Élections législatives françaises de 1958

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Élections législatives françaises de 1958
et
Corps électoral et résultats
Votants 20 409 529
Michel Debré.jpg Majorité présidentielle – Michel Debré
Voix au 1er tour 8 814 885
43,10 %
Voix au 2e tour 9 019 135
50,00 %
Députés élus 402  +307
USSR stamp M.Thorez 1965 6k.jpg PCF – Maurice Thorez
Voix au 1er tour 3 882 204
18,90 %
 −7
Voix au 2e tour 3 741 784
20,70 %
Députés élus 10  −140
Guy Mollet Archief.PNG Gauche parlementaire – Guy Mollet
Voix au 1er tour 3 514 652
17,20 %
 +2,3
Voix au 2e tour 2 484 417
13,80 %
Députés élus 59  −35
Pierre Pflimlin par Claude Truong-Ngoc 1975.jpg MRP – Pierre Pflimlin
Voix au 1er tour 1 858 380
9,10 %
 −1,8
Voix au 2e tour 1 365 064
7,50 %
Députés élus 57  −26
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Parti radical – Félix Gaillard
Voix au 1er tour 1 669 890
8,40 %
 −2,6
Voix au 2e tour 1 398 409
7,70 %
Députés élus 35  −18
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Union et fraternité française
Voix au 1er tour 669 518
3,30 %
Députés élus 0
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Gouvernement
Sortant Élu
De Gaulle III
Gaulliste (CNIP, MRP, dissidents radicaux, RS, RDA)
Debré
Majorité présidentielle (UNR, CNIP, MRP, Radicaux, RDA)
Législature élue
Ire de la Ve République

L'élection des députés de la première législature a eu lieu les 23 et 30 novembre 1958. 579 membres, dont 3 sièges vacants, ont ainsi été élus (Ire législature).

Enjeu des élections[modifier | modifier le code]

Le retour de Charles de Gaulle au pouvoir ne se fait pas sans oppositions. De Gaulle est investi président du Conseil et obtient les pleins pouvoirs constituants en juin 1958. Il nomme aussitôt une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution cherchant à instaurer un régime présidentiel. Pour parachever son projet constitutionnel, de Gaulle prépare un calendrier électoral chargé : référendum sur la Constitution de la Cinquième République le 28 septembre 1958, élections législatives anticipées les 23 et 30 novembre, élection présidentielle en décembre. Se forme alors un front d'opposition à de Gaulle, qui rassemble les partis de gauche et du centre, hostiles au nouveau régime présidentiel : le Parti communiste, la SFIO (même si le chef du parti, Guy Mollet, soutient de Gaulle jusqu'en janvier 1959), l'UDSR, les radicaux. Ce front est battu à toutes les consultations de cette fin d'année.

Le résultat des élections législatives de 1958 marque un échec cuisant des opposants à de Gaulle. Non seulement la gauche et le centre perdent de nombreux députés, mais plusieurs grandes personnalités de l'opposition sont battues et perdent leur siège : Jacques Duclos (PCF), Jules Moch, Robert Lacoste et Gaston Defferre (SFIO), François Mitterrand (UDSR), Charles Hernu, Pierre Mendès France, Edgar Faure et Édouard Daladier (Parti Radical). L'électorat soutient majoritairement le changement de régime et le retour de de Gaulle au pouvoir, situation amplifiée par le mode de scrutin. En effet, les élections législatives de 1958 sont les premières à recourir au scrutin majoritaire uninominal à deux tours depuis 1936. La nouvelle Assemblée Nationale est plus à droite que la chambre « Bleu horizon » de 1919. Seule l'Assemblée nationale de 1871 était aussi à droite[1].

Résultats nationaux[modifier | modifier le code]

France métropolitaine seulement
Partis politiques
ou coalitions
1er tour 2d tour
Voix % Sièges %
Parti communiste français (PCF) 3 882 204 18,9 10 1,8
Union pour la nouvelle République (UNR) 3 603 958 17,6 189 34,6
Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) 3 167 354 15,5 40 07,3
Centre national des indépendants et paysans (CNIP) 2 815 176 13,7 132 24,2
Divers droite 2 395 751 11,8 81 14,8
Mouvement républicain populaire (MRP) 1 858 380 9,1 57 10,4
Radicaux, RGR & assimilés 1 669 890 8,4 35 6,4
Extrême droite 669 518 3,3 - 0,0
Union des forces démocratiques (UFD) 347 298 1,7 2 0,4

Liste des députés élus[modifier | modifier le code]

Il y a 1,4 % de femmes députées[2].

Résultats par département[modifier | modifier le code]

Composition de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Début de la législature le 9 décembre 1958
Groupes
parlementaires
Membres Total
Membres Apparentés Sièges %
Union pour la nouvelle République (UNR) 199 7 206 35,58 %
Indépendants et paysans d'action sociale (IPAS) 107 10 117 20,21 %
Formation administrative des élus d'Algérie et du Sahara (FAEAS) 66 0 66 11,40 %
Républicains populaires et centre démocratique (RPCD) 49 15 64 11,05 %
Socialiste (SOC) 43 4 47 08,11 %
Formation administrative des non-inscrits (FANI) 40 0 40 06,91 %
Isolés 36 0 36 06,22 %
Total 540 36 576 99,48 %

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Rémond, Notre Siècle, Livre de Poche, 1991, p. 517
  2. Magazine Le Monde 2 des 18-19 avril 2004, page 89.

Articles connexes[modifier | modifier le code]