Jean-Claude Gaudin

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Jean-Claude Gaudin
Jean-Claude Gaudin en 2016.
Jean-Claude Gaudin en 2016.
Fonctions
Président de la Métropole d'Aix-
Marseille-Provence
En fonction depuis le
(1 an et 4 mois)
Prédécesseur Lui-même (indirectement)

(3 mois et 27 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Lui-même (indirectement)
Vice-président du Sénat
En fonction depuis le
(2 ans, 9 mois et 16 jours)
Président Gérard Larcher

(12 ans, 5 mois et 22 jours)
Président Christian Poncelet
Gérard Larcher
Maire de Marseille
En fonction depuis le
(22 ans et 22 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection 18 mars 2001
16 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Robert Vigouroux
Sénateur des Bouches-du-Rhône
En fonction depuis le
(18 ans, 9 mois et 16 jours)
Élection 27 septembre 1998
Réélection 21 septembre 2008
28 septembre 2014

(6 ans, 2 mois et 5 jours)
Successeur Jean-Pierre Lafond
Président du groupe UMP au Sénat

(3 ans, 6 mois et 23 jours)
Prédécesseur Gérard Longuet
Successeur Bruno Retailleau
Vice-président de l'UMP
Président par intérim en 2004 et en 2007

(4 ans, 5 mois et 27 jours)
Président Alain Juppé
Nicolas Sarkozy
Ministre de l'Aménagement du territoire,
de la Ville et de l'Intégration

(1 an, 6 mois et 26 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé II
Prédécesseur Bernard Pons
Successeur Dominique Voynet
Président du Conseil régional de
Provence-Alpes-Côte d'Azur

(11 ans, 11 mois et 27 jours)
Prédécesseur Michel Pezet
Successeur Michel Vauzelle
Président du groupe UDF
à l'Assemblée nationale

(8 ans et 3 mois)
Prédécesseur Roger Chinaud
Successeur Charles Millon
Député de la 2e circonscription
des Bouches-du-Rhône

(11 ans, 6 mois et 30 jours)
Prédécesseur Charles-Émile Loo
Successeur Jean-François Mattei
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône)
Nationalité Française
Parti politique CNIP
FNRI
UDF-PR
UMP
Les Républicains
Profession Professeur d'histoire-géographie

Jean-Claude Gaudin Jean-Claude Gaudin
Maires de Marseille
Présidents du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Jean-Claude Gaudin, né le à Marseille, est un homme politique français.

Ministre de l'Aménagement du territoire de 1995 à 1997, il est maire de Marseille, président de la métropole d'Aix-Marseille-Provence et sénateur des Bouches-du-Rhône.

Il a été, à plusieurs reprises, président par intérim et vice-président de l'UMP, dont il a présidé le groupe au Sénat.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils d'un artisan-maçon, Jean-Claude Gaudin naît le à Marseille[1].

Professeur d'histoire et de géographie, il enseigne pendant plus de 15 ans au collège et lycée Saint-Joseph-les-Maristes à Marseille. Il participe très jeune à la vie politique. En 1965, il est élu du Centre national des indépendants et paysans sur la liste socialo-centriste menée par Gaston Defferre, contre la liste Gaulliste UNR. Il est alors le benjamin du conseil municipal de Marseille. Réélu en 1971, Jean-Claude Gaudin est conseiller municipal délégué à la police administrative et à la protection civile et préside la commission extra-municipale de l'urbanisme.

Après le Congrès d'Épinay du Parti socialiste, en 1971, François Mitterrand impose aux socialistes de rompre toute union avec les centristes au sein des collectivités locales et impose l'union avec le Parti communiste.

Jean-Claude Gaudin adhère, en 1973, aux Républicains indépendants et participe, l'année suivante, à la campagne présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing.

1978 : entrée à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Candidat UDF en mars 1978 dans la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône, il bat le député sortant, le socialiste Charles-Émile Loo, avec 53,7 % des suffrages exprimés.

En juin 1981, Jean-Claude Gaudin est réélu. Il devient président du groupe UDF à l'Assemblée nationale.

En mars 1982, il enlève au premier tour le 12e canton de Marseille, avec le score record de 72,82 % des suffrages exprimés.

Aux municipales de 1983 à Marseille, il conduit la liste de l'opposition contre Gaston Defferre, alors ministre de l'Intérieur. Il est battu par Gaston Defferre, bien que celui-ci obtienne 2 497 voix de moins que lui. En tant que ministre de l'Intérieur, Gaston Defferre venait de modifier le mode de scrutin dans les villes de Paris, Lyon et Marseille : l'élection se fait dans chaque arrondissement pour les deux premières villes, et Marseille bénéficiait d'un découpage en secteurs adapté au maire sortant. Ce découpage a été modifié après sa mort.

1986 : élection à la tête de la région PACA[modifier | modifier le code]

En 1986, Jean-Claude Gaudin conduit dans les Bouches-du-Rhône les listes UDF aux législatives et aux régionales.

Le , il devient président du premier conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur élu au suffrage universel direct. Il conduit notamment une politique de construction et de réhabilitation des lycées de la région. Il gère le conseil régional avec le Front national qui compte plusieurs vice-présidents. Il est en 1986-1987 proche de la rédaction de Minute, alors dirigée par Patrick Buisson[2].

En 1988, après la dissolution de l'Assemblée nationale, Jean-Claude Gaudin passe, au niveau départemental, des accords de désistement réciproque avec le Front national[3] négociés par Patrick Buisson[4]. Il est réélu pour la quatrième fois député dans la deuxième circonscription de Marseille, avec 60,63 % des suffrages exprimés.

Il est de nouveau président du groupe UDF à l'Assemblée nationale.

En , Jean-Claude Gaudin se présente pour la deuxième fois à la mairie de Marseille, mais il échoue face à Robert Vigouroux.

1989 : entrée au Sénat[modifier | modifier le code]

En septembre 1989, il devient sénateur des Bouches-du-Rhône.

En 1991, les partis de droite condamnent officiellement toute alliance, nationale ou locale, avec le Front national. Jean-Claude Gaudin ira même jusqu'à soutenir en 1993, au second tour, le député sortant, le communiste Guy Hermier face au candidat du Front national.

En 1992, le renouvellement du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur provoque une élection particulièrement médiatisée : Jean-Claude Gaudin affronte Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen. Il est réélu président du conseil régional le .

1995 : élection à la mairie de Marseille[modifier | modifier le code]

En 1995, Jean-Claude Gaudin devient maire de Marseille après avoir conduit une liste d'union UDF-RPR. Le responsable départemental du RPR, Renaud Muselier, devient alors premier adjoint au maire.

En septembre 1995, les sénateurs Républicains et Indépendants l'élisent président de leur groupe au Sénat.

Le , Jean-Claude Gaudin devient ministre de l'Aménagement du Territoire, de la Ville et de l'Intégration. Par la loi du relative à la mise en œuvre du pacte de relance pour la ville, il crée les Zones urbaines sensibles (ZUS), formalisant juridiquement la notion de « quartiers en difficulté ». En juin 1997, avec la dissolution de l'Assemblée nationale, il cesse ses fonctions ministérielles.

Jean-Claude Gaudin retrouve son poste de sénateur après les élections de 1998 et prend la charge de vice-président du Sénat, le 6 octobre. Il quitte alors l'UDF pour devenir vice-président de Démocratie libérale, le parti d'Alain Madelin[5].

Le il devient président de la nouvelle Communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Elle compte 18 communes et 980 000 habitants, c'est la troisième communauté urbaine de France après Lyon et Lille. En 2001, il est réélu maire de Marseille.

Du au , Jean-Claude Gaudin préside l'Association des communautés urbaines de France. Après avoir participé à la fondation de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP, rebaptisée « Union pour un mouvement populaire »), il en devient le vice-président lors du congrès qui a lieu la même année et est l'un des premiers dirigeants de la majorité à soutenir Nicolas Sarkozy dans la course à l'élection présidentielle de 2007, ce dès 2004[6].

Du au , Jean-Claude Gaudin préside l'UMP à la suite de la démission d'Alain Juppé inculpé dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. C'est Nicolas Sarkozy qui lui succédera.

Le , il est réélu maire de Marseille pour la troisième fois consécutive en battant au second tour le socialiste Jean-Noël Guérini (47,75 %) et le Front National (1,83 %), avec 50,42 % des voix ; la droite perd le premier secteur de la ville (où Patrick Mennucci bat Jean Roatta) et la majorité de Jean-Claude Gaudin se trouve ainsi réduite à 51 sièges au lieu de 61. Le 17 avril suivant, Renaud Muselier est battu par le socialiste Eugène Caselli lors de l'élection à la présidence de la Communauté urbaine ; étant le maire de la ville-centre, Jean-Claude Gaudin en devient vice-président à partir du .

Le 21 septembre 2008, pour la 3e fois, il est élu sénateur des Bouches-du-Rhône à la tête d'une liste renouvelée, rajeunie et féminisée qui conserve ses 3 sièges. Et le 7 octobre suivant, il est élu, pour la 4e fois, vice-président du Sénat. Fonction à laquelle il renonce le 8 mars 2011, à la suite de son élection à la présidence du groupe UMP du Sénat, en remplacement de Gérard Longuet, devenu ministre.

Il est reconduit dans cette fonction, le 27 septembre 2011, à l'issue du renouvellement triennal par moitié de la Haute-Assemblée qui voit la droite perdre la majorité au Sénat.

Tout en demeurant un membre à part entière de l'équipe dirigeante de l'UMP, Jean-Claude Gaudin devient, le 24 janvier 2009, à la demande du Président de la République, le président du Comité de la Majorité. Ce Comité regroupe l'ensemble des formations politiques qui concourent à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy.

À l'occasion du congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012, il soutient la candidature de Jean-François Copé. En janvier 2013, dans le cadre de la direction « partagée » mise en place à la suite de l'accord entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient à nouveau vice-président de l'UMP avec cinq autres personnalités du parti, en plus du vice-président délégué Luc Chatel.

Jean-Claude Gaudin à Arles pour l'ouverture de Marseille Provence 2013.

Le 22 novembre 2013, Jean-Claude Gaudin annonce sa candidature pour l'élection municipale de 2014, concourant pour un quatrième mandat de maire de Marseille. Un temps données battues, les listes de Jean-Claude Gaudin l'emportent dans six des huit secteurs de Marseille, recueillant 43 % contre 29 % pour celles du socialiste Patrick Mennucci et 25 % pour le candidat FN Stéphane Ravier.

En septembre 2014, il est réélu au Sénat pour un nouveau mandat et devient, le 7 octobre, le 1er vice-président de la Haute Assemblée.

En septembre 2015, Jean-Claude Gaudin décline la proposition du président du Sénat, Gérard Larcher, de siéger au Conseil constitutionnel, préférant continuer à se consacrer à Marseille et à la mise en place de la métropole d'Aix-Marseille-Provence dont il est élu président le . Cette élection étant contestée devant les tribunaux par les opposants à la mise en place de l'intercommunalité, il démissionne pour être réélu président le .

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[7].

En juin 2017, il annonce qu'il démissionnera de son mandat de sénateur en octobre 2017, en raison de l'interdiction du cumul des mandats, et qu'il ne se représentera pas à la mairie de Marseille lors des élections municipales de 2020[8]. Il refuse d'adouber un successeur parmi les différents prétendants de sa majorité municipale.

Détail des fonctions et mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Comment ils défont la France : deux ans de lois socialistes, Paris, Albatros, 1983 (notice BnF no FRBNF34764941).
  • Une passion nommée Marseille, Paris, Albin Michel, 1983 (ISBN 2-226-01682-1).
  • La Gauche à l'imparfait, Paris, France-Empire, 1985 (ISBN 2-7048-0460-5).

Décorations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Docteur honoris causa de l'université de médecine d'Erevan (Arménie)
  • Membre de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille (Classe des Beaux-Arts)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean-Claude Gaudin », sur whoswho.fr, .
  2. Tancrède Ramonet (réal.), Patrick Buisson, le mauvais génie, France 3, 27 octobre 2016.
  3. Hélène Bekmezian, « Droite : trente ans d'hésitations face au FN », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. Ariane Chemin et Vanessa Schneider, Le Mauvais Génie, Paris, Fayard, , 305 p. (ISBN 978-2-213-68664-6, lire en ligne).
  5. Page de Gaudin
  6. « Gaudin se lâche », Le Point, no 1995, 9 décembre 2010, p. 58.
  7. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  8. « Mairie de Marseille: Jean-Claude Gaudin ne se représentera pas en 2020 », La Provence,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un maire, une ville, 2003 (documentaire dans le cadre de la série intitulée « Un maire, une ville » produite et diffusée par France 5, réal. Michèle Reiser).
  • David Aussillou et Laurent Grolée, Jean-Claude Gaudin, une vie pour Marseille, Monaco, Le Rocher, coll. « Biographie », 2008 (ISBN 978-2-268-06350-8).
  • En entendant Gaudin, 2012 (documentaire de 52 min. dans le cadre de l'émission Grands moments de la télé de France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur diffusé en 2012 et réal. par Jean-Louis André).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]