islamique[13]. Il est le seul maire à construire intégralement sur fonds publics une salle de prière pour les musulmans, utilisant les possibilités juridiques offertes par le droit local d'Alsace-Moselle. Il défend le droit des musulmans à pratiquer leur culte dans des conditions sures et dignes, au même titre que les pratiquants des autres religions. Il explique que "la laïcité commande la liberté de culte et l'égalité dans les conditions du culte de son choix, sans critère de majorité ou d'ancienneté de l'une ou l'autre religion".

Le 30 juillet 2012, le site Marianne2 et Le Républicain lorrain, qui affirment s’appuyer sur cet enregistrements audio, l'accusent d'avoir échafaudé un scandale sexuel pour se débarrasser d’un de ses collègues du Sénat, Jean-Louis Masson. François Grosdidier se défend en prétendant « avoir évoqué ce genre de sujet avec un escroc qu’il soupçonnait d’être envoyé par Jean-Louis Masson »[14]. France Bleu révélait que, selon le laboratoire de la police scientifique, cet enregistrement était en fait un montage à partir d'enregistrements coupés.

En février 2013, un opposant politique, Philippe Mousnier, dépose plainte après l'avoir mis en cause dans le cadre d'un éventuel conflit d'intérêt dans l'utilisation de sa réserve parlementaire. En effet, alors qu'il était député, il a utilisé celle-ci pour financer une association écologiste, « Valeur Ecologie ". Il fait verser respectivement 100 000 € en 2009 et 60 000 € 2011. De plus, le seul permanent de l'association n'est autre que son conseiller parlementaire, tandis que sa trésorière, Marie-Louise Kuntz, fut longtemps sa première adjointe à la mairie de Woippy[15].

En octobre 2017, Jean-Louis Masson est définitivement condamné pour diffamation pour les accusations portées contre François Grosdidier en 2012.

Mandat parlementaire[modifier | modifier le code]

Député

  • 02/04/1993 - 21/04/1997 : député de la 1re circonscription de la Moselle (département)
  • 19/06/2002 - 30/09/2011 : député de la 1re circonscription de la Moselle

Sénateur

  • Depuis le 01/10/2011 : Sénateur de la Moselle

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Conseil municipal

  • 19/03/1989 - 18/06/1995 : conseiller municipal de Metz
  • 19/03/2001 - 23/10/2017 : maire de Woippy
  • Depuis le 19/03/2001 : conseiller municipal de Woippy

Conseil général

Conseil régional

  • 23/03/1992 - 01/07/2002 : vice-président du conseil régional de Lorraine

Communauté d’agglomération

Autres

  • Président de l'UMP Moselle : 2006-2009.
  • Président de LR Moselle : depuis 2016.
  • Président des Maires de Moselle : depuis 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Groupe d'études sur le problème du Tibet
  2. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  3. Ludovic Vigogne, « Les Républicains : souffrances, frayeurs et bonnes surprises de Maël de Calan », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  4. « Détournement de biens publics : 6.000 euros d’amende pour l’UMP Grosdidier »
  5. « Rap: la réponse aux censeurs », L'Humanité, 30 novembre 2005.
  6. Monsieur R relaxé (Actualités Skyrock.com)
  7. « Ma question ne porte pas sur le racisme anti-blanc, a-t-il commencé, mais dans ma commune lors d'un mariage sur deux, l'Hôtel de ville résonne des you-you »
  8. Compte rendu de la séance du 30 novembre 2005
  9. « Mais pour près d'un mariage sur cinq, il n'y avait que les futurs époux et les témoins, qui ne se connaissaient manifestement pas. J'ai vu des époux qui avait 40 ou 50 ans de différence, l'amour ne connaît pas la différence d'âge mais… » a poursuivi François Grosdidier.
  10. « Ce n'est pas le blasphème qui est condamnable, mais l'amalgame entre le terrorisme et l’ensemble des musulmans. (…) L’islamophobie doit être condamnée comme tous les racismes. L'’antiracisme n’est pas divisible. (…) La justice doit faire respecter effectivement les limites posées par la loi sur la liberté de la presse. » – source Nouvel Observateur, en ligne
  11. Nouvel Observateur 2007-02-07
  12. Prochoix 2007-02-08
  13. Le débat sur l'islam a déjà lieu au sein de l'UMP, Samuel Laurent, Le Monde, 24 février 2011
  14. « Marianne2 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 16 mai 2017) et Rue89.
  15. « La drôle d'association de François Grosdidier », leparisien.fr, (consulté le 6 juin 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]